Durabilitt_i-enir_pour_tousN4NbBOOKMOBIT)T9TITYTiTyTTT T T T T TT TT)T9TITYTiTyTTTTTTTTT T T!)T"9T#IT$YT%iT&yT'T(T)T*T+T,T-T.T/ T0T1)T29T3IT4YT5iT6yT7T8T9T:T;T<T=T>T? T@TA)TB9TCITDYTEiTFyTGTHTITJTKTLTMTNTO TPTQ)TR9TSITTYTUiTVyTWTXTYTZT[T\T]T^T_ T`Ta)Tb9TcITdYTeiTfyTgThTiTjTkTlTmTnTo TpTq)Tr9TsITtYTuiTvyTwTxTyTzT{T|T}T~T TT)T9TITYTiTyTTTTTTTTT T T )T 9T IT YT iT yT T T T T T T T T T T )T 9T IT YT iT yT T T T T T T T T T T )T 9T IT YT iT yT T T T T T T T T T T )T 9T IT YT iT yT T T T T T T T T T T )T 9T IT YT iT yT T T T T T T T T TT)T9TITYTiTyTTTTTTTTT TT)T9TITYTiTyTTTTTTTTT TT)T9TITYTiTyTTT T T T T TT TT)T9TITM( ]TL}TL ',4 6!"y #`$h% &2' ()[(*+W,H- H.sL/?01 U2 `3!G4"d5"6#7$^8%?`9&D:&|;'w<'=(>)?*[@+>4A,-HB- C-D.$E/ՈF0tG1H2yI3WJ4DK5L5M6N7O8HP9Q:|R;\S.lV?W?X@pYATZB [C0\Dr`]Ef^F4P_G`G0aHdbI`cJ]dK,eKfLgMhNq\iOH@jP(kPDlQmRnSoTlpUZqV,rV8sW|tXuYnvZAw[ x[\y\hz]l{^|_a}`9~aab<cӠd4efPguhEdi5(j|jDklm\nq oiTpWq>r*sstuv~HwPPxEdyylz{`|}U~F8 `<.$ڼ)L>x]DD6t(|+rdEhP}`h\wl_0P|Q4|EE@Et3MOBIFoL- PEXTHT d>Programme des Nations Unies pour le d?loppement (PNUD)eXPublié pour le Programme des Nations Unies pour le développement(PNUD)m© 2011,H@ @@@@@@@@D    ) Durabilit?t ?it? Un meilleur avenir pour tous

image

Le prsent Rapport tudie les liens inhrents entre durabilit environnementale et quit, et dvoile leur importance critique pour tendre les liberts humaines de chacun dentre nous aujourdhui et pour lesgnrations venir. Il a pour point de dpart le fait que les remarquables progrs effectus lors des derniresdcennies en matire de dveloppement humain progrs quexpose le Rapport mondial sur le dveloppement humain ne pourront se poursuivre si des mesures audacieuses ne sont pas prises lchelle mondialeafin de rduire les risques environnementaux et lingalit. Nous identifions par consquent des voies quipermettraient aux populations, aux communauts locales, aux pays et la communaut internationale depromouvoir la durabilit environnementale et lquit de manire complmentaire.

Le schma de la couverture symbolise la diversit des effets que des politiques diffrentes peuvent avoir sur la durabilit et lquit. Chaque fois que cest possible, nous devrions privilgier des solutions respectueuses de lenvironnement, tout en promouvant lquit et le dveloppement humain. Rechercher la fois plus de durabilit et plus dquit ne signifie pas ncessairement que ces deux aspects doivent se complter. Cestrarement le cas. Parfois, loption la plus envisageable implique des compromis entre durabilit et quit et impose une rflexion explicite et rigoureuse. Or, aucun compromis ntant isol des conditions structurelles et institutionnelles dune socit, nous devons nous pencher sur les contraintes sociales sous-jacentes et identifier des synergies positives entre durabilit et quit. Ce Rapport a pour objectif non seulement de trouver ces synergies positives, mais aussi didentifier des moyens de les crer.

    
Rapport sur le dveloppement humain 2011

             Durabilit et quit :
             Un meilleur avenir pour tous





image Publi pour le
Programme des
Nations Unies pour
le dveloppement
(PNUD)

Copyright 2011

Programme des Nations Unies pour le dveloppement

1 UN Plaza, New York, NY 10017, USA

Tous droits rservs. Il est interdit, sauf accord pralable de lditeur, de reproduire le prsent ouvrage, de le stocker dans un systme de recherche documentaire ou de le communiquer, sous quelque forme ou de quelque manire que ce soit, lectronique, mcanique, par photocopie, enregistrement ou tout autre moyen.

ISBN-13: 978-92-1-226037-2

Comment se procurer des exemplaires du Rapport mondial sur le dveloppement humain

Vous pouvez vous procurer des ditions rcentes du Rapport dans de nombreuses librairies travers le monde, ainsi quauprs des Publications de lONU, Room IN-927A, 300 East 42nd Street, New York, N.Y. 10017, tats-Unis, par courrier lectronique (publications@un.org) ou sur le site Internet des Publications de lONU (http://unp.un.org).

Imprim aux tats-Unis par Colorcraft of Virginia. La couverture est imprime sur papier couch une face haute densit Kallima 10 pt. Les pages de texte sont imprimes sur papier Rolland lisse opaque n 60 de Cascades Mills, constitu de 50 % de fibres recycles dsencres aprs consommation. Ces deux types sont certis par le Forest Stewardship Council (Association pour la protection de la fort) comme des ptes ECF (blanchies sans chlore gazeux). Limpression fait appel des encres vgtales et des technologies respectueuses de lenvironnement. Veuillez recycler le film plastique.

dition et production : Communications Development Incorporated, Washington DC

Conception: Gerry Quinn

Traduction et maquette : Strategic Agenda LLP

Pour une liste des erreurs ou des omissions dceles la suite de limpression, prire de consulter notre site Web ladresse suivante http://hdr.undp.org

quipe du Rapport sur le dveloppement humain 2011

Bureau du Rapport sur le Dveloppement Humain

Le Rapport sur le Dveloppement Humain est le fruit dun effort collectif, coordonn par sa directrice, et auquel participe le personnel des quipes de recherche, des statistiques, de la communication et de la production, ainsi que lquipe des Rapports nationaux sur le dveloppement humain. Nos collgues des oprations et de ladministration nous ont galement apport leur soutien.

Directrice et auteur principal

Jeni Klugman

Recherche

Unit dirige par Francisco Rodrguez : Shital Beejadhur, Subhra Bhattacharjee, Monalisa Chatterjee, Hyung-Jin Choi, Alan Fuchs, Mamaye Gebretsadik, Zachary Gidwitz, Martin Philipp Heger, Vera Kehayova, Jos Pineda, Emma Samman et Sarah Twigg

Statistiques

Unit dirige par Milorad Kovacevic : Astra Bonini, Amie Gaye, Clara Garcia Agua et Shreyasi Jha

Communication et production

William Orme (chef de la communication), Botagoz Abdreyeva, Carlotta Aiello, Wynne Boelt et Jean-Yves Hamel

Soutien aux RDH nationaux

Eva Jespersen (directrice adjointe), Mary Ann Mwangi, Paola Pagliani et Tim Scott

Oprations et administration

Sarantuya Mend (responsable des oprations), Diane Bouopda et Fe Juarez-Shanahan


     Avant-propos

En juin 2012, les leaders dirigeants mondiaux se rassembleront Rio de Janeiro pour essayer de parvenir un nouveau consensus quant aux actions mener lchelon international afin de prserver lavenir de la plante et le droit des gnrations futures, partout dans le monde, mener une existence saine et panouissante. Tel est le grand dfi du dveloppement au XXIe sicle.

cet gard, le Rapport sur le dveloppement humain 2011 propose de nouvelles contributions importantes au dialogue mondial, montrant quel point la durabilit est inextricablement lie certains aspects fondamentaux de lquit cest--dire de limpartialit, de la justice sociale, et dun accs plus ais une meilleure qualit de vie. La durabilit nest pas exclusivement ni mme essentiellement une question environnementale, comme le dmontre prouve de manire convaincante ce Rapport. Elle concerne surtout le mode de vie que nous choisissons dpouser, en tant conscients que tous nos actes ont des consquences pour les sept milliards de personnes vivant sur la plante aujourdhui, ainsi que pour les milliards dtres humains qui nous succderont dans les sicles venir.

Il est essentiel de comprendre les liens entre durabilit environnementale et quit si nous voulons accrotre les liberts humaines pour les gnrations actuelles et futures. Les remarquables progrs effectus au cours des dernires dcennies en matire de dveloppement humain, dont rendent compte les Rapports sur le dveloppement humain, ne peuvent se poursuivre si des mesures audacieuses ne sont pas prises lchelle mondiale afin de rduire la fois lingalit et les risques environnementaux. La prsente dition du Rapport identifie les chemins que peuvent emprunter les individus, les collectivits locales, les pays ou la communaut internationale afin de promouvoir de faon complmentaire la durabilit et lquit environnementales.

Dans les 176 pays et territoires o intervient chaque jour le Programme des Nations Unies pour le dveloppement, de nombreuses personnes dfavorises souffrent de privations un double niveau. Elles sont plus vulnrables aux effets grande chelle de la dgradation de lenvironnement, parce quelles sont soumises des agressions environnementales plus graves et disposent de moins de moyens pour y faire face. Elles doivent aussi se proccuper des menaces pesant sur leur environnement immdiat, quil sagisse de la pollution intrieure des locaux, de la pollution de leau ou des dficiences de lassainissement. Des tudes prvisionnelles suggrent que lchec persistant des tentatives de rduction des risques environnementaux graves et laggravation des ingalits sociales pourraient ralentir plusieurs dcennies de progrs continus au sein de la majorit pauvre de la population mondiale, voire inverser la convergence mondiale en matire de dveloppement humain.

Ces volutions sont marques par de grandes disparits en termes de capacit daction. De nouvelles analyses montrent les liens entre dune part les dsquilibres en termes de pouvoir et les ingalits entre les sexes lchelon national, et dautre part laccs rduit leau salubre ou un meilleur assainissement, la dgradation des sols, et les dcs lis la pollution de lair intrieur et extrieur, amplifiant les effets associs aux disparits en termes de revenus. Les ingalits entre les sexes se combinent galement avec les problmes environnementaux et les aggravent. Au niveau mondial, les accords de gouvernance affaiblissent souvent la capacit des pays en dveloppement se faire entendre et excluent les groupes marginaliss.

Il existe pourtant dautres voies que lingalit et la non-durabilit. La croissance gouverne par la consommation dnergies fossiles nest pas une condition sine qua non pour vivre mieux en termes de dveloppement humain. Les investissements amliorant lquit en matire daccs aux nergies renouvelables, leau, lassainissement ou aux soins de sant reproductive, par exemple pourraient tre synonymes de progrs aussi bien en termes de durabilit que de dveloppement humain. Une responsabilisation accrue et un renforcement des processus dmocratiques, passant notamment par le soutien dune socit civile et de mdias actifs, peuvent aussi amliorer les rsultats. Les La russite des approches couronnes de succs sont subordonnes la gestion par la collectivit, la mise en place dinstitutions au bnfice de tous, particulirement des groupes dfavoriss, et ladoption de dmarches transversales coordonnant les budgets et les mcanismes entre les organismes gouvernementaux et les partenaires du dveloppement.

Au-del des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement, le monde a besoin dun cadre de dveloppement pour laprs-2015 qui reflte lquit et la durabilit. Rio+20 offre assurment une occasion unique de parvenir une vision commune de la voie suivre. Le prsent Rapport montre que les approches intgrant lquit aux politiques et aux programmes et donnant aux peuples davantage de pouvoir pour favoriser les changements sur le plan juridique et politique sont trs prometteuses. Un nombre croissant dexpriences nationales de par le monde tmoigne du potentiel de ces dmarches pour gnrer et capturer des synergies positives.

Le financement ncessaire au dveloppement notamment pour la protection sociale et environnementale devra tre nettement suprieur laide officielle au dveloppement accorde aujourdhui. Les dpenses actuelles en matire de sources dnergie faible mission de carbone, par exemple, ne reprsentent que 1,6 % des estimations les plus prudentes des besoins, tandis que celles consacres lattnuation des changements climatiques et ladaptation ces changements reprsentent environ 11 % des besoins estims. Les espoirs reposent sur les nouveaux financements climatiques. Les mcanismes boursiers et le financement priv seront certes essentiels, mais ils doivent tre soutenus et amplifis par des investissements publics en amont. Ce Rapport propose une rflexion novatrice, qui savre ncessaire pour combler le gouffre financier.

Outre la leve de nouvelles sources de financement afin daffronter quitablement les menaces environnementales urgentes, ce Rapport prconise des rformes visant promouvoir lquit et la reprsentation. Les flux financiers doivent tre utiliss pour relever les dfis critiques de la nondurabilit et de lingalit, et non pour exacerber les disparits existantes.

Lobjectif central du dveloppement humain est dassurer chacun un ventail de choix et dopportunits. Nous avons une responsabilit collective lgard des moins privilgis dentre nous aujourdhui et demain dans le monde entier, ainsi quun impratif moral : faire en sorte que le prsent ne soit pas lennemi de lavenir. Ce Rapport peut nous aider aller de lavant.

image

Helen Clark

Administrateur
Programme des Nations Unies pour le dveloppement

Les analyses et les recommandations de politique de ce Rapport ne refltent pas ncessairement les vues du Programme des Nations Unies pour le dveloppement ou de son Conseil dadministration. Le Rapport est une publication indpendante commandite par le PNUD. La prparation et la rdaction de ce Rapport sont le fruit du travail de lquipe du Rapport sur le dveloppement humain et dun groupe de conseillers minents dirig par Jeni Klugman, Directrice du Bureau du Rapport sur le dveloppement humain.


     Remerciements

Cest la troisime et dernire fois cette anne que jassume la direction de ldition mondiale du Rapport sur le dveloppement humain, qui est comme toujours le fruit dune collaboration grande chelle. Cette publication repose avant tout sur le travail assidu et le dvouement du personnel du Bureau du Rapport sur le dveloppement humain, soutenu par une quipe beaucoup plus vaste de chercheurs, de partisans de notre mission et de hauts fonctionnaires, dont lengagement et la vision ont galement t cruciaux pour la russite de ce projet.

Nous avons bnfici des conseils avertis dun groupe consultatif que nous tenons remercier, compos de Bina Agarwal, Sabina Alkire, Anthony Atkinson, Tariq Banuri, Franois Bourguignon, William Easterly, Daniel Esty, Sakiko Fukuda-Parr, Enrico Giovannini, Stephany Griffith-Jones, Brian Hammond, Geoffrey Heal, Cesar Hidalgo, Richard Jolly, Gareth Jones, Martin Khor, Mwangi S. Kimenyi, Adil Najam, Eric Neumayer, Michael Noble, Jos Antonio Ocampo, Marcio Pochmann, Henry Richardson, Ingrid Robeyns, Jos Salazar-Xirinachs, Frances Stewart, Pavan Sukhdev, Miguel Szkely, Dennis Trewin, Leonardo Villar et Tarik Yousef.

Pour les donnes statistiques, un groupe consultatif rassemblant des statisticiens officiels et des experts universitaires nous a prodigu dexcellents conseils quant la mthodologie et aux sources de donnes relatives lensemble des indices du dveloppement humain : Anthony Atkinson, Grace Bediako, Dato Hajan Wan Ramlah Wan Abd. Raof, Haishan Fu, Enrico Giovannini, Peter Harper, Gareth Jones, Irena Krizman, Charles Leyeka Lufumpa, Michael Noble, Eduardo Nunes, Marcio Pochmann, Eric Swanson et Miguel Szkely. Plus gnralement, la Commission de statistique de lONU nous a fourni des informations trs utiles provenant des tats membres.

De trs nombreuses consultations ont t menes avec quelque 500 chercheurs, dfenseurs de la socit civile, praticiens et dcideurs du dveloppement dans le monde entier. Vingt-six consultations internationales ont eu lieu entre fvrier 2010 et septembre 2011 Amman, Bamako, Bangkok, Pkin, Berkeley, Bonn, Copenhague, Duba, Genve, Kigali, Ljubljana, Londres, Nairobi, New Delhi, New York, Paris, Quito et San Jos avec le soutien des bureaux nationaux et rgionaux du Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD). Nous sommes aussi reconnaissants envers toutes les institutions mentionnes ladresse http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2011/consultations pour leur collaboration.

Pour tayer ce Rapport, nous avons procd des recherches sur toute une gamme de sujets. Les rsultats de ces travaux, dont la liste figure dans la Bibliographie du prsent Rapport, sont disponibles en ligne dans la srie Human Development Research Papers (recherche thmatique sur les questions cls en matire de dveloppement humain). Nous sommes particulirement reconnaissants envers Sabina Alkire et lassociation Oxford Human Development and Poverty Initiative pour leur collaboration et leurs efforts constants afin damliorer nos mesures de la pauvret multidimensionnelle.

Les donnes statistiques utilises dans ce Rapport sappuient sur plusieurs bases de donnes. Nous remercions tout particulirement le Carbon Dioxide Information Analysis Center du ministre amricain de lnergie, le Yale Center for Environmental Law and Policy, Robert Barro et Jong-Wha Lee, la FAO (Organisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture), le Sondage mondial Gallup (Gallup World Poll), le groupe de rflexion du Global Footprint Network, ICF Macro, le Fonds montaire international, lOrganisation internationale du travail, lAgence internationale de lnergie, lUnion mondiale pour la conservation de la nature, lUnion interparlementaire, linstitut Luxembourg Income Study (LIS), le Dpartement des affaires conomiques et sociales de lONU, lInstitut de statistique de lOrganisation des Nations Unies pour lducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations Unies pour lenfance (UNICEF), la Banque mondiale et lOrganisation mondiale de la Sant (OMS).

Claudio Montenegro sest charg danalyser la Base de donnes internationale sur la rpartition des revenus (International Income Distribution Database) de la Banque mondiale ; Suman Seth, les Statistiques de lUnion europenne sur le revenu et les conditions de vie ; et Kenneth Harttgen, les enqutes dICF Macro Demographic and Health Surveys en matire de dmographie et de sant.

Un comit de lecture du PNUD, comprenant des reprsentants de tous ses bureaux politiques et rgionaux, ainsi quun grand nombre dautres collgues bien trop nombreux pour que nous puissions tous les citer nous ont apport leurs prcieux conseils au cours de la prparation de ce Rapport. Nous souhaitons remercier tout particulirement Jennifer Laughlin, Charles Mac-Pherson et nos collgues du Bureau des politiques de dveloppement. De surcrot, nous devons au Rseau DH, qui runit quelque 1 500 employs du PNUD, des universitaires et des organisations non gouvernementales, nombre de suggestions et de commentaires aviss que nous avons collects au travers de discussions en ligne. Nous soulignerons galement le soutien administratif de Martha Mai, de lUNOPS (Bureau des Nations Unies pour les services dappui aux projets).

Plusieurs stagiaires ont fourni un travail remarquable, qui sest traduit par des contributions importantes tout au long de lanne : Raphaelle Aubert, Uttara Balakrishnan, Luis Fernando Cervantes, Nicole Glanemann, Faith Kim, Meng Lu, Francesca Rappocciolo, Andrs Mndez Ruiz, Fredrik M. Sjoberg et Seol Yoo.

Une quipe de Communications Development Incorporated, sous la direction de Bruce Ross-Larson, comprenant notamment Meta de Coquereaumont, Rob Elson, Jack Harlow, Christopher Trott et Elaine Wilson, sest charge de la rvision et de la mise en page du Rapport, dont la maquette et les figures ont t confies Gerry Quinn.

Nous tenons remercier tous ceux qui, directement ou indirectement, ont contribu notre entreprise, tout en prcisant que les erreurs et omissions relvent de la seule responsabilit des auteurs.

Diriger ldition mondiale du Rapport sur le dveloppement humain a t pour moi une exprience fantastique ces trois dernires annes, tant sur le plan personnel que professionnel. Le dveloppement humain reste une approche prcieuse pour une rflexion critique et constructive sur certains des dfis essentiels auxquels nous sommes confronts aujourdhui, et je suis convaincue que ces rapports mondiaux indpendants, commandits par le PNUD, continueront jouer un rle central dans les dbats cruciaux mens lchelle mondiale. Mes meilleurs voeux accompagnent Khalid Malik, mon successeur, pour la continuation de ce travail au cours de la dcennie venir.

image

Jeni Klugman

Directrice et auteur principal

Rapport sur le dveloppement humain 2011


   Table des matires

Avant-propos

Remerciements

CHAPITRE 1

Pourquoi la durabilit et lquit ?

CHAPITRE 2

Schmas et tendances des indicateurs du dveloppement humain, des ingalits et de lenvironnement

CHAPITRE 3

Observer les impacts comprendre les liens

CHAPITRE 4

Synergies positives les stratgies gagnantes pour lenvironnement, lquit et le dveloppement humain

CHAPITRE 5

Relever les dfis politiques

Remarques

Bibliographie

Tableaux statistiques

1Lindice de dveloppement humain et ses composants

2Tendances de lindice de dveloppement humain, 1980-2011

3Indice de dveloppement humain ajust aux ingalits

4Indice dingalit de genre et indicateurs connexes

5Indice de pauvret multidimensionnelle

6Durabilit environnementale

7Impact des menaces environnementales sur le dveloppement humain

8Perceptions en matire de bien-tre, de libert et denvironnement

9ducation et sant

10Population et conomie

ENCADRS


    1.1 Gestion du risque environnemental jouer avec la plante

    1.2 Mesures de la durabilit vue densemble conceptuelle

    2.1 Surmonter le dficit dmocratique : autonomisation et Printemps arabe

    2.2 Que peut-on apprendre des tendances des mesures agrges de la durabilit ?

    2.3 Consommation et dveloppement humain

    2.4 Durabilit, crises et ingalit

    2.5 La population est-elle informe de lvolution climatique et de ses causes ?

    2.6 Effets de lvolution climatique sur les petits tats insulaires en dveloppement

    2.7 Biodiversit : lappauvrissement de nos cosystmes sacclre

    2.8 Lappropriation des terres un phnomne en plein essor ?

    2.9 Dchets dangereux et Convention de Ble

    2.10 Synergies positives en Sude et au Costa Rica

    3.1 Les tendances de la pauvret multidimensionnelle

    3.2 La pollution de lair en Chine et ses consquences sur la sant

    3.3 Peuples autochtones, droits fonciers et moyens dexistence

    3.4 La participation des femmes la gestion forestire communautaire

    4.1 De la subvention au respect de soi la rvolution de lAssainissement total pilot par la communaut

    4.2 Culture, normes et protection de lenvironnement

    5.1 Les effets distributifs des politiques visant rduire la pollution

    5.2 Plans de financement novateurs pour leau et lassainissement

    5.3 La taxe sur les oprations de change : une nouvelle faisabilit

FIGURES


    1.1 Illustration des compromis et des synergies politiques entre lquit et la durabilit

    2.1 La corrlation avec le dioxyde de carbone est positive et forte pour le revenu et positive pour lIDH, mais elle disparat pour la sant et lducation

    2.2 Les pays o la croissance est plus forte connaissent une hausse plus rapide des missions de dioxyde de carbone

    2.3 Les schmas de risque voluent : transitions environnementales et dveloppement humain

    2.4 Les taux levs de prvalence du VIH/sida en Afrique australe freinent la diminution des ingalits en matire de sant

    2.5 Scnarios projetant les effets des risques pour lenvironnement sur les perspectives de dveloppement humain dici 2050

    2.6 Scnarios projetant le ralentissement et linversion de la convergence du dveloppement humain en raison des risques pour lenvironnement dici 2050

    2.7 Les tempratures mondiales moyennes ont augment depuis 1900

    2.8 Sources de laccroissement des gaz effet de serre

    2.9 Les tempratures augmentent, les pluies diminuent

    2.10 Certaines rgions se dboisent, dautres se boisent ou se reboisent

    3.1 Indice de pauvret multidimensionnelle Gros plan sur les personnes les plus dmunies

    3.2 Les privations environnementales au sein de lindice de pauvret multidimensionnelle

    3.3 Les principales privations environnementales sont lies laccs aux combustibles de cuisson modernes

    3.4 La proportion de la population subissant des privations environnementales augmente avec lIPM mais la tendance affiche de nombreuses variations

    3.5 Les dcs attribuables aux risques environnementaux sont associs des valeurs leves de lIPM

    3.6 Lingalit entre les sexes et la prvalence de la contraception sont troitement lies

    3.7 Les besoins non satisfaits en matire de contraception sont plus levs chez les personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle

    4.1 Les diffrences rgionales sont importantes en termes daccs llectricit parmi les personnes pauvres dans plusieurs dimensions

    5.1 Intgration de lquit dans la conception des politiques

    5.2 Laide publique au dveloppement est trs en de des besoins

    5.3 lments cls de la transformation des efforts financiers en faveur du climat

CARTE


    2.1 Lvolution de la temprature est plus marque dans les rgions polaires et sous les latitudes plus leves

TABLEAUX


    2.1 Croissance et facteurs des missions de dioxyde de carbone, 19702007 (en %)

    2.2 Projections des effets dune lvation du niveau de la mer de 0,50 mtre dici 2050

    2.3 Pertes et cots lis une catastrophe naturelle, valeur annuelle moyenne par groupe de niveau dIDH, 19711990 et 19912010

    2.4 Les bons lves de lenvironnement, du dveloppement humain et de lquit (anne la plus rcente disponible)

    3.1 Les 10 pays ayant la plus faible proportion de privations environnementales parmi les personnes touches par la pauvret multidimensionnelle, anne la plus rcente disponible entre 2000-2010

    3.2 Temps hebdomadaire moyen consacr lapprovisionnement en eau et en bois dans les zones rurales de pays dAfrique subsaharienne slectionns

    3.3 Sensibilisation aux questions environnementales par genre et par pays IDH faible ou trs lev, 2010

    4.1 Principaux aspects lis lquit dune palette dinstruments visant rduire les missions de dioxyde de carbone

    4.2 Protection sociale pour ladaptation au risque et la rduction du risque de catastrophes naturelles : avantages et dfis


     Vue densemble

Cette anne, le Rapport sur le dveloppement humain (RDH) fait le point sur les dfis poss par la recherche dun progrs durable et quitable. Il met en vidence la faon dont les dommages environnementaux accroissent les ingalits en exerant un impact ngatif sur les populations dj dfavorises, ainsi que la faon dont les ingalits de dveloppement humain amplifient les dommages environnementaux.

Le dveloppement humain qui vise largir lventail de choix des populations est fond sur le partage des ressources naturelles. Pour le promouvoir, il convient de travailler sur la durabilit au plan local, national et mondial. Cela peut et doit tre effectu dune manire quitable et autonomisante.

Nous nous attachons vrifier que laspiration des populations pauvres vivre mieux est pleinement prise en compte dans lvolution vers une plus grande durabilit. Nous dgageons les pistes permettant aux personnes, aux groupes, aux pays et la communaut internationale de promouvoir la durabilit et lquit afin quelles se renforcent mutuellement.

Pourquoi la durabilit et lquit ?

Lapproche du dveloppement humain revt une importance persistante dans loptique dapprhender notre monde et de sattaquer ses problmes. Lanne dernire, ldition du 20e anniversaire du RDH clbrait le concept du dveloppement humain, en soulignant comment lquit, lautonomisation et la durabilit favorisent la multiplication des choix accessibles aux personnes. Paralllement, il mettait en lumire les difficults inhrentes en montrant que ces trois points cls du dveloppement humain navancent pas toujours de front.

Pertinence dune tude conjointe de la durabilit et de lquit

Nous explorons cette anne les relations croises entre la durabilit environnementale et lquit, aussi essentielles lune que lautre une justice distributive. Nous jugeons la durabilit primordiale, parce que les gnrations futures devraient disposer au moins dautant de possibilits que nous aujourdhui. De mme, tout processus inquitable est injuste : les chances daccder une existence meilleure ne devraient pas tre restreintes par des facteurs chappant au contrle des populations. Les ingalits sont particulirement injustes lorsquelles frappent systmatiquement un groupe spcifique pour des raisons lies au sexe, lorigine ethnique ou au lieu de naissance.

Il y a plus de dix ans, Anand et Sen postulaient le traitement simultan de la durabilit et de lquit. Si nous tions obsds par lquit intergnrationnelle sans nous soucier en mme temps du problme de lquit intragnrationnelle, cela constituerait une flagrante violation du principe duniversalit affirmaient-ils (soulign par les auteurs). Des questions similaires ont merg du rapport de la commission Brundtland en 1987, ainsi que dune srie de dclarations internationales, depuis Stockholm en 1972 jusqu Johannesburg en 2002. Pourtant, encore de nos jours, de nombreux dbats sur la durabilit ngligent lquit, considre comme une notion distincte et indpendante. Cette approche parcellaire est contreproductive.

Quelques dfinitions cls

Le dveloppement humain est laccroissement des liberts et des capacits permettant aux personnes de mener une vie quelles jugent satisfaisante juste titre. Il repose sur llargissement de lventail des choix disponibles.

Les notions de liberts et de capacits vont audel de la satisfaction des besoins essentiels. La qualit de vie dpend de nombreux aspects, qui peuvent avoir une valeur intrinsque autant quun intrt concret : nous pouvons par exemple valoriser la biodiversit ou la beaut de la nature indpendamment de leur contribution notre niveau de vie.

Les populations dfavorises constituent un axe essentiel du dveloppement humain. Elles englobent celles qui subiront lavenir les consquences les plus graves des risques lis nos activits actuelles. Nous nous soucions non seulement des situations courantes ou correspondant aux scnarios les plus probables, mais aussi de celles dcoulant de scnarios moins probables mais nanmoins possibles, notamment lorsquelles peuvent avoir des rpercussions catastrophiques sur les populations pauvres et vulnrables.


Le dveloppement humain durable est laccroissement des liberts essentielles des personnes vivant aujourdhui, accompagn defforts raisonnables pour viter le risque de compromettre srieusement celles des gnrations futures


Souvent, les dbats sur la durabilit environnementale se focalisent soit sur la manire de remplacer les ressources naturelles par notre potentiel technologique, soit sur notre ingniosit attnuer les contraintes pesant sur ces ressources comme autrefois. Le fait que lon ignore si cela sera possible un jour, alli aux risques de catastrophes, incite prserver nos actifs naturels essentiels et le flux de services cologiques qui en dcoule. Cette attitude rsulte galement dune approche du dveloppement fonde sur les droits humains. Le dveloppement humain durable est laccroissement des liberts essentielles des personnes vivant aujourdhui, accompagn defforts raisonnables pour viter le risque de compromettre srieusement celles des gnrations futures. Dans cet esprit, des dbats publics clairs sont cruciaux pour dfinir les risques que les populations sont prtes accepter.

La recherche conjointe de la durabilit environnementale et de lquit nimplique pas quelles se renforcent mutuellement. De fait, des compromis sont souvent ncessaires. Il arrive que des mesures prises en faveur de lenvironnement aient des effets inquitables, par exemple quand elles limitent la croissance conomique dun pays en voie de dveloppement. Le prsent RDH illustre les types dimpacts communs que les politiques pourraient gnrer, tout en soulignant quils ne sont pas systmatiques et que le contexte est crucial cet gard.

Ce contexte demande daccorder une attention spciale lidentification des synergies positives et lexamen des compromis. Nous tudions la manire dont les socits peuvent laborer des solutions gagnantgagnant-gagnant qui favorisent la fois la durabilit, lquit et le dveloppement humain.

Modles et tendances, progrs et perspectives

Il savre de plus en plus vident que la dgradation de lenvironnement saccrot dans le monde entier et que les risques de dtrioration se multiplient. Lampleur des mutations venir tant incertaine, nous explorons une srie de prvisions et envisageons leurs rpercussions sur le dveloppement humain.

Notre point de dpart qui tait un thme cl du RDH 2010 est limmensit des progrs accomplis au cours des dernires dcennies en matire de dveloppement humain, nuance cependant par les trois avertissements suivants.

La croissance des revenus sest accompagne de la dtrioration dindicateurs environnementaux essentiels, tels que les missions de dioxyde de carbone (CO2), la qualit du sol et de leau, et la superficie du couvert forestier.

La distribution ingale des revenus sest aggrave lchelle nationale dans la majorit des rgions du monde, malgr une rduction des carts en termes de sant et dducation.

Le niveau moyen dautonomisation tend slever au rythme de lindice de dveloppement humain (IDH), mais cette corrlation prsente des variations considrables.

Dici 2050, les simulations utilises pour ce RDH font apparatre un retrait de lIDH de 8 % par rapport lhypothse de base dans un scnario de dfi environnemental cest-dire o le rchauffement climatique affecte ngativement la production agricole, laccs leau propre et un meilleur assainissement et le degr de pollution (12 % en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne). Dans les conditions encore plus graves dun scnario de catastrophe environnementale (vastes dforestations et dgradations des sols, dclin dramatique de la biodiversit, multiplication des phnomnes mtorologiques extrmes), cette rgression de lIDH serait de 15 % par rapport lhypothse de base projete.

Si nous ne faisons rien pour arrter ou inverser la tendance dici 2050, le scnario de catastrophe environnementale gnrera un tournant dans les pays en voie de dveloppement. Alors que leur IDH convergeait vers celui des pays riches commence sinverser.

Ces projections montrent que les plus dfavoriss subissent souvent et continueront de subir les consquences de la dgradation de lenvironnement bien que nombre dentre eux ny contribuent gure. Ainsi, les pays IDH faible sont ceux qui ont le moins particip au changement climatique plantaire, mais qui ont subi la plus forte baisse des prcipitations et la hausse la plus marque de leur variabilit, avec leurs corollaires sur la production agricole et les moyens dexistence.

Les missions nocives par habitant sont beaucoup plus leves dans les pays dvelopps que dans ceux en voie de dveloppement, en raison des activits forte consommation dnergie des premiers : automobiles, chauffage et climatisation des habitations et des lieux de travail, consommation daliments transforms et conditionns. Dans un pays IDH trs lev, un individu moyen met plus de quatre fois plus de CO2 et environ deux fois plus de mthane et de protoxyde dazote quun habitant dun pays lIDH faible, moyen ou lev (et environ trente fois plus de CO2 quun habitant dun pays IDH faible). Le citoyen britannique moyen met autant de gaz effet de serre en deux mois quun habitant dun pays IDH faible en un an. Et lhabitant moyen du Qatar le pays affichant le plus grand taux dmissions nocives par personne en met autant en seulement dix jours, mme si ce chiffre couvre la fois la consommation locale et la production de biens consomms ailleurs.

Alors que les trois quarts de laccroissement des missions nocives depuis 1970 proviennent de pays IDH faible, moyen et lev, les niveaux globaux de gaz effet de serre demeurent beaucoup plus levs dans les pays IDH trs lev. Et ceci sans tenir compte de la dlocalisation dans les pays pauvres dactivits hautes missions de carbone, dont la production est largement renvoye vers les pays riches.

travers le monde, llvation de lIDH a t associe la dgradation de lenvironnement, bien que lon puisse largement limputer la croissance conomique. Les pays aux revenus les plus levs sont ceux qui mettent gnralement le plus de CO2 par habitant. Notre analyse ne rvle pourtant aucun lien entre les missions et les critres de sant et dducation de lIDH. La conclusion est intuitive : les activits mettrices de CO2 produisent des biens, et non des services de sant ou dducation. Elle illustre aussi le caractre non linaire de la relation entre les missions de CO2 et les critres de lIDH : elle est inexistante ou tnue pour un IDH faible, mais lorsque lIDH augmente, elle atteint un point de basculement partir duquel une forte corrlation positive apparat entre les missions de CO2 et les revenus.


Les performances environnementales sont souvent beaucoup plus leves quand il existe un lien direct entre lenvironnement et la qualit de la vie, par exemple dans le cas de la pollution dans les pays dvelopps ; quand le lien est diffus, les performances sont plus faibles.


Les pays connaissant une amlioration rapide de leur IDH ont aussi enregistr un accroissement rapide de leurs missions de CO2. Ces volutions qui seffectuent au fil du temps plus que les liens ponctuels relevs rvlent le rsultat prvisible lavenir de notre dveloppement actuel. Ici aussi, cest lvolution des revenus qui constitue le moteur de la tendance.

Ce schma de relations ne sapplique cependant pas tous les indicateurs environnementaux. Notre analyse ne dcle quune faible corrlation positive entre lIDH et la dforestation, par exemple. En quoi les missions de CO2 diffrent-elles des autres menaces cologiques ? Nous pensons que les performances environnementales sont souvent beaucoup plus leves quand il existe un lien direct entre lenvironnement et la qualit de la vie, par exemple dans le cas de la pollution dans les pays dvelopps ; quand le lien est diffus, les performances sont plus faibles. Lexamen des relations entre les risques environnementaux et lIDH nous permet de dgager les trois considrations gnrales suivantes.

La dgradation de lenvironnement domestique (pollution de lair intrieur, accs insuffisant de leau salubre et un meilleur assainissement) est plus grave quand les niveaux dIDH sont faibles, puis dcline mesure que lIDH slve.

Avec le dveloppement, les risques environnementaux affectant les populations comme la pollution de lair urbain semblent augmenter, puis retomber. Une courbe en U invers pourrait dcrire cette volution.

Les risques environnementaux ayant des effets lchelle mondiale cest--dire les gaz effets de serre tendent augmenter avec lIDH.


Les tendances environnementales montrent cependant une dtrioration sur plusieurs fronts, avec des consquences nfastes sur le dveloppement humain, en particulier pour les millions de personnes dont la subsistance dpend directement des ressources naturelles.


LIDH proprement dit nest pas le vritable moteur de ces transitions. Les revenus et la croissance conomique jouent un rle important pour expliquer la situation, mais cette relation nest pas non plus dterminante. De plus, des interactions complexes de forces plus larges modifient les schmas de risques. Par exemple, le commerce international autorise les pays externaliser des productions qui dgradent lenvironnement ; lexploitation commerciale grande chelle des ressources naturelles naffecte pas seulement les moyens dexistence ; et les profils environnementaux diffrent en ville et la campagne. Et comme nous le constaterons, les contextes gouvernementaux et politiques jouent un rle dterminant.

En consquence, les schmas ne sont pas inluctables. Plusieurs pays ont ralis des progrs significatifs la fois en termes dIDH et dquit et de durabilit environnementale. Paralllement la mise en lumire des synergies positives, nous proposons une stratgie multidimensionnelle permettant didentifier les pays qui ont fait mieux que leurs voisins pour promouvoir lquit, lever lIDH, rduire la pollution de lair intrieur au niveau domestique et favoriser laccs leau salubre, et qui sont donc les plus performants au niveau rgional ou mondial en matire de durabilit environnementale. Les critres dvaluation de la durabilit environnementale sont les missions de gaz effet de serre, lutilisation de leau et la dforestation. Les rsultats sont plus illustratifs quindicatifs en raison du caractre incomplet des donnes comparatives. Seul le Costa Rica dpasse la mdiane rgionale selon tous les critres, alors que les trois autres pays en tte du classement prsentent des irrgularits dune dimension lautre. La Sude affiche un rythme de reforestation remarquable par rapport aux moyennes rgionales et mondiales.

Comme latteste notre liste, quels que soient les rgions, les niveaux de dveloppement et les caractristiques structurelles, les pays peuvent mettre en oeuvre des politiques favorisant la durabilit environnementale, lquit et les facteurs cls du dveloppement humain tels quils sont reflts dans lIDH. Nous passerons en revue les types de politiques et de programmes qui russissent, tout en soulignant limportance des conditions et des contextes locaux.

Plus gnralement, lors des dernires dcennies, les tendances environnementales montrent cependant une dtrioration sur plusieurs fronts, avec des consquences nfastes sur le dveloppement humain, en particulier pour les millions de personnes dont la subsistance dpend directement des ressources naturelles.

Au niveau mondial, prs de 40 % des terres sont dgrades cause de lrosion des sols, de la diminution de leur fertilit et du surpturage. La productivit des terres dcline, avec une perte de rentabilit estime atteignant 50 % dans les scnarios les plus dfavorables.

Lagriculture absorbe de 70 85 % de leau consomme et lon estime que 20 % de la production cralire mondiale utilise leau de manire non durable, mettant ainsi en pril le dveloppement agricole futur.

La dforestation pose un problme majeur. Entre 1990 et 2010, lAmrique latine, les Carabes et lAfrique subsaharienne ont subi les plus grandes pertes de forts, suivies des tats arabes. Les autres rgions ont connu des gains mineurs de couvert forestier.

La dsertification menace les rgions arides, qui hbergent environ un tiers de la population mondiale. Certaines sont particulirement vulnrables, notamment lAfrique subsaharienne dont les zones arides extrmement fragiles possdent une faible capacit dadaptation.

Dans les dcennies venir, les facteurs environnementaux dfavorables devraient accrotre le prix des denres alimentaires de 30 50 % en termes rels et augmenter linstabilit des prix, avec de lourdes rpercussions sur les mnages pauvres. Les plus grands risques menacent le 1,3 milliard de personnes vivant de lagriculture, de la pche, de la sylviculture, de la chasse et de la cueillette. La charge de la dgradation de lenvironnement et du changement climatique sera vraisemblablement rpartie de manire ingale sur les populations pour les raisons suivantes.

Les revenus de nombreuses populations rurales pauvres dpendent dans une trs large mesure des ressources naturelles. Mme les personnes qui nexercent habituellement pas ce genre dactivit peuvent sy livrer pour survivre en priode difficile.

La dgradation de lenvironnement affectera diffremment les populations selon que ces dernires sont essentiellement productrices ou consommatrices de ressources naturelles, selon quelles produisent pour elles-mmes ou pour vendre, et selon leur capacit alterner ces activits pour diversifier leurs moyens dexistence.

Aujourdhui, environ 350 millions de personnes pauvres pour la plupart vivent dans la fort ou proximit. Elles en tirent leur subsistance et leurs revenus. La dforestation et la restriction de laccs aux ressources naturelles impliquent toutes deux des prjudices potentiels pour les populations pauvres. Des exemples vidents dans divers pays indiquent que les femmes dpendent habituellement davantage de la fort que les hommes parce quelles disposent dun choix dactivits alternatives plus restreint, quelles sont moins mobiles et quelles assument la majeure partie de la collecte du bois de chauffage.

Environ 45 millions de personnes dont au moins 6 millions de femmes vivent de la pche. Elles sont menaces par la surpche et le changement climatique. Leur vulnrabilit est double : les pays les plus menacs sont aussi ceux qui dpendent le plus du poisson comme source de protines, comme moyen dexistence et pour lexportation. Le changement climatique entranera probablement un dclin majeur des stocks halieutiques dans les les du Pacifique, alors quil sera bnfique dans certaines zones du nord, par exemple autour de lAlaska, du Groenland, de la Norvge et de la Russie.

Du fait que les femmes des pays pauvres dpendent plus que les hommes de lagriculture de subsistance et de la collecte de leau, elles sont davantage exposes aux consquences ngatives de la dgradation de lenvironnement. De mme, nombre de populations indignes dpendent fortement des ressources naturelles. Elles vivent dans des cosystmes particulirement vulnrables aux effets du changement climatique, par exemple les petits tats insulaires en dveloppement, les rgions arctiques et les zones de haute altitude. Il est vident que les pratiques traditionnelles pourraient protger les ressources naturelles, mais elles sont souvent oublies ou ngliges.


Les plus dfavorises subissent une double charge: Plus vulnrables aux effets les plus larges de la dgradation de lenvironnement, elles sont aussi confrontes aux menaces de leur environnement immdiat dues la pollution de lair intrieur, aux eaux pollues et aux dficiences de lassainissement.


Les impacts du changement climatique sur les moyens dexistence des agriculteurs varient selon le type de culture, la rgion et la saison, do limportance deffectuer des analyses locales en profondeur. Ils diffrent galement en fonction du schma de production et de consommation domestiques, de laccs aux ressources, du niveau de pauvret et de la capacit y faire face. Cependant, le total net des consquences biophysiques sur les cultures irrigues ou pluviales dici 2050 sera probablement ngatif.

Comprendre les liens

En dgageant les principales interactions entre lenvironnement et lquit lchelle mondiale, nous explorons leurs liens au niveau des communauts et des mnages. Nous mettons aussi en relief les pays et les groupes qui ont bris les modles pour favoriser les transformations en matire de rles sexospcifiques et dautonomisation.

Un aspect cl rside dans le fait que les populations les plus dfavorises subissent une double charge. Plus vulnrables aux effets les plus larges de la dgradation de lenvironnement, elles sont aussi confrontes aux menaces de leur environnement immdiat dues la pollution de lair intrieur, aux eaux pollues et aux dficiences de lassainissement. Notre indice de pauvret multidimensionnelle (IPM) introduit dans le RDH 2010 et calcul cette anne pour 190 pays fournit une vision prcise de ces carences, permettant didentifier les endroits o elles sont les plus marques.

LIPM mesure les dficits graves en matire de sant, dducation et de niveau de vie, en examinant la fois le nombre de personnes touches et le degr de leurs privations. Cette anne, nous tudions lampleur des privations environnementales dans la pauvret multidimensionnelle et leurs chevauchements une innovation de lIPM.


La dgradation de lenvironnement altre les capacits des populations de nombreuses faons. Au-del des revenus et des moyens dexistence, elle exerce un impact sur la sant, lducation et dautres facteurs de bien-tre.


Le centrage sur la pauvret nous permet dexaminer les privations environnementales en termes daccs aux combustibles de cuisson, leau salubre et lassainissement de base. Ces privations absolues, importantes en soi, constituent aussi des violations majeures des droits humains. Leur limination pourrait accrotre considrablement la scurit, llargissement des choix des populations et la progression du dveloppement humain.

Dans les pays en dveloppement, au moins 6 personnes sur 10 souffrent dune de ces privations environnementales et 4 personnes sur 10 en subissent au moins deux. Le problme est particulirement aigu parmi les populations multidimensionnellement pauvres avec 9 personnes sur 10 subissant au moins une de ces privations. Au sein de ces populations, la plupart des gens souffrent de privations cumules : 8 personnes sur 10 en subissent au moins deux et 1 personne sur 3 (29 %) est confronte aux trois. Ces privations environnementales contribuent particulirement la pauvret multidimensionnelle, puisquelles reprsentent 20 % de lIPM, contre une part de 17 % dans lindice gnral. Dans la plupart des pays en dveloppement, cest le manque daccs aux combustibles qui est le plus important, bien que le manque deau salubre soit un problme majeur dans plusieurs tats arabes.

Afin de mieux comprendre les privations environnementales, nous avons analys les schmas de diffrents niveaux de pauvret. Les pays ont t classs en fonction de la part de population multidimensionnellement pauvre confronte une privation, et de la part confronte aux trois privations. La part de la population souffrant de privations environnementales augmente avec lIPM, mais cette tendance affiche des variations notables. Lanalyse montre que la part de la population souffrant de privations environnementales augmente avec lIPM, mais cette tendance affiche des variations notables. Les pays ayant la plus faible part de population pauvre soumise au moins une privation sont principalement situs dans les tats arabes, lAmrique latine et les Carabes (7 pays sur 10).

Parmi les pays ayant le moins de population multidimensionnellement pauvre soumise aux trois privations environnementales, les plus performants sont concentrs en Asie du Sud (5 sur 10). Plusieurs pays de cette rgion ont rduit certaines privations, notamment en ce qui concerne laccs leau salubre, mme si les autres restent graves. Les cinq mmes pays se trouvent en tte des deux listes, non seulement parce que leur pauvret environnementale est relativement faible, mais aussi parce quelle est moins intense.

Le niveau de ces indicateurs ne permet pas toujours didentifier les dommages et les risques environnementaux plus vastes, par exemple en termes dexposition aux inondations. Paralllement, les populations pauvres davantage soumises aux menaces environnementales directes sont aussi plus exposes la dgradation de lenvironnement au sens large.

Nous tudions plus en dtail ce schma en tudiant la relation entre lIPM et les contraintes dues au changement climatique. Pour 130 rgions administratives rparties dans 15 pays, nous comparons chaque IPM avec lvolution des prcipitations et des tempratures de la zone concerne Dans lensemble, les rgions les plus pauvres semblent avoir eu un climat plus chaud, mais pas plus humide ni plus sec un constat logique si lon examine les effets de changement climatique sur la pauvret de revenu.

Menaces environnementales sur des aspects spcifiques du dveloppement humain

La dgradation de lenvironnement altre les capacits des populations de nombreuses faons. Au-del des revenus et des moyens dexistence, elle exerce un impact sur la sant, lducation et dautres facteurs de bien-tre.

Carences environnementales et sant : des privations qui se chevauchent

La charge de morbidit lie la pollution de lair intrieur et extrieur, leau pollue et un assainissement non amlior touche plus svrement les populations des pays pauvres, notamment les groupes dmunis. La pollution de lair intrieur provoque 11 fois plus de dcs dans les pays IDH faible quailleurs. Dans les pays IDH faible, moyen et lev, les groupes dfavoriss sont davantage menacs par la pollution de lair extrieur, la fois parce quils y sont plus exposs et plus vulnrables. Dans les pays IDH faible, plus de 6 personnes sur 10 nont pas daccs direct une eau de qualit et 4 sur 10 ne disposent pas de toilettes, cette situation contribuant simultanment lapparition de maladies et la malnutrition. Le changement climatique menace daggraver ces disparits en raison de la diffusion de maladies tropicales, comme la malaria et la dengue, ainsi que de la diminution des rcoltes.

La base de donnes sur la charge mondiale de morbidit de lOrganisation mondiale de la Sant (OMS) fournit des rsultats difiants quant la rpercussion des facteurs environnementaux, rvlant par exemple que leau insalubre et les carences dassainissement et dhygine font partie des dix premires causes de maladies travers le monde. Chaque anne, les pathologies associes lenvironnement dont les affections respiratoires aigus et les diarrhes tuent au moins 3 millions denfants gs de moins de cinq ans, cest--dire plus que les populations totales du mme ge de lAutriche, de la Belgique, des Pays-Bas, du Portugal et de la Suisse runis.

La dgradation de lenvironnement et le changement climatique affectent aussi les contextes physiques et sociaux, les connaissances, les biens et les comportements. Les interactions de ces facteurs peuvent engendrer des impacts encore plus ngatifs. Par exemple, lintensit des risques de sant saccrot dans les zones souffrant de dficiences deau et dassainissement privations allant souvent de paire. Sur les 10 pays affichant les taux les plus levs de mortalit due des catastrophes environnementales, 6 figurent parmi les 10 premiers au classement de lIPM, dont le Niger, le Mali et lAngola.

Obstacles aux progrs de lducation en faveur des enfants dfavoriss, en particulier des filles

En dpit dune scolarisation primaire quasi universelle dans de nombreuses parties du monde, des failles demeurent. Dans les pays IDH faible, prs de 3 enfants sur 10 en ge daller lcole primaire ny sont mme pas inscrits. Cette situation sexplique par de multiples contraintes, dont certaines sont environnementales. Labsence dlectricit, par exemple, a des effets la fois directs et indirects. Laccs llectricit permet un meilleur clairage qui allonge le temps dtude, ainsi que lemploi de cuisinires modernes qui rduisent le temps pass collecter le combustible et leau deux activits rputes ralentir la progression de lducation et abaisser les taux de scolarisation. Souvent, les filles subissent encore plus cette situation parce quelles sont davantage impliques dans les tches de collecte. Laccs leau salubre et un assainissement adquat est particulirement important pour lducation de filles, car il amliore la sant, conomise du temps et protge leur intimit.

Autres rpercussions

Les privations environnementales domestiques peuvent concider avec des contraintes cologiques plus larges, rduisant les choix des populations dans un grand nombre de cas et rendant plus difficile leur subsistance grce aux ressources naturelles : les gens doivent travailler plus pour les mmes rsultats, voire migrer pour fuir la dgradation de lenvironnement.

Les moyens dexistence dpendant des ressources naturelles prennent beaucoup de temps, notamment pour les mnages confronts labsence de combustibles de cuisson modernes et deau salubre. Les enqutes sur lemploi du temps donnent une vision de lingalit des sexes qui en dcoule. Les femmes passent gnralement beaucoup plus dheures que les hommes aller chercher du bois et de leau et les filles plus de temps que les garons. Il a galement t prouv que la dvolution de ces tches aux femmes les empche de se livrer des activits plus rentables.

Comme expliqu dans le RDH 2009, la mobilit qui permet aux gens de choisir leur lieu de vie est importante pour lexpansion des liberts individuelles et lamlioration des conditions dexistence. Les contraintes lgales rendent toutefois les migrations risques. Il est difficile dvaluer le nombre de personnes fuyant des pressions environnementales parce que dautres facteurs sont en jeu, notamment la pauvret. Les estimations sont toutefois trs leves.


Une augmentation de 10 % du nombre de personnes affectes par un phnomne mtorologique extrme rduirait lIDH dun pays de presque 2 %, avec des effets particulirement importants les pays IDH moyen.


Les pressions environnementales ont galement t mises en parallle avec les conflits croissants pour les moyens dexistence. Ce lien nest cependant pas direct. Il est affect par des facteurs politiques, conomiques et contextuels plus larges qui rendent les individus, les groupes et les socits vulnrables aux effets de la dgradation de lenvironnement.

Les effets ingaux des phnomnes mtorologiques extrmes

Paralllement aux menaces chroniques pernicieuses, la dgradation environnementale peut amplifier la probabilit de risques aigus, avec des impacts ingaux. Notre analyse suggre quune augmentation de 10 % du nombre de personnes affectes par un phnomne mtorologique extrme rduirait lIDH dun pays de presque 2 %, avec des effets particulirement importants sur les revenus et dans les pays IDH moyen.

Or, la charge nest pas supporte galement : les risques de blessures et de mort par les inondations, les temptes et les glissements de terrain sont plus levs chez les enfants, les femmes et les personnes ges, en particulier parmi les populations pauvres. Lingalit flagrante entre les sexes en cas de catastrophe naturelle laisse penser que les ingalits en termes dexposition tout comme pour laccs aux ressources, aux capacits et aux opportunits dsavantagent systmatiquement les femmes en les rendant plus vulnrables.

Les enfants souffrent davantage des chocs mtorologiques parce que les effets persistants de la malnutrition et labsentisme scolaire limitent leurs perspectives. Des exemples de nombreux pays en dveloppement montrent quune chute temporaire de revenus peut inciter les familles retirer leurs enfants de lcole. Plus gnralement, plusieurs facteurs conditionnent lexposition des mnages aux chocs et leur capacit y faire face : nature du choc, statut socioconomique, capital social et soutiens informels, quit et efficacit des efforts de secours et de reconstruction.

Autonomisation choix en matire de reproduction et dsquilibres politiques

Les mutations en matire de rles sexospcifiques et lautonomisation ont permis certains pays et groupes damliorer la durabilit environnementale et lquit, faisant ainsi progresser le dveloppement humain.

galit des sexes

Notre indice dingalit de genre (IIG) mis jour cette anne pour 145 pays montre les rpercussions des problmes de sant reproductive sur lingalit entre les sexes. Cette donne est importante car, dans les pays ayant gnralis un contrle efficace des naissances, la diminution de la natalit permet damliorer la sant de la mre et des enfants, tout en rduisant les gaz effet de serre. Ainsi, Cuba, en Mauritanie, en Thalande et en Tunisie, o les soins de sant reproductive et la contraception sont facilement accessibles, le taux de fcondit est infrieur deux naissances par femme. Des besoins non satisfaits substantiels persistent cependant dans le monde entier. Les exemples indiquent que si toutes les femmes pouvaient faire leur choix en matire de reproduction, la population augmenterait assez lentement pour ramener les missions de gaz effet de serre sous leur niveau actuel. On estime que la rsolution des carences en matire de planning familial avant 2050 abaisserait les missions mondiales de carbone de 17 % par rapport aujourdhui.

LIIG couvre galement la participation des femmes aux prises de dcisions politiques. Il met en vidence leur retard sur les hommes dans le monde entier, particulirement en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans les tats arabes. Ce dsquilibre a dimportantes implications en termes de durabilit et dquit. Parce que les femmes portent habituellement la charge la plus lourde de la collecte des ressources et quelles sont davantage exposes la pollution de lair intrieur, elles sont souvent plus affectes que les hommes par les dcisions touchant aux ressources naturelles. Des tudes rcentes ont rvl non seulement limportance de la participation des femmes, mais aussi la nature et lampleur de cette participation. De plus, du fait que les femmes se montrent souvent plus concernes par lenvironnement que les hommes, soutiennent les politiques environnementales et votent pour les leaders cologistes, leur engagement suprieur dans la politique et dans les organisations non gouvernementales pourrait tre bnfique lenvironnement, avec des effets dmultiplicateurs sur les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement.

Ces arguments ne sont pas nouveaux, mais ils raffirment limportance dtendre les liberts effectives des femmes. Leur participation aux prises de dcisions possde la fois une valeur intrinsque et un intrt concret en faveur de lquit et de lenvironnement.

Ingalits de pouvoir

Ainsi que lexposait le RDH 2010, lautonomisation revt de nombreux aspects dont la dmocratie formelle et procdurale au niveau national, et les processus participatifs au niveau local. Il a t prouv que lautonomisation politique, au niveau national et international, amliorait la durabilit environnementale. Le contexte est important : des tudes montrent que les dmocraties sont habituellement plus responsabilises envers les lecteurs et plus enclines soutenir les liberts civiles. Cependant, partout dans le monde et mme dans les systmes dmocratiques, la difficult majeure rside dans le fait que les personnes les plus affectes par la dgradation de lenvironnement sont souvent les plus dfavorises et les moins autonomes, les priorits politiques ne refltant donc pas leurs intrts ni leurs besoins.

Des indices de plus en plus clairs montrent que les ingalits de pouvoir, vhicules par les institutions politiques, affectent les rsultats environnementaux dans des pays et des contextes divers. Cela signifie que les populations pauvres et les autres groupes dsavantags subissent davantage les effets de la dgradation de lenvironnement. Couvrant quelque 100 pays, les nouvelles analyses de ce RDH confirment quune galit accrue dans la distribution du pouvoir au sens large est associe de meilleurs rsultats environnementaux, dont un meilleur accs leau, une dgradation moindre des sols et un abaissement de la mortalit due la pollution de lair extrieur et leau insalubre. Cela laisse envisager un spectre important de synergies positives.


La rsolution des carences en matire de planning familial avant 2050 abaisserait les missions mondiales de carbone de 17 % par rapport aujourdhui.


Synergies positives stratgies gagnantes pour lenvironnement, lquit et le dveloppement humain

Face aux dfis exposs ici, nombre de gouvernements, de reprsentants de la socit civile, dacteurs du secteur priv et de partenaires du dveloppement ont labor des approches qui intgrent la durabilit environnementale et lquit, tout en favorisant le dveloppement humain cest--dire des stratgies gagnant-gagnant-gagnant. Pour tre efficaces, les solutions doivent tre spcifiques chaque contexte. Il nen reste pas moins important dexaminer les expriences locales et nationales qui offrent des potentiels, et didentifier les principes susceptibles dtre appliqus dans tous les cas. Nous mettrons en exergue au niveau local le besoin dinstitutions inclusives, et au niveau national les possibilits de dveloppement des innovations et des rformes politiques russies.

Lagenda politique tant vaste, ce RDH ne peut pleinement lui rendre justice. Cependant, la valeur ajoute rside dans lidentification de stratgies gagnant-gagnant-gagnant aptes rsoudre avec succs nos dfis sociaux, conomiques et environnementaux grce la gestion voire au contournement des compromis, par le biais de dmarches favorables non seulement lenvironnement, mais aussi plus largement lquit et au dveloppement humain. Afin dinspirer les dbats et les actions, nous proposons des exemples concrets expliquant la mise en pratique de stratgies consistant dpasser les ventuels compromis pour trouver des synergies positives. Nous donnons ci-aprs lexemple des nergies modernes.

Accs aux nergies modernes

Lnergie est une question centrale du dveloppement humain, sachant quenviron 1,5 milliard de personnes dans le monde plus de 1 sur 5 ne disposent pas dlectricit. Cette privation est plus marque au sein des populations multidimensionnellement pauvres (1 personne sur 3).


Il existe de nombreuses perspectives prometteuses permettant de dvelopper laccs lnergie sans impact environnemental lourd.


Faut-il trouver un compromis entre lextension de la fourniture dnergie et les missions de CO2 ? Pas ncessairement. Nous pensons que cette relation est faussement dfinie. Il existe de nombreuses perspectives prometteuses permettant de dvelopper laccs lnergie sans impact environnemental lourd, dont les deux suivantes.

Il est possible de raliser des systmes dcentraliss hors rseau pour fournir des services nergtiques aux mnages pauvres, qui peuvent tre financs et mis en place avec un impact minimal sur le climat.

On estime que la fourniture de services nergtiques de base tout le monde naugmenterait que de 0,8 % les missions de CO2 compte tenu des engagements politiques gnraux adopts.

La couverture nergtique mondiale a atteint un pic en 2010, les nergies renouvelables reprsentant alors 25 % de la capacit de production et plus de 18 % de llectricit fournie. Le dfi consiste tendre cette couverture une chelle et un rythme qui permettront daccrotre la qualit de vie des femmes et des hommes pauvres, aujourdhui et lavenir.

Prvention de la dgradation de lenvironnement

Llargissement de lventail des mesures de prvention de la dgradation de lenvironnement englobe divers aspects, depuis lextension des choix de reproduction jusqu la promotion de la gestion communautaire des forts, en passant par des mthodes dintervention adaptatives en cas de catastrophes naturelles.

Les droits en matire de reproduction, notamment laccs des services de sant reproductive adquats, sont une condition pralable lautonomisation des femmes, mais peuvent galement aider prvenir la dgradation de lenvironnement. Des progrs majeurs sont ralisables. De nombreux exemples montrent la possibilit dintgrer moindre cot des services de sant reproductive aux infrastructures existantes, ainsi que limportance de lengagement de la communaut. Au Bangladesh, le taux de fcondit est tomb de 6,6 naissances par femme en 1975 2,4 en 2009. Le gouvernement sest appuy sur des programmes de sensibilisation et de subventions pour faciliter laccs la contraception. De plus, il est parvenu faire voluer les normes sociales en dialoguant avec les leaders dopinion des deux sexes (autorits religieuses, enseignants, organisations non gouvernementales).

La gestion communautaire des forts pourrait attnuer la dgradation de lenvironnement et rduire les missions de CO2, mais lexprience montre que cela implique le risque dexclure et de dsavantager des groupes dj marginaliss. Pour viter ce danger, nous soulignons limportance dune large participation en particulier des femmes llaboration et la mise en oeuvre des processus. Il est galement essentiel de sassurer que les groupes pauvres et ceux qui vivent de la fort ne verront pas leur situation empirer.

Des perspectives trs prometteuses mergent aussi pour la rduction des impacts ngatifs des catastrophes naturelles, grce des solutions quitables et adaptatives ainsi qu des systmes de protection sociale innovants. Lintervention en cas de catastrophe inclut notamment une cartographie communautaire des risques et une distribution plus progressive des biens reconstruits. Lexprience a conduit une volution vers des modles dcentraliss de rduction des risques. Ces initiatives peuvent autonomiser les communauts locales particulirement les femmes en augmentant la participation llaboration et la prise de dcisions. Les communauts peuvent se reconstruire de manire gommer les ingalits existantes.

Repenser notre modle de dveloppement les leviers du changement

Les fortes disparits entre les populations, les groupes et les pays sajoutent aux menaces environnementales croissantes, posant dimmenses dfis politiques. Il existe cependant une raison dtre optimiste : de nombreux gards, la situation actuelle nous incite plus que jamais progresser, donnant lieu des politiques et des initiatives innovantes dans certaines rgions du monde. Lapprofondissement du dbat gnre des rflexions audacieuses, en particulier au soir de la confrence des Nations unies sur le dveloppement durable (Rio + 20) et laube de lre post-2015. Ce Rapport postule une nouvelle vision pour promouvoir le dveloppement humain travers le prisme de la durabilit et de lquit. Au niveau local et national, nous soulignons la ncessit de porter lquit au premier plan de llaboration des programmes et des politiques, et dexploiter les effets multiplicateurs potentiels dune autonomisation accrue dans les sphres lgislatives et politiques. Au niveau mondial, nous mettons en vidence le besoin dallouer davantage de moyens la lutte contre les menaces environnementales et daccrotre lquit et la reprsentation des pays et des groupes dfavoriss dans laccs aux financements.

Intgration des questions dquit dans les politiques conomiques vertes

Un thme majeur de ce Rapport rside dans la ncessit dintgrer pleinement les questions dquit dans les politiques relatives lenvironnement. Les mthodes classiques dvaluation des politiques environnementales chouent. Elles permettent par exemple de calculer les impacts des missions futures, mais escamotent souvent laspect distributif. Mme quand elles tudient les effets sur diffrents groupes, elles se limitent gnralement aux revenus des populations. Limportance de lquit et de linclusivit est dj explicite dans les objectifs des politiques conomiques vertes . Nous proposons daller plus loin cet gard.

Plusieurs principes cls pourraient permettre dintgrer plus largement la question de lquit llaboration des politiques, grce lengagement des parties prenantes dans des analyses qui prendraient en compte :

les dimensions du bien-tre non lies aux revenus, par le biais doutils tels que lIPM ;

les effets directs et indirects des politiques ;

les mcanismes de compensation en faveur des populations affectes ngativement ;

les risques de phnomnes climatiques extrmes qui, mme improbables, pourraient provoquer des catastrophes.

Une analyse prcoce des effets distributifs et environnementaux des politiques savre essentielle.


Ce Rapport postule une nouvelle vision pour promouvoir le dveloppement humain travers le prisme de la durabilit et de lquit.


Un environnement propre et sain constitue un droit, pas un privilge

Il peut savrer efficace dintgrer les droits environnementaux aux constitutions et aux lgislations nationales, ne serait-ce que pour habiliter les citoyens les protger. Au moins 120 pays possdent une constitution comportant des normes environnementales. De nombreux autres pays nont pas institu de droits environnementaux explicites, mais interprtent les dispositions gnrales de leur constitution de faon inclure la jouissance dun environnement sain dans les droits individuels fondamentaux.

La reconnaissance constitutionnelle de lgalit daccs un environnement sain favorise lquit, lexercice de ce droit ntant plus limit ceux qui peuvent se le permettre. Lintgration de ce droit au cadre lgal peut influencer les priorits du gouvernement et laffectation des ressources.

Paralllement la reconnaissance de lgalit daccs un environnement sain et correctement gr, il est ncessaire de disposer dinstitutions porteuses, allies un dispositif judiciaire juste et indpendant, et au droit tre inform par les gouvernements et les entreprises. De fait, la communaut internationale reconnat de plus en plus le droit linformation environnementale.

Participation et responsabilisation

Les liberts daction se trouvent au centre du dveloppement humain. Comme indiqu dans le RDH de lanne dernire, elles possdent une valeur la fois intrinsque et concrte. De fortes disparits de pouvoir se traduisent par des carts prononcs en termes de rsultats environnementaux. linverse, une plus grande autonomisation peut aboutir des rsultats environnementaux positifs, de manire quitable. Au-del de limportance de la dmocratie, les instituions doivent tre responsables et inclusives particulirement vis--vis des groupes menacs, dont les femmes afin de donner du pouvoir la socit civile et de favoriser laccs de la population linformation.


Linvestissement annuel requis pour assurer laccs universel aux nergies modernes est estim moins dun huitime des subventions alloues aux nergies fossiles.


La participation prsuppose des processus dlibratifs ouverts, transparents et inclusifs, mais des obstacles persistent dans la pratique. Malgr des changements positifs, des efforts supplmentaires sont ncessaires pour que certains groupes traditionnellement exclus tels que les populations indignes puissent jouer un rle plus actif. Permettre la participation des femmes revt une importance de plus en plus manifeste, autant pour la valeur proprement dite de cette participation que pour son aboutissement avr des rsultats plus durables.

Lorsque les gouvernements sont sensibles aux attentes de la population, les changements sont plus ralisables. Un environnement permettant la socit civile de prosprer favorise galement la responsabilisation au niveau local, national et mondial. En outre, la libert de la presse est vitale pour sensibiliser le public et faciliter sa participation.

Financement des investissements : o en sommes-nous ?

Les dbats sur la durabilit soulvent des questions majeures quant aux cots et aux financements, dont celle de savoir qui devrait financer quoi et comment. Les principes dquit plaident en faveur de larges transferts de ressources vers les pays pauvres, autant pour obtenir un accs plus quitable leau et lnergie que pour sadapter au changement climatique et en attnuer les effets.

Quatre messages importants se dgagent de nos analyses financires :

Les investissements requis sont substantiels, mais restent infrieurs aux dpenses actuelles dans dautres secteurs, par exemple dans le domaine militaire. Linvestissement annuel requis pour assurer laccs universel aux nergies modernes est estim moins dun huitime des subventions alloues aux nergies fossiles.

Lengagement du secteur public est important (la gnrosit de certains donateurs est patente) et le secteur priv reprsente une source majeure et critique de financement. Leffort public peut catalyser linvestissement priv, do limportance daugmenter les fonds publics, de soutenir un climat propice linvestissement et dencourager les capacits locales.

Les contraintes en matire de donnes rendent difficile de contrler les dpenses du secteur priv et du secteur public local en faveur de la durabilit environnementale. Les informations disponibles permettent uniquement dexaminer les flux de laide officielle au dveloppement.

La complexit et la fragmentation de larchitecture financire rduisent lefficacit des dpenses et compliquent leur contrle. Il reste beaucoup apprendre des engagements initiaux de Paris et dAccra en faveur de lefficacit de laide.

Bien que les informations disponibles sur les besoins, les engagements et les dpenses soient incompltes et que les ordres de grandeur soient approximatifs, le tableau de la situation est clair. Lcart entre laide officielle au dveloppement et les investissements requis pour traiter les problmes du changement climatique, des nergies faible mission de carbone, de leau et lassainissement est immense et encore plus marqu que lcart entre les engagements et les investissements ncessaires. Les dpenses en faveur des nergies faible mission de carbone ne reprsentent que 1,6 % de lestimation la plus basse des besoins ; les fonds consacrs ladaptation au changement climatique et son attnuation reprsentent environ 11 % des besoins selon lestimation la plus basse. Dans les domaines de leau et de lassainissement, les montants sont beaucoup plus rduits, et les engagements de laide officielle au dveloppement sont plus proches des cots estims.

Combler le manque de financements : la taxe sur les oprations de change, dune grande ide une politique concrte

De nouvelles solutions permettraient de remdier largement au manque de financements pour rpondre aux carences et aux dfis exposs dans le prsent Rapport. La principale est la taxe sur les oprations de change. Soutenue par le RDH 1994, cette ide simpose progressivement comme une option politique envisageable. La crise financire rcente a ranim lintrt pour cette proposition, mettant en vidence sa pertinence et son opportunit.

Linfrastructure rglementaire des changes de devises tant aujourdhui plus organise, centralise et standardise, la mise en place de la taxe apparat sous un nouveau jour. Elle remporte une forte adhsion, y compris auprs du Groupe pilote sur les financements innovants pour le dveloppement, comprenant 63 pays parmi lesquels la Chine, la France, lAllemagne, le Japon et le Royaume-Uni. Aux Nations unies, le Groupe consultatif de haut niveau sur le financement de la lutte contre le changement climatique a rcemment propos que 25 30 % des produits dune telle taxe soit affects ladaptation au changement climatique et son attnuation dans les pays en voie de dveloppement.

Nos analyses mises jour montrent quune taxe sur les oprations de change trs faible (0,005 %) pourrait rapporter sans aucun surcot administratif environ 40 milliards de dollars par an. lchelle requise, il existe peu dautres moyens de satisfaire les nouveaux besoins de financements exposs dans les dbats internationaux.

Une taxe plus large sur les transactions financires pourrait aussi dgager des recettes considrables. La plupart des pays du G20 ont dj adopt une taxe sur les transactions financires et le Fonds montaire international (FMI) a confirm la faisabilit administrative dune taxe plus large. Avec un taux de prlvement de 0,05 % sur les transactions financires nationales et internationales, cette taxe pourrait rapporter entre 600 et 700 milliards de dollars.

Une autre solution qui a retenu lattention consisterait montiser lexcdent de droits de tirage spciaux (DTS) du FMI. Le gain pourrait atteindre 75 milliards de dollars, avec un cot budgtaire minime ou nul pour les gouvernements. Les DTS prsentent lavantage supplmentaire dagir comme un instrument de rquilibrage montaire ; la demande est attendue des marchs conomiques mergents qui cherchent diversifier leurs rserves.

Rformes pour accrotre lquit et la reprsentation de tous

Un foss spare les responsables politiques, les ngociateurs et les dcideurs, dune part, et les citoyens les plus vulnrables la dgradation de lenvironnement dautre part. Pour le combler, il convient de rduire le dficit de responsabilisation dans la gouvernance environnementale mondiale. La responsabilisation ne peut rsoudre elle seule toutes les difficults, mais elle est fondamentale pour construire un systme de gouvernance socialement et environnementalement efficace au service des populations.

Nous lanons un appel en faveur de mesures qui amliorent lquit et la reprsentation de tous dans laccs aux financements pour soutenir les efforts de lutte contre la dgradation de lenvironnement.

Les ressources prives sont cruciales. Cependant, le fait que la majorit des flux financiers vient du priv dans le secteur nergtique, par exemple affecte le schma de distribution, car les investisseurs se dtournent des rgions qui prsentent les plus grands risques et les rentabilits les plus faibles. En labsence dune rforme, laccs aux financements restera ingalement rparti travers le monde et ne fera quexacerber les ingalits existantes. Ces considrations soulignent limportance de sassurer que les flux dinvestissements publics sont quitables et aident crer des conditions aptes attirer les flux privs.

Les implications sont claires : les principes dquit sont ncessaires pour guider et encourager les flux financiers internationaux. Il convient de soutenir le renforcement des institutions afin que les pays en dveloppement puissent tablir des politiques et des incitations appropries. Les mcanismes de gouvernance concerte pour un financement public international doivent permettre la reprsentation de tous et la responsabilisation sociale.

Tout vritable effort de transformation pour renforcer les actions visant ralentir ou stopper le changement climatique requiert une combinaison de ressources locales et internationales, prives et publiques, donnes et prtes. Afin de faciliter un accs la fois quitable et efficace aux flux financiers internationaux, ce Rapport plaide en faveur de lautonomisation des parties prenantes nationales pour combiner les financements au niveau local. Les fonds nationaux pour le climat peuvent faciliter la combinaison et le contrle oprationnels des ressources locales et internationales, prives et publiques, donnes et prtes. Cela est essentiel pour garantir la responsabilisation nationale et des effets distributifs positifs.

Afin de faire progresser cet agenda, ce Rapport propose de mettre laccent lchelon des pays sur les quatre sries doutils suivantes.

Stratgies de basse mission et de rsistance au changement climatique pour aligner les objectifs en matire de dveloppement humain, dquit et de changement climatique.

Partenariats public/priv pour catalyser les capitaux provenant des entreprises et des mnages.

Dispositifs de flux financiers pour le climat pour donner un accs quitable aux financements publics internationaux.

Coordination de la mise en oeuvre, du contrle et des systmes dvaluation et de vrification pour assurer long terme des rsultats efficaces et une responsabilisation aux populations locales aussi bien quaux partenaires.

Pour finir, nous appelons au lancement dune Initiative pour laccs universel lnergie, mondiale et forte visibilit, au travers dun plaidoyer et dune prise de conscience lchelle mondiale, ainsi que du soutien rsolu au dveloppement des nergies propres lchelle nationale. Une telle initiative serait mme de mobiliser puissamment les efforts pour passer dun changement progressif un changement transformateur.

***

Ce Rapport met en lumire les liens entre la durabilit et lquit, tout en expliquant comment le dveloppement humain peut devenir plus durable et plus quitable. Il montre comment dont la dgradation de lenvironnemental fait souffrir plus particulirement les groupes pauvres et vulnrables. Nous proposons un agenda politique qui redressera ces dsquilibres, en cadrant une stratgie capable de sattaquer aux problmes environnementaux actuels de manire promouvoir lquit et le dveloppement humain. Enfin, nous exposons des moyens pratiques de progresser simultanment vers ces objectifs complmentaires, afin dlargir lventail de choix des populations tout en protgeant notre environnement.


CHAPITER
1

Pourquoi la durabilit et lquit ?


Lapproche du dveloppement humain revt une importance persistante dans loptique dapprhender notre monde et de sattaquer ses problmes. Lanne dernire, le Rapport sur le dveloppement humain (RDH) raffirmait la notion de dveloppement humain en mettant laccent sur lautonomisation, lquit et la durabilit pour largir lventail des choix accessibles aux personnes. Il expliquait que ces aspects cruciaux ne concident pas toujours et soulignait les dfis quils soulvent. Il invoquait galement la ncessit de promouvoir lautonomisation, lquit et la durabilit de sorte quelles se renforcent mutuellement.

En outre, le Rapport faisait tat des progrs immenses accomplis au cours des quarante dernires annes. Depuis 1970, lindice de dveloppement humain (IDH) a connu une progression vertigineuse 41 % dans lensemble et 61 % dans les pays dont lindice de dveloppement humain est le plus faible tmoignant des avances importantes enregistres dans les domaines de la sant, de lducation et des revenus, notamment lducation primaire et secondaire des filles. En 2050, si les amliorations se poursuivent au mme rythme, plus des trois quarts de la population mondiale vivront dans des pays ayant un indice de dveloppement humain semblable celui quaffichent actuellement les pays dvelopps. Des progrs sont galement signaler dans dautres domaines : le nombre de pays dmocratiques est pass de moins dun tiers trois cinquimes. En 2011, le printemps arabe , qui semble avoir libr quelque 100 millions de personnes de rgimes autocratiques en place depuis plusieurs dcennies, a constitu un autre grand bond en avant.

Nous ne pouvons cependant pas supposer que les progrs vont se poursuivre au rythme actuel ; ils ont dailleurs considrablement fluctu selon les pays et les priodes. Qui plus est, les conditions se sont dgrades dans deux domaines cls du dveloppement humain. Dune part, les preuves sur les impacts dvastateurs actuels et futurs menaant la durabilit environnementale saccumulent ; dautre part, les ingalits de revenus se sont accrues, tandis que les disparits en matire de sant et dducation restent substantielles.

Ce seront donc les sujets abords dans le prsent Rapport : les rpercussions nfastes de la dgradation de lenvironnement sur les tres humains, notamment les dommages disproportionns subis par les personnes pauvres et dfavorises, et la ncessit de baser la solution sur une quit renforce. Explorant les tendances et leurs implications, le Rapport est un appel laction audacieux. Ce faisant, il identifie les moyens de briser le lien pernicieux entre la dgradation de lenvironnement et la croissance conomique, qui pse considrablement sur le dveloppement humain depuis au moins un demi-sicle et menace les progrs futurs.

Cette position rejoint celle de plusieurs dclarations internationales sur le dveloppement durable, notamment celles de Stockholm (1972), de Rio de Janeiro (1992) et de Johannesburg (2002), qui ont faonn la notion des trois piliers du dveloppement durable, savoir le dveloppement environnemental, conomique et social.1 Lquit intragnrationnelle relve du pilier social. Lappel que nous lanons en faveur dune gestion prudente de lenvironnement et des ressources naturelles essentielles reflte limportance de multiplier les opportunits accessibles aux personnes les plus dfavorises et la ncessit denvisager les risques lis aux catastrophes.

Si nous ne nous attardons pas sur des sujets plus vastes tels que la durabilit conomique, financire et politique, nous en tirons cependant des leons importantes. Il est plus utile de se concentrer sur un ensemble daspects bien dfinis que de tenter de couvrir des domaines connexes. Ce choix dcoule galement de la ncessit urgente de contrer les graves menaces qui psent actuellement sur lenvironnement.


Il ny a pas de raison que ceux qui naissent aujourdhui puisent davantage dans les ressources de la Terre que ceux qui la peuplrent un sicle ou un millnaire plus tt


En somme, le prsent Rapport souligne les liens entre deux problmes troitement lis, afin de montrer comment le dveloppement humain peut devenir la fois plus quitable et cologiquement durable.

***

Ce chapitre plante le dcor en faisant le point sur les limites du dveloppement humain et sur deux paradigmes opposs de la durabilit, qui affectent fondamentalement notre apprhension de certains des choix les plus urgents auxquelles lhumanit est confronte. Nous adoptons une position conservatrice car nous ne pouvons pas tre certains de toujours trouver une solution technologique aux problmes que nous crons. Un aspect essentiel de cette approche consiste reconnatre lincertitude inhrente associe au futur et la ncessit daborder les risques de faon responsable, afin de remplir nos obligations lgard des gnrations actuelles et venir.

Existe-t-il des limites au dveloppement humain ?

Au cours des quarante dernires annes, la majorit de la population mondiale a vu sa qualit de vie samliorer sensiblement. Cependant, des obstacles srieux menacent notre capacit maintenir cette tendance. Si nous abordons ces dfis avec fermet, nous pouvons tre laube dune re riche en occasions historiques, se caractrisant par un ventail accru de liberts et de choix accessibles la population. linverse, si nous nagissons pas, les gnrations futures se souviendront du dbut du XXIe sicle comme de lpoque ayant priv la majorit de la population mondiale dun avenir plus prometteur.

Daprs Amartya Sen, un environnement souill, au sein duquel les gnrations futures seront prives dair pur demeurera souill quelle que soit la richesse de cellesci. 2 Lincertitude fondamentale quant aux priorits des populations venir nous oblige garantir, entre autres, la mme libert de choix pilier de lapproche fonde sur les capacits en prservant notamment la disponibilit et la diversit des ressources naturelles. 3 Celles-ci sont cruciales pour que nous puissions mener une vie considre juste titre comme satisfaisante.4

Ds leur cration, les Rapports sur le dveloppement humain ont reconnu le rle central jou par lenvironnement. Le premier Rapport mettait en garde contre laugmentation continue des dangers menaant lenvironnement, y compris les risques pour la sant dus au rchauffement climatique, la dgradation de la couche dozone, la pollution industrielle et aux catastrophes environnementales. 5 Comme le soulignait le RDH 1994, il ny a pas de contradiction entre dveloppement humain et dveloppement durable. Tous deux sont fonds sur luniversalit du droit la vie. 6

En 2010, le Rapport sur le dveloppement humain est all plus loin en mettant laccent sur la durabilit dans le cadre du dveloppement humain :7

Le dveloppement humain est llargissement des liberts des personnes afin de leur permettre de vivre une vie longue, en bonne sant et crative ; de faire avancer les autres objectifs auxquelles elles ont des raisons daccorder de la valeur ; et de jouer un rle actif dans le faonnage de l quit et de la durabilit du dveloppement sur une plante partage. Les personnes sont la fois les bnficiaires et la force motrice du dveloppement humain, en tant quindividus et en tant que groupes.

Le dveloppement durable a pris de limportance suite la publication, en 1987, de Our Common Future (Notre avenir commun), le rapport de la Commission mondiale sur lenvironnement et le dveloppement des Nations Unies, prside par lancien premier ministre de Norvge, Gro Harlem Brundtland. Ce rapport est lorigine de la dfinition courante du dveloppement durable : un dveloppement qui rpond aux besoins du prsent sans compromettre la capacit des gnrations futures satisfaire les leurs. Mais le travail de la Commission est important pour bien dautres raisons. Il se distingue de travaux bien plus rcents sur la durabilit par limportance quil accorde lquit :

De nombreux problmes lis lpuisement des ressources et la dgradation de lenvironnement sont dus aux disparits du pouvoir conomique et politique. Une industrie peut provoquer en toute impunit des niveaux de pollution des eaux inacceptables du fait que les personnes qui en souffrent le plus sont pauvres et incapables dengager des procdures de plainte efficaces. Une fort peut tre dtruite par un abattage excessif parce que ses habitants nont pas le choix ou parce quils sont moins influents que les ngociants en bois. Globalement, les nations plus riches sont mieux prpares financirement et technologiquement pour affronter les effets du changement climatique. Cest pourquoi notre incapacit promouvoir lintrt commun dans le dveloppement durable est souvent le rsultat de la ngligence relative de la justice conomique et sociale lchelle nationale et internationale.

La Commission exprimait galement sa crainte de voir la croissance conomique du monde atteindre ses limites naturelles. En 1972, un groupe de scientifiques mandats par le Club de Rome publiait The Limits of Growth (Halte la croissance ?), o il prdisait lpuisement de nombreuses ressources naturelles au cours du XXIe sicle si le taux de croissance de la consommation se maintenait. Les conomistes pourfendirent cette thse, qui ignorait les ajustements de prix et lvolution technologique susceptibles de modrer la demande croissante de ressources.9 Il semble cependant que certains des faits noncs se soient confirms : le prix du ptrole corrig de linflation a t multipli par cinq entre 1970 et 1985.10

Au cours des vingt dernires annes, la notion de pnurie a volu. La plupart des prix des matires premires ont atteint leur plafond au milieu des annes 1980 avant de baisser au cours de la dcennie suivante hauteur de 57 % pour le ptrole, de 45 % pour le charbon et de 19 % pour le cuivre. Dans ce contexte, lide de lpuisement imminent des ressources mondiales devenait moins vraisemblable si les ressources devenaient de plus en plus rares, les prix auraient d augmenter et non pas diminuer. En 1997, le Conseil conomique et social des Nations Unies lui-mme qualifiait les prvisions du rapport du Club de Rome de dogmatiques , peu fiables et politiquement contre-productives .11


La thse de la durabilit faible est axe sur le capital social total plutt que sur lpuisement des ressources naturelles ; la thse de la durabilit forte postule que certains actifs naturels essentiels nont aucun substitut rel et doivent donc tre prservs


Un retour de balancier se produit aujourdhui. Les proccupations diffrent certains gards de celles qui avaient cours il y a 40 ans. Les problmes poss par la prservation des ressources naturelles renouvelables, depuis les forts et la pche jusqu lair que nous respirons, sont plus manifestes. Le message est cependant clair : notre modle de dveloppement se heurte des limites concrtes.

Des paradigmes opposs

Lide selon laquelle la pnurie des ressources limite le potentiel de dveloppement mondial ne date pas dhier. la fin du XVIIIe sicle, Malthus tait de lavis que le nombre limit de terres constituait une contrainte majeure pour la consommation alimentaire et, par consquent, pour le potentiel de peuplement de la Terre. Pourtant, 200 ans plus tard, la population mondiale est sept fois plus leve qu lpoque de Malthus.

Dans la pratique, grce aux progrs technologiques et la substitution des ressources rares par dautres plus abondantes, laugmentation des niveaux de vie sest poursuivie au cours des deux derniers sicles. Les prix alimentaires corrigs de linflation sont bien plus bas quil y a 200 ans, voire 50 ans, et les rserves connues de nombreux minraux sont dsormais considrablement suprieures celles de 1950.12 Grce lamlioration des techniques agricoles, la production alimentaire mondiale est suprieure la croissance de la population mondiale. Dans les annes 1960 1990, la rvolution verte a doubl la production de riz et de bl en Asie grce lintroduction despces vgtales haut rendement, lamlioration de lirrigation et lemploi de pesticides et dengrais.13 Cependant, laugmentation de la production tait obtenue au moyen de mthodes non durables. Notre dsir de parvenir des pratiques agricoles plus durables tient aussi au fait que prs dun milliard de personnes sont sous-alimentes et font face une grave inscurit alimentaire.14 Ce constat a conduit certains postuler que lorsque le stock de ressources non renouvelables spuisera, linnovation technologique et les signaux de prix permettront dviter les pnuries qui limitent le dveloppement futur. Lorsquune ressource devient rare, laugmentation relative des prix se traduit par des bnfices potentiels pour les innovateurs et les propritaires de biens susceptibles de la remplacer. Ces forces peuvent considrablement rduire lutilisation des ressources malgr laugmentation de la consommation. Le Worldwatch Institute estime que pour produire une unit de production aux tats-Unis en 2000, il faut cinq fois moins dnergie quen 1800.15 Ceci a conduit la thse de la durabilit faible, axe sur le capital social total plutt que sur lpuisement des ressources naturelles.


Comment pouvonsnous tre srs de russir compenser les dommages dcoulant des niveaux de production et de consommation actuels ? La rponse est quaucune certitude nest permise


Opposs cette vision, les partisans de la thse de la durabilit forte pensent que certains actifs naturels essentiels nont aucun substitut rel et doivent donc tre prservs. 16 Ces biens sont fondamentaux non seulement pour notre capacit produire des biens et des services, mais galement pour la vie des tres humains. Les socits doivent sefforcer de maintenir le flux des services issus du capital naturel terme, car laccumulation de capitaux physique ou autres ne peut compenser le rchauffement de la plante, la diminution de la couche dozone et les pertes importantes en matire de biodiversit.

Si les adeptes de la durabilit forte ne ngligent pas lefficacit croissante de lutilisation des ressources, ils contestent cependant lide selon laquelle lhistoire est un guide pertinent pour lavenir. Certaines pressions sur le capital naturel nont pas t contraignantes dans le pass, mais il savre aujourdhui que certains types de capital naturel sont irremplaables. Le rchauffement climatique en constitue le meilleur exemple. Il existe des preuves irrfutables que nous atteignons la limite maximale de notre capacit mettre des gaz effet de serre sans consquences dsastreuses. Daprs un partisan de la durabilit forte, nous passons de lconomie de monde vide , au sein de laquelle le capital cr par lhomme tait restreint et le capital naturel surabondant, celle de monde plein , o les rles sont inverss.17

Au-del de ces dbats, les rflexions plus rcentes soulignent la pertinence potentielle de la croissance et de la durabilit environnementale au sein du paradigme plus vaste dune conomie verte.18 Cette position diverge du discours traditionnel sur la durabilit en se centrant sur les manires dont les politiques conomiques peuvent crer des modles de production et de consommation durables laide de solutions inclusives et favorables aux personnes pauvres et intgrant la dimension environnementale dans le cadre des dcisions conomiques quotidiennes. 19 Notre approche complte et enrichit le discours sur lconomie verte, en mettant laccent sur les personnes, les multiples dimensions du bien-tre et lquit. Nos proccupations portent sur la croissance, mais ne sy limitent pas.

Le rle critique de lincertitude

Les divergences entre les notions de durabilit faible et forte ne concernent pas seulement la capacit des conomies financires remplacer les ressources naturelles puises. Le rle de lincertitude constitue une diffrence capitale.

Comment pouvons-nous tre srs de russir compenser les dommages dcoulant des niveaux de production et de consommation actuels ? La rponse est quaucune certitude nest permise. La reconnaissance de cette incertitude inhrente revient soutenir la thse de la durabilit forte.

Prenons lexemple de la biodiversit. Ses bienfaits cruciaux pour les personnes sont bien connus : une biodiversit accrue multiplie les chances de trouver des remdes aux maladies, de dvelopper des rcoltes haut rendement et de maintenir les biens et les services de lcosystme, tels que la qualit de leau. Nous savons que les cosystmes sont rsilients jusqu un certain point. Il est cependant difficile de dterminer le seuil partir duquel ils se dtriorent. Un cosystme donn peut rsister une destruction progressive pendant un certain temps, jusqu ce quun seuil inconnu soit franchi, partir duquel il stiole.20 Ces risques et ces seuils inconnus suscitent des proccupations relles sur notre gestion insouciante de la plante (cf. encadr 1.1.).

Lvolution technologique est incertaine. Ainsi, la croissance de la productivit sest acclre aprs la Deuxime Guerre mondiale avant de ralentir entre les annes 1970 et 1990.21 Il est possible de comprendre a posteriori les raisons des acclrations et des ralentissements, mais il est trs difficile de prdire lavenir. Lincertitude est dautant plus grande concernant les innovations venir. Lhistoire regorge de prvisions sans lendemain sur des innovations concrtes, depuis les robots personnels tout faire jusquau tourisme spatial de masse, mais aussi dinventions non anticipes telles que lordinateur personnel, Internet et les communications mobiles.22

Les dbats sur le changement climatique ont clairement mis en relief limportance de lincertitude et du risque pour comprendre lavenir.23 Les scientifiques en sont arrivs la conclusion que la probabilit dun effondrement dsastreux de lensemble du systme nest pas ngligeable. Ntant pas en mesure de limiter de faon significative les pertes catastrophiques dues lvolution substantielle des tempratures, nous devons rduire les missions de gaz effet de serre, non seulement pour mitiger les consquences avres de leur accumulation, mais galement pour prvenir les scnarios incertains les plus pessimistes.24

Il sensuit que les durabilits forte et faible diffrent principalement dans leur approche du risque. Il ne sagit pas de dterminer si diffrents types de capital naturel ou autres taient auparavant des substituts, mais plutt si la nature et le rythme de lvolution institutionnelle et technologique permettent de garantir lamlioration continue du dveloppement humain.

ENCADR 1.1

Gestion du risque environnemental jouer avec la plante


Nous jouons avec la plante. Des acteurs privs rcoltent les fruits de ces jeux , tandis que la socit en supporte les frais. Un systme permettant un tel rsultat est condamn une mauvaise gestion des risques. Comme le remarquait rcemment Joseph Stiglitz, prix Nobel dconomie, il est probable que les banquiers et les propritaires de compagnies productrices dnergie qui ont respectivement mis en danger notre conomie et notre plante arrivent senrichir. Mais il est presque certain quen gnral, en tant que socit, nous y serons perdants, tels des joueurs.

Les banques dinvestissement et les compagnies nergtiques bnficient dincitations perverses qui constituent des subventions masques, linstar des faibles plafonds de responsabilit, de la perspective des renflouements et de la certitude que les contribuables supporteront les cots. Sachant quelles ne sont pas tenues de financer les crises qui sensuivent, ces socits prennent parfois des risques excessifs. Ainsi, le cot de la mare noire de BP au large des ctes amricaines en 2010 dpassait largement le plafond de responsabilit de 75 millions de dollars. Mme quand la responsabilit est illimite, il existe des failles. Ainsi, au Japon, la loi sur la compensation nuclaire exclue les cas dans lesquels les dommages sont dus une grave catastrophe naturelle caractre exceptionnel .

Il est bien entendu difficile de prvoir les vnements rares accompagns de consquences dramatiques. Nous ne pouvons cependant plus nous permettre de fermer les yeux. Malgr les incertitudes, ces vnements sont de plus en plus frquents. Compte tenu que la plupart des gaz effet de serre resteront dans latmosphre pendant des sicles, nous ne pouvons attendre que toutes les incertitudes soient leves. Plus tt nous agirons, mieux ce sera.

Quel niveau de risque faut-il atteindre pour convaincre les gens de la ncessit de modifier leurs comportements ? Des recherches sur la psychologie du comportement et lconomie exprimentale apportent des lments qui font rflchir. Au cours dexercices de simulation montrant lattitude de groupes de personnes qui on demandait dinvestir collectivement pour prvenir le changement climatique, un nombre excessif de participants a eu recours au parasitisme, comptant sur laltruisme des autres. Dans les exercices o la probabilit dun changement climatique catastrophique tait trs faible, les promesses de fonds taient pratiquement inexistantes. Mme lorsque la probabilit tait de 90 %, peu prs la moiti des 30 groupes dtude seulement promettaient des fonds suffisants.

Les cots estims pour parer au changement climatique semblent drisoires par rapport ceux encourus si celui-ci nest pas matris. Mais cest prcisment parce que la collaboration nest pas garantie, mme dans les scnarios forte probabilit, quil est ncessaire de raliser des efforts politiques et de plaidoyer soutenus afin de mobiliser les engagements.

Comme lavertit Joseph Stiglitz, les risques de linaction sont trop levs : Sil existait une autre plante vers laquelle nous pourrions dmnager moindre frais dans le cas pratiquement certain o les prvisions des scientifiques se raliseraient, on pourrait dire que le risque mrite dtre pris. Mais cette plante de rechange nexiste pas et le risque ne vaut donc pas dtre pris.

Source : Stiglitz 2011; Milinski et al. 2008 ; Speth 2008.


La position que nous adoptons dpend galement de la valeur que nous attachons au bien-tre des gnrations futures par rapport celui des gnrations actuelles autrement dit, du taux auquel nous actualisons le futur. En termes de capacits, il nest absolument pas justifi de supposer que lavenir offrira plus de chances que le prsent ou dattacher moins dimportance au bien-tre de la gnration actuelle au profit de celles qui vont suivre.25


La gnration actuelle ne peut imposer celles qui vont suivre de respirer un air pollu en change dune capacit accrue produire des biens et services


tant donn les principes essentiels de lapproche du dveloppement humain, la tendance accorder une mme importance au bien-tre de toutes les gnrations et le rle central jou par le risque et lincertitude, notre position sincline vers la durabilit forte.

Durabilit, quit et dveloppement humain

Depuis le rapport Brundtland, les spcialistes ont labor dautres dfinitions du dveloppement durable. Lun des aspects controverss rsidait dans les besoins voqus par la commission, souvent interprts comme des besoins lmentaires et considrs cet gard par certains comme trop restrictifs.

En 1992, lconomiste Robert Solow proposait une nouvelle dfinition, insistant sur le fait que la durabilit devait ne rien lguer de particulier la postrit, mais plutt fournir les moyens ncessaires pour obtenir un niveau de vie dune qualit au moins gale la ntre et prendre soin des gnrations futures de la mme faon. M. Solow ajoutait : Nous ne devons pas dissiper le capital de lhumanit au sens le plus large du terme . Cette affirmation est une dclaration concise en faveur de la durabilit faible. Reste savoir videmment ce que le terme niveau de vie recouvre exactement26 ; quant la qualit , cette notion est galement relative.

Quentendons-nous par durabilit ?

La plupart des dfinitions du dveloppement durable tiennent compte du principe selon lequel les possibilits offertes la population future ne doivent pas diffrer de celles disponibles aujourdhui, mais nabordent gnralement pas de faon pertinente le dveloppement humain durable. Elles ne font pas rfrence la multiplication des choix, des liberts et des capacits intrinsques au dveloppement humain, pas plus quelles ne reconnaissent le caractre incommensurable de certaines dimensions du bien-tre. En outre, elles ignorent la notion de risque.

Le dveloppement humain est llargissement des liberts et des capacits permettant aux personnes de mener une vie quelles jugent, juste titre, satisfaisante. Cet aspect va au-del de la satisfaction des besoins essentiels. Si lon admet que la qualit de vie dpend de nombreux aspects, qui peuvent avoir une valeur intrinsque, les liberts et les capacits sont galement trs diffrentes des niveaux de vie et de la consommation.27 Nous pouvons respecter les autres espces, quelle que soit leur contribution notre niveau de vie, tout comme nous pouvons apprcier la beaut de la nature, quelle influence directement ou pas notre qualit de vie matrielle.

Lapproche du dveloppement humain reconnat que les personnes ont des droits qui ne sont pas affects par des notions arbitraires telles que leur date de naissance. Qui plus est, ces droits se rfrent non seulement la capacit de maintenir le mme niveau de vie, mais galement bnficier des mmes chances. Cela restreint les substitutions qui peuvent intervenir au sein des diffrentes dimensions du bien-tre. La gnration actuelle ne peut imposer celles qui vont suivre de respirer un air pollu en change dune capacit accrue produire des biens et services. Cela reviendrait restreindre la libert de ces gnrations prfrer un air pur un nombre suprieur de biens et de services.

La protection des groupes les plus dfavoriss est une proccupation centrale de lapproche du dveloppement humain. Ces groupes ne sont pas seulement les gnrations qui sont globalement les plus mal loties, mais galement celles susceptibles de souffrir le plus de la concrtisation des risques nfastes encourus du fait de leur activit. Par consquent, nous sommes proccups non seulement par les situations courantes ou correspondant aux scnarios les plus vraisemblables, mais aussi par celles dcoulant de scnarios moins vraisemblables mais nanmoins possibles, notamment ceux qui comportent des risques catastrophiques.

Daprs les travaux dAnand et Sen,28 nous pouvons dfinir le dveloppement humain durable comme llargissement des liberts essentielles des personnes vivant aujourdhui, accompagn defforts raisonnables pour viter le risque de compromettre srieusement celles des gnrations futures. linstar du RDH 1994, cette dfinition souligne que lobjectif du dveloppement est de maintenir les liberts et les capacits permettant aux personnes de mener une vie qui a un sens. Notre dfinition est normative : nous ne recherchons pas la durabilit de toute circonstance, mais des conditions qui contribuent accrotre les liberts essentielles. Par consquent, le dveloppement non quitable est inconcevable dans le cadre du dveloppement humain durable.

Ce Rapport ne propose pas un modle unique de dveloppement humain durable. Malgr les progrs rcents, les restrictions de donnes substantielles sont une entrave la mesure de la durabilit (cf. encadr 1.2). Le dcalage entre les mesures locales, nationales et mondiales comme la dtermination du degr de durabilit dune conomie nationale et de sa contribution la durabilit mondiale constitue un dfi perptuel. Par exemple, lorsquon attribue la responsabilit des dommages dus au dioxyde de carbone lconomie produisant des biens destins tre exports et consomms, on ignore les demandeurs de ces biens et services ainsi que la dimension mondiale des dommages.

Une attention excessive la mesure risque descamoter certaines questions cls mais non quantifiables, parmi lesquelles les risques courus par diffrents groupes et personnes et le rle que joue la dlibration publique dans la prise de dcisions politiques en permettant une socit de dcider les moyens dviter de compromettre srieusement le bien-tre futur.

Quentendons-nous par quit ?

Les premires ides sur lquit postulaient que les individus devaient tre rcompenss en fonction de leur contribution la socit.29 Employe de faon interchangeable avec limpartialit, lquit se rfre dsormais principalement la justice distributive savoir, aux ingalits injustes entre les personnes.

La rflexion contemporaine sur lquit est largement redevable au philosophe amricain John Rawls, qui soutient que les rsultats justes sont ceux que les personnes acceptent sous le voile de lignorance cest--dire si elles ne savent pas quel statut elles vont occuper au sein de la socit.30 Le concept de justice de Rawls embrasse les liberts de base et limpartialit procdurale et ne tolre les ingalits que si elles sont raisonnablement censes profiter chacun (et si leur diminution est susceptible daggraver la situation de tout le monde).

ENCADR 1.2

Mesures de la durabilit vue densemble conceptuelle


Le paradigme conceptuel durabilit faible ou forte a des implications sur la faon dont nous mesurons et valuons les tendances. Compte tenu de la diversit des opinions sur la dfinition de la durabilit, il nest pas surprenant quil soit difficile de dfinir une mesure quantitative largement acceptable. La littrature spcialise a produit de nombreux types de mesures. Une tude rcente en a identifi 37, dont certaines sont plus connues que dautres. Nous nous intressons ici aux plus courantes.

La comptabilit verte nationale ajuste des mesures telles que le produit intrieur brut ou lpargne en fonction de la qualit environnementale et de lpuisement des ressources. Lpargne nette ajuste, mesure inhrente la durabilit faible, comptabilise positivement les dpenses en matire dducation et ngativement lpuisement des ressources nergtiques, des minraux et des forts, ainsi que les dommages dus aux missions de dioxyde de carbone et la pollution. Cest une mesure globale de tous les capitaux dune conomie financier, physique, humain et environnemental. Elle implique que les diffrents types de capital sont des substituts parfaits, de sorte que les conomies financires peuvent remplacer, par exemple, la perte de ressources naturelles.

Les indices composs mlent les indicateurs sociaux, conomiques et environnementaux au sein dun seul indice. Bon nombre de dmarches innovantes ont adopt cette approche. Deux exemples de prise en compte de la durabilit forte sont lempreinte cologique mesure du stress annuel que les tres humains infligent la biosphre et lindice de performance environnementale.

Aucune des mesures globales nest parfaite. Ainsi, certains spcialistes contestent le fait que les conomies nettes ajustes attachent de limportance des lments non marchands, comme les missions de dioxyde de carbone.

Compte tenu des dbats en cours sur la mesure de la durabilit, nous nous rfrerons aux mesures composites laide dun tableau de bord reprsentant les indicateurs spcifiques permettant de saisir les diffrents aspects de la durabilit (cf. tableaux statistiques 6 et 7). Les indicateurs uniques soulignent limportance de la durabilit forte en prsentant les rsultats mdiocres et la dtrioration sur tous les fronts.

Source : Jha et Pereira 2011 ; Dasgupta 2007 ; Neumayer 2010a et 2010b.



Dans loptique de promouvoir le dveloppement humain, nous argumenterons la ncessit daborder la durabilit locale, nationale et mondiale, qui peut et doit tre quitable et autonomisante.


Lapproche fonde sur les capacits est issue de la rflexion visant dterminer la justice ou linjustice des ingalits. En 1979, dans le cadre dun cycle de confrences historiques, Amartya Sen nous proposait de rflchir lgalit sous langle des capacits. Lgalit nest ni ncessaire, ni suffisante pour assurer lquit. Des capacits et des prfrences individuelles diffrentes conduisent des rsultats distincts, mme lorsque les opportunits et laccs aux ressources sont identiques. Les niveaux absolus de capacit sont importants : lingalit entre les millionnaires et les milliardaires nous intresse moins que celles existant entre les pauvres et les riches. Les caractristiques personnelles sont aussi pertinentes : les groupes pauvres et dfavoriss, notamment les personnes ayant un handicap physique ou mental, ont plus besoin daccder aux biens et services publics pour parvenir lgalit des capacits.

Malgr les diffrences conceptuelles, lingalit des revenus et la non-quit sont troitement lies dans la pratique, car la premire est largement le rsultat de laccs ingal aux capacits. Lesprance de vie des Maliens est de 32 ans infrieure celle des Norvgiens parce que leurs possibilits sont globalement bien plus rduites. Dans cet exemple, les ingalits entre le Mali et la Norvge sont en outre non quitables. De plus, lingalit peut tre mesure laide de rsultats cls, tandis que la distribution des capacits nest pas aisment observable. Cest pourquoi, dans le cadre du prsent Rapport, nous utilisons lingalit comme variable de substitution de la nonquit et signalons les cas exceptionnels o cette association nest pas pertinente. Nous abordons galement lingalit du point de vue du dveloppement humain, depuis les ingalits de revenus jusquaux ingalits dans laccs la sant, lducation et aux liberts politiques largies.

Pourquoi se concentrer sur la durabilit quitable ?

Le prsent Rapport est centr sur les liens entre la durabilit et lquit. Les principaux sujets abords sont les rpercussions ngatives du manque de stabilit environnementale sur le dveloppement humain, notamment pour les personnes actuellement dfavorises, et de manire plus positive, les liens existant entre une plus grande durabilit et lquit, ainsi que la possibilit de rformes progressives visant ces deux objectifs. Dans loptique de promouvoir le dveloppement humain, nous argumenterons la ncessit daborder la durabilit locale, nationale et mondiale, qui peut et doit tre quitable et autonomisante.

Nous veillons ce que les aspirations des pauvres du monde entier une vie meilleure soient pleinement prises en compte dans les mesures visant une meilleure durabilit environnementale. 31 Accrotre les opportunits et les choix accessibles aux personnes est un impratif de lapproche du dveloppement humain. Les compromis et les choix difficiles ne sont pas exclus. Mais, comme nous le verrons ci-aprs, lexistence de ces choix implique un impratif moral plus lev : chercher les moyens dtablir les synergies positives empchant tout dcalage entre le prsent et le futur.

Les proccupations relatives la durabilit et lquit ont en commun de reposer sur un aspect fondamental : la justice distributive. Les processus non quitables, au sein des groupes ou des gnrations, sont injustes. Les ingalits sont particulirement injustes lorsquelles dsavantagent systmatiquement des groupes de personnes spcifiques, pour des raisons de genre, de race ou de lieu de naissance, ou lorsque le foss est si profond que lextrme pauvret est leve. La gnration actuelle lguant aux suivantes un environnement dtruit nest pas diffrente dun groupe supprimant aujourdhui les aspirations dautres groupes accder dans les mmes conditions lemploi, la sant et lducation.

Il y a plus de dix ans, Anand et Sen postulaient le traitement simultan des questions de durabilit et dquit : Si nous tions obsds par lquit intergnrationnelle sans nous soucier en mme temps du problme de lquit intragnrationnelle, cela constituerait une flagrante violation du principe duniversalit affirmaient-ils.32 Pourtant, de nombreuses thories sur la durabilit considrent que lquit et la situation difficile des pauvres sont deux choses distinctes et sans rapport. Ce point de vue est incomplet et contre-productif. laborer des politiques visant restaurer la durabilit sans adopter dautres politiques luttant contre les ingalits entre et au sein des pays revient formuler des politiques pour rsorber les ingalits entre des groupes (par exemple, ruraux et urbains) en ignorant les corrlations avec lquit au sein dautres groupes (par exemple, les pauvres et les riches).

Bien que nous soutenions fermement la ncessit daborder simultanment la durabilit et lquit, nous sommes conscients que les deux concepts sont diffrents. La durabilit est affecte par un aspect de lquit entre les personnes nes diffrentes poques qui se distingue de la distribution actuelle des revenus, des opportunits et des capacits. Si ce ntait pas le cas, il serait futile de parler des effets de lquit sur la durabilit.

Les raisons qui nous poussent privilgier les liens entre la durabilit et lquit sont normatives, mais galement empiriques. Ces dernires nous aident comprendre ces liens, cest--dire voir comment elles se renforcent mutuellement dans certains cas et saisir les compromis ventuellement consentis, comme nous le verrons dans les chapitres 2 et 3.

Laxe de notre dmarche

Le prsent Rapport identifie les moyens de faire progresser simultanment la durabilit et lquit. Notre dmarche soutient lagenda du dveloppement humain au sens large, qui vise identifier les actions et les stratgies que les personnes peuvent mettre en oeuvre pour accrotre leurs liberts et capacits. Tout en admettant que de nombreux facteurs peuvent entraver ou amliorer la durabilit du dveloppement humain, nous nous concentrerons ici sur la durabilit environnementale. Nous verrons ce que les personnes, les communauts, les socits et le monde peuvent faire pour garantir que les processus respectent la justice distributive entre et au sein des gnrations, tout en accroissant les capacits chaque fois que cela est possible.

La poursuite conjointe de la durabilit et de lquit nimplique pas quelles se renforcent mutuellement. De fait, ce nest souvent pas le cas. Mais cela nous oblige identifier les synergies positives entre les deux concepts et prter une attention particulire aux compromis.

FIGURE 1.1

Illustration des compromis et des synergies politiques entre lquit et la durabilit

Ce cadre aide identifier les synergies positives entre les deux objectifs et prendre en compte les compromis

image

La figure 1.1 illustre ce raisonnement laide dexemples de politiques spcifiques qui amliorent ou dtriorent la durabilit et lquit.33 Nous avons tent de souligner les rsultats possibles, mais les implications tant souvent propres un contexte dtermin, les donnes ne sont pas dterministes. Quelques exemples :

Laccs accru lnergie renouvelable et linstauration dune taxe sur les oprations de change lchelle mondiale pour financer les mesures dattnuation et dadaptation au changement climatique peuvent favoriser tant la durabilit que lquit (1er quadrant), comme nous le verrons en dtail dans les chapitres 4 et 5.

Les subventions la consommation dessence, encore courantes dans de nombreux pays, peuvent nous faire reculer dans les deux domaines (3me quadrant) en favorisant ceux qui ont les moyens de sacheter une voiture tout en incitant lpuisement excessif des ressources. Dinnombrables cas de subventions rgressives et non quitables dans le domaine de lagriculture, de lnergie et de leau sont galement souvent associs la dtrioration de lenvironnement.34

Certaines politiques favorisent la ralisation dun objectif et constituent une entrave la ralisation dautres objectifs. La subvention lexploitation du charbon dans les pays en dveloppement stimule sans doute la croissance conomique, mais contribue galement aux missions de gaz effet de serre. Une telle politique peut avoir des effets positifs sur lquit mondiale et des effets ngatifs sur la durabilit (4me quadrant).


Nous nous efforons didentifier non seulement les synergies positives, mais galement les moyens dtablir les synergies


Linverse est galement possible : des politiques peuvent favoriser la durabilit tout en nuisant lquit (2me quadrant). Ainsi, les politiques limitant laccs aux ressources communes telles que les forts peuvent encourager la durabilit en prservant les ressources naturelles, tout en privant les groupes pauvres de leur principal moyen de subsistance. Cela est cependant loin dtre toujours le cas.

Nous ne postulons pas une association empirique positive entre la durabilit et lquit. Cette association existe peut-tre et il convient dtudier la question en profondeur. Schmatiquement, elle est possible ds que la plupart des possibilits viables sont regroupes dans le 1er ou le 4me quadrant de la figure 1.1. Mais il est aussi possible que les possibilits relvent du 2me ou du 3me quadrant, reprsentant les compromis entre la durabilit et lquit. Les options peuvent aussi ne pas tre linaires. De telles possibilits doivent tre examines soigneusement et explicitement.

Nous pouvons cependant aller plus loin. Un compromis entre la durabilit et lquit est semblable un compromis entre deux groupes dfavoriss. En outre, aucun compromis nest isol du cadre institutionnel et structurel dune socit ; linstar des compromis entre les revendications de diffrents groupes, les contraintes sous-jacentes doivent tre prises en compte. Par consquent, nous nous efforons didentifier non seulement les synergies positives, mais galement les moyens dtablir les synergies. Notre objectif est de trouver des solutions qui relvent du 1er quadrant des solutions o tout le monde gagne (favorables lenvironnement et la promotion de lquit et du dveloppement humain). Chaque fois que cela est possible, nous devons privilgier les approches du 1er quadrant au dtriment de celles des 2me et 3me quadrants. Mais nous devons aussi reconnatre que les options du 1er quadrant ne sont pas toujours disponibles.35

***

Le chapitre suivant explique comment les pressions exerces sur les ressources et les seuils environnementaux entravent le dveloppement humain et lquit. Nous passerons en revue les liens entre la durabilit, lquit et le dveloppement humain lchelle internationale et identifierons les dfis relever pour raliser ces objectifs.


CHAPITER
2

Schmas et tendances des indicateurs du dveloppement humain, des ingalits et de lenvironnement


Ce chapitre explore les schmas et les tendances des indicateurs du dveloppement humain, des ingalits et de lenvironnement. Il prsente des faits nouveaux sur les menaces que reprsentent, pour le progrs, la dgradation de lenvironnement et les ingalits nationales et internationales. Les pays les plus dfavoriss subissent et continueront de subir les consquences de la dgradation de lenvironnement, mme si, pour la plupart, ils contribuent peine ses causes sous-jacentes.

Progrs accomplis et perspectives

De trs nets progrs ont t accomplis sur de nombreux aspects du dveloppement humain au cours des 40 dernires annes, comme le rvlait le Rapport mondial sur le dveloppement humain 2010. Mais la rpartition des revenus sest dtriore, et la dgradation de lenvironnement pse sur les perspectives futures.

Progrs enregistrs en matire de dveloppement humain

De nos jours, la plupart des gens vivent plus longtemps, sont plus instruits et ont davantage accs aux biens et services que par le pass. Mme dans les pays lconomie fragile, la sant et lducation de la population se sont nettement amliores. Les progrs se sont galement tendus la capacit choisir ses dirigeants, influencer les dcisions publiques et partager ses connaissances.

Cest ce dont tmoigne la progression de notre mesure synthtique, lindice de dveloppement humain (IDH), un indicateur composite simple qui intgre la sant, la scolarisation et les revenus. LIDH mondial moyen a augment de 18 % entre 1990 et 2010 (de 41 % depuis 1970), signe de belles amliorations de lesprance de vie, du taux de scolarisation, de lalphabtisme et du revenu.1 Presque tous les pays en ont bnfici : sur les 135 pays de notre chantillon pour la priode 19702010 (soit 92 % de la population mondiale), seuls trois dentre eux enregistraient en 2010 un IDH infrieur celui de 1970. Les pays pauvres rejoignent les pays riches cet gard, une convergence qui dresse un tableau beaucoup plus optimiste que les tendances en matire de revenus, o les divergences persistent.

Mais les pays nont pas tous connu des progrs rapides, et les variations sont frappantes. Ainsi, en Afrique australe et dans lancienne Union des rpubliques socialistes sovitiques (URSS), la population a connu des priodes de rgression, en particulier en matire de sant. Des pays partis du mme niveau ont vcu des expriences trs diffrentes. En Chine, par exemple, le revenu par habitant a enregistr une croissance incroyable de 1 200 % en 40 ans, tandis quen Rpublique dmocratique du Congo il a chut de 80 %. Les avances en termes de connaissances techniques et de mondialisation ont rendu le progrs plus accessible aux pays de tous les niveaux de dveloppement, mais les pays ont tir parti diffremment de ces opportunits.

Le RDH 2010 sintressait aux tendances de lautonomisation, cest--dire la capacit des populations exercer des choix et participer des processus domestiques, communautaires et nationaux, mais aussi modeler ces derniers et en tirer profit. Dans les tats arabes, la situation dcrite lanne dernire (peu de signes de dmocratisation pousse) a profondment chang depuis la fin 2010 (cf. encadr 2.1).

ENCADR 2.1

Surmonter le dficit dmocratique : autonomisation et Printemps arabe


Lan dernier, le Rapport mondial sur le dveloppement humain stait pench sur le dficit dmocratique des tats arabes afin de comprendre pourquoi la rgion avait montr peu de signes de dmocratisation marque.

Sappuyant sur les Rapports arabes sur le dveloppement humain publis depuis 2002, le Rapport mondial 2010 avait mis en avant des contradictions totales entre la thorie et la pratique en termes de dmocratie, de droits humains et dtat de droit. Il soulignait que nombre de rformes dmocratiques dans la rgion avaient t neutralises par des contremesures limitant les droits des citoyens dautres gards, y compris par une concentration des pouvoirs quasiment incontrle aux mains de la branche excutive. Cela plaait la socit civile en position de faiblesse : La demande populaire pour une transformation dmocratique et la participation des citoyens dans ce processus est un dveloppement la fois naissant et fragile dans les pays arabes, notait le Rapport arabe sur le dveloppement humain 2009 (p. 80).

Malgr cela, les tendances long terme faisaient ressortir de nets progrs dans la plupart des tats arabes en termes de revenu, de sant et dducation les trois dimensions de lIndice de dveloppement humain (IDH) depuis 1970. On compte cinq tats arabes au palmars des 10 meilleures progressions (Oman, lArabie saoudite, la Tunisie, lAlgrie et le Maroc), auxquels sajoute la Libye pour les 10 meilleures progressions hors revenu. Les rsultats de ces pays sont principalement dus aux amliorations en matire de sant et dducation.

Les changements dans ces pays sont particulirement flagrants si on les compare la situation dautres tats qui prsentaient un IDH voisin il y a 40 ans. Ainsi, en 1970, la Tunisie avait une esprance de vie plus courte que la Rpublique dmocratique du Congo, et moins denfants scolariss que le Malawi. En 2010, en revanche, la Tunisie se classait dans la catgorie des IDH levs, avec une esprance de vie moyenne de 74 ans et une majorit denfants inscrits dans lenseignement secondaire.

Les rcentes manifestations en faveur de la dmocratie qui ont eu lieu dans les tats arabes ont commenc en Tunisie et en gypte, menes dans les deux cas par de jeunes citadins instruits. Si tout phnomne social repose sur des causes multiples et complexes, on peut toutefois considrer que ce mouvement de dmocratisation est une consquence directe des progrs du dveloppement humain. En effet, de nombreux analystes (sociologues, politologues et autres, tant dans cette rgion quailleurs) avancent depuis plusieurs annes que la demande populaire de dmocratie et de droits humains fait partie intgrante dune modernisation plus gnrale et du dveloppement. Comme laffirmait le premier Rapport arabe sur le dveloppement humain en 2002 (p. 21) : Le dveloppement humain, par laccroissement des capacits humaines, cre la libert et les droits de homme. Par ailleurs, travers la mise en place du cadre ncessaire, il favorise galement les opportunits indispensables lexercice de cette libert. La libert est la fois le garant et lobjectif du dveloppement humain et des droits de lhomme.

long terme, les personnes qui atteignent un niveau dducation suprieur et voient leur niveau de vie augmenter sont peu enclines tolrer le maintien dun rgime autocratique. Ainsi, la sant et lducation sont souvent ncessaires pour participer de faon significative la vie publique. Ces domaines progressent souvent en stendant aux populations dfavorises et prives du droit de vote, et les lites ont alors beaucoup de peine empcher le grand public daccder ses droits civiques et politiques. La transition qua connue lex-URSS est lun des premiers exemples de ce phnomne.

Toutefois ces progrs doivent tre replacs dans un contexte plus vaste. Le dveloppement a donn lieu dautres contradictions, les attentes croissantes restes insatisfaites gnrant souvent de profondes frustrations sociales. Les ingalits se sont creuses, tandis que les tlphones portables et TwitterTM ont permis une transmission plus rapide des ides. Pour beaucoup danalystes, les taux de chmage et de sous-emploi levs des jeunes duqus sont un des facteurs cls de la dissidence politique dans la rgion. La moiti de la population des tats arabes est ge de moins de 25 ans et les taux de chmage des jeunes y sont presque deux fois suprieurs la moyenne mondiale. En gypte, par exemple, on estime que 25 % des diplms de lenseignement suprieur ne parviennent pas trouver demploi temps plein ; en Tunisie, ce chiffre atteint 30 %.

Mme sil faudra du temps pour dterminer les consquences des bouleversements politiques de cette anne, la rgion a dores et dj profondment chang. La juxtaposition dun rgime autoritaire et de rsultats en hausse en matire de dveloppement frappait les esprits il ny a pas si longtemps. Il semble que ce paradoxe de la dmocratie arabe ait connu une fin abrupte en 2011, ouvrant la voie une ralisation bien plus complte des liberts et capacits populaires dans la rgion.

Source : RDH 2010 (PNUD-BRDH 2010 ; cf. liste complte des Rapports mondiaux en troisime de couverture) ; PNUD 2002, 2009 ; Kimenyi 2011.


La dgradation de lenvironnement estelle le prix payer pour ces progrs ?

Le tableau est loin dtre entirement positif. Les ingalits de revenu se sont creuses et les schmas de production et de consommation ne semblent pas durables, en particulier dans les pays riches.

Pour explorer les tendances environnementales, il faut convenir dune mesure de la dgradation de lenvironnement. Les enjeux conceptuels que cela implique ont t tudis dans le chapitre 1. Il existe cependant aussi des difficults lies aux donnes, et certaines mesures ne sont disponibles que depuis quelques annes. Lencadr 2.2 voque les prcieuses indications fournies par les principales mesures agrges sur la durabilit. Pour comprendre les schmas et les tendances, toutefois, nous prfrons utiliser des indicateurs spcifiques.2 Nous avons puis dans un riche corpus de recherches et danalyses pour dterminer les indicateurs qui fourniraient les meilleurs renseignements.

ENCADR 2.2

Que peut-on apprendre des tendances des mesures agrges de la durabilit ?


Sur les mesures agrges de la durabilit tudies dans lencadr 1.2 du chapitre 1, deux seulement sont disponibles pour un grand nombre de pays sur une dure suffisante : le taux dpargne net ajust de la Banque mondiale et lempreinte cologique du Global Footprint Network. Que peut-on tirer de ces mesures ?

Le taux dpargne net ajust est positif pour tous les groupes de lindice de dveloppement humain (IDH), ce qui signifie que la plante est (faiblement) durable (voir figure). La tendance positive quenregistrent les pays IDH faible, moyen ou lev suggre que leur durabilit sest amliore avec le temps, tandis que celle des pays IDH trs lev recule progressivement.

Cependant, comme on la vu dans le chapitre 1, le concept de faible durabilit qui sous-tend le taux dpargne net ajust est critiqu, car il ne tient pas compte de la ncessit de conserver un certain capital naturel. Le taux dpargne net ajust impose galement dautres choix mthodologiques controverss. valuer les ressources naturelles au prix du march, par exemple, peut conduire surestimer la durabilit de lconomie qui les produit lorsque les ressources se rarfient et deviennent donc plus chres.

Une analyse plus pousse (qui tient compte des incertitudes inhrentes aux missions de gaz effet de serre et leur valuation montaire) rvle que le nombre de pays considrs non durables en 2005 augmenterait des deux tiers (passant de 15 25) si le taux dpargne net ajust reposait sur une mesure plus complte des missions ajoutant le mthane et le protoxyde dazote au dioxyde de carbone (CO2), et sil tenait compte des incertitudes lies lvaluation. En dautres termes, le taux dpargne net ajust pourrait tre surestim.

Lempreinte cologique indique en revanche que la plante dpasse de plus en plus largement sa capacit mondiale. Si chaque tre humain consommait autant que dans les pays IDH trs lev avec les technologies actuelles, il faudrait plus de trois Terres pour soutenir le rgime impos lenvironnement.

Le grand message qui ressort de lempreinte cologique est que les schmas de consommation et de production ne sont pas durables lchelle mondiale et sont dsquilibrs sur le plan rgional. De plus, la situation saggrave, en particulier dans les pays IDH trs lev.

Le taux dpargne net ajust et lempreinte cologique donnent des rsultats diffrents pour les tendances de la durabilit dans le temps

image

Source : calculs du BRDH daprs les donnes de la Banque mondiale (2011b) et www.footprintnetwork.org.

Lempreinte cologique estime la quantit de fort quil faudrait pour absorber les missions de CO2, bien que ce ne soit pas la seule manire de piger les missions. Elle laisse de ct dautres aspects essentiels de lenvironnement, comme la biodiversit, et des critres tels que la qualit de leau. En outre, elle est axe sur la consommation, de sorte que la responsabilit de limpact des ressources naturelles importes pse davantage sur le pays consommateur que sur le pays producteur. Autre problme : lessentiel de lvolution dans le temps (aussi bien lchelle mondiale que nationale) est induite par les missions de CO2 et il existe une forte corrlation entre le volume dmissions et la valeur de lempreinte cologique.

Il existe une autre mesure plus rcente, lindice de performance environnementale, conue par les universits de Yale et Columbia. Cet indice synthtique sappuie sur 25 indicateurs pour dterminer lcart des pays avec les objectifs des politiques environnementales quils ont mises en place. Cest un outil politique utile, bas sur un riche ensemble dindicateurs et offrant une dfinition large de la durabilit. Cependant, dans le cadre de ce Rapport, le nombre considrable de donnes ncessaires lobtention dune telle mesure (25 indicateurs pour plus de 160 pays) empche la construction dune srie temporelle pour lanalyse des tendances.

Source : Garcia et Pineda 2011 ; Stiglitz, Sen et Fitoussi 2009.


Commenons par tudier les schmas des missions de dioxyde de carbone au fil du temps, un bon indicateur quoique imparfait de limpact de lactivit conomique dun pays sur le climat. Les missions par habitant sont beaucoup plus leves dans les pays IDH trs lev que dans les pays IDH faible, moyen ou lev pris ensemble, car on y rencontre beaucoup plus dactivits consommatrices dnergie, comme la conduite dune automobile, le recours la climatisation et lutilisation dlectricit base sur des nergies fossiles.3 Aujourdhui, un habitant moyen dun pays IDH trs lev gnre plus de quatre fois plus dmissions de CO2 et environ deux fois plus dmissions des autres gaz effet de serre importants (mthane, protoxyde dazote) quun habitant de pays IDH faible, moyen ou lev.4 Par rapport une personne moyenne vivant dans un pays IDH faible, un habitant dun pays IDH trs lev est lorigine de prs de 30 fois plus dmissions de CO2. Un citoyen britannique moyen, par exemple, gnre autant de gaz effet de serre en deux mois quun habitant dun pays IDH faible nen gnre en une anne. Au Qatar (pays o les missions de gaz effet de serre par habitant sont les plus leves), il ne faut que 10 jours pour atteindre ce niveau, mme si ce chiffre reflte la fois la consommation nationale et la production consomme ailleurs, une question sur laquelle nous reviendrons plus loin.

Bien entendu, le dveloppement revt de multiples dimensions. Cest ce que reconnat lIDH en combinant les mesures de trois facteurs essentiels : les revenus, la sant et lducation. Quels liens peut-on tablir entre ces trois dimensions et les mesures de la dgradation de lenvironnement ?

Les dimensions ont des relations trs variables avec les missions de CO2 par habitant : le lien est positif et fort pour les revenus, toujours positif mais plus faible pour lIDH, et inexistant pour la sant et lducation (cf. figure 2.1). Ce rsultat est bien entendu intuitif : les activits qui rejettent du CO2 dans latmosphre sont lies la production et la distribution des marchandises. Ce sont les usines et les camions qui mettent du CO2, pas lenseignement et les vaccins. Ces rsultats tmoignent galement de la non-linarit des relations entre missions de dioxyde de carbone par habitant et composants de lIDH : elles sont quasiment inexistantes aux niveaux les plus faibles du dveloppement humain, mais il semble y avoir un tournant au-del duquel on observe une forte corrlation positive entre missions de CO2 et revenus.

La corrlation entre certaines mesures cls de la durabilit et les niveaux de dveloppement nationaux est bien connue. Ce que lon sait moins, en revanche, et qui ressort de notre analyse, cest que laugmentation des missions de CO2 par habitant est lie la rapidit du dveloppement. Les pays dont lIDH augmente plus vite connaissent galement une hausse plus rapide des missions de CO2 par habitant (cf. figure 2.2).5 Lvolution dans le temps (et non linstantan de la relation, qui reflte les effets cumuls) est le meilleur des indicateurs de ce quoi il faut sattendre la suite du dveloppement atteint aujourdhui.

FIGURE 2.1

La corrlation avec le dioxyde de carbone est positive et forte pour le revenu et positive pour lIDH, mais elle disparat pour la sant et lducation

image

Remarque : les donnes sont celles de 2007.

Source : calculs du BRDH daprs sa base de donnes.

En rsum, les progrs rcents en termes dIDH se sont faits au prix du rchauffement climatique. Dans les pays o lIDH progresse le plus vite, les missions de CO2 par habitant ont elles aussi augment plus rapidement. Mais ces cots environnementaux sont le fruit de la croissance conomique, non des gains plus vastes de lIDH, et la relation nest pas fixe. Certains pays ont progress tant en termes dIDH quen matire de durabilit environnementale (ceux qui apparaissent dans le quart infrieur droit de la figure 2.2), un point important qui sera tudi plus loin.

Cette relation ne concerne cependant pas tous les indicateurs de lenvironnement. Notre analyse relve seulement une faible corrlation positive entre les niveaux de lIDH et de dforestation, par exemple. Pourquoi les missions de CO2 par habitant se distinguent-elles des autres menaces qui psent sur lenvironnement ?

FIGURE 2.2

Les pays o la croissance est plus forte connaissent une hausse plus rapide des missions de dioxyde de carbone

image

Remarque : les donnes sont celles de 2007.

Source : calculs du BRDH daprs sa base de donnes.

Daprs les tudes ralises, certaines menaces pour lenvironnement ont augment avec le dveloppement, dautres non. Une tude majeure a notamment mis en vidence une relation en forme de cloche pour la pollution de lair et de leau, montrant ainsi que la dgradation de lenvironnement saggrave, puis samliore, mesure quaugmente le niveau de dveloppement (un phnomne connu sous le nom de courbe environnementale de Kuznets). 6 Cela peut sexpliquer par le fait que les gouvernements sont davantage sensibles la volont populaire de bnficier dun environnement propre et sain lorsque les pays senrichissent. Concernant les missions de CO2 en revanche, les dgts touchent la plante entire et en premier lieu les gnrations futures, aussi les pays trs riches ont-ils peu dintrt freiner leurs missions de gaz effet de serre tant que les autres ne suivent pas.

Ces schmas mondiaux peuvent tre considrs comme un ensemble de transitions environnementales et de risques connexes pour lhumanit dfinis partir des tendances gnrales de lindice de dveloppement humain. Contredisant la vision traditionnelle de Kuznets, les faits suggrent que les pays du monde entier commencent par soccuper des privations directes des mnages (comme laccs leau et lnergie), puis des privations de la communaut (la plus notable tant la pollution), avant de satteler finalement aux privations ayant des effets plantaires ou externes ( savoir lvolution climatique).7 Lorsque le lien entre environnement et qualit de vie est direct, comme pour la pollution, les pays dvelopps agissent souvent davantage en faveur de lenvironnement ; lorsque les liens sont moins vidents, les ralisations sont moindres. La figure 2.3 illustre trois conclusions gnrales :

Les facteurs de risque pour lenvironnement ayant un impact immdiat sur les mnages (pollution de lair intrieur, eau et assainissement de mauvaise qualit, etc.) sont plus importants lorsque le niveau de lIDH est infrieur et ils sattnuent mesure que lIDH augmente. Comme on le verra dans le chapitre 3, sur le plan national, ces menaces tendent aussi se concentrer sur les populations pauvres dans plusieurs dimensions.

Les risques pour lenvironnement ayant des rpercussions sur la communaut ( linstar de la pollution urbaine de lair) semblent saggraver lorsque le niveau de lIDH quitte les niveaux faibles, avant de samliorer partir dun certain point.8 Cest ce que rapporte la courbe environnementale de Kuznets.

Les facteurs de risque pour lenvironnement ayant des effets lchelle mondiale (missions de gaz effet de serre, etc.) ont tendance augmenter avec lIDH, comme le montre de faon empirique la figure 2.2.

Bien entendu, lindice de dveloppement humain proprement dit nest pas le vritable moteur de ces transitions. Les politiques publiques ont galement leur importance. Les revenus et la croissance conomique expliquent les missions dans une large mesure, mais la relation nest pas dterministe. Ainsi, les missions par habitant de la Norvge (11 tonnes) sont trois fois moins importantes que celles des mirats arabes unis (35 tonnes), malgr des revenus levs dans les deux cas.9 Les schmas dexploitation des ressources naturelles varient galement : en Indonsie, on enregistre une dforestation de prs de 20 % par an entre 1990 et 2008 ; alors quaux Philippines, pour un revenu par habitant identique, le taux de reforestation est de 15 % pour la mme priode.10 Enfin, les schmas de consommation jouent un rle important (cf. encadr 2.3). Sur le plan international, des forces plus vastes interagissent de faon complexe, faisant voluer les schmas de risques ; le commerce autorise ainsi parfois les pays soustraiter la production de biens qui dgradent lenvironnement, comme on le verra plus loin pour la dforestation. Il existe aussi des pays extrmes qui ont obtenu dassez bons rsultats, comme on le verra, partir dun cadre plus vaste de risques pour lenvironnement.

FIGURE 2.3

Les schmas de risque voluent : transitions environnementales et dveloppement humain

image

Source : daprs Hughes, Kuhn et al. (2011).

Existe-t-il des relations de cause effet ?

Lvolution de la durabilit est-elle venue avant ou aprs lvolution du dveloppement humain ? Existe-t-il un lien de cause effet ? Laccroissement des ingalits et la non-durabilit de lenvironnement sont-ils lies ? Par exemple, si des groupes ou des entreprises plus riches jouissent dun pouvoir politique et conomique disproportionn et tirent profit dactivits prjudiciables lenvironnement, ils peuvent faire obstruction aux mesures destines protger lenvironnement. linverse, lautonomisation des femmes saccompagne souvent dune protection accrue de lenvironnement.

Il ressort de notre analyse de la succession des vnements que les effets partent dans les deux sens court terme pour lIDH, les missions de gaz effet de serre et la pollution. long terme, cependant, un IDH en hausse prcde une augmentation des missions de gaz effet de serre. Par consquent, sans tre concluants, les faits iraient dans le sens dune relation causale dans laquelle une hausse de lIDH (ou du moins de son composant Revenus) annoncerait un futur accroissement des missions de gaz effet de serre.

Quen est-il de lingalit ? En nous appuyant sur des mthodes quasiment exprimentales, nous avons explor la relation de cause effet entre lingalit (mesure en termes dIDH et de disparits entre les sexes) et la durabilit. Bien que les diffrences entre les pays en matire de performance environnementale soient dues de multiples facteurs contextuels et autres, il est possible dtablir un lien de causalit lorsque des sources de ce que les conomistes appellent une variation exogne sont identifiables.11 Nous avons utilis les bouleversements lis au climat et lvolution des institutions (par exemple lanne o les femmes reoivent les pleins droits lectoraux), comme sources de variation exogne. Les rsultats sont frappants.

Une mauvaise performance en matire de durabilit (mesure par la dforestation nette, et en particulier la pollution de lair) accroissait les ingalits dans lIDH.12

Un niveau suprieur dingalit entre les sexes (mesure par lindice dingalit de genre) entranait un niveau infrieur de durabilit, un thme abord dans le chapitre 3.13

Ces observations ajoutent un poids empirique notre argument, savoir que lingalit nest pas seulement nfaste sur un plan intrinsque, mais quelle lest aussi pour lenvironnement. De plus, de mauvaises performances en matire denvironnement peuvent accentuer les disparits au niveau de lIDH. Explorons prsent plus en dtail ces disparits.

Tendances en matire dquit

Pour tudier lvolution de lquit dans le temps, nous nous servons dune approche multidimensionnelle dpassant les simples revenus. Cette analyse sappuie sur linnovation du Rapport mondial sur le dveloppement humain 2010, lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits (IDHI), qui retranche des ralisations en matire de dveloppement humain les ingalits dans chaque dimension et qui, de ce fait, scarte toujours plus de lIDH mesure que les ingalits augmentent. 14 Lide de base est intuitive. Linstruction et la longvit (comme le revenu) sont ncessaires pour mener des vies panouies. Par consquent, nous nous intressons la faon dont elles sont distribues entre ceux qui en ont plus et ceux qui en ont moins. Bien quincomplte, car elle laisse notamment de ct lautonomisation, cette approche dresse un tableau plus complet que si lon sintressait aux seules ingalits de revenu.

Ce Rapport accomplit un grand pas en avant en prsentant les tendances de lIDHI depuis 1990 pour 66 pays (cf. Tableau statistique 3 pour les valeurs 2011, et la Note technique 2 pour la mthodologie).15

Laggravation de lingalit des revenus a contrebalanc les progrs substantiels en matire dgalit de laccs la sant et lducation, de telle sorte que la perte cumule de dveloppement humain en raison des ingalits atteint 24 %.16

Les tendances mondiales dissimulent les ingalits qui se creusent en matire dducation en Asie du Sud et les profondes ingalits qui caractrisent la sant en Afrique.

LAmrique latine reste la rgion la plus disparate en termes de revenus, mais pas en termes de sant et dducation.

LAfrique subsaharienne enregistre les plus grandes ingalits lies lIDH.

ENCADR 2.3

Consommation et dveloppement humain


Lexplosion de la consommation dans les populations les plus riches de la plante soumet lenvironnement une pression sans prcdent. Les ingalits restent criantes : aujourdhui, pour 1 000 personnes en ge de conduire, plus de 900 possdent une voiture aux tats-Unis, plus de 600 en Europe de lOuest, et peine 10 en Inde. Les mnages des tats-Unis possdent en moyenne plus de deux tlviseurs, alors quau Libria et en Ouganda, moins dun mnage sur 10 en est quip. La consommation nationale deau par habitant dans les pays o lindice de dveloppement humain (IDH) est trs lev, soit 425 litres par jour, est six fois plus importante que dans les pays IDH faible, o elle stablit en moyenne 67 litres par jour.

Les schmas de consommation convergent certains gards, car les habitants de nombreux pays en dveloppement consomment davantage de produits de luxe : la Chine sapprte dtrner les tats-Unis du rang de plus grand march de consommation de luxe au monde. Mais les schmas de consommation varient mme entre les pays IDH trs lev. La consommation reprsente 79 % du PIB au Royaume-Uni, contre 34 % Singapour, bien que ces deux pays est un niveau dIDH voisin. Ce phnomne sexplique notamment par des diffrences en termes de schmas dmographiques et de normes sociales et culturelles, qui affectent par exemple les pratiques en matire dpargne.

Dans le mme temps, les liens avec le dveloppement humain se rompent souvent, comme observ dans le Rapport mondial sur le dveloppement humain en 1998 : les nouveaux produits visent frquemment les consommateurs riches, ignorant les besoins des pauvres dans les pays en dveloppement.

Lducation peut aussi jouer un rle fondamental en modrant une consommation excessive. Les efforts en ce sens ont t encourags par la Dcennie des Nations Unies pour lducation au service du dveloppement durable (20052014) dclare par lAssemble gnrale ou encore par les activits de lOrganisation des Nations Unies pour lducation, la science et la culture (UNESCO) destines promouvoir une consommation durable.

Source : donnes tires de Morgan Stanley, cit dans The Economist 2008a ; Bain and Company 2011, cit dans Reuters 2011 ; Heston, Summers et Aten 2009 (Penn World Table 6.3).


Des ingalits en recul en matire de sant

La sant affecte la capacit des gens tre oprationnels et spanouir. Les faits rvlent une corrlation positive entre la sant et le statut socioconomique. Cela a conduit les chercheurs sintresser aux ingalits lies aux revenus et aux ingalits sociales en tant que dterminants de la sant, les enqutes rcentes utilisant les nouvelles donnes sur les mnages pour tudier les tendances.17

Il ressort de notre analyse que la longvit croissante observe travers le monde (tudie dans le RDH 2010) saccompagne de davantage dquit : lingalit en matire de sant, mesure par lesprance de vie, a recul peu prs partout.18 Les pays IDH trs lev ouvrent la voie, suivis de prs par les amliorations en Asie de lEst, dans le Pacifique, en Amrique latine et dans les Carabes, qui devancent de peu les tats arabes. Les progrs sont les plus modestes en Afrique subsaharienne, partie des niveaux les plus faibles, principalement en raison la pandmie de VIH/sida, notamment en Afrique australe, o les taux de prvalence du VIH/sida chez ladulte continuent de dpasser 15 % (cf. figure 2.4).19

Lquit en matire dducation samliore

Des progrs nets et gnraliss ont t enregistrs dans lextension des opportunits dducation, ce qui tmoigne dune augmentation de la quantit dducation et dune meilleure quit entre les sexes et en termes daccs. Non seulement les enfants sont plus nombreux aller lcole, mais ils sont aussi plus nombreux aller au bout de leurs tudes.20

FIGURE 2.4

Les taux levs de prvalence du VIH/sida en Afrique australe freinent la diminution des ingalits en matire de sant

image

Remarque : cf. Note technique 2 pour une dfinition de la mesure de lingalit dAtkinson. Chaque observation correspond une moyenne sur cinq ans.

Source : calculs du BRDH daprs les donnes relatives lesprance de vie de la Division de la population, section des estimations et des projections dmographiques, de lUNDESA, et Fuchs et Jayadev (2011).

linstar de la sant, les tendances de la distribution des opportunits dducation montrent que les ingalits se resserrent travers le monde mesure que le taux de scolarisation et le niveau dinstruction atteint augmentent. Ainsi, il ressort dune tude portant sur 29 pays en dveloppement et 13 pays dvelopps que linfluence de lducation des parents pour prdire la scolarisation de leurs enfants a fortement baiss dans la plupart des pays en 50 ans, un signe de la diminution des ingalits intergnrationnelles face lducation.21

Notre analyse des tendances nationales de lingalit en matire dducation (mesure par la dure moyenne de scolarisation) depuis 1970 fait tat dune amlioration dans la plupart des pays. Contrairement aux ingalits de revenu, dans cette dimension, lingalit a surtout recul en Europe et en Asie centrale (de prs de 76 %), suivie par lAsie de lEst et le Pacifique (52 %), puis lAmrique latine et les Carabes (48 %).

Bien que la hausse du niveau moyen dducation et les progrs accomplis dans le domaine de la sant aient gnralement t accompagns dune diminution des ingalits, leffet nest pas automatique. Les progrs moyens et les ingalits peuvent prendre des directions diffrentes et des rythmes diffrents.22 Lingalit en matire dducation sest creuse de 8 % environ en Asie du Sud, par exemple, malgr une hausse fulgurante des moyennes du niveau dinstruction atteint (180 %).

Les disparits de revenu se creusent

Les ingalits de revenu se sont dtriores dans la plupart des pays et rgions, avec quelques exceptions notables en Amrique latine et en Afrique subsaharienne. Quelques points saillants :

Des tudes dtailles font ressortir une hausse flagrante de la part des revenus dtenus par les groupes les plus riches en Europe, en Amrique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zlande.23 De 1990 2005, lingalit des revenus interne aux pays, mesure par lindice dingalit dAtkinson, a augment de 23,3 % dans les pays IDH trs lev.24 Au cours des deux dernires dcennies, lcart sest creus entre riches et pauvres dans plus des trois quarts des pays de lOCDE et dans un grand nombre dconomies de march mergentes.25

Le revenu sest galement concentr autour des salaires les plus levs en Chine, en Inde et en Afrique du Sud.26 En Chine, par exemple, le quintile suprieur des revenus possdait 41 % du revenu total en 2008, et le coefficient de Gini dingalit du revenu a augment, passant de 0,31 en 1981 0,42 en 2005.

Sappuyant sur le mme indice dingalit dAtkinson quappliqu la sant, lducation et lIDHI gnral, notre propre analyse confirme ce tableau et rvle que le niveau moyen des ingalits de revenu dans les pays a augment de prs de 20 % entre 1990 et 2005. La plus forte dtrioration concerne lEurope et lAsie centrale (plus de 100 %).

Depuis une dizaine dannes, une grande partie de lAmrique latine et des Carabes suit la tendance inverse : les ingalits nationales sont en baisse, en particulier en Argentine, au Brsil, au Honduras, au Mexique et au Prou, et quelques exceptions prs (la Jamaque, notamment).27 Pour certains, les rsultats de lAmrique latine sont lis la diminution de lcart des salaires entre ouvriers trs qualifis et peu qualifis et la hausse des paiements de transferts sociaux cibls.28 La diminution de lcart des salaires fait suite lextension de la couverture de lducation lmentaire ces dernires dcennies, mais elle pourrait rencontrer des difficults si la population pauvre est tenue lcart de lenseignement universitaire du fait de la pitre qualit de leur enseignement primaire et secondaire.

Pourquoi le recul des ingalits en matire de sant et dducation ne saccompagne-til pas dune meilleure distribution des revenus ? Lamlioration de laccs lducation peut entrer en ligne de compte. La rentabilit de lducation lmentaire diminue mesure que laccs celle-ci se gnralise. Achever ses tudes primaires rapporte moins de revenus quauparavant, tandis que la valeur relative de lducation reue dans la partie haute de la distribution a augment. Cette hausse du bonus de qualification est le fruit dun ensemble de mutations technologiques valorisant les comptences et de changements politiques, mme si les politiques et institutions nationales ont fortement influenc les effets lchelle nationale.29

On pourrait galement sattendre ce que la crise financire affecte les tendances des ingalits. Dans quelle mesure les crises aggravent-elles lingalit des revenus ?

Lingalit des revenus augmente-t-elle la probabilit des crises ? Les politiques gouvernementales peuvent-elles y changer quelque chose ? Ce Rapport se concentre sur les effets des bouleversements de lenvironnement, mais des recherches rcentes portant sur les causes et les effets des crises financires permettent dtablir quelques parallles (cf. encadr 2.4).

Perspectives et menaces pour lenvironnement

Si lIDH mondial a fortement augment ces dernires dcennies, quoi faut-il sattendre dans les annes qui viennent ? Comment pourrait- il voluer pour les pays dvelopps et en dveloppement jusquen 2050 ? Et dans quelle mesure les contraintes lies lenvironnement et aux ingalits affecteront-elles sa progression ? En tenant compte des incertitudes inhrentes que cela comporte, nous comparons trois scnarios dvolution jusquen 2050, produits par le Frederick S. Pardee Center for International Futures de lUniversit de Denver30 (cf. figure 2.5).

ENCADR 2.4

Durabilit, crises et ingalit


Les recherches menes pour ce Rapport ont pris en compte lingalit des revenus et deux types de crise conomique, les crises bancaires et leffondrement de la consommation ou du produit intrieur brut, sur un sicle sachevant en 2010. Lanalyse portait sur 25 pays, certains ayant subi la crise, dautres non : 14 en Amrique du Nord et en Europe et 11 dans dautres rgions.

Lingalit augmente-t-elle la probabilit dune crise ? Il est parfois avanc lhypothse dun lien entre hausse des ingalits et crises ultrieures, mais une forte ingalit nest pas systmatiquement synonyme de crise. Un accroissement des ingalits a effectivement prcd des crises en Sude en 1991 et en Indonsie en 1997, mais pas la crise indienne de 1993. Lorsquune augmentation des ingalits prcde une crise, cela peut tre d la surconsommation de certains groupes ou la sous-consommation dautres groupes et aux effets de ces phnomnes sur lconomie dans son ensemble.

Qui sont les premires victimes dune crise ? Sur les 31 crises bancaires pour lesquelles des donnes sur les ingalits sont disponibles, on trouve quelques cas daccroissement global des ingalits suivi dune crise, puis dun recul des ingalits lexemple le plus notable tant la crise islandaise de 2007 mais ces cas sont loin de constituer une majorit. Les ingalits ont augment dans quelque 40 % des cas, baiss dans un cas sur quatre et sont restes stables le reste du temps.

Dans lensemble, il ne ressort de lanalyse aucune relation systmatique entre les crises et les ingalits de revenu, mme dans les pays simultanment confronts une crise bancaire et un effondrement conomique. Les ingalits ont augment en Rpublique de Core, en Malaisie et Singapour des suites des crises financires asiatiques de 1997, mais elles sont restes stables en Indonsie. Bien que les donnes soient encore insuffisantes pour permettre danalyser avec rigueur les effets de la crise financire de 2008, certains faits tmoignent de labsence dun schma clair sur lensemble des pays : hausse des ingalits dans certains pays, recul dans dautres.

Les effets des ingalits et des crises sont galement le reflet des ractions politiques. Par exemple, la suite dune crise, les transferts de compensation et la fiscalit progressive peuvent attnuer les ingalits, tandis que la suppression des transferts pour limiter les dficits budgtaires peut avoir leffet inverse. Les crises sont souvent lorigine de changements institutionnels, comme lintroduction de la scurit sociale aux tats-Unis dans les annes 1930. Au lendemain des crises scandinaves des annes 1990, ltat providence et les mesures fiscales semblent avoir eu un effet trs modrateur sur une ventuelle hausse des ingalits.

Source : Atkinson et Morelli 2011.


Le scnario de base, qui suppose une variation limite des ingalits et des risques et menaces pour lenvironnement, prvoit en 2050 un IDH mondial en hausse de 19 % par rapport aujourdhui (44 % pour lAfrique subsaharienne). Cette hausse est infrieure ce que donnerait une simple extrapolation des tendances passes, car la progression de lIDH tend ralentir en arrivant des niveaux trs levs.31

Daprs le scnario du dfi cologique, les risques pour lenvironnement sintensifient dans les mnages (usage de combustibles solides lintrieur) et aux niveaux local (eau et assainissement), urbain et rgional (pollution de lair extrieur) et international (avec en particulier les effets croissants de lvolution climatique sur la production agricole), au mme titre que les ingalits et linscurit.32 LIDH mondial de 2050 diminue alors de 8 % par rapport au scnario de base et de 12 % pour lAsie du Sud et lAfrique subsaharienne.

FIGURE 2.5

Scnarios projetant les effets des risques pour lenvironnement sur les perspectives de dveloppement humain dici 2050

image

Remarque : cf. texte pour lexplication des scnarios

Source : calculs du BRDH daprs sa base de donnes et Hughes, Irfan et al. 2011, qui sappuient sur les prvisions dInternational Futures, version 6.42.

Selon le scnario de la catastrophe cologique, la plupart des progrs raliss au dbut du XXIe sicle srodent dici 2050, les systmes biophysiques et humains spuisant du fait de la surconsommation de combustibles fossiles et de lpuisement des nappes phratiques, de la fonte des glaciers, de la dforestation progressive et de la dgradation des sols, de lappauvrissement acclr de la biodiversit, des phnomnes mtorologiques extrmes plus frquents, du paroxysme de la production de ptrole et de gaz, de laugmentation des conflits civils et dautres perturbations. Le modle ne tient pas entirement compte des ventuels cercles vicieux combins qui pourraient exacerber ces tendances. Avec ce scnario, lIDH mondial en 2050 serait infrieur de 15 % au scnario de rfrence.

Les scnarios de dfi cologique et de catastrophe cologique entraneraient la rupture du schma de convergence du dveloppement humain que lon observe travers le monde depuis 40 ans. Les projections plus long terme suggrent que les divergences saccentueraient encore aprs 2050.

Pour illustrer les projections de lingalit entre les pays en fonction de lIDH, on utilise lindice dingalit dAtkinson, qui a chut de plus de deux tiers en 40 ans, ce qui reflte les tendances la convergence. Daprs le scnario de base, les ingalits entre les pays devraient continuer de diminuer au cours des 40 prochaines annes. Dans le scnario de la catastrophe cologique, en revanche, la convergence future, mesure par la variation de lindice dingalit dAtkinson, serait de lordre de 24 % seulement en 2050, contre 57 % dans le scnario de rfrence (cf. figure 2.6).

La durabilit des progrs menace

Il ressort des schmas du pass que les liens entre croissance conomique et augmentation des missions de gaz effet de serre pourraient remettre en cause, en labsence de rforme, les extraordinaires progrs raliss ces dernires dcennies en termes dIDH. Mais lvolution climatique, qui a des rpercussions sur les tempratures, les prcipitations, le niveau de la mer et les catastrophes naturelles, nest pas le seul problme environnemental.

La dgradation des sols, des forts et des cosystmes marins reprsente une menace chronique pour le bien-tre humain, tandis que la pollution a un prix considrable qui semble augmenter puis diminuer avec le niveau de dveloppement. Nous allons voquer successivement ces menaces, puis tudier les pays qui ont obtenu de meilleurs rsultats que leur rgion et le reste de la plante.

Lvolution climatique

Les tempratures mondiales ont en moyenne augment de 0,75 C ce jour par rapport au dbut du XXe sicle, et le rythme de leur volution sacclre (cf. figure 2.7). La cause principale en est lactivit humaine, et en particulier lutilisation de combustibles fossiles, la dforestation et la fabrication de ciment, qui accroissent les missions de dioxyde de carbone (CO2). Dautres gaz effet de serre, tels que ceux rglements par le Protocole de Montral, constituent eux aussi des menaces srieuses. Le potentiel de rchauffement plantaire du protoxyde dazote (N2O) en un sicle est ainsi prs de 300 fois plus lev que celui du CO2et 25 fois plus lev que celui du mthane.33 Sil est scientifiquement accept que lvolution climatique est provoque par des activits humaines34, la sensibilisation de lopinion publique tarde encore, puisque moins des deux tiers de la population mondiale est informe de lvolution climatique et de ses causes (cf. encadr 2.5).

Principaux facteurs

Les missions de dioxyde de carbone travers le monde ont augment depuis 1970 : de 248 % dans les pays IDH faible, moyen et lev et de 42 % dans les pays IDH trs lev. Laccroissement total de 112 % peut sexpliquer par trois facteurs : la croissance dmographique, la hausse de la consommation et une production forte intensit en carbone35 . La hausse de la consommation (qui se traduit par une croissance du PIB) est le principal facteur : elle reprsente 91 % de lvolution des missions, contre 79 % pour la croissance dmographique. La contribution de lintensit en carbone, en revanche, a t de -70 %, du fait des avances technologiques (cf tableau 2.1). En dautres termes, laugmentation des missions est principalement due au fait quun nombre accru de personnes consomment davantage de biens, mme si la production sest pour sa part gnralement perfectionne.

FIGURE 2.6

Scnarios projetant le ralentissement et linversion de la convergence du dveloppement humain en raison des risques pour lenvironnement dici 2050

image

Remarque : cf. texte pour lexplication des scnarios.

Source : calculs du BRDH daprs sa base de donnes et Hughes, Irfan et al. 2011, qui sappuient sur les prvisions dInternational Futures, version 6.42.

FIGURE 2.7

Les tempratures mondiales moyennes ont augment depuis 1900

image

Remarque : lvolution de la temprature mondiale moyenne est calcule partir des tempratures moyennes de 171 pays, pondres par la population moyenne, pour la priode 19502008.

Source : calculs du BRDH daprs les de lUniversit du Delaware.

Tlcharges en avril 2011 depuis http://climate.geog.udel.edu/~climate/.

ENCADR 2.5

La population est-elle informe de lvolution climatique et de ses causes ?


Malgr dinnombrables preuves scientifiques de la gravit de la menace lie lvolution climatique et des preuves croissantes, travers le monde, que nous en subissons dj un certain nombre deffets, la sensibilisation de lopinion publique est encore limite. Daprs le Gallup World Poll (sondage mondial Gallup), une enqute reprsentative rgulirement mene dans prs de 150 pays depuis 2007, il existe des carts marqus dans la connaissance de la gravit du problme, de ses causes et mme de son existence (cf. tableau).

Moins de deux personnes sur trois dans le monde ont entendu parler de lvolution climatique. Cette sensibilisation est associe au niveau de dveloppement. Environ 92 % des personnes interroges dans les pays indice de dveloppement humain (IDH) trs lev ont dclar tre au courant de lvolution climatique, contre 52 % dans les pays IDH moyen et 40 % dans les pays IDH faible.

La perception des autres questions environnementales diffrent galement. Dans lensemble, 69 % de la population est satisfaite de la qualit de leau, contre 29 % dinsatisfaits ; concernant la qualit de lair, ils sont 76 % de satisfaits et 22 % dinsatisfaits. On observe sans surprise une forte disparit entre les pays. Ainsi, 2,5 % seulement de la population se plaint de la qualit de leau au Danemark, contre 78 % en Rpublique dmocratique du Congo.

Opinion publique sur lvolution climatique (pourcentage daccord)

image

Remarque : les donnes sont des moyennes pondres par la population et se rfrent lanne la plus rcente disponible depuis 2007. Pour plus de dtails sur lchantillon et les mthodes de Gallup, cf. https://worldview.gallup.com/content/methodology.aspx.

Source : calculs du BRDH daprs les donnes du Gallup World Poll (www.gallup.com/se/126848/worldview.aspx).


Bien que lefficacit carbonique de la production (cest--dire les units de carbone ncessaires pour produire une unit de PIB) ait augment de 40 %, les missions totales de dioxyde de carbone ne cessent de crotre. Les missions moyennes de CO2 par habitant ont augment de 17 % entre 1970 et 2007.

Les schmas des missions de CO2 varient fortement selon les rgions et les stades de dveloppement. Quelques points saillants :

Dans les pays IDH trs lev, lintensit en carbone de la production a chut de 52 %, mais les missions totales et par habitant ont plus que doubl, atteignant 112 % de leur valeur il y a 40 ans. Les progrs de lefficacit carbonique nont pas suivi la croissance conomique.

Les missions sont plus de 10 fois plus importantes en Asie de lEst et dans le Pacifique quen Afrique subsaharienne.

Les missions varient de 0,04 tonne par habitant au Burundi 53 tonnes par habitant au Qatar.

Le commerce permet aux pays de faire supporter le contenu en carbone de ce quils consomment aux partenaires commerciaux qui en assurent la production. Le dioxyde de carbone rejet par la production de marchandises qui font lobjet dchanges internationaux a augment de 50 % entre 1995 et 2005.36 Plusieurs pays stant engags rduire leurs propres missions, dont lAllemagne et le Japon, sont des importateurs nets de carbone, comme les pays qui nont pas sign ou ratifi de traits internationaux ce sujet, linstar des tats-Unis.

Si les pays IDH trs lev sont responsables de la majorit des missions mondiales de CO2, les pays IDH faible, moyen et lev contribuent pour leur part aux trois quarts de la croissance de ces missions depuis 1970. LAsie de lEst et le Pacifique sont les principaux acteurs, avec une large avance, de ces augmentations (45 %), contre 3 % seulement pour lAfrique subsaharienne et 2 % pour lEurope et lAsie centrale (cf. figure 2.8). En ce qui concerne le mthane et le protoxyde dazote, les donnes portent sur une priode plus courte, mais, l encore, la contribution de la rgion Asie de lEst et Pacifique est importante.

Le stock de CO2 pig dans latmosphre est le fruit des missions prcdentes : le carbone est ternel .37 Les concentrations daujourdhui sont en grande partie une accumulation des missions passes des pays dvelopps. Les pays IDH trs lev, qui totalisent environ un sixime de la population mondiale, ont rejet prs des deux tiers (64 %) des missions de CO2 entre 1850 et 2005.38 Depuis 1850, environ 30 % des missions cumules totales proviennent des tats-Unis. Ils sont suivis par la Chine (9 %), la Fdration de Russie (8 %) et lAllemagne (7 %). Les pays IDH trs lev ont gnr ensemble neuf fois plus de dioxyde de carbone par habitant que les pays IDH faible, moyen et lev ; cest la raison pour laquelle le Protocole de Kyoto voque des responsabilits communes mais diffrencies concernant les rponses lvolution climatique, qui seront tudies en dtail plus loin.

Rpercussions sur les tempratures, les prcipitations, le niveau de la mer et les risques de catastrophe naturelle

Lvolution climatique affecte non seulement les tempratures, mais aussi les prcipitations, le niveau de la mer et les catastrophes naturelles.

TABLEAU 2.1

Croissance et facteurs des missions de dioxyde de carbone, 19702007 (en %)

image

a. daprs une dcomposition comptable des effets sur la croissance en carbone qui simplifie lquation de Kaya prsente dans

Raupach et al. (2007) en ramenant les facteurs de quatre trois. Le total des valeurs peut ne pas tre gal 100 en raison des arrondis

Source : calculs du BRDH daprs les donnes de la Banque mondiale (2011b).

FIGURE 2.8

Sources de laccroissement des gaz effet de serre

image

Source : calculs du BRDH daprs les donnes de la Banque mondiale (2011b).

Tempratures et prcipitations

Lvolution de la temprature la plus marque des cinquante dernires annes sest produite dans les rgions polaires et sous des latitudes plus leves (carte 2.1).39 Cela signifie-t-il que lvolution climatique frappe plus durement les pays IDH levs ? Pas ncessairement. Les pays o les tempratures taient initialement plus faibles sont mieux mme de supporter une hausse des tempratures. Dans les rgions tropicales sensibles au climat, en revanche, une lgre hausse des tempratures peut gravement perturber les conditions naturelles, avec des rpercussions nfastes sur les ressources en eau et la productivit des cultures.40

Au cours des dernires dcennies, les prcipitations ont diminu de plus de 2 mm (soit prs de 3 %) par rapport la priode 19511980. Le recul le plus important touche lAfrique subsaharienne (7 mm, soit plus de 7 %) et les pays IDH faible (4 mm, soit plus de 4 %), suivis par les pays IDH moyen (cf. figure 2.9).41 Les pays IDH faible ont aussi enregistr les plus fortes augmentations de la variabilit des prcipitations.

quoi peut-on sattendre par la suite ? Aucun consensus scientifique na t trouv sur les effets nets de lvolution climatique sur les prcipitations, compte tenu de la varit des schmas travers le monde.42 Cependant, certaines grandes tendances rgionales se dgagent des modles climatiques. LAfrique devrait connatre un rchauffement suprieur la moyenne, avec prcipitations en baisse en Afrique du Nord et dans les parties australes et occidentales du continent, mais en hausse dans lAfrique de lEst. LEurope de lOuest devrait se rchauffer et shumidifier, mais la Mditerrane connatra moins de prcipitations. En Asie, le nombre de journes chaudes augmentera, et les journes froides diminueront. En Amrique latine et dans les Carabes, les tempratures devraient monter, et les prcipitations reculer. Les petits tats insulaires en dveloppement devraient enregistrer une hausse de la temprature infrieure la moyenne, mais ils devraient tre durement touchs par les variations du niveau de la mer, sur lesquelles nous reviendrons plus loin.43

lvation du niveau de la mer

Depuis 1870, le niveau moyen de la mer a augment de 20 cm, et cette monte sest acclre. ce rythme, le niveau de la mer aura augment de 31 cm entre 1990 et 210044, avec des consquences dvastatrices, en particulier dans les petits tats insulaires en dveloppement, particulirement exposs (cf. encadr 2.6, cf. tableau 2.2). Beaucoup dentre eux enregistrent des cots dattnuation levs par rapport aux revenus, et leur vulnrabilit risque de dcourager les investisseurs privs, ce qui affectera leur facult dadaptation.45

CARTE 2.1

Lvolution de la temprature est plus marque dans les rgions polaires et sous les latitudes plus leves

image

Source : calculs du BRDH daprs les donnes relatives lvolution des tempratures du dpartement de gographie de lUniversit du Delaware.

Ces hausses dordre maritime auront une incidence sur toutes les rgions ctires. Une lvation du niveau de la mer de 0,50 mtre dici 2050 inonderait prs dun million de kilomtres carrs, soit la superficie cumule de la France et de lItalie, et affecterait prs de 170 millions de personnes.46

La proportion dtres humains susceptibles dtre touchs est plus importante dans les pays IDH trs lev et les petits tats insulaires en dveloppement, mais les premiers possdent des ressources et une technologie qui leur permettent de rduire les risques de pertes. Les Pays-Bas, o de vastes rgions trs peuples sont faible altitude, ont attnu les risques dinondation et repris possession des terres inondes grce des technologies novatrices et des investissements dans les infrastructures.47

Au niveau des grandes rgions du monde, les effets les plus importants se feront sentir dans lAsie de lEst et le Pacifique, o plus de 63 millions de personnes devraient tre touches (cf. tableau 2.2). Les rpercussions conomiques seront les plus fortes dans la rgion de lAsie de lEst et du Pacifique et dans les pays IDH moyen (environ 2 % du PIB dans les deux cas). Les pays faible IDH, pour la plupart enclavs, perdront proportionnellement moins (0,5 %).48

Catastrophes naturelles

Lvolution climatique augmente la probabilit de phnomnes mtorologiques extrmes comme les scheresses, les temptes et les inondations. Le nombre moyen de catastrophes naturelles de ce type est ainsi pass de 132 pour la priode 19801985 357 pour 20052009.49 Bien quil soit difficile de rattacher directement une catastrophe naturelle lvolution climatique en raison du caractre alatoire inhrent des causes de ces phnomnes, la science associe le rchauffement plantaire leur frquence accrue.50 Daprs les prvisions, la frquence des cyclones tropicaux de forte intensit et des prcipitations qui y sont associes devrait augmenter de 20 % dici 2100.51

Lincidence croissante des catastrophes naturelles signales naffecte pas tous les tres humains de faon quitable : non seulement parce que les dgts causs par un phnomne moyen peuvent varier, mais aussi parce que la capacit des socits ragir et se protger diffre elle aussi.52.

FIGURE 2.9

Les tempratures augmentent, les pluies diminuent

image

Remarque : lvolution de la variabilit dsigne lvolution des coefficients de variation entre la priode 19511980 et les annes 2000, pondre par la population moyenne entre 1950 et 2008.

Source : calculs du BRDH daprs les donnes de lUniversit du Delaware.

La plupart des pays ne subissent pas de catastrophes naturelles, et donc les schmas varient fortement en fonction des pays et des rgions. Ces dernires annes, lAsie du Sud a t la plus touche, avec une moyenne de prs de six catastrophes par an et par pays. Les pays faible IDH, bien que souvent vulnrables la scheresse, semblent connatre moins de ces phnomnes que les pays IDH moyen, en partie parce que la plupart sont enclavs. Les petits tats insulaires en dveloppement sont eux aussi trs exposs aux risques de catastrophes naturelles (cf. encadr 2.6).

ENCADR 2.6

Effets de lvolution climatique sur les petits tats insulaires en dveloppement


Les petits pays insulaires et les tats ctiers de faible altitude sont confronts des dfis comparables : population peu nombreuse, ressources insuffisantes, isolement, exposition aux catastrophes naturelles, dpendance du commerce international et vulnrabilit lvolution plantaire, etc. Leur temprature devrait slever de 1 4 C dici 2100 (par rapport 19601990), avec des consquences dramatiques pour la population, notamment des dplacements et une dtrioration de la sant.

La monte du niveau de la mer obligera dplacer les populations et inondera les terres cultivables de faible altitude. Les pays insulaires o laltitude moyenne est faible, comme Tuvalu (1,83 mtre), Kiribati (2,0 mtres) ou les les Marshall (2,13 mtres), sont fortement menacs par la possibilit dune lvation du niveau de la mer de lordre de 0,18 0,59 mtre dici la fin du XXIe sicle. Quant aux rgions ctires de faible altitude, la totalit de la population des Maldives et 85 % de celle des Bahamas courent un risque.

Les consquences pour la sant pourraient galement tre graves. Kiribati peut sattendre un recul de 10 % de ses prcipitations dici 2050, qui entranera une chute de 20 % de ses ressources en eau douce. En outre, les intrusions deau de mer sont en augmentation du fait de llvation du niveau de la mer et des inondations ctires frquentes, provoquant la contamination des nappes phratiques, principale source deau douce dune population en plein essor. Aprs de fortes prcipitations, quelque 19 % de leau potable de la Trinit-et-Tobago sest avre positive au cryptosporidium, un parasite provoquant des diarrhes. Dans le mme ordre dide, la dengue a des liens vidents avec les niveaux de prcipitations et de temprature dans les Carabes.

Les petits tats insulaires en dveloppement sont vulnrables lvolution climatique, mais aussi aux catastrophes naturelles, telles que les mares de tempte, les inondations, les scheresses, les tsunamis ou les cyclones. Celles-ci sont particulirement frquentes dans les petites les. Sur les 10 pays ayant subi le plus grand nombre de catastrophes par habitant entre 1970 et 2010, six taient des petits tats insulaires en dveloppement. Or une seule catastrophe peut entraner dnormes pertes conomiques. Louragan Gilbert, en 1988, a cot Sainte-Lucie prs de quatre fois le montant de son PIB, tandis que louragan Ivan provoquait des pertes Grenade quivalant deux fois son PIB. Lorsque le tsunami de dcembre 2004 a frapp les Maldives, il a tu une centaine de personnes et fait plus de 27 000 autres victimes. Dici 2100, on estime que 90 % des rcifs de corail qui protgent les les des vagues et des temptes de locan pourraient avoir disparu, ce qui ne peut quaccrotre encore le risque de catastrophes naturelles.

Les contraintes stendent aux donnes et aux statistiques. Nous avons augment la couverture de lIDH dans ces tats de 23 lanne dernire 32 cette anne, sur un total de 49. Ces tats ont un IDH moyen de 0,617, contre 0,649 pour la moyenne mondiale.

Source : www.sidsnet.org/2.html ; Elisara 2008 ; UNDESA 2010 ; Kelman et West 2009 ; Mimura et al. 2007 ; Elbi et al. 2006 ; Amarakoon et al. 2008 ; Noy 2009 ; Heger, Julca et Paddison 2009 ;

www.climate.gov.ki/Climate_change_effects_in_Kiribati.html ; profil de pays des Maldives ; http://www.emdat.be/result-country-profile ; http://pdf.wri.org/reefs_at_risk_revisited.pdf.


TABLEAU 2.2

Projections des effets dune lvation du niveau de la mer de 0,50 mtre dici 2050

image

Source : calculs du BRDH daprs les donnes de Wheeler 2011.

Ces chiffres, sur lesquels influent les phnomnes extrmes et qui peuvent scarter de la moyenne, peuvent rvler comment les socits sont marques par la plupart des catastrophes naturelles et font preuve de rsilience. La bonne nouvelle, cest que les cots moyens de ces phnomnes (quil sagisse du nombre de dcs, des personnes touches ou des pertes conomiques) ont diminu au cours des quatre dernires dcennies pour lensemble de la plante et pour tous les groupes de niveau dIDH (cf. tableau 2.3). On enregistre notamment une chute du nombre moyen de dcs causs par des catastrophes naturelles, en particulier dans les pays IDH faible (prs de -72 %). Les catastrophes naturelles touchent beaucoup plus de monde et cotent beaucoup plus cher dans les pays IDH faible ou moyen que dans les pays IDH lev et trs lev. cet gard, les pays IDH moyen sont particulirement touchs : une catastrophe naturelle ordinaire dans un pays IDH moyen cote 11 % de vies en plus et touche presque deux fois plus dtres humains quune catastrophe naturelle dans un pays IDH faible. Les pertes conomiques ont galement recul avec le temps en tant que part du revenu, mme si les estimations dpendent des hypothses de dpart.

***

En rsum, les pays les plus pauvres supportent lessentiel des cots de lvolution climatique, et la perspective dune aggravation des ingalits mondiales est bien relle. Les pays faible IDH connaissent la plus forte baisse des prcipitations et laugmentation la plus nette de leur variabilit. Les hausses de temprature les plus importantes concernent les rgions dj chaudes des pays en dveloppement. Les catastrophes naturelles sont plus frquentes dans les pays IDH faible et moyen, mme si lon note que le cot dun phnomne moyen en termes de dveloppement humain diminue. Llvation du niveau de la mer a des effets directs en premier lieu sur les pays ctiers dvelopps, qui sont souvent mieux prpars pour les affronter, et sur les petits tats insulaires en dveloppement, qui sont eux beaucoup plus vulnrables.

Menaces chroniques pour lenvironnement

Lvolution climatique nest pas le seul danger couru par lenvironnement. La dforestation et la surexploitation des sols et des voies navigables peuvent menacer les moyens de subsistance long terme, les ressources en eau douce et les ressources renouvelables essentielles telles que la pche. Ces problmes sont parfois le signe dun dsquilibre des opportunits et des pouvoirs, comme on le verra dans le chapitre 3, et ont des implications plus vastes, comme lappauvrissement de la biodiversit (cf. encadr 2.7).

rosion des sols, dsertification et pnurie deau

La production agricole a doubl au cours des 50 dernires annes, alors que les terres cultives nont augment que de 10 % seulement. Mais la dgradation des sols et des ressources en eau sacclre : lrosion des sols, la perte de fertilit et le surpturage affectent prs de 40 % des terres arables.53

lextrme, la surexploitation peut transformer une terre arable en dsert... mais ltendue totale de la dgradation est difficile quantifier.54 On estime quelle touche 31 % de la superficie totale dans les pays IDH faible, moyen et lev et environ 51 % dans les pays IDH trs lev. Un petit nombre de terres gravement ou trs gravement dgrades dans les rgions en dveloppement se trouvent en Amrique latine et dans les Carabes, en Europe et en Asie centrale, la plupart dentre elles tant concentres en Asie du Sud. Toutefois, la plus grande partie des populations vivant sur des terres dgrades se trouve dans les tats arabes (25 % de la population) et en Afrique subsaharienne (22 %). (Cf. Tableau statistique 7).

Leau est vitale pour les systmes naturels et le dveloppement humain. Les terres irrigues produisent deux trois fois plus que lagriculture pluviale. Lagriculture reprsente 70 85 % de la consommation deau, et on estime que 20 % de la production cralire mondiale utilise leau de manire non durable. Or la demande deau pour la production alimentaire devrait doubler dici 2050.55

Les prlvements deau ont tripl au cours des cinquante dernires annes.56 Le pompage des aquifres dpasse leur remplissage naturel, entranant la disparition des nappes phratiques. Les causes principales ? La destruction des zones humides, des plans deau et des chteaux deau naturels pour faciliter lutilisation industrielle et agricole. Le RDH 2006 avait rapport de quelle manire le pouvoir, la pauvret et lingalit contribuaient aux pnuries deau.

TABLEAU 2.3

Pertes et cots lis une catastrophe naturelle, valeur annuelle moyenne par groupe de niveau dIDH, 19711990 et 19912010

image

Remarque : les valeurs correspondent aux effets moyens de toutes les catastrophes climatiques, hydrologiques et mtorologiques, naturelles de la priode concerne.

Source : calculs du BRDH daprs la base de donnes internationale sur les catastrophes naturelles du Centre for Research on the Epidemiology of Disasters.

ENCADR 2.7

Biodiversit : lappauvrissement de nos cosystmes sacclre


Un cosystme sain et rsilient avec les services indispensables quil rend la vie dpend de la biodiversit quil abrite. Malheureusement, lappauvrissement rapide de la biodiversit sacclre dans le monde : une aggravation a t observe au cours des dix dernires annes dans les zones humides continentales, les habitats de glace de mer, les marais salants et les rcifs coralliens. Selon le rapport de la Convention sur la diversit biologique, Perspectives mondiales de la diversit biologique 3, de multiples signes indiquent que le dclin de la diversit biologique se poursuit, et ce, au niveau de chacune de ses trois principales composantes les gnes, les espces et les cosystmes . Le rapport ajoute que les habitats naturels disparaissent dans la plupart des rgions du monde et que lon estime que prs dun quart des espces vgtales sont menaces dextinction.

Pour les scientifiques de lenvironnement, nous assistons ce qui est sans doute la plus rapide extinction de masse des espces : environ la moiti des 10 millions despces estimes de la plante devraient disparatre au cours de ce sicle. La principale cause de cette disparition est la conversion de zones naturelles destination de lagriculture et du dveloppement urbain, mais on peut galement citer lintroduction despces trangres envahissantes, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution et, de plus en plus, les effets de lvolution climatique.

De 10 30 % des espces de mammifres, doiseaux et damphibiens sont menaces dextinction, et leur nombre augmente dans les pays pauvres. Cela tient en partie au fait que les points nvralgiques ou points chauds de la biodiversit (cest--dire les rgions qui concentrent les ressources les plus riches et les plus menaces de la faune et de la flore) sont situs dans les rgions tropicales.

Les effets de lappauvrissement de la biodiversit sur le dveloppement humain sont graves dans les pays tropicaux en dveloppement, o les communauts pauvres dpendent fortement des ressources naturelles. Les plantes sauvages, par exemple, sont une importante source de vitamines et de minraux dans lalimentation dun grand nombre de communauts africaines. Leur consommation peut galement rduire la transmission des maladies dans les cosystmes tropicaux complexes.

Source : Klein et al. 2009 ; Myers et Knoll, 2001 ; Rockstrm et al. 2009 ; Roscher et al. 2007 ; Secrtariat de la Convention sur la diversit biologique 2010.


Dforestation

Lun des aspects par lesquels les demandes du dveloppement semblent aller lencontre de la durabilit de lenvironnement est la disparition du couvert forestier. Cela ne date pas dhier : le couvert forestier de la plante aujourdhui reprsente peine 60 % de ce quil tait au temps de la prhistoire.57 Si la dforestation est souvent associe au dveloppement, elle a tendance de nos jours se rapprocher davantage du sous-dveloppement.

La proportion moyenne des forts est peu prs identique dans les pays IDH trs lev et faible (2829 %) et voisine des 23 % dans les pays IDH moyen.58 Mais si les pays IDH trs lev ont augment leur couvert forestier total denviron 1 % depuis 1990, les pays IDH faible ont en moyenne perdu 11 % de celui-ci et les pays IDH lev 4 %, les chiffres restant peu prs stables dans les pays IDH moyen. Ce sont lAmrique latine et les Carabes et lAfrique subsaharienne qui enregistrent les dboisements les plus importants, suivis par les tats arabes. Les autres rgions notent une amlioration mineure (cf. figure 2.10).59

Sept pays en dveloppement (le Bhoutan, le Chili, la Chine, le Costa Rica, El Salvador, lInde et le Viet Nam) sont rcemment passs de la dforestation la reforestation avec laide de programmes nationaux et internationaux. Il semblerait cependant que certains de ces pays aient en fait dplac la dforestation dans dautres pays en dveloppement ; ainsi, pour 100 hectares boiss, ils importent lquivalent de 74 hectares de produits drivs du bois.60 Daprs des simulations, sur 100 mtres cubes de bois rcolt et rduit, lUnion europenne en transfre 75 dans les pays en dveloppement, principalement sous les tropiques ; lAustralie et la Nouvelle-Zlande, 70 mtres cubes, et les tats-Unis, 46 mtres cubes.61 Pour comprendre les tendances du boisement mondial, il faut donc examiner la consommation et le commerce en plus de la production.62 La Suisse, par exemple, consomme des produits agricoles quivalant plus de 150 % de ses terres cultives.63

Un autre souci connexe est laugmentation des appropriations de terres lchelle internationale, gouvernements et entreprises faisant lacquisition de vastes parcelles de terrain dans des pays o elles abondent et dans les pays pauvres (cf. encadr 2.8).

Dgradation des cosystmes marins

Le poisson est une source essentielle de protines pour des centaines de millions dtres humains : une personne en mange en moyenne 24 kilogrammes (kg) par an en Amrique du Nord, 18,5 kg en Asie et 9,2 kg en Amrique latine et dans les Carabes.64 Mais lorsquelle excde le rythme naturel de rgnration et quelle saccompagne de dragage, de dversement et de rejet de polluants, dinfrastructures ctires et de tourisme ctier, la pche perturbe les conditions indispensables des cosystmes marins florissants, et menace par consquent leur durabilit.

Les prises de poissons annuelles moyennes, qui slvent 145 millions de tonnes, sont trs suprieures au rendement durable annuel maximum de 80 100 millions de tonnes.65 En 2008, daprs lOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture (FAO), 53 % des rserves de poissons connues taient entirement exploites, 28 % surexploites, 3 % puises et seulement 15 % modrment exploites.66 Bien que la production totale nait pas encore baiss, les rendements de certaines espces, en particulier les grands poissons, ont fortement diminu depuis les annes 1980.

Ici encore, on observe de grandes disparits. Environ 10 % des activits de pche fournissent, selon les estimations, 90 % des prises totales, ralises pour la plupart par des pcheurs de pays dvelopps utilisant des mthodes forte intensit en capital, comme des navires de pche technologiquement volus quips dinstallations de stockage de longue dure et de chaluts mcaniques adapts la pche en eaux profondes. La production annuelle moyenne des pisciculteurs est de 172 tonnes en Norvge, de 72 tonnes au Chili, de 6 tonnes en Chine et de 2 tonnes en Inde. Bien que 85 % des employs de lindustrie du poisson travaillent en Asie, la production annuelle dans cette rgion est de 2,4 tonnes par pcheur dans locan, contre des volumes pouvant atteindre 23,9 tonnes dans des rgions dveloppes comme lEurope.67 Les grandes entreprises de pche commerciale ne se contentent pas de capturer de grandes quantits de poissons ; elles se prtent galement des pratiques prjudiciables, par lutilisation de mthodes gnrant un taux lev de prise accessoire et de chaluts de fond.

Les taux de prise continuent daugmenter, avec des taux record dans certaines rgions en dveloppement, malgr les initiatives gouvernementales visant rduire la surpche.68 Les taux ont t multiplis par quatre en Asie de lEst et dans le Pacifique, par exemple, entre 1980 et 2005. Une fois encore, cette augmentation sexplique en partie par une forte production destine lexportation dans les pays dvelopps, o la consommation par habitant est plus importante.

FIGURE 2.10

Certaines rgions se dboisent, dautres se boisent ou se reboisent

image

Source : calculs du BRDH daprs les donnes de la Banque mondiale (2011b).

ENCADR 2.8

Lappropriation des terres un phnomne en plein essor ?


Des entreprises prives, publiques et conjointes public-priv, habituellement originaires de pays riches en capitaux, acquirent des baux long terme et des droits de proprit sur de grandes parcelles de terrain (souvent suprieures 1 000 hectares) dans les pays en dveloppement. Les pays en dveloppement possdant une certaine puissance conomique, comme la Chine, lInde ou lArabie saoudite, et les pays dvelopps se joignent cette appropriation des terres. Malgr les divergences des sources, toutes laissent entendre que le phnomne sest rcemment acclr : on estime que 20 30 millions dhectares ont t ngocis entre 2005 et mi-2009, et environ 45 millions dhectares entre 2008 et 2010. La hausse du prix des matires premires semble motiver ces acquisitions, aussi bien pour les gouvernements que dans le priv.

Pour certains, ce phnomne est loccasion dinvestissements trs attendus dans la modernisation de lagriculture, synonyme daccs une meilleure technologie, demplois pour les fermiers et de rduction de la pauvret dans les zones rurales. Mais pour dautres, cest une menace pour les populations locales. Une tude rcente de la Banque mondiale va dans ce sens, constatant que les avantages attendus nont pas t obtenus. Plusieurs tudes rapportent des atteintes aux droits humains : dplacement forc des populations locales, restrictions de laccs aux ressources naturelles locales, etc. Les plus touchs sont les petits exploitants, les populations autochtones et les femmes, qui nont souvent aucun titre de proprit formel sur les terres sur lesquelles ils vivent et quils cultivent. Les organisations de protection de lenvironnement en ont critiqu les effets ngatifs, tels que la dforestation, la disparition de la biodiversit et les menaces pour la faune et la flore.

Des initiatives internationales rcentes sefforcent de fournir un cadre rglementaire pour tendre les avantages et quilibrer les opportunits et les risques. La difficult consiste mettre en place des arrangements institutionnels plusieurs niveaux, avec une participation locale relle, pour promouvoir la durabilit et lquit au cours de cette volution majeure de lutilisation des terres.

Source : Borras et Franco 2010 ; Deiniger et al. 201 ; FIDA 2011 ; Da Vi 2011.


Pollution

Daprs des tudes rcentes, lvolution de la pollution pourrait tre plus complexe que celle dcrite par la courbe environnementale de Kuznets, selon laquelle la pollution commence par augmenter avant de diminuer avec le dveloppement conomique.69 Ainsi, les villes faible revenu ont des problmes locaux, immdiats et lis la pauvret en matire denvironnement ; les villes revenu moyen ont des problmes lchelle de la ville, en lien avec la croissance rapide ; et les villes revenu lev sont confrontes aux consquences dun mode de vie ais.70 Par consquent, si laisance diminue les problmes de pollution sale des villes faible revenu (approvisionnement en eau, assainissement et gestion des dchets solides de mauvaise qualit, par exemple), elle les remplace par dautres problmes cologiques propres , comme la rduction des dchets, des missions leves et des systmes de transport inefficaces.


Les villes peuvent favoriser la durabilit, en particulier lorsque lurbanisme prend en compte des considrations environnementales


Les villes sont la fois des sources de pollution majeures et des opportunits de favoriser la durabilit. Les habitants des villes consomment 60 80 % de lnergie produite dans le monde et sont responsables dune proportion sensiblement identique dmissions de dioxyde de carbone. 71 Les villes peuvent favoriser la durabilit, en particulier lorsque lurbanisme prend en compte des considrations environnementales. La forte densit de population facilite les conomies dchelle et la spcialisation des comptences et des entreprises. Ces caractristiques rendent plus rentables la plupart des infrastructures, des services publics (eau, assainissement et vacuation, entre autres) et des systmes de transport publics et permettent dlargir les options de rutilisation et de recyclage des matriaux. Il a t estim que lorsque la population dune ville est multiplie par deux, laugmentation des besoins en infrastructure qui en dcoule nest que de 85 %. 72 Les missions par habitant de la ville de New York ne reprsentent que 30 % de la moyenne des tats-Unis, et il en va de mme pour Rio de Janeiro au Brsil. 73 Un rsident moyen de Manhattan gnre 6 408 kg dmissions de CO2 de moins par an quun New-Yorkais de banlieue, en partie parce quil utilise moins son vhicule74, et ce schma se retrouve dans toutes les zones mtropolitaines des tats-Unis.

Mais les inconvnients des villes lis la gnration de dchets et la pollution de lair extrieur peuvent tre considrables : la pollution de lair, qui tend empirer en milieu urbain, est lune des grandes causes des maladies respiratoires et cardiovasculaires de la plante ; laccs limit une eau potable sans danger et un assainissement digne de ce nom est lorigine de 1,6 million de dcs par an.75 Les citadins produisent par ailleurs dnormes quantits de dchets, qui sont trop souvent mal pris en charge. Les rgions entourant New Delhi et Katmandou, par exemple, souffrent dune grave pollution fluviale.76 Certains pays riches exportent leurs dchets vers des pays pauvres, avec des consquences dsastreuses, malgr la rcente Convention de Ble de 1992 qui restreint ce type de commerce (cf. encadr 2.9). La pollution de lair extrieur est gnralement plus grave dans les villes, comme ses effets pour la sant (Chapitre 3). La forte densit de polluants accrot par ailleurs la concentration des nuages, ce qui affecte les prcipitations.

Dans les zones densment peuples, mme une lgre baisse des missions polluantes et de la consommation deau et dnergie par habitant peut entraner une nette amlioration en termes absolus. tant donn que prs de la moiti de la population mondiale vit en milieu urbain, ces amliorations potentielles constituent une formidable opportunit. Si la relation entre quit et densit des villes est complexe, des quartiers plus compacts et des systmes de transport financirement abordables peuvent amliorer lquit en dveloppant laccessibilit, et certains faits laissent penser quune densit accrue serait corrle une moindre sgrgation sociale.

En ville, les catastrophes naturelles peuvent tre particulirement dvastatrices, comme ce fut le cas avec louragan Katrina La Nouvelle-Orlans aux tats-Unis. Les villes doivent investir dans des infrastructures et des systmes permettant de grer ces vulnrabilits. Rio de Janeiro, par exemple, sappuie sur des techniques de modlisation sophistiques pour prvoir les catastrophes naturelles et prendre des mesures prventives.

Les tendances internationales se veulent plus optimistes. La mesure de la pollution a fait lobjet de vifs dbats, mais les concentrations extrieures de particules vont dans le sens dun recul travers le monde depuis deux dcennies.77 LAfrique subsaharienne a enregistr une baisse plus rapide, quoique depuis un niveau suprieur. Dans les pays IDH trs lev, la pollution a diminu de prs de 33 %. Malgr cela, les concentrations moyennes de particules en milieu urbain restent 2,3 fois plus importantes dans les pays IDH faible, moyen et lev que dans les pays IDH trs lev.78 Les pays riches ont des rglementations plus strictes en matire de qualit de lair et prennent des mesures contre la pollution de lair, comme les systmes de contrle dans les centrales lectriques et les btiments industriels, les pots dchappement catalytiques sur les vhicules et les combustibles plus propres.79

***

Cette partie consacre aux tendances des principaux indicateurs de lenvironnement et aux menaces quelles reprsentent pour le dveloppement humain a rvl une dtrioration sur plusieurs fronts, mais pas tous. Les progrs remarquables accomplis pour inflchir la pollution de lair, par exemple, suggrent que certaines dimensions de lenvironnement peuvent samliorer avec le dveloppement. Le point le plus inquitant est que ce sont les pays les plus pauvres qui subissent les consquences les plus graves de la dgradation de lenvironnement. Dans le prochain chapitre, nous verrons que ce phnomne est galement valable lchelle des pays. Explorons prsent comment certains pays ont dmont ces schmas pour parvenir des progrs durables et quitables en matire de dveloppement humain.

ENCADR 2.9

Dchets dangereux et Convention de Ble


Lopinion publique des pays dvelopps sinquitant de plus en plus des dchets dangereux au cours des annes 1970 et 1980, de nombreux gouvernements ont adopt une lgislation restrictive. Consquence inattendue, les exportations de dchets dangereux (amiante, mercure, cendres, mtaux lourds, dchets cliniques, pesticides, etc.) destination des pays en dveloppement ont massivement augment. Les ingalits conomiques ont amen certains pays juger intressante la perspective daccepter des dchets dangereux. Ainsi, dans les annes 1980, une coalition dentreprises europennes et amricaines a offert 600 millions de dollars la Guine-Bissau, soit cinq fois la valeur de son produit national brut, pour quelle accepte des transferts de dchets toxiques une offre quelle a fini par refuser en raison des pressions internationales.

La Convention de Ble sur le contrle des mouvements transfrontires de dchets dangereux et de leur limination, qui rglemente ce type dexportations, exige le consentement clair des entits concernes au sujet de la nature des dchets. ce jour, 175 pays ont ratifi la Convention de Ble, et les tats-Unis nen font pas partie. Depuis 1995, un amendement interdit toutes les exportations de dchets dangereux, mais il na pas encore t ratifi par le quorum ncessaire des trois quarts des participants. Bien que la Convention reconnaisse lurgence du problme, aucun cadre rglementaire international adquat na encore t mis en place.

Lexposition aux dchets dangereux reste importante dans les pays en dveloppement. En 2006, une socit nerlandaise a dvers 500 tonnes de dchets toxiques dans 16 sites dAbidjan, contaminant leau potable, les sols et les pcheries de la ville et faisant au moins 10 morts et une centaine de milliers de victimes. Ce genre daffaires tmoigne non seulement des faiblesses de la Convention de Ble, mais aussi de la ralit conomique de nombreux pays en dveloppement. La Convention suppose que les pays en dveloppement ont les moyens techniques et administratifs dvaluer les risques lis lacceptation de transferts de dchets et la bonne gouvernance ncessaire pour rsister aux incitations financires, mais ce nest pas toujours le cas. Les dchets lectroniques (e-dchets), qui constituent le secteur de dchets le plus florissant dans le monde, sont dangereux pour la sant humaine et pour lenvironnement. Les dchets lectroniques de la Chine, de lInde, de la Thalande, des tats-Unis et de lUnion europenne pour la priode 20042008 atteignaient 17 millions de tonnes par an, et daprs les estimations du Programme des Nations Unies pour lenvironnement, le volume mondial total serait compris entre 20 et 50 millions de tonnes par an. Or, seule une petite partie de ces dchets est recycle. Ainsi, en 2007, les tats-Unis ont recycl moins de 20 % de leurs dchets lectroniques provenant de tlviseurs, tlphones portables et produits informatiques obsoltes. Le reste a t jet dans des dcharges, le plus souvent dans des pays en dveloppement comme la Chine, lInde et le Nigeria. Le recyclage de dchets lectroniques est nanmoins devenu un secteur conomique dynamique, en particulier en Chine et en Inde, o la rcupration, la rparation et le commerce de matriaux provenant dappareils lectroniques jets constituent des moyens de subsistance non ngligeables pour les populations pauvres. Mais le plomb, le mercure et le cadmium quils contiennent sont extrmement toxiques. Bien quil soit possible de prendre des prcautions, peu de gens sont conscients des risques encourus.

Source : Andrews 2009 ; Sonak et Girian 2008 ; Widmer et al. 2005 ; Robinson 2009 ; PNUE/GRID-Europe 2005 ; GreenPeace 2009 ; PNUE et UNU 2009 ; www.epa.gov/international/toxics/ewaste.html ; http://toxipedia.org/display/toxipedia/Electronic+Waste+%28E-Waste%29.


Promouvoir le dveloppement humain durable et quitable

Comment interprter au mieux ces schmas contradictoires ? Est-il possible didentifier des pays qui sen sortent bien en termes de dveloppement humain, de durabilit et dquit ? La tche est difficile, ne serait-ce que parce quaucun indicateur ne saurait illustrer la durabilit lui seul. Toutefois, nous prsentons une approche qui pourrait savrer utile pour valuer les avances communes dans la ralisation de ces objectifs et tudions une srie dindicateurs qui donnent des renseignements intressants sur des approches politiques prometteuses. Les observations synthtisent une grande partie des faits obtenus jusqu prsent et de faire la liaison avec lanalyse lchelle des communauts et des mnages du chapitre suivant. Nous proposons une mthode et identifions des cas de synergies positives grce auxquelles les pays ont favoris le dveloppement humain durable avec quit, avant dvoquer ce que cela implique en termes de politiques.

Comment identifier des synergies positives ? Notre cadre reflte la fois les dimensions locales et mondiales de la durabilit que nous avons mises en avant dans la figure 2.3. Les aspects locaux, qui seront approfondis dans le chapitre suivant, portent sur les effets immdiats pour ltre humain des privations subies par les mnages en termes daccs leau et de pollution de lair intrieur. Ces variables sont values par rapport la moyenne rgionale des rsultats obtenus. Nous devons tenir compte des diffrences rgionales : sans cela, seuls les pays IDH trs lev seraient bien nots, et cela nclairerait pas beaucoup lventail des situations que vivent les populations travers le monde.

Les aspects environnementaux mondiaux de la durabilit, porteurs de menaces varies, sont mesurs en fonction des missions de gaz effet de serre, de la dforestation et de lutilisation de leau, de faon normative, chaque variable tant lie aux normes internationales dfinissant les bonnes pratiques en la matire. Dans la mme logique, nous identifions les pays dont les rsultats en matire dIDH et dingalit sont suprieurs la moyenne de leur rgion. Ce filtre multidimensionnel nous permet didentifier une premire liste de pays qui sen sortent relativement mieux pour rpondre aux menaces pour lenvironnement caractre local et mondial, mais aussi en matire dIDH et dquit. Les rsultats ne sont quune illustration, compte tenu des donnes fragmentes et des autres dimensions de la comparabilit. Nanmoins, les indicateurs que nous avons pu rassembler suggrent quelques approches prometteuses ayant le potentiel de promouvoir une politique relativement quitable et durable sur le plan de lenvironnement en plus du dveloppement humain plus gnral.

TABLEAU 2.4

Les bons lves de lenvironnement, du dveloppement humain et de lquit (anne la plus rcente disponible)

image

Remarque : tous ces pays remplissent les critres relatifs aux seuils absolus concernant les menaces dordre mondial dfinis dans la note prcdente, obtiennent des rsultats suprieurs la moyenne de leurs pairs rgionaux respectifs tant dans les dimensions du dveloppement humain que de lingalit, et obtiennent un rsultat suprieur la moyenne rgionale en termes deffets locaux.

Le tableau 2.4 illustre lapplication de loptique conjointe dcrite plus haut pour identifier les pays dont les performances sont suprieures au seuil international (pour les menaces dordre mondial) et la moyenne rgionale (pour les effets locaux, lIDH et les pertes dIDH dues aux ingalits).80 Quelques pays se dgagent sur au moins quatre des cinq fronts environnementaux considrs. Le Costa Rica obtient de bons rsultats pour les cinq critres. LAllemagne et la Sude, deux pays IDH trs lev, se dmarquent pour la dforestation, lutilisation de leau, laccs leau et la pollution de lair intrieur, mais sont moins performants en matire dmissions de gaz effet de serre. Les Philippines sont un cas intressant, en particulier concernant le reboisement, car lextension du couvert forestier est soutenue par des programmes sociaux communautaires en faveur des forts. En outre, la pollution de lair intrieur aux Philippines atteint seulement 48 % de la moyenne rgionale, et laccs tendu aux tudes et aux soins mdicaux compense des ingalits traditionnellement leves en matire de revenu. Lencadr 2.10 met en avant lexprience de deux pays, le Costa Rica et la Sude.

Bien entendu, ce tableau est incomplet. Les limitations des donnes ont dj t voques. Et linconvnient vident est quil nintgre aucun indicateur de libert politique et dautonomisation ou de performance en termes dgalit entre les sexes (reflte par exemple par lindice dingalit de genre, ou IIG, tudi dans le prochain chapitre). Les quatre pays observs sont des dmocraties et ont un niveau relativement bon, en termes dgalit entre les sexes, par rapport leur groupe de niveau dIDH.

Lexploration des tendances dans le temps donne galement un tableau plus contrast. Sur les quatre pays identifis ici comme de relativement bons lves, seuls lAllemagne et la Sude ont progress dans toutes les dimensions. Depuis les annes 1990, tous les pays de la liste ont rduit leur pollution de lair et maintenu ou amlior la part de la population ayant accs leau et tous, lexception des Philippines, ont rduit leurs missions de gaz effet de serre.81 Lingalit multidimensionnelle a recul dans tous ces pays, sauf au Costa Rica, qui conserve tout de mme une ingalit infrieure la moyenne de sa rgion.82

De nombreux pays en dveloppement font galement tat de modles sectoriels efficaces et volutifs de transition vers une conomie verte. En voici quelques exemples83 :

ENCADR 2.10

Synergies positives en Sude et au Costa Rica


Les performances des pays obtenant de bons rsultats en matire denvironnement, de dveloppement humain et dquit peuvent fournir des indications et des enseignements sur le dveloppement. Nous nous intresserons ici la performance environnementale de la Sude et du Costa Rica.

La Sude se classe actuellement au septime rang de lchelle de lindice de dveloppement humain (IDH), au sixime rang des pertes pour le dveloppement humain dues aux ingalits et en premire place du classement de lindice dingalit de genre. Ses missions par habitant sont les siximes plus faibles des pays IDH trs lev, et elle se situe en tte du classement pour ses taux de pollution de lair parmi les pays IDH trs lev et la quatrime place du classement mondial. Les rsultats de la Sude semblent ancrs dans sa forte sensibilit lenvironnement et ses traditions de politique dmocratique et galitaire. Le Comit de recherche sur la prservation et lutilisation des ressources naturelles, par exemple, fond en 1957, a contribu sensibiliser lopinion publique sur les questions lies lenvironnement ; il sest rvl un puissant groupe de pression. Parmi dautres indices prcoces, on peut citer une enqute de 1969 dans laquelle une majorit de Sudois taient favorables une croissance conomique ralentie pour prvenir la dtrioration de lenvironnement et des impts locaux plus levs pour lutter contre la pollution de leau ; ils taient prts payer pour une meilleure qualit de lenvironnement. Le droit un accs commun est profondment ancr dans la psych sociale sudoise et ses coutumes sculaires. La sensibilit contemporaine se retrouve dans les rsultats du Gallup World Poll (sondage mondial Gallup), selon lesquels 96 % des Sudois sont conscients de lvolution climatique, quils sont prs de 50 % considrer comme une menace srieuse. Les rsultats de la Sude en matire dquit et dducation pourraient se traduire par une voix politique plus forte, ce qui expliquerait en partie pourquoi la conscience et la sensibilit environnementales populaires se refltent dans des politiques respectueuses de lenvironnement.

Les gouvernements successifs du Costa Rica ont mis en place leurs politiques et leurs institutions en gardant lesprit des objectifs de prservation de lenvironnement. En 1955, le Costa Rica a fond lInstitut national du tourisme pour protger les ressources naturelles du pays. Mais cest la lgislation sur les forts, la fin des annes 1980, qui a vritablement lanc sa politique environnementale. La loi dfinit les services rendus par les forts lenvironnement : squestration du carbone, protection de la biodiversit, rgulation des dbits deau et beaut du paysage. Elle a aussi servi de fondement lintroduction de paiements des services de lenvironnement au titre de mcanisme financier pour protger les forts. Au milieu des annes 1990, les droits environnementaux ont t inscrits dans la Constitution, et le Costa Rica est devenu un pionnier de la vente de crdits de carbone ( la Norvge). La participation active de la socit civile, la fiert populaire lgard de la beaut, de la biodiversit et des ressources naturelles du pays et les possibilits dinvestissements lies des pratiques durables dans des secteurs tels que le tourisme ont galement jou un rle.

Source : Bureau de pays du PNUD Costa Rica ; Observatorio del Desarrollo et Universidad de Costa Rica 2011 ; Kristrm et Wibe 1997; Lundqvist 1972.


La ville de Curitiba, au Brsil, a russi mettre en oeuvre des approches novatrices en matire durbanisme, de gestion urbaine et de transports afin de relever le dfi dun accroissement rapide de sa population. La ville obtient aujourdhui le meilleur taux dutilisation des transports publics du Brsil (45 % de tous les trajets) et lun des taux de pollution de lair les plus bas du pays.

Au Kenya, le ministre de lnergie a adopt en 2008 un tarif de rachat afin de fournir des sources de production dlectricit diversifies, de gnrer des revenus et des emplois et de rduire les missions de gaz effet de serre. Ce tarif englobe la biomasse, la gothermie, la petite hydrolectricit, lnergie solaire et lnergie olienne.

En rsum, il est possible didentifier les pays qui ont favoris un dveloppement humain durable et quitable par leur IDH plus lev, leur ingalit moindre et leurs rsultats sur une srie dindicateurs environnementaux portant sur la durabilit mondiale et les menaces locales. Bien que les contraintes inhrentes aux donnes empchent de prsenter un classement complet des pays, nous proposons quelques rsultats titre dillustration et suggrons que cette mthode offre un moyen prcieux de dmontrer que des pays de rgions diffrentes, aux caractristiques structurelles et aux niveaux de dveloppement trs variables, peuvent adopter des politiques allant dans le sens dun dveloppement humain plus durable et plus quitable.

***

Ce chapitre a tudi les principaux schmas et tendances en matire de dveloppement humain et denvironnement et fourni des preuves de disparits majeures entre les pays, mais aussi les dernires observations lies aux synergies positives. Dans bien des cas, les pays les plus pauvres sont les premires victimes de la dtrioration de lenvironnement, mme sils contribuent assez peu ce problme. Cependant une galit accrue tant lintrieur des pays quentre eux est lie de meilleures performances en matire denvironnement.

Cette analyse souligne les bnfices potentiels que lon peut retirer de modles de dveloppement qui promeuvent lgalit et favorisent de faon moins dsquilibre la croissance conomique, des thmes que nous explorons dans les chapitres suivants.


CHAPTER

3

Observer les impacts comprendre les liens


Aprs avoir abord les liens majeurs entre quit et environnement, nous allons, dans ce chapitre, analyser limpact de la non durabilit environnementale sur les personnes et le rle de lingalit au sein de cette relation. Nous nous intresserons galement aux pays et aux groupes qui ont rompu avec la tradition tout en soulignant lvolution des rles sexospcifiques et de lautonomisation.

Les personnes pauvres et dfavorises sont les principales victimes de la dgradation de lenvironnement. Ce constat ne surprendra personne. Presque chaque semaine, les mdias se font lcho des catastrophes qui brisent les vies de personnes dj trs dfavorises dans les rgions les plus pauvres du monde.

linstar des phnomnes extrmes, les activits prjudiciables lenvironnement ont des effets ingalitaires. Ainsi, des tudes ralises aux tats-Unis rvlent que les sites de gestion des dchets toxiques sont majoritairement situs dans les quartiers populaires et habits par les minorits, nuisant la sant et lducation, ainsi quaux prix de limmobilier.1 Il importe peu de dterminer si ce phnomne est d la dprciation des terres et de limmobilier suite la construction du site ou lincapacit des habitants de sopposer linstallation de celui-ci ; il est manifeste que les pratiques prjudiciables lenvironnement accentuent les ingalits raciales et sociales. Ce mme schma se retrouve ailleurs que dans les conomies de march : dans lex-Union sovitique, la centrale nuclaire de Mayak a t construite dans une rgion majoritairement habite par des Tatars musulmans, le peuple bachkir et des descendants des peuples opprims et exils sous Staline. 2 Ce chapitre se propose de comprendre le pourquoi et le comment de lexistence de tels schmas de nos jours.

Quels facteurs conditionnent le lien entre dgradation de lenvironnement et dveloppement humain ? Pour rpondre cette question, il faut tenir compte tant des niveaux absolus que de la distribution des capacits au niveau des individus, des mnages et des communauts. Les privations absolues peuvent nuire lenvironnement, tandis que de mauvaises conditions environnementales rduisent les capacits des personnes. De nombreux exemples illustrent ce lien les jeunes filles instruites affichent des taux de fcondit plus faibles et les communauts plus autonomises sont moins exposes la pollution.

Dans ce chapitre nous dcrivons dabord, sous langle de la pauvret multidimensionnelle, les privations affectant les environnements immdiats des personnes pauvres et comment ces privations sajoutent parfois aux consquences ngatives de lvolution climatique. Nous nous intressons ensuite aux menaces environnementales qui psent sur la sant, lducation et les moyens dexistence des personnes et tudions comment les interactions entre les privations chroniques et les risques graves accentuent le caractre ingalitaire des phnomnes extrmes. Pour conclure, nous abordons les ingalits en matire de genre et de pouvoir en prenant soin de souligner les avantages potentiels que lenvironnement peut tirer du renforcement de lgalit dans ces domaines. Nous ouvrons ainsi la voie aux chapitres suivants, qui traitent de la recherche doptions politiques.

Langle de la pauvret

Le double fardeau des personnes les plus dfavorises au monde est au coeur du prsent Rapport. Plus vulnrables la dgradation de lenvironnement, elles sont galement confrontes aux menaces environnementales immdiates lies la pollution de lair intrieur, leau souille et lassainissement non amlior.3 Notre indice de pauvret multidimensionnelle (IPM), cr loccasion du Rapport mondial sur le dveloppement humain 2010, permet dtudier de plus prs les privations subies par les mnages (cf. figure 3.1.).

LIPM mesure les carences en matire de sant, dducation et de niveau de vie, en tenant compte la fois du nombre de personnes dmunies et de lintensit de leurs privations. Dans le prsent Rapport, nous tudions la gnralisation des privations environnementales parmi les personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle en nous centrant sur le manque de combustibles de cuisson, deau potable et de systmes dassainissement amliors ainsi que lampleur des superpositions entre ces diffrents problmes lchelle des mnages, une innovation propre lindice de pauvret multidimensionnelle.


Garantir laccs, entre autres, aux combustibles de cuisson modernes, leau salubre et un systme dassainissement de base, contribue crer les conditions ncessaires lacquisition de capacits plus leves


Ces privations absolues sont importantes en soi et constituent une violation des droits humains lmentaires. Garantir laccs, entre autres, aux combustibles de cuisson modernes, leau salubre et un systme dassainissement de base, contribue crer les conditions ncessaires lacquisition de capacits plus leves et largit ainsi lventail des choix accessibles aux personnes tout en faisant progresser le dveloppement humain. En adoptant un point de vue ax sur lIPM, nous mettons en avant la superposition des privations daccs.

Privations auxquelles sont confronts les pauvres

On estime que la pauvret multidimensionnelle affecte 109 pays (cf. Tableau statistique 5)4 avec des rsultats frappants.

lchelle mondiale, au moins six personnes sur dix souffrent dune privation environnementale et quatre sur dix dau moins deux.5 Ces privations sont exacerbes chez les personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle. Plus de neuf personnes sur dix sont confrontes au moins une privation : prs de 90 % nont pas recours aux combustibles de cuisson modernes, 80 % sont prives dun systme dassainissement adquat et 35 % nont pas accs leau propre.

La plupart de ces personnes subissent un cumul de privations : huit personnes pauvres sur dix sont exposes au moins deux carences environnementales tandis que dans 29 % des cas ces carences couvrent les trois dimensions considres.

Les pauvres des zones rurales sont les plus affects. Il est frappant de constater quils sont 97 % souffrir dau moins une privation environnementale tandis quun tiers est confront aux trois privations. Dans les zones urbaines, ces chiffres sont, respectivement, de 75 % et de 13 %.

Les indices de pauvret multidimensionnelle lchelle provinciale et nationale affichent de grandes disparits en matire de privations environnementales. En Hati, la proportion des personnes qui souffrent la fois de pauvret multidimensionnelle et dun accs insuffisant leau propre dans lAire mtropolitaine/Ouest est de 19 % tandis que dans le Centre elle atteint 70 %. De mme, au Sngal, la proportion des personnes qui souffrent la fois de pauvret multidimensionnelle et du manque de combustibles de cuisson est denviron 4 % Dakar et de 88 % Kolda. En Inde, le nombre des personnes touches par la pauvret multidimensionnelle qui sont prives de systme dassainissement schelonne de 3,5 % dans le Kerala plus de 70 % dans le Bihar.

FIGURE 3.1

Indice de pauvret multidimensionnelle Gros plan sur les personnes les plus dmunies

image

Les privations environnementales augmentent gnralement avec lIPM mais les composants de la pauvret multidimensionnelle varient, mme entre des pays ayant des niveaux de pauvret semblables. Globalement, les privations environnementales contribuent de faon disproportionne la pauvret multidimensionnelle, savoir 20 % de lIPM cest--dire plus que leur poids de 17 % au sein de lindice (cf. figure 3.2, graphique suprieur).6 Dans les zones rurales, la pauvret atteint 22 %, tandis quelle est de 13 % dans les zones urbaines. En Mongolie, en Ouganda, au Prou et au Swaziland, ces privations reprsentent plus de 30 % de la pauvret multidimensionnelle.

Cependant, certains pays affichent des rsultats positifs et une proportion de privation environnementale plus faible.7 Dans plusieurs pays arabes (la Jordanie, les territoires palestiniens occups, la Rpublique arabe syrienne et les mirats arabes unis), europens et dAsie centrale (la Croatie, lEstonie, la Fdration de Russie et lUkraine), ces privations reprsentent moins de la moiti de leur poids au sein de lindice. Notons que le Brsil affiche galement de bons rsultats.

Les schmas rgionaux montrent que les privations environnementales sont les plus accuses en Afrique subsaharienne : 99 % des personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle y ptissent au moins dune privation environnementale, tandis que prs de 60 % subissent les trois privations (cf. figure 3.2, graphique infrieur). LAsie du Sud affiche galement des taux levs, bien que dans une moindre mesure : 97 % des pauvres y font face au moins une carence tandis que 18 % souffrent des trois. En revanche, en Europe et en Asie centrale, 39 % des personnes pauvres sont confrontes au moins une privation environnementale ( lexception du Tadjikistan, o la population pauvre est nombreuse et o la proportion des personnes faisant face au moins une privation est exceptionnellement leve, savoir 82 %). Les personnes subissant les trois privations sont rares, soit peine plus de 1 % (ce chiffre ne tient pas compte du Tadjikistan).

Les privations les plus courantes concernent laccs aux combustibles de cuisson (cf. figure 3.3). En Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, les deux rgions les plus dmunies, plus de 90 % des personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle nont pas accs aux combustibles de cuisson modernes et plus de 85 % des personnes pauvres nont pas accs un systme dassainissement amlior. Dans plusieurs tats arabes, les problmes lis leau abondent et affectent plus de 60 % des personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle.

Ltendue de la privation environnementale est galement associe la valeur nationale de lindice de dveloppement humain (IDH). Plus de quatre personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle sur dix dans les pays IDH faible sont confrontes aux trois privations. Ces pays affichent gnralement une pauvret environnementale suprieure la moyenne environ 6 points de pourcentage de plus que si leurs privations environnementales taient gales leur poids au sein de lIPM. Ainsi, Madagascar, 65 % de la population na pas accs leau propre. Les rpercussions en sont abyssales. La plupart des coles du pays tant prives de leau courante ncessaire lassainissement et lhygine, les lves sont rgulirement malades, ont un taux dabsentisme lev et obtiennent des rsultats scolaires mdiocres. lchelle nationale, les pertes annuelles attribues la diarrhe sont estimes 3,5 millions de jours de classe.8

FIGURE 3.2

Les privations environnementales au sein de lindice de pauvret multidimensionnelle

image

image

Remarque : La ligne pointille reprsentant 17 % signale quelle serait la contribution moyenne des indicateurs de service environnemental si leur contribution la pauvret totale tait gale leur poids au sein de lindice. Les pays situs droite de la ligne enregistrent une pauvret environnementale disproportionne tandis que celle des pays situs gauche est plus faible que prvu. Les annes denqute varient en fonction des pays ; cf. Tableau statistique 5 pour plus de dtails.

Source : estimations du personnel du BRDH bases sur le Tableau statistique 5.

FIGURE 3.3

Les principales privations environnementales sont lies laccs aux combustibles de cuisson modernes

Proportion de personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle qui manquent de services environnementaux par rgion, anne la plus rcente disponible

image

Remarque : les annes denqute varient en fonction des pays ; pour plus de dtails, cf. Tableau statistique 5. Les donnes relatives aux tats arabes nont pas t retenues car leurs faibles niveaux de pauvret risquent de nuire la fiabilit des rsultats.

Source : calculs bass sur les donnes du Tableau statistique 5.

Il convient de signaler certaines nouvelles encourageantes, qui sont parfois le rsultat de la mobilisation des gouvernements et des organisations non gouvernementales (ONG). Ainsi, lAsie du Sud se distingue par la relativement faible proportion de sa population (moins de 15 %) prive daccs leau.

Comprendre les liens

Afin de mieux comprendre les liens, nous avons analys les donnes affichant un niveau constant de pauvret.9 Les pays ont t classs, dune part, selon leur proportion de personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle qui font face une ou plusieurs privations environnementales et, dautre part, selon leur proportion de personnes confrontes aux trois privations. Dans les deux cas, la proportion de la population subissant des privations environnementales augmente avec lIPM mais la tendance affiche de nombreuses variations (cf. figure 3.4).

Les pays situs au-dessus de la courbe de tendance affichent une pauvret environnementale suprieure la moyenne ; linverse, ceux qui sont situs au-dessous de la courbe enregistrent de meilleurs rsultats. Les pays dont la proportion de la population souffrant au moins dune privation est la plus faible sont regroups dans les tats arabes ainsi quen

Amrique latine et aux Carabes (7 des 10 pays les plus performants), tandis que ceux dont la proportion de la population subissant les trois privations reconnues est la plus faible sont concentrs en Asie du Sud (5 des 10 pays les plus performants ; cf. tableau 3.1).

Le Brsil, le Djibouti, le Guyana, le Maroc et le Pakistan figurent dans les deux cas parmi les 10 pays les plus performants, la proportion de la population qui y souffre dau moins une privation environnementale ou des trois restant faible.

Quelques exemples :

Depuis plusieurs dcennies, le gouvernement brsilien amliore le quotidien des mnages faible revenu en largissant laccs leau et lassainissement, en investissant dans lapprovisionnement en eau et en ayant recours des financements croiss. 10 Linnovation joue galement un rle important. Ainsi, Brasilia a dvelopp des systmes dgouts condominiaux, bass sur dtroits conduits installs faible profondeur au dtriment dinstallations conventionnelles plus onreuses.11 Grce des politiques mises en place la fin des annes 1960 visant assurer un systme national de distribution du GPL et des subventions croises favorisant lutilisation du GPL en appliquant des taxes dautres carburants, aujourdhui presque tous les mnages brsiliens (98 %) utilisent le gaz de ptrole liqufi (GPL).12

Au Bangladesh, seulement 4 % des personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle nont pas accs leau propre, grce aux milliers de puits tubulaires fors la main qui parsment le pays. Mais la situation est loin dtre parfaite. Le taux de couverture comprend laccs aux fontaines publiques, o le temps dattente peut tre long. Dans les bidonvilles de Dhaka, il nexiste quun robinet public pour 500 habitants.13 En outre, environ un tiers des puits tubulaires fors la main ont une teneur en arsenic suprieure aux recommandations de lOrganisation mondiale de la sant (OMS) et constituent une menace pour la sant de millions de personnes.14

Au milieu des annes 1990, le gouvernement de Djibouti a tabli leau et lassainissement comme priorits nationales.15 Les rformes ont, entre autres, port sur les financements prioritaires et de nouvelles constructions.16 Aujourdhui, plus de huit mnages sur dix utilisent des combustibles de cuisson modernes. Cependant, il semblerait que lutilisation du bois et du charbon soient en hausse, suite laugmentation du prix du krosne.17

FIGURE 3.4

La proportion de la population subissant des privations environnementales augmente avec lIPM mais la tendance affiche de nombreuses variations

image

Remarque : les annes denqute varient selon les pays ; cf. Tableau statistique 5 pour plus de dtails. Ces donnes reprsentent les dviations de tendance tudies dans les exercices de rgression dcrits dans le texte.

Source : calculs du BRDH bass sur les donnes du Tableau statistique 5.

Le Npal affiche galement un taux assez lev de personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle qui ont accs leau (environ 78 %). Ces bons rsultats sont attribus au rle moteur jou par les communauts locales et les femmes qui, aides par des ONG, ont planifi, conu et mis en oeuvre de petits sousprojets visant amliorer lapprovisionnement en eau, lassainissement, la sant et lhygine.18

Les pays affichant les proportions les plus leves de personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle affectes par des privations environnementales sont situs dans plusieurs rgions, lAfrique subsaharienne arrivant en tte. Dans la plupart des cas, la faiblesse des moyens institutionnels est en partie responsable de ces mauvais rsultats. Quelques exemples pour illustrer ces propos :

Au Prou, la proportion de la population ayant accs leau et un systme dassainissement est parmi les plus faibles dAmrique latine.19 Des dfauts de capacit institutionnelle, de planification et de contrle de la qualit ont entrav les progrs. 20 Compte tenu du faible taux dlectrification en milieu rural, plus de 80 % des mnages y cuisinent au bois de chauffage. Dans de nombreuses zones rurales, la disponibilit des combustibles modernes est limite par linsuffisance des rseaux de transport et limportance des cots dinvestissement initiaux.21

TABLEAU 3.1

Les 10 pays ayant la plus faible proportion de privations environnementales parmi les personnes touches par la pauvret multidimensionnelle, anne la plus rcente disponible entre 2000-2010


Proportion la plus faible de pauvres dans plusieurs dimensions subissant au moins une privation Proportion la plus faible de pauvres dans plusieurs dimensions subissant les trois privations

Brsil

Bangladesh
Guyana
Pakistan
Djibouti
Gambie
Ymen
Npal
Irak
Inde
Maroc
Bhoutan
Pakistan
Djibouti
Sngal
Brsil
Colombie
Maroc
Angola
Guyana

Remarque : les pays en gras figurent dans les deux listes.

Source : estimations du personnel du BRDH, bases sur les donnes dsagrges de lIPM.


LIPM met en lumire les types de privations environnementales auxquels sont confronts les mnages. Il montre la prvalence du cumul de privations mais prsente aussi, de faon plus optimiste, les rsultats plutt satisfaisants obtenus par certains pays


En Mongolie, les fortes disparits entre zones rurales et urbaines en matire daccs leau propre et un systme dassainissement sont exacerbes par la faiblesse des moyens institutionnels et le manque dinvestissements. En thorie, le gouvernement privilgie les besoins en eau des pauvres, mais, dans la pratique, labsence de rglementations se traduit par des structures de prix favorables aux socits et lindustrie au mpris des pauvres. Les petites entreprises et les consommateurs individuels situs en zone rurale paient le litre deau propre 84 fois plus cher que les entreprises industrielles et minires.22

LIPM met en lumire les types de privations environnementales auxquels sont confronts les mnages (cf. encadr 3.1). Il montre la prvalence du cumul de privations, mais prsente aussi, de faon plus optimiste, les rsultats plutt satisfaisants obtenus par certains pays, notamment laide de programmes que nous aborderons dans le chapitre 4. Outre la comparaison des performances des pays, le Rapport mondial 2011 analyse les rsultats de certains pays au fil du temps.

Il convient cependant dinterprter les rsultats de lIPM avec prudence. Le RDH 2010 reconnaissait certaines limitations lIPM en tant quinstrument de mesure. Les ensembles de donnes couvrent plusieurs annes, do une comparabilit rduite. Dans certains cas, les enqutes ne tiennent pas compte des progrs rcents. Dautres mises en garde sappliquent notre analyse. Les trois privations environnementales ont t slectionnes comme tant les meilleurs lments de mesure comparables entre les pays, mais dautres menaces environnementales peuvent savrer tout aussi importantes, sinon plus, lchelle locale ou nationale. Ainsi, au Bangladesh, pour les pauvres, le risque dinondation constitue sans doute un problme plus grave que laccs leau.

Il importe galement de souligner que les rsultats, bons ou mauvais, relatifs ces indicateurs spcifiques, ne sont pas ncessairement reprsentatifs de la dgradation globale de lenvironnement. Certains pays, dont la Syrie, affichent un IPM trs faible (et une contribution limite de la privation environnementale) et sont pourtant confronts des problmes urgents de dgradation de lenvironnement, lis la disponibilit des ressources en eau, la dtrioration des terres et la productivit agricole. En outre, comme nous le verrons dans le chapitre 4, il est ncessaire daborder les privations lchelle des mnages en tentant de minimiser la dgradation globale de lenvironnement.

Le chapitre 2 soutient que le dveloppement des pays joue gnralement sur la nature et la gravit des problmes environnementaux. Les types de risques environnementaux directs encourus par les individus ou les mnages cest--dire ceux qutudie le prsent Rapport sont souvent plus graves et plus tendus dans les pays IDH faible et affectent plus svrement les personnes pauvres. Nous avons galement mis en avant le double fardeau des personnes touches par la pauvret multidimensionnelle, susceptibles dtre plus exposes non seulement aux menaces localises affectant surtout les mnages mais galement la dgradation globale de lenvironnement.

Nous avons tudi en profondeur ce schma en analysant les liens entre IPM et volution climatique. Nous sommes en mesure de comparer les IPM spcifiques plusieurs zones ayant enregistr une volution des tempratures et des

Dans notre chantillon, la temprature a augment en moyenne de 0,5 C en 2000?2008 par rapport 1951-1980, tandis que les prcipitations se sont accrues de prs de 9 millimtres (4,6 millimtres, si nous ne tenons pas compte de certains changements extrmes en Indonsie). La temprature a augment dans 106 cas sur 110 et les prcipitations dans prs de 85 cas (soit 80 %).

Globalement, lIPM et le rchauffement climatique semblent aller de pair, ce qui laisse supposer que les zones enregistrant les hausses de temprature les plus importantes sont plus pauvres que celles o les variations sont moindres.23

Quant aux prcipitations, aucun schma concret ne se dgage de lanalyse24 et les tendances globales au sein des pays escamotent des variations sensibles. Le lien est pourtant en consonance avec les recherches consacres aux effets de lvolution climatique sur la pauvret lie au revenu.25 Il est ncessaire de mener une tude plus approfondie pour tendre cette analyse un contexte multidimensionnel.

Lorsque la pauvret et les effets de lvolution climatique se trouvent runis, les conditions de vie, notamment des pauvres, sen ressentent. Plus gnralement, les personnes et les groupes dfavoriss sont confronts des menaces concrtes dues la dgradation de lenvironnement en raison de leurs capacits de rsilience limites. Nous allons analyser les menaces concrtes de la dgradation de lenvironnement sur le dveloppement humain et notamment son impact potentiellement ngatif sur les groupes les plus dmunis.

ENCADR 3.1

Les tendances de la pauvret multidimensionnelle


Lattention que nous accordons lquit nous amne nous centrer sur les personnes les plus dfavorises. Cette anne, nous prsentons, laide de lindice de pauvret multidimensionnelle (IPM), lvolution des privations multiples qui sabattent simultanment sur les personnes pauvres dans sept pays la Bolivie, la Colombie, la Jordanie, le Kenya, le Lesotho, Madagascar et le Nigeria qui tmoignent de la diminution de la pauvret dans ces pays. En termes absolus, cette diminution a t particulirement rapide en Bolivie, au Nigeria et au Lesotho, tandis que le taux de rduction annualis le plus important revient la Bolivie, la Colombie et la Jordanie, o, tant donn le faible taux de pauvret, une rduction si lgre soit-elle se traduit par une diminution relative importante.

Lun des principaux atouts de lIPM est de reprsenter la diminution de lincidence et de lintensit de la pauvret. Il incite ainsi rduire le nombre des personnes pauvres et le nombre des privations communes auxquelles elles sont confrontes. Lindice contourne ainsi une tendance fcheuse bien connue, associe aux mesures traditionnelles de la pauvret ( dnombrement exclusif ), qui consiste se contenter de faire franchir le seuil de pauvret aux personnes situes juste au-dessous.

Dans les sept pays cits ci-dessus, la pauvret a recul grce la rduction du nombre des personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle et la diminution de lintensit de leur pauvret. Les bons rsultats enregistrs par Madagascar sont essentiellement dus la baisse de lintensit de la pauvret ; dans les autres pays, la diminution a surtout port sur le nombre de personnes pauvres.

volution de lindice de pauvret multidimensionnelle sur un chantillon de sept pays sur une dure de plusieurs annes (volution annuelle moyenne en %)

image

Remarque : les pays sont classs de droite gauche en termes de rduction absolue de la pauvret multidimensionnelle (moindre en Jordanie, elle est plus leve en Bolivie).

Source : Alkire et al. 2011.

Cette diminution gnrale de la pauvret nest pas uniforme. Ainsi, la pauvret multidimensionnelle a connu un taux de rduction semblable au Kenya et au Nigeria, mais, dans le premier cas, ce rsultat est d lamlioration de tous les indicateurs de niveau de vie, tandis que, dans le deuxime cas, les progrs enregistrs concernent principalement les ressources en eau, lassainissement et la mortalit infantile. Au Kenya, la diminution de la pauvret a couvert lensemble du pays ; en revanche, au Nigeria, la pauvret sest accrue au nord-Est, la rgion la plus dmunie du pays, tandis que le sud a enregistr la rduction la plus substantielle.

Source : Alkire et al. paratre ; Enqutes dmographiques et sanitaires (www.measuredhs.com).


Menaces environnementales sur le bien-tre des personnes

Afin de mieux comprendre comment la dgradation de lenvironnement constitue une entrave et une atteinte aux capacits, notamment des groupes pauvres et dfavoriss, nous allons tudier ses effets ngatifs sur la sant, lducation, les moyens dexistence, ainsi que dautres aspects du bien-tre, notamment la faon dont les gens dcident de passer leur temps, o ils souhaitent vivre et leur affranchissement de tout conflit.

Atteinte la sant

Dans cette section, nous analysons les impacts ngatifs sur la sant de la pollution de lair intrieur et extrieur, leau souille, lassainissement non amlior et lvolution climatique. La dgradation de lenvironnement affecte la sant des personnes en dtriorant les environnements sociaux et physiques, ainsi que les connaissances, les actifs et les comportements des individus et des mnages. Les interactions entre les diffrentes dimensions de cette dgradation contribuent galement la dtrioration de la sant ainsi, les risques pesant sur la sant sont plus importants lorsque lapprovisionnement en eau et le systme dassainissement sont tous deux inadquats. Notre analyse de la pauvret multidimensionnelle suggre que de telles privations sont souvent lies aux dcs dus des facteurs environnementaux : six des dix pays enregistrant les plus hauts taux de dcs attribuables des facteurs environnementaux se situent parmi les dix pays affichant lIPM le plus lev (cf. figure 3.5).26 Les impacts des facteurs environnementaux sur la sant, dont la malnutrition, se traduisent galement par des cots substantiels. Daprs des estimations rcentes de la Banque mondiale, ils atteignent prs de 6 % du PIB au Ghana et plus de 4 % au Pakistan. Si lon y ajoute les effets long terme sur lducation et les revenus, le cot annuel lchelle nationale grimpe jusqu 9 % du PIB.27

FIGURE 3.5

Les dcs attribuables aux risques environnementaux sont associs des valeurs leves de lIPM Indice de pauvret multidimensionnelle (IPM)

image

Remarque : les pays IDH trs lev ne sont pas inclus. Les annes denqute varient en fonction des pays ; cf. Tableau statistique 5 pour plus de dtails.

Source : calculs bass sur les donnes du Tableau statistique 5 et Prss-stn et al. 2008.

Le rapport mondial de lOMS sur les maladies souligne limportance des facteurs environnementaux. Leau insalubre, lassainissement inadquat et le manque dhygine sont parmi les dix principales causes de maladies lchelle plantaire. Chaque anne, au moins 3 millions denfants gs de moins de cinq ans meurent de maladies lies lenvironnement, dont les infections respiratoires aigus et la diarrhe soit plus que lensemble de la population de la mme tranche dge en Autriche, en Belgique, aux Pays-Bas, au Portugal et en Suisse.28 Dans les pays IDH faible, 14 % de la charge de morbidit est lie lenvironnement, notamment la pollution de lair intrieur.

Pollution de lair intrieur

La moiti de la population mondiale continue de se chauffer et de cuisiner laide de la biomasse traditionnelle. Dans les pays IDH faible, 94 % des personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle y ont recours et sont exposes la fume associe aux infections respiratoires aigus, au cancer du poumon, la rduction de la fonction pulmonaire, aux intoxications au monoxyde de carbone et aux troubles du systme immunitaire. Chaque anne, la fume lintrieur des habitations manant des combustibles solides est responsable denviron 2 millions de dcs, dont peu prs 36 % surviennent dans des pays IDH faible, outre la Chine (28 %) et lInde (25 %).29 Les dcs dus la pollution de lair intrieur concernent principalement les pauvres des zones rurales, qui cuisinent et se chauffent surtout au charbon. Lutilisation des combustibles de cuisson modernes sest rpandue plus rapidement dans les zones urbaines ainsi, en Chine, 82 % des mnages urbains utilisent le gaz.30

La pollution lintrieur des habitations tue 11 fois plus de personnes dans les pays IDH faible que dans les autres, et 20 fois plus de personnes que dans les pays ayant un IDH trs lev. Elle reprsente 5,4 % de la charge de morbidit dans les pays IDH faible, voire 10 % en Afghanistan, le pays le plus touch en termes absolus.31

Les femmes et les enfants vivant dans les zones rurales, qui passent plus de temps dans les habitations o est utilis le bois de chauffage, sont les principales victimes de ce problme. 32 Brler du bois contribue la dforestation, ce qui oblige les personnes brler des excrments et des rsidus de culture, do une exposition accrue la pollution de lair intrieur tant donn que ce type de feu ncessite une attention constante et que sa fume est plus toxique.33

Des recherches prparatoires montrent que les dcs dus la pollution de lair intrieur sont troitement lis lIPM national34 et soulignent la contribution des privations en combustibles de cuisson la pauvret multidimensionnelle et la mauvaise sant des personnes pauvres. Les mnages pauvres savent pertinemment que la fume du bois irrite les yeux et nuit au systme respiratoire. Une vieille dame bhoutanaise a observ de nombreux problmes oculaires et de toux chez les femmes ges de son village.35 En Inde, dans la rgion de Bihar, Rabiya Khatun remarque : Nous avons toujours utilis les brindilles et les branches des arbres alentours comme combustible de cuisson. Ici tout le monde fait pareil. Cela irrite nos yeux mais nous navons pas le choix. . Au Bengale occidental, Faizul Haque a remarqu que son pouse, qui na pas atteint la trentaine est malade depuis quelques annes avec toute cette fume, elle est peine capable de respirer .36

Les amliorations en matire de cuisinires et de ventilation, ainsi que les combustibles propres devraient rduire la pollution lintrieur des habitations et les risques pour la sant, sans compter les efforts mens pour tendre laccs aux sources modernes dnergie, comme nous le verrons dans le prochain chapitre.


les dcs dus la pollution de lair intrieur sont troitement lis lIPM national


Pollution de lair extrieur

Lexposition long terme la pollution de lair extrieur est responsable, entre autres, de problmes respiratoires, de la dtrioration du systme immunitaire et dintoxications au monoxyde de carbone.37 Des tudes sur la ville de Mexico mettent en garde contre limpact substantiel de ce type de pollution sur la mortalit de la population risque lev.38 Linfen (Chine) et Norilsk (Fdration de Russie), les niveaux de pollution atmosphrique mis par le secteur industriel constituent une grave menace pour la sant de la population.39 Les groupes dfavoriss sont la fois plus exposs et plus vulnrables aux effets de ce type de pollution : dans la Rgion administrative spciale chinoise de Hong Kong et Shanghai, la mortalit due la pollution de lair extrieur est plus leve parmi les personnes conomiquement dfavorises et les moins instruites.40

On retrouve ce mme schma lchelle plantaire. En Angleterre, la moiti des incinrateurs publics se trouve dans le dixime des municipalits les plus dmunies.41 Les personnes issues des mnages les plus pauvres et les minorits ethniques sont plus susceptibles de respirer un air pollu tandis que les habitants des quartiers o le taux de propritaires de voitures est le plus lev respirent un air plus propre.42 Rijnmond (Pays-Bas), les mnages les plus pauvres et les minorits souffrent plus de la pollution de lair et vivent plus prs des dcharges.43 Kassel (Allemagne), les quartiers o habite la population ne ltranger prsentent des taux suprieurs de pollution atmosphrique.44 En France, les communauts comptant la plus forte proportion dimmigrs hbergent plus de sites industriels et de sites de gestion des dchets radioactifs, dincinrateurs et dinstallations de gestion des dchets.45

Comme nous lavons vu au chapitre 2, la bonne nouvelle est que la pollution de lair recule, mme si en moyenne elle continue dtre trs leve dans les villes des pays pauvres. Cependant, la Chine se distingue cet gard : laugmentation de la consommation nergtique, base principalement sur le charbon et dautres combustibles solides, et la pollution automobile sont responsables de la dgradation de la qualit de lair (cf. encadr 3.2).

Eau insalubre et systme dassainissement non amlior

Labsence dun systme dassainissement adquat et deau propre nuit lesprance de vie de nombreuses personnes, notamment dans les pays pauvres. Dans les pays IDH moyen, la moiti de la population na pas accs un systme dassainissement amlior et une personne sur huit na pas accs une source deau amliore. Dans les pays IDH faible, ces chiffres sont, respectivement, de 38 % et de 65 %. Dans le monde, prs de quatre personnes sur dix ne disposent pas de toilettes ; cette proportion slve huit sur dix parmi les personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle. Les disparits entre zones rurales et urbaines sont considrables : en 2008, moins de la moiti de la population rurale avait accs des installations sanitaires amliores, contre prs des trois quarts de la population urbaine.46

ENCADR 3.2

La pollution de lair en Chine et ses consquences sur la sant


En Chine, la pollution de lair extrieur est leve, notamment dans les zones urbaines et dans le nord du pays. Une analyse environnementale officielle a rcemment rvl que prs dune ville sur cinq ne respecte pas les normes gouvernementales ; cette proportion serait bien plus importante dans le cadre des normes de qualit de lair de lOrganisation mondiale de la sant (OMS). Chaque anne, la pollution de lair extrieur est lorigine denviron 300 000 dcs et de 20 millions de cas de maladies respiratoires en Chine ; son cot annuel en soins de sant est estim 3 % du PIB.

La pollution atmosphrique en Chine est due de nombreuses raisons, dont la combustion de charbon rsidentielle et industrielle et les missions des vhicules moteur. Environ 70 % de llectricit du pays est produite partir du charbon, dans la plupart des cas haute teneur en soufre. Les missions forte concentration de dioxyde de soufre contribuent au brouillard (smog) et aux pluies acides qui sabattent sur plus de la moiti des villes chinoises. Les types de pollution de lair extrieur soulvent des dfis majeurs, notamment dans les villes. Il semble que les missions dues aux vhicules soient la source de pollution de lair urbain qui augmente le plus rapidement ; lAgence de protection environnementale chinoise estime que 70 % des particules de soufre prsentes dans lair proviennent des vhicules. Compte tenu de laugmentation des revenus et de lamlioration des infrastructures routires, le pays a vu son parc automobile saccrotre de 20 % par an depuis 1990. En 2009, seulement 3 % des Chinois taient propritaires dune voiture, on peut donc escompter une continuation de la tendance. Beijing, chaque jour plus de 1 000 nouvelles voitures sont mises en circulation.

La pollution atmosphrique est responsable de la forte progression de lasthme en Chine. De 1990 2000, la frquence de la maladie chez les enfants vivant dans les zones urbaines a augment de 64 % ; prs de 2 % denfants sont concerns. Chongqing, lune des villes enregistrant la croissance la plus rapide du pays, en 2000 prs de 5 % des enfants gs de moins de 14 ans a souffert dasthme.

Les efforts entrepris par la Chine pour rduire la pollution de lair extrieur sont troitement lis ses politiques visant lutter contre lvolution climatique et assurer lefficacit nergtique et lutilisation dnergies renouvelables. Depuis 2000, le gouvernement encourage lutilisation de lessence sans plomb, qui contribue diminuer la teneur en plomb de lair des villes, et a impos lindustrie automobile nationale de dvelopper des voitures propres dans un dlai de cinq ans. Le pays sest engag, dune part, rduire sa consommation nergtique et ses missions de carbone de 18 % par unit de valeur ajoute industrielle dici 2015 et, dautre part, augmenter sa consommation de sources dnergie bases sur des combustibles non fossiles (qui passerait des 8 % actuels 15 % dici 2020), ce qui devrait galement contribuer la rduction de la pollution de lair extrieur.

Source : Congrs national du peuple chinois 2011 ; Fang et Chan 2008 ; Liu et Raven 2010: 8329 ; Millman, Tang et Perera 2008 ; Watts 2006, 2011 ; Zhan et al. 2010.


Ces privations portent gravement atteinte la sant. Chez les enfants gs de moins de cinq ans, les facteurs environnementaux sont responsables de plus dun tiers de la charge de morbidit mondiale.47 Chaque anne, les maladies diarrhiques sont lorigine denviron 2 millions de dcs denfants de moins de cinq ans ; les estimations les plus rcentes rvlent quun systme dassainissement amlior et laccs leau potable pourraient sauver 2,2 millions denfants par an, soit 5 500 par jour.48 Les facteurs environnementaux, notamment leau insalubre, lassainissement inadquat et le manque dhygine sont responsables de la moiti des cas de malnutrition.49 Chaque anne, la malnutrition due ces facteurs est lorigine du dcs denviron 70 000 enfants ; les enfants prsentant une insuffisance pondrale sont plus vulnrables aux maladies infectieuses et ont moins de chances de se rtablir lorsquils tombent malades.50 La malnutrition infantile compromet le dveloppement cognitif et les rsultats scolaires, rduisant ainsi les opportunits tout au long de la vie.

Comme le signalait le Rapport mondial 2006, leau insalubre et les systmes dassainissement inadquats sont associs nombre dautres problmes de sant. lheure actuelle, des milliards de personnes souffrent de maladies parasitaires : lascaridiase touche 1,5 milliard de personnes, lankylostomiase 740 millions, la schistosomiase 200 millions, la douve du foie 40-70 millions. Il semble que des millions dautres personnes souffrent dentropathie tropicale, une maladie intestinale due des bactries fcales qui rduit labsorption des nutriments. Ces maladies, linstar de lhpatite, la typhode et la polio, peuvent tre vites grce des installations dvacuation hyginique des excrments et dautres amliorations en matire dhygine, comme nous le verrons dans le chapitre 4. Outre le cot humain, les rpercussions financires sont considrables. Ainsi, en 2007, le contrecoup conomique des problmes lis lhygine et lassainissement sest lev approximativement 9 milliards de dollars (en dollars de 2005) au Cambodge, en Indonsie, aux Philippines et au Viet Nam, soit 2 % de leur PIB combin ; lchelle nationale, limpact sur le PIB a t de 7,2 % au Cambodge, de 2,3 % en Indonsie, de 1,5 % aux Philippines et de 1,3 % au Viet Nam.51 Il est particulirement important pour les femmes davoir accs des services dassainissement de base ; aux bienfaits pour leur sant52 sajoutent une plus grande intimit, un gain de temps et une exposition rduite la violence sexuelle.53

volution climatique

Les risques pour la sant lis lvolution climatique sont immenses et varis, et vont des risques accrus accrus de phnomnes mtorologiques extrmes la salinisation des terres et de leau douce rsultant de llvation du niveau de la mer, en passant par lvolution des dynamiques des maladies infectieuses due laugmentation des tempratures. Cette hausse thermique contribuera lextension et laccroissement du taux de transmission des maladies transmises par des vecteurs et des rongeurs, ainsi quau dveloppement des zones endmiques du paludisme, de lencphalite tiques et de la dengue.54 Daprs les estimations, entre 260 et 320 millions de personnes supplmentaires souffriront du paludisme dici 2080.55 Et bien plus courent le risque dattraper la dengue.56 Une tude rcente couvrant 19 pays africains rvle que les variations climatiques ont augment la prvalence des diarrhes, des infections respiratoires aigus et de la sous-nutrition chez les enfants gs de moins de cinq ans.

Le stress thermique saccentuera avec laugmentation des tempratures et un nombre plus lev de personnes dcdera des suites dun coup de chaleur notamment les habitants des zones urbaines et les personnes ayant des problmes respiratoires. La frquence de la diarrhe suivra galement la hausse des tempratures. 57 Il est probable que dici 2050, llvation du niveau de la mer, les scheresses, les canicules, les inondations et lvolution des prcipitations portent 25 millions les cas de malnutrition infantile. La dgradation de la terre et des cosystmes contribuera galement la malnutrition.58 Ces prvisions sont bases sur un scnario de statu quo . Des comportements et des pratiques plus durables, comme ceux mis en lumire au chapitre 4, peuvent inflchir positivement ces tendances.


Les peuples autochtones soient particulirement susceptibles aux effets prjudiciables de la dgradation de lenvironnement sur la sant


Il semblerait que les peuples autochtones soient particulirement susceptibles aux effets prjudiciables de la dgradation de lenvironnement sur la sant. Ainsi, dans les zones isoles du nord de lAustralie, les populations autochtones, qui prsentent dj un taux important de maladies cardiovasculaires et respiratoires, subiront des tempratures plus leves et des canicules plus frquentes. Les effets sur la sant sont susceptibles dtre particulirement prononcs lorsque celle-ci est inextricablement lie au rapport privilgi que ces peuples entretiennent avec leur cosystme hrit de leurs anctres, il est indissociable de leur identit, leur langue, leur moyen dexistence et leur communaut.59

Lducation en difficult

Comme le souligne le RDH 2010, lextension de lenseignement primaire est lun des grands succs des 40 dernires annes. La proportion denfants scolariss est passe de 57 % 85 % et atteint presque 100 % dans de nombreux endroits du monde. Mais des disparits existent toujours. Dans les pays IDH faible, prs de trois enfants sur dix en ge de frquenter lcole primaire ne sont pas scolariss.60 En outre, un ventail dautres problmes, dont certains sont lis des facteurs environnementaux, persiste.

Laccs llectricit est un facteur damlioration de lducation. Un meilleur clairage permet dtudier plus longtemps. Llectricit courante dans les foyers et les coles augmente le temps de lecture des adultes et des enfants et le temps que ceux-ci passent lcole.61 Dans le nord-ouest de Madagascar, llectricit permet aux filles de faire leurs devoirs et, le soir, dtre aides par leur mre lorsque celles-ci ont fini leurs tches mnagres.62 Au Bangladesh, le temps pass par les enfants lcole est li llectricit courante, quel que soit le statut conomique des familles (proprits foncires). 63 Au Viet Nam, les communes connectes au rseau lectrique de 2002 2005 ont vu leur taux de scolarisation augmenter de 17 % pour les garons et de 15 % pour les filles.64


La dgradation de lenvironnement lchelle plantaire peut menacer les moyens dexistence de millions de personnes dont le travail est directement li aux ressources environnementales


Laccs llectricit et dautres combustibles modernes peut rduire le temps consacr ramasser des biocombustibles.65 Au Malawi, les enfants sont souvent chargs de collecter du bois de chauffage et dautres ressources ; leurs chances daller lcole sont inversement proportionnelles au temps quils consacrent cette activit.66 Dans les zones rurales dthiopie, plus le temps ncessaire pour atteindre une source deau saccrot, plus la probabilit dtre scolariss plein temps dcrot, ce constat tant particulirement vrai pour les garons.67

Il sest avr que la collecte de ressources naturelles par les enfants influence ngativement leurs chances dtre scolariss ; en revanche, cette activit ne semble pas affecter leurs rsultats scolaires. Au Kenya, dans le district de Kiambu (province centrale), la collecte de bois de chauffage dure en moyenne plus de quatre heures par jour le minimum tant de trente minutes et le maximum de dix heures.68 Les filles sont plus souvent obliges de cumuler la collecte des ressources et la scolarisation.

Dans divers tats indiens (Andhra Pradesh, Gujarat, Rajasthan et Maharashtra), par exemple, le Fonds des Nations Unies pour lenfance (UNICEF) ainsi que dautres organisations fournissent des lampes fonctionnant lnergie solaire aux coles et aux groupes dalphabtisation des femmes afin de promouvoir lducation des filles. Manasha, 13 ans, dclare : Quand il ny a pas dclairage, nous nous couchons sitt le dner fini et nous nous levons tt. Dsormais, je peux tudier aprs la tombe de la nuit .69 Nous reviendrons sur des interventions visant amliorer laccs llectricit dans le chapitre 4.

Des moyens dexistence compromis

La dgradation de lenvironnement lchelle plantaire peut menacer les moyens dexistence de millions de personnes dont le travail est directement li aux ressources environnementales. Environ 1,3 milliard de personnes, soit 40 % de la population active mondiale, sont employes dans lagriculture, la pche, la sylviculture, la chasse et la cueillette. Parmi elles, prs de six sur dix vivent dans des pays IDH faible et seulement 3 % dans des pays IDH trs lev. Au Bhoutan, au Burkina Faso et au Npal, les moyens dexistence de 92 % de la population active sont directement lis aux ressources naturelles ; ce pourcentage nest que de 1 % au Bahren, au Qatar, Singapour et en Slovnie.70

En milieu rural, le revenu des pauvres dpend majoritairement des ressources naturelles. 71 En outre, certains individus dont le travail nest pas directement li aux ressources naturelles sont parfois amens par des circonstances difficiles dpendre de ces ressources.72 Les effets de la dgradation de lenvironnement sur les cultures agricoles, la pche, lextraction des biens forestiers, la chasse et la cueillette varient et affectent certains groupes plus que dautres. Les individus seront plus ou moins touchs sils sont consommateurs ou producteurs nets de ressources naturelles et si leur production est destine la consommation de subsistance ou au march (laisance avec laquelle ils passent dun schma lautre est un autre facteur dterminant). Dans les pays pauvres, les femmes se consacrant de faon disproportionne lagriculture de subsistance et la collecte de leau, elles sont donc plus exposes des rpercussions ngatives.73

Les peuples autochtones mritent quon leur accorde une attention spciale (cf. encadr 3.3). Ils ne reprsentent que 5 % de la population mondiale74 et pourtant ils possdent, occupent ou utilisent (gnralement en raison de droits coutumiers) jusqu 22 % de la surface terrestre, o se concentrent 80 % de la biodiversit de la plante.75 Les peuples et communauts autochtones possdent en toute lgalit environ 11 % des forts mondiales76 et, daprs les estimations, ils sont 60 millions avoir des moyens dexistence totalement axs sur les ressources forestires.77 Ils vivent souvent dans des cosystmes particulirement vulnrables aux effets de lvolution climatique, comme les petits tats insulaires en dveloppement, ou encore les rgions arctiques, ctires ou de haute altitude, et dpendent de la pche, la chasse et lagriculture pour survivre.78

Nous allons maintenant analyser les diffrents impacts des tendances environnementales sur les personnes travaillant dans les domaines de lagriculture, de la fort et de la pche.

Une agriculture menace

Lagriculture est le principal moyen dexistence de la plupart des pauvres lchelle mondiale.79 Lenvironnement naturel assure des fonctions de support la production agricole, dont la rgulation des cycles des nutriments et de leau. Alors que lagriculture sintensifie pour satisfaire les besoins alimentaires dune population croissante, les cosystmes sains continuent de jouer un rle cl. Des moyens dexistence et la scurit alimentaire sont ainsi menacs par la dgradation de lenvironnement. Nous avons choisi, parmi les nombreuses interconnexions complexes observes, de nous centrer sur les effets de la dgradation de la terre, du stress hydrique et de lvolution climatique.

La dgradation de la terre rduit la surface arable et le rendement des rcoltes et accrot la frquence des inondations. Plus prcisment :

La diminution des couches arables fertiles entame la productivit des terres, les pertes de rendement atteignant jusqu 50 % dans les cas les plus graves.80 Les pays les plus durement touchs par ce problme se trouvent en Afrique subsaharienne (notamment lAngola, le Gabon et le Swaziland), ainsi quen Asie de lEst et dans le Pacifique (notamment la Chine, lIndonsie, la Malaisie et le Myanmar).

Les zones arides, qui accueillent environ un tiers de la population mondiale, sont menaces par la dsertification.81 Certaines zones sont particulirement vulnrables, comme les zones arides de lAfrique subsaharienne, o la capacit de rsilience est faible.82 Dautres zones du monde ont galement t affectes. La dtrioration des terres dans le comt de Minqin (nord de la Chine) est lorigine de labandon de plus de 80 % des terres agricoles.83

ENCADR 3.3

Peuples autochtones, droits fonciers et moyens dexistence


Les temptes et les phnomnes climatiques inhabituels nuisent aux communauts autochtones qui dpendent des ressources naturelles pour leur subsistance. Dans le nord du Canada, Nunavik (Qubec) et Nunatsiavut (Labrador), le rchauffement climatique a court la priode douverture des routes de glace marine menant aux zones de chasse, rduisant la scurit et la salubrit alimentaires des Inuits. Au Prou, les priodes de froid exceptionnelles se sont accrues et sont responsables de baisses de temprature sans prcdent (- 35 C dans les hautes Andes). En 2004, 50 enfants en sont morts, pas moins de 13 000 personnes sont tombes gravement malades et jusqu 70 % du btail a pri.

Les liens entre les peuples autochtones et la terre ont souvent des dimensions spirituelles et culturelles qui peuvent tre perturbes par les pratiques en matire de gestion des terres. Les terres appartenant aux populations autochtones font de plus en plus lobjet de convoitises externes des fins de conservation ou dextraction de ressources et les dcisions sur leur utilisation sont prises sans relle participation des peuples concerns. Il arrive que les communauts autochtones souhaitent conserver leur environnement et leurs ressources intacts, do lapparition de tensions et de conflits.

Comme nous le verrons dans le chapitre 4, les gouvernements reconnaissent chaque fois plus le caractre spcial des liens entre les peuples autochtones et la terre et lenvironnement. En 2004, la Cour suprme du Canada reconnaissait lobligation du gouvernement de respecter les droits lis lenvironnement de deux tribus autochtones vivant en Colombie-Britannique. En Amrique latine, la plupart des Constitutions contiennent des dispositions relatives aux terres, aux territoires et aux ressources naturelles des peuples autochtones. La Constitution bolivienne de 2009 reconnat les droits des peuples autochtones sur leurs terres communautaires dorigine, garantissant ainsi lutilisation et lamlioration des ressources naturelles durables conformment une nouvelle vision du dveloppement (vivir bien), base sur le bien-tre spirituel et collectif de la population, ainsi que sur une plus grande harmonie avec la nature.

Source : Furgal et Seguin 2006 ; Simms, Maldonado et Reid 2006 ; Banque mondiale 2008 ; Colchester 2010 ;

Green, King et Morrison 2009 ; Manus 2006 ; Aguilar et al. 2010.


Dici 2025, la raret des ressources en eau devrait affecter plus de 1,8 milliard de personnes. 84 Des recherches sur le terrain suggrent que limpact direct de la diminution des ressources en eau sur les cultures est susceptible dtre plus problmatique pour les paysans pauvres. Ainsi, dans les zones rurales du Mexique, les fermiers pauvres nayant pas les moyens de sadapter lappauvrissement des nappes phratiques ne peuvent pas sacheter des graines rsistantes la scheresse ni squiper en systmes dirrigation. Quant aux programmes de financement du gouvernement, ils ne viennent pas en aide aux pauvres lorsque les exigences techniques et les financements de contrepartie savrent trop onreux.85

Les effets de lvolution climatique sur les moyens dexistence des paysans varient en fonction des cultures, de la rgion et de la saison. Les chercheurs ont tudi les liens entre lvolution climatique et le rendement des pturages et des cultures laide de modles de simulation, dtudes statistiques et dapproches hdoniques. Certains rsultats suggrent quune augmentation modre des tempratures (2 C maximum) peut profiter aux rendements court terme dans les rgions tempres, mais aura des effets ngatifs dans les rgions tropicales et semiarides. lchelle mondiale, depuis 1980, la production de mas et de bl a baiss, respectivement, de 3,8 % et de 5,1 %, en raison de lvolution climatique, avec des variations considrables selon les rgions (dans certains pays, les effets ont mme t positifs). Les pays producteurs de riz et de soja affichent des rsultats positifs et ngatifs trs quilibrs.86 Les prvisions jusquen 2030 suggrent que la production de mas et de bl diminuera de faon vertigineuse en Afrique australe, tandis que la production de riz devrait bnficier de lvolution climatique.87 La production de mas pluvial devrait saccrotre dans le nord-est de la Chine, mais diminuer dans les rgions du sud du pays. lchelle mondiale, on sattend ce que dici 2050, lvolution climatique ait des impacts biophysiques ngatifs sur les rcoltes irrigues et pluviales.88


La production alimentaire doit augmenter pour satisfaire les besoins dune population mondiale croissante, mais les diffrentes pressions exerces sur lenvironnement vont rduire cette production


La variabilit des effets souligne la ncessit de mener des analyses locales dtailles. Il en va de mme pour la variabilit des types de production et de consommation, de laccs aux ressources, des niveaux de pauvret et de la capacit de rsilience des mnages.89 Par exemple, dans la plupart des pays en dveloppement, lagriculture est la principale source demploi des femmes vivant dans les zones rurales, et pourtant, elles ont moins accs que les hommes aux actifs, aux intrants et aux services complmentaires. Les disparits sont particulirement aigus lorsquil sagit de la proprit des terres : 20 % seulement des propritaires terriens dans les pays en dveloppement sont des femmes et leurs terres sont de plus petites dimensions que celles des hommes.90

La production alimentaire doit augmenter pour satisfaire les besoins dune population mondiale croissante, mais les diffrentes pressions exerces sur lenvironnement dgradation de la terre, puisement des ressources en eau et volution climatique vont rduire cette production. Au cours des prochaines dcennies, les facteurs environnementaux nfastes devraient entraner une hausse en termes rels de 30 50 % du prix des denres alimentaires lchelle mondiale et accrotre la volatilit des prix.91 La pauvret lie au revenu et la malnutrition pourraient empirer si le prix des principaux produits de premire ncessit augmente comme la montr de faon frappante la flambe des prix des denres alimentaires en 2007-2008.92 Les pauvres dpensent une grande partie de leur revenu en produits alimentaires de premire ncessit et se voient contraints pour survivre manger moins.93

Les effets de la hausse du prix des produits alimentaires varient en fonction de la consommation et de la production des mnages. Les mnages urbains qui sont consommateurs nets de produits alimentaires, tendent tre relativement plus mal lotis, tout comme les mnages non agricoles vivant dans les zones rurales. Les recherches affichent cependant des rsultats ingaux :

Un exercice de modlisation couvrant 15 pays rvle que les effets sur la pauvret lie au revenu dpendent de lendroit o vit un mnage et sil se consacre lagriculture ou pas.94 On sattend ce que les hausses de prix frappent surtout les mnages non agricoles, dont 20 50 % pourraient basculer dans la pauvret dans certaines rgions dAfrique et dAsie. linverse, cette situation pourrait bnficier aux mnages agricoles, qui seraient nombreux en Amrique latine et aux Carabes, ainsi quen Asie, sortir de la pauvret.

Une autre tude rcente mene dans neuf pays (Bolivie, Cambodge, Madagascar, Malawi, Nicaragua, Pakistan, Prou, Viet Nam et Zambie) constate que la hausse du prix des produits alimentaires sest traduite par laugmentation globale de la pauvret lie au revenu, mme si les producteurs daliments dans les zones rurales ont moins souffert de la situation. 95 De mme, la hausse du prix des produits alimentaires a accru lincidence et lintensit de la pauvret en Indonsie, aux Philippines et en Thalande.96

Les diffrents types de changement environnemental ayant des impacts distincts sur la terre, le travail et la production daliments, il importe dtudier leurs effets cumuls. En Inde, les rpercussions de lvolution climatique sur le prix des crales risquent dentraner une baisse substantielle de la productivit des terres qui affectera environ 17 % des agriculteurs ; la plupart des mnages vivant dans les zones rurales puisant leurs revenus dans des emplois salaris, les effets sur la consommation resteront discrets. Les pauvres vivant dans les zones urbaines, ainsi que les salaris et les consommateurs nets de produits alimentaires des milieux ruraux, sont susceptibles dtre affects de faon disproportionne puisquils devront payer plus pour se nourrir.97

Des forts sous pression

Environ 350 millions de personnes vivant dans les forts ou proximit dpendent des ressources naturelles en bois et autres pour leur subsistance et leurs revenus.98 Dans les pays en dveloppement, nombre de personnes sapprovisionnent en bois de chauffage dans les forts : en Asie et dans le Pacifique, plus de 70 % du bois extrait des forts est destin cette fin, tandis quen Afrique, le pourcentage peut atteindre 90 %.99

Dans de nombreux endroits du monde, les femmes sont majoritairement charges de ramasser le bois de chauffage. Aucune donne ne renseigne sur le nombre de femmes travaillant en fort lchelle plantaire, mais les faits suggrent quelles sont plus nombreuses que les hommes, tant donn leurs choix professionnels limits et leur mobilit rduite.100

Les ressources forestires sont galement gnratrices de revenus, par le biais de lemploi et de la vente de biens et de services. Les produits forestiers non ligneux dont les aliments, le combustible pour la cuisson et le chauffage, le fourrage, le gibier, les plantes mdicinales et les abris assurent la subsistance des communauts locales et leur fournissent des biens commercialisables, outre largent ncessaire pour payer lcole, les services mdicaux, lquipement, les fournitures et lalimentation.

Les pauvres dpendent typiquement plus des forts pour gagner un revenu (en nature ou montaire) ou tablir un filet de scurit. 101 Lanalyse de plusieurs tudes de cas sur des communauts rurales vivant dans les forts tropicales ou proximit montre que les mnages pauvres tirent plus dun quart de leurs revenus des ressources forestires, contre 17 % pour les mnages plus aiss.102 Quelques exemples marquants :


Les diffrents types de changement environnemental ayant des impacts distincts sur la terre, le travail et la production daliments, il importe danalyser en dtail leurs effets cumuls lchelle locale


Dans lArunachal Pradesh (Inde), les mnages pauvres dpendent des forts communautaires pour survivre ; les mnages moins instruits, possdant moins de terres et plus loigns des marchs sont plus dpendants des produits forestiers.103

Dans le sud de lthiopie, les revenus forestiers maintiennent un cinquime de la population au-dessus du seuil de pauvret et rduisent lingalit des revenus denviron 15 %.104

Au Viet Nam, les produits forestiers fournissent un filet de scurit aux mnages des zones rurales lorsque dautres sources de revenu viennent manquer. Les personnes frappes par la maladie et ayant des problmes de sant sont plus susceptibles dextraire des produits forestiers.105

Les personnes pauvres sont ainsi plus vulnrables la dgradation de la fort et lexclusion.106 En Asie du Sud, lorsque les mnages dpendant de la collecte du bois ont un accs rduit cette ressource, ils passent plus de temps ramasser du bois, sont rduits en acheter et cuisinent moins souvent. Les mnages plus aiss, quant eux, adoptent dautres types de combustibles.107

La pche en souffrance

Le nombre de personnes se consacrant directement la pche par capture ou laquaculture est estim 45 millions, dont au moins 6 millions sont des femmes.108 Plus de 95 % des petits pcheurs et de la main-doeuvre en aval de la pche vivent dans des pays en dveloppement et ont des conditions de vie et de travail prcaires. Les pays les plus susceptibles de pratiquer la surpche et les plus exposs aux effets de lvolution climatique figurent galement parmi ceux qui dpendent le plus de la pche pour lapport en protines alimentaires, les moyens dexistence et lexportation.109


Les pays les plus susceptibles de pratiquer la surpche et les plus exposs aux effets de lvolution climatique figurent galement parmi ceux qui dpendent le plus de la pche pour lapport en protines alimentaires, les moyens dexistence et lexportation


Plus de 80 % des pcheurs pauvres du monde vivent en Asie du Sud et du Sud-Est. Mais les deux tiers des pays dont la pche par capture est la plus vulnrable aux effets de lvolution climatique se trouvent en Afrique tropicale.110

Daprs les estimations, lvolution climatique rduira de moiti les ressources halieutiques dans les les du Pacifique dici 2100 et amputera considrablement les mangroves et les rcifs coralliens.111 Une tude ralise sous lgide du Centre rgional du Pacifique du Programme des Nations Unies pour le dveloppement souligne le rle crucial jou par la pche dans la rgion du Pacifique, o elle est la fois un moyen dexistence et une source dargent. 112 La hausse des tempratures de la mer sera particulirement nfaste aux hommes, qui se consacrent gnralement la pche en haute mer et la pche commerciale, tandis que lrosion ctire affectera plus les femmes, qui ramassent les invertbrs prs des ctes.

La rponse des populations aux impacts de lvolution climatique sur la pche ne sera sans doute pas uniforme. Ainsi, au Kenya, malgr une diminution de moiti des prises, les pcheurs issus de mnages pauvres, pratiquant la pche de subsistance et ayant des sources de revenus peu diversifies sont plus enclins poursuivre leur activit que ceux issus de mnages plus aiss qui ont des moyens dexistence plus diversifis.113

Cependant, tous les effets escompts ne sont pas ngatifs. Dans les pays situs prs de lquateur, laquaculture continentale ou la pche de poissons tels que le tilapia peuvent bnficier de laccroissement des ressources en eau douce et de laugmentation des tempratures. 114 En outre, le rchauffement des ocans et la fonte de la banquise sous les latitudes plus leves devraient, long terme, augmenter les captures potentielles ce qui bnficierait sans doute principalement lAlaska, au Groenland, la Norvge et la Fdration de Russie.115

***

Les personnes peuvent adapter leur production et leur consommation aux conditions environnementales par exemple, elles peuvent se consacrer des cultures mieux adaptes aux sols pauvres ou aux tempratures leves, ou encore se nourrir daliments qui ncessitent une cuisson moindre afin de consommer moins de bois de chauffage. Les personnes ragissent souvent la dgradation de lenvironnement soit en restant sur place et en adoptant de nouveaux moyens dexistence, soit en allant sinstaller ailleurs.116 Nous allons maintenant analyser dautres rpercussions ngatives de cette dgradation sur le bien-tre humain.

Autres consquences ngatives

La dgradation de lenvironnement a dautres consquences enchevtres sur les groupes dfavoriss. Nous analysons ici ces consquences du point de vue de la charge de temps, des migrations et des conflits. La dgradation de lenvironnement peut compliquer la situation des personnes qui dpendent des ressources naturelles pour vivre les obligeant parcourir des distances plus grandes pour collecter ces ressources, travailler plus pour sassurer des moyens dexistence semblables, voire migrer. Dans certains cas, des liens ont t tablis entre le stress environnemental et la probabilit accrue de conflits.117

Charge de temps

Les personnes qui nont pas accs aux combustibles modernes et leau salubre passent un temps considrable ramasser du bois et sapprovisionner en eau. Dans les pays IDH faible, notamment en Afrique subsaharienne, prs de la moiti des mnages consacre plus de 30 minutes par jour chercher de leau. La situation est particulirement difficile dans les zones rurales. Le temps moyen de dplacement est de 82 minutes en Somalie, de 71 minutes en Mauritanie et de 65 minutes au Ymen.118

La dgradation de lenvironnement grande chelle accrot la charge de temps des mnages, ce qui entrane un appauvrissement de leur bien-tre. Les enqutes sur la charge de temps clairent cet aspect et montrent la distribution des tches au sein des mnages, ainsi que les effets de la dgradation de lenvironnement sur celles-ci.119 Des tudes menes en Inde rvlent que le temps consacr la collecte du bois de chauffage a sensiblement augment au cours des dernires dcennies : au dbut des annes 1970, Kumon, dans lUttar Pradesh, les femmes et les enfants parcouraient en moyenne 1,6 kilomtre (soit 1,6 heure) pour ramasser du bois et, dans les annes 1990, 4,5 kilomtres (soit 3-4 heures).120

Les femmes et les enfants sont les principaux responsables du ravitaillement en eau et en bois. Une tude rcente mene dans sept pays IDH faible montre que 56 86 % des femmes rurales vont chercher de leau contre 8 40 % des hommes ruraux.121 Ainsi, dans les zones rurales du Malawi, les femmes passent environ huit fois plus de temps que les hommes chercher du bois et de leau et les filles trois fois plus que les garons (cf. tableau 3.2).

Chez les femmes, la collecte du bois et de leau est lorigine de problmes la colonne vertbrale et de complications pendant la grossesse ; elle contribue galement la mortalit maternelle.122 La charge de temps quelle implique peut galement avoir un cot dopportunit lev en termes dabsentisme scolaire ou de temps libre pour les enfants et de participation au march du travail pour les adultes. Dans les zones rurales du Pakistan, par exemple, les problmes daccs leau accroissent la charge de travail totale des femmes et rduisent le temps quelles peuvent consacrer des activits axes sur le march.123

Par consquent, un accs sr et durable ces ressources et des options plus modernes auraient des effets positifs considrables. En Sierra Leone, lamlioration de laccs leau et llectricit a rduit les tches domestiques denviron 10 heures par semaine.124 Une tude ralise dans les annes 1990 en Ouganda montrait que si tous les mnages du district de Mbale, lest du pays, avaient un accs sr leau et aux combustibles savoir, habiter 400 mtres maximum dune source deau potable et moins de 30 minutes dun endroit o ils peuvent se ravitailler en bois de chauffage ils gagneraient plus de 900 heures par an.125 Daprs les estimations dune tude rcente, le gain de temps reprsenterait 63 % des avantages conomiques lis la ralisation de lObjectif du Millnaire pour le dveloppement relatif leau.126

Migration

La dgradation de lenvironnement peut galement pousser les personnes dmnager, notamment les familles et les communauts dont les privations sont caractre multidimensionnel et qui esprent trouver ailleurs de meilleures conditions de vie. Il est difficile de chiffrer le nombre de ces personnes, car dautres facteurs portent galement atteinte aux liberts des individus.

Certaines estimations reconnues ont suggr des chiffres trs levs en 1994, la Dclaration dAlmeria avanait que 135 millions de personnes taient menaces de dplacement en raison de la dsertification.127 Quant au rapport Stern, il suggrait que 200 millions de personnes risquaient dtre dplaces dici 2050.128 Mais dautres estimations sont bien moins pessimistes. Le Haut commissariat des Nations Unies pour les rfugis a observ que 24 millions de personnes ont t dplaces par les inondations, la famine et dautres facteurs environnementaux.129 Une tude dtaille rcente suggre que la variation des tempratures et des prcipitations de 1960 2000 est lorigine de quelque 2,35 millions de dplacements en Afrique subsaharienne.130

TABLEAU 3.2

Temps hebdomadaire moyen consacr lapprovisionnement en eau et en bois dans les zones rurales de pays dAfrique subsaharienne slectionns (en heures)

image

Source : calculs du BRDH bass sur les donnes de Bardasi et Wodon (2009) (Guine) ; Blackden et Wodon (2006) (Madagascar) ;

Beegle et Wodon (2006) (Malawi) ; et Wodon et Ying (2010) (Sierra Leone).

Comme laffirmait le Rapport mondial 2009, donner aux personnes plus dopportunits de choisir o elles souhaitent vivre constitue un largissement important de leurs liberts. La mobilit peut contribuer laugmentation des revenus et de meilleures opportunits pour les enfants. Les problmes soulevs tiennent, bien entendu, au fait quun environnement dtrior limite les choix notamment ceux des personnes dont les moyens dexistence dpendent dun environnement sain et que les contraintes juridiques qui limitent les dplacements rendent la migration plus risque.131

Conflits

Enfin, lvolution climatique et la limitation des ressources naturelles sont lies la probabilit accrue de conflits, lune des menaces les plus pernicieuses au dveloppement humain. Elles sont galement susceptibles de compromettre les perspectives de paix. La plupart des conflits lis aux ressources sont nationaux, mais la raret croissante des terres, de leau et de lnergie est susceptible de dclencher des affrontements internationaux. Daprs les estimations, 40 % des guerres civiles des 60 dernires annes sont dues aux ressources naturelles. Depuis 1990, lexploitation des ressources naturelles et dautres facteurs environnementaux sont responsables dau moins 18 conflits violents.132 cet gard, certaines donnes transnationales sont parlantes. Ainsi, la variabilit accrue des prcipitations augmente le risque de conflits civils, en particulier en Afrique subsaharienne ; sur le continent africain, laugmentation de la temprature de 1 C se traduit par une probabilit accrue de 10 % de voir clater une guerre civile au cours de la mme anne.133


Les habitants des bidonvilles urbains dans les pays IDH faible ou moyen sont les plus susceptibles de subir les consquences de phnomnes mtorologiques extrmes et de llvation du niveau des mers


Des vnements rcents tayent ces liens. Le contrle de la terre a contribu aux violences qui ont suivi les lections au Kenya en 2008 et aux tensions lorigine du gnocide au Rwanda en 1994. Leau, la terre et la dsertification sont des facteurs majeurs de la guerre au Darfour (Soudan). En Afghanistan, le conflit et lenvironnement sont pris dans un cercle vicieux la dgradation de lenvironnement nourrit le conflit et celui-ci dtriore lenvironnement.134 Les rponses politiques, lorsquelles sont mal conues ou quelles ne tiennent pas compte des intrts de toutes les parties, peuvent galement exacerber le risque de conflit.

Le manque de ressources lchelle locale et mondiale peut savrer une importante source de conflit une tude clbre soulignait ds les annes 1990 les effets rciproques entre la dgradation de lenvironnement, la croissance de la population et la rpartition ingale des ressources comme moteurs de conflits.135 Les pays hautement dpendants des exportations de produits de base sont susceptibles dtre les plus exposs labondance des ressources incite fortement au conflit.136

Les ressources naturelles sont cependant rarement, voire jamais, les seuls lments dclencheurs de conflits violents. Ce sont des facteurs de multiplication des menaces qui sajoutent dautres risques et vulnrabilits. 137 Les faits ne suggrent pas lexistence de liens directs entre la pnurie environnementale et les conflits, mais plutt que la pnurie des ressources doit tre prise en compte au sein du contexte de lconomie politique en gnral : sparer les lments et les processus lis aux conflits environnementaux des structures au sein desquelles ils sont intgrs est la fois difficile et une distorsion de la ralit .138

Les effets ingalitaires des phnomnes extrmes

Les habitants des bidonvilles urbains dans les pays IDH faible ou moyen sont les plus susceptibles de subir les consquences de phnomnes mtorologiques extrmes et de llvation du niveau des mers en raison, dune part, de leur grande exposition et, dautre part, du manque de services et dinfrastructures de protection.139 On estime quune lvation du niveau de la mer de 0,5 mtre dici 2050 risque damputer le Bangladesh denviron 11 % de ses terres et daffecter environ 15 millions de personnes. 140 Au mme horizon, llvation du niveau des mers peut tre lorigine du dplacement de plus de 14 millions dgyptiens, la salinisation accrue du Nil rduisant le nombre de terres irrigues pouvant tre cultives.141


Les impacts sexospcifiques ingaux notables des catastrophes naturelles suggrent que lingalit de lexposition et de la sensibilit au risque se chevauchent et dsavantagent systmatiquement certains groupes


Les Nations Unies estiment que 29 % des habitants de taudis dans le monde vivent dans des pays IDH faible auxquels sajoutent 24 % vivant en Chine et 15 % en Inde (pays IDH moyen).142 Les groupes vulnrables dans les mgapoles sont particulirement exposs aux consquences des catastrophes naturelles : leurs conditions de vie prcaires sajoute labsence de services publics et de systmes formels de scurit sociale. Mais, comme nous le verrons plus loin, dans certains cas, le capital social, qui renforce les capacits de rsilience, peut sy substituer et rduire les risques.

Notre propre analyse suggre quune augmentation de 10 % du nombre des personnes affectes par un phnomne mtorologique extrme rduit gnralement de prs de 2 % lIDH du pays, les effets les plus sensibles concernant le composant Revenus de lIDH et les pays IDH moyen. Dans certains pays, les rgions plus dmunies souffrent le plus. Au Viet Nam, dans la province de Ha Giang, lune des plus pauvres du pays, o vivent 22 minorits ethniques, les prcipitations irrgulires, les inondations massives et les temptes imprvisibles ont submerg les terres et les cultures, noy le btail et dtruit les infrastructures.143 Au Mexique, les catastrophes naturelles, notamment les scheresses et les inondations, ont fait reculer lIDH dans les municipalits affectes denviron deux ans et ont augment la pauvret extrme de prs de quatre points de pourcentage.144

Le risque de blessures et de dcs suite aux inondations, aux vents violents et aux glissements de terrain est systmatiquement plus lev chez les enfants, les femmes et les personnes ges, notamment lorsquils sont pauvres. Au Bangladesh, les groupes plus dmunis ont tendance vivre plus prs des cours deau et sont donc plus exposs aux risques dinondation.145 Les donnes transnationales, ainsi que les tudes de cas locales ralises suite au cyclone ayant svi au Bangladesh en 1991, la canicule europenne de 2003 et au tsunami ayant frapp lAsie en 2004, confirment la plus grande vulnrabilit des femmes et des enfants. Au Sri Lanka, le tsunami a tu prs dune femme dplace sur cinq et prs dun enfant dplac de moins de 5 ans sur trois soit, respectivement, plus de deux fois et de quatre fois la mortalit des hommes dplacs (environ un sur douze).146 Dans les zones rurales de lInde, la mortalit diffrentielle entre les filles et les garons saccrot pendant les scheresses.147

Les impacts sexospcifiques ingaux notables des catastrophes naturelles suggrent que lingalit de lexposition et de la sensibilit au risque, ainsi que les disparits de laccs aux ressources, aux capacits et aux opportunits, se chevauchent et dsavantagent systmatiquement certains groupes. Dans 141 pays, on a observ sur une dure de 22 ans que la mortalit des femmes due aux catastrophes naturelles et leurs consquences est plus leve que celle des hommes, ce qui ne relve ni de la biologie ni de la physiologie.148 Quant aux catastrophes majeures, dfinies approximativement en fonction du nombre de victimes par rapport lensemble de la population, elles ont des rpercussions plus graves que les catastrophes moins importantes sur lesprance de vie des femmes par rapport celle des hommes.

Pour comprendre ce phnomne, il faut se tourner du ct des normes et des rles sociaux et, plus gnralement, du statut socio-conomique des femmes dans un contexte spcifique. Plus ce statut (mesur en termes de libert de choix de lemploi, de non-discrimination au travail et dgalit des droits au mariage et lducation) est lev, plus les incidences sexospcifiques sur lesprance de vie sont limites. En dautres termes, en promouvant la vulnrabilit des femmes, la socit est responsable de leur taux de mortalit plus lev suite aux catastrophes.149 De mme, les pays privilgiant lducation des femmes ont enregistr bien moins de dcs de femmes lis aux phnomnes mtorologiques extrmes que les pays moins progressifs ayant un revenu et des conditions mtorologiques semblables.150

Dans lensemble, les pays en dveloppement sont plus exposs aux risques et aux impacts des catastrophes naturelles, mais les dsavantages structurels ne sont pas lapanage de ces pays, comme la prouv louragan Katrina aux tats-Unis. Les quartiers les plus pauvres de La Nouvelle-Orlans, o vivent quasi exclusivement des communauts noires, ont le plus souffert du passage de louragan en 2005 les trois quarts des personnes habitant dans les quartiers inonds taient noires.151 Autre exemple, la canicule qui a svi en Europe en 2003 a tu plus de femmes que dhommes et plus de personnes ges que de jeunes.


Les chocs mtorologiques peuvent galement affecter la sant des enfants, notamment en augmentant la malnutrition


Les phnomnes mtorologiques ont parfois des impacts plus long terme, au-del des pertes en vie et des rpercussions immdiates sur la sant et les moyens dexistence. Ainsi, les enfants peuvent souffrir de faon disproportionne de limpact prolong de la malnutrition et dune scolarit ampute. Face des pertes de revenus ponctuelles, les familles nayant pas dactifs ni dautres sources de revenus, comme un emploi salari, sont parfois amenes interrompre la scolarit des enfants. La perception de risque de perte de revenu joue un rle part entire. En outre, les infrastructures scolaires peuvent tre endommages et les enseignants blesss ou tus.152 Cependant, les liens de cause effet ne suivent pas toujours le mme modle. Ainsi, au Mexique, les catastrophes denvergure ont conduit une hausse de la scolarisation et une baisse du taux dabandon dans lenseignement primaire et au Mozambique, un meilleur rendement scolaire,153 ce qui sexplique sans doute par le fait que le cot dopportunit li la scolarisation des enfants a suivi la baisse des salaires sur le march de lemploi.

Les chocs mtorologiques peuvent galement affecter la sant des enfants, notamment en augmentant la malnutrition. Une tude mene au Zimbabwe montre que les enfants exposs au double choc de la guerre civile et de la scheresse de 1982-1984 alors quils taient gs de 12 24 mois ont moins frquent lcole (0,85 de niveau scolaire en moins) et sont aujourdhui en moyenne plus petits de 3,4 centimtres que les autres. Il sest avr que ce retard de croissance rduit de 14 % les revenus tout au long de la vie.154 Au Nicaragua, suite au passage de louragan Mitch, la malnutrition infantile a plus que tripl dans les mnages les plus exposs aux prcipitations.155 Depuis 2000, le Bangladesh a enregistr une recrudescence de la pauvret des enfants dans les rgions ctires de basse altitude qui sont les plus vulnrables aux inondations.156

Au Viet Nam, lexprience montre que les mnages ragissent diffremment en fonction des chocs subis. Les mnages frquemment exposs la scheresse et aux inondations modres dveloppent une capacit de rsilience. 157 Mais les analyses denqutes suggrent que les mnages ne russissent pas sadapter aux temptes et aux ouragans moins frquents les ouragans peuvent rduire de moiti la consommation des mnages vivant prs des grandes villes, dautant plus quen cas de catastrophe, les banlieues sont gnralement lses lors des interventions de secours.

Dgradation de lenvironnement et alination

Les ingalits, notamment celles concernant laccs aux ressources et la prise de dcision, peuvent porter atteinte au dveloppement humain et lenvironnement. Pour valuer les rpercussions des disparits sexospcifiques, nous avons choisi de nous concentrer sur la sant reproductive et la participation la prise de dcision. Nous nous centrerons ensuite sur lautonomisation en tant que moteur des dfis environnementaux pour ouvrir la voie aux possibilits daction publique traites dans les chapitres 4 et 5.

galit des sexes

De fortes contraintes psent toujours sur les opportunits conomiques des femmes et leur autonomisation. Si laccs aux soins en matire de sant reproductive sest amlior dans la plupart des rgions, ils sont cependant insuffisants pour atteindre le cinquime Objectif du Millnaire pour le dveloppement (amlioration de la sant maternelle).158 Parmi les indicateurs au sein de lObjectif visant assurer laccs universel la sant reproductive, citons la baisse du taux de grossesse chez les adolescentes, lamlioration des soins de sant prnatale et la satisfaction des besoins en matire de planification familiale.

Le RDH 2010 introduisait lindice dingalit de genre (IIG) pour 138 pays. En 2011, lIIG couvre 145 pays. Nos estimations actualises confirment que lAfrique subsaharienne, suivie de lAsie du Sud et des tats arabes enregistrent les plus mauvais rsultats en matire dingalit des sexes. En Afrique subsaharienne, les disparits sexospcifiques dans lducation et les taux levs de mortalit maternelle et de fcondit des adolescentes sont les plus proccupants. En Asie du Sud, les femmes viennent loin derrire les hommes dans toutes les dimensions de lIIG, mais surtout dans celles de lducation, de la reprsentation parlementaire et de la participation au march du travail. Dans les tats arabes, la participation des femmes au march du travail reste faible (environ la moiti de la moyenne mondiale), tout comme leur niveau dinstruction. Tous les pays IDH faible affichent dimportantes ingalits de genre dans plusieurs dimensions. Parmi les 34 pays IDH faible inclus dans lIIG 2011, seulement quatre dentre eux nont pas un IIG dans le quartile le plus bas. linverse, seulement un pays IDH trs lev et un autre pays IDH lev couverts par lIIG affichent daussi mauvais rsultats.

Nous allons prsent analyser deux intersections entre lgalit des sexes et la durabilit environnementale : la libert de choix en matire de procration et la participation la prise de dcision. Le taux de prvalence de la contraception et la capacit faire des choix en matire de reproduction ont des rpercussions sur lenvironnement et lautonomisation des femmes. En outre, comme nous allons le voir, lautonomisation politique des femmes na pas seulement une importance intrinsque, elle se traduit galement par des politiques et des pratiques favorables lenvironnement.

Les choix en matire de reproduction

La mauvaise sant reproductive est lun des principaux facteurs de lingalit entre les sexes dans le monde. Labsence de services de sant reproductive fragilise la situation des femmes et des enfants et fauche plus de vies que les catastrophes naturelles les plus dvastatrices. Daprs les estimations, 48 millions de femmes accouchent sans laide dun professionnel de la sant et 2 millions le font seules ; chaque anne, 150 000 femmes et 1,6 million de nourrissons meurent entre le dbut de laccouchement et les 48 heures suivant la naissance.159


La capacit des femmes faire des choix en matire de reproduction a des rpercussions sur leur autonomisation et lenvironnement. En outre, lautonomisation politique des femmes se traduit par des politiques et des pratiques favorables lenvironnement


Dans les 20 pays ayant lIIG le plus faible, le ratio de la mortalit maternelle compar lensemble de la population est en moyenne denviron 327 dcs pour 100 000 naissances vivantes et le taux moyen de fcondit des adolescentes est de 95 naissances pour 1 000 femmes ges de 15 19 ans, soit peu prs le double des moyennes mondiales respectivement, 157 dcs et 49 naissances. Dans ces pays, le recours la contraception est faible, seulement 46,4 % en moyenne. Plus gnralement, daprs les estimations, dans les pays en dveloppement, 215 millions de femmes ont des besoins non satisfaits en matire de planification familiale.160

Tous les pays, dvelopps ou pas, qui mettent la disposition des femmes une large gamme doptions en matire de sant reproductive ont des taux de fcondit gaux ou infrieurs au seuil de remplacement.161 Cuba, lIran, Maurice, la Thalande et la Tunisie ont des taux de fcondit infrieurs deux naissances par femme.162 En thiopie, si Addis Abeba affiche un taux de fcondit semblable, dans les zones rurales du pays il est toujours suprieur 6 naissances par femme. Dans la plupart des zones rurales du Bangladesh, malgr la pauvret gnralise, le taux de fcondit est dsormais gal au seuil de remplacement.163 En Iran, o le nombre denfants nest pas restreint par les autorits, la taille des familles diminue aussi rapidement quen Chine.164

Comme le montre le tableau 2.1 (chapitre 2), la croissance de la population exerce une dure pression sur les limites des ressources naturelles. Plusieurs tudes suggrent quune croissance infrieure de la population pourrait compenser certaines des principales missions de gaz effet de serre associes la hausse des revenus. Des estimations datant du dbut des annes 1990 prvoyaient que dici 2020, sans planification familiale, les missions de dioxyde de carbone seraient suprieures denviron 15 %.165 Une tude plus rcente mene dans 34 pays dvelopps et en dveloppement qui rassemblent 61 % de la population mondiale montre que la rduction de moiti du taux de croissance de la population mondiale en 2010 entranerait 16 29 % des rductions des missions de dioxyde de carbone ncessaires dici 2050 pour viter les effets dangereux de lvolution climatique, et 37 41 % dici la fin du sicle.166 Daprs les estimations dune autre tude, en rpondant aux besoins non satisfaits en matire de planification familiale, on viterait chaque anne 53 millions de grossesses non dsires et on rduirait les missions de carbone de 34 gigatonnes dici 2050, soit environ 17 % des missions annuelles actuelles dans le monde.167 La baisse de la croissance de la population bnficierait donc clairement lenvironnement, sans compter les retombes positives pour lautonomisation des femmes.

Lingalit entre les sexes et la prvalence de la contraception sont troitement lies (cf. figure 3.6). Dans les pays o les femmes occupent une position sociale plus leve, comme au Japon, aux Pays-Bas et en Norvge, la plupart des couples utilisent un moyen de contraception. linverse, dans les pays o lingalit entre les sexes est substantielle, comme au Mali, en Mauritanie et en Sierra Leone, la prvalence de la contraception est infrieure 10 %. Des donnes recueillies de 2000 2009 montrent que moins de trois femmes sur dix en ge de procrer utilisent une forme de contraception moderne dans les pays IDH faible, tandis quelles sont 88 % en Norvge et 84 % au Royaume-Uni.

Dautres tudes soulignent limportance des niveaux nationaux de lIDH, notamment des rsultats en matire dducation et de sant, pour comprendre les liens entre lingalit entre les sexes et la prvalence de la contraception. Le mme constat ne sapplique pas au revenu ; quels que soient les rsultats de ce composant, lingalit entre les sexes et la prvalence de la contraception continuent dtre troitement lies. Do limportance dinvestir dans la sant et lducation afin de contribuer aux choix en matire de sant reproductive.

Les besoins non satisfaits en matire de planification familiale signals sont trs faibles au Tchad, en Rpublique dmocratique du Congo et au Niger (moins de 5 %), tandis que le taux de fcondit moyen y est trs lev.168 Cette situation sexplique par les objections culturelles ou religieuses exprimes par les femmes, leur mari ou dautres membres de la famille ; par un manque de familiarit avec les mthodes de contraception ou la crainte de leurs effets secondaires ; ou par le souhait davoir une famille nombreuse.169 Ce faible niveau des besoins non satisfaits peut tre associ une faible prvalence de la contraception dans un contexte au niveau de dveloppement balbutiant (au sein duquel la fcondit est sensiblement privilgie) et une prvalence de la contraception leve dans un contexte haut niveau de dveloppement (au sein duquel la fcondit passe un second plan). Cela signifie que les programmes de planification familiale ne doivent plus se contenter de fournir des contraceptifs des prix abordables, mais doivent galement sensibiliser la population quant leur utilisation et leurs effets sur la sant et aborder les contraintes structurelles auxquelles sont confrontes les femmes pauvres (chapitre 4). Certaines tudes associent les dcisions en matire de fcondit la dforestation et laccs rduit leau, qui obligent les femmes et les enfants consacrer plus de temps au ravitaillement en eau et en bois.170

Les besoins non satisfaits en matire de planification familiale sont souvent levs plus de 30 % de la population de certains pays, dont Hati, le Libria, le Mali et lOuganda, voudrait y avoir recours sans pourtant le faire.171

FIGURE 3.6

Lingalit entre les sexes et la prvalence de la contraception sont troitement lies

image

Remarque : les taux de prvalence de la contraception correspondent lanne la plus rcente disponible et sont mis par lOrganisation mondiale de la sant pour chaque pays de 2000 2008 ; cf. Tableau statistique 4 pour plus de dtails. Indice dingalit de genre 2011.

Source : calculs du BRDH bass sur les donnes de lOrganisation mondiale de la sant.

La pauvret multidimensionnelle est corrle aux besoins non satisfaits en matire de contraception. Les personnes issues de mnages confronts ces besoins non satisfaits sont systmatiquement plus nombreuses parmi les populations touches par la pauvret multidimensionnelle (cf. figure 3.7). En Bolivie, 27 % des pauvres dans plusieurs dimensions ont des besoins non satisfaits en matire de planification familiale, soit plus du double des non pauvres (12 %) ; en thiopie, les proportions sont, respectivement, de 29 % et de 11 % (soit prs de trois fois plus chez les pauvres).

Lducation des femmes joue galement sur le taux de fcondit. Une tude rcente couvrant plus de 90 % de la population mondiale montre que les femmes qui nont jamais t scolarises ont en moyenne 4,5 enfants, tandis que celles qui ne sont alles que pendant quelques annes lcole primaire en ont peine 3 en moyenne ; ce chiffre tombe 1,9 pour les femmes qui ont pass un ou deux ans dans le secondaire. Lorsque les femmes accdent au march du travail, sinstallent leur compte ou hritent dactifs, leur souhait dune famille nombreuse tend galement diminuer.172

Les principes et les voies suivre sont connus de tous suppression des obstacles lutilisation de la planification familiale et mise en oeuvre de politiques de population axes sur les droits. Ils ont t clairement dfinis par les dlgus de la Confrence du Caire en 1994 et pratiquement tous les gouvernements se sont engags les mettre en oeuvre. Dans le chapitre 4, nous soutenons que les progrs ont t trop lents et signalons quelques mesures prometteuses quil convient de prendre en compte.

La participation des femmes la prise de dcision

Lingalit entre les sexes se reflte galement dans la faible participation des femmes la vie politique locale et nationale. Cela peut avoir des consquences sur la durabilit sil est vrai, comme le suggrent plusieurs recherches, que les femmes se proccupent plus de lenvironnement, soutiennent plus ladoption de politiques favorables lenvironnement et votent davantage pour des candidats cologiques.

FIGURE 3.7

Les besoins non satisfaits en matire de contraception sont plus levs chez les personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle

image

Remarque : donnes relatives lanne la plus rcente disponible entre 2000-2010, et bases sur la deuxime dfinition des besoins non satisfaits de lEnqute dmographique et sanitaire : (DHS 2008).

Source : calculs partir des donnes de lIPM issues du Tableau statistique 5 et des donnes des Enqutes dmographiques et sanitaires.

Une tude ralise dans 90 pays (25 dvelopps et 65 en dveloppement) rvle que les pays au sein desquels la reprsentation parlementaire des femmes est plus leve sont plus susceptibles dtablir des zones protges.173

Daprs une tude mene dans 130 pays rassemblant environ 92 % de la population mondiale, les pays comptant une reprsentation parlementaire des femmes plus forte sont plus susceptibles de ratifier des traits internationaux relatifs lenvironnement.174

Parmi les 49 pays qui ont rduit leurs missions de dioxyde de carbone de 1990 2007, 14 avaient un IDH trs lev et 10 avaient un taux de reprsentation parlementaire des femmes plus lev que la moyenne.

Mais les femmes continuent dtre sousreprsentes dans les parlements nationaux ; elles noccupent en moyenne que 19 % des siges et ne reprsentent que 18 % des ministres.175 Les rangs plus levs savrent encore plus inaccessibles : seulement 7 chefs dtat sur 150 et 11 chefs de gouvernement sur 192 sont des femmes. Les gouvernements locaux prsentent des rsultats semblables.176

Dautres faits suggrent galement des liens entre lautonomisation des femmes et la sensibilisation environnementale. Une tude ralise dans 61 pays de 1990 2005 rvle que le nombre dONG de femmes et dONG environnementales par personne est inversement proportionnel la dforestation. Cela est peuttre d en partie aux motivations poussant les femmes viter les effets ngatifs de la dforestation sur leur charge de travail, leurs revenus et leur sant.177 Il ressort dune enqute mene dans les pays dvelopps que les femmes sont plus susceptibles que les hommes dadopter certains comportements cologiques (entre autres, recyclage, conomie de leau et refus des produits nfastes pour lenvironnement).178

TABLEAU 3.3

Sensibilisation aux questions environnementales par genre et par pays IDH faible ou trs lev, 2010 1(en pourcentage, sauf indication contraire)

image

Source : calculs du BRDH bass sur les donnes du Gallup World Poll (http://worldview.gallup.com).

Mais ces liens, loin dtre simples, varient en fonction du dveloppement. Comme le montre lencadr 2.5 du chapitre 2, lanalyse des donnes du Gallup World Poll (sondage mondial Gallup) sur les comportements cologiques suggre que les problmes environnementaux ne sont pas une priorit. En moyenne, les comportements masculins diffrent peu des fminins,179 mais les diffrents groupes de lIDH font apparatre certaines divergences (cf. tableau 3.3). Dans les pays IDH trs lev, les femmes sintressent plus aux questions environnementales (volution climatique, qualit de leau et de lair) que les hommes, tandis que dans les pays IDH faible, les rles sont inverss. Les pays IDH moyen ou lev (et la plupart des rgions en dveloppement) affichent des rsultats intermdiaires.

Si les niveaux globaux dinstruction influencent les comportements, la proportion de femmes et dhommes dans le secondaire et lenseignement suprieur na aucune incidence. Il faut en conclure que dans les pays riches, la plus grande sensibilisation des femmes lenvironnement nest pas due leur niveau suprieur dtudes et que dans les pays trs pauvres, linverse nest pas vrai.

Certains faits suggrent que lengagement des femmes est li une meilleure gestion environnementale locale. Pourtant la simple prsence des femmes au sein des institutions ne suffit pas vaincre les disparits ancres les structures institutionnelles doivent continuer changer et sassouplir pour que les femmes puissent participer efficacement la prise de dcision. Dans certains cas, linclusion des femmes et dautres groupes marginaux est perue comme une manire de maintenir le statu quo et non pas comme un moyen datteindre des rsultats spcifiques ou de remettre en question certaines ingalits.180

La question cruciale nest donc pas simplement la prsence des femmes, mais la nature de leur participation. Prenons lexemple de la gestion forestire (cf. encadr 3.4). Une tude rcemment publie sur les institutions forestires communautaires en Inde et au Npal montre que lefficacit de la participation des femmes dpend directement de leur poids proportionnel au sein des comits de gestion forestire.181 Plus le nombre de femmes au sein du comit de gestion est grand, plus elles sont susceptibles dassister aux runions du comit, de prendre la parole et dy exercer des fonctions.

Nous naffirmons ici rien de nouveau. Mais nous abordons une partie importante dun ensemble de rformes visant rduire les ingalits et la dgradation de lenvironnement et qui entraneraient un accroissement majeur des liberts des femmes.

Les ingalits de pouvoir

Lautonomisation, une dimension cruciale des liberts des personnes, est une fin importante en soi. En revanche, labsence dautonomisation et les dsquilibres de pouvoir aggravent les dfis environnementaux. Le Rapport mondial 2010 passait en revue plusieurs composantes de lautonomisation transformation des individus en agents, liberts politiques et civiles et responsabilisation. Dans le chapitre 2, nous avons fait allusion certains dveloppements relatifs lautonomisation (cf. encadr 2.1). Nous nous centrons ici sur larne politique les gouvernements locaux et nationaux, la responsabilisation et la dmocratie, ainsi que la socit civile.

Lhistoire, les relations de pouvoir et le contexte affectent les liens entre la dmocratie et les biens publics environnementaux. Il est utile de considrer lactivit de ltat comme un continuum ; auparavant oligarchique, extractive, pratiquant lexploitation et la division , elle devient inclusive, innovante, responsable, ractive et efficace pour intervenir dans les conflits dus des problmes de rpartition .182 Quand lactivit de ltat fait dfaut, le continuum est dtermin par le contrat social sous-jacent les interactions hrites entre les lites conomiques et politiques et dautres groupes sociaux tel quil se manifeste dans les institutions officielles et informelles. Les deux processus conomiques que sont laction de ltat et le capitalisme manquent souvent de dynamisme ds quil est question de sauvegarder lenvironnement le capitalisme, pour des raisons intrinsques, compte tenu de lhorizon court terme de la plupart des entreprises et de limportance des externalits. Quant ltat, malgr sa fourniture de biens publics et sa gestion des externalits, son action est souvent limite par la frquence des chances politiques et lectorales. Ces facteurs peuvent sajouter aux structures politiques et sociales et avoir des consquences particulirement graves sur lenvironnement et sur les groupes non autonomiss.

Plusieurs tudes montrent que les dmocraties sont gnralement plus responsables envers les lecteurs et plus susceptibles doctroyer des liberts civiles, ce qui permet aux personnes dtre mieux informes sur les problmes environnementaux (grce la libert de la presse), de sorganiser et dexprimer leurs proccupations. lchelle nationale, ltendue de la dmocratie est associe la qualit de lenvironnement.183 Mais mme au sein des systmes dmocratiques, les personnes et groupes les plus affects sont ceux qui sont moins fortuns et autonomiss. Les priorits politiques ne refltent pas toujours leurs intrts et leurs besoins. Dans de nombreux pays et contextes, les ingalits de pouvoir jouent sur la sant de lenvironnement par lentremise des institutions sociales et politiques.

ENCADR 3.4

La participation des femmes la gestion forestire communautaire


La participation des femmes la prise de dcision lchelle communautaire est importante du point de vue de la conservation et de la rgnration des ressources, en particulier dans le cadre de la gestion forestire communautaire. Cependant, les ingalits entre les sexes structurelles et prexistantes (en matire de revenus, dactifs et de dotations politiques) affaiblissent souvent la capacit de participation des femmes. Mme dans les communauts o les femmes ne sont pas explicitement exclues des organes de prise de dcision, leur capacit participer llaboration des politiques peut tre entrave par les ingalits sociales. Sil est ncessaire dexiger la reprsentation fminine au sein des comits et de garantir que les femmes soient consultes, ces mesures savrent cependant insuffisantes il est ncessaire, en dfinitive, de remettre en cause et de changer les relations de pouvoir.

Dans les villages o les femmes ne participent pas activement la prise de dcision, elles sont affectes plus ngativement par les dcisions en matire de gestion forestire dont la fermeture des forts que dans les communauts o elles sont plus impliques.

Lgalit pralable nest pas ncessaire pour que les femmes fassent valoir leurs droits dans les runions des comits. De fait, les femmes issues de mnages dfavoriss sexpriment plus facilement dans les forums publics que celles venant de mnages plus aiss, ce qui est probablement d au fait quelles ont plus gagner si les dcisions adoptes leur sont favorables. Cette participation saffirme lorsque le nombre de femmes prsentes est lev ou lorsquelles ont particip des programmes dautonomisation sexospcifiques. Dautres tudes affirment que lorsque les femmes ont la possibilit de jouer un rle participatif, si minime soit-il, il en rsulte une volution de la perception culturelle de la capacit des femmes prendre des dcisions, ce qui se traduit par la cration de nouvelles initiatives et coopratives pour les femmes et leur permet dtre plus actives hors de leur foyer.

Source : Agarwal 2001, 2009 ; cf. galement Tole (2010), Gupte (2004) et Timsina (2003).


Aux tats-Unis, des donnes lchelle nationale suggrent quune plus grande ingalit de pouvoir (mesure laune de laccroissement de labstention des lecteurs, de laffaiblissement du niveau dinstruction et de lassouplissement des politiques budgtaires) se traduit par des politiques environnementales moins rigoureuses et une dgradation accrue de lenvironnement.184 Les donnes transnationales tayent cette observation. Dans 180 pays revenu faible et lev, des variables telles que lalphabtisation, les droits politiques et les liberts civiles contribuent lamlioration de la qualit de lenvironnement185 et exercent une influence positive sur la propret de leau et lamlioration du systme dassainissement.186


si les dmocraties tendent lutter plus activement contre lvolution climatique, ce lien nest pas trs fort. Cette situation creuse le foss entre les paroles et les actes


Les nouvelles analyses transnationales ralises pour ce Rapport sur une centaine de pays ont confirm la forte corrlation observe entre les estimations de la rpartition des pouvoirs et de la qualit de lenvironnement.187 Lautonomisation est lie laccs leau propre, la rduction de la dgradation des terres, ainsi qu une diminution des dcs dus la pollution de lair intrieur et extrieur et leau souille. Les variables de lautonomisation sont encore plus importantes que celles des revenus pour expliquer de nombreuses dimensions cls de la qualit de lenvironnement, notamment laccs leau propre, les dcs dus la pollution et la mortalit des enfants de moins de cinq ans. Il en rsulte que si des intrts conomiques puissants peuvent fausser les politiques, les socits peuvent faire beaucoup pour limiter leur pouvoir.

Des recherches sur les donnes environnementales long terme relatives un grand nombre de pays ont confirm ces liens. La plupart des tudes se centrent sur la pollution, un flau public dont ltat est cens protger la population.188 La conclusion gnrale est que le taux dalphabtisation et les droits politiques sont associs une baisse de la pollution de leau et de lair. Une tude rcente souligne le rle important que la dmocratie long terme joue sur la rduction des missions de dioxyde de carbone et de soufre.189 Ce constat est logique : il faut du temps la dmocratie pour apporter des bnfices tangibles dterminants. Dautres tudes menes dans plus de 100 pays tablissent un lien entre un niveau de dmocratie plus lev et la rduction de la dforestation, de la dgradation des terres et de la pollution de leau et de lair.190

Plusieurs tudes suggrent quun tat sera plus susceptible de poursuivre des objectifs de lutte contre lvolution climatique, ainsi que damlioration de la gestion des cours deau et de la pollution atmosphrique transfrontires, voire de mettre en oeuvre des politiques ces fins, sil est dmocratique. Mais si les dmocraties tendent lutter plus activement contre lvolution climatique, ce lien nest pas trs fort compte tenu que les avantages sont perus comme tant externes et se situant au-del de lhorizon des lecteurs (et des politiciens) actuels.191 Cette situation creuse le foss entre les paroles et les actes.

Mme au sein des dmocraties, les institutions politiques varient sensiblement. Certaines sont centralises, dautres pas. De mme, la reprsentation politique est affecte, entre autres, par le rle des partis politiques, lexistence de quotas pour des groupes spcifiques et la dure des cycles lectoraux. Certains pays se sont dots dune puissante agence indpendante, charge de protger lenvironnement ; dautres sont pourvus dans le meilleur des cas dun ministre aux comptences limites. Le poids des syndicats contribue une rduction de la qualit de lair, tandis que le poids des partis cologistes a leffet inverse.192

Les groupes de la socit civile peuvent sorganiser et exercer une influence relle sur les dcisions politiques, compensant ainsi lemprise souvent disproportionne dintrts conomiques et de groupes de pression puissants. Il nest possible de dvelopper ce pouvoir compensateur 193 que si les institutions dune socit permettent une participation libre et ouverte. Comme le prouvent les politiques environnementales de la Sude, une forte participation dmocratique peut dboucher sur des politiques qui refltent les proccupations de la population. Cependant, ces proccupations peuvent tre contrebalances par dautres intrts particuliers comme cest le cas dans la Fdration de Russie, o la socit civile a fort faire pour mobiliser le soutien de lopinion publique en faveur de lcologisation de lindustrie.194 Lorsque la socit civile se mobilise, elle obtient des rsultats substantiels :

La modlisation rcente de limpact des ONG de dfense de lenvironnement dans le cadre de la participation et linfluence de groupes dintrts dans 104 pays rvle que, statistiquement, plus le nombre des associations de dfense de lenvironnement lchelle nationale est lev, plus le contenu en plomb de lessence est faible.195

Une tude sur les donnes dun panel transnational, mene de 1977 1988, conclut que plus le nombre des ONG de dfense de lenvironnement est lev, plus le niveau de pollution atmosphrique est faible ; les liens entre dmocratie et rduction de la pollution, dune part, et entre taux dalphabtisation et baisse de la pollution, dautre part, sont plus faibles.196

La socit civile ne peut spanouir que si elle compte sur le soutien de la population. Lhistoire a prouv que la mobilisation des groupes de la socit civile peut avoir raison des dsquilibres de pouvoir. Ainsi, aux tats-Unis, dans les annes 1990, les activistes des quartiers pauvres de Chicago, habits par des minorits raciales, ont russi amener lAgence nationale pour la protection de lenvironnement lutter contre les dversements illgaux de dchets dans leurs communauts. Le rsultat : cration de programmes de police de proximit, renforcement de la rglementation municipale et de sa mise en oeuvre en matire de dversements illgaux, et application de nouvelles peines plus svres.197 Dans plusieurs contextes diffrents, des groupes de la socit civile se sont dj opposs avec succs aux activits susceptibles de nuire lenvironnement et aux moyens dexistence des personnes qui en dpendent directement.

***


Une plus grande galit des sexes et au sein des populations peut tre un vecteur de changement favorable au renforcement de la durabilit


Dans ce chapitre, nous avons soulign comment les privations environnementales et la dgradation de lenvironnement peuvent limiter les choix des personnes en montrant comment elles compromettent gravement, entre autres aspects du bien-tre, la sant, lducation et les moyens dexistence et accentuent parfois les ingalits prdominantes. Nous avons galement suggr quune plus grande galit des sexes et au sein des populations peut tre un vecteur de changement favorable au renforcement de la durabilit. Dans le chapitre suivant, nous allons analyser cette possibilit, ainsi que les approches et les politiques prometteuses cet gard.


CHAPTER

4

Synergies positives les stratgies gagnantes pour lenvironnement, lquit et le dveloppement humain


Face aux dfis prsents aux chapitres 2 et 3, un certain nombre dacteurs gouvernementaux, de la socit civile, du secteur priv et du dveloppement ont cherch intgrer les questions environnementales et dquit et favoriser le dveloppement humain des stratgies gagnantgagnant- gagnant. Le Protocole de Montral de 1987, qui interdit les produits chimiques appauvrissant lozone et bnficie ainsi la durabilit (au travers de la protection de la couche dozone), lquit (au travers du transfert de technologie en faveur des pays en dveloppement) et au dveloppement humain (au travers de ses effets positifs sur la sant), en constitue un exemple au niveau mondial.1

Ce chapitre prsente les stratgies locales et nationales labores pour sattaquer aux privations environnementales et renforcer la capacit dadaptation, apportant ainsi la preuve de lexistence de synergies positives. Le besoin pour des cosystmes sains et les services quils fournissent, en particulier aux pauvres, est lun des principaux cadres de cette discussion. Les cosystmes constituent les lments de base pour la qualit de leau, la scurit alimentaire, la protection contre les inondations et la rgulation naturelle du climat.2

Lextension dinitiatives communautaires et locales couronnes de succs retient toute notre attention. Au niveau national, les lments cls sont les politiques qui rassemblent les questions sociales, conomiques et environnementales ; les mcanismes de coordination aligns avec les cadres budgtaires ; une culture de linnovation et des institutions solides, aux cts de mcanismes qui garantissent la redevabilit. Certains pays sont venus bout darrangements cloisonns par le biais de plans moyen terme qui autorisent une coordination intersectorielle entre les organismes publics et avec les partenaires du dveloppement. Les grands ministres tels que ceux des finances et de la planification jouent souvent un rle crucial. Les organismes dexcution sont galement essentiels, en particulier pour leur travail avec dautres ministres. Au Malawi, le ministre de lAgriculture a aid crer une demande pour des mesures en faveur de la rduction de la pauvret et de la protection de lenvironnement, tandis quau Rwanda, le ministre des Terres et de lenvironnement a obtenu le soutien du prsident et du cabinet pour intgrer les questions environnementales dans la Stratgie de dveloppement conomique et de rduction de la pauvret du pays. Des institutions solides sont quant elles essentielles au niveau local, en particulier celles qui sintressent aux groupes dfavoriss et qui encouragent la gestion communautaire.

Le programme daction est vaste. Ce Rapport ne peut lui rendre pleinement justice ou couvrir tous les dfis abords dans les chapitres prcdents. Plusieurs rapports internationaux rcents fournissent des dtails importants.3 Cette publication a plus particulirement pour objet didentifier les stratgies gagnant-gagnant-gagnant qui sattaquent avec succs aux dfis sociaux, conomiques et environnementaux mondiaux en grant les compromis, voire en les contournant, de faon que les approches soient non seulement bonnes pour lenvironnement, mais galement pour lquit et, de faon plus gnrale, le dveloppement humain. Ces efforts offrent une exprience concrte et une motivation importante pour le chapitre final tourn vers lavenir.

Gnralisation des initiatives visant sattaquer aux privations environnementales et renforcer la capacit dadaptation

Commenons par mettre en avant des voies gagnant-gagnant-gagnant prometteuses dans les domaines de lnergie, de leau et de lassainissement.

FIGURE 4.1

Les diffrences rgionales sont importantes en termes daccs llectricit parmi les personnes pauvres dans plusieurs dimensions

image

Remarque : exclut les pays IDH trs lev.

Source : calculs du BRDH daprs des donnes de lOxford Poverty and Human Development Initiative.

nergie

Lnergie est essentielle pour tout un ventail de services contribuant au dveloppement humain, des soins mdicaux modernes lnergie mcanique destine lagriculture, en passant par les transports, linformation et les communications, lclairage, le chauffage et la cuisine. Un dveloppement quitable et durable ncessite de rendre lnergie disponible pour tous, de contrler les missions et de se tourner vers des sources dnergie nouvelles et plus propres.

Remdier aux pnuries dnergie

Quelque 1,5 milliard de personnes, soit plus dune personne sur cinq, nont pas accs llectricit, et 2,6 milliards cuisinent avec du bois, de la paille, du charbon ou de la bouse.4 Dimportantes ingalits en matire dnergie persistent entre les rgions, les pays, les genres et les classes. Reconnaissant que la distribution de lnergie est indissociable de la question de lexclusion politique et sociale5, la 65me Assemble gnrale des Nations Unies a proclam 2012, Anne internationale de lnergie durable pour tous.6

Une personne pauvre dans plusieurs dimensions sur trois (soit 32 %) na pas accs llectricit et cette privation constitue une forte caractristique rgionale (cf. figure 4.1). En Afrique subsaharienne, plus de 60 % des pauvres dans plusieurs dimensions nont pas llectricit, contre moins de 1 % en Europe et en Asie centrale. Les progrs de llectrification sont lents en Afrique. La capacit de production dlectricit par personne en Afrique subsaharienne est aujourdhui similaire aux niveaux des annes 1980, mais quivalente un dixime seulement de celle dAsie du Sud et de lEst. Llectrification rurale stagne quant elle au-dessous de 10 % alors quelle passe 50 % pour les pays en dveloppement dans leur ensemble.7

Llectrification peut rduire la pauvret en augmentant la productivit, lemploi et le temps pass lcole et en rduisant les pressions sur lenvironnement. Ainsi, en Afrique du Sud, llectrification est associe une augmentation de 13 % de la probabilit que les femmes participent au march du travail8, tandis quau Viet Nam, elle a entran un accroissement des revenus, de la consommation et des rsultats scolaires.9 Les villageois bhoutanais tmoignent avec enthousiasme de la faon dont llectricit a chang leurs vies, citant la capacit travailler le soir et cuisiner sans bois, permettant ainsi la diminution de leurs problmes respiratoires et du temps pass aller chercher du combustible.10

Llargissement de laccs lnergie et lattnuation de lvolution climatique peuvent tre prsents comme des compromis. Par exemple, si le prt rcent de 3,75 milliards de dollars consenti par la Banque mondiale lAfrique du Sud pour la construction de lune des plus importantes centrales au charbon du monde doit largir laccs lnergie, le projet a cependant suscit des craintes propos des missions de gaz effet de serre et de la dgradation de lenvironnement, ainsi que du phnomne de carbon lock-in dans lequel la longvit des infrastructures prolonge lutilisation de technologies obsoltes.11

Cependant, la perspective doptions gagnant-gagnant-gagnant nous permet de dpasser le stade du compromis. Selon des estimations rcentes du World Energy Outlook, la fourniture de services nergtiques modernes de base pour tous accrotrait uniquement les missions de dioxyde de carbone de 0,8 % lhorizon 2030.12 Les options hors rseau et dcentralises sont importantes et techniquement faisables. Sil est difficile quantifier, le nombre de foyers ruraux dj desservis par une nergie renouvelable est estim des dizaines de millions, au travers de programmes de microproduction dhydrolectricit dans les villages et de minirseaux lchelle locale, une importante source dnergie au Brsil, en Chine et en Inde.13

Lextension aux pauvres de laccs lnergie a connu quelques succs, notamment au travers de systmes nergtiques dcentraliss. La difficult consiste mettre en oeuvre ces innovations une chelle et une vitesse capables damliorer la vie des femmes et des hommes pauvres aujourdhui et lavenir.14 Les gouvernements peuvent faire davantage pour encourager lesprit dentreprise et lacquisition de capitaux en faveur de jeunes entreprises ddies aux nergies de substitution.15 Comme la Lettonie et dautres pays lont montr, un cadre juridique adapt peut stimuler la croissance dans le secteur des nergies non renouvelables et limiter les missions dues aux sources dnergie traditionnelles.

Accrotre lefficacit est galement important. Il existe dj des innovations, des cuisinires amliores qui ont rduit les besoins en bois de chauffage de quelque 40 % dans certaines parties du Kenya et ont considrablement fait baisser les niveaux de pollution et amlior la sant des enfants au Guatemala16 aux constructions haut rendement nergtique capables de rduire les charges de chauffage et de refroidissement.17

Rendre lnergie plus propre

Toute stratgie long terme visant largir laccs lnergie doit inclure des mesures pour promouvoir une nergie plus propre.18 Les signes sont encourageants. En 2010, plus de 100 pays contre 55 en 2005 , dont lensemble des 27 membres de lUE, avaient adopt des objectifs politiques ou une politique de promotion en faveur de lnergie renouvelable. De nombreux pays prcisent la part que les nergies renouvelables doivent atteindre dans la production dlectricit, gnralement de 5 30 %, mais comprise dans une fourchette de 2 90 %.

Dans plusieurs pays, la part des nergies renouvelables dans lapprovisionnement total en nergie prsente une croissance rapide. Cette part reprsente 44 % de lnergie en Sude, lun des pays les plus performants identifis au chapitre 2. Depuis 2008, le Brsil a produit quelque 85 % de son lectricit partir dnergies renouvelables, et lAutriche 62 %. Lnergie hydrolectrique reprsente quant elle prs de 70 % de llectricit gnre en Afrique subsaharienne ( lexclusion de lAfrique du Sud).19

Selon le Rseau mondial pour lnergie au service du dveloppement durable pour le XXIme sicle, lapprovisionnement nergtique mondial a atteint un point de basculement en 2010, moment o les nergies renouvelables ont reprsent un quart de la capacit nergtique mondiale et fourni prs du cinquime des approvisionnements en lectricit20 (cf. Tableau statistique 6). La quasi-totalit des technologies renouvelables a connu une croissance forte et constante. Quelques faits marquants :

nergie olienne. Malgr la crise conomique mondiale de 2008, les nouvelles installations dnergie olienne ont atteint un record de 38 gigawatts en 2009, soit une augmentation de 41 % par rapport 2008 et lquivalent de prs dun quart des installations totales mondiales.

nergie solaire. Les systmes solaires photovoltaques raccords un rseau ont connu une croissance moyenne annuelle de 60 % au cours de la dernire dcennie, avec multiplication par un facteur 100 depuis 2000 et un dveloppement important en Rpublique tchque, en Allemagne et en Espagne. Les prix des units ont connu une forte baisse de 50 60 % pour certains, pour atteindre moins de 2 dollars par watt. Des systmes de rachat gnreux sont lune des raisons expliquant ce dveloppement. On estime que 3 millions de mnages des zones rurales tirent leur nergie de petits systmes solaires photovoltaques et que, au niveau mondial, 70 millions de mnages disposent dun systme de chauffage eau chaude solaire.


Le dploiement continu de sources dnergie renouvelable ncessitera dimportants investissements privs, mais la corruption et labsence de rglementation peut ralentir cet lan.


Depuis 2004, la capacit dnergie renouvelable mondiale de nombreuses technologies a connu une croissance de 4 60 % par an, stimule par une technologie nouvelle, des prix du ptrole levs et volatiles, des inquitudes concernant lvolution climatique et une volution des politiques locales, nationales et mondiales.21

Les pays en dveloppement adoptent lnergie renouvelable et disposent aujourdhui de plus de la moiti de la capacit dnergie renouvelable mondiale. La Chine occupe la premire place au monde pour plusieurs indicateurs de croissance du march, notamment la capacit dnergie olienne et de lnergie produite partir de la biomasse, tandis que lInde occupe la cinquime place pour lolienne et dveloppe rapidement les nergies renouvelables rurales telles que le biogaz et lnergie solaire. Le Brsil produit la majeure partie de lthanol driv de la canne sucre du monde et construit de nouvelles centrales alimentes la biomasse et de nouveaux parcs oliens.

Le dploiement continu de sources dnergie renouvelable ncessitera dimportants investissements privs, mais la corruption et labsence de rglementation peut ralentir cet lan. Une tude rcente de Transparency International, par exemple, mentionne le fait que prs de 70 % des investisseurs potentiels dans le secteur de lnergie en Afrique du Nord considrent le risque rglementaire, notamment la corruption, comme un srieux obstacle linvestissement.22 Les limites techniques doivent galement tre repousses. Par exemple, lintermittence augmente le cot des investissements pour les nergies olienne et solaire et ncessite des sources dnergie complmentaires. Une amlioration des technologies de stockage est galement ncessaire.

TABLEAU 4.1

Principaux aspects lis lquit dune palette dinstruments visant rduire les missions de dioxyde de carbone

image

image

a. 50 dollars par tonne dmissions de gaz effet de serre quivalent en dioxyde de carbone.

Source : daprs OCDE (2010c).

lheure actuelle, plus de 90 % des investissements raliss dans lnergie propre le sont dans les pays du G20.23 Pour dvelopper lquit et la durabilit dans le domaine de lnergie propre au niveau mondial, des efforts concerts sont ncessaires pour favoriser les conditions dinvestissement dans dautres pays afin de permettre les investissements venir.24 Dans le prochain chapitre, nous rclamons un remde aux incitations perverses et aux distorsions des marchs, la rduction des risques et laugmentation des rcompenses, ainsi que laccroissement de la redevabilit dans la gouvernance environnementale mondiale. Outre le fait quelle favorise un accs largi et des missions plus faibles, lnergie propre permet de nouvelles crations dindustries et demplois. Linstallation de 1 mgawatt de capacit olienne entrane la cration de 0,7 2,8 fois plus demplois permanents quune centrale cycle combin au gaz comparable ; linstallation de 1 mgawatt de capacit solaire en cre jusqu 11 fois plus.25 Selon les estimations, 3 millions de personnes travaillent dj dans des industries de lnergie renouvelable au niveau mondial, dont environ la moiti dans les biocarburants.26

Matriser les missions mondiales

Les politiques visant rduire les missions au niveau national sont la fois source davantages potentiels et de proccupations en matire dquit et de capacit.

Le tableau 4.1 prsente une liste dexemples dinstruments politiques utiliss pour rduire les missions de dioxyde de carbone et certains de leurs principaux effets sur lquit. En gnral, plusieurs instruments doivent tre combins pour couvrir un large ventail de dfaillances du march.

La fixation des prix est un outil puissant de modification du comportement. Parmi les candidats les plus vidents, citons la diminution des subventions aux combustibles fossiles, qui sont coteuses (elles reprsentaient environ 312 milliards de dollars en 2009 dans 37 pays en dveloppement)27 et encouragent la consommation. LOrganisation de coopration et de dveloppement conomiques estime quun arrt progressif des subventions pourrait librer des ressources budgtaires et rduire les missions mondiales de gaz effet de serre de 10 % dici 2050 et de plus de 20 % dans les pays exportateurs de ptrole.28 De la mme faon, les prix subventionns de llectricit pour lagriculture encouragent souvent des prlvements deaux souterraines plus importants et font courir le risque de surexploitation. 29 Ces types de subventions perverses dans le secteur de leau favorisent les moyens et gros producteurs par rapport aux petits agriculteurs, ces derniers pompant rarement leau mais utilisant plutt des roues, les eaux de surface et les prcipitations.30

En fait, dans ce domaine comme dans dautres, la politique optimale dpend du contexte. Un examen minutieux et une compensation cible sont ncessaires l o les biens et services concerns reprsentent une large part des dpenses familiales. Une redistribution peut tre mise en oeuvre au moyen de transferts sociaux ou, si lassiette fiscale est suffisamment large, au travers dallgements fiscaux pour les pauvres. Pour compenser la diminution des subventions ptrolires, lIndonsie a mis en place un projet de transfert de fonds la fin 2005, qui ciblait 15,5 millions de mnages pauvres et quasi-pauvres (quelque 28 % de la population). Pour compenser les prix de lnergie plus levs, le Mexique a toff son programme de transfert dargent conditionnel en 2007. LIran a remplac les subventions sur le carburant, la nourriture et dautres produits essentiels fondes sur les revenus du ptrole, par une subvention mensuelle transitoire de 40 dollars en argent liquide verse 90 % de la population en 2010, conduisant ainsi une baisse de 4,5 % de la consommation de gaz et de 28 % de la consommation dessence.31

Plusieurs grands pays en dveloppement se sont engags rduire considrablement leurs missions de carbone. Ainsi, en 2009, la Chine sest-elle fix lobjectif de baisser son intensit en carbone de 40 45 % par rapport aux niveaux de 2005 au cours de la dcennie suivante, avant dannoncer plus tard dautres objectifs court terme ; ce pays favorise galement lnergie renouvelable en recourant des subventions, des objectifs et des incitations fiscales. 32 En 2010, lInde a annonc des baisses cibles volontaires de 20 25 % de son intensit en carbone.

Ces nouveaux engagements constituent des tapes importantes dans la transition vers une conomie missions rduites de carbone. Comme nous lavons vu dans le tableau 2.1 du chapitre 2, la baisse de lintensit en carbone de la production au niveau mondial a t lorigine, entre 1970 et 2007, dune croissance des missions totales bien plus faible que ce quelle aurait t en labsence de cette baisse.

Il convient cependant de relativiser ces annonces. Une intensit en carbone rduite peut saccompagner dune augmentation des missions de gaz effet de serre si la croissance conomique reste leve. Malgr une amlioration de lefficacit nergtique, les missions des tats-Unis ont continu augmenter plus de 7 % entre 1990 et 2009.33 La Chine, quant elle, rduisait dj son intensit en carbone au rythme de 1,4 % par an entre 1970 et 2007, mais du fait de la croissance conomique rapide quelle a connu, les missions totales ont continu crotre de 5,9 % par an. Le nouvel objectif devrait plus que doubler le taux de rduction de lintensit en carbone, pour atteindre 3,8 % par an, mais, l encore, cela ne signifie pas que les missions totales de la Chine diminueront. En fait, si la croissance conomique de la Chine est suprieure 3,9 % (comme cela est prvu) jusquen 2020, ses missions totales devraient continuer augmenter ; si lconomie continue crotre au taux annuel de 9,2 % connu ces dix dernires annes, les missions totales devraient augmenter de 2,8 % par an.


Une intensit en carbone rduite peut saccompagner dune augmentation des missions de gaz effet de serre si la croissance conomique reste leve.


Dautres pays se sont engags rduire leurs missions absolues. LIndonsie a annonc un objectif de rduction de ses missions de dioxyde de carbone de 26 %.34 De la mme faon, lUnion europenne, dans le cadre de son plan 20-20-20 qui doit tre achev en 2020, sest engage rduire ses missions de gaz effet de serre de 20 % par rapport ses niveaux de 1990, accrotre lutilisation de lnergie renouvelable de 20 % et rduire la consommation dnergie de 20 % galement, grce lamlioration de lefficacit nergtique.35

***

En rsum, lextension de laccs lnergie moderne pour tous et le dveloppement des sources dnergie renouvelable gagnent du terrain, mais il est crucial dimpliquer ltat, les donateurs et les organisations internationales pour rduire les disparits lintrieur des pays et entre les pays. En outre, des efforts significatifs doivent tre consentis pour inclure les pauvres : si les tendances actuelles se maintiennent, les personnes ne disposant pas dun accs lnergie moderne seront plus nombreuses en 2030 quaujourdhui.36

Accs leau, scurit en eau et assainissement

Le chapitre 3 nous a prsent les effets dvastateurs de labsence daccs leau potable. Remdier cette ingalit ncessite dassurer une gestion diffrente des ressources en eau afin de desservir une population mondiale en augmentation. La scurit en eau, dfinie comme la capacit dun pays se procurer suffisamment deau propre pour satisfaire les besoins pour les utilisations domestiques, lirrigation, lnergie hydrolectrique et pour dautres fins, prsente des possibilits gagnant-gagnantgagnant. Dans les pays pauvres, les besoins les plus importants concernent les usages domestiques et les activits agricoles. Si ces deux utilisations sont troitement lies, en particulier pour les communauts rurales, leurs implications diffrent en termes de politiques.

Eau usage domestique

Une premire tape pour largir laccs leau potable est de reconnatre lgalit des droits leau, quelle que soit la solvabilit des personnes concernes. Une lgislation sur le droit leau existe dans 15 pays en Amrique latine, dans 13 pays en Afrique subsaharienne, dans 4 pays en Asie du Sud, dans 2 pays en Asie de lEst et dans le Pacifique et dans 2 pays dans les tats arabes.37 En juillet 2010, lAssemble gnrale des Nations Unies a reconnu le droit leau et lassainissement, affirmant que leau potable et lassainissement amlior font partie intgrante de la ralisation de tous les droits humains. Dans tous les pays, lamlioration de laccs ces facilits peut constituer un moteur de la rduction de la pauvret.

Il y a des raisons de se montrer optimiste. Des approches novatrices sont en cours dans de nombreux pays.38 Quelques faits marquants :

Fourniture dun accs abordable. Des technologies petite chelle fondes sur les besoins peuvent fournir aux mnages une eau potable faible cot. Au Cameroun, des filtres sable biologique labors en Afrique du Sud sont utiliss pour rendre leau propre la consommation.39 En Inde, lorganisation non gouvernementale (ONG) internationale Water for People a tabli un partenariat avec une universit locale pour mettre au point des filtres simples, fabriqus localement, qui liminent larsenic de leau aux ttes de puits publics du Bengale occidental.40 Les gouvernements ont lobligation de raccorder leurs populations des systmes hydrauliques modernes par le biais dune fourniture de service prise en charge par le secteur public, le secteur priv, ou la socit civile, mais encourager ces types dinnovations locales peut allger la privation deau avant mme que des projets dinfrastructure plus importants soient mis en oeuvre.

Soutien aux communauts locales. De petites subventions permettent de soutenir les efforts des communauts locales pour grer les ressources en eau. LInitiative communautaire pour leau du Programme des Nations Unies pour le dveloppement et dautres programmes de petites subventions ont travaill avec les gouvernements au Guatemala, au Kenya, en Mauritanie et en Tanzanie pour soutenir des projets communautaires daccs leau.41


Lextension de laccs lnergie moderne pour tous et le dveloppement des sources dnergie renouvelable gagnent du terrain, mais il est crucial dimpliquer ltat, les donateurs et les organisations internationales pour investir dans la recherche et le dveloppement et rduire les disparits


Eau usage agricole

Les problmes lis leau usage agricole vont de labsence daccs leau sa surexploitation. Mais ici aussi, il y a des raisons dtre optimiste du fait de gains defficacit et dune fixation des prix fonde sur les cots rels qui tourne le dos aux subventions souvent rgressives. Mme dans un pays o leau est abondante tel que les tats-Unis, les agriculteurs utilisent actuellement 15 % deau en moins quil y a 30 ans pour faire pousser 70 % de nourriture en plus ; le pays a doubl la productivit de leau depuis 1980.42

La reconnaissance des problmes de surexploitation de leau et de la ncessit dassurer un accs quitable a conduit de nouveaux plans prometteurs. Les associations dusagers de leau de plusieurs pays des tats arabes exploitent et grent des systmes dirrigation, tablissant les niveaux de service et les redevances. Au Ymen, les technologies permettant dconomiser leau et les systmes rglementaires sont conus en consultation avec les utilisateurs, afin de garantir que les technologies rpondent aux besoins des agriculteurs et que les systmes rglementaires sont quitables. Enfin, en gypte, des programmes pilotes ont rduit les subventions publiques, augment lefficacit de lutilisation de leau, des oprations et de la maintenance, et rduit la pollution.43

Lanalyse des effets de la rpartition des investissements dans le secteur de leau est importante. Par exemple, des investissements dans lirrigation permettent dattnuer les chocs mtorologiques pour lisser la consommation dans le temps, mais les effets peuvent tre ingaux. Une analyse rcente de grands barrages dirrigation en Inde a permis de constater que les personnes vivant en aval taient susceptibles de bnficier de leur prsence, tandis que ceux vivant en amont taient susceptibles dtre perdants.44

Des cosystmes sains et intacts, tels que les eaux damont des forts, sont essentiels pour soutenir le flux et la qualit de leau destine lusage humain. On estime quun tiers des plus grandes villes du monde dpendent de zones forestires protges intactes pour leur approvisionnement en eau.45 Au Venezuela, leau de 18 parcs nationaux rpond aux besoins en eau douce de 19 millions de personnes, soit 83 % de la population urbaine, et quelque 20 % des terres irrigues dpendent des zones protges pour ce qui est de leau.46 Ces zones sont galement essentielles pour les communauts rurales. En Indonsie, le parc national de Lore Lindu fournit leau pour lirrigation et le poisson, jouant ainsi un rle important dans la subsistance des populations rurales.


Llargissement de laccs leau salubre et lassainissement peut amliorer la sant de faon directe et la productivit de faon indirecte et contribue la dignit humaine, au respect de soi et la scurit physique, en particulier pour les femmes


Assainissement

Prs de la moiti des personnes des pays en dveloppement nont pas accs aux services dassainissement de base.47 Llargissement de cet accs peut amliorer la sant de faon directe et la productivit de faon indirecte et, comme on la vu dans le chapitre 3, contribue la dignit humaine, au respect de soi et la scurit physique, en particulier pour les femmes. Notre analyse confirme quun meilleur accs leau salubre et lassainissement est galement associ de faon positive aux rsultats sur la sant des femmes par rapport aux hommes en dautres termes, les femmes bnficient de manire disproportionne de laccs leau salubre et lassainissement, toutes choses gales par ailleurs.

Plusieurs approches novatrices ont fourni un accs lassainissement petite chelle :

Manaus, au Brsil, a rcemment utilis une subvention de 5 millions de dollars pour raccorder 15 000 mnages gnralement pauvres un rseau dassainissement moderne, en subventionnant les services aux mnages pauvres qui, sinon, nauraient pas pu se les offrir. Pour encourager ladoption de ces services, le projet sest attach sensibiliser la population leurs avantages, la non adoption des rseaux dassainissement modernes par un nombre de foyers mme trs restreint tant susceptible de se traduire par la contamination des sources deau.48

Les SaniMarts (marchs de lassainissement) dans lest du Npal aident les mnages acheter les matriaux pour construire ou moderniser des latrines. Expriments dans le sud de lInde, les SaniMarts sont des boutiques locales dont le personnel est compos de promoteurs qualifis en matire dassainissement qui vendent des matriaux de construction pour latrines des prix abordables.49

Le projet pilote de marketing de lassainissement au Cambodge visait dvelopper la construction de latrines dans les provinces de Kandal et de Svay Rieng en dmontrant que leur vente pouvait tre une activit commerciale rentable. La latrine facile , a t vendue sous forme dun kit complet que les mnages pouvaient aisment installer eux-mmes. La viabilit commerciale du produit a conduit les entreprises prives investir leurs propres ressources pour rpondre la demande.50

ENCADR 4.1

De la subvention au respect de soi la rvolution de lAssainissement total pilot par la communaut


Le chapitre 3 a examin la faon dont les infections lies aux matires fcales, aujourdhui rares dans les pays riches, restent obstinment endmiques dans les autres pays. Quelque 2,6 milliards de personnes ne disposent pas de toilettes, et 1,1 milliard de personnes dfquent lair libre.

Le fait que lObjectif du Millnaire pour le dveloppement concernant lassainissement soit le plus loign de la voie trace est en partie d un chec des subventions destines lachat de matriel. Lapproche descendante, qui subventionne des conceptions et des matriaux standard, a donn lieu des toilettes inadaptes et trop coteuses, mises la disposition de personnes qui ntaient pas les plus pauvres. Cette initiative na donc dbouch que sur une couverture et un usage partiels et a engendr une dpendance.

Lassainissement total pilot par la communaut (CLTS) renverse totalement cette situation. Il nexiste pas de subvention pour lachat de matriel, pas de conception standard, pas de ciblage des pauvres de lextrieur. Laction collective est la cl. Lance par Kamal Kar et le Village Education Resource Centre en partenariat avec WaterAid au Bangladesh en 2000, le CLTS apprend aux communauts dresser une carte de leurs lieux de dfcation et les inspecter, calculer la quantit dexcrments quils y dposent et identifier les voies entre les excrments et la bouche. Cette dmarche aide les communauts faire face la merde (le mot grossier local est toujours utilis). Dgot, dignit et respect de soi dclenchent une raction dautoassistance qui se traduit par le creusement de trous et ladoption de comportements hyginiques. Encourags par le suivi apport, les membres de la communaut abordent galement la question de lquit. Les enfants et les coles sont souvent impliqus.

La durabilit est renforce par les pressions sociales pour mettre un terme la dfcation en plein air. Des difficults existent et peu de communauts ont totalement mis un terme cette pratique. Les parois sablonneuses des trous peuvent seffondrer et les inondations les dvaster mais les mnages et les communauts ont rebondi et ont repris la voie de lassainissement, installant des toilettes amliores et plus durables.

L o les gouvernements et les communauts ont adopt le CLTS et permis une formation de qualit et des campagnes bien menes, les rsultats ont t remarquables. Dans lHimachal Pradesh, en Inde, le nombre de personnes des zones rurales disposant de toilettes est pass de 2,4 millions en 2006 5,6 millions en 2010, sur une population totale de 6 millions de personnes. Le CLTS a t diffus dans plus de 40 pays : plus de 10 millions de personnes en Afrique et en Asie vivent dj dans des communauts o la dfcation lair libre nexiste plus, et de nombreux autres bnficient de toilettes. Dans certains pays, le CLTS devrait permettre non seulement datteindre, mais galement de dpasser lObjectif du Millnaire pour le dveloppement relatif lassainissement.

Dans une enqute du British Medical Journal de 2007, lassainissement a t dsign comme le progrs mdical le plus important des 150 dernires annes. Et le CLTS a gagn le concours de la revue en 2011 qui dsignait lide susceptible davoir limpact le plus important sur les soins de sant lhorizon 2020. La qualit de la formation, la facilitation et le suivi sont tous essentiels au dveloppement du CLTS. Le dploiement du CLTS pourrait rduire la souffrance et amliorer la sant, la dignit et le bien-tre de centaines de millions de personnes dmunies.

Source : Chambers 2009 ; Mehta et Movik 2011.


Malgr quelques succs rgionaux, la plupart de ces programmes ne se sont pas dvelopps plus grande chelle, principalement en raison dun manque de dirigeants ou dintrt locaux forts, de faibles comptences et dune capacit de suivi et dvaluation insuffisante.51 En touchant un nombre estim de 8,2 millions de personnes sur quatre ans, linitiative connue sous le nom de Global Scaling Up Rural Sanitation Project (projet damlioration de lassainissement au niveau mondial), soutenue par la Banque mondiale dans les zones rurales de lInde, de lIndonsie et de la Tanzanie, constitue une exception. On peut expliquer son succs, au moins en partie, par un meilleur suivi des performances, qui dplace lattention sur les rsultats.52

Alors que la plupart des approches sintressent lapprovisionnement, lAssainissement total pilot par la communaut (Community-led Total Sanitation) cible la demande (cf. encadr 4.1). Outre une utilisation accrue des toilettes, dautres interventions sur le comportement, telles que la promotion du lavage des mains53, permettent de rduire la contamination bactrienne fcale en Afrique et en Asie.

***

En rsum, des efforts accrus en termes de politiques gouvernementales sont ncessaires pour dvelopper les investissements dans leau et lassainissement afin den amliorer laccs. Les modles actuels dexploitation des ressources naturelles crent dimmenses prjudices environnementaux pour les pauvres, qui sont souvent exclus des niveaux les plus faibles de service. Laccs ces services peut tre amlior en sappuyant sur les succs dun certain nombre de pays, dont beaucoup aux niveaux local et communautaire, et en impliquant les gouvernements nationaux et les partenaires du dveloppement.

viter la dgradation

Tournons-nous maintenant vers trois cls de la rduction des pressions de dgradation : tendre le choix en matire de procration, soutenir la gestion communautaire des ressources naturelles et prserver la biodiversit en favorisant lquit.

tendre le choix en matire de procration

Les droits en matire de procration, notamment laccs des services de sant en matire de procration, constituent une condition pralable pour la sant et lautonomisation des femmes, et sont essentiels la jouissance des autres droits fondamentaux. Ils forment le fondement de relations satisfaisantes, dune vie de famille harmonieuse et des possibilits daccder un avenir meilleur. En outre, ils sont importants pour la satisfaction des objectifs de dveloppement internationaux, notamment des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement. Importante en tant que telle, la pleine jouissance des droits en matire de procration peut galement avoir des retombes bnfiques sur lenvironnement si elle ralentit la croissance de la population et rduit les pressions sur lenvironnement.

Des prvisions rcentes estiment que la population mondiale aura atteint 9,3 milliards de personnes en 2050 et 10 milliards en 2100, en supposant que, dans tous les pays, la fcondit se rapproche des taux de remplacement. 54 Cependant, des calculs suggrent galement que la simple rponse aux besoins non satisfaits en matire de planification familiale dans 100 pays pourrait faire passer la fcondit mondiale au-dessous des taux de remplacement, plaant le monde sur la voie dun pic de la population prcoce, suivi par un dclin progressif.55 La satisfaction de ces besoins peut tre atteinte au travers dinitiatives qui permettent lautonomisation des femmes et augmentent leur accs aux moyens de contraception et autres services de sant en matire de procration.

Il sensuit quune disponibilit et une adoption plus importantes lchelle mondiale des services de sant en matire de procration et de planification familiale amliorent la perspective dune solution gagnant-gagnantgagnant pour la durabilit, lquit et le dveloppement humain. Bien sr, les bnfices environnementaux dpendent des empreintes carbone au niveau individuel. Par exemple, un citoyen moyen de lAustralie ou des tats-Unis gnre autant dmissions de dioxyde de carbone en deux jours quun citoyen moyen du Malawi ou du Rwanda en une anne. La sant gnsique et la planification familiale sont cruciales au Malawi et au Rwanda o les femmes continuent avoir cinq enfants en moyenne mais ne rduiront pas les missions de dioxyde de carbone de faon significative. linverse, des programmes novateurs tels que le Family PACT en Californie, qui rembourse les mdecins qui fournissent des soins de sant en matire de procration des femmes faible revenu et prvient prs de 100 000 naissances non souhaites chaque anne, non seulement amliorent la vie et la sant des femmes et de leur famille, mais rduisent galement lempreinte carbone future de quelque 156 millions de tonnes par an.56

Les droits en matire de procration incluent le choix du nombre denfants, du moment de leur naissance et de lespacement entre chacun, et le fait de disposer des informations et des moyens de faire ce choix. Une approche fonde sur les droits signifie rpondre la demande en informant, duquant et rendant autonome et garantir laccs la fourniture de services de sant en matire de procration. De nombreuses initiatives relatives aux choix en matire de procration sont en cours dans le monde bien quun grand nombre soient fondes sur loffre.57


Une disponibilit et une adoption plus importantes des services de sant en matire de procration et de planification familiale amliorent la perspective dune solution gagnantgagnant- gagnant pour la durabilit, lquit et le dveloppement humain


Les besoins supplmentaires en infrastructures pour les services en matire de procration sont gnralement modestes, leur fourniture pouvant souvent se greffer sur dautres programmes de sant. Plusieurs initiatives exploitent les synergies entre les programmes pour la population, la sant et lenvironnement au niveau communautaire. Parmi elles, un programme pilote de lAgence des tats-Unis pour le dveloppement international au Npal couvrant quelque 14 000 groupes communautaires dutilisateurs des ressources forestires58 et linitiative Integrated Population and Coastal Resource Management Initiative de la PATH Foundation aux Philippines, montrent comment apporter des services de sant en matire de procration dans des programmes existants grs par les communauts. Le Cambodge et lOuganda disposent dinitiatives similaires.59 ProPeten, organisation ddie la prvention de la dforestation au Guatemala, a dvelopp ses initiatives de prvention de la dforestation avec une approche intgre la population, la sant et lenvironnement qui a t associe une baisse de la fcondit moyenne dans la rgion, passe de 6,8 naissances 4,3 naissances par femme sur une dcennie.60

Une meilleure gestion et un ciblage plus efficace des ressources gnrent souvent des gains importants, mme dans les rgions o les ressources sont rares. Un programme local de perfectionnement durable en leadership destin aux travailleurs de la sant Assouan, en gypte, a donn lieu des visites prnatales et de puriculture plus frquentes des travailleurs de la sant, avec dimportants bnfices en termes de rduction de la mortalit maternelle.61

Un certain nombre de gouvernements ont rform leurs cadres et programmes politiques afin damliorer la sant gnsique. Au Bangladesh, la forte baisse du taux de fcondit, pass de 6,6 naissances par femme en 1975 2,4 en 2009, a t attribue lintroduction dune initiative politique majeure en 1976, qui soulignait limportance de la population et de la planification familiale pour le dveloppement national. Les mesures incluaient une extension des services la communaut et des subventions pour faciliter laccs aux contraceptifs, des efforts visant influencer les normes sociales au travers de discussions avec la communaut (chefs religieux, enseignants, ONG), lducation des hommes comme des femmes et le dveloppement dactivits de recherche et de formation relatives la sant gnsique.62

Dans de nombreux cas, des partenariats entre diffrents groupes intgrant divers prestataires de service ont procur des avantages. Dans trois districts ruraux et deux bidonvilles urbains du Kenya, des familles pauvres ont reu des bons dchange leur permettant de payer des services de sant gnsique et de rtablissement aprs des violences lies au sexe.63 Au Viet Nam, une collaboration long terme entre le gouvernement, les tablissements de sant provinciaux et plusieurs ONG a conduit des amliorations spectaculaires en termes de qualit des services de sant en matire de procration, de fourniture de services nouveaux et dtablissement dun rseau durable de formation clinique en sant gnsique.64 De la mme faon, en Iran, les efforts visant introduire des services de sant en matire de procration ont commenc la fin des annes 1980, priode laquelle la croissance rapide de la population a t reconnue comme un obstacle au dveloppement. Aujourdhui, prs de 80 % des femmes maries utilisent une mthode de contraception 65 le pays a galement un taux de mortalit maternelle reprsentant moins de 8 % de celui dAfrique du Sud, o le revenu par habitant est similaire. En 2009, la Mongolie a adopt une stratgie nationale pour la sant gnsique, a inclus les services dans le cadre budgtaire moyen terme et sest engage financer entirement toutes les fournitures de contraceptifs lhorizon 2015. En RDP lao, le ministre de la Sant a mis en oeuvre un modle de distribution fond sur la communaut pour fournir des services de planification familiale dans trois provinces pauvres du sud. Le programme a fortement fait augmenter la prvalence des contraceptifs, qui dans certaines rgions est passe de moins de 1 % en 2006 plus de 60 % en 2009.66

Plusieurs initiatives montrent des signes encourageants de leffet dune sensibilisation aux soins de sant en matire de procration sur son adoption. ProPeten a parrain un feuilleton radiophonique pour diffuser des informations sur lenvironnement, les questions lies au sexe et la sant gnsique.67 Utilisant les rseaux tendus de tlphonie mobile aujourdhui frquents dans les pays en dveloppement plus de 76 % de la population mondiale68 et plus de 1 milliard de femmes dans les pays revenu faible et moyen y ont actuellement accs69 plusieurs initiatives fournissent des informations sanitaires personnalises aux femmes enceintes et nouvelles mres, notamment la Mobile Alliance for Maternal Action au Bangladesh, en Inde et en Afrique du Sud.70 Ces approches ont un potentiel norme, bien que leur efficacit reste dmontrer dans le cadre dun dploiement gnralis.


Utilisant les rseaux tendus de tlphonie mobile aujourdhui frquents dans les pays en dveloppement, plusieurs initiatives fournissent des informations sanitaires personnalises aux femmes enceintes et nouvelles mres


Des efforts concerts des pouvoirs publics sont ncessaires pour obtenir un accs universel aux soins de sant en matire de procration, qui gnrent dimportants dividendes sous forme de baisse des taux de fcondit et damlioration de la sant, ainsi que des rsultats en matire dducation. La russite du Bangladesh suggre que le goulet dtranglement ne se situe pas au niveau des ressources disponibles, mais au niveau des priorits et de la volont politique. Les besoins supplmentaires en infrastructures sont faibles, mais se contenter daugmenter la fourniture nest pas suffisant. Des informations et des formations sont ncessaires pour stimuler ladoption de ces programmes dans le respect des traditions et des moeurs sociales. Les programmes reposant sur la communaut prsentent un fort potentiel, tout comme les nouvelles formes de communication et de connectivit.

Soutenir la gestion communautaire des ressources naturelles

La gestion communautaire de ressources naturelles comme alternative un contrle centralis bnficie dun soutien croissant, en particulier lorsque les communauts dpendent des ressources naturelles et des cosystmes locaux pour leurs moyens dexistence. Lintrt croissant pour lafforestation dans des pays aussi divers que le Costa Rica, lEstonie et lInde tmoigne de ses chances de russite.71

Si la gestion participative des ressources communes est largement accepte comme un concept prometteur, un examen dtaill command pour le prsent Rapport fait apparatre une ralit plus nuance.72 Des facteurs structurels locaux ont une incidence sur les personnes qui bnficient de la gestion communautaire. La distribution des richesses (y compris les droits fonciers) ainsi que la connaissance et la participation aux prises de dcision sont particulirement importants. Par exemple, lorsque des acteurs influents tirent un bnfice dune ressource commune, ils peuvent investir massivement pour en restreindre laccs, augmentant ainsi la durabilit aux dpens de lquit. Comme nous le verrons ci-dessous, les faits montrent que plus les communauts sont galitaires et font preuve de cohsion sociale, plus elles sont susceptibles de sorganiser et de se mettre daccord sur la faon de faire face aux problmes que pose laction collective.73

Une menace majeure pour lquit est reprsente par lexclusion des femmes des prises de dcisions. Sans possibilit de faire entendre leur voix au niveau de la communaut, les femmes sont souvent exclues des avantages que procurent les ressources communes tout en en supportant une part disproportionne des cots, comme dans certaines parties de lInde.74 Par exemple, la dcision de fermer les forts sans tenir compte des besoins des femmes peut priver ces dernires de bois de chauffage, augmenter le temps quelles passent trouver des solutions de remplacement au bois de chauffage et au fourrage et rduire le revenu quelles tirent des produits dorigine animale. Plus gnralement, notre analyse suggre un lien de cause effet entre notre indice dingalit de genre et la dforestation dans plus de 100 pays entre 1990 et 2010. Et, comme lindique le chapitre 3, les preuves empiriques soulignent limportance de la nature et du degr de participation des femmes dans les dcisions de gestion.75

Lun des modles les plus fructueux et quitables de gestion communautaire des ressources naturelles est celui de la zone conserve par une communaut des terres ou tendues deau protges par des moyens lgaux ou autres et dtenues et gres par une communaut. Environ 11 % des forts du monde sont rputes tre la proprit dune communaut ou sous son administration76, mais il sagit probablement dune nette sous-estimation.77 Les zones conserves par une communaut contribuent assurer un accs quitable aux ressources, promouvoir le dveloppement humain au travers de services cosystmiques essentiels et prserver lintgrit de lcosystme.


Les zones conserves par une communaut contribuent assurer un accs quitable aux ressources, promouvoir le dveloppement humain au travers de services cosystmiques essentiels et prserver lintgrit de lcosystme


Les zones marines gres localement zones deaux littorales et ressources ctires et marines qui leurs sont associes offrent galement des solutions gagnant-gagnant-gagnant. Les communauts des les du Pacifique, telles que les Fidji, disposent de dizaines de zones de ce type dans lesquelles les communauts insulaires pratiquent depuis longtemps des systmes de gestion traditionnels qui incluent des interdictions de pche saisonnires et des zones sans pche temporaires. Les zones marines conserves par une communaut fournissent une valeur immense aux communauts locales sous forme de protines de poisson et de moyens dexistence durables.78

Les communauts grent les ressources naturelles laide de divers mcanismes, notamment des paiements pour les services cosystmiques et les zones conserves par une communaut. Les normes culturelles ou traditionnelles apparaissent importantes (cf. encadr 4.2). La russite ncessite une large inclusion des parties prenantes dans les retours qui proviennent des ressources elles-mmes et de leur gestion. Les processus locaux et lengagement national sont galement importants. Lexprience de la Sude dans les annes 1960, examine dans lencadr 2.10 du chapitre 2, montre que les mandats nationaux ayant trait la protection de lenvironnement peuvent soutenir la gestion communautaire.

ENCADR 4.2

Culture, normes et protection de lenvironnement


Les valeurs et croyances qui faonnent les relations des populations avec leur environnement naturel sont essentielles pour la durabilit environnementale, tout comme le savoir traditionnel accumul et les pratiques communautaires de la gestion environnementale. Les comptences des populations locales en matire de gestion environnementale peuvent inclure des stratgies multi-usage dappropriation, une production petite chelle avec un excdent limit et une faible consommation dnergie, ainsi que diverses manires de traiter la terre et les ressources naturelles qui vitent le gaspillage et lappauvrissement des ressources.

Des tudes de cas suggrent que les valeurs traditionnelles permettent de protger les ressources naturelles. Au cours de trois dcennies, dans la Valle du Zambze, au Zimbabwe, par exemple, les forts considres comme sacres ont perdu moins de la moiti de la couverture de celles qui ne ltaient pas. Au Ghana, des traditions et pratiques conservatrices ont conduit la dsignation de zones sacres et des restrictions priodiques dagriculture, de rcolte et de pche. Les connaissances locales informent galement sur les rponses aux catastrophes naturelles. Le Chili na fait tat que de 8 victimes parmi les marins sur une population estime environ 80 000 aprs le tsunami de fvrier 2010, principalement grce aux leons tires des tsunamis prcdents transmises dans les histoires des anciens et les avis dvacuation des voisins.

Bien que ce type de connaissances soit souvent minimis et nglig, les valeurs traditionnelles ont galement inspir la mise en place de politiques. Andavadoaka, petit village de pcheurs de Madagascar, la communaut a mis en place une initiative de pche au poulpe durable qui a inspir dautres villages et a ainsi t lorigine de la premire zone marine gre localement du pays, impliquant 24 villages. En Afghanistan, le gouvernement sinspire dlments des systmes mirab existant de longue date dans lesquels des dirigeants lus localement grent les droits de leau en crant des associations pour lutilisation de leau.

Source : Byers et al. 2001 ; Marn et al. 2010 ; Thomas et Ahmad 2009 ; Sarfo-Mensah et Oduro 2007 ; ONU 2008.


Lorsque les moyens dexistence de nombreuses parties prenantes sont troitement lis aux ressources naturelles, une gestion communautaire est susceptible dentraner des conflits. Comme nous lavons vu au chapitre 3, la raret des ressources naturelles et les contraintes environnementales peuvent contribuer lruption et lescalade dun conflit. Dans certains cas, les politiques publiques exacerbent les sources de conflits, en particulier lorsquelles aggravent lingalit horizontale79 ou ont une incidence ngative sur la vie des populations au sein dcosystmes particuliers. Dans certains cas notamment au Costa Rica et aux Philippines une dcentralisation et une cogestion plus pousses des ressources naturelles ont favoris lattnuation de telles tensions.

Prservation de la biodiversit en favorisant lquit

Ces dernires annes, le sentiment quun compromis tait ncessaire entre la prservation des moyens dexistence et le maintien de la biodiversit a laiss la place une comprhension plus claire des synergies possibles. Par exemple, la prservation des cosystmes naturels et de la biodiversit permet de se procurer des moyens dexistence, de la nourriture, de leau et dtre en bonne sant. De nombreux pays (notamment le Botswana, le Brsil et la Namibie) et organisations internationales (y compris le Programme des Nations Unies pour le dveloppement) rclament des investissements en faveur de la prservation de la biodiversit pour les retombes bnfiques du dveloppement quils sont susceptibles de gnrer. Lun des instruments utiliss consiste attribuer et faire appliquer le statut de zone protge des cosystmes, en mettant en place des mesures destines prvenir ou inverser la dgradation des terres et dvelopper lcotourisme. Lcotourisme, en particulier, est une voie prometteuse puisquelle permet la protection de la biodiversit tout en dveloppant les moyens dexistence de la communaut locale. Le principal dfi consiste sassurer dune participation quitable, y compris celle des femmes.80

Une enqute rcente a permis de constater que le tourisme ax sur la nature est lun des mcanismes de conservation capables de rduire la pauvret.81 En Namibie, par exemple, un programme dcotourisme a protg quelque 3 millions dhectares de terres et de zones marines abritant une grande biodiversit. Aspect particulirement important pour lquit, le programme a considrablement amlior les moyens dexistence. Avec environ 29 % de la richesse gnre par ces zones protges distribue aux travailleurs et 5 % supplmentaires lagriculture traditionnelle, le programme fait galement apparatre le potentiel de ces zones protges dans la rduction de la pauvret.82 De la mme faon, une initiative visant faire protger la biodiversit par les propritaires dans ltat insulaire du Vanuatu a conduit la cration de 20 sites protgs, ce qui a rduit le braconnage, amlior les stocks de poissons et les revenus des communauts locales. En quateur, le gouvernement a conclu un accord avec le Programme des Nations Unies pour le dveloppement en 2010 pour la cration dun fonds international daffectation spciale destin protger le Parc national de Yasun, zone riche en biodiversit qui abrite les populations indignes Tagaeri et Taromenane, de lexploitation ptrolire. Bien quil soit encore trop tt pour en valuer les rsultats, linitiative offre un modle de prservation de ces cosystmes par lequel les pays dvelopps rtribuent les pays plus pauvres.83

Lagroforesterie est un autre exemple de la favorisation des moyens dexistence tout en prservant la biodiversit. Cette activit implique une approche intgre combinant arbres, arbustes et plantes avec des cultures et du btail afin de crer des systmes dutilisation de la terre plus diversifis, productifs, rentables, sains et durables. La production agroforestire est visible dans la rgion des Yungas sur le versant oriental des Andes centrales du Prou, parmi une communaut indigne denviron 32 000 habitants. La communaut peut ainsi protger les espces gntiquement importantes tout en permettant la ralisation dun ventail dobjectifs nutritionnels, mdicinaux et commerciaux.84

Les projets intgrs de conservation et de dveloppement visent protger la biodiversit tout en favorisant le dveloppement rural. Par exemple, dans le complexe du Tera occidental, au Npal, des communauts rduisent les contraintes sur les forts naturelles en adoptant en priorit des pratiques respectueuses de la biodiversit et permettant une utilisation durable de la terre et des ressources. De tels projets garantissent que les communauts, et plus particulirement les femmes et les membres de la communaut pauvres, disposent dalternatives viables de revenus, tout en rduisant les contraintes sur les cosystmes naturels.85


Ces dernires annes, le sentiment quun compromis tait ncessaire entre la prservation des moyens dexistence et le maintien de la biodiversit a laiss la place une comprhension plus claire des synergies possibles


Aborder le problme de lvolution climatique risques et ralits

Pour clore cet examen des approches prometteuses, nous envisageons deux grandes orientations politiques pour compenser les effets de lvolution climatique sur les populations : des rponses aux catastrophes quitables et adaptatives et une protection sociale innovante.

Rponses aux catastrophes quitables et adaptatives

Comme le montrent les chapitres 2 et 3, les catastrophes naturelles sont ingalitaires, refltant les relations conomiques et de pouvoir aux niveaux local, national et mondial. Mais une planification et des rponses cibles peuvent rduire les disparits. Ltablissement dune cartographie des risques de catastrophes au niveau communautaire et la distribution progressive des biens publics reconstruits sont deux pistes prometteuses.

Lexprience a entran le passage de modles descendants des approches dcentralises du relvement aprs une catastrophe. Les programmes de risques de catastrophes au niveau communautaire sont gnralement mieux adapts que les programmes centraliss pour faire appel aux connaissances locales quant aux capacits et aux contraintes des secours durgence et des relvement et reconstruction plus long terme. Les organisations locales sont galement souvent plus mme datteindre les zones loignes et daccs limit comme Aceh, en Indonsie, et au Sri Lanka, o des priodes de conflit arm rendent difficiles les interventions des travailleurs humanitaires.86 Il convient cependant de faire attention ne pas dpendre exclusivement des organisations locales, ce qui pourrait accentuer les disparits et lexclusion.

Ltablissement au niveau communautaire de cartes des vulnrabilits et des ressources a fait la preuve de son efficacit :87

Mount Vernon, lune des communauts les plus pauvres de la Jamaque, la ralisation au niveau communautaire dune cartographie des catastrophes a permis de mettre en vidence les problmes dinondation et a conduit un accord sur la ncessit de construire des passerelles.

Jinja, en Ouganda, ltablissement par des membres de la communaut de cartes daccs des femmes aux ressources et services a permis didentifier une distribution corrompue des terres et un dni des droits des femmes la terre, ainsi que des obstacles laccs des femmes ces ressources et services. Les dirigeants de base ont rpondu en mettant en place des clubs dpargne et des prts tournants, qui ont amlior laccs des femmes aux titres fonciers et ont aid ces dernires dvelopper leur proprit.

Limplication de la communaut peut tre un puissant facteur dautonomisation pour les tranches pauvres, comme lont montr les programmes de formation aux catastrophes mens dans 176 districts des 17 tats indiens les plus risque. Des formatrices de formateurs sont alles au-devant des femmes dans leurs communauts et leur ont servi de modles. Le fait de faire participer les femmes de la communaut la cartographie des risques les a impliques dans les prises de dcision, leur donnant davantage voix au chapitre et un contrle accru de leur propre vie. Selon les termes de Mitali Goswami du District de Ngoan dans lAssam, Nous nous sentons trs utiles et sommes fires de nous lorsque nous nous voyons remplir nos responsabilits envers nos familles et la communaut. 88

Les communauts rurales pauvres sont touches de faon disproportionne par la dgradation des cosystmes et bnficient galement de faon disproportionne de la protection et de la remise en tat de ces derniers. Parfois, les moyens les plus efficaces et quitables dviter et dattnuer les catastrophes consistent grer, remettre en tat et protger les cosystmes qui assurent un rle de tampon pour la communaut. Par exemple, les villages dots de mangroves, de rcifs coralliens et de forts de plaines sains ont t mieux protgs du tsunami qui a dferl sur lInde, lIndonsie, la Malaisie et le Sri Lanka en 2004.89

Les ingalits structurelles sont souvent imbriques dans les modles dinvestissements dinfrastructure et sociaux et se refltent dans les rsultats. Les reconstructions qui suivent les catastrophes environnementales peuvent remdier aux prjugs et autres facteurs du pass qui perptuent pauvret et ingalit. Au moment o le nord de la Californie se relevait du tremblement de terre Loma Pietra de 1989, la communaut sest oppose la reconstruction de lautoroute selon le trac de la route originale, qui divisait les quartiers et les exposait la pollution automobile. Le trac de lautoroute a t dtourn vers des terrains industriels se trouvant proximit, et des accords ont t trouvs pour promouvoir lembauche et la passation de contrats au niveau local pour la reconstruction.90


Les communauts rurales pauvres sont touches de faon disproportionne par la dgradation des cosystmes et bnficient galement de faon disproportionne de la protection et de la remise en tat de ces derniers


Protection sociale innovante

Des lments de plus en plus nombreux montrent que les programmes de protection sociale assistance et transferts destins accrotre la capacit des populations pauvres et vulnrables chapper la pauvret et grer les risques et les chocs peuvent aider les familles conserver un niveau de consommation stable et rpondre des objectifs distributifs plus larges.91 On estime que pas moins de 1 milliard de personnes habitant dans des pays en dveloppement vivent dans des mnages qui bnficient dune forme ou dune autre de transfert social.92

Le tableau 4.2 prsente quatre types de mesures de protection sociale qui, correctement associes, peuvent favoriser les objectifs en matire dquit et denvironnement. Nous y soulignons la fois les avantages potentiels et les dfis poss par les transferts dargent cibls, les programmes en faveur de lemploi, les assurances-rcoltes fondes sur la mto et les transferts dactifs.

Les programmes de protection sociale peuvent permettre aux populations daccder aux sources dnergie modernes, leau propre et un assainissement adquat. Une tude rcente fournit des claircissements sur les effets des transferts dargent sur les mnages pauvres dans le cadre du programme mexicain Oportunidades qui vont au-del des effets bien tudis sur la sant et lducation. Les transferts ont eu une influence tant sur les dpenses court terme pour les services nergtiques que sur les dpenses long terme pour lachat de nouveaux appareils mnagers (rfrigrateurs, cuisinires). Ils ont permis des familles de passer du bois ou du charbon llectricit et au gaz de ptrole liqufi plus propres et plus chers.93

Les pays devraient envisager davantage dapproches intgres la protection sociale des approches qui abordent les questions de durabilit environnementale, dquit et de dveloppement humain. Une tude rcente sur la protection sociale, la rduction du risque de catastrophes naturelles et les plans dadaptation lvolution climatique en Asie du Sud a rvl que peu de pays intgrent de tels programmes. Sur les 124 programmes tudis, seulement 16 % associaient les trois lments.94 Lun des exemples vient du programme Working for Water, qui fait partie dun programme largi de travaux publics lanc en 2004 en Afrique du Sud. Le projet, le premier du genre inclure une composante environnementale, a augment les dbits des cours deau et la disponibilit de leau, amlior la productivit des terres et la biodiversit dans certaines zones cologiquement sensibles et inspir des initiatives similaires pour les zones humides, les zones ctires et la gestion des dchets.95 Lorsque les analyses de la premire phase (20042009) ont fait apparatre que les programmes de travaux publics taient trop courts et les salaires trop faibles pour rduire la pauvret de faon substantielle, le gouvernement a fix un nouveau salaire minimum pour la phase suivante du programme.

Les programmes de travaux publics ont besoin de fournir des options destines aux femmes et aux personnes incapables de travailler. Le programme Working for Water dAfrique du Sud dispose de quotas pour les femmes (60 %) et pour les personnes prsentant des handicaps (2 %).96 En Inde, les femmes et les membres de castes et de tribus dsignes reprsentent 50 % (avec des chevauchements) des participants la loi nationale sur la garantie de lemploi dans les zones rurales.

TABLEAU 4.2

Protection sociale pour ladaptation au risque et la rduction du risque de catastrophes naturelles : avantages et dfis

image

Source : Adapt de Davies et al. lOCDE (2009).

Il est important dimpliquer la communaut dans la conception et la gestion des programmes de protection sociale adaptative. Un examen de la loi nationale indienne sur la garantie de lemploi dans les zones rurales illustre la faon dont les villageois se sont autonomiss pour identifier les projets et ngocier avec les autorits locales.97 La faon dont une vaste participation la gouvernance et la prise de dcision contribue mettre en place des institutions fortes et responsables et obtenir des rsultats quitables fait lobjet dune discussion dtaille dans le chapitre suivant.

Enfin, la faon dont la protection sociale adaptative est mise en oeuvre dpend en grande partie des prfrences politiques pour lquit et lenvironnement et de la mobilisation de la socit derrire les programmes de renforcement de ladaptation long terme dans le cadre de la protection sociale et de la rduction de la pauvret. Nous revenons sur ces questions plus bas.

***

Ce tour dhorizon des approches prometteuses fournit de bonnes raisons dtre optimiste. Il est possible didentifier et de mettre en oeuvre des stratgies qui amliorent la durabilit et lquit des stratgies qui entrent dans le quadrant 1 de la figure 1.1 du chapitre 1 pour sattaquer nombre des dfis dcrits dans les chapitres 2 et 3. Nous avons galement pu observer le succs de ces approches dans le monde entier, approches qui saccompagnent davantages tangibles en faveur des pauvres, des autres populations dsavantages et de lenvironnement. Mais de tels rsultats ne sont pas automatiques. Des efforts plus concerts sont ncessaires afin dintgrer lquit la conception des politiques et des programmes et de faire participer les populations des discussions et dcisions qui influent sur leurs vies. De telles approches doivent tre dotes des ressources appropries, qui garantissent une distribution progressive des responsabilits. Cest ces dfis que nous allons nous intresser dans le chapitre 5.


CHAPTER
5

Relever les dfis politiques


Le prsent Rapport sest attach dcrire les fortes disparits qui existent entre les personnes, les groupes et les pays disparits qui coexistent avec la dgradation de lenvironnement et la perte des services cosystmiques dont les pauvres du monde dpendent, et les aggravent. Cest un fait, les dfis sont colossaux. Cependant, les conditions sont, plusieurs gards, davantage propices au progrs aujourdhui quelles ne lont jamais t. La sensibilisation de lopinion publique mondiale est plus leve et les nouveaux appels la dmocratie qui balaient certaines parties du monde sont de bon augure pour la rforme.

Pousser le dbat plus loin suppose davancer des ides audacieuses, en particulier la veille de la Confrence des Nations Unies sur le dveloppement durable de 2012 (Rio+20). Le prsent Rapport propose une nouvelle vision pour la promotion du dveloppement humain travers le prisme conjoint de la durabilit et de lquit. Pour que cette vision devienne ralit, les institutions doivent tre renforces, les capacits amliores, les politiques rformes et la gouvernance dmocratique fortifie.

La vision demande de repenser largement le rle de ltat et des communauts et leur capacit identifier et exploiter les opportunits qui se prsentent. En sappuyant sur les connaissances dAmartya Sen et sur les principes essentiels de lapproche de dveloppement humain, cette vision insiste sur une approche de la durabilit et de lquit enracine dans linclusion, la participation et le dbat public raisonn, tout en reconnaissant des valeurs, conditions et objectifs divers.

Au-del des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement, le monde a besoin dun cadre de dveloppement pour laprs-2015 qui reflte lquit et la durabilit : Rio+20 apparat comme une occasion unique de parvenir une approche commune de la faon dont nous devons avancer.

Le prsent chapitre propose des rformes cls aux niveaux national et mondial :

Au niveau national, laccent est mis sur la ncessit de faire passer lquit au premier plan de la conception des politiques et des programmes, et sur les effets multiplicateurs potentiels dune autonomisation plus importante dans les domaines juridique et politique.

Au niveau mondial, laccent est mis sur la ncessit de consacrer une plus grande part de ressources aux menaces environnementales les plus pressantes et sur une reprsentation plus quitable des pays et groupes dfavoriss dans laccs au financement.

Des actions concertes peuvent rapprocher lquit et la durabilit du centre du dveloppement humain. Les plans de dveloppement invoquent trop souvent des compromis inutiles sacrifiant un environnement sain ou une rpartition quitable de la richesse au nom de la croissance conomique. Implicitement, cela suggre que lun des objectifs est un luxe, moins important que lautre. Les dsquilibres du pouvoir et les contraintes politiques sont loeuvre. Et trop souvent, les plans sont incomplets et ne sont pas conus de manire promouvoir lquit. Les politiques peuvent cependant maximiser les synergies entre des communauts saines, des conomies saines et un environnement sain.

Ce chapitre renforce largument central du prsent Rapport, savoir que lintgration de la durabilit et de lquit ces processus politiques peut gnrer des solutions innovantes et des lignes directrices concrtes pour promouvoir le dveloppement humain.

Ne rien changer nest ni quitable ni durable

Lattention porte traditionnellement la maximisation de la croissance est associe un modle qui ne tient pas compte des effets sur lenvironnement et des externalits de lactivit conomique. Cela se vrifie dans un systme de commandement et de contrle (lex-Union sovitique), dans une conomie socialiste en voie de libralisation (la Chine des annes 1990) et dans les conomies de march relativement libre (lAustralie et les tats-Unis pendant la plus grande partie du XXme sicle). Plus particulirement depuis la Deuxime Guerre mondiale, les acclrations de la croissance conomique ont gnr de fortes missions de carbone et la rglementation conomique a cd du terrain. Comme le montre le chapitre 2, une croissance incontrle sans gard pour lenvironnement a conduit le monde un point o la concentration de dioxyde de carbone dans latmosphre dpasse dj 350 parties par million et se dirige vers des niveaux qui risquent dentraner de nombreuses catastrophes.

Face aux dfis environnementaux considrables qui menacent la perspective dune poursuite du progrs dans le domaine du dveloppement humain, une action concerte au niveau mondial est souvent trs insuffisante. Le prsent chapitre examine lampleur des dfis et met le doigt sur une contradiction fondamentale : ne rien changer nos habitudes nest une situation ni durable ni quitable, mais les tentatives pour aller de lavant sont entraves par les contraintes de lconomie politique. Il propose certains principes cls que les pays doivent appliquer pour promouvoir le changement, puis aborde les principaux lments au niveau mondial.

Laggravation de la dgradation de lenvironnement pourrait bientt remettre en cause le schma de convergence en matire de dveloppement humain qui existe depuis 40 ans. Rflchissons aux compromis possibles entre les cots conomiques et les dommages causs lenvironnement, compte tenu de la technologie et de lintensit en carbone de la production actuelle. Les simulations ralises pour le prsent Rapport conduisent penser que si aucun pays ou aucune rgion nest prt supporter une perte de plus de 1 % de son revenu total venir, ou plus de 5 % de son revenu sur une priode de cinq ans, les niveaux de dioxyde de carbone provoqueront une lvation de la temprature de 3 C au-dessus des niveaux prindustriels dici 2100.1 Or, une lvation de la temprature suprieure au seuil de 2 C serait catastrophique pour de nombreux pays en dveloppement,2 comme le dcrit le chapitre 2. Nous dcrivons donc les issues possibles des voies alternatives, ainsi quun cadre destin provoquer une coopration mondiale. Une rflexion systmatique sur les modalits de partage des cots dun ajustement et de la promotion dune croissance plus verte est vitale et doit tre accompagne dune action publique concerte pour soutenir les innovations technologiques et amliorer la reprsentation et la redevabilit.

La rvision radicale du modle de croissance classique est dj bien avance. La crise financire mondiale de 2008 et ses consquences ont renforc le consensus grandissant selon lequel la drglementation est alle trop loin. Un retour en arrire simpose donc.3 En fait, les checs conomiques des politiques classiques sont aggravs par les autres cots quelles gnrent tels quune ingalit et une dgradation de lenvironnement plus accentues. Comme nous le soulignons dans le chapitre 1, les leons de la crise financire rcente peuvent sappliquer aux effets possibles de lvolution climatique (cf. encadr 1.1). Il est vital de dvelopper des politiques publiques actives, notamment parce que le dveloppement doit tre dissoci des missions de carbone et parce que la vritable valeur des services cosystmiques doit tre intgre dans les plans de dveloppement nationaux. On ne peut que se rjouir de la reconnaissance croissante, ou de la redcouverte, des politiques industrielles des politiques et interventions proactives visant restructurer une conomie en faveur dactivits plus dynamiques y compris au sein dinstitutions telles que la Banque mondiale, qui a longtemps t un dfenseur des approches libre-changistes.4


Laggravation de la dgradation de lenvironnement pourrait bientt remettre en cause le schma de convergence en matire de dveloppement humain qui existe depuis 40 ans


Pallier aux imperfections omniprsentes du march ncessite, entre autres choses, dinternaliser les externalits de la prise de dcision et dans certains cas, de crer des marchs l o il nen existe aucun comme pour certains services cosystmiques. En raison des cots et des risques crs par les missions de gaz effet de serre, de la perte des services cosystmiques due la dgradation de lenvironnement et du sous-investissement dans les innovations, il convient de renforcer laide destine la promotion des technologies innovantes des nergies renouvelables. Si les entreprises sousestiment les avantages long terme des investissements dans les nouvelles technologies, ou si elles ne peuvent pas sen approprier les bnfices, elles ninvestissent pas de manire optimale, aux niveaux social et mondial.

Comme nous lavons montr dans le chapitre 4, des incitations bien conues et appliques peuvent favoriser le changement. Par exemple, le nouveau systme de rachat de lnergie photovoltaque produite sur les toits des rsidences mis en place en 2009 au Japon favorisait linvestissement et fournissait des incitations qui poussaient lusager rduire sa consommation dlectricit. De la mme faon, les incitations fiscales ont encourag les investissements dans les nergies renouvelables au Canada, au Danemark, en Inde, en Sude et aux tats-Unis.5 Mais les mesures incitatives fondes sur les prix, en particulier pour les ressources rares, ncessitent un calibrage minutieux afin dviter lappauvrissement ou lexclusion de groupes dj dfavoriss.

Lune des principales limites laction publique sur les problmes environnementaux est le manque de sensibilisation. Environ un tiers de la population mondiale semble ne pas avoir conscience de lvolution climatique, et parmi ceux qui y sont sensibiliss, seule la moiti considrent quil sagit dune menace srieuse ou savent quelle est due, au moins en partie, lactivit humaine (cf. encadr 2.5 du chapitre 2). Mais mme avec une sensibilisation accrue, des contraintes politiques srieuses seraient toujours prsentes en dautres termes, notre chec collectif agir est aussi le reflet de la complexit de la politique et du pouvoir des groupes qui sopposent au changement. Les chapitres 2 et 3 nous ont montr labsence de pouvoir et dinfluence de nombre des pays et communauts les plus touchs par lvolution climatique. Aussi la comprhension de ces contraintes est-elle une premire tape essentielle la conception de stratgies dotes de chances relles de gnrer un changement significatif.

Comme nous lavons vu au chapitre 4, les processus nationaux de planification sont essentiels, mais les contraintes de capacit et des approches cloisonnes peuvent en limiter lefficacit. Dans les pays des Balkans occidentaux, par exemple, lune des principales barrires empchant la mise en oeuvre de politiques en faveur de lattnuation de lvolution climatique est labsence de mcanismes de coordination nationale.6

Il est clair que les questions dquit vont bien au-del de lopposition pays dvelopps/pays en dveloppement et au-del des seuls cots de lattnuation jusqu la charge de lajustement. La justice procdurale ncessite que toutes les parties puissent participer effectivement7 certains des groupes qui font pression au niveau national, y compris ceux qui rclament des politiques plus quitables pour les femmes et les populations indignes, mritent galement de faire entendre leur voix sur la scne mondiale. De la mme faon, le financement mondial dans le domaine de lenvironnement et les mcanismes de gouvernance doivent tre guids par les principes de lquit et dune reprsentation juste qui dpasse les gouvernements des pays.


Les questions dquit vont bien au-del de lopposition pays dvelopps/pays en dveloppement et audel des seuls cots de lattnuation jusqu la charge de lajustement


Repenser notre modle de dveloppement les leviers du changement

Les transformations ncessaires impliquent une approche progressive qui intgre les piliers du dveloppement humain durable. Il convient daccorder toute lattention ncessaire aux diffrences entre les contextes nationaux : la pense passe-partout est rarement efficace pour laborer des politiques ou appliquer des programmes. Nous proposons ici deux grandes voies pour guider ces efforts : la premire est lintgration des questions dquit dans laconception et lvaluation des politiques et des programmes, et la seconde est lautonomisation dans les arnes juridiques et politiques. Pour chacune de ces voies, le chapitre dcrit des principes fondamentaux et met en lumire les expriences de pays choisis.

Intgrer les questions dquit dans les politiques conomiques vertes

La ncessit dintgrer plus compltement les questions dquit dans la politique environnementale constitue lun des principaux thmes du prsent Rapport. Les valuations classiques sont souvent silencieuses propos des gagnants et des perdants dune politique ou dun programme.8 Mais les aspects distributifs ncessitent dtre explicitement pris en compte, les effets sur les pauvres ou sur les riches tant susceptibles dtre diffrents des effets moyens et parfois des rsultats escompts. Il est essentiel de tenir compte des diffrences entre les riches et les pauvres, entre les hommes et les femmes, parmi les populations indignes et entre les rgions. Ces prises en compte sont cohrentes avec les objectifs annoncs des politiques conomiques vertes, mais ncessitent un recentrage dans la pratique.

Reconnue depuis longtemps comme importante,9 lintgration des aspects distributifs dans lanalyse cots/bnfices est cependant rarement pratique, ce qui conduit ngliger lquit dans lanalyse des projets et des politiques. En labsence de transferts, les politiques et projets valids dans le cadre dtudes cots/bnfices ne sont pas forcment en mesure damliorer la vie de chacun et sont mme susceptibles de rduire le bien-tre de certains groupes (cf. encadr 5.1). Mais il est difficile dvaluer correctement les bnfices obtenus par la promotion de lenvironnement et de la capacit dadaptation. Cela est vrai en particulier des cosystmes pour lesquels la valeur des services nest pas totalement connue.

Lanalyse des aspects distributifs des rformes des politiques conomiques a fait des progrs ces dix dernires annes si lon en juge sur les effets par le bien-tre de diffrents groupes, en particulier des populations pauvres et vulnrables. La Banque mondiale a soutenu un grand nombre de ces analyses, bien quelle le fasse parfois trop tard pour clairer la prise de dcision ou que les dcideurs ne sachent pas suffisamment intgrer les rsultats de ces valuations. 10 En outre, les analyses des aspects distributifs ont toujours tendance se limiter aux revenus, utilisant des outils conomiques classiques et se concentrant sur les mcanismes de transmission tels que les prix et lemploi. Ces analyses tant susceptibles de passer ct dlments importants du tableau, nous proposons dtendre lapproche utilise et de lapprofondir.

ENCADR 5.1

Les effets distributifs des politiques visant rduire la pollution


Les discussions actuelles font souvent tat de proccupations selon lesquelles les politiques destines rduire la pollution sont susceptibles dtre rgressives, mais il est rare quune analyse systmatique des effets soit mene. Le type danalyse ncessaire peut tre illustr pour un systme de permis dmission de carbone tel que le systme de plafonnement et dchange de droits dmission de gaz effet de serre qui augmente le prix des produits consommant une grande quantit de combustibles fossiles, tels que llectricit. Lattention est attire sur les effets immdiats et secondaires :

1. Chacun fait face de vritables pertes de revenu, mais leffet est rgressif si les mnages faible revenu dpensent une proportion plus leve de leur revenu pour ces biens.

2. Si les technologies sont forte concentration de capital, un mandat pour rduire la pollution peut pousser les entreprises remplacer les produits polluants par du capital, faisant diminuer la demande de main-doeuvre et les salaires relatifs. Les mnages faible revenu tirant une plus grande part de leur revenu de leurs salaires, ils seront l encore les plus touchs.

3. Le chmage est susceptible dtre concentr dans certaines rgions, industries et groupes, comme les mineurs. Lorsque lindustrie priclite, les travailleurs dots dun capital humain propre ce secteur perdent cet investissement, les primes tant rorientes vers les travailleurs qualifis travaillant dans le secteur des nergies renouvelables et autres technologies conomes en nergie.

Ces effets soulvent dimportantes questions empiriques qui doivent tre tudies au cas par cas. Les recherches menes dans les pays de lOrganisation de coopration et de dveloppement conomiques (OCDE) ne mettent en vidence quun petit nombre de comptences vritablement vertes et conduisent penser que la plupart des emplois verts sont semblables aux emplois habituels. Il sagit l dune bonne nouvelle pour les travailleurs dplacs des pays dvelopps, mais le sujet mrite que dautres recherches soient menes ailleurs.

Les travailleurs peu qualifis sont plus susceptibles dtre dplacs par les taxes sur le carbone. Dans les pays de lOCDE, aprs une perte demploi, ces travailleurs restent sans emploi plus longtemps que les travailleurs plus qualifis et sont galement moins susceptibles de trouver un emploi aussi bien pay. Les gouvernements doivent donc tre attentifs ces groupes fortement touchs lorsquils mettent en oeuvre les rglementations environnementales, en particulier lorsque ces rglementations touchent des groupes dj dfavoriss. Les politiques doivent inclure des mcanismes de redistribution et de protection pour viter ces problmes.

Source : Fullerton 2011.


Principes cls

Les rglementations et les subventions dans le domaine de lenvironnement peuvent avoir des consquences sur les capacits des personnes en tant quindividus, membres dune famille, travailleurs, entrepreneurs et agriculteurs (cf. figure 5.1). Les politiques peuvent influer sur les dotations, les opportunits et la transformation en agents des personnes et par leur biais, sur la rpartition de diffrents biens.

Lquit verticale et lquit horizontale sont toutes deux importantes. Lquit verticale sintresse au traitement des individus dun bout lautre de la distribution par exemple, quelle serait linfluence dune taxe sur lessence sur les personnes en bas de la distribution et sur les personnes en haut de la distribution. Lquit horizontale concerne les diffrences entre les groupes et les rgions.

Les priorits fondamentales pour lintgration de lquit dans la conception des politiques conomiques vertes incluent :

Intgrer les dimensions non conomiques du bien-tre. Sappuyer sur lIndice de pauvret multidimensionnelle pourrait largir la comprhension des groupes dfavoriss et mettre en vidence les effets des changements de politiques sur toutes les dimensions de la privation. Ainsi, des tarifs plus levs pour leau peuvent en rduire laccs et nuire la sant, tandis quun ptrole plus cher peut pousser les mnages recommencer utiliser la biomasse pour cuisiner, ce qui est mauvais pour la sant et pour lenvironnement.

Comprendre les effets directs et indirects. Les effets directs peuvent tre suivis par une seconde vague de changements indirects (cf. encadr 5.1).

Rflchir aux mcanismes de compensation. Les pays dots de systmes dimpts et de transferts bien dvelopps peuvent utiliser des barmes dimpt sur le revenu ou les prestations sociales pour compenser les effets ngatifs. Par exemple, lAfrique du Sud prvoit une dduction fiscale pour les propritaires de terres communales et prives qui glent lutilisation des terres prsentant une valeur leve en termes de biodiversit et les grent comme une zone protge.11 Lorsque la faisabilit de ces systmes est moins vidente, dautres compensations ou exemptions sont ncessaires.

Comprendre le risque des phnomnes extrmes. Mme si la probabilit de leur survenue est trs faible, il est essentiel de prendre en compte les consquences ngatives considrables des phnomnes mtorologiques extrmes, en particulier pour les plus vulnrables et de rduire les risques.12 Ce type danalyse peut permettre de se rendre compte quun investissement dans la planification de lutilisation des sols et les cosystmes peut constituer un tampon conomique pour les groupes vulnrables contre les risques climatiques, comme la dmontr la restauration des mangroves au Viet Nam.13


Les politiques peuvent influer sur les dotations, les opportunits et la transformation en agents des personnes et par leur biais, sur la rpartition de diffrents biens


Ainsi, plutt que daccepter ou de rejeter une politique isole, il est important de rflchir un ventail de conceptions et de dcider celles qui pourront amliorer les rsultats en termes dquit. Il y a toujours des contraintes relatives aux donnes, lanalyse, la capacit et au temps ; une certaine souplesse est donc ncessaire pour atteindre les principaux objectifs.

FIGURE 5.1

Intgration de lquit dans la conception des politiques

image

Lanalyse des parties prenantes est vitale. Les facteurs dconomie politique et linfluence de divers acteurs peuvent avoir une incidence tant sur la conception que sur la mise en oeuvre de la politique. Par exemple, lindustrie ptrolire aux tats-Unis a pratiquement dpens 1,5 milliard de dollars en lobbying fdral en 2010.14 En Tanzanie, la proposition de rforme sur la production, le commerce et lutilisation du charbon met en lumire les besoins et linfluence des rseaux commerant-transporteur-grossiste.15 La conception et la mise en oeuvre des politiques doivent traiter de ces influences et de leurs effets probables.

Les dispositifs institutionnels doivent se protger de la recherche de rente et de la corruption officielle et davantage encore, des distorsions des faits scientifiques, des violations des principes de la reprsentation juste et des fausses allgations propos des rfrences vertes des produits de consommation.16 Les pays ont besoin de politiques industrielles qui soutiennent une croissance verte solidaire tout en gardant lesprit les cueils et problmes de laide publique accorde des types dactivit conomique choisis. Les caractristiques dune nouvelle politique industrielle sont pertinentes pour les politiques visant rduire lintensit en carbone du dveloppement des incitations limites pour de nouvelles activits, des dispositions de caducit automatique (afin que les subventions restent temporaires) et des critres bien dfinis pour russir. Cela ncessite les bonnes institutions, un champion politique et des dlibrations systmatiques qui engagent le secteur priv.17

Exprience des pays

Les pays sont plus nombreux utiliser lanalyse des distributions pour clairer la conception de la politique environnementale. En Afrique du Sud, les projets dintroduction de taxes environnementales dans le cadre des rformes fiscales ont t clairs par des analyses des parties prenantes des effets quantitatifs et qualitatifs probables.18 Le Viet Nam a annonc de nouvelles taxes la suite dvaluations de limpact simulant les effets sur les prix et les secteurs.19


Les pays ont besoin de politiques industrielles qui soutiennent une croissance verte solidaire tout en gardant lesprit les cueils et problmes de laide publique accorde des types dactivit conomique choisis


Les politiques destines favoriser un changement structurel, telles que la tarification de la pollution, produiront invitablement des gagnants et des perdants. Certaines socits invoqueront des consquences dfavorables injustes. Les mesures politiques adoptes pour rpondre ces proccupations, telles que des exemptions et des compensations, peuvent se rvler coteuses, et les effets de rpartition devront tre compris. Dautres solutions, telles que des consultations et des communications publiques plus efficaces, doivent galement tre envisages.20

Les profils de consommation et de production peuvent donner forme aux effets distributifs. Voici deux exemples fournis par le secteur de lnergie :

Le secteur de llectricit du Ghana asschait le budget de ltat. En 2002, les dficits de lentreprise dintrt public approchaient 11 % des dpenses publiques, ou 4 % du PIB. Une analyse des distributions a rvl que les subventions bnficiaient principalement aux clients urbains de la classe moyenne : seuls 7 % des pauvres en milieu rural utilisaient un clairage lectrique. Labsence dlectrification rurale dans les rgions du nord les plus pauvres a justifi la rduction des subventions, lamlioration de la sensibilisation du public lefficacit nergtique et laccroissement des efforts visant renforcer lefficacit du march.21

En RDP lao, qui a connu un dveloppement rapide de laccs aux services nergtiques modernes aprs la fin des annes 1980, des aspects essentiels relatifs lquit ont t intgrs dans la conception des programmes. Une composante lectricit pour les pauvres offre des crdits sans intrts pour raccorder les mnages pauvres au rseau, ce qui bnficie plus particulirement aux foyers dirigs par une femme. Les communauts locales et les mnages ruraux reoivent galement une aide pour lutilisation dlectricit dans des activits gnratrices de revenus.22 Sil est possible de tirer des enseignements

de ces interventions, les effets sont toujours spcifiques au contexte et ncessitent une analyse locale.

Des contraintes relatives aux donnes peuvent limiter la comprhension. Lanalyse conjointe des effets sur le dveloppement humain et lquit ncessite une information aux individus et aux mnages, ainsi que des donnes qualitatives, afin de pouvoir recueillir des donnes statistiques significatives. Do toute limportance quil y a continuer amliorer les donnes ventiles, en particulier dans les pays en dveloppement.

Les valuations ex ante doivent tre suivies dun contrle des rsultats. Dans le Bangladesh rural, selon les estimations, les systmes dnergie solaire domestiques auraient remplac lutilisation du krosne hauteur de 4 % des missions totales annuelles de carbone.23 Les enqutes ont montr que les subventions en faveur de lnergie solaire reprsentant prs de 400 millions de dollars et distribues par lintermdiaire dune agence de microcrdit prive taient progressives lorsquelles taient correctement cibles, les deux groupes de revenu les plus bas dpensant environ trois fois plus dans le krosne que les deux groupes de revenu les plus levs. Les avantages incluaient galement un meilleur clairage, de bonnes conditions pour lducation des enfants et une diminution de la pollution de lair intrieur, avec des avantages pour la sant.

Autonomiser les populations pour parvenir au changement

Le prsent Rapport prconise lautonomisation pour apporter une plus grande quit et des bnfices environnementaux et en tant quaboutissement important en soi. Quest-ce que cela signifie en pratique ? Prenons deux sphres dans lesquelles des liens importants existent entre la capacit se faire entendre et tre reprsent et la durabilit, savoir, la sphre juridique, avec des institutions habilitantes et des droits un environnement propre et sr, et la sphre politique, avec une participation et une redevabilit accrues.

Un environnement propre et sr un droit, pas un privilge

Lide selon laquelle toutes les personnes, nes ou natre, ont droit un environnement propre et sr est une ide puissante, dont les fondements sont prsents dans le chapitre 1. Malgr la lenteur des avances pour garantir ces droits au niveau mondial,24 les constitutions dau moins 120 pays traitent de normes environnementales ou de lobligation de ltat de prvenir les dommages lenvironnement. 25 Et de nombreux pays, mme en labsence de droits environnementaux explicites, interprtent les dispositions constitutionnelles gnrales rgissant les droits personnels comme incluant un droit fondamental un environnement propre, sr et sain. Ce droit dcoule des droits des personnes la sant et lintgrit physiques et la jouissance du monde naturel.

Amartya Sen, Martha Nussbaum et dautres ont not lexistence dune relation troite entre lapproche fonde sur les capacits et les approches fondes sur les droits du dveloppement humain.26 Cependant, contrairement lide de libert ou de capabilit en elle-mme, un droit humain reconnu intgre galement les obligations correspondantes. Malgr ces obligations, les droits humains ne sont pas quivalents des droits juridiques, bien quils puissent motiver la lgislation et fournir la base pour intenter une action juridique. Certains droits sont dordre procdural comme le droit linformation dont il est question ci-dessous et doivent englober les aspects lis aux opportunits et aux processus.27

La reconnaissance constitutionnelle de lgalit des droits un environnement sain favorise lquit dans la mesure o cet accs nest plus le privilge de ceux qui peuvent se loffrir.28 Et lincorporation de ces droits dans le cadre juridique peut influer sur les priorits du gouvernement et lallocation des ressources.


La reconnaissance constitutionnelle de lgalit des droits un environnement sain favorise lquit dans la mesure o cet accs nest plus le privilge de ceux qui peuvent se loffrir


Une exprience grandissante

De nombreux pays de lUE reconnaissent les droits fondamentaux de lenvironnement comme une question de droit naturel comme droits universels inhrents. Au Royaume-Uni, la loi relative aux droits humains inclut le droit un environnement sain.29 Bien que la Convention europenne des droits de lhomme ne mentionne pas les droits environnementaux, elle dispose que des dommages graves lenvironnement peuvent violer le droit au respect de la vie prive et de la vie familiale.30 La Sude reconnat le droit daccs du public par le biais de sa politique constitutionnelle Ne pas dranger, ne pas dtruire : chacun a le droit de se dplacer librement dans les campagnes tant quil ne drange pas autrui.31

La Constitution de 2010 du Kenya accorde le droit un environnement propre et demande au gouvernement de prserver ses ressources naturelles.32 Au moins 31 autres pays africains expriment des droits environnementaux dans leurs constitutions et certains tels que lthiopie et la Namibie insistent galement sur le fait que le dveloppement conomique ne doit pas nuire lenvironnement.33

La force excutoire des droits environnementaux en Afrique na cependant pas vraiment t mise lpreuve, except en Afrique du Sud. Certains pays font face des obstacles structurels. Au Cameroun, les citoyens nont pas le droit de faire appel au Conseil constitutionnel du pays, ce qui limite la force excutoire. 34 En Namibie, seules les personnes se prvalant dun intrt priv peuvent faire excuter les droits environnementaux, ce qui interdit toute plainte dans lintrt du public.35

Plusieurs pays dAmrique latine, notamment le Chili, le Costa Rica, lquateur et le Prou, disposent de droits environnementaux applicables. La Cour suprme du Chili a annul un permis de coupe accord par le gouvernement au motif que celui-ci avait t approuv sans preuves suffisantes de la viabilit environnementale du projet, violant ainsi le droit de tous les Chiliens et non uniquement ceux directement concerns vivre protgs de toute contamination environnementale.36


limportance de la communication, de la mobilisation, de lexposition et de la discussion publique claire permet aux droits de lhomme davoir une influence sans ncessairement dpendre dune lgislation coercitive.


De nombreuses constitutions dAmrique latine reconnaissent des droits environnementaux aux populations autochtones.37 Au Paraguay, leur dfense contre la dgradation de lhabitat et la contamination environnementale est garantie par ltat.38 Au Guyana, les droits environnementaux coexistent avec la reconnaissance des droits des populations autochtones.39 La proposition de loi Mre Nature de la Bolivie pousse cette reconnaissance un peu plus loin, donnant la nature les mmes droits quaux hommes. La proposition est fortement influence par une vision andine autochtone rsurgente du monde spirituel qui place lenvironnement et la desse terre Pachamama au centre de la vie.40

Parmi les pays asiatiques, lInde est remarquable pour ce qui est dautoriser les individus lss contester laction de ltat, ou son inaction, lie lenvironnement.41 Les instances judiciaires indiennes ont galement largement interprt les droits environnementaux dans la Constitution afin de protger la sant publique. Par exemple, des dfenseurs de lenvironnement ont fait valoir avec succs que les lois sur lenvironnement obligeaient le gouvernement rduire la pollution atmosphrique New Delhi dans lintrt de la sant publique, ce qui a donn lieu lobligation de faire passer les bus de ville du diesel au gaz naturel comprim.42

Le Bhoutan a fait oeuvre de pionnier en plaant la protection de lenvironnement au centre de sa stratgie de dveloppement, refltant les normes et la culture traditionnelles.43 Larticle 5 de la Constitution de 2008 insiste sur la responsabilit de tous les Bhoutanais quant la protection de lenvironnement, la conservation de sa biodiversit et la prvention de toute dgradation cologique. Il stipule galement quau moins 60 % de la surface du pays devra rester boise perptuit.

Mme si les droits fournissent uniquement ce quEmmanuel Kant appelait des obligations imparfaites, ils peuvent toujours habiliter les groupes et les individus prendre des mesures pour protger leur environnement. Comme Amartya Sen la crit, limportance de la communication, de la mobilisation, de lexposition et de la discussion publique claire permet aux droits de lhomme davoir une influence sans ncessairement dpendre dune lgislation coercitive. 44 On accorde en effet souvent plus dattention aux droits de lhomme procduraux lis la protection de lenvironnement quaux droits environnementaux fondamentaux.45

Institutions habilitantes

Paralllement la reconnaissance juridique de lgalit des droits un environnement sain et qui fonctionne, des institutions habilitantes sont ncessaires, notamment un systme judiciaire quitable et indpendant et le droit daccs linformation gouvernementale. Par exemple :

Aux tats-Unis, des groupes vous la conservation ont utilis les informations sur les niveaux dmissions pour engager des poursuites pour nuisances publiques contre des socits prives.46

Linitiative Un million de gestes verts (One Million Acts of Green), lance par Cisco en partenariat avec la Socit Radio- Canada et GreenNexxus au Canada en 2008, utilise la tlvision, Facebook, Twitter et dautres ressources Internet pour encourager les Canadiens participer des conversations sur les questions environnementales et favoriser les gestes verts . Linitiative a suscit prs de 2 millions de gestes verts en un an.47

Un contexte institutionnel propice aux liberts civiles est une toile de fond ncessaire. Mais des donnes Gallup rcentes donnent penser que la majorit des habitants originaires de prs de la moiti des quelque 140 pays interrogs manquent de confiance dans leur systme judiciaire et leurs tribunaux. 48 Ces rsultats soulignent limportance de la mise en oeuvre de rformes largies et de lamlioration du contexte pour faire respecter les droits.

Les droits daccs linformation gouvernementale se rpandent. Au moins 49 constitutions nationales les reconnaissent et au moins 80 lgislatures ont adopt des lois sur le droit linformation. La Constitution de 1996 de lAfrique du Sud garantit tous le droit daccs toute information dtenue par ltat et par une autre personne ncessaire lexercice ou la protection de droits ventuels . En Argentine, au Canada, en France, en Inde, en Isral et en Rpublique de Core, des juridictions suprieures ont statu que les garanties constitutionnelles de libert dexpression reconnaissent implicitement un droit constitutionnel daccs linformation.49

Mais la lgislation ne constitue quune premire tape. La mise en oeuvre et lapplication sont tout aussi vitales. Les organisations de la socit civile jouent un rle important pour la mise en oeuvre en aidant les citoyens comprendre et utiliser les droits daccs linformation, en formant les fonctionnaires la communication dinformations et en surveillant la mise en oeuvre. En Bulgarie, une organisation non gouvernementale, le Programme daccs linformation, a fourni une assistance juridique et sest charge dinformer le grand public quant la loi sur le droit linformation et ltendue des droits des citoyens.50

La communication de linformation est trs importante pour la protection de lenvironnement et lautonomisation des citoyens. Sassurer que les pollueurs communiquent les informations relatives leurs missions et rejets peut rduire les violations et venir complter les rglementations. La stratgie dinformation du public de la Colombie-Britannique a eu un impact plus important sur les missions et le respect des rglementations que les sanctions traditionnellement imposes par le ministre de lEnvironnement du Canada. Des normes plus strictes et des pnalits plus importantes ont galement eu une certaine influence ce qui suggre que les informations, tout comme les rglementations, peuvent rduire les missions.51 En Chine, les programmes permettant dvaluer et de rendre publiques les performances environnementales des socits ont incit les installations rduire leur pollution de lair et de leau, amliorant la comptitivit des entreprises sur le march et leurs relations avec les communauts et autres parties prenantes.52 Lgypte, lIndonsie, le Mexique et la Rpublique tchque ont enregistr des rsultats similaires avec le nouveau mandat des registres des missions et transferts des polluants.53

La reconnaissance du droit daccs linformation environnementale ne cesse de prendre de lampleur au sein de la communaut internationale.54 Cette reconnaissance favorise son tour une interprtation largie des droits constitutionnels nationaux linformation.


Paralllement la reconnaissance juridique de lgalit des droits un environnement sain et qui fonctionne, des institutions habilitantes sont ncessaires, notamment un systme judiciaire quitable et indpendant et le droit daccs linformation gouvernementale


Les dfis intersectoriels complexes du dveloppement humain durable sont un problme long terme et ncessitent un engagement de longue dure.55 Rorienter les dcisions, mobiliser les investissements et laborer de nouveaux plans stratgiques peut ncessiter des annes, voire des dizaines dannes. Lintgration des considrations environnementales dans la planification gouvernementale peut impliquer des rformes institutionnelles majeures. Le gouvernement du Rwanda a reconnu la ncessit dintgrer les plans de gestion de lenvironnement et des ressources naturelles dans la stratgie de dveloppement du pays. LAutorit de gestion de lenvironnement de ce pays travaille en troite collaboration avec les gouvernements, national et locaux, et la socit civile afin de promouvoir le dveloppement durable et le droit de vivre dans un environnement propre et productif en exigeant que tous les secteurs de la socit grent lenvironnement efficacement et utilisent les ressources naturelles de faon rationnelle.56

Participation et redevabilit

Les liberts de processus, qui permettent aux peuples de faire avancer les objectifs qui les intressent, sont essentielles pour le dveloppement humain et comme nous lavons mentionn dans le RDH de lanne dernire ont des valeurs intrinsques et instrumentales. Les principales disparits en termes de pouvoir se refltent dans les rsultats non durables. Mais linverse, une autonomisation plus importante permet de gnrer des changements positifs sur lenvironnement de faon quitable, comme laffirme le chapitre 3. La dmocratie est importante, mais pour habiliter la socit civile et encourager laccs des populations linformation, les institutions nationales doivent tre responsables et inclusives en particulier pour ce qui est des femmes et des autres groupes concerns.


La dmocratie est importante, mais pour habiliter la socit civile et encourager laccs des populations linformation, les institutions nationales doivent tre responsables et inclusives en particulier pour ce qui est des femmes et des autres groupes concerns


Des forums pour faciliter la participation

Lexistence de processus de dlibration ouverts, transparents et inclusifs est un pralable la participation. Prenons lexemple de lnergie. Comme les travaux commands pour le prsent Rapport le dmontrent, la plupart des dcisions en matire dnergie sont prises derrire des portes closes et rarement au sein de forums dmocratiques.57 Pour des raisons de confidentialit commerciale ou de sensibilits gostratgiques concernant les approvisionnements en nergie, le public na pas pu participer rellement aux ngociations des dcisions relatives aux politiques nergtiques. Des consultations peuvent fournir des informations limites ou incompltes, ngliger lquit et influer sur les valuations, et ne rendent pas efficacement compte des rsultats. Mme lorsque le public est formellement invit participer aux dcisions ou les commenter, son rle se limite souvent lgitimer les choix et dcisions politiques antrieurs, et non leur donner forme.58 En Australie, par exemple, certaines affaires ont dmontr labsence dchanges ouverts entre le gouvernement local, les industries polluantes et les communauts locales, ainsi que labsence dinformation des citoyens sur les risques que comportent la vie et le travail prs de sites toxiques.59

Le changement est davantage susceptible de se produire lorsque les gouvernements rpondent aux proccupations populaires. Aux tats-Unis, par exemple, 23 tats autorisent les citoyens demander un vote direct sur une initiative politique, mcanisme que certains tats ont utilis pour adopter des politiques environnementales et nergtiques (tel que Washington en 2006).60 Certains groupes ont cherch faire reconnatre la redevabilit des entreprises prives dans les missions et lvolution climatique.61 Mais de telles proccupations peuvent tre contrebalances par dautres intrts comme cela a t rapport pour la Fdration de Russie avec les problmes auxquels la socit civile a d faire face pour mobiliser le soutien du public autour de lcologisation de lindustrie.62 Et, comme le montre le chapitre 3, lorsque la socit civile est active, des rsultats positifs sont possibles.

Une presse active contribue la sensibilisation et facilite la participation du public. Au Rwanda, le gouvernement a lanc des publicits radiophoniques et tlvisuelles qui mettaient en vidence les questions environnementales nationales et ciblaient tous les niveaux de la socit. La couverture mdiatique a accru le soutien de lAgence pour la gestion de lenvironnement et dautres ministres nationaux afin dtudier avec eux les moyens dintgrer les proccupations dordre environnemental la planification et damliorer la coopration en faveur de la protection de lenvironnement.63

Pour lvolution climatique et dautres problmes environnementaux mondiaux, la justice procdurale implique que tous les pays aient la mme possibilit dinfluer sur la direction et le contenu des ngociations internationales. Mais la faiblesse de leurs capacits signifie souvent que peu de gouvernements de pays en dveloppement sont reprsents, sans parler de leur capacit reprsenter de faon adquate les intrts de leurs citoyens dans les enceintes o les exigences en matire de comptences juridiques et scientifiques sont leves. Bien que 194 pays aient assist la Confrence des Nations Unies sur le changement climatique Copenhague en 2010, seuls une poigne de puissants ont ngoci les termes de lAccord de Copenhague. Dans les sommets internationaux, les cinq pays les plus pollueurs envoient gnralement plus de trois fois plus de dlgus que les cinq pays les plus touchs par lvolution climatique.64

Les nouvelles ne sont cependant pas toutes mauvaises. La gouvernance du Fonds dinvestissement climatique volue dj vers une reprsentation et une participation plus quitables avec un mme nombre de reprsentants des gouvernements de pays donateurs et en dveloppement dans les comits directeurs pour chacun des fonds daffectation spciale, et des dcisions prises par consensus. Le Fonds dinvestissement climatique a galement institutionnalis des rles dobservateur officiel pour la socit civile, le secteur priv et, dans certains cas, les populations autochtones, tout en rendant le rle dobservateurs plus significatif en permettant ces derniers de suggrer des points de lordre du jour et de contribuer aux discussions.65 Le Programme de collaboration des Nations Unies sur la rduction des missions lies au dboisement et la dgradation des forts dans les pays en dveloppement va encore plus loin, dans la mesure o son conseil, qui dcide des directions stratgiques et des dotations budgtaires, inclut des reprsentants des populations autochtones et de la socit civile en tant que membres part entire, et non simplement en tant quobservateurs.66


Pour lvolution climatique et dautres problmes environnementaux mondiaux, la justice procdurale implique que tous les pays aient la mme possibilit dinfluer sur la direction et le contenu des ngociations internationales


Les obstacles une participation efficace persistent cependant dans de nombreux contextes nationaux et locaux. Certains groupes, tels que les femmes, sont traditionnellement exclus des institutions de gouvernance. Mais l encore, certains changements se sont produits, et ont donn lieu des rsultats tablis, non seulement sur lquit mais galement sur la gestion durable des ressources environnementales. 67 Ainsi, en Europe, les autorits locales des juridictions dans lesquelles les taux de recyclage taient les plus levs avaient un pourcentage de cadres fminins plus lev que la moyenne.68 En Inde, dimportantes tudes de terrain ont tabli quune participation active des femmes la gestion communautaire des forts amliorait de manire significative la protection de ces dernires.69

Gestion communautaire

Le chapitre 4 illustre la prise de conscience croissante des avantages de la gestion communautaire des ressources naturelles. Afin de sassurer que ce type dapproches nexclut pas les pauvres, les femmes, les personnes ges et les autres groupes marginaliss, les gouvernements et autres organisations qui parrainent les projets communautaires ont besoin dimpliquer tous les groupes dans la prise de dcision et la mise en oeuvre. Par exemple, les initiatives visant accompagner les groupes forestiers communautaires au Npal ont sensibilis ces derniers aux problmes de lquit et de la participation, contribuant ainsi accrotre la participation et linfluence des femmes et des pauvres.70

Lorsque les femmes et autres groupes marginaliss sont intgrs la prise de dcision communautaire, les avantages peuvent se rvler significatifs. Ainsi, les forts communautaires bhoutanaises ont pour double objectif dengager la population locale grer les forts et de rglementer laccs aux ressources forestires pour favoriser les activits de moyens dexistence durables. Permettre laccs au bois de chauffage, qui bnficie davantage aux femmes quaux hommes, est lun des avantages de cette approche. Les enqutes auprs des mnages de communauts bhoutanaises ont rvl que les mnages les plus pauvres et les mnages dirigs par des femmes se sont gnralement vus attribuer une part darbres plus importante que les mnages plus riches, et que les femmes ont pu recueillir plus de bois de chauffage dans les forts communautaires.71


Laide au dveloppement atteint seulement 1,6 % de lestimation la plus minime des besoins pour lnergie faible intensit carbonique et environ 11 % pour lvolution climatique


***

En rsum, la mise en oeuvre dune approche quitdurabilit commune au niveau national implique lintgration de lquit dans la conception et lvaluation des politiques et des programmes, le renforcement de lautonomisation par le biais de droits lgaux et des institutions correspondantes et, de faon plus gnrale, la promotion de la participation et de la redevabilit.

Financement des investissements et programme des rformes

Les dbats politiques sur la durabilit soulvent des questions majeures propos de linvestissement et du financement, en particulier sur les montants ncessaires, les personnes qui devraient y avoir accs et la rpartition des financements.

Le financement du dveloppement gne la transition quitable vers une conomie verte mondiale de deux manires. En premier lieu, il reste trs en de des besoins au niveau mondial. En second lieu, les pays et les secteurs ne bnficient pas du mme accs et ne reoivent donc pas toujours le financement dont ils ont besoin pour satteler aux privations environnementales ; les pays les plus pauvres sont souvent exclus.

Les marchs de capitaux mondiaux, avec quelque 178 billions de dollars dactifs financiers, ont la taille et la profondeur ncessaires pour relever le dfi.72 moyen et long termes, et avec un soutien suffisant du secteur public, le Programme des Nations Unies pour lenvironnement estime que linvestissement priv dans les technologies nergtiques propres pourrait atteindre 450 milliards de dollars dici 2012 et 600 milliards de dollars dici 2020.73 Lexprience du Fonds pour lenvironnement mondial suggre que linvestissement priv peut tre substantiel : le financement public de lattnuation de lvolution climatique a lev des investissements privs selon un rapport de 7 pour 1, voire davantage.74 Cet effet de levier ncessite des efforts publics pour catalyser les flux dinvestissement, en dveloppant un cadre favorable linvestissement et en renforant les capacits locales.

Ces questions sont examines en dtail dans un rapport rcent du PNUD qui met en lumire les politiques adaptes au renforcement des capacits des pays en dveloppement pour mobiliser les flux de linvestissement public et priv ncessaire pour financer la transition vers une socit faible missions, non tributaire des changements climatiques.75 Les plans, budgets et investissements moyen terme peuvent servir de fondation pour consolider les bonnes intentions et fournir des mcanismes intersectoriels permettant une coordination efficace entre les donateurs et les organismes gouvernementaux.

Les dbats anims sur lavenir de laide publique au dveloppement continuent. Tout en reconnaissant limportance croissante des flux privs et la probabilit que laide diminue en tant que part du financement du dveloppement pour la plupart des tats, les pays riches ne doivent pas sexonrer de leurs responsabilits. Des arguments forts en faveur de lquit justifient les transferts de ressources substantiels des pays riches aux pays pauvres pour satisfaire aux objectifs dquit et garantir lgalit daccs au financement. Et des arguments conomiques forts soutiennent les mesures qui rsolvent les problmes poss par laction collective au niveau mondial, tels que lvolution climatique.

O en est le monde ?

Bien que les preuves en matire de besoins mondiaux76 ainsi que dengagements et de dcaissements en faveur de laide publique soient fragmentaires et leurs ampleurs incertaines, le tableau gnral est clair. Laide au dveloppement atteint seulement 1,6 % de lestimation la plus minime des besoins pour lnergie faible intensit carbonique et environ 11 % pour lvolution climatique (cf. figure 5.2). Ces chiffres sont lgrement meilleurs pour leau et lassainissement, pour lesquels les engagements en matire daide reprsentent plus de deux fois lestimation la plus faible des besoins et prs de 20 % de lestimation maximale.

Laccs au financement est ingal et gnralement li au niveau de dveloppement dun pays donn. De nombreuses ressources vont aux pays qui se dveloppent le plus rapidement. Les pays revenu faible reprsentent un tiers des 161 pays recevant des dotations du Fonds pour lenvironnement mondial, mais ne reoivent que 25 % des financements (et les pays les moins dvelopps, uniquement 9 %).77 En 2010, dans le cadre du Fonds dinvestissement climatique, le Mexique et la Turquie reprsentaient environ la moiti du financement des projets approuvs dans la technologie propre.78 Les donnes semblent galement indiquer une attribution moins quitable des ressources au fil du temps.79

Ce que laide au dveloppement peut faire

Laide publique au dveloppement est une source essentielle de financement extrieur pour de nombreux pays en dveloppement. Ces dernires annes, de grands progrs ont t faits pour amliorer la qualit et la quantit de laide publique, qui a augment de quelque 23 % entre 2005 et 2009.

Mais les contributions ne rpondent toujours pas aux dfis mondiaux en matire de dveloppement. Les 129 milliards de dollars engags en 2010 reprsentaient 76 % du cot estim de la ralisation des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement et toute laide nest pas destine la ralisation de ces objectifs. 80 Les pays riches nont jamais totalement honor leurs engagements, notamment ceux du G-8 Gleneagles en 2005 (daugmenter laide de 50 milliards de dollars par an pour 2010), de lUnion europenne (de faire passer laide de 0,43 % du revenu national brut 0,56 %) et de lOrganisation des Nations Unies (lobjectif de longue date de 0,7 % du revenu national brut).

FIGURE 5.2

Laide publique au dveloppement est trs en de des besoins

image

Source : daprs les donnes de lAIE (2010), de lONU-Eau (2010a), de lUNDESA (2010a) et de la Base de donnes de lOCDE sur les activits daide : SNPC en ligne.

Les pays dvelopps se sont engags verser 100 milliards de dollars par an dici 2020 pour financer lattnuation de lvolution climatique et ladaptation cette volution dans les pays en dveloppement. Toutefois, il est difficile de savoir si ce financement viendra rellement sajouter aux financements existants on peut craindre que laide actuelle sera simplement dtourne pour atteindre ces nouveaux objectifs.81


La rorientation du financement de lnergie ncessitera une plus grande volont politique et un leadership exceptionnel


Investissements en faveur de laccs lnergie et de lvolution climatique

Comme le prsent Rapport la dj not, la fourniture dnergie propre aux 1,5 milliard de personnes qui nont pas llectricit et aux 2,6 milliards qui ont recours la biomasse traditionnelle pour cuisiner est une stratgie gagnant-gagnant-gagnant importante. Lnergie propre offre la possibilit de diminuer la pauvret, de rduire les effets sur la sant de la pollution de lair intrieur, et de stimuler le dveloppement social et conomique, tout en attnuant les effets de lnergie sur le climat.

Les institutions financires internationales ont supervis des rformes de grande envergure du secteur de lnergie dans de nombreuses parties du monde, avec pour objectif douvrir les marchs et de garantir un accs quitable aux fonds. Les pays ont pris un certain nombre de dispositions visant mobiliser et attirer les investissements privs vers le secteur de lnergie. Mais les dcideurs doivent encore orienter le financement de lnergie vers la lutte contre la pauvret nergtique82 ou lvolution climatique plus grande chelle, en particulier dans les lieux moins attrayants pour le secteur priv.

La rorientation du financement de lnergie ncessitera une plus grande volont politique et un leadership exceptionnel. En outre, la lutte contre la pauvret nergtique doit rester en tte de lordre du jour, condition essentielle pour assurer le maintien du soutien public et de laide au dveloppement pour atteindre les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement et plus.

Une dimension essentielle des discussions sur la politique climatique concerne la taille, la direction et la source du financement. La Banque mondiale a rcemment dcrit les difficults que reprsentent le suivi de ces investissements, notamment les informations limites et incohrentes prsentes dans les systmes de notification, lobjectif ambigu de certains flux, la nature confidentielle de certaines transactions et le double comptage.83 Ltablissement des cots est difficile, tant en thorie quen pratique, et la porte des estimations diffre en fonction des mthodes. Les hypothses sur lesquelles ces estimations se fondent sont importantes en particulier celles qui concernent le taux dactualisation. Cest galement vrai des hypothses concernant llasticit de la consommation et de la production face aux changements de prix. Ces rserves lesprit, nous examinons les preuves disponibles et observons :

Les estimations rcentes des investissements ncessaires pour rduire la concentration de gaz effet de serre (cots dattnuation) sont extrmement varies, soit de 0,2 % du PIB annuel mondial 1,2 % dici 2030.84

Lestimation des cots dadaptation est encore plus ardue, et il est difficile de les distinguer des investissements de dveloppement qui y sont lis. Dans le prsent Rapport, les estimations actualises des besoins dinvestissement annuels pour ladaptation sont de lordre de 105 milliards de dollars,85 dans la fourchette de 49 171 milliards de dollars propose par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques dici 2030. Dautres estimations, qui reprsentent les cots dadaptation aux effets de lvolution climatique sur lcosystme, sont deux trois fois plus leves.86

Les estimations des cots annuels totaux de lattnuation et de ladaptation relatives lvolution climatique dici 2030 sont comprises entre 249 milliards et 1 371 milliards de dollars. Pourquoi une telle diffrence ? Parce que les cots dintgration des nergies renouvelables sont spcifiques au contexte et au site et quils sont par consquent difficiles estimer de manire globale.

Les montants ncessaires sont de toute vidence importants, mme sils manquent de prcision. Mais ils sont infrieurs aux dpenses actuelles consacres la dfense, aux sauvetages rcents du secteur financier et aux subventions perverses, ce qui donne une ide des possibilits de rvaluation des priorits. En 2009, les dpenses militaires mondiales reprsentaient prs de 3 % du PIB mondial, certains pays dpensant bien plus, notamment les tats-Unis (4,7 % du PIB) et la Fdration de Russie (4,3 % of PIB).87 Les sauvetages effectus la suite de la crise financire rcente ont atteint prs de 700 milliards de dollars aux tats-Unis dans le cadre du programme TARP (Troubled Asset Relief Program), tandis que les engagements de lUE ont approch 1 billion de dollars (environ 6 % du PIB annuel dans les deux cas). Comme le montre le chapitre prcdent, les possibilits de rduction des subventions nuisibles lenvironnement sont normes. En Ouzbkistan, par exemple, le budget consacr aux subventions la consommation de combustibles fossiles est plus de dix fois suprieur celui consacr la sant (32 % du PIB contre 2,5 %). LIran, quant lui, dpense 20 % de son PIB en subventions la consommation de combustibles fossiles, contre moins de 5 % dans lducation.88

Les pays dvelopps rpondent-ils lengagement de financement quimpliquent leurs responsabilits communes, mais diffrencies dans le cadre de la Convention-Cadre sur les changements climatiques ? Non. Prs de 32 milliards de dollars ont t promis pour des actions en faveur de lvolution climatique (quelque 19 % de laide publique au dveloppement totale).89 Mais les promesses sont bien en de des besoins estims, et les dcaissements sont trs infrieurs aux promesses : la plupart des fonds nouveaux et supplmentaires promis en 2009 lors de la Confrence des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague nont pas t verss, et moins de 8 % des promesses en faveur de lvolution climatique ont t dcaisss en 2010. Les gouvernements doivent encore sentendre sur la faon dassurer le suivi des dpenses ou de dterminer si les financements reprsentent vritablement des financements supplmentaires un suivi prcis ncessite donc une rfrence en matire daide.

Quelque 24 fonds spciaux pour lvolution climatique existent dj, des sources de financement internationales telles que linitiative Hatoyama (qui, ce jour, a reu 48 % des promesses totales 35 % de sources publiques et 13 % de sources prives) aux fonds daffectation spciale nationaux qui peuvent recevoir des fonds de donateurs, tels que le Fonds daffectation spciale sur lvolution du climat de lIndonsie (0,06 % des promesses). Les fonds prsentent des diffrences de structure et incluent la fois des arrangements bilatraux et multilatraux, ce qui rend trs difficile le suivi fiable des dpenses.


Les montants ncessaires sont importants, mais ils sont infrieurs aux dpenses consacres la dfense, aux sauvetages rcents du secteur financier et aux subventions perverses


tant donn cette fragmentation, le financement de la lutte contre lvolution climatique doit intgrer les leons de la fourniture de laide afin damliorer la faon dont celleci est organise et fournie. La Dclaration de Paris sur lefficacit de laide de 2005 et le Programme daction dAccra de 2008 ont approuv les principes de promotion de lappropriation par les pays, dalignement et dharmonisation de laide, de rsultats et de redevabilit mutuelle. Le Plan daction de Bali de 2007 montre comment ces principes peuvent tre intgrs dans le financement de la lutte contre lvolution climatique. Cette situation nimplique pas que lon cre un superfonds mondial, ce qui nest ni faisable ni souhaitable, mais elle montre nanmoins les possibilits de rduction de la complexit et damlioration de laccs et de la transparence. Tout aussi important, il convient dviter, autant que possible, le paralllisme des financements, et dintgrer la place des dispositions en faveur de la lutte contre lvolution climatique dans la planification et les budgets nationaux.

Approvisionnement en eau et assainissement

Combien cotera la ralisation des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement relatifs leau potable et lassainissement de base ? Les valuations dpendent de la situation initiale et des hypothses en matire de dmographie, ainsi que de lintgration ou non des cots dentretien et de lutilisation ou non doptions faible contenu technologique. En outre, les dfinitions d approvisionnement en eau et d assainissement de base diffrent, et des donnes cohrentes manquent souvent.

Lvaluation annuelle sur lassainissement et leau potable dans le monde (GLAAS) de 2010 estime que pour atteindre les niveaux fixs dans les domaines de leau et de lassainissement par les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement, en tenant compte de plusieurs estimations antrieures de cot, il faudra dpenser entre 6,7 milliards et 75 milliards de dollars par an.90 Et il en faudrait bien plus pour obtenir laccs universel.

Les sommes actuellement dpenses par les sources nationales et internationales sont bien plus faibles. Pour 20 pays en dveloppement faisant tat de dpenses en faveur de leau potable et de lassainissement, le GLAAS 2010 estime les dpenses intrieures gouvernementales mdianes 65 millions de dollars en 2008 (0,48 % du PIB). Pour 2009, anne la plus rcente pour laquelle des donnes sont disponibles, les engagements en matire daide ont totalis 14,3 milliards de dollars et les dcaissements 7,8 milliards.

ENCADR 5.2

Plans de financement novateurs pour leau et lassainissement


Un examen des plans de financement destins promouvoir linvestissement dans leau et lassainissement rvle un certain nombre de voies nouvelles et prometteuses. Certains plans soutenus par des donateurs encouragent linvestissement priv. Le Master Meter Scheme (Plan Compteur-talon) de lIndonsie fait appel au microcrdit pour relier la population pauvre urbaine leau ; la socit Coca-Cola Company et lAgence des tats-Unis pour le dveloppement international ont financ linstallation de pompes corde fabriques localement Zinder, au Niger. Au Kenya, une combinaison innovante de financement commercial (par le biais dun tablissement de microcrdit) et de subvention qui lie le financement public la ralisation dobjectifs spcifis a permis lamlioration de lapprovisionnement en eau et le raccordement des mnages pauvres leau courante.

Dautres plans de financement incluent des combinaisons de subventions et davances remboursables (tels que le financement de la Banque mondiale au Sngal et de la Banque europenne dinvestissement au Mozambique), des fonds renouvelables en faveur de leau et de lassainissement (tels que le financement de la Banque mondiale, du Danemark et de la Finlande au Viet Nam et celui de lUFUNDIKO, petite organisation non gouvernementale, en Tanzanie) et des fonds communs (comme au Tamil Nadu, en Inde), qui ont vers des fonds dmissions obligataires des municipalits en tant que prts subsidiaires. Le financement faisant appel aux marchs devient galement plus frquent. Ainsi, plusieurs villes des tats-Unis et Johannesburg, en Afrique du Sud, ont utilis des fonds municipaux pour financer des infrastructures dans le secteur de leau.

Source : Nelson 2011 ; Coca-Cola Company 2010 ; Banque mondiale 2010a ; Centre international de leau et de lassainissement et Netherlands Water Partnership (2009) ; OCDE 2010c.


La croyance des investisseurs selon laquelle le secteur de leau et de lassainissement dans les pays en dveloppement est un investissement risque lev et faibles retours sur investissement rend les financements faisant appel aux marchs difficiles mobiliser. Si des rformes touchant la gouvernance, les institutions et les tarifs sont essentielles la durabilit financire du secteur, des plans de financement novateurs comblent le dficit de financement dans lintervalle (cf. encadr 5.2).91

L encore, des efforts plus soutenus sont ncessaires. Lapport du gouvernement est sans aucun doute important, mais la dpendance vis--vis de laide financire est leve, couvrant une part importante des dpenses nationales dans lassainissement et leau potable dans certains pays, prs de 90 %. Mme avec des approches novatrices et conomiques, comme pour lassainissement communautaire, lengagement public est trop faible. Un recentrage de laide est ncessaire paralllement une plus grande mobilisation des ressources intrieures et prives pour amplifier les investissements. Bien que lcart dans la rpartition de laide entre les pays IDH lev et les pays IDH faible soit moins marqu pour leau et lassainissement que pour lnergie faibles missions de carbone, les disparits sont toujours importantes. Une partie de cette contrainte est lie la capacit, bien quun financement plus prvisible par des donateurs serait apprciable.92

Protection sociale

Daprs les estimations, les dotations globales de la protection sociale atteindraient la proportion considrable de 17 % du PIB.93 Cependant, une grande partie de ces dpenses natteint pas les groupes les plus dfavoriss. Les pays revenu lev y dpensent en moyenne prs de 20 % du PIB, tandis que les pays revenu faible y dpensent environ 4 %.94 La marge daugmentation de la couverture des plans de protection sociale est manifestement considrable dans les pays les plus pauvres, dans le cadre defforts nationaux et mondiaux. Il est ds lors logique de prendre ces besoins en compte lors des discussions sur le financement des programmes en matire de durabilit et dquit.

Ltablissement dune protection sociale minimale ensemble de transferts sociaux essentiels, en espces et en nature, destins fournir un revenu minimum et assurer les moyens dexistence est prometteur. De tels programmes nont pas besoin dtre onreux. Les programmes Bolsa Familia au Brsil et Oportunidades au Mexique cotent leurs gouvernements quelque 0,4 % du PIB et couvrent environ un cinquime de la population. En Inde, la loi nationale Mahatma Gandhi sur la garantie de lemploi dans les zones rurales a cot environ 0,5 % du PIB en 2009 et a bnfici 45 millions de mnages, soit environ un dixime de la main-doeuvre.95 Pour plusieurs pays dAfrique et dAsie, lOrganisation internationale du travail (OIT) a estim en 2008 quun plan garantissant aux travailleurs 100 jours de travail par an pouvait coter moins de 1 % du PIB en moyenne.96

Selon lOIT, moins de 2 % du PIB mondial fournirait tous les pauvres du monde un ensemble minimum de prestations et services sociaux dfinis comme laccs aux soins de sant de base, lducation de base et des transferts de revenu de base en cas de besoin.97 Lextension du champ dapplication ladaptation lvolution climatique en renforant la capacit dadaptation locale et en soutenant les stratgies de diversification des moyens dexistence coterait davantage.98 Daprs ces hypothses certes hroques, cette extension pourrait coter une part toujours grable de 2,5 % du PIB mondial.99

***

En rsum, les dfis du financement psent lourd, mais il y a des raisons dtre optimiste. Les priorits pour tous les gouvernements du monde sont claires :

Sassurer que des caractristiques institutionnelles et rglementaires appropries sont en place pour permettre un accroissement des investissements privs, en particulier dans les pays plus pauvres, qui dans une large mesure nont pas profit du financement priv.

Faire en sorte que tous les gouvernements rexaminent leurs priorits en matire de dpenses afin que les objectifs de durabilit et dquit soient bien pris en compte dans les dotations budgtaires.

Mobiliser des ressources supplmentaires pour resserrer les carts importants dans la prise en compte des privations environnementales auxquelles des milliards de pauvres sont confronts dans le monde et pour rsoudre le principal problme daction collective mondiale face lvolution climatique.

Sassurer que les partenaires nationaux et communautaires ont la capabilit de dfinir des politiques et des budgets et de mettre en oeuvre des programmes qui favorisent et soutiennent la durabilit, lquit et le caractre inclusif.

Innovations au niveau mondial

Les dfis de la durabilit environnementale et de lquit ont dimportantes implications au niveau mondial, y compris pour le financement et la gouvernance, les deux principaux domaines abords ici.


Les pays revenu lev dpensent en moyenne prs de 20 % du PIB, en la protection sociale, tandis que les pays revenu faible y dpensent environ 4 %


Nouvelles sources innovantes pour rpondre au dficit de financement

Comme nous lavons dcrit ci-dessus, de nouveaux investissements massifs sont ncessaires pour viter les trajectoires habituelles, mais aucun financement suffisant na t accord, en particulier pour les pays pauvres. Et les perspectives budgtaires sont difficiles. De nombreux budgets publics sont sous pression suite la crise financire mondiale de 2008 et des problmes structurels long terme, alors que lvolution climatique intensifie les problmes de dveloppement auxquels les pays pauvres sont confronts. Les engagements nationaux sont importants, bien que lampleur des investissements requis suggre que des fonds publics internationaux plus importants seront ncessaires pour attirer des fonds privs supplmentaires considrables. Il sensuit que des sources innovantes de financement sont essentielles, paralllement des engagements plus forts et des actions concrtes des pays dvelopps.

Le candidat idal pour combler le dficit de financement est une taxe sur les oprations de change. lorigine propose et promue dans le Rapport sur le dveloppement humain (RDH) de 1994, lide ne cesse de gagner du terrain en tant quoption politique pratique. La nouveaut aujourdhui concerne sa plus grande faisabilit. Linfrastructure destine aux rglements mondiaux en temps rel, introduite aprs la crise financire mondiale la plus rcente, rend sa mise en oeuvre trs simple. Linfrastructure des rglements des oprations sur devises est aujourdhui plus organise, centralise et normalise (cf. encadr 5.3). Des innovations rcentes notamment le rglement brut en temps rel et les mesures pour rduire le risque du rglement dotent aujourdhui les systmes existants de la capacit saisir des oprations individuelles.


Le candidat idal pour combler le dficit de financement est une taxe sur les oprations de change


La taxe peut tre un simple prlvement proportionnel sur les oprations de change individuelles values par les cambistes et recueillies par lintermdiaire des systmes existants de compensation financire ou de rglement. Linfrastructure financire tant aujourdhui en place, une taxe sur les oprations de change peut tre mise en oeuvre relativement rapidement et aisment. La taxe bnficie dun soutien de haut niveau, celui du Groupe pilote sur les financements innovants pour le dveloppement.100 La Belgique et la France sont dj dotes de cadres lgislatifs permettant dinstaurer une taxe sur les oprations de change. Le Brsil, le Chili, lEspagne, le Japon et la Norvge ont commenc bouger dans cette direction. La taxe bnficie galement dun soutien plus large des parties prenantes non gouvernementales, telles que la Fondation Bill et Melinda Gates et la Coalition des citoyens pour la justice conomique.

Une telle taxe pourrait remdier une anomalie majeure dans le secteur financier : nombre de ses oprations ne sont pas imposes. 101 Cette caractristique, ainsi que lampleur de lactivit financire, plaide fortement en faveur dun faible prlvement sur les oprations de change afin de financer les biens publics mondiaux, tels que lattnuation de lvolution climatique et ladaptation cette dernire dans les pays pauvres. Lincidence de la taxe serait progressive, dans la mesure o les pays dans lesquels les oprations de change sont les plus importantes ont tendance tre plus dvelopps. La rpartition des revenus doit galement tre progressive, comme nous en discutons ci-dessous. Les problmes de rpartition, tels quun possible seuil dimposition minimum, doivent tre envisags, de faon ne pas faire porter une charge indue aux transferts de fonds individuels. Ces dtails devront tre examins pendant la conception et le suivi.

La taxe pourrait galement rduire de faon substantielle la volatilit macro-conomique gnre par le volume important de fonds spculatifs court terme circulant travers les marchs financiers du monde. Convenablement conue et suivie, la taxe permettrait ceux qui bnficient le plus de la mondialisation daider ceux qui en bnficient le moins et daider financer les biens publics mondiaux qui peuvent soutenir la mondialisation.

Le taux dimposition ne doit pas imposer une charge trop lourde, mais doit aider rduire les flux spculatifs. Les estimations de gnration de revenus dpendent, entre autres choses, des hypothses relatives leffet de la taxe sur les volumes de transactions. Dans une analyse actualise prpare pour le prsent Rapport, lInstitut Nord-Sud estime quune taxe de 0,005 % gnrerait environ 40 milliards de dollars par an.102 Le potentiel de recettes est donc colossal. Le Center for Global Development estime les dpenses des donateurs sur les biens publics mondiaux environ 11,7 milliards de dollars en 2009. Le gros des dpenses est d au maintien de la paix de lONU ; lexclusion de cette fonction importante abaisse les dpenses sur les biens publics mondiaux environ 2,7 milliards de dollars.103 La taxe sur les oprations de change mobiliserait prs de 15 fois plus tous les ans. Mme une taxe unilatrale sur les oprations de change (limite lEuro) pourrait mobiliser de 4,2 9,3 milliards de dollars de financement supplmentaire. Il est donc clair quune taxe sur les oprations de change pourrait, mme avec des hypothses trs prudentes, accrotre de faon considrable les dpenses sur les biens publics mondiaux.

Cest aussi loccasion de repenser une taxe plus large sur les transactions financires. Le Fonds montaire international (FMI) a rcemment fait observer que de nombreux pays du G-20 avaient dj mis en oeuvre une forme de taxe sur les transactions financires.104 Si le potentiel de recettes dpend de la conception de la taxe et de la raction des ngociants, une taxe sur les transactions financires large base et faible taux de 0,01 % 0,05 % pourrait gnrer prs de 200 milliards deuros par an au niveau europen et 650 milliards de dollars au niveau mondial.105 Dautres estimations suggrent que dans les seuls tats-Unis, la taxe pourrait prlever plus de 1 % du PIB (environ 150 milliards de dollars en 2011), mme avec des baisses trs substantielles du volume des changes.106

Les taxes sur les devises et les transactions financires nauraient pas pu empcher la crise financire rcente, qui est partie des tats-Unis et sest tendue au reste du monde. Mais outre leur potentiel de recettes, ces taxes constituent des outils susceptibles de dcourager le type de comportement imprudent court terme qui a prcipit lconomie mondiale dans la crise.

Les taxes sur les transactions ne doivent pas ncessairement tre le seul instrument permettant de combler le dficit de financement. Lutilisation des Droits de tirage spciaux (DTS) du FMI destine un financement novateur et ladaptation lvolution climatique est une autre voie explorer.107 La montisation dune partie des surplus du FMI pourrait lever jusqu 75 milliards de dollars un cot budgtaire minime, voire inexistant, pour les gouvernements contributeurs.108 Lanalyse du FMI du rle possible des DTS en tant que capital damorage pour un nouveau fonds vert mondial suggre que lmission de DTS supplmentaires et dautres actifs de rserve pourrait mobiliser 100 milliards de dollars par an lhorizon 2020. Les DTS prsentent lavantage supplmentaire de se comporter comme un instrument de rquilibrage montaire ; la demande devrait provenir des conomies de march mergentes qui cherchent diversifier leurs avoirs de rserves. Le DTS ntant pas une devise souveraine, il ne serait pas soumis la taxe sur les oprations de change, vitant ainsi une double taxation.

Plusieurs sources publiques et prives pourraient galement tre mises contribution pour combler le dficit de financement. Des instruments de financement novateur tels que le Fonds pour les technologies propres et le Fonds stratgique pour le climat font dj coexister les financements de banques multilatrales de dveloppement, de gouvernements, dinstruments de financement en faveur du climat et du secteur priv. Ils ont dj permis de lever 3,7 milliards de dollars supplmentaires pour le dveloppement et peuvent exercer un effet de levier pour attirer des fonds supplmentaires substantiels. 109 Des financements privs considrables ont galement t levs.

Assurer lquit et la reprsentation dans la gouvernance et laccs au financement

Gommer lcart qui spare les responsables des politiques, les ngociateurs et les dcideurs des populations les plus vulnrables la dgradation de lenvironnement ncessite de combler le foss de la redevabilit dans la gouvernance en matire denvironnement mondial. La redevabilit seule ne peut pas relever le dfi, mais elle est fondamentale pour construire un systme mondial de gouvernance socialement et environnementalement efficace au service des peuples.

ENCADR 5.3

La taxe sur les oprations de change : une nouvelle faisabilit


Aujourdhui, il existe de nombreux moyens dchanger des devises sur le march de gros : sur une bourse, en ligne, par lintermdiaire dun courtier humain ou lectronique, ou par tlphone ou fax. Mais il ny a que deux moyens deffectuer les paiements pour rgler une transaction. Le premier est denvoyer les deux paiements vers une banque de rglement CLS (continuous linked settlement bank), qui les fait correspondre et les change simultanment. Lautre moyen est de les envoyer la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), o on les fait correspondre avant de les transmettre aux banques correspondantes dans les deux pays metteurs de devises. Les deux systmes extrmement organiss de compensation et de rglement constituent linfrastructure centrale du secteur des devises actuel. Ils conservent des enregistrements dtaills de la quasi-totalit des oprations de change effectues dans le monde.

Comment une taxe fonctionnerait-elle ? La SWIFT conserve des enregistrements dtaills de lactivit de change mondiale sur les devises frquemment changes puisquelle compense et rgle les oprations de change. Un exemplaire du dtail des oprations serait envoy aux autorits fiscales habituelles ou leur agent. Les autorits calculeraient la taxe due par chaque ngociant et lajouteraient sur une fiche de contrle en cours. Les ngociants paieraient priodiquement leurs obligations de taxe sur les oprations de change auprs des autorits fiscales.

Les questions dincitation et de conformit sont surmontables. Il est peu probable que les banques commerciales dcident de quitter la plate-forme de communications de la SWIFT pour viter de payer la taxe. Ce choix leur coterait plus cher que la taxe elle-mme. En outre, les grands ngociants sur le march de gros pour les devises sont peu nombreux et pourraient donc aisment faire lobjet daudits des fins fiscales. Il ny aurait aucune intrusion dans la vie prive des personnes, car la taxe sur les oprations de changes serait value dans les grandes banques, les fonds dinvestissement et les entreprises participant au march des changes de gros.

Source : Schmidt et Bhushan 2011.


Les ressources prives sont essentielles, mais la plupart des flux financiers investis dans le secteur de lnergie, par exemple, tant privs, les risques plus levs et les rendements plus faibles de certaines rgions du monde modifient les schmas des flux. En labsence de rforme, laccs au financement entre les pays restera rparti de faon ingale, et sajoutera en fait aux ingalits existantes.110 Voil pourquoi il est essentiel de garantir que les flux des investissements publics sont quitables et crent les conditions ncessaires pour attirer les flux privs futurs.

Ne pas assurer un accs quitable au financement en faveur du climat limiterait galement la capacit des industries capitaliser sur des solutions faible cot pour amliorer leur efficacit et rduire leurs missions de gaz effet de serre de faon conomique. Le secteur de la construction, par exemple, na pas pu tirer avantage des amliorations rentables de lefficacit nergtique. Cela sera particulirement important au cours des 5 10 prochaines annes, les pays revenu faible investissant dans la production dnergie de longue dure et les infrastructures urbaines. Un accs limit au financement en faveur du climat maintiendrait pour longtemps ces pays sur les voies de dveloppement missions leves, freinant la capacit du monde limiter les augmentations de tempratures gnrales.


Tout vritable effort de transformation destin accrotre lattnuation de lvolution climatique et ladaptation cette volution ncessitera de mlanger les ressources internes et internationales, prives et publiques, ainsi que les subventions et prts


Les implications sont claires. Les principes de lquit devraient guider et encourager les flux financiers internationaux. Un soutien en faveur du renforcement des institutions devrait aider les pays en dveloppement tablir des politiques et incitations appropries. Et les mcanismes de gouvernance associs au financement public international doivent laisser sexprimer les voix et permettre la redevabilit sociale.

Tout vritable effort de transformation destin accrotre lattnuation de lvolution climatique et ladaptation cette volution ncessitera de mlanger les ressources internes et internationales, prives et publiques, ainsi que les subventions et prts. Pour faciliter la fois laccs quitable aux flux financiers internationaux et leur utilisation efficace, le prsent Rapport recommande aux parties prenantes habilitantes nationales de mlanger le financement en faveur du climat au niveau du pays.

Pour apporter des rsultats efficaces long terme et la redevabilit aux populations et partenaires locaux, quatre ensembles doutils seront ncessaires (cf. figure 5.3) :

Des stratgies de dveloppement faible missions, rsistant au climat pour aligner les objectifs du dveloppement humain, de lquit et de lvolution climatique.

Des partenariats public-priv pour catalyser le capital des entreprises et des mnages.

Des accords sur les flux financiers en faveur du climat pour un accs quitable au financement public international.

Une mise en oeuvre et un suivi coordonns, des systmes de notification et de vrification.

La plupart des activits de contrle du climat daujourdhui sont des projets dattnuation ou dadaptation distincts et progressifs. Mais des approches stratgiques plus larges sont galement ncessaires. Des stratgies de dveloppement faibles missions et rsistant au climat pourraient se rvler une innovation institutionnelle essentielle pour lintgration des questions de lquit et de lvolution climatique dans la planification de dveloppement. Impliquant toutes les parties prenantes, ce type de stratgies peut favoriser la gestion de lincertitude en identifiant des trajectoires de dveloppement rsistant un ventail de rsultats climatiques. Ces stratgies peuvent permettre dintgrer des priorits pour les initiatives gagnant-gagnant en faveur de lattnuation et de ladaptation. Elles permettent galement dvaluer les changements politiques et le dveloppement des capacits ncessaires pour les mettre en oeuvre.111 Une stratgie complte visant attirer les investissements dans le dveloppement vert et quitable doit sattaquer aux importantes distorsions prsentes sur les marchs de lnergie sous forme de rgime fiscal favorable, de privilges rglementaires et de monopoles existants. Il est possible damliorer le climat dinvestissement en rduisant les risques (par ex., par le biais dune meilleure prvisibilit des politiques ou dinstruments de garantie) et en augmentant les rcompenses (par ex., avec des crdits dimpt).112

Les stratgies doivent impliquer les municipalits : dans la mesure o les villes reprsentent la majorit des missions de gaz effet de serre, les actions des gouvernements sousnationaux seront essentielles pour freiner le changement de temprature. Cela ncessite une planification coordonne et une collaboration solide avec divers acteurs du dveloppement, traditionnels et nouveaux, notamment des centres dexpertise technique nationaux et rgionaux, le secteur priv, les communauts et les organisations de la socit civile.

Une seconde innovation institutionnelle essentielle pourrait tre les partenariats de tenue de march public-priv. Ces partenariats visent la transformation du march et sappliquent tant lattnuation de lvolution climatique (technologies dnergie renouvelable, appareils mnagers grande efficacit nergtique, etc.) qu ladaptation (indices mtorologiques, produits agricoles rsistant au climat, constructions rsistant au climat, etc.). Ils sappuient sur lexprience rcente, mais vont audel de la prestation de services et des infrastructures traditionnelles pour rconcilier les intrts potentiellement divergents dun large ventail de parties prenantes et mlanger diverses sources de financement. Les politiques et mesures publiques qui sous-tendent ces partenariats devront offrir des incitations et un soutien permettant damliorer le profil de risque/rcompense des investissements en faveur du climat, en restant cohrentes avec les objectifs de dveloppement nationaux.

Le troisime ensemble doutils implique ltablissement daccords sur les flux financiers en faveur du climat afin daider les auteurs de projets nationaux et sous-nationaux assembler des projets susceptibles de bnficier dun financement et dexploiter le financement public international en faveur du climat. Le financement carbone, comme dans le mcanisme de dveloppement propre, a montr quune capacit limite prparer des projets susceptibles de bnficier dun financement pouvait tre, dans de nombreux endroits, un obstacle majeur pour catalyser les financements privs en faveur du climat. De la mme faon, la complexit des exigences entourant la demande et les notifications pour des fonds publics internationaux rend difficile la dtermination de ladmissibilit et ladquation, ce qui cre des obstacles son utilisation, son suivi et son valuation. Ainsi, les conventions accord sur les flux financiers en faveur du climat devraient-elles amliorer la capacit des pays avoir accs aux sources internationales de financement priv et public.

Le quatrime ensemble doutils du cadre propos pour un financement en faveur du climat quitable et efficace sattaque la ncessit dune mise en oeuvre et dune notification coordonnes. Un financement en faveur du climat dune ampleur suffisante pour freiner les changements de temprature 2 C ncessite des efforts sans prcdent pour permettre sa mise en oeuvre, son suivi, sa vrification et sa notification sur plusieurs dcennies, avec divers acteurs, divers ensembles dactions et une grande varit de sources de financement. Les fonds nationaux en faveur du climat peuvent faciliter le mlange oprationnel et le suivi des ressources intrieures et internationales, prives et publiques, et sous forme de subventions et de prts essentiel pour garantir la redevabilit intrieure et des effets de rpartition positifs.

Permettre laccs universel lnergie

La leve des obstacles linvestissement dans lnergie propre est un lment central de la transition vers laccs universel lnergie. Si elles sont potentiellement source dun retour sur investissement attrayant, la plupart des technologies des nergies renouvelables et de lefficacit nergtique ncessitent un investissement initial substantiel. Mme sils sont compenss par des cots dexploitation plus faibles, les cots de la mise de fonds initiale peuvent tre prohibitifs. Les contraintes financires auxquelles sont confronts les entreprises et les consommateurs sont souvent plus importantes que celles suggres par les taux dactualisation nationaux ou les taux dintrt long terme. Celles-ci sont en outre gnralement aggraves par des obstacles comportementaux, techniques, rglementaires ou administratifs. Prenons lexemple de lnergie olienne : aucun pays nattirera dinvestissement priv si les producteurs dlectricit indpendants doivent faire face des obstacles pour accder aux rseaux, des processus de dlivrance de permis incertains, des comptences locales limites ou une absence de garantie des prix long terme.

FIGURE 5.3

lments cls de la transformation des efforts financiers en faveur du climat

image

Source : adapt de Glemarec et al. 2010.

Obtenir laccs universel lnergie ncessite une stratgie dintervention mene plusieurs niveaux par divers partenaires l encore, il nexiste pas de solution passe-partout. Les gouvernements nationaux et locaux doivent prparer le terrain pour les autres acteurs, de la socit civile et du secteur priv aux niveaux national et sous-national, aux finances mondiales et aux socits dnergie.

Le temps est venu de lancer une initiative mondiale trs mdiatise en faveur de laccs universel lnergie dans les pays en dveloppement. Celle-ci pourrait comporter deux parties : en premier lieu, une campagne de mobilisation et de sensibilisation mondiale ; en second lieu, des investissements sur le terrain grce un soutien spcifique aux approches sectorielles dans lnergie propre. Ensemble, ces deux lments peuvent initier un dplacement du changement progressif vers le changement transformateur.

Une campagne mondiale destine promouvoir une initiative participative et claire, essentielle tant dans les pays donateurs que dans les pays en dveloppement, peut mettre en valeur les capacits existantes pour la mobilisation, lanalyse, la planification, la gestion des connaissances et la communication. Le moment est venu pour une telle campagne. LAssemble gnrale des Nations Unies a fait de 2012 lAnne internationale de lnergie durable pour tous, tandis que la confrence de Rio+20 fournira une occasion unique de dfinir une approche mondiale en faveur dun accs universel lnergie, runissant les programmes de lnergie, de lconomie verte et du climat. Cette approche mondiale peut ensuite tre dveloppe au travers de dialogues rgionaux et nationaux sur lnergie.

En complment de la campagne, un soutien aux pays en dveloppement en faveur de stratgies de dveloppement rsistant au climat pourrait permettre didentifier les obstacles, les avantages et les effets pour les groupes dfavoriss et de crer des conditions favorables linvestissement. Les dfaillances importantes du march renforcent limportance des politiques publiques destines attirer les finances prives. De telles politiques peuvent amliorer les profils de risque/rcompense des investissements dans lnergie propre en rduisant les risques (contexte rglementaire stable, fourniture de comptences locales, rationalisation des procdures administratives, instruments de garantie, etc.) et en augmentant les rcompenses (prix suprieurs, crdits dimpt, etc.). Ainsi, un investissement dans lnergie renouvelable dpourvu dintrt commercial peut-il devenir rentable en garantissant aux producteurs dlectricit indpendants laccs au rseau et un prix dachat suprieur.

Le soutien apport par lInitiative pour laccs universel lnergie pourrait inclure une assistance pour dterminer les technologies prioritaires daccs lnergie, idalement, dans le cadre de la formulation dune stratgie de dveloppement faibles missions, rsistant au climat ; lidentification des obstacles la diffusion de la technologie ; la slection dun ensemble appropri dinstruments politiques destin liminer les obstacles et laccs aux options de financement afin de dployer lensemble de politiques slectionn.

***

Le prsent Rapport est un plaidoyer en faveur dune nouvelle vision qui tienne compte la fois de lquit et de la durabilit environnementale. Il labore des moyens dobtenir des synergies entre les deux objectifs, qui sont essentiels pour contribuer notre comprhension de la faon dont nous avanons et dont nous orientons les politiques. Relever ce dfi largira les choix des populations, aujourdhui et lavenir la caractristique du dveloppement humain.


 
Remarques

Chapitre 1

1ONU 2002 et 2010.

2Sen 2003 : 330.

3Weikard (1999), cit dans Scholtes (2011).

4Scholtes 2011.

5PNUD BRDH 1990 : 38.

6PNUD BRDH 1994 : 19.

7PNUD BRDH 2010 : 2 ; sans soulignement dans loriginal.

8Commission pour lenvironnement et le dveloppement des Nations Unies 1987 : 57-59 ; sans soulignement dans loriginal.

9Solow 1972.

10USA, valuation des incidences sur lenvironnement 2008.

11Commission du dveloppement durable 1997, paragraphe 12.

12Baumol, Litan et Schramm 2007.

13FAO 1996.

14UNDESA 2011.

15Brown et al. 2001.

16Pour plus dinformations sur la durabilit forte, voir Barbier, Markandya et Pearce (1990) et Ross (2009).

17Daly 2005.

18PNUD, plusieurs publications ; OCDE 2010c.

19UNDESA 2011.

20Perrings et Pearce 1994 ; Barbier, Burgess et Folke 1994.

21Voir Nordhaus (2004), daprs qui la baisse est de 0,86 % par an.

22Babage 2010.

23Voir Weitzman (2009), Stern et Taylor (2007), GIEC (1997) et Dietz et Neumayer (2007).

24Weitzman 2009.

25Ceci se dmarque du taux dactualisation long terme de 1 2 % propos par le rapport Stern (Stern 2007), qui est lui-mme infrieur aux taux gnralement invoqus (de 4 5 %).

26Solow 1993 ; 168.

27Les conomistes dfinissent la durabilit en termes de niveaux de vie, de consommation ou dutilit. Les dfinitions bases sur la consommation sont privilgies par les partisans de la durabilit faible, linstar de Dasgupta et Heal (1974), de Hartwick (1977) et de Solow (1974). Les dfinitions reposant sur lutilit, comme celle de Neumayer (2010), considrent quune dmarche est durable si elle permet aux personnes datteindre progressivement et plus efficacement une plus grande utilit.

28Anand et Sen 2994 et 2000 ; Sen 2010.

29Adams (1965), Homans (1961) et Blau (1964) sont lorigine de ce concept.

30Rawls 1971.

31La priorit de lradication de la pauvret dans le cadre du dveloppement durable a t raffirme plusieurs reprises dans les dclarations de lONU, dont la Dclaration de Rio sur lenvironnement et le dveloppement en 1992 (PNUE 1992), la rsolution du Programme relatif la poursuite de la mise en oeuvre dAction 21 (ONU 1997) et la Dclaration de Johannesburg (ONU 2002).

32Anand et Sen (2000 : 2038), soulignement dans loriginal.

33Il est bien entendu que certaines politiques peuvent avoir des effets neutres, mais nous les avons omises pour des raisons de simplicit.

34Voir Brown 2003.

35Une mise en garde simpose dans le cas des solutions situes hors du 1er quadrant, car les amliorations importantes dans une dimension provoquent de petites dtriorations dans lautre. Toute solution amliorant lgrement les deux dimensions est-elle prfrable ? Il peut tre soutenu quune politique favorable aux deux dimensions ne doit tre privilgie que si elle profite aux groupes qui sont objectivement les moins bien lotis. En dautres termes, une politique contribuant la durabilit mais nuisant lquit ne doit tre privilgie que si elle vite aux gnrations futures les plus dfavorises qui bnficieront du changement dtre dans une situation pire que celle des personnes les plus pauvres de lpoque actuelle.

Chapitre 2

1Cf. Rapport mondial 2010 (PNUD-BRDH 2010, chapitre 2 ; cf. liste complte des Rapports mondiaux dans la troisime de couverture).

2Sur ce thme, cf. CEE-ONU (2011) pour une tude rcente.

3Le ratio entre les missions de gaz effet de serre par habitant dans les pays IDH trs lev et celles des pays IDH faible, moyen et lev tait de 3,7 en 1990 et de 3,3 en 2005. Bien que le ratio soit stable, les missions totales ont augment beaucoup plus vite dans les pays en dveloppement en partie du fait de leur croissance dmographique plus rapide.

4Les chiffres exacts sont de 4,4 pour les missions de dioxyde de carbone, de 1,3 pour le mthane et de 2,1 pour le protoxyde dazote.

5La forte corrlation entre les niveaux et les variations de limpact sur lenvironnement dune part et lIDH dautre part suggre par ailleurs que le lien entre ces deux phnomnes na pas beaucoup volu au fil du temps. Il en va autrement, par exemple, pour lesprance de vie et le revenu, pour lesquels les niveaux sont corrls, mais pas les variations, indiquant une volution dans le temps des phnomnes sous-jacents. Cf. BRDH (2010) et Georgiadis, Pineda et Rodrguez (2010).

6Grossman et Krueger 1995.

7Hughes, Kuhn et al., 2011.

8Daprs Grossman et Krueger (1995), il y aurait dans la plupart des cas un pic au moment o le pays atteindrait un revenu par habitant de 8 000 dollars (en dollars de 1985). Dautres tudes ont identifi des seuils diffrents.

9Cf. Tableau statistique 6. Les donnes sur le revenu national brut (RNB) par habitant sont issues de la Banque mondiale (http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GNP.PCAP.PP.CD).

10Cf. Tableau statistique 6.

11Une variable exogne ne dpend pas de ltat des autres variables dun modle causal. Sa valeur est dtermine par des facteurs extrieurs au systme causal examin. (Wooldridge 2003)

12La multiplication par deux de la dforestation nette en pourcentage du RNB augmente lingalit gnrale de 2 % (soit 0,42 point) ; la multiplication par deux des dgts provoqus par lmission de particules en pourcentage du RNB augmente lingalit gnrale de 26 % (soit 5,6 points).

13Le nombre dannes coules depuis que les femmes ont reu officiellement le droit de vote et le taux de prvalence de la contraception sont des lments de lindice dingalit de genre (IIG). Il a t observ en particulier quune augmentation de 10 % de lingalit entre les sexes (mesure par lIIG) gnrait une hausse de 1,13 point (soit 150 %) de la dforestation nette en pourcentage du RNB. Pour plus de dtails sur la mthode utilise et les rsultats obtenus, cf. Fuchs et Kehayova (2011).

14Lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits (IDHI) mesure le niveau moyen de dveloppement humain dune socit lorsque lon prend en compte les ingalits. Il dtermine lIDH dun membre moyen de la socit, qui est infrieur lIDH agrg lorsquil existe des ingalits dans la distribution de la sant, de lducation et du revenu. Dans une situation dgalit parfaite, lIDH et lIDHI sont gaux. Plus la diffrence entre les deux indices est grande, plus les ingalits sont marques. Cf. Alkire et Foster (2010).

15Comme on la vu dans le Rapport mondial 2010, lingalit entre les populations du monde est une mesure importante, mais la plupart des tudes se limitent aux revenus. Elles reconnaissent presque toutes que cette ingalit est importante, sans parvenir cependant un consensus sur les tendances rcentes (Anand et Segal 2008). Daprs Sala-i-Martin (2006), qui a fourni des estimations pour 19702000 en intgrant la distribution des revenus de 138 pays, la moyenne du revenu par habitant a augment, mais pas lingalit. Dautres tudes, comme Milanovic (2009), sont parvenues des conclusions opposes. Dautres encore, comme Bourguignon et Morrisson (2002), nont observ aucun changement.

16Pradhan, Sahn et Younger 2003.

17ODonnell et al. 2008.

18Ces rsultats sont conformes aux tudes antrieures (Neumayer 2003 et Becker, Philipson et Soares 2005, par exemple). Becker, Philipson et Soares attribuent une valeur montaire lesprance de vie, crant ainsi une mesure du revenu complet , qui a augment de 140 % dans les pays dvelopps entre 1965 et 1995, et de 193 % dans les pays en dveloppement.

19Rapport mondial 2010, p. 32 (PNUD-BRDH 2010, chapitre 2 ; cf. liste complte des Rapports mondiaux dans la troisime de couverture). Dautres tudes ont mis en vidence des points similaires. Cf. par exemple McGillivray (2011).

20Daprs le Rapport mondial 2010, le taux dlves achevant leurs tudes primaires est pass de 84 % en 1991 94 % aujourdhui. La dure attendue de scolarisation a galement augment, de 9 ans en 1980 11 ans aujourdhui.

21Hertz et al. 2007.

22Ainsi, dans une tude portant sur 19601995, Checchi (2001) a observ que lingalit relative la dure de la scolarit restait pratiquement constante et faible dans les pays de lOrganisation de coopration et de dveloppement conomiques (OCDE), malgr la hausse du niveau dinstruction atteint moyen.

23Atkinson, Piketty et Saez 2011.

24Calculs du BRDH daprs les donnes de Milanovic (2011). Nous y ajoutons un groupe de 29 pays dvelopps pour lesquels nous possdons des observations sur lingalit des revenus en 1990, 1995, 2000 et 2005.

25OCDE 2011a.

26OCDE 2010a.

27Calculs du BRDH daprs les donnes de Milanovic (2011) et Lpez-Calva et Lustig (2010:10).

28Lpez-Calva et Lustig 2010.

29OCDE 2010b.

30Hughes, Irfan et al. 2011.

31Le terme logarithmique du revenu contribue mcaniquement ce ralentissement, mais cest galement le cas du ralentissement invitable de laugmentation de la dure de lducation formelle, du prolongement de lesprance de vie dans les pays les plus riches et de la convergence des pays revenu faible et intermdiaire mesure quils rattrapent leur retard sur les pays riches en matire de sant et dducation.

32Les risques pour lenvironnement sont modliss laide du scnario des risques pour lenvironnement mis au point par Hughes, Irfan et al. 2011. Les facteurs dingalit et dinscurit sont modliss laide du scnario Security First (la scurit dabord) labor par le Programme des Nations Unies pour lenvironnement (PNUE 2007). Ils intgrent des contraintes socioconomiques et environnementales, linscurit conomique et personnelle, des ingalits nationales et mondiales marques, un niveau de protectionnisme lev, des obstacles la migration, un militarisme accru et une hausse des conflits.

33Le potentiel de rchauffement plantaire mesure leffet radioactif relatif dune substance donne. Pour connatre les dernires estimations, cf. GIEC (2007: chapitre 2).

34Parmi les scientifiques publiant activement dans ce domaine, 98 % soutiennent lide que lvolution climatique est la consquence de lactivit humaine (Anderegg et al. 2010). Si certaines tudes ont mis en vidence des erreurs dans les rapports du Groupe dexperts intergouvernemental sur lvolution du climat (Khilyuk et Chilingar 2006 ; Church et al. 2008), aucune na cependant vritablement remis en cause ses principales conclusions.

35Raupach et al. 2007.

36Aichele et Felbermayr 2010 ; Grether et Mathys 2009.

37Le CO2 peut demeurer dans latmosphre des milliers dannes, la diffrence du mthane, qui disparat au bout dune douzaine dannes, et du protoxyde dazote, qui met 114 ans disparatre. Cf. Archer et Brovkin (2008) et GIEC (2007).

38Cf. loutil des indicateurs danalyse climatique (CAIT, Climate Analysis Indicators Tool) du World Resources Institute (http://cait.wri.org/).

39Les rgions situes en-dehors de la zone dlimite par les 45e parallles Nord et Sud ont constat une hausse de la temprature moyenne de 2,66 C de novembre avril pendant les annes 2000 par rapport la priode 19511980 ; dans les rgions comprises entre ces deux latitudes, la hausse est de 0,66 C.

40Cooper 2008.

41Dans les pays IDH trs lev, les prcipitations ont diminu de plus de 2 %.

42Ainsi, daprs les estimations, il est extrmement probable ( 90 %) que les prcipitations augmentent dans les rgions de haute latitude et probable ( 66 %) quelles reculent dans les rgions les plus subtropicales et que leur variabilit saccroisse dans les rgions quatoriales (GIEC 2007 ; Dore 2005).

43Christensen et al. 2007.

44Le Groupe dexperts intergouvernemental sur lvolution du climat (GIEC 2007) prvoit une hausse de lordre de 0,18 0,59 mtre selon six scnarios, mais pour dautres tudes la monte pourrait atteindre jusqu 2 mtres. Lamincissement des glaces devrait finir par provoquer le dtachement des plateformes glaciaires, ce qui pourrait acclrer la monte du niveau de la mer (Gregory et Huybrechts 2006 ; Jevrejeva et al. 2006 ; Thomas et al. 2004).

45Anthoff 2010.

46Wheeler 2011.

47Vankoningsveld et al. 2008.

48Dasgupta et al. 2009.

49Il sagit des estimations de la base de donnes internationale sur les catastrophes naturelles du Centre for Research on the Epidemiology of Disasters. Un phnomne est class parmi les catastrophes naturelles sil rpond lun au moins des critres suivants : au moins 10 personnes sont dcdes, au moins 100 personnes sont touches, ltat durgence a t dcrt ou il est fait appel laide internationale. Toutefois les donnes ne sont pas ncessairement trs uniformes entre les pays. La croissance dmographique fait augmenter le nombre de personnes touches et donc le nombre de phnomnes considrs comme des catastrophes naturelles. Cf. aussi Neumayer et Barthel 2011 sur les effets de la sensibilisation et des declarations biaises.

50GIEC 2007. Les variations de lhumidit atmosphrique affectent la capacit dabsorption de lhumidit, ce qui augmente la probabilit de prcipitations intenses et des catastrophes naturelles associes.

51Knutson et al. 2010.

52Ces chiffres pourraient galement reflter lexposition croissante des populations aux alas naturels (installation dans des rgions inhabites jusque-l, par exemple) et leur vulnrabilit accrue.

53Wood, Sebastian et Scherr 2000.

54Deux instances de lONU, lOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture (FAO) et le Secrtariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la dsertification, produisent des estimations, mais leur approche est critique dans les cercles universitaires. Cf. Vern, Paruelo et Oesterheld 2006.

55Hanasaki et al. 2008 ; PNUE 2009.

56Programme mondial pour lvaluation des ressources en eau 2009.

57Ball 2001.

58Ces chiffres correspondent la moyenne pondre par la superficie totale de chaque groupe de niveau dIDH.

59Les estimations diffrent selon les mthodes employes et la couverture des donnes : les valuations fondes sur les images satellite de 2002 donnent des taux de dforestation infrieurs de 23 % ceux rapports par FAO (2001). Les donnes manant dinstitutions officielles ou informelles sont souvent inexactes et incompltes, et elles manquent dinformations dtailles sur la composition des forts, leur maturit, leur perturbation, leur frondaison et leur qualit. Cf. Grainger 2010). Certains pays comme le Brsil ont fait de nets progrs dans la rduction de leur dforestation (www.undp.org/latinamerica/biodiversity-superpower/).

60Cf. Meyfroidt, Rudel et Lambin 2010. Le Bhoutan et El Salvador exploiteraient davantage de terres ltranger quils nen ont reboises sur leur territoire.

61Gan et McCarl 2007.

62Mayer et al. 2005, 2006.

63Wrtenberger, Koellner et Binder 2005.

64En 2007, la consommation annuelle moyenne par habitant tait de 28,7 kg dans les pays dvelopps et de 9,5 kg dans les pays les moins avancs (FAO 2010a).

65Les donnes sur les prises actuelles proviennent du Service de linformation et des statistiques sur les pches et laquaculture de la FAO (2009) ; le rendement durable de FAO (2005).

66FAO 2010a.

67FAO 2010a.

68Ainsi, au Prou, lintroduction de droits de pche individuels sur la pche lanchoveta, lespce locale danchois, est considre comme un lment essentiel de lamlioration de la durabilit de son stock de poissons (Fron et al. 2008 ; Schreiber paratre).

69Grossman et Krueger 1995.

70McGranahan et al. 2001.

71OCDE 2010b.

72Bettencourt et al. 2007.

73Dodman 2009.

74Lehrer 2010.

75Cf. www.unesco.org/water/wwap/facts_figures/besoins_fondamentaux.shtml.

76Tachamo et al. 2009 ; Pepper 2007.

77La pollution urbaine dsigne les particules suspendues dont le diamtre est infrieur 10 microns (PM10), exprimes en microgrammes par mtre cube (Banque mondiale 2011a).

78Calculs daprs les moyennes pondres par la population urbaine.

79Cf. UNDESA 2006.

80Les seuils pour les gaz effet de serre correspondent aux missions totales accumules pendant les 50 prochaines annes qui sont susceptibles de maintenir lvolution de la temprature en-dessous de 2 degrs (1 678 gigatonnes), labsence de dforestation et des prlvements deau douce dans le monde de 5 000 kilomtres cubes par an, que nous avons exprims en volume par habitant pour notre analyse. Ces seuils sont trs incertains et la communaut scientifique est loin de sentendre sur lestimation de leur variation. Pour en savoir plus sur les seuils environnementaux mondiaux, cf. par exemple Rockstrm et al. 2009 et Meinshausen et al. 2009. Les missions de gaz effet de serre combinent les moyennes de 20052007 pour le dioxyde de carbone et les donnes de 2005 (les plus rcentes disponibles) pour le mthane, le protoxyde dazote et les autres gaz effet de serre. Les donnes relatives aux forts entre 2000 et 2010 sont utilises pour calculer la dforestation. Les prlvements deau totaux sont bass sur les moyennes des annes 2000, et les donnes sur laccs une eau de meilleure qualit sont celles de 2008. Les donnes sur la pollution de lair sont une moyenne de la priode 20062008. Les seuils des effets locaux correspondent aux moyennes rgionales. Cf. Tableau statistique 6 pour les sources des donnes.

81Les observations les plus anciennes des annes 1990 et les plus rcentes des annes 2000 ont t utilises pour calculer lvolution dans le temps.

82Le Costa Rica est cependant lun des rares pays dAmrique latine avoir enregistr une hausse de lingalit en matire de revenus au cours de la dernire dcennie, malgr lexplosion de la croissance qui a prcd la crise conomique mondiale de 2008. Les ingalits en matire de sant et dducation ont diminu au cours de cette mme priode.

83PNUE 2010.

Chapitre 3

1Ash et al. 2010 ; Bruelle et Pellow 2006 ; Pastor 2007 ; Sze et London 2008 ; United Church of Christ 1987.

2En 1957, suite lexplosion de la centrale, les Russes de souche vivant proximit furent vacus et rinstalls ailleurs tandis que les Tatars furent abandonns leur sort (Agyeman, Ogneva-Himmelberger et Campbell 2009).

3La proportion de la population ayant accs une source deau et un systme dassainissement amliors est un indicateur de durabilit environnementale dans le cadre de lObjectif 7 (Objectifs du Millnaire pour le dveloppement). Un mnage est considr dmuni sil dpend du bois, du charbon ou du fumier pour cuisiner ; sil na pas accs leau potable (ou si celle-ci se trouve plus de 30 minutes) et sil ne dispose pas dun systme dassainissement amlior (ou sil partage celui-ci avec dautres mnages). Cf. Alkire et Santos (2010).

4Depuis la publication du Rapport mondial 2010, les donnes de 19 pays ont t mises jour et celles de 5 nouveaux pays ont t prsentes pour la premire fois. Parmi les pays couverts par lIPM, 11 se situent dans les tats arabes, 9 en Asie de lEst et dans le Pacifique, 23 en Europe et en Asie centrale, 18 en Amrique latine et dans les Carabes, 5 en Asie du Sud et 37 en Afrique subsaharienne. Des donnes compltes sur les privations environnementales sont disponibles pour 103 pays lanalyse descriptive est centre sur ces pays. Les donnes relatives aux tats arabes ne sont pas prsentes, car les faibles niveaux de pauvret de ces pays risquent de nuire la fiabilit des rsultats.

5Ces agrgats concernent les annes 2000 ; lenqute couvre les annes allant de 2000 2010. Les donnes relatives la population correspondent lanne de lenqute de chaque pays dans le cas prsent et dans lanalyse qui suit.

6LIPM reflte les privations laide de trois dimensions gales et de 10 indicateurs. Pour plus dinformations, cf. Note technique 4.

7Un faible niveau de pauvret peut cependant cacher une pauvret infranationale. Ainsi, au Ghana, la pauvret est 10 fois plus importante dans le Grand Accra que dans le nord du pays. Dautres pays affichent galement de grandes diffrences dune rgion lautre. En Europe et en Asie centrale, les mesures nationales de la pauvret ne rendent pas compte de la pauvret de groupes tels que les Roms.

8UNICEF Madagascar Eau, assainissement et hygine 2007.

9Lanalyse tait accompagne de ltude des effets fixes de lIDH lchelle des groupes et des rgions ; les rsultats de celle-ci ntant pas globalement significatifs, elle a t abandonne. Au total, un chantillon de 73 pays a t analys sur un an. Lobservation annuelle de 52 pays na pas t comprise dans lexercice ; il sagit des pays o la pauvret tait base sur des limites infrieures ou suprieures (cf. Alkire et Santos 2010), de ceux qui il manquait un indicateur environnemental et de ceux dont lIPM tait infrieur 0,032 et dont le nombre limit de personnes pauvres (moins de 8,5 %) tait susceptible de nuire la fiabilit des rsultats. Les 30 pays auxquels il manquait des indicateurs non environnementaux ont t retenus mais lanalyse a tenu compte de labsence de ces donnes.

10De Oliveira 2008.

11Hall et Lobina 2008.

12Da Costa, Cohen et Schaeffer 2007 ; De Oliveira et Laan 2010.

13ONU-Habitat 2003.

14Milton et al. 2010 ; UNICEF 2010 ; Argos et al. 2010.

15Programme Gouvernance de leau du PNUD 2010.

16Programme Gouvernance de leau du PNUD 2010.

17FMI 2004 ; Tableau statistique 5 ; cf. galement Djibouti dans le profil des pays arabes tabli par la Chambre de commerce austro-arabe (www.aacc.at).

18Cf. le travail de lIDA au Npal : (http://go.worldbank.org/TXVG8IJ8L0).

19Ministre du Logement, de la construction et de lassainissement du Prou 2006.

20BID 2008.

21Meier et al. 2010.

22Programme mondial pour lvaluation des ressources en eau 2006.

23La corrlation de Spearman est de 0,6 pour les anomalies de temprature (comparaison entre 1951-1980 et 2000-2008). Si lon ne prend en compte que les changements statistiquement significatifs, pouvant tre interprts comme des signes de lvolution climatique, le rsultat est pratiquement inchang.

24La faible corrlation ngative disparat totalement si lIndonsie est exclue de lchantillon et si lon ne considre que les changements statistiquement pertinents terme dans le cadre de lchantillon complet.

25Pour une analyse rcente, cf. Skoufias, Rabassa et Olivieri (2011).

26Les facteurs de risques environnementaux comprennent la fume lintrieur des habitations manant des combustibles solides ; la pollution de lair extrieur ; leau insalubre, lassainissement inadquat et le manque dhygine ; les rayons ultraviolets du soleil ; lvolution climatique ; lexposition au plomb ; lexposition au mercure ; lexposition professionnelle aux agents cancrognes ; lexposition professionnelle aux particules atmosphriques et lexposition la fume secondaire (Prss-stn et al. 2008).

27Banque mondiale 2008a.

28Prss-stn et al. 2008.

29Prss-stn et al. 2008. Estimations bases sur les statistiques 2004 de lOMS sur la sant des pays. Lutilisation des combustibles solides est un indicateur fiable de lexposition la pollution de lair intrieur. Cependant, terme, lamlioration des cuisinires et de la ventilation se rpandant de plus en plus, ces deux aspects ne seront plus troitement lis.

30Entre 1990 et 2005, le pourcentage des mnages urbains ayant accs au gaz est pass de 19 % 82 % (Vennemo et al. 2009).

31Chiffres bass sur les donnes de lOMS de 2004 en matire de charge de morbidit.

32Smith, Mehta et Maeusezahl-Feuz 2004.

33Shandra, Shandra et London 2008.

34La corrlation est de 0,82, p 0,05.

35Travail de terrain ralis par lOxford Poverty and Human Development Initiative (www.ophi.org.uk/policy/multidimensional-poverty-index/mpe-case-studies/).

36Travail de terrain ralis par Indrajit Roy (www.ophi.org.uk/policy/multidimensional-poverty-index/mpe-case-studies/).

37Kjellstrom et al. 2006.

38Riojas-Rodrguez et al. 2006.

39Blacksmith Institute 2007.

40Pour la Rgion administrative spciale chinoise de Hong Kong, cf. Wong et al. (2008, 2010) ; pour Shanghai, cf. Kan et al. (2008), cit dans HEI (2010).

41Amis de la Terre/Friends of the Earth 2004.

42Mitchell et Dorling 2003; Brainard et al. 2002.

43Kruize et Bouwman 2004.

44Kockler 2005.

45Viel et al. 2010 ; Laurian 2008.

46ONU-Eau 2010a. Donnes issues de Prss-stn et al. 2008.

47Prss-stn et Corvaln 2006.

48ONU-Eau 2010a. Donnes issues de Prss-stn et al. 2008.

49Prss-stn et Corvaln 2006.

50Prss-stn et al. 2008.

51Banque mondiale 2008b.

52ONU-Eau 2010a.

53Par exemple, des cas de violence sexuelle peuvent survenir quand les femmes doivent faire leurs besoins lextrieur aprs la tombe de la nuit (ONU-Eau 2006).

54Costello et al. 2009.

55Lindsay et Martens 1998.

56Hales et al. 2002.

57Checkley et al. 2000, 2004 ; Speelmon et al. 2000 ; Lama et al. 2004.

58Nelson et al. 2007, 2009.

59Green, King et Morrison 2009 ; Galloway McLean 2010. King, Smith et Gracey (2009) ont tudi les ouvrages consacrs ce thme.

60RDH 2010 ; Tableau statistique 13 (PNUD-BRDH 2010 ; cf. troisime de couverture pour la liste complte des RDH).

61Groupe indpendant dvaluation 2008.

62Daka et Ballet 2011.

63Khandker et al. 2009a.

64Khandker et al. 2009b.

65Flora et Findeis 2007.

66Nankhuni et Findeis 2004.

67Senbet 2010.

68Ndiritu et Nyangena 2010.

69Walker 2010.

70Donnes de la FAO (2010b). La population active dsigne lensemble des travailleurs disponibles, quils soient employs ou au chmage (y compris ceux qui cherchent un premier emploi).

71World Resources Institute 2005. Outre lagriculture petite chelle, la cueillette des plantes, lextraction de matriaux et les mdicaments issus de la nature sont les principales sources de revenus axes sur lenvironnement.

72Pattanayak et Sills 2001.

73Vincent 2011 ; FNUAP 2009.

74IWGIA 2008.

75Sobrevila 2008.

76Sobrevila 2008.

77Banque mondiale 2008c.

78Galloway McLean 2010.

79Hertel et Rosch 2010. Pour une tude, cf. Nellemann et al. (2009).

80Nellemann et al. 2009.

81valuation des cosystmes pour le millnaire 2005.

82Fraser et al. 2010.

83Yonghuan et al. 2007.

84RDH 2007/2008 (PNUD-BRDH 2010 ; cf. troisime de couverture pour la liste complte des RDH).

85Banque mondiale 2009.

86Lobell, Schlenker et Costa-Roberts 2011.

87Lobell et al. 2008.

88Nelson et al. 2010.

89Thornton et al. 2009.

90Daprs lOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture, si les hommes et les femmes accdaient aux ressources productives dans les mmes conditions, le rendement des cultures augmenterait en moyenne de 20 30 % et la production agricole de 2,5 4 % (FAO 2010b : 5).

91Nellemann et al. 2010.

92FAO 2010b.

93Ulimwengu et Ramadan 2009.

94Hertel, Burke et Lobell 2010.

95Ivanic et Martin 2008.

96Cranfield, Preckel et Hertel 2007.

97Jacoby, Rabassa et Skoufias, paratre.

98Cf. www.fao.org/forestry/28811/fr/.

99FAO 2011.

100Agarwal 2010b : 37 ; FAO 2010b :16.

101Mayers 2007.

102Vedeld et al. 2004 ; mta-analyse de 54 tudes de cas dont 33 en Afrique.

103Mitra et Mishra 2011.

104Yemiru et al. 2010.

105Donnes bases sur des tudes couvrant les annes 2002-2008 (Volker et Waible 2010). Des rsultats similaires sont obtenus pour le Brsil par Pattanayak et Sills (2001) et pour le Honduras par McSweeney (2004) et par Takasaki, Barham et Coomes (2004).

106Agarwal 2010b.

107Arnold, Kohlin et Persson 2006.

108FAO 2010a.

109Allison et al. 2009.

110Allison et al. 2005. Cf. galement Allison et al. (2009).

111Secrtariat gnral de la Communaut du Pacifique 2011.

112AUSAid et Centre du Pacifique du PNUD 2008.

113Cinner, Daw et McClanahan (2009), tude petite chelle ralise auprs de 434 mnages tablis dans neuf villages ctiers et dont 141 membres taient pcheurs.

114Secrtariat gnral de la Communaut du Pacifique 2011.

115Cheung et al. 2009.

116Iftikhar 2003. Afifi et Warner 2008 ; Boano, Zetter et Morris 2008.

117Cf., par exemple, Miguel, Satyanath et Sergenti (2004), Hendrix et Glaser (2005), Boano, Zetter et Morris (2008) et Burke et al. (2010).

118Calculs bass sur les donnes des Enqutes dmographiques et sanitaires et des Enqutes en grappes indicateurs multiples, anne la plus rcente disponible depuis 2000.

119Ces tudes ne sont disponibles que pour un nombre limit de pays compte tenu de leur cot lev et de leur difficult intrinsque. Les questionnaires ne sont pas tous identiques et les donnes sont illustratives et non pas strictement comparables.

120Agarwal 2010b : 36, tableau 2.1.

121Koolwal et van de Walle 2010.

122Kramarae et Spender 2000.

123Ilahi et Grimard 2000.

124Wodon et Ying 2010.

125Blackden et Wodon 2006.

126Pour valuer les retombes conomiques positives de lamlioration de lapprovisionnement en eau, lOMS et al. (2006) sappuient sur lhypothse quun accs largi leau ferait gagner chaque mnage 30 minutes par jour.

127Cf. www.sidym2006.com/eng/eng_doc_interes.asp.

128Boano et al. 2008.

129HCR 2002 : 12.

130Marchiori et al. 2011.

131RDH 2009 : chapitre 4 (PNUD-BRDH 2010; cf. troisime de couverture pour la liste complte des RDH).

132PNUE 2009.

133Miguel et al. 2004 ; Hendrix et Glaser 2005 ; Raleigh et Urdal 2008 ; Fiola 2009 ; Burke et al. 2010.

134Evans 2010.

135Homer-Dixon 1994.

136Collier 2006.

137Evans 2008 ; Collier 2007.

138Boano et al. 2008 : 22.

139Bartlett 2008.

140Wheeler 2011.

141Boano et al. 2008.

142Base de donnes mondiale des indicateurs urbains dONU-Habitat (www.unhabitat.org/stats/). Les mnages habitant dans des bidonvilles sont dfinis comme ceux qui sont privs dau moins lun des lments suivants : eau potable, systme dassainissement amlior, scurit doccupation, logement durable ou espace habitable suffisant.

143Sommet asiatique des peuples autochtones sur le changement climatique 2009. Cf. galement Sommet asiatique des peuples autochtones sur le changement climatique (www.tebtebba.org/index.php?option=com_content&view=article&id=47&I temid=58).

144Rodriguez-Oreggia et al. 2010.

145Brouwer, Akter et Brander 2007.

146Nishikiori et al. 2006. Le rapport 2005 dOxfam International sur limpact du tsunami asiatique de 2004 sur les femmes arrive des conclusions similaires pour les inondations.

147Rose 1999.

148Neumayer et Plumper 2007.

149Neumayer et Plumper 2007.

150Blankespoor et al. 2010.

151La probabilit de mourir suite louragan Katrina tait plus leve chez la population noire et pauvre (Price 2008 ; RDH 2007/2008 [PNUD-BRDH 2010 ; cf. troisime de couverture pour la liste complte des RDH] :81, encadr 2.3).

152Baez, de la Fuente et Santos 2010.

153Seballos et al. 2011.

154Alderman, Hoddinott et Kinsey (2006). Jensen (2000) a abouti aux mmes rsultats en Cte dIvoire.

155Baez et Santos (2007).

156Alkire et Roche, paratre.

157Christiaensen, Do et Trung 2010.

158ONU 2010.

159Cf. Mobile Alliance for Maternal Action (www.mobilemamaalliance.org/issue.html).

160Engelman 2011.

161Engelman 2009 : 5.

162UNDESA 2011b.

163Nous observons cependant que malgr le dclin sensible de la fcondit au cours des annes 1970 et 1980, les problmes lis la population demeurent graves au Bangladesh et quune certaine complaisance a rcemment men une mise en oeuvre des politiques moins rigoureuse et des programmes moins performants (Khan et Khan 2010).

164Potts et Marsh 2010 : p. 5.

165Acadmie nationale des sciences des tats-Unis 1992 : 26.

166ONeill et al. 2010.

167Wire 2009.

1686,2 naissances par femme au Tchad, 4,4 en Rpublique dmocratique du Congo et 7,1 au Niger ; cf. Tableau statistique 4.

169Mills, Bos et Suzuki 2010.

170Filmert et Pritchett (2002) voient une corrlation partielle entre les indicateurs relatifs la raret du bois de chauffage et la fcondit au Pakistan. Biddlecom, Axin et Barber (2005) tablissent un lien entre, dune part, la qualit environnementale moindre et la dpendance accrue des ressources naturelles publiques et, dautre part, le taux de fcondit lev dans la partie occidentale de la valle de Chitwan (Npal). Pourtant, les donnes nationales relatives au Npal suggrent un lien entre la pnurie des ressources naturelles et une fcondit rduite (Loughran et Pritchett 1997).

171Daprs les donnes les plus rcentes de lEnqute dmographique et sanitaire (www.measuredhs.com/accesssurveys/).

172Engelman 2009.

173Nugent et Shandra 2009. Il convient cependant de noter que laboutissement ces rsultats nest pas clair.

174Norgaard et York 2005.

175Cf. www.ipu.org/wmn-e/world.htm (consult le 14 juillet 2011). Pour les donnes rgionales et nationales, cf. Tableau statistique 4.

176UNDESA 2010.

177Shandra, Shandra et London 2008.

178Donnes extraites du Gallup World Poll (www.gallup.com/se/126848/worldview.aspx) relatives lanne la plus rcente disponible depuis 2007.

179Les diffrences entre les hommes et les femmes sont prononces en matire de perception de la gravit de lvolution climatique, des efforts gouvernementaux en faveur de lenvironnement (de lordre de 95 %) et des politiques visant amliorer la qualit de lair et rduire les missions (de lordre de 99 %) ; en revanche, elles le sont moins pour la qualit de leau.

180Arora-Jonsson 2011.

181Agarwal 2009.

182Walton 2010 : 36.

183Gallagher et Thacker 2008 ; Bernauer et Koubi 2009.

184Boyce et al. 1999.

185Torras et Boyce 1998.

186Torras 2006. Le pouvoir est valu laide de lindice de Gini, des droits politiques et des liberts civiles, du taux dalphabtisation, de lducation suprieure, de la densit de la population, de la densit dutilisateurs dInternet et de la reprsentation des femmes au sein du gouvernement.

187La mthode des composantes principales a permis de crer un indice de lgalit des pouvoirs, en utilisant des donnes relatives lingalit des revenus, lalphabtisation des adultes, laccs Internet, aux droits politiques et aux liberts civiles, ainsi qu la stabilit politique. Les rsultats obtenus sont du mme ordre que ceux de Boyce et Torras (2002).

188Toutes ces tudes tendent tester des rsultats varis et utiliser plusieurs ensembles de donnes et de spcifications.

189Gallagher et Thacker 2008 ; cf. galement Torras et Boyce 1998.

190Li et Reuveny 2006.

191Neumayer 2002. Ltude ralise dans 185 pays de 1990 2004 par Battig et Bernauer (2009) aboutit des rsultats semblables : la dmocratie a eu un impact positif sur lengagement politique visant mitiger lvolution climatique, mais les consquences en termes de rsultats politiques niveaux des missions et leur volution taient nuances.

192Bernauer et Koubi 2009.

193Le concept de pouvoir compensateur a t invent par Galbraith (1952).

194Crotty et Rodgers, paratre.

195Fredrikkson et al. 2005.

196Plus concrtement, les rsultats suggrent que laugmentation de 10 % du pouvoir des ONG (mesure daprs le nombre dONG de dfense de lenvironnement par habitant) se traduit par une baisse de 5,1-9,3 % des niveaux de dioxyde soufre, de 5,7 % de la fume et de 0,8-1,5 % des particules lourdes. Dautres estimations tenant compte de lendognit potentielle et des erreurs de mesure font tat dun impact encore plus percutant (Blinder et Neumayer 2005).

197Pellow 2004.

Chapitre 4

1Barrett 2009.

2Ervin et al. 2010.

3UNDESA 2009 ; OCDE 2010c ; AIE 2010 ; publications 2011 de la runion du comit prparatoire de Rio de lONU (www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=13&nr=28&menu=24).

4REN21 2010: 47.

5Newell, Phillips et Mulvaney 2011.

6ONU 2011.

7Bernard 2010: 12.

8Dinkelman 2008.

9Khandker et al. 2009b.

10www.ophi.org.uk/policy/multidimensional-povertyindex/mpi-case-studies/.

11Zacune 2011.

12Ces chiffres sont comparer avec ceux du New Policies Scenario, qui prend en compte les engagements et les plans des pays au sens large, mme lorsque ceux-ci nont pas encore t mis en oeuvre. Daprs ce scnario, jusquen 2035, les missions de dioxyde de carbone augmenteraient de plus de 21 % par rapport 2008. Les combustibles fossiles principalement le charbon et le gaz naturel restent prdominants dans ce scnario, mais leur part dans la production totale chute de 68 % 55 % mesure que celles du nuclaire et des sources renouvelables saccroissent, et la quantit de dioxyde de carbone mise par unit dlectricit produite chute dun tiers (cf. AIE et al. 2010).

13Rseau mondial pour lnergie au service du dveloppement durable pour le XXIme sicle 2011.

14Daprs le New Policies Scenario, la demande mondiale dnergie primaire augmenterait de quelque 36 % entre 2008 et 2035, soit 1,2 % par an. Plus de 80 % de la demande dlectricit provient de pays non membres de lOrganisation de coopration et de dveloppement conomiques (OCDE) (AIE et al. 2010 : 4 et 8).

15OCDE 2011c.

16Sur le Kenya, Okello (2005) ; sur le Guatemala, Bruce et al. (2004).

17AGECC 2010.

18Rseau mondial pour lnergie au service du dveloppement durable pour le XXIme sicle 2010.

19Eberhard et al. 2008.

20Quelque 80 % de lnergie renouvelable produite en 2010 tait issue de lnergie hydrolectrique, qui reprsentait galement environ un tiers de la nouvelle capacit renouvelable ajoute entre 2010 et 2011. Rseau mondial pour lnergie au service du dveloppement durable pour le XXIme sicle 2010.

21La croissance annuelle a t de 4 % pour lnergie gothermique, de 23 % pour la production dthanol, de 27 % pour lnergie olienne et de 60 % pour le solaire photovoltaque (Rseau mondial pour lnergie au service du dveloppement durable pour le XXIme sicle 2010 : figure 2).

22Transparency International 2011.

23The Pew Charitable Trusts 2011.

24Glemarec 2011.

25Kammen, Kapadia et Fripp 2004.

26Rseau mondial pour lnergie au service du dveloppement durable pour le XXIme sicle 2010: 9.

27AIE, PNUD et ONUDI 2010.

28Burniaux et Chateau 2011.

29Badiani et Jessoe 2011.

30Banque mondiale 2009.

31Sur lIndonsie, Kojima et Bacon (2006) ; sur lIran, Global Subsidies Initiative (2011).

32Groupe Norton Rose 2011.

33Agence de protection de lenvironnement des tats-Unis 2011. Les missions ont baiss denviron 6 % en 20082009, principalement en raison de la rcession conomique, qui a conduit un changement de combustible, le prix du charbon augmentant tandis que celui du gaz naturel baissait.

34Conseil du premier ministre indien sur le changement climatique 2008 ; Stern et Taylor 2010.

35ec.europa.eu/clima/policies/package/index_en.htm

36AIE, PNUD et ONUDI 2010.

37Cf. www.righttowater.info/progress-so-far/. Ce type de lgislation existe galement au Kazakhstan et dans quatre pays dEurope occidentale.

38Leonhardt 2011.

39Klopfenstein et al. 2011.

40Sarkar et al. 2010.

41Cf. www.undp.org/water/community-water-initiative.shtml.

42Fishman 2011.

43Banque mondiale 2007.

44Duflo et Pande 2007.

45Dudley et Stolton 2003.

46Mulongoy et Gidda 2008.

47http://www.unicef.org/french/wash/index.html.

48Banque interamricaine de dveloppement 2010.

49Nepal Water for Health 2004.

50Baker et al. 2011.

51Roseinweig 2008.

52Banque mondiale 2011a.

53Cf. Perez et al. (2011) ; www.stanford.edu/group/jennadavis/index.html ; Lwin Oo, 2010 ; Wilkinson, Moilwa et Taylor 2004.

54UNDESA 2010b.

55Engelman 2011.

56Potts et Marsh 2010.

57www.unfpa.org/stronger_voices.

58www.ehproject.org/phe/adra-nepalfinal.html.

59www.ehproject.org/phe/phe.html.

60Grandia 2005 ; Guatemala, Instituto Nacional de Estadistica 1999 et 2009.

61Mansour, Mansour et Swesy 2010.

62Ministre de la Sant et de la protection sociale du Bangladesh 2004 ; UNDESA 2009.

63Kenya National Coordinating Agency for Population and Development 2008.

64www.pathfind.org/site/PageServer?pagename=Programs_Vietnam_Projects_HIV_RH_Integration.

65Roudi 2009.

66UNFPA 2010.

67Lopez Carr et Grandia 2011.

68UIT 2011.

69GSMA Development Fund, Cherie Blaire Foundation for Women et Vital Wave Consulting 2010.

70www.mobilemamaalliance.org/opportunity.html.

71Par exemple, le Costa Rica est pass dun taux de dforestation de 0,8 % par an entre 1990 et 2000, un taux de reboisement de 0,9 % au cours de la dcennie suivante ; lInde a augment son taux de reboisement, le faisant passer de 0,2 % par an entre 1990 et 2000, 0,5 % par an entre 2000 et 2010 (FAO 2011).

72Nagendra 2011.

73Ostrom 1992.

74Agarwal 2001 ; Gupte 2004.

75Agarwal 2010a.

76Molnar et al. 2004.

77Corrigan et Granziera 2010.

78PNUD, PNUE, Banque mondiale et WRI 2005.

79http://us.macmillan.com/horizontalinequalitiesandconflict.

80Leisher et al. 2010.

81Leisher et al. 2010.

82PNUD et FEM 2010.

83Baud et al. 2011 ; Martin 2011.

84Ervin et al. 2010.

85Ervin et al. 2010.

86Harvey, Roper et Utz 2006.

87Gupta et Leung 2011.

88Programme pour la gestion des risques de catastrophes du gouvernement indien et du PNUD 2008.

89Chung et al. 2006.

90Duval-Diop et Rose 2008.

91Cf. Grosh et al. (2008) et Tucker (2010).

92UKaidDFID 2011.

93Fuchs 2011.

94Cf. Arnall et al. (2010).

95Lieuw-Kie-Song 2009.

96Dpartement des Affaires environnementales dAfrique du Sud et PNUE 2011.

97PNUD 2011c.

Chapitre 5

1Frankel et Bosetti 2011.

2GIEC 2007.

3Chang et Grabel 2004 ; Rodrik 2006.

4Cf. Aghion (2009) ; Rodrik (2005) ; Lin 2010.

5GIEC 2011.

6PNUD 2011a.

7Grasso 2004.

8Mme si limportance des aspects distributifs est de plus en plus reconnue ; cf. par exemple, OCDE (2010a).

9Atkinson et Stiglitz 1980.

10Oxfam International 2007.

11Cadman et al. 2010.

12Weitzman 2009a, 2009b ; Torras 2011.

13http://go.worldbank.org/5JP4U774N0.

14Cf. www.opensecrets.org/influence/index.php.

15Banque mondiale 2010c.

16Transparency International 2011.

17Rodrik, Subramanian et Trebbi 2004 ; Iyigun et Rodrik 2004.

18Speck 2010.

19Willenbockel 2011.

20OCDE 2011c.

21Ministre de lnergie du Ghana et Banque mondiale 2004.

22Banque mondiale 2008b.

23Wang et al. 2011.

24Gearty 2010. Aucun droit de ce type na t reconnu dans la Dclaration universelle des droits de lHomme ou dans le Pacte international relatif aux droits conomiques, sociaux et culturels.

25Earthjustice 2004, 2008. La communaut des droits de lhomme est actuellement divise sur le bien-fond de la reconnaissance des droits de lhomme environnementaux. Certains affirment que la reconnaissance dune troisime gnration de droits (gnration dans laquelle la protection des humains nest pas au centre des proccupations) risque de dvaluer lide de droits humains et de dtourner lattention de la ncessit de totalement mettre en oeuvre les droits civils, politiques, conomiques et sociaux existants. Dautres font valoir la valeur inhrente de la reconnaissance dun droit faire protger lenvironnement. Cf. Boyle (2010).

26Fukuda-Parr 2007 ; Nussbaum 1998, 2006 ; Sen 2009 ; Vizard, Fukuda-Parr et Elson 2011.

27Sen 2009

28Boyce 2011.

29Cependant, la lgislation maintient le pouvoir du Parlement autoriser dventuelles interfrences avec les droits environnementaux : May (2006).

30Cf. Pedersen (2008).

31Cf. lAgence sudoise pour la protection de lenvironnement (www.naturvardsverket.seen/In-English/Start/Enjoying-nature/The-right-of-public-access/).

32Chaque personne a droit un environnement propre et sain, qui inclut le droit de faire protger lenvironnement pour le bnfice des gnrations prsentes et futures au travers de mesures lgislatives et autres (Constitution du Kenya 2010, Chapitre 5, Partie 2). Depuis 1972, plus de la moiti des tats membres de lONU ont ajout des garanties constitutionnelles relatives lenvironnement (Earthjustics 2007).

33LArticle 44 de la Constitution de la Rpublique fdrale dmocratique dthiopie de 1994 dispose que le gouvernement sefforcera de garantir que tous les thiopiens vivent dans un environnement propre et sain et lArticle 92 que la conception et la mise en oeuvre de programmes et du dveloppement ne doit pas endommager ou dtruire lenvironnement.

34Constitution de la Rpublique du Cameroun 1996, Article 47(2).

35Constitution de la Rpublique de Namibie 1990, Article 25(2).

36Bruch, Coker et Van Arsdale 2007.

37Bien que le Costa Rica, El Salvador et le Honduras ne reconnaissent pas de droits environnementaux pour les populations autochtones, et que les Constitutions du Guatemala, du Panama, du Paraguay et du Prou fassent rfrence la terre mais pas aux ressources naturelles (Aguilar et al. 2010).

38Constitution politique de 1992, Rpublique du Paraguay ; Article 66.

39Selon la loi constitutionnelle de la Rpublique cooprative de Guyana de 1980 : Ltat protgera lenvironnement pour le bnfice des gnrations prsentes et futures (Article 149J.2) ; Chaque personne a droit un environnement qui ne soit pas nuisible pour sa sant ou son bien-tre (Article 149J.1) ; et Les populations autochtones ont le droit de protection et de promulgation de leurs langues, de leur hritage culturel et de leur mode de vie (Article 149G).

40Vidal 2011.

41May 2006. Les autres pays dont les tribunaux nationaux ont explicitement reconnu la force excutoire de ces droits incluent lArgentine, la Colombie, le Costa Rica et le Portugal.

42Jackson et Rosencranz 2003.

43PNUD Bhoutan 2008.

44Sen 2006.

45Shelton 2010.

46American Electric Power Co. contre Connecticut, 10-174. Pour la discussion, cf. le New York Times (2011).

47Biggar et Middleton 2010.

48Au moins 50 % des personnes de 61 des 137 pays o lenqute a t mene nont pas confiance dans le systme judiciaire et les tribunaux (https://worldview.gallup.com).

49Cf. les protections constitutionnelles du droit linformation (http://right2info.org).

50Puddephatt 2009.

51Foulon, Lanoie et Laplante 2002.

52Jin, Wang et Wheeler, 2010.

53Wang et al. 2002 ; Bennear et Olmstead (2006) lont galement confirm dans le contexte des compagnies des eaux dans le Massachusetts (tats-Unis) entre 1990 et 2003.

54Par exemple, la Commission conomique des Nations Unies pour la Convention europenne sur laccs linformation, la participation du public au processus dcisionnel et laccs la justice en matire denvironnement (Convention dAarhus) de 1998 et la Stratgie interamricaine de promotion de la participation du public la prise de dcisions sur le dveloppement durable.

55PNUE 2007, chapitre 8.

56Cf. www.rema.gov.rw.

57Newell et al. 2011.

58Newell et al. 2011.

59Lloyd-Smith et Bell 2003.

60Byrne et al. 2007.

61Newell 2008.

62Crotty et Rodgers, paratre.

63PNUD et PNUE 2008.

64Calculs de Transparency International fonds sur la documentation de la Confrence des Parties, donnes sur la pollution de 2006 (Division de statistique de lONU 2010) et Indice du risque climatique 2010 par Germanwatch (Transparency International 2011).

65Ballesteros et al. 2009.

66www.un-redd.org/Home/tabid/565/Default.aspx.

67Dans lest du Cameroun, par exemple, une initiative du Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD) a donn au peuple Baka accs aux camras vido afin de documenter la faon dont lvolution climatique endommage les forts o ils vivent ; le documentaire qui en a rsult a t utilis au cours de travaux de plaidoyer lors du Sommet mondial des populations autochtones sur le changement climatique de 2009 (PNUD 2010).

68Buckingham 2010.

69Agarwal (2009, 2010b) a constat que ltat gnral de la fort tait significativement meilleur lorsque les comits excutifs comptaient plus de deux femmes par rapport ceux qui comptaient deux femmes ou moins et que plus le pourcentage de femmes tait lev dans le comit excutif, plus le pourcentage de zone forestire dgrade tait faible.

70Schreckenberg et Luttrell (2009).

71Buffum, Lawrence et Temphel 2010.

72Glemarec 2011.

73Bloomberg New Energy Finance et PNUE 2010.

74Kim et al. 2009.

75Glemarec 2011.

76Les estimations des besoins mondiaux excluent les paiements pour services cosystmiques. Cf. Glemarec (2011).

77Pour le Fonds pour lenvironnement mondial, entre 2007 et 2010, la Chine a attir 12 % des fonds approuvs, lInde 10 % et la Fdration de Russie 6 %. Mais la Chine et lInde ont une dotation par habitant de seulement 0,10 et 0,09 dollar, soit bien moins que la mdiane de 0,43 dollar, tandis que la Fdration de Russie reoit 0,51 dollar. Cf. www.gefonline.org.

78Cf. FIC 2011.

79Bureau de lvaluation du FEM 2009.

80OCDE 2011a ; http://www.oecd.org/document/35/0,3746,fr_2649_34447_47516797_1_1_1_1,00.html. Pourcentage calcul sur la base du projet UN Millennium Project (2005) tableau 7.

81Il nexiste mme pas de consensus sur une dfinition de travail du financement nouveau et supplmentaire. La Commission europenne a demand tous les tats membres de lUE de faire connatre leurs propres dfinitions de travail, avec pour objectif darriver une dfinition commune et unifie dici 2013. Cf. Bird, Brown et Schalatek (2011).

82Sanchez 2010.

83Banque mondiale 2010.

84 lextrmit infrieure, on trouve lestimation de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de quelque 200 milliards de dollars de flux financiers supplmentaires dici 2030. Lestimation de la McKinsey & Company (2009) de 800 milliards de dollars pour stabiliser le dioxyde de carbone 450 parties par million se situe au milieu de lventail. Les nombres rapports par la Stern Review taient compris entre 600 milliards de dollars et 1 200 milliards de dollars par an, selon les cibles en matire dmissions (cf. UNDESA 2009). Un rapport rcent du Groupe dexperts intergouvernemental sur lvolution du climat (2011) a estim que les cots dinvestissement annuels en infrastructure et technologie pour le passage vers une conomie faibles missions de gaz effet de serre seraient compris entre 136 et 510 milliards de dollars par an pour la prochaine dcennie et entre 149 et 718 milliards de dollars par an pour la priode 2021-2030. Le scnario le plus coteux stabiliserait la concentration atmosphrique en dioxyde de carbone 450 parties par million.

85Il sagit dune mise jour du chiffre de 86 milliards de dollars, quivalent 0,2 % du PIB de lOrganisation de coopration et de dveloppement conomiques (OCDE), in PNUD-HDRO 2007/08, avec utilisation des dernires informations disponibles.

86Parry et al. 2009.

87Stockholm International Peace Research Institute 2010.

88Cf. AIE (2010) ; calculs fonds sur lInstitut de statistique de lUNESCO (www.uis.unesco.org) et Banque mondiale 2011b.

89Climate Funds Update 2011 (www.climatefundsupdate.org/graphs-statistics/pledged-deposited-disbursed).

90Toutes ces estimations ne peuvent pas tre dcomposes de faon distincte en eau et assainissement, mais celles pour lesquelles la dcomposition est possible sont comprises entre 4,5 milliards et 13 milliards de dollars pour leau et entre 2,2 milliards et 17 milliards pour lassainissement (Fonesca et Cardone 2005).

91Sur le financement novateur, cf. OCDE (2010c).

92Cf. ONU-Eau 2010a.

93OIT 2010.

94Bien quau niveau mondial prs de 40 % de la population en ge de travailler soit lgalement couverte par des rgimes de retraites de nature contributive, seuls 26 % ont une couverture effective. Et si 75 % de la population ge de plus de 64 ans reoit une retraite dans les pays revenu lev, ce pourcentage passe moins de 20 % dans les pays revenu faible, avec une mdiane peine suprieure 7 % (cf. OIT 2010).

95OCDE 2010b.

96LOIT (2008) estime que le cot ne devrait pas dpasser 0,5 % du PIB au Bangladesh, au Cameroun, en Guine, en Inde, au Pakistan, au Sngal et au Viet Nam, par exemple ; tandis que pour le Burkina Faso, lthiopie, le Kenya, le Npal et la Tanzanie, les cots sont de 0,7 0,8 % du PIB.

97Cf. Cichon et Hagemejer (2006).

98 Protection sociale adaptative est un terme invent par des chercheurs de lInstitute of Development Studies, Sussex, afin de regrouper les rflexions sur la protection sociale, la rduction du risque de catastrophes naturelles et ladaptation lvolution climatique (Davies, Oswald et Mitchell 2009).

99Nos calculs indiquent quune somme de 15 28 milliards de dollars supplmentaires est ncessaire pour intgrer ladaptation dans les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement. Calculs fonds sur Frankhauser et Schmidt-Traub (2010) et sur le projet UN Millennium Project: Estimated Costs of meeting the Millennium Development Goals in all countries (www.unmillenniumproject.org/reports/costs_benefits2.htm) (tableau 7).

100Groupe pilote sur les financements innovants pour le dveloppement 2010.

101Griffith-Jones, Ocampo et Stiglitz 2010.

102Cette estimation est lgrement suprieure celle de Schmidt (2008) pour une taxe de 0,005 % de 34 milliards de dollars par an.

103Les autres domaines incluaient linitiative Extractive Industries Transparency Initiative, le Consultative Group on Agriculture, 3ie Evaluation Initiative, le Fonds pour lenvironnement mondial, le Fonds pour ladaptation de lONU, les mcanismes de garantie de march, le Protocole de Montral, la Facilit financire internationale pour la vaccination, le Fonds dinvestissement climatique et la surveillance du Fonds montaire international. Cf. Birdsall et Leo (2011).

104FMI 2010.

105Commission conomique et montaire du Parlement europen 2011.

106Baker 2011.

107Des DTS se trouvent en surplus lorsque les avoirs dun pays sont suprieurs aux dotations. Les pays gnrateurs des plus grands surplus de DTS incluent les tats-Unis, la Chine, le Japon, la Libye, lArabie saoudite, le Koweit et le Botswana.

108Birdsall et Leo (2011). Les gouvernements qui le souhaitent utiliseraient une petite partie de leur dotation en DTS pour capitaliser sur une entit de financement tierce, laquelle offrirait des obligations sur les marchs internationaux de capitaux, adosses des rserves de DTS.

109Climate Funds Update 2011 (www.climatefundsupdate.org/graphs-statistics/pledged-deposited-disbursed).

110Newell et al. 2011.

111Le PNUD, et dautres, ont dvelopp une srie de mthodologies pour soutenir ces efforts : cf. www.undp.org/climatestrategies.

112Glemarec 2011.


    
BIBLIOGRAPHIE

Adams, J. S. 1965. Inequity in Social Exchange . Advances in Experimental Social Psychology 62 : 33543.

Afifi, T. et K. Warner. 2008. The Impact of Environmental Degradation on Migration Flows across Countries. Working Paper 5. Universit des Nations unies, Institute for Environment and Human Security, Bonn, Allemagne.

Agarwal, B. 2001. Participatory Exclusions, Community Forestry and Gender: An Analysis for South Asia and a Conceptual Framework . World Development 29 (10) : 162348.

. 2009. Gender and Forest Conservation: The Impact of Womens Participation in Community Forest Governance . Ecological Economics 68 (11) : 278599.

. 2010a. Does Womens Proportional Strength Affect Their Participation? Governing Local Forests in South Asia . World Development 38 (1) : 98112.

. 2010b. Gender and Green Governance: The Political Economy of Womens Presence within and beyond Community Forestry. Oxford, Royaume-Uni : Oxford University Press.

AGECC (The Secretary-Generals Advisory Group on Energy and Climate Change). 2010. Energy for a Sustainable Future: Summary Report and Recommendations. New York : Nations Unies.

Aghion, P. 2009. Some Thoughts on Industrial Policy and Growth . Working Paper 2009-09. Sciences Po, Observatoire Franais des Conjonctures Economiques, Paris. www.ofce.sciences-po.fr/pdf/dtravail/WP2009-09.pdf.Consult le 30 may 2011.

Aguilar, G., S. Lafoss, H. Rojas, et R. Steward. 2010. South/North Exchange of 2009: The Constitutional Recognition of Indigenous Peoples in Latin America . Pace International Law Review Online Companion 2 (2) : 4496.

Agyeman, J., Y. Ogneva-Himmelberger, et C. Campbell. 2009. Introduction . Dans Environmental Justice and Sustainability in the Former Soviet Union, eds. Agyeman, J. et Y. Ogneva-Himmelberger. Cambridge, MA : MIT Press.

Aichele, R., et G. Felbermayr. 2010. Kyoto and the Carbon Content of Trade . Climate Change Economics Discussion Paper 10-2010. Hohenheim University, Hohenheim, Allemagne.

Alderman, H., J. Hoddinott, et B. Kinsey. 2006. Long Term Consequences of Early Childhood Malnutrition . Oxford Economic Papers 58 : 45074.

Alkire, S. and J. Foster. 2010. Designing the Inequality-Adjusted Human Development Index (IHDI) . Human Development Research Paper 2010/28. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_28.pdf. Consult le 18 mai 2011.

. 2011. Counting and Multidimensional Poverty Measurement . Journal of Public Economics 95 (78) : 47687.

Alkire, S. et J. M. Roche. Forthcoming. Beyond Headcount: Measures That Reflect the Breadth and Components of Child Poverty . Dans Global Changes in Child Poverty at the End of the 20th Century, eds. Alberto Minujin and Shailen Nandy. Bristol, Royaume-Uni : The Policy Press.

Alkire, S., J. M. Roche et M. E. Santos. Forthcoming. Multidimensional Poverty Index: An In-Depth Analysis of the New Country Results, Changes over Time and Geographical and Ethnical Decompositions . Working Paper. University of Oxford, Oxford Poverty and Human Development Initiative, Oxford, Royaume-Uni.

Alkire, S. et M. E. Santos. 2010. Acute Multidimensional Poverty: A New Index for Developing Countries . Human Development Research Paper 2010/11. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_11.pdf. Consult le 5 juin 2011.

Allison, E.H., W. N. Adger, M.-C. Badjeck, K. Brown, D. Conway, N. K. Dulvy, A. Halls, A. Perry et J. D. Reynolds. 2005. Effects of Climate Change on the Sustainability of Capture and Enhancement Fisheries Important to the Poor: Analysis of the Vulnerability and Adaptability of Fisherfolk Living in Poverty . Final Technical Report. Dpartement britannique pour le dveloppement international, Fisheries Management Science Programme, Londres.

Allison, E. H., M. Badjeck, W. Adger, K. Brown, D. Conway, A. Halls, G. Pilling, J. Reynolds, N. Andrew et N. Dulvy. 2009. Vulnerability of National Economies to the Impacts of Climate Change on Fisheries . Fish and Fisheries 10 (2) : 17396.

Amarakoon, D., A. Chen, S. Rawlins et D. D. Chadee, M. Taylor et R. Stennett. 2008. Dengue Epidemics in the Caribbean Temperature Indices to Gauge the Potential for Onset of Dengue . Mitigation Adaptation Strategies for Global Change 13 (4) : 34157.

Amon, B., V. Kryvoruchko, T. Amon et S. Zechmeister-Boltenstern. 2006. Methane, Nitrous Oxide and Ammonia Emissions during Storage and after Application of Dairy Cattle Slurry and Influence of Slurry Treatment . Agriculture, Ecosystems and Environment 112 (23) : 15362.

Anand, S. et P. Segal. 2008. What Do We Know about Global Income Inequality? Journal of Economic Literature 46 : 5794.

Anand, S. et A. Sen. 1994. Human Development Index: Methodology and Measurement . HDRO Occasional Papers. PNUDBRDH, New York.

. 2000. Human Development and Economic Sustainability . World Development 28 (12) : 202949. Anderegg, W. R., J. W. Prall, J. Harold et S. H. Schneider. 2010. Expert Credibility in Climate Change . Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 107 (27) : 1210709.

Andrews, A. 2009. Beyond the Ban: Can the Basel Convention Adequately Safeguard the Interests of the Worlds Poor in the International Trade of Hazardous Waste? Law Environment and Development Journal 5(2) : 16984.

Anthoff, D. 2010. The Economic Impact of Substantial Sea Level Rise . Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change 15 : 32135.

Archer, D. et V. Brovkin. 2008. The Millennial Atmospheric Lifetime of Anthropogenic CO2 . Climatic Change 90: 28397.

Argos, M., T. Kalra, P. J. Rathouz, Y. Chen, B. Pierce, F. Parvez, T. Islam, A. Ahmed, M. Rakibuz-Zaman, R. Hasan, G. Sarwar, V. Slavkovich, A. van Geen, J. Graziano et H. Ahsan. 2010. Arsenic Exposure from Drinking Water and All-Cause and Chronic-Disease Mortalities in Bangladesh (HEALS) : A Prospective Cohort Study . Lancet 376 (9737) : 25258.

Arnall, A., K. Oswald, M. Davies, T. Mitchell et C. Coirolo. 2010. Adaptive Social Protection: Mapping the Evidence and Policy Context in the Agriculture Sector in South Asia . Working Paper 345. Institute of Development Studies, Brighton, Royaume-Uni.

Arnold, J. E. M., G. Kohlin et R. Persson. 2006. Woodfuels, Livelihoods and Policy Interventions: Changing Perspectives . World Development 34 (3) : 596611.

Arora-Jonsson, S. 2011. Virtue and Vulnerability: Discourses on Women, Gender and Climate Change . Global Environmental Change 21 (2) : 74451.

Ash, M., J. K. Boyce, G. Chang et H. Scharber. 2010. Is Environmental Justice Good for White Folks? University of Massachusetts, Political Economy Research Institute, Amherst, MA. http://works.bepress.com/james_boyce/33. Consult le 19 mai 19 2011.

Asia Summit on Climate Change and Indigenous Peoples. 2009. Report of the Summit . Tebtebba Indigenous Peoples International Centre for Policy Research and Education, 2427 fvrier, Bali, Indonsie.

Atkinson, A. B. et S. Morelli. 2011. Economic Crises and Inequality . Human Development Research Paper 6. PNUDBRDH, New York.

Atkinson, A. B., T. Piketty et E. Saez, 2011. Top Incomes in the Long Run History . Journal of Economic Literature 49 (1) : 371.

Atkinson, A. B. et J. E. Stiglitz. 1980. Lectures in Public Economics. New York : McGraw-Hill.

AusAID (Australian Agency for International Development) and PNUD (Programme des Nations Unies pour le dveloppement) Pacific Center. 2008. The Gendered Dimension of Disaster-Risk Management and Adaptation to Climate Change: Stories from the Pacific. Suva, Fiji. www.undppc.org.fj/_resources/article/files/PNUD%20PC%20Climate%20Change.pdf. Consult le 14 juillet 2011.

Babbage. 2010. Helping Hands . Babbage (blog),The Economist, 27 mai. www.economist.com/blogs/babbage/2010/05/techview_robot_every_home. Consult le 10 mai 2011.

Badiani, R. et K. Jessoe, 2011. Elections at What Cost? The Impact of Electricity Subsidies on Groundwater Extraction and Agricultural Production . UC Davis Working Paper. University of CaliforniaDavis, Department of Agriculture and Resource Economics, Berkley, CA. http://areweb.berkeley.edu/documents/seminar/JessoeDraft.pdf. Consult le 20 juin 2011.

Baez, J. E., de la Fuente, A. et I. V. Santos. 2010. Do Natural Disasters Affect Human Capital? An Assessment Based on Existing Empirical Evidence. Discussion Paper 5164. Institute for the Study of Labor, Bonn, Allemagne.

Baez, J. E. et I. V. Santos. 2007. Childrens Vulnerability to Weather Shocks: A Natural Disaster as a Natural Experiment . Working Paper. Banque mondiale, Washington, DC.

Bain & Company. 2011. Bain & Company Predicts Eight Percent Growth in Global Luxury Goods Sales in 2011; Five-to-Six Percent Annual Growth through 2014 . Press Release, 3 mai 2011. www.reuters.com/article/2011/05/03/idUS167455+03-mai-2011+BW20110503. Consult le 14 juillet 2011.

Baker, D. 2011. The Deficit-Reducing Potential of a Financial Speculation Tax . Issue Brief. Center for Economic and Policy Research, Washington, DC. www.cepr.net/documents/publications/fst-2011-01.pdf. Consult le 1 juin 2011.

Baker T., M. Roberts, B. Cole et C. Jacks. 2011. The Sanitation Marketing Pilot Project: End of Project Report . Water and Sanitation Program, Washington, DC. Ball, J. B. 2001. Global Forest Resources: History and Dynamics . Dans The Forests Handbook. Vol. 1, ed. J. Evans. Oxford, Royaume-Uni : Blackwell Science.

Ballesteros, A., S. Nakhooda, J. Werksman et K. Hurlburt. 2010. Power, Responsibility et Accountability: Re-Thinking the Legitimacy of Institutions for Climate Finance. Washington, DC : World Resources Institute. www.wri.org/publication/power-responsibilityaccountability. Consult le 1 aot 2011.

Banque mondiale. 2007. Making the Most of Scarcity: Accountability for Better Water Management Results in the Middle East and North Africa. Banque mondiale : Washington, DC.

. 2008a. Environmental Health and Child Survival. Washington, DC : Banque mondiale.

. 2008b. Project Performance Assessment Report Lao Peoples Democratic Republic Southern Provinces Rural Electrification Project . Credit 3047-LA. Banque mondiale, Independent Evaluation Group, Sector Thematic and Global Evaluation Division, Washington, DC.

. 2008c. Economic Impacts of Sanitation in Southeast Asia: A Four-Country Study Conducted in Cambodia, Indonesia, the Philippines and Vietnam under the Economics of Sanitation Initiative (ESI) . Banque mondiale, Jakarta.

. 2008d. Forests Sourcebook: Practical Guidance for Sustaining Forests in Development Cooperation. Washington, DC : Banque mondiale.

. 2009. Poverty and Social Impact Analysis of Groundwater Over-exploitation in Mexico . Banque mondiale, Latin America and Caribbean Region, Washington, DC.

. 2010a. Maji ni Maisha: Innovative Finance for Community Water Schemes in Kenya . 3 mai. Washington, DC. http://go.worldbank.org/HX72K0KP00. Consult le 20 mai 2011.

. 2010b. Monitoring Climate Finance and ODA . Issues Brief 1. Banque mondiale, Sustainable Development Vice Presidency, Environment Department, Washington, DC.

. 2010c. Enabling Reforms: A Stakeholder-Based Analysis of the Political Economy of Tanzanias Charcoal Sector and the Poverty and Social Impacts of Proposed Reforms . Banque mondiale, Sustainable Development Vice Presidency, Environment Department, Washington, DC.

. 2011a. Applying Innovative Approaches to Improve Rural Sanitation at Large Scale . http://water.worldbank.org/water/news/applying-innovative-approaches-improve-rural-sanitation-large-scale. Consult le 20 juin 2011.

. 2011b. World Development Indicators. Washington, DC : Banque mondiale. Bangladesh Ministry of Health and Family Welfare. 2004. Bangladesh Population Policy. Dhaka. www.dgfp.gov.bd/population_policy_eng.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Barbier, E. B., J. Burgess et C. Folke. 1994. Paradise Lost? The Ecological Economics of Biodiversity. Londres : Earthscan.

Barbier, E. B., A. Markandya et D. W. Pearce. 1990. Sustainable Agricultural Development and Project

Appraisal . European Review of Agricultural Economics 17 (2) : 18196.

Bardasi, E. et Q. Wodon. 2009. Working Long Hours and Having No Choice: Time Poverty in Guinea . Policy Research Working Paper 4961. Banque mondiale, Washington, DC.

Barrett, S. 2009. Rethinking Global Climate Change Governance . Economics 3 (5). www.economics-ejournal.org/economics/journalarticles/2009-5. Consult le 15 juillet 2011.

Bartlett, S. 2008. Climate Change and Urban Children: Impacts and Implications for Adaptation in Low- and Middle-Income Countries . Environment and Urbanization 20 (2) : 50119.

Bttig, M. B. et T. Bernauer. 2009. National Institutions and Global Public Goods: Are Democracies More Cooperative in Climate Change Policy? InternationalOrganization 63 (2) : 281308.

Baud, M., F. de Castro et B. Hogenboom. 2011. Environmental Governance in Latin America: Towards an Integrative Research Agenda . European Review of Latin American and Caribbean Studies 90: 7988.

Baumol, W. J., R. E. Litan et C. J. Schramm. 2007. Good Capitalism, Bad Capitalism et the Economics of Growth and Prosperity. New Haven, CT : Yale University Press. Becker, G. S., T. J. Philipson et R. R. Soares. 2003. The Quantity and Quality of Life and the Evolution of World Inequality . American Economic Review 95 (1) : 27779.

Beegle, K. et Q. Wodon. 2006. Labor Shortages Despite Under-Employment. Seasonality in Time Use in Malawi . Dans Gender, Time Use and Poverty in Sub-Saharan Africa, eds. M. Blackden et Q. Wodon. Working Paper. Banque mondiale, Washington, DC. http://mpra.ub.unimuenchen.de/11083/. Consult le 26 avril 2011.

Bennear, L. S. et S. M. Olmstead. 2006. The Impacts of the Right to Know : Information Disclosure and the Violation of Drinking Water Standards . Journal of Economic Literature. http://cbey.research.yale.edu/uploads/File/olmstead.pdf. Consult le 3 mai 2011.

Bernard, T. 2010. Impact Analysis of Rural Electrification Projects in Sub-Saharan Africa . Banque mondiale Research Observer. Septembre. http://wbro.oxfordjournals.org/content/early/2010/09/01/wbro.lkq008.abstract. Consult le 5 juillet 2011.

Bernauer, T. et V. Koubi. 2009. Political Determinants of Environmental Quality . Ecological Economics 68 (5) : 135565.

Bettencourt, L. M. A., J. Lobo, D. Helbing et C. Khnert, G. B. West. 2007. Growth, Innovation, Scaling and the Pace of Life in Cities . Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 104 (17) : 730106.

BID (Banque interamricaine de dveloppement). 2008. Improved Access to Water and Sanitation Services in Small Municipios . Donors Memorandum PE-M1049. Inter-American Development Bank, Washington, DC. http://idbdocs.iadb.org/wsdocs/getdocument.aspx?docnum=1645546. Consult le 5 mai 2011.

Biddlecom, A. E., W. G. Axinn et J. S. Barber. 2005. Environmental Effects of Family Size Preferences and Subsequent Reproductive Behavior in Nepal . Population and Environment 26 (3) : 183206.

Biggar, J. et C. Middleton. 2010. Broadband and Network Environmentalism . Telecommunications Journal of Australia 60 (1) : 9.19.17.

Binder, S. et E. Neumayer. 2005. Environmental Pressure Group Strength and Air Pollution: An Empirical Analysis . Ecological Economics 55 : 52738.

Bird, N., J. Brown et L. Schalatek. 2011. Design Challenges for the Green Climate Fund . Climate Finance Policy Brief 4. Heinrich Boell Foundation and Overseas Development Institute, Berlin and Londres. www.odi.org.uk/resources/download/5256.pdf. Consult le 15 mai 2011.

Birdsall, N. et B. Leo. 2011. Find Me the Money: Financing Climate and Other Global Public Goods . Working Paper 248. Center for Global Development, Washington, DC.

Blackden, C. M. et Wodon, Q., eds. 2006. Gender, Time Use and Poverty in Sub-Saharan Africa. Working Paper 73. Banque mondiale, Washington, DC http://siteresources.worldbank.org/INTAFRREGTOPGENDER/Resources/gender_time_use_pov.pdf. Consult le 15 avril 2011.

Blacksmith Institute. 2007. The Worlds Worst Polluted Places.: The Top Ten of the Dirty Thirty. New York : The Blacksmith Institute. www.blacksmithinstitute.org/wwpp2007/finalReport2007.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Blankespoor, B., S. Dasgupta, B. Laplante et D. Wheeler. 2010. The Economics of Adaptation to Extreme Weather Events in Developing Countries . Working Paper 199. Center for Global Development, Washington, DC.

Blau, P. 1964. Exchange and Power in Social Life. New York : Wiley.

Bloomberg New Energy Finance et PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvironnement). 2010. Global Trends in Sustainable Energy Investment 2010: Analysis of Trends and Issues in the Financing of Renewable Energy and Energy Efficiency. Nairobi : Programme des Nations Unies pour lenvironnement.

Boano, C., R. Zetter et T. Morris. 2008. Environmentally Displaced People: Understanding the Linkages between Environmental Change, Livelihoods and Forced Migration . Forced Migration Policy Briefing 1. University of Oxford Refugee Studies Centre, Oxford Department of International Development, Oxford, Royaume-Uni.

Borras, S. et J. Franco. 2010. Towards a Broader View of the Politics of Global Land Grab: Rethinking Land Issues, Reframing Resistance. Initiatives in Critical Agrarian Studies Working Paper Series 1. www.tni.org/sites/www.tni.org/fles/Borras%20Franco%20Politics%20of%20Land%20Grab%20v3.pdf. Consult le 20 juin 2011.

Bourguignon, F. et C. Morrisson. 2002. Inequality among World Citizens: 18201992 . American Economic Review 92 : 72744.

Boyce, J. K. 2011. The-Environment as our-Common-Heritage . Triple Crisis (blog), 10 fvrier. http://triple-crisis.com/the-environment-as-our-common-heritage/. Consult le 20 mai 2011.

Boyce, J. K., A. R. Klemer, P. H. Templet et C. E. Willis. 1999. Power Distribution, the Environment and Public Health: A state-level analysis . Ecological Economics 29 : 12740.

Boyce, J. K. et M. Torras. 2002. Rethinking the Environmental Kuznets Curve . Dans The Political Economy of the Environment, ed. J. K. Boyce. Northampton, MA : Edward Elgar.

Boyle, A. 2010. Human Rights and the Environment: A Reassessment . Programme des Nations Unies pour lenvironnement, New York.

Brainard, J. S., A. P. Jones, I. J. Bateman et A. A. Lovett et P. J. Fallon. 2002. Modelling Environmental Equity: Access to Air Quality in Birmingham, England . Environment and Planning A 34 : 695716.

Brouwer, R., S. Akter et L. Brander. 2007. Socioeco-nomic Vulnerability and Adaptation to Environmental Risk: A Case Study of Climate Change and Flooding in Bangladesh . Poverty Reduction and Environmental Management, Working Paper 06/01. Institute for Environmental Studies, Amsterdam.

Brown, L. 2003. Plan B: Rescuing a Planet under Stress and a Civilization in Trouble. New York et Londres : W.W. Norton & Company.

Brown, L., C. Flavin, H. French, J. N. Abramovitz, S. Dunn, G. Gardner, L. Mastny, A. Mattoon, D. Roodman, P. Sampat, M. O. Sheehan et L. Starke. 2001. State of the World 2001: A Worldwatch Institute Report on Progress towards a Sustainable Society. New York et Londres : W. W. Norton and Company.

Bruce, C. J. McCracken, R. Albalak, M. Schei, K. R. Smith, V. Lopez et C. West. 2004. Impact of Improved Stoves, House Construction and Child Location on Levels of Indoor Air Pollution Exposure in Young Guatemalan Children . Journal of Exposure Analysis and Environmental Epidemiology 14 : S26S33.

Bruch, C., W. Coker et C. VanArsdale. 2007. Constitutional Environmental Law: Giving Force to Fundamental Principles in Africa. Washington, DC : Environmental Law Institute.

Brulle, R. J. et D. N. Pellow. 2006. Environmental Justice: Human Health and Environmental Inequalities . Annual Review of Public Health 27 : 3.13.22

Buckingham, S. 2010. Call in the Women . Nature 468 : 502.

Buffum, B., A. Lawrence et K. J. Temphel. 2010. Equity in Community Forests in Bhutan . International Forestry Review 12 (3) : 18799

Burke, M., J. Dykema, D. Lobell, E. Miguel et S. Satya-nath. 2010. Climate and Civil War: Is the Relationship Robust? Working Paper 16440. National Bureau of Economic Research, Cambridge, MA. www.nber.org/papers/w16440. Consult le 25 mai 2011.

Burniaux, J. M. et J. Chateau. 2011. Mitigation Potential of Removing Fossil Fuel Subsidies: A General Equilibrium Assessment . Economics Department Working Paper 853. Paris : Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques.

Byers, B. A., R. N. Cunliffe et A. T. Hudak. 2001. Linking the Conservation of Culture and Nature: A Case Study of Sacred Forests in Zimbabwe . Human Ecology 29 (2) : 187218.

Byrne, J., K. Hughes, W. Rickerson et L. Kurdgelashvili. 2007. American Policy Conflict in the Greenhouse: Divergent Trends in Federal, Regional, State et Local

Green Energy and Climate Change Policy . Energy Policy 35 (9) : 455573.

Cadman, M., C. Petersen, A. Driver, N. Sekhran, K. Maze et S. Munzhedzi. 2010. Biodiversity for Development: South Africas Landscape Approach to Conserving Biodiversity and Promoting Ecosystem Resilience. Pretoria : South African National Biodiversity Institute.

Chambers, R. 2009. Going to Scale with Community-led Total Sanitation: Reflections on Experience, Issues and Ways Forward . IDS Practice Paper 20091. Institute of Development Studies, Brighton, Royaume-Uni.

Chang, H. J. et I. Grabel. 2004. Reclaiming Development from the Washington Consensus . Journal of Post Keynesian Economics 27 (2) : 27391. www.jstor.org/stable/4538924. Consult le 20 avril 2011.

Changa, S. E., M. Eeri, B. J. Adams, J. Alder, P. R. Berke, R. Chuenpagdee, S. Ghosh et C. Wabnitz. 2006. Coastal Ecosystems and Tsunami Protection after the Decembre 2004 Indian Ocean Tsunami . Earthquake Spectra 22 (S3) : 86387.

Checchi, D. 2001. Education, Inequality and Income Inequality . STICERD Distributional Analysis Research Programme Papers 52. Suntory and Toyota International Centres for Economics and Related Disciplines, London School of Economics, Londres, Royaume-Uni.

Checkley W., L. D. Epstein, R. H. Gilman, D. Figueroa, R. I. Cama, J. A. Patz et R. E. Black. 2000. Effects of EI Nio and Ambient Temperature on Hospital Admissions for Diarrhoeal Diseases in Peruvian Children . The Lancet 355 (9202) : 44250.

Checkley, W., R. H. Gilman, R. E. Black, L. D. Epstein, L. Cabrera, C. R. Sterling et L. H. Moulton. 2004. Effect of Water and Sanitation on Childhood Health in a Poor Peruvian Peri-urban Community . The Lancet 363 (9403) : 11218.

Cheung, W. L., V. W. Y. Lam, J. L. Sarmiento, K. Kearney, R. Watson, D. Zeller et D. Pauly. 2009. Large-Scale Redistribution of Maximum Fisheries Catch Potential in the Global Ocean under Climate Change . Global Change Biology 16 (1) : 2435.

China National Peoples Congress. 2011. 12th Five-Year Plan. Beijing.

Chineke, T. C., S. S. Jagtap et O. Nwofor. 2009. West African Monsoon: Is the aot Break Breaking in the Eastern Humid Zone of Southern Nigeria? Climatic Change 103 (34) : 55570.

Christensen, J. H., B. Hewitson, A. Busuioc, A. Chen, X. Gao, I. Held, R. Jones, R. K. Kolli, W.-T. K., R. Laprise, V. M. Rueda, L. Mearns, C. G. Menndez, J. Risnen, A. Rinke, A. Sarr et P. Whetton. 2007. Regional Climate Projections . Climate Change 2007: The Physical Science Basis, eds. S. Solomon, D. Qin, M. Manning, Z. Chen, M. Marquis, K. B. Averyt, M. Tignor et H. L. Miller. Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change. Cambridge, Royaume-Uni et New York : Cambridge University Press.

Christiaensen, T. T. L., Q. T. Do et L. D. Trung. 2010. Natural Disasters and Household Welfare: Evidence from Vietnam . Policy Research Working Paper 5491. Banque mondiale, Washington, DC.

Chung, E. C., V. Ramanathan et J. T. Kiehl. 2002. Effects of the South Asian Absorbing Haze on the Northeast Monsoon and Surface: Air Heat Exchange . Journal of Climate 15 (17) : 246276.

Church, J. A., N. J. White, J. R. Hunter et Kurt Lambeck. 2008. Briefing a Post-IPCC AR4 Update on Sea-level Rise . The Antarctic Climate and Ecosystems Cooperative Research Centre, Hobart, Australie.

Cichon, M. et K. Hagemejer. 2006. Social Security for All: Investing in Global Social and Economic Development: A Consultation . Issues in Social Protection Discussion Paper 16. Organisation internationale du Travail, Genve.

Cinner, J. E., T. Daw et T. R. McClanahan. 2009. Socioe-conomic Factors that Affect Artisanal Fishers Readiness to Exit a Declining Fishery . Conservation Biology 23 (1) : 12430.

Climate Investment Funds. 2011. The Clean Technology Fund (CTF) Disbursement Report . Washington, DC : Climate Investment Funds. www.climateinvestment-funds.org/cif/sites/climateinvestmentfunds.org/fles/Disbursement%20Report%20-%20CTF%20Dec%202010.pdf. Consult le 19 aot 2011.

The Coca-Cola Company. 2010. Rain Increases Access to Water Resources in Niger . Communiqu, 2 juin 2010. www.thecoca-colacompany.com/citizenship/news_rain.html. Consult le 20 mai 2011.

Colchester, Marcus. 2010. Free, Prior and Informed Consent: Making FPIC Work for Forests and Peoples . Research Paper 11. The Forests Dialogue, New Haven, CT.

Collier, P. 2006. Economic Causes of Civil Conflict and their Implications for Policy . International Network for Economics and Conflict. http://users.ox.ac.uk/~econpco/research/pdfs/EconomicCausesofCivilConflict-Implica-tionsforPolicy.pdf. Consult le 15 juin 2011.

. 2007. The Bottom Billion: Why the Poorest Countries Are Failing and What Can Be Done about It. New York et Londres : Oxford University Press.

Commission on Sustainable Development. 1997. Global Change and Sustainable Development: Critical Trends. New York : Conseil conomique et social des Nations Unies. www.un.org/esa/documents/ecosoc/cn17/1997/ecn171997-3.htm. Consult le 14 juin 2011.

Communauts europennes. 2010. European Commission, Annual Environment Policy Review. http://ec.europa.eu/environment/policyreview.htm. Consult le 12 mai 2011.

Cooper, R. 2008. The Case for Charges on Greenhouse Gas Emissions . Discussion Paper 08-10. Harvard Project on International Climate Agreements, Cambridge, MA.

Corrigan, C. et A. Granziera. 2010. A Handbook for the Indigenous and Community Conserved Areas Registry. Cambridge, Royaume-Uni : Programme des Nations Unies pour lenvironnement et World Conservation Monitoring Center. www.unep-wcmc.org/mediali-brary/2010/09/13/f2ef7b9b/ICCA%20Handbook%201.2%20English.pdf. Consult le 29 mai 2011.

Costello, A., M. Abbas, A. Allen, S. Ball, S. Bell, R. Bellamy, S. Friel, N. Groce, A. Johnson, M. Kett, M. Lee, C. Levy, M. Maslin, D. McCoy, B. McGuire, H. Montgomery, D. Napier, C. Pagel, J. Patel, J. A. Puppim de Oliveira, N. Redclift, H. Rees, D. Rogger, J. Scott, J. Stephenson, J. Twigg, J. Wolff et C. Patterson. 2009. Managing the Health Effects of Climate Change . The Lancet 373 : 16971723.

Cranfield, J. A. L., P. V. Preckel et T. W. Hertel. 2007. Poverty Analysis Using an International Cross-Country Demand System . Policy Research Working Paper 4285. Banque mondiale, Washington, DC.

Crotty, J. et P. Rodgers. Forthcoming. Sustainable Development in the Russian Federation: The Limits of Greening within Industrial Firms . www.business.salford.ac.uk/research/marketing-strategy/projects/environmental-sustainability-in-russian-federation/docs/The%20Limits%20of%20Greening%20in%20 Russian%20Firms.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Da Costa, M. M., C. Cohen et R. Schaeffer. 2007. Social Features of Energy Production and Use in Brazil: Goals for a Sustainable Energy Future . Natural Resources Forum 31 : 1120.

Da Vi, E. 2011. The Politics of Win-Win Narratives: Land Grab as Development Opportunity . Paper presented at the University of Sussex: Institute of Development Studies Conference on Global Land Grabbing, 68 avril, Sussex, Royaume-Uni.

Daka, K. R. et J. Ballet. 2011. Childrens Education and Home Electrification: A Case Study in Northwestern Madagascar . Energy Policy 39 (5) : 286674.

Daly, H. 2005. Economics in a Full World . Policy Issue Briefs: Economic Growth and Development. United States Society for Ecological Economics, Burlington, VT.

Dasgupta, P. 1995. Population, Poverty et the Local Environment . Scientific American 272 (2) : 2631.

. 2007. Commentary: The Stern Reviews Economics of Climate Change . National Institute Economic Review 199 : 47.

Dasgupta, P. et G. Heal. 1974. The Optimal Depletion of Exhaustible Resources . Review of Economic Studies 41 (Symposium on the Economics of Exhaustible Resources) : 328.

Dasgupta, S., B. Laplante, C. Meisner, D. Wheeler et J. Yan. 2009. The Impact of Sea Level Rise on Developing Countries: A Comparative Analysis . Climatic Change 93 : 37988.

Davies, M., K. Oswald et T. Mitchell. 2009. Climate Change Adaptation, Disaster Risk Reduction and Social Protection . Dans Promoting Pro-Poor Growth: Social Protection, ed., Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques. Paris : Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques.

De Oliveira, A. 2008. Private Provision of Water Service in Brazil: Impacts and Affordability . MPRA Paper 11149. University Library of Munich, Allemagne.

De Oliveira, A. et T. Laan. 2010. Lessons Learned from Brazils Experience with Fossil Fuel Subsidies and their Reform . International Institute for Sustainable Development, Genve. www.hedon.info/docs/IISD_GSI_lessons_brazil_fuel_subsidies.pdf. Consult le 20 mai 2011.

Deiniger, K., D. Beyerlee, J. Lindsay, A. Norton, H. Selod et M. Stickler. 2011. Rising Global Interest in Farmland: Can it Yield Sustainable and Equitable Benefits? Washington, DC : Banque mondiale. http://siteresources.worldbank.org/INTARD/Resources/ESW_Sept7_fnal_fnal.pdf. Consult le 10 juin 2011.

DFID (Dpartement britannique pour le dve-loppement international). 2011. Cash Transfers . Evidence Paper. Londres. www.dfid.gov.uk/r4d/PDF/Articles/Evidence_Paper-FINAL-CLEARAcknowledgement.pdf. Consult le mai 1 2011.

Dietz, S. et Neumayer, E. 2007. Weak and Strong Sustainability in the SEEA: Concepts and Measurement . Ecological Economics 61 (4) : 61726.

Dinkelman, T. 2008. The Effects of Rural Electrification on Employment: New Evidence from South Africa . Working Paper 1255. Princeton University, Woodrow Wilson School of Public and International Affairs, Research Program in Development Studies, Princeton, NJ.

Dodman, D. 2009 . Urban Density and Climate Change . Analytical Review of the Interaction between Urban Growth Trends and Environmental Changes Paper 1. Fonds des Nations unies pour la population, New York.

Dore, M. H. I. 2005. Climate Change and Changes in Global Precipitation Patterns: What Do We Know? Environment International 31 (8) : 116781.

Dudley, N. et S. Stolton, eds. 2003. Running Pure: The Importance of Forest Protected Areas to Drinking Water. Banque mondiale/WWF Alliance for Forest Conservation and Sustainable Use, Washington, DC.

Duflo, E. et R. Pande. 2007. Dams . Quarterly Journal of Economics 122 (2) : 60146.

Duval-Diop, D. et K. Rose. 2008. Delivering Equitable Development to a Recovering Louisiana: A State Policy Guide for 2008 and Beyond. New Orleans, LA: Policy Link and Louisiana Disaster Recovery Foundation. www. policylink.org/atf/cf/%7B97c6d565-bb43-406d-a6d5-eca3bbf35af0%7D/DELIVERINGEQUITABLERECOVERY-LOUISIANA_FINAL.PDF. Consult le 15 juin 2011.

Dye, C. 2008. Health and Urban Living . Science 319 (5864) : 76669.

Earthjustice. 2004. Human Rights and the Environment . Issue paper presented at the 60th Session of the United Nations Commission on Human Rights, 15 Mars23 avril, Genve. www.earthjustice.org/library/references/2004UNreport.pdf. Consult le 29 avril 2011.

. 2007. Environmental Rights Report 2007: Human Rights and the Environment . Oakland, CA. http://earthjustice.org/sites/default/files/library/references/2007-environmental-rights-report.pdf. Consult le 20 mai 2011.

. 2008. Environmental Rights Report 2008: Human Rights and the Environment . Oakland, CA. http://ear-thjustice.org/sites/default/fles/library/reports/2008-environmental-rights-report.pdf. Consult le 20 mai 2011.

Eberhard, A., V. Foster, C. Briceo-Garmendia, F. Ouedraogo D. Camos et M. Shkaratan. 2008. Underpowered: The State of the Power Sector in Sub-Saharan Africa . Summary of Africa Infrastructure

Country Diagnostic Background Paper 6. Banque mon-diale, Washington, DC.

Ebi, K. 2008. Adaptation Cost for Climate Change-Related Cases of Diarrheal Diseases, Malnutrition et Malaria in 2030 . Globalization and Health 4 (9).

The Economist. 2008. A Global Love Affair: A Special Report on Cars in Emerging Markets . 13 November. www.economist.com/node/12544933/print. Consult le 24 juin 2011.

El Araby, M. 2002. Urban Growth and Environmental Degradation: The Case of Cairo, Egypt . Cities 19 (6) : 389400.

Elbi, K. L., N. D. Lewis et C. Corvalan. 2006. Climate Variability and Change and Their Potential Health Effects in Small Islands States: Information for Adaptation Planning in Health Sector . Environmental health Perspectives 114 (12) : 195763.

Elisara, F. M. 2008. Effects of Climate Change on Indigenous Peoples: A Pacific Presentation . Paper presented at the International Expert Group Meeting on Indigenous Peoples and Climate Change, 24 avril, Darwin, Australia. www.un.org/esa/socdev/unpfi/documents/EGM_cs08_Elisara.doc. Consult le 11 mai 2011.

Engelman, R. 2009. Population and Sustainability: Can We Avoid Limiting the Number of People . Scientific American, 10 juin.

. 2011. An End to Population Growth: Why Family Planning is Key to a Sustainable Future . Solutions for a Sustainable and Desirable Future 2 (3). www.thesolutionsjournal.com/node/919. Consult le 15 juillet 2011.

Ervin, J., N. Sekhran, A. Dinu. S. Gidda, M. Vergeichik et J. Mee. 2010. Protected Areas for the 21st Century: Lessons from PNUD/GEFs Portfolio. New York : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

European Parliament Committee on Economic and Monetary Affairs. 2011. Report on Innovative Financing at Global and European Level . European Parliament, Committee on Economic and Monetary Affairs. Brussels. www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type= REPORT&reference=A7-2011-0036&language=EN. Consult le 15 mai 2011.

Evans, A. 2010. Resource Scarcity, Climate Change and the Risk of Violent Conflict . Background paper for World Development Report 2011. Banque mondiale, Washington, DC. http://siteresources.worldbank.org/EXTWDR2011/Resources/6406082-1283882418764/WDR_Background_Paper_Evans.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Evans, G. 2008. Conflict Potential in a World of Climate Change . Address to Bucerius Summer School on Global Governance 2008, 29 aot, Berlin.

Fang, M. et C. K. Chan. 2008. Managing Air Quality in a Rapidly Developing Nation: China . Atmospheric Environment 43 (1) : 7986.

FAO (Organisation des Nations Unies pour lalimen-tation et lagriculture). 1996. Lessons from the Green Revolution: Towards a New Green Revolution. World Food Summit Technical Paper. Rome. www.fao.org/docrep/003/w2612e/w2612e06a.htm#. Consult le 5 juillet 2011.

. 2001. State of the Worlds Forests. Rome. www.fao.org/docrep/003/y0900e/y0900e00.htm. Consult le 5 juin 2011.

. 2005. Review of the State of World Marine Fishery Resources. Technical Paper 457. Rome. http://ftp.fao.org/docrep/fao/007/y5852e/Y5852E00.pdf. Consult le 12 juin 2011.

. 2010a. The State of the World Fisheries and Aquaculture. Rome.

. 2010b. The State of Food and Agriculture 20102011. Rome. www.fao.org/docrep/013/i2050e/i2050e.pdf. Consult le 9 juillet 2011.

. 2011. The State of the Worlds Forests. Rome. www.fao.org/docrep/013/i2000e/i2000e00.pdf. Consult le 30 avril 2011.

FIDA (Fonds international de dveloppement agricole). 2011. Rural Poverty Report 2011. Rome. www.ifad.org/rpr2011/report/e/rpr2011.pdf. Consult le 10 juin 2011.

Filmer, D. et L. Pritchett. 2002. Environmental Degradation and the Demand for Children: Searching for the Vicious Circle in Pakistan . Environment and Development Economics 7 : 12346.

Fiola, N. 2009. Where More is Too Much: The Effect of Rainfall Shocks on Economic Growth and Civil Conflict . www.nathanfala.com/When%20More%20is%20Too%20Much.pdf. Consult le 10 juin 2011.

Fishman, C. 2011. The Big Thirst. New York : Free Press.

Flora, J. N. et J. L. Findis. 2007. Natural Resource Collection Work and Childrens Schooling in Malawi . Agricultural Economics 31 (23) : 12334.

FMI (Fonds montaire international). 2004. Djibouti: Poverty Reduction Strategy Paper . IMF Country Report 04/152. International Monetary Fund, Washington, DC. www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2004/cr04152.pdf. Consult le 10 mai 2011.

. 2010. A Fair and Substantial Contribution by the Financial Sector: Final Report for the G20 . International Monetary Fund, Washington, DC. www.imf.org/external/np/g20/pdf/062710b.pdf. Consult le 5 juin 2011.

Fonds pour lenvironnement mondial. 2009. Midterm Review of the Resource Allocation Framework . Evaluation Report 47. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, Global Environment Fund, Evaluation sOffice, New York. www.thegef.org/gef/sites/thegef.org/fles/documents/RAF_MTR-Report_0.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Fonesca, C. et R. Cardone. 2005. Analysis of Cost Estimates and Funding Available for Achieving the MDG Targets for Water and Sanitation . Background report for WELL Briefing Note 9. Water, Engineering and Development Center, Loughborough University, London School of Hygiene and Tropical Medicine and IRC International Water and Sanitation Center, Leicestershire, Londres et Delft, les Pays Bas. www.lboro.ac.uk/well/resources/Publications/Briefing%20Notes/BN9%20Fonseca.pdf. Consult le 20 juillet 2011.

Foulon, J., P. Lanoie, B. Laplante. 2002. Incentives for Pollution Control: Regulation or Information? Journal of Environmental Economics and Management 44(1) : 16987.

Frankel, J. et V. Bosetti. 2011. Sustainable Cooperation in Global Climate Policy: Specific Formulas and Emission Targets to Build on Copenhagen and Cancun . Human Development Research Paper 7. PNUDBRDH, New York.

Frankhauser, S. et G. Schmidt-Traub. 2010. From Adaptation to Climate-Resilient Development: The Costs of Climate-Proofing the Millennium Development Goals in Africa . Policy Paper. Centre for Climate Change Economics and Policy Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment in collaboration with the Africa Progress Panel. www.cccep.ac.uk/Publications/Policy/docs/PPFankhauseretal_costs-climate-Proofing.pdf. Consult le 20 juillet 2011.

Fraser E. D. G., M. Termansen, K. Hubacek, A. J. Dougill, J. Sendzimir et C. Quinn. 2010. Assessing Vulnerability to Climate Change in Dryland Livelihood Systems: Conceptual Challenges and Interdisciplinary Solutions. Centre for Climate Change Economics and Policy Working Paper 24. University of Leeds, Royaume-Uni. www.cccep.ac.uk/Publications/Working%20 Papers/Papers/20-29/WP24_dryland-livelihood-sys-tems.pdf. Consult le 27 juin 27.

Fredriksson, P. G., E. Neumayer, R. Damania, S. Gates. 2005. Environmentalism, Democracy and Pollution Control . Journal of Environmental Economics and Management 49 (2) : 34365.

Fron, P., M. Bouchon, C. Mullon, C. Garcia et M. iquen. 2008. Interdecadal Variability of Anchoveta Abundance and Overcapacity of the Fishery in Peru . Progress in Oceanography 79 : 40112.

Friends of the Earth. 2004. Incinerators and Deprivation . Briefing. Londres

Fuchs, A. 2011. Conditional Cash Transfer Schemes and Households Energy Responses in Mexico, UC Berkeley Working Paper. University of CaliforniaBerkeley, CA.

Fuchs, A. et A. Jayadev. 2011. Creating an Inequality Adjusted HDI Panel. PNUD-BRDH Working Paper. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, New York.

Fuchs, A. et V. Kehayova. 2011. Identifying Causal Relations between Inequality in Human Development and Sustainability: Use of Quasi-Experimental Design . Recherche interne. PNUDBRDH, New York.

Fukuda-Parr, S. 2007. Human Rights and Human Development . Economic Rights Working Paper 4. University of Connecticut, Human Rights Institute, Storrs, CT.

Fullerton, D. 2011. Six Distributional Effects of Environmental Policy . Working Paper 16703. National Bureau of Economic Research, Cambridge, MA.

Furgal, C. et J. Seguin. 2006. Climate Change, Health and Vulnerability in Canadian Northern Aboriginal Communities . Environmental Health Perspective 114 (12) : 196470.

Galbraith, J.K. 1952. American Capitalism: The Concept of Countervailing Power. Boston : Houghton Mifflin.

.1954. The Great Crash, 1929. New York : Houghton Mifflin.

Gallagher K. et S. Thacker. 2008. Democracy, Income and Environmental Qualit y. Working Paper 164. University of Massachusetts, Amherst, Political Economy Research Institute, Amherst, MA.

Galloway McLean, K. 2010. Advance Guard: Climate Change Impacts, Adaptation, Mitigation and Indigenous PeoplesA Compendium of Case Studies. Darwin, Australia : United Nations University Traditional Knowledge Initiative.

Gan, J. et McCarl, B.A. 2007. Measuring Transnational Leakage of Forest Conservation . Ecological Economics 64 (2) : 42332.

Garcia, C. et J. Pineda. 2011. Measuring the Sustainability of Countries: An Uncertainty and Sensitivity Analysis of the Adjusted Net Savings Measure . Human Development Research Paper 12. PNUDBRDH, New York.

Gearty, C. 2010. Do Human Rights Help or Hinder Environmental Protection . Journal of Human Rights and the Environment 1 (1) : 722.

Georgioadis, G., J. Pineda et F. Rodriguez. 2010. Has the Preston Curve Broken Down? Human Development Research Paper 2010/32. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_32.pdf. Consult le 15 Mars 2011.

Ghana Ministry of Energy et la Banque mondiale. 2004. Ghana Poverty and Social Impact Analysis Electricity Tariffs: Phase I . Banque mondiale, Africa Region, Environmentally and Socially Sustainable Development Department, Washington, DC. http://siteresources.worldbank.org/INTPSIA/Resources/490023-1120841262639/psia_ghana_elec-tricity.pdf. Consult le 30 mai 2011.

GIEC (Groupe dexperts intergouvernemental sur lvolution du climat). 1997. The Regional Impacts of Climate Change: An Assessment of Vulnerability, eds. R. T. Watson, M. C. Zinyowera, R. H. Moss et D. J. Dokken. Cambridge, Royaume-Uni : Cambridge University Press.

Glemarec, Y. 2011. Catalysing Climate Finance: A Guidebook on Policy and Financing Options to Support Green, Low-Emission and Climate-Resilient Development. New York : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

Glemarec, Y., O. Weissbein et H. Bayraktar. 2010. Human Development in a Changing Climate: A Framework for Climate Finance . Discussion Paper. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, New York.

Global Subsidies Initiative. 2011. Subsidy Watch 42. www.globalsubsidies.org/fles/assets/subsidy_watch/sw42_feb_11.pdf. Consult le 28 juin 2011.

Grainger, A. 2010. Uncertainty in the Construction of Global Knowledge of Tropical Forests . Progress in Physical Geography 34 (6) : 81144.

Grandia, L. 2005. Appreciating the Complexity and Dignity of Peoples Lives: Integrating Population-Health-Environment Research in Peten, Guatemala . Focus on Population, Environment and Security 10.

Grasso, M. 2004. A Normative Framework of Justice in Climate Change . Working Paper Series 79. University of Milan, Department of Economics, Italy. http://dipeco.economia.unimib.it/repec/pdf/mibwpaper79.pdf. Consult le 25 mai 2011.

Green, D., U. King et J. Morrison. 2009. Disproportionate Burdens: The Multidimensional Impacts of Climate Change on the Health of Indigenous Australians . Medical Journal of Australia 190 (1) : 45.

GreenPeace. 2009. Where Does E-Waste End Up? www.greenpeace.org/international/en/campaigns/toxics/electronics/the-e-waste-problem/where-does-e-waste-end-up/. Consult le 10 juillet 2011.

Gregory, J. M., P. Huybrechts, S. C. B. Raper. 2004. Climatology: Threatened Loss of the Greenland Ice Sheet . Nature 428 (6983) : 616.

Gregory, J. et P. Huybrechts 2006. Ice-Sheet Contributions to Future Sea-Level Change . Philosophical Transactions of the Royal Society of Londres A 364: 170931.

Grether, J.-M. et N. Mathys. 2009. Is the Worlds Economic Centre of Gravity Already in Asia? Area 42 (1) : 4750.

Griffith-Jones, S., J. A. Ocampo et J. E. Stiglitz. 2010. Time for a Visible Hand: Lessons from the 2008 World Financial Crisis. New York : Oxford University Press.

Grosh, M., C. del Ninno, E. Tesliuc et A. Ouerghi. 2008. For Protection and Promotion: The Design and Implementation of Effective Safety Nets. Washington, DC : Banque mondiale.

Grossman, G. et A. Krueger. 1995. Economic Growth and the Environment . Quarterly Journal of Economics 110 (2) : 35377.

The GSMA Development Fund, le Cherie Blaire Foundation for Women et Vital Wave Consulting. 2010. Women and Mobile: A Global Opportunity: A Study on the Mobile Phone Gender Gap in Low and Middle-Income Countries. Londres : GSM Association.

Guatemala, Instituto Nacional de Estadistica. 1999. Encuesta Nacional de Salud Materno Infantil 1998-1999. Calverton, Md.: Macro International.

. 2009. Informe Preliminar: ENSMI 2008/2009. Guatemala City: Guatemala Ministerio de Salud Pblica y Asistencia Social.

Gupta, S. And I. Leung. 2011. Turning Good Practice into Institutional Mechanisms: Investing in Grassroots Womens Leadership to Scale Up Local Implementation of the Hyogo Framework for Action . An in-depth study for the HFA Mid-Term Review. United Nations Strategy for Disaster Reduction, Genve.

Gupte, M. 2004. Participation in a Gendered Environment: The Case of Community Forestry in India . Human Ecology 32 (3) : 36582.

Hales, S., N. de Wet, J. Maindonald et A. Woodward. 2002. Potential Effect of Population and Climate Changes on Global Distribution of Dengue Fever: An Empirical Model . The Lancet 360 (9336) : 83034.

Hall, D. et E. Lobina. 2008. Sewerage Works: Public Investment in Sewerage Saves Lives. Greenwich, Royaume-Uni : University of Greenwich, Public Services International Research Unit. www.psiru.org/reports/2008-03-W-sewers.pdf. Consult le 3 mai 2011.

Hanasaki, N., S. Kanae, T. Oki, Masuda, K. Motoya, N. Shirakawa, Y. Shen et K. Tanaka. 2008. An Integrated Model for the Assessment of Global Water Resources Part 1: Model Description and Input Meteorological Forcing . Hydrology and Earth System Sciences 12 (4) : 100737.

Hartwick, J. M. 1977. Intergenerational Equity and Investing of Rents from Exhaustible Resources . American Economic Review 67 (5) : 97274.

The Health Effects Institute (HEI). 2010. Outdoor Air Pollution and Health in the Developing Countries of Asia: A Comprehensive Review. Special Report 18. Boston, MA : HEI International Scientific Oversight Committee.

Heger, M., A. Julca et O. Paddison. 2009. Vulnerability in Small-Island Economies: The Impact of Natural Disasters in the Caribbean . Dans Vulnerability in Developing Countries, eds. W. Naude, A. U. Santos-Paulino et M. McGillivray. New York : Universit des Nations unies.

Hendrix, C. et S. M. Glaser. 2005. Trends and Triggers: Climate Change and Civil Conflict in Sub-Saharan Africa . Political Geography 26 (6) : 695715

Hertel, T. W., M. Burke et D. Lobell. 2010. The Poverty Implications of Climate-Induced Crop Yield Changes by 2030 . Global Environmental Change 20 (4) : 57785.

Hertel, T. W. et S. Rosch. 2010. Climate Change, Agriculture and Poverty . Applied Economic Perspectives and Policy 32 (3) : 35585.

Hertz, T., T. Jayasundera, P. Pirano, S. Selcuk, N. Smith et A. Verashchagina. 2007. The Inheritance of Educational Inequality: International Comparisons and Fifty-Year Trends . The B.E. Journal of Economic Analysis and Policy 7 (2) : 148.

Heston, A., R. Summers et B. Aten. 2009. Penn World Table Version 6.3 . University of Pennsylvania, Center for International Comparisons of Production, Income and Prices, Philadelphia, PA.

Homans, G. C. 1961. Social Behavior: Its Elementary Forms. New York : Harcourt, Brace & World.

Homer-Dixon, T. 1994. Environment, Scarcities and Violent Conflict: Evidence from Cases. Toronto, Canada: University of Toronto.

Hughes, B., M. Irfan, J. Moyer, D. Rothman et J. Solr-zano. 2011. Forecasting the Impacts of Environmental Constraints on Human Development . Human Development Research Paper 8. PNUDBRDH, New York.

Hughes, B., R. Kuhn, C. Mosca Peterson, D. Rothman et J. Solrzano. 2011. Improving Global Health: Third Volume of Patterns of Potential Human Progress. Boulder, CO: Paradigm Publishers.

Hutton, G., L. Haller et J. Bartram. 2006. Economic and Health Effects of Increasing Coverage of Low Cost Water and Sanitation Interventions . Occasional Paper 2006/33. PNUDBRDH, New York.

. 2010. Brazilian City of Manaus Expands Access to Sanitation for Low-Income Families with Help from Spain . News Release, 28 mai. www.iadb.org/en/news/news-releases/2010-05-28/manaus-extends-low-income-sanitation,7200.html. Consult le 15 mai 2011.

IEA (Agence Internationale de lEnergie). 2008. World Energy Outlook. Paris : Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques.

. 2010. World Energy Outlook. Paris : Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques.

IEA (Agence Internationale de lEnergie), PNUD (Programme des Nations Unies pour le dveloppement) et l ONUDI (Organisation des Nations unies pour le dveloppement industriel). 2010. Energy Poverty: How to Make Modern Access Universal? Special early excerpt of World Energy Outlook 2010 for the UN General Assembly. Paris : Organisation des Nations unies pour le dveloppement industriel.

Iftikhar, U. A. 2003. Population, Poverty and Environment . Background Paper. International Union for Conservation of Nature Pakistan Programme, Northern Area Strategy for Sustainable Development. http://cmsdata.iucn.org/downloads/bp_po_pov_env.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Ilahi, N. et F. Grimard. 2000. Public Infrastructure and Private Costs: Water Supply and Time Allocation of Women in Rural Pakistan . Economic Development and Cultural Change 49 (1) : 4575.

ILO (Organisation internationale du Travail). 2006. Social Security for All: Investing in Global Social and Economic Development. Discussion Paper 16. Genve : Bureau international du travail.

. 2008. Can Low-Income Countries Afford Basic Social Security? Social Security Policy Briefings Paper 3. Genve : Bureau international du travail. www.ilo.org/public/libdoc/ilo/2008/108B09_73_engl.pdf. Consult le 3 mai 2011.

. 2010. Employment and Social Protection Policies from Crisis to Recovery and Beyond: A Review of Experience . Report to the G20 Labour and Employment Ministers Meeting, 2021 avril, Washington, DC. www.ilo.org/public/libdoc/jobcrisis/download/g20_report_employment_and_social_protection_policies.pdf. Consult le 14 juillet 2011.

Independent Evaluation Group. 2008. The Welfare Impact of Rural Electrification: A Reassessment of the Costs and Benefits. IEG Impact Evaluation. Washington DC : Banque mondiale.

Inde, Gouvernement de et PNUD (Programme des Nations Unies pour le dveloppement) Disaster Risk Management Programme. 2008. Women as Equal Partners Gender Dimensions of Disaster Risk Management Programme Compliation of Good Practices. Delhi: Programme des Nations Unies pour le dveloppement India.

India Prime Ministers Council on Climate Change. 2008. National Action Plan on Climate Change. New Delhi. http://pmindia.nic.in/Pg01-52.pdf. Consult le 1 juillet 2011.

International Water and Sanitation Centre and Netherlands Water Partnership. 2009. Smart Finance Solutions: Examples of Innovative Financial Mechanisms for Water and Sanitation. Amsterdam : KIT Publishers. www.irc.nl/redir/content/download/142154/446902/fle/Smart_Finance_Solutions.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

. 2007. Fourth Assessment Report: Climate Change 2007: Synthesis Report. Contribution of Working Groups I, II and III to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change. Genve, Suisse.

. 2011. Summary for Policymakers . Dans IPCC Special Report on Renewable Energy Sources and Climate Change Mitigation, ed. O. Edenhofer, R. Pichs-Madruga, Y. Sokona et K. Seyboth. Cambridge, Royaume-Uni et New York : Cambridge University Press.

ITU (Union internationale des tlcommunications). 2011. World Telecommunication/ICT Indicators Database. Genve : Union internationale des tlcommunications

Ivanic, M. et W. Martin. 2008. Implications of Higher Global Food Prices for Poverty in Low-Income Countries . Policy Research Working Paper 4594. Banque mondiale, Washington, DC.

IWGIA (International Work Group for Indigenous Affairs). 2008. The Indigenous World 2008. Edison, NJ: Transaction Publishers.

Iyigun, M. et D. Rodrik. 2004. On the Efficacy of Reforms: Policy Tinkering, Institutional Change and Entrepre-neurship . Discussion Paper 4399. Centre for Economic Policy Research, Londres.

Jackson, M. et A. Rosencranz. 2003. The Delhi Pollution Case: Can the Supreme Court Manage the Environment? Environment Policy and Law 33 (2) : 8891.

Jacoby H., M. Rabassa et E. Skoufias. Forthcoming. On the Distributional Implications of Climate Change: The Case of India . Policy Research Working Paper. Banque mondiale, Washington, DC.

Jensen, R. 2000. Agricultural Volatility and Investments in Children . American Economic Review 90 (2) : 399404.

Jevrejeva, S., A. Grinsted, J. C. Moore et S. Holgate. 2006. Nonlinear Trends and Multiyear Cycles in Sea Level Records . Journal of Geophysical Research 111 : 111.

Jha, S. et I. Pereira. 2011. Existing Measures of Sustainability: A Review . Background Paper for the 2011 Human Development Report. PNUDBRDH, New York.

Jin, Y., H. Wang et D. Wheeler. 2010. Environmental Performance Rating and Disclosure. An Empirical Investigation of Chinas Green Watch Program . Policy Research Working Paper 5420. Banque mondiale, Washington, DC. http://www-wds.worldbank.org/servlet/WDSContentServer/WDSP/IB/2010/09/16/000158349_20100916105353/Rendered/PDF/WPS5420.pdf. Consult le 15 juin 2011.

Kammen, D. M., K. Kapadia et M. Fripp. 2004. Putting Renewables to Work: How Many Jobs Can the Clean Energy Industry Generate? Renewable and Appropriate Energy Lab Report. University of CaliforniaBerkeley, Berkeley, CA.

Kan, H., S. J. London, G Chen, Y. Zhang, G. Song, N. Zhao, L. Jiang et B. Chen. 2008. Season, Sex, Age and Education as Modifiers of the Effects of Outdoor Air Pollution on Daily Mortality in Shanghai, China: The Public Health and Air Pollution in Asia Study . Environmental Health Perspectives 116 (9) : 118388.

Kelman, I. et J. J. West. 2009. Climate Change and Small Island Developing States: A Critical Review . Ecological and Environmental Anthropology 5 (1) : 116.

Kenya National Coordinating Agency for Population and Development. 2008. An Output-Based Approach to Reproductive Health: Vouchers for Health in Kenya . Policy Brief 2. Nairobi.

Khan, A. et M. Khan. 2010. Population Programs in Bangladesh: Problems, Prospects And Policy Issues . Gillespie Foundation, Pasadena, CA. http://gillespiefoundation.org/uploads/Population_Problems_in_Bangladesh_Problem__Prospects_and_Policy_Issues.pdf. Consult le 4 avril 2011.

Khandker, S. R., D. F. Barnes et H. A. Samad. 2009. Welfare Impacts of Rural Electrification: A Case Study from Bangladesh . Policy Research Working Paper 4859, Banque mondiale, Washington, DC. http://ssrn.com/abstract=1368068. Consult le 6 mai 2011.

Khandker, S. R., D. F. Barnes, H. A. Samad et N. H. Minh. 2009. Welfare Impacts of Rural Electrification: Evidence from Vietnam . Policy Research Working Paper 5057. Banque mondiale, Washington, DC.

Khilyuk, L. F. et G. V. Chilingar. 2006. On Global Forces of Nature Driving the Earths Climate. Are Humans Involved? Environmental Geology 50 : 899910.

Kim, J., J. Corfee-Morlot et P. T. Serclaes. 2009. Linking Mitigation Actions in Developing Countries with Mitigation Support: A Conceptual Framework . Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques, Environment Directorate et International Energy Agency, Paris. www.oecd.org/dataoecd/27/24/42474721.pdf. Consult le 5 mai 2011.

Kimenyi, M. S. 2011. The Arab Democracy Paradox . The Brookings Institution, 4 mars 2011. www.brookings.edu/opinions/2011/0304_arab_democracy_kimenyi.aspx. Consult le 15 mai 2011.

King, M., A. Smith et M. Gracey. 2009. Indigenous Health Part 2: The Underlying Causes of the Health Gap . The Lancet 374 (9683) : 7685.

Kjellstrom, T. M. Lodh, T. McMichael,G. Ranmuthugala, R. Shrestha et S. Kingsland. 2006. Air and Water Pollution: Burden and Strategies for Control . Dans Disease Control Priorities in Developing Countries, ed. D. T. Jamison, J. G. Breman, A. R. Measham, G. Alleyne, M. Claeson, D. B. Evans, P. Jha, A. Mills et P. Musgrove. Washington, DC and New York : Banque mondiale and Oxford University Press.

Klein, A.-M., C. Mller, P. Hoehn et C. Kremen. 2009. Understanding the Role of Species Richness for Crop Pollination Services . Dans Biodiversity, Ecosystem Functioning andHuman Wellbeing, ed. N. Shahid, D. E. Bunker, A. Hector, M. Loreau et C. Perrings. Oxford, Royaume-Uni : Oxford University Press.

Klopfenstein, L., L. Petrasky, V. Winton et J. Brown. 2011. Addressing Water Quality Issues in Rural Cameroon and Household Biosand Filters . International Journal for Service Learning in Engineering 6 (1) : 6480.

Klugman, J., F. Rodriguez et H. J. Choi. 2011. The HDI 2010: New Controversies, Old Critiques . Human Development Research Paper 1. PNUDBRDH, New York.

Knutson, T. R., J. L. McBride, J. Chan, K. Emanuel, G. Holland, C. Landsea, I. Held, J. P. Kossin, A. K. Srivastava et M. Sugi. 2010. Tropical Cyclones and Climate Change . Nature Geoscience 3: 15763.

Kockler, H. 2005. Coping Strategies of Households Exposed to Unequal Environmental Quality in Germany. Paper for the 4th Global Conference Environmental Justice and Global Citizenship: Environment, Sustainability and Technologies, 57 juillet, Oxford, Royaume-Uni. www.inter-disciplinary.net/ptb/ejgc/ejgc4/paper_koeckler1.pdf. Consult le 25 mai 2011.

Kojima, M. et R. Bacon. 2006. Coping with Higher Oil Prices . Banque mondiale, Energy Sector Management Assistance Program, Washington, DC.

Koolwal, G. et D. van de Walle. 2010. Access to Water, Womens Work and Child Outcomes . Policy Research Working Paper 5302. Banque mondiale, Washington, DC.

Kramarae, C. et D. Spender, Eds. 2000. Routledge International Encyclopedia of Women: Global Womens Issues and Knowledge. Education: Health to Hypertension Vol. 2. New York : Routledge.

Kristrm, B. et S. Wibe. 1997. Environmental Policy in Sweden . Dans Comparative Environmental Policy and Politics, ed. U. Desai. New York : State University of New York Press.

Kruize, H. et A. A. Bouwman. 2004. Environmental (In) equity in the Netherlands: A Case Study on the Distribution of Environmental Quality in the Rijnmond Region . RIVM Report 550012003. Dutch National Institute for Public Health and the Environment, Bilthoven, les Pays-Bas. www.rivm.nl/bibliotheek/rapporten/550012003.pdf. Consult le 5 juin 2011.

Kumar, S. K. et D. Hotchkiss. 1989. Consequences of Deforestation for Womens Time Allocation, Agricultural Production and Nutrition in Hill Areas of Nepal . Research Report 69. International Food Policy Research Institute, Washington, DC.

Lama, J. R., C. R. Seas, R. Len-Bara, E. Gotuzzo et R. B. Sack. 2004. Environmental Temperature, Cholera and Acute Diarrohea in Adults in Lima, Peru . Journal of Health Population and Nutrition 22 (4) : 399403.

Laurian, L. 2008. Environmental Justice in France . Journal of Environmental Planning Management 51 : 5579.

Leading Group on Innovative Financing for Development. 2010. Globalizing Solidarity: The Case for Financial Levies. Report of the Committee of Experts to the Taskforce on International Financial Transactions and Development. Paris : Permanent Leading Group Secretariat, French Ministry of Foreign and International Affairs.

Lehrer, J. 2010. A Physicist Solves the City . New York Times Magazine, 19 Decembre. www.nytimes.com/2010/12/19/magazine/19Urban_West-t.html. Consult le 15 juin 2011.

Leisher, C., M. Sanjayan, J. Blockhus, A. Kontoleon, S.N. Larsen. 2010. Does Conserving Biodiversity Work To Reduce Poverty? A State of Knowledge Review. Cambridge, Royaume-Uni : The Nature Conservancy, University of Cambridge, International Institution for Environment and Development et Poverty and Conservation Learning Group.

Leonhardt, D. 2011. The Big Thirst: The Future of Water . Economix (blog), New York Times, 3 mai. http://econo-mix.blogs.nytimes.com/2011/05/03/the-big-thirst-the-future-of-water/. Consult le 5 mai 2011.

Li, Q. et R. Reuveny. 2006. Democracy and Environmental Degradation . International Studies Quarterly 50 : 93556.

Lieuw-Kie-Song, M. R. 2009. Green Jobs for the Poor: A Public Employment Approach . Poverty Reduction Discussion Paper 2009/02. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, New York.

Lin, J. 2010. New Structural Economics: A Framework for Rethinking Development . Policy Research Working Paper 5197. Banque mondiale, Washington, DC.

Lindsay S. W. et Martens W. J. M. 1998. Malaria in the African highlands: Past, Present and Future . Bulletin of the World Health Organization 76 : 3345.

Liu, J. et P. Raven. 2010. Chinas Environmental Challenges and Implications for the World . Environmental Science and Technology 40 : 82351.

Llavador, H., J. Roemer et J. Silvestre. 2011. Sustainability in the Presence of Global Warming: Theory and Empirics . Human Development Research Paper 5. PNUDBRDH, New York.

Lloyd-Smith, M. et L. Bell. 2003. Toxic Disputes and the Rise of Environmental Justice in Australia . International Journal of Occupational and Environmental Health 9 : 1423. http://ntn.org.au/wp-content/uploads/2010/02/envjusticeinaust.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Lobell, D. B., M. B. Burke, C. Tebaldi, M. D. Mastran-drea, W. P. Falcon et R. L. Naylor. 2008. Prioritizing Climate Change Adaptation Needs for Food Security in 2030 . Science 319 : 60710.

Lobell, D. B., W. Schlenker et J. Costa-Roberts. 2011. Climate Trends and Global Crop Production since 1980 . Science 333 (6402) : 61620.

Lopez-Calva, L. et N. Lustig, eds. 2010. Declining Inequality in Latin America: A Decade of Progress? Brookings Institution Press et le Programme des Nations Unies pour le dveloppement : Washington, DC et New York.

Lopez Carr, D. et L. Grandia. 2011. Implications of Urban vs. Rural Fertility Rates: The Case of Guatemala . The New Security Beat (blog), The Woodrow Wilson Center Environmental Change and Security Program, 22 Mars. www.newsecuritybeat.org/2011/03/watch-david-lopez-carr-and-liza-grandia.html. Consult le 18 mai 2011.

Loughran, D. et L. Pritchett. 1997. Environmental Scarcity, Resource Collection and the Demand for Children in Nepal . Working Paper. Banque mondiale, Washington, DC.

Lundqvist, L. 1972. Swedens Environmental Policy . Ambio 1 (3) : 90101. www.jstor.org/stable/4311956. Consult le 13 mai 2011.

Lwin Oo, Y. 2010. Global Hand-Washing Day Inspires Children of Myanmar to Regular Hand-Washing . UNICEF Myanmar. www.unicef.org/myanmar/water_sanitation_14579.html. Consult le 23 mai 2011.

Mansour, M., J. B. Mansour et A. H. El Swesy. 2010. Scaling up Proven Public Health Interventions through a Locally Owned and Sustained Leadership Development Programme in Rural Upper Egypt . Human Resources for Health 8 (1). www.human-resources-health.com/content/8/1/1. Consult le 15 juillet 2011.

Manus, P. 2006. Indigenous People, Environmental Rights and Evolving Common Law Perspectives in Canada, Australia and the United States . Boston College Environmental Affairs Law Review 33 (1). http://lawdigitalcommons.bc.edu/ealr/vol33/iss1/2. Consult le 19 avril 2011.

Marsiori, L., J.-F. Maistadt et I. Schumacher. 2011. The Impact of Climate Variations on Migration in Sub-Saharan Africa . Presentation at the Conference on Adaptation to Climate Change, 1819 mai, Washington, DC. www.gwu.edu/~iiep/adaptation/docs/maistadt,%20the%20Impact%20of%20 Climate%20Variations%20on%20Migration%20in%20sub-Saharan%20Africa.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Marn, A., S. Gelchich, G. Araya, G. Olea, M. Espndola et J. C. Castilla. 2010. The 2010 Tsunami in Chile: Devastation and Survival of Coastal Mall-Scale Fishing Communities . Marine Policy 34 (6) : 138184.

Martin, P. L. 2011. Pay to Preserve: The Global Politics of Ecuadors Yasun-ITT Proposal . Revue internationale de politique de dveloppement 2 http://poldev.revues.org/770. Consult le 25 juillet 2011.

May, J. R. 2006. Constituting Fundamental Environmental Rights Worldwide . Pace Environmental Law Review 23 (1). http://digitalcommons.pace.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1075&context=pelr. Consult le 5 juin 2011.

Mayer, A. L., P.E. Kauppi, P. K. Angelstam, Y. Shang et P. M. Tikka. 2005. Importing Timber, Exporting Ecological Impact . Science 308 (5720) : 35960.

Mayer, A. L., P. E. Kauppi, P. M. Tikka et P. K. Angelstam. 2006. Conservation Implications of Exporting Domestic Wood Harvest to Neighboring Countries . Environmental Science and Policy 9 (3) : 22836.

Mayer-Foulkes, D. 2011. A Cross-Country Causal Panorama of Human Development and Sustainability . Background Paper for the 2011 Human Development Report. PNUDBRDH, New York.

Mayers, J. 2007. Trees, Poverty and Targets: Forests and the Millennium Development Goals, Briefing. International Institute for Environment and Development, Londres.

McGillivray, M. 2011. Global Inequality in Health: Disparities in Human Longevity . Dans Health Inequality and Development, ed. M. McGillivray, I. Dutta et D. Lawson. New York et Helsinki: Palgrave McMillan in association with the United Nations University World Institute for Development Economics Research.

McGranahan, G., P. Jacobi, J. Songsor, C. Surjadi et M. Kjellen. 2001. The Citizens at Risk, from Urban Sanitation to Sustainable Cities. Londres : Earthscan.

McKinsey and Company. 2009. Pathways to a Low-Carbon Economy: Version 2 of the Global Greenhouse Gas Abatement Cost Curve . https://solutions.mckinsey.com/ClimateDesk/default.aspx. Consult le 15 juillet 2011.

McSweeney, K. 2004. Forest Product Sale as Natural Insurance . Society and Natural Resources, 17 (1) : 3956.

Measure DHS. 2008. Description of the Demographic and Health Surveys: Individual Recode: Data File . Version 1.0. Calverton, MD. www.measuredhs.com/pubs/pdf/DHSG4/Recode4DHS.pdf. Consult le 10 juin 2011.

Mehta, L. et S. Movik, eds. 2011. Shit Matters: The Potential of Community-Led Total Sanitation. Warwickshire, Royaume-Uni : Practical Action Publishing.

Meier, P., V. Tuntivate, D. F. Barnes, S. V. Bogach et D. Farchy. 2010. Peru: National Survey of Rural Household Energy Use . Special Report 007/10. Banque mondiale, Energy Sector Management Assistance Program, Banque mondiale, Washington, DC. www. esmap.org/esmap/sites/esmap.org/fles/ESMAP_Peru-NationalSurvey_Web_0.pdf. Consult le 5 mai 2011.

Meinshausen, M., N. Meinshausen, W. Hare, S. C. B. Raper, J. Frieler, R. Knutti, D. J. Frame et M. R. Allen. 2009. Greenhouse-Gas Emission Targets for Limiting Global Warming to 2C . Nature 458 (30) : 115863.

Meyfroidt, P., T. K. Rudel et E. F. Lambin. 2010. Forest Transitions, Trade and the Global Displacement of Land Use . Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 107 (49) : 2091722.

Miguel, E., S. Satyanath et E. Sergenti. 2004 . Economic Shocks and Civil Convict: An Instrumental Variables Approach . Journal of Political Economy 112 (4) : 72553.

Milanovic, B. 2009. Global Inequality and the Global Inequality Extraction Ratio . Policy Research Working Paper 5044. Banque mondiale, Washington, DC.

. 2011. Global Income Inequality . Household Survey Data for 19982002. Banque mondiale, Washington, DC. http://econ.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/EXTRESEARCH/0contentMDK:22261771~pagePK:64214825~piPK:64214943~theSitePK:469382,00.html. Consult le 23 mai 2011.

Milinksi, M., R. D. Sommerfeld, H.-J. Krambeck, F. A. Reed et J. Marotzke. 2008. The Collective-Risk Social Dilemma and the Prevention of Simulated Dangerous Climate Change . Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 105 (7) : 229194.

Millennium Ecosystem Assessment. 2005. Ecosystems and Human Well-Being: Desertification Synthesis. Washington, DC : World Resources Institute. www.maweb.org/documents/document.355.aspx.pdf. Consult le 15 mai 2011.

Millman, A., D. Tang et F. P. Perera. 2008. Air Pollution Threatens the Health of Children in China . Pediatrics 122 (3) : 62028.

Mills, S., E. Bos, E. Suzuki. 2010. Unmet Need for Contraception . Washington, DC : Banque mondiale.

Milly, P. C. D., K. A. Dunne et A. V. Vecchia. 2005. Global Pattern of Trends in Stream Flow and Water Availability in a Changing Climate . Nature 438 (17) : 34750.

Milton, A. H., S. M. Shahidullah, W. Smith, K. S. Hos-sain, Z. Hasan et K. T. Ahmed. 2010. Association between Chronic Arsenic Exposure and Nutritional Status among the Women of Child Bearing Age: A Case-Control Study in Bangladesh . International Journal for Environmental Research and Public Health 7 (7) : 281121.

Mimura, N., L. Nurse, R. McLEan, J. Agard, L. Briguglio, P. Lefale, R. Payet et G. Sem. 2007. Small Islands . Dans Climate Change 2007: Impacts, Adaptation and Vulnerability. Contribution of Working Group II to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, ed. M. L. Parry, O. F. Canziani, J. P. Palutikof, P. J. van der Linden et C. E. Hanson. Cambridge, Royaume-Uni : Cambridge University Press. www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg2/ar4-wg2-chapter16.pdf. Consult le 19 mai 2011.

Mitchell, G. et D. Dorling. 2003. An Environmental Justice Analysis of British Air Quality . Environment and Planning A 35 (5) : 90929.

Mitra, A. et D. K. Mishra. 2011. Environmental Resource Consumption Pattern in Rural Arunachal Pradesh . Forest Policy and Economics 13 (3) : 166170.

Molnar, A., S. J. Scherr et A. Khare. 2004. Who Conserves the Worlds Forests? Community Driven Strategies to Protect Forests and Respect Rights. Washington, DC : Forest Trends and Ecoagriculture Partners.

Mulongoy, K. J. et S. B. Gidda. 2008. The Value of Nature: Ecological, Economic, Cultural and Social Benefits of Protected Areas. Montral, Canada: Secretariat of the Convention on Biological Diversity.

Myers, N. et A. H. Knoll. 2001. The Biotic Crisis and the Future of Evolution . Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 98 (10) : 538992.

Nagendra, H. 2011. Heterogeneity and Collective Action for Forest Management . Human Development Research Paper 2. PNUDBRDH, New York.

Namibia Ministry of Environment and Tourism, Directorate of Parks and Wildlife Management. 2010. Climate Change Vulnerability and Adaptation Assessment for Namibias Biodiversity and Protected Area System. Windhoek.

Nankhuni, F. et J. L. Findeis. 2004. Natural Resource Collection Work and Childrens Schooling in Malawi . Agricultural Economics 31 (23) : 12334.

Ndiritu, S. W. et W. Nyangena. 2010. Environmental Goods Collection and Childrens Schooling: Evidence from Kenya . Regional Environmental Change. www. springerlink.com/content/470430708568p4qj/. Consult le 22 mai 2011.

Nellemann, C., M. MacDevette, T. Manders, B. Eic-khout, B. Svihus, A. G. Prins, B. P. Kaltenborn, eds. 2009. The Environmental Food Crisis: The Environments Role in Averting Future Food Crises. A UNEP Rapid Response Assessment. Programme des Nations Unies pour lenvironnement, GRID-Arendal, Norvge.

Nelson, G. C., M. W. Rosegrant, J. Koo, R. Robertson, T. Sulser, T. Zhu, C. Ringler, S. Msangi, A. Palazzo, M. Batka, M. Magalhaes, R. Valmonte-Santos, M. Ewing et D. Lee. 2009. Climate Change: Impact on Agriculture and Costs of Adaptation. Food Policy Report. International Food Policy Research Institute, Washington, DC.

Nelson, G. C., M. W. Rosegrant, A. Palazzo, I. Gray, C. Ingersoll, R. Robertson, S. Tokgoz, T. Zhu, T. B. Sulser, C. Ringler, S. Msangi et L. You. 2010. Food Security, Farming et Climate Change to 2050: Scenarios, Results, amd Policy Options. Washington, DC : International Food Policy Research Institute.

Nelson, S. 2011. Environmental Services Program Spurs Water Innovation for the Urban Poor . Global Waters, Mars. www.usaid.gov/our_work/cross-cutting_ programs/water/globalwaters/mar2011/3_mar11.html. Consult le 3 mai 2011.

Nepal Water for Health. 2004. Easy Access to Sanitation Materials in Rural Nepal: An Evaluation of a SaniMart Pilot Project . Water for Health, Panchawati, Npal.

Neubert, S. 2009. Wastewater Reuse: How Integrated and Sustainable is the Strategy? Water Policy 11: 3753.

Neumayer, E. 2002. Do Democracies Exhibit Stronger International Environmental Commitment? A CrossCountry Analysis . Journal of Peace Research 39 (2) : 13964.

. 2003. Beyond Income: Convergence in Living Standards, Big Time . Structural Change and Economic Dynamics 14 (3) : 27596.

. 2004. Sustainability and Well-Being Indicators . Research Paper 2004/23. United Nations University World Institute for Development Economics Research, Helsinki.

. 2010a. Weak versus Strong Sustainability: Exploring the Limits of Two Opposing Paradigms. Cheltenham, Royaume-Uni : Edward Elgar Publishing

. 2010b. Human Development and Sustainability . Human Development Research Paper 210/05. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_05.pdf. Consult le 10 juin 2011.

. 2011. Sustainability and Inequality in Human Development . Human Development Research Paper 4. PNUDBRDH, New York.

Neumayer, E. et F. Barthel. 2011. Normalizing Economic Loss from Natural Disasters: A Global Analysis . Global Environmental Change 21 : 1324.

Neumayer, E. et T. Plumper. 2007. The Gendered Nature of Natural Disasters: The Impact of Catastrophic Events on the Gender Gap in Life Expectancy, 19812002 . Annals of the Association of American Geographers 97 (3) : 55166.

Newell, P. 2008. Civil Society, Corporate Accountability and the Politics of Climate Change . Global Environmental Politics 8 (3) : 122153.

Newell, P., J. Phillips et D. Mulvaney. 2011. Pursuing Clean Energy Equitably . Human Development Research Paper 3. PNUDBRDH, New York.

New York Times. 2011. The Court and Global Warming . 18 avril. www.nytimes.com/2011/04/19/opinion/19tue1.html . Consult le 15 juillet 2011.

Nishikiori, N., T. Abe, D. G. Costa, S. D. Dharmaratne, O. Kunii et K. Moji. 2006. Who Died as a Result of the Tsunami? Risk Factors of Mortality among Internally Displaced Persons in Sri Lanka: A Retrospective Cohort Analysis . BMC Public Health : 673.

Nordhaus, W. 2004. Retrospective on the 1970s Productivity Slowdown. Working Paper 10950. Cambridge, MA : National Bureau of Economic Research.

Norgaard, K. et R. York. 2005. Gender Equality and State Environmentalism . Gender and Society 19 (4) : 50622.

Norton Rose Group. 2011. Asia Pacific Climate Change Series: China . Issue 2. Sydney, Australia. www.nortonrose.com/files/asia-pacific-climate-change-policy-series-china-52306.pdf. Consult le 1 juillet 2011.

Noy, I. 2009. The Macroeconomic Consequences of Disasters . Journal of Development Economics 88 : 22131.

Nugent, C. et J. M. Shandra. 2009. State Environmental Protection Efforts, Womens Status and World Polity: A Cross-National Analysis . Organization Environment 22 (2) : 20829.

Nussbaum, M. 1998. Platos Republic: The Good Society and the Deformation of Desire. Washington, DC : Library of Congress.

. 2006. Frontiers of Justice: Disability, Nationality, Species Membership. Cambridge, MA : Harvard University Press.

ODonnell, O., E. van Doorslaer, A. Wagstaff et M. Lindelow. 2008. Analyzing Health Equity Using Household Survey Data. WBI Learning Resources Series. Washington, DC : Banque mondiale.

ONeill, B. C., M. Dalton, R. Fuchs, L. Jiang, S. Pachauri et K. Zigova. 2010. Global Demographic Trends and Future Carbon Emissions . Proceedings of the National Academy of Science of the United States of America 107 (41) : 1752126.

OCDE (Organisation de Coopration et de Dveloppe-ment conomiques). 2010a. Tackling Inequalities in Brazil, China, India and South Africa: The Role of Labour Markets and Social Policies. Paris : Organisation de Coopration et de Dveloppement conomiques. http://dx.doi.org/10.1787/9789264088368-en. Consult le 10 avril 2011.

. 2010b. Cities and Climate change. Paris.

. 2010c. Green Growth Strategy Interim Report: Implementing Our Commitment For A Sustainable Future . Runion du Conseil de lOCDE au niveau des ministres, 2728 mai, Paris.

. 2010d. Innovative Financing Mechanisms for the Water Sector. Paris.

. 2011a. Tackling Inequality. Issues Paper. Paris. www.oecd.org/dataoecd/32/20/47723414.pdf. Consult le 10 mai 2011.

. 2011b. Development Aid Reaches an Historic High in 2010 . OCDE, Direction de la coopration pour le dveloppement, Paris. www.oecd.org/document/3 5/0,3746,en_2649_34447_47515235_1_1_1_1,00. html. Consult le 15 juillet 2011.

Okello, V. 2005. The Upesi Rural Stoves Project . Boiling Point 51 : 2-5.

ONU (Organisation des Nations unies). 1992. 1992 Dclaration de Rio sur lenvironnement et le dvelop-pement . Confrence des Nations unies sur lenviron-nement et le dveloppement, 314 juin, Rio de Janeiro.

. 1997. Programme for the Further Implementation of Agenda 21 . Agenda Item 8, A/RES/S-19/2. Assemble gnrale des Nations Unies, New York.

. 2002. United Nations Declaration on Sustainable Development . Adopt au Sommet mondial sur le dveloppement durable. 24 Septembre, Johannesburg.

. 2008. Innovation for Sustainable Development: Local Case Studies from Africa. New York.

. 2010. The Millennium Development Goals Report 2010. New York : Nations unies.

. 2011. International Year of Sustainable Energy for All . Sixty-ffth Session, Agenda item 20 and 151, A/65/151. Assemble gnrale des Nations Unies, New York. http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N10/521/60/PDF/N1052160.pdf?OpenElement. Consult le 14 juillet 2011.

Ostrom, E. 1992. Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action. Natural Resources 32. Cambridge, Royaume-Uni : Cambridge University Press.

Oxfam International. 2005. The Tsunamis Impact on Women . Briefing Note. Oxfam International, Oxford, Royaume-Uni. www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/fles/women.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

. 2007. Blind Spot: The Continued Failure of the World Bank and the IMF to Fully Assess the Impact of Their Advice . Joint NGO Briefing Note. Oxfam International, Oxford, Royaume-Uni.

Parry, M. L., O. F. Canziani, J. P. Palutikof, J. van der Linden et C. E. Hanson, eds. 2007. Climate Change 2007: Impacts, Adaptation and Vulnerability. Rapport du Groupe de travail II Consquences, adaptation et vulnrabilit. Cambridge, Royaume-Uni : Cambridge University Press.

Parry, M. L., J. Lowe et C. Hanson. 2009. Overshoot, Adapt and Recover . Nature 458 : 110203.

Pastor, M. 2007. Environmental Justice: Reflections from the United States . Dans Reclaiming Nature: Environmental Justice and Ecological Restoration, ed. J. K. Boyce, S. Narain et E. A. Stanton. Londres et New York : Anthem Press.

Pattanayak, S. K. et E. Sills. 2001. Do Tropical Forests Provide Natural Insurance? The Microeconomics of Non-Timber Forest Products Collection in the Brazilian Amazon . Land Economics 77 (4) : 595612.

Pedersen, O. W. 2008. European Environmental Human Rights and Environmental Rights: A Long Time Coming? Georgetown International Environmental Law Review 21 (1).

Pellow, D. 2004. The Politics of Illegal Dumping: An Environmental Justice Framework . Qualitative Sociology 27 (4).

Pepper, D. 2007. Indias Rivers are Drowning in Pollution . CNN Money, 11 juin. http://money.cnn.com/magazines/fortune/fortune_archive/2007/06/11/100083453/index. htm. Consult le 15 mai 2011.

Perez, E., C. Amelink, B. Briceno, J. Cardosi, J. Devine, A. Grossman, A. Kamasan, C. Kullman, C. A. Kumar, I. Moise, K. Mwambuli, A. Orsola-Vidal et D. Wartono. 2011. Global Scaling Up Rural Sanitation Project: Progress Report. Washington, DC : Water and Sanitation Program.

Perrings, C. et D. W. Pearce. 1994. Threshold Effects and Incentives for the Conservation of Biodiversity . Environment and Resource Economics 4 (1) : 1328.

Peru Ministry of Housing, Construction and Sanitation. 2006. 20062015 National Sanitation Plan. Lima.

The PEW Charitables Trusts. 2010. Whos Winning the Clean Energy Race? Growth, Competition and Opportunity in the Worlds Largest Economies . Washington, DC. www.pewtrusts.org/uploadedFiles/wwwpewtrustsorg/Reports/Global_warming/G-20%20Report.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement). 2002. Arab Human Development Report 2002. Creating Opportunities for Future Generations. New York : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement). 2008. Mid-Term Review of the Global Environment Facility: Resource Allocation Framework . Technical Paper 3. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, Fonds pour lenvironnement mondial, New York.

. 2009. Arab Human Development Report 2009: Challenges to Human Security in Arab Countries. New York : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

. 2010. Fostering Social Accountability: From Principle to Practice . Guidance Note. Oslo Governance Centre, Democratic Governance Group, Bureau for Development Policy, Oslo.

. 2011a. Western Balkans: Assessment of Capacities for Low-Carbon and Climate Resilient Development Procs-verbal de prsentation . www.slideshare.net/undpeuropeandcis/undp-survey-results-assessment-of-capacities-for-lowcarbon-and-climate-resilient-development. Consult le 28 juillet 2011.

. 2011b. Energy for People-Centered Sustainable Development. New York : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

. 2011c. Sharing Innovative Experiences: Successful Social Protection Floor Experiences. Vol. 18. New York.

. n.d. Community Water Initiative . www.undp.org/water/community-water-initiative.shtml. Consult le 15 mai 2011.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement) Bhoutan. 2008. Bhutans Progress: Midway to the Millennium Development Goals. Thiampu : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement) Costa Rica Country Office, Observatorio del Desarrollo et Universidad de Costa Rica. 2011. Sustainability and Equity: Challenges for Human Development . Human Development Report 2011 Case Study. San Jose.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement) et le FEM (Fonds pour lenvironnement mondial). 2010. Annual Performance Report: Project Implementation Report. PIMS 3121: Strengthening the Protected Area Network . Document interne non publi, New York.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement) Bureau du Rapport sur le dveloppement humain. 19902010. Human Development Reports 19902010. New York : Oxford University Press jusquen 2005 ; Palgrave Macmillan depuis 2006.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement)-PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvironnement) Poverty-Environment Initiative. 2008. Environment, Climate Change and the MDGs: Reshaping the Development Agenda . A Poverty Environment Partnership Event in Support of the UN High Level Event on MDGs . Nairobi.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement), PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvironnement), Banque mondiale e WRI (World Resources Institute). 2005. World Resources 2005: The Wealth of the Poor: Managing Ecosystems to Fight Poverty. Washington, DC : World Resources Institute.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement) Water Governance Programme. 2010. Djibouti . Country Sector Assessments Volume 2. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, Governance, Advocacy and Leadership for Water, Sanitation and Hygiene, New York.

PNUD (Programme des Nations Unies pour le dve-loppement) et lOMS (Organisation mondiale de la Sant). 2009. The Energy Access Situation in Developing Countries: A Review Focusing on the Least Developed Countries and Sub-Saharan Africa. New York : Programme des Nations Unies pour le dveloppement.

. 2011. Sharing Innovative Experiences: Successful Social Protection Floor Experiences (vol. 18). Programme des Nations Unies pour le dveloppement, Special Unit for the South-South Cooperation, New York.

PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvi-ronnement). 2007. Interlinkages: Governance for Sustainability . Dans Global Environment Outlook (GEO 4). Nairobi : Programme des Nations Unies pour lenvironnement.

. 2009. From Conflict to Peacebuilding: The Role of Natural Resources and the Environment. Nairobi : Programme des Nations Unies pour lenvironnement.

. 2010. Green Economy: Developing Countries Success Stories. Nairobi : Programme des Nations Unies pour lenvironnement.

. 2011. Vers une conomie verte: Pour un dve-loppement durable et une radication de la pau-vret. Nairobi : Programme des Nations Unies pour lenvironnement.

PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvi-ronnement) et GRID Europe. 2009. E-Waste, the Hidden Side of IT Equipments Manufacturing and Use . Programme des Nations Unies pour lenvironnement, Genve. www.grid.unep.ch/product/publication/download/ew_ewaste.en.pdf. Consult le 18 juin 2011.

PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvi-ronnement) et lUNU (Universit des Nations unies). 2009. Recycling from E-Waste to Resources . Programme des Nations Unies pour lenvironnement, Division of Technology, Industry and Economics et the StEP Initiative (Solving the E-waste Problem Initiative), Paris et Bonn. www.uneptie.org/shared/publications/pdf/DTIx1192xPA-Recycling%20from%20ewaste%20to%20Resources.pdf. Consult le 30 mai 2011.

Potts, M. et L. Marsh. 2010. The Population Factor: How Does it Relate to Climate Change? Climate Adaptation, fvrier.

Pradhan, M., D. Sahn et S. Younger. 2003. Decomposing World Health Inequality . Journal of Health Economics 22 (2) : 27193.

Price, G. N. 2008. Hurricane Katrina: Was There a Political Economy of Death . Review of the Black Political Economy 35 (4) : 16380.

Prss-stn A., R. Bos, F. Gore et J. Bartram. 2008. Safer Water, Better Health: Costs, Benefits and Sustainability of Interventions to Protect and Promote Health. Genve : Organisation mondiale de la Sant.

Prss-stn, A. et C. Corvaln. 2006. Preventing Disease through Healthy Environments. Towards an Estimate of the Environmental Burden of Disease. Genve : Organisation mondiale de la Sant.

Puddephatt, A. 2009. Exploring the Role of Civil Society in the Formulation and Adoption of Access to Information Laws: The Cases of Bulgaria, India, Mexico, South Africa and the UK . Access to Information Working Paper Series. Banque mondiale, Washington, DC. http://siteresources.worldbank.org/EXTGOVACC/Resources/atICivSocietyFinalWeb.pdf. Consult le 10 mai 2011.

Raleigh, C. et H. Urdal. 2008. Climate Change, Demography, Environmental Degradation et Armed Conflict . New Directions in Demographic Security Series. Woo-drow Wilson International Center for Scholars, Environmental Change and Security Program, Washington, DC.

Raupach, M. R., G. Marland, P. Ciais, C. Le Qur, J. G. Canadell, G. Klepper et C. B. Field. 2007. Global and Regional Drivers of Accelerating CO2 Emissions . Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 104 (24) : 1028893.

Rawls, J. 1971. A Theory of Justice. Cambridge, MA : Harvard University Press.

Renewable Energy Policy Network for the 21st Century. 2010. Renewables 2010 Global Status Report. Paris.

. 2011. Renewables 2011 Global Status Report. Paris.

Riojas-Rodrguez, H., J. A. Escamailla-Cejudo, J. A. Gonzlez-Hermosillo, M. M. Tllez-Rojo, M. Vallejo, C. Santos-Burgoa et L. Rojas-Bracho. 2006. Personal PM2.5 and CO Exposures and Heart Rate Variability in Subjects with Known Schemic heart Disease in Mexico City . Journal of Exposure Science and Environmental Epidemiology 16 : 13137.

Robinson, B. H. 2009. E-Waste: An Assessment of Global Production and Environmental Impact . Science of Total Environment 408 : 18391.

Rockstrm, J., W. Steffen, K. Noone, . Persson, F. S. Chapin, III, E. Lambin, T. M. Lenton, M. Scheffer, C. Folke, H. Schellnhuber, B. Nykvist, C. A. De Wit, T. Hughes, S. van der Leeuw, H. Rodhe, S. Srlin, P. K. Snyder, R. Costanza, U. Svedin, M. Falkenmark, L. Karlberg, R. W. Corell, V. J. Fabry, J. Hansen,

B. Walker, D. Liverman, K. Richardson, P. Crutzen et J. Foley. 2009. Planetary Boundaries: Exploring the Safe Operating Space for Humanity . Ecology and Society 14(2).

Rodriguez-Oreggia, E., A. de la Fuente, R. de la Torre, H. Moreno et C. Rodriguez. 2010. The Impact of Natural Disasters on Human Development and Poverty at the Municipal Level in Mexico. Working Paper 43. Harvard University, Center for International Development, Cambridge, MA.

Rodrik, D. 2005. Feasible Globalizations . Dans Globalization: Whats New?, ed. M. Weinstein. New York : Columbia University Press.

. 2006. Goodbye Washington Consensus, Hello Washington Confusion? A Review of the World Banks Economic Growth in the 1990s: Learning from a Decade of Reform . Journal of Economic Literature 64 : 97387.

Rodrik, D., A. Subramanian et F. Trebbi. 2004. Institutions Rule: The Primacy of Institutions over Geography and Integration in Economic Development . Journal of Economic Growth 9 (2) : 13165.

Roper, L., E. Utz et J. Harvey. 2006. The Tsunami learning project, Lessons for Grantmakers in Natural Disaster Response . Grantmakers without Borders, San Francisco, CA.

Roscher, C., J. Schumacher, O. Foitzik et E. D. Schulze. 2007. Resistance to Rust Fungi in Lolium Perenne Depends on Within Species Variation and Performance of the Host Species in Grasslands of Different Plant Diversity . Community Ecology 153 (1) : 17383.

Rose, E. 1999. Consumption Smoothing and Excess Female Mortality in Rural India . Review of Economics and Statistics 8 (1) : 4149.

Roseinweig, F. 2008. Synthesis of Four Country Enabling Environment Assessments for Scaling Up Sanitation Programs . Water and Sanitation Program, Washington, DC.

Ross, A. 2009. Modern Interpretations of Sustainable Development . Journal of Law and Society 36 (1) : 3254.

Roudi, F. 2009. A Perspective of Fertility Behavior of Iranian Women . Research paper presented at the International Union for the Scientific Study of Populations International Population Conference, 27 Septembre2 October, Marrakech.

Sala-i-Martin, X. 2006. The World Distribution of Income: Falling Poverty and Convergence, Period . Quarterly Journal of Economics CXXI (2) : 35197.

Sanchez, T. 2010. The Hidden Energy Crisis: How Policies Are Failing the Worlds Poor. Rugby, Royaume-Uni : Practical Action.

Sarfo-Mensah, P. et W. Oduro. 2007. Traditional Natu-ral Resources Management Practices and Biodiversity Conservation in Ghana: A Review of Local Concepts and Issues on Change and Sustainability . Working Paper 90.2007. Fondazione Eni Enrico Mattei, Milan. http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1017238. Consult le 15 juillet 2011.

Sarkar, S., J. E. Greenleaf, A. Gupta, D. Ghosh, L. M. Blaney, P. Bandyopadhyay, R. K. Biswas, A. K. Dutta et A. K. SenGupta. 2010. Evolution of Community-Based Arsenic Removal Systems in Remote Villages in West Bengal, India: Assessment of Decade-long Operation . Water Research 44 (2010) : 5813-22.

Schmidt, R. 2008. The Currency Transaction Tax, Rate and Revenue Estimates. Tokyo : United Nations University Press, War on Want et le North-South Institute.

Schmidt, R. et A. Bhushan. 2011. The Currency Transactions Tax: Feasibility, Revenue Estimates and Potential Use of Revenues . Human Development Research Paper 9. PNUDBRDH, New York.

Scholtes, F. 2011. Environmental Sustainability in a Perspective of the Human Development and Capability Approach . Background Paper pour le Rapport sur le dveloppement humain 2011. PNUDBRDH, New York.

Schreckenberg, K. et C. Luttrell. 2009. Participatory Forest Management: A Route to Poverty Reduction? International Forestry Review 11 : 22138.

Schreiber, M. A. Forthcoming. The Evolution of Legal Instruments and the Sustainability of the Peruvian Anchovy Fishery . Marine Policy.

Seballos, T. T., M. Tarazona et J. Gallegos. 2011. Children and Disasters: Understanding Impact and Enabling Agency. Brighton, Royaume-Uni : Children in a Changing Climate. www.childreninachangingclimate.org/database/CCC/Publications/IMPACTS%20and%20 AGENCY_FINAL.pdf. Consult le 15 juin 2011.

Secrtariat de la Convention sur la diversit biologique. 2010. Perspectives mondiales de la diversit biologique 3. Montreal, Canada. www.cbd.int/doc/publications/gbo/gbo3-fnal-fr.pdf. Consult le 20 juin 2011.

Secretariat of the Pacific Community. 2011. Cli-mate Change May Halve Pacific Islands Coastal Fish Catches . 4 Mars. www.spc.int/en/component/content/article/216-about-spc-news/683-climate-change-may-halve-paci. Consult le 15 mai 2011.

Sen, A. 1979. Equality of What? Stanford University. The Tanner Lecture on Human Values, 22 mai, Palo Alto, CA. http://culturability.fondazioneunipolis.org/wp-content/blogs.dir/1/fles_mf/1270288635equalityofwhat.pdf. Consult le 15 juin 2011.

. 2003. Continuing the Conversation: Amartya Sen Talks with Bina Agarwal, Jane Humphries and Ingrid Robeyns . Feminist Economist 9 (23) : 31932.

. 2006. Human Rights and the Limits of the Law . Cardozo Law Review 27 (6) : 291327.

. 2009. The Idea of Justice. Cambridge, MA : Harvard University Press.

. 2010. The Place of Capability in a Theory of Justice . Dans Measuring Justice: Primary Goods and Capabilities, ed. H. Brighouse et I. Robeyns. Cambridge, MA : Cambridge University Press.

Senbet, D. 2010. Determinants of Child Labor Versus Schooling in Rural Ethiopia . European Journal of Social Sciences 17 (3). www.eurojournals.com/ejss_17_3_10.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

Shafk, N. 2011. The Future of Development Finance . Working Paper 250. Center for Global Development, Washington, DC. www.cgdev.org/content/publications/detail/1425068. Consult le 15 juillet 2011.

Shandra, J. M., C. L. Shandra et B. London. 2008. Women, Non-Governmental Organizations and Defo-restation: A Cross-National Study . Population and Environment 30(12) : 4872.

Shelton, D. L. 2010. Developing Substantive Environ-mental Rights . Journal of Human Rights and the Environment 1 (1) : 89120.

Simms, A., J. M. Maldonado et H. Reid. 2006. Up in Smoke? Latin America and the Caribbean: The Threat from Climate Change to the Environment and Human Development. The Third Report from the Working Group on Climate Change and Development. Londres : New Economics Foundation.

Skoufas, E., B. Essama-Nssah et R. Katayama . 2010. Too Little Too Late: Welfare Impacts of Rainfall Shocks in Rural Indonesia . Banque mondiale, Washington, DC.

Skoufas, E., M. Rabassa et S. Olivieri. 2011. The Poverty Impacts of Climate Change: A Review of the Evidence . Policy Research Working Paper 5622. Banque mondiale, Washington, DC.

Smith, K. R., S. Mehta et M. Maeusezahl-Feuz. 2004. Indoor Air Pollution from Household Use of Solid Fuels . Dans Comparative Quantifcation of Health Risks: Global and Regional Burden of Disease Attri-butable to Selected Major Risk Factors, eds. M. Ezzati, A.D. Lopez, A. Rodgers et C. J. L. Murray. Genve : Organisation mondiale de la Sant.

Sobrevila, C. 2008. The Role of Indigenous Peoples in Biodiversity Conservation: The Natural but Often For-gotten Partners. Washington, DC : Banque mondiale. http://siteresources.worldbank.org/INTBIODIVERSITY/Resources/RoleofIndigenousPeoplesinBiodiversityCon-servation.pdf. Consult le 15 juin 2011.

Solow, R. M. 1973. Is the End of the World at Hand? Challenge 16 (1) : 3950.

. 1974. The Economics of Resources or the Resources of Economics . Papers and Proceedings of the Eighty-Sixth Annual Meeting of the American Economic Association. The American Economic Review 64 (2) : 114

. 1993. An Almost Practical Step toward Sustai-nability . Resources Policy 19 (3) : 16272.

Sonak, S., M. Sonak et A. Giriyan. 2008. Shipping Hazardous Waste: Implications for Economically Developing Countries . International Environmental Agreements 8: 14359.

South Africa Department of Environmental Affairs et PNUE (Programme des Nations Unies pour lenvironnement). 2011. Working for the Environment. Pretoria : South Africa Department of Environmental Affairs. www.grida.no/fles/publications/savg_ebook.pdf. Consult le 20 juin 2011.

Speck, S. 2010. Options for Promoting Environmental Fiscal Reform in EC Development Cooperation: South Africa Country Case Study . UNEP-UNDP Poverty-Environment Initiative, Nairobi. www.unpei.org/PDF/budgetingfnancing/southafrica-case-study-fscalre-forms.pdf. Consult le 20 juillet 2011.

Speelmon E. C., W. Checkley, R. H. Gilman, J. Patz, M. Calderon et S. Manga. 2000. Cholera Incidence and El NioRelated Higher Ambient Temperature . Journal of American Medical Association 283 (23) : 307274.

Speth, J. G. 2008. The Bridge at the Edge of the World: Capitalism, the Environment and Crossing from Crisis to Sustainability. New Haven, CT: Yale University Press.

Stern, N. 2007. The Economics of Climate Change. The Stern Review. New York : Cambridge University Press.

Stern, N. et C. Taylor. 2007. Climate Change: Risk, Ethics and the Stern Review . Science 317: 20304.

. 2010. What Do the Appendices to the Copen-hagen Accord Tell Us about Global Greenhouse Gas Emissions and the Prospects for Avoiding a Rise in Global Average Temperature of More Than 2C? Policy Paper. Center for Climate Change Economics and Policy, Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment et le Programme des Nations Unies pour lenvironnement, Londres et New York.

Stiglitz, J. E. 2011. Gambling with the Planet . Project Syndicate, 6 avril 2011. www.project-syndicate.org/commentary/stiglitz137/English. Consult le 16 mai 2011.

Stiglitz, J. E., A. Sen et J.-P. Fitoussi. 2009. Report of the Commission on the Measurement of Economic Performance and Social Progress. Paris.

Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). 2010. Yearbook 2010. Stockholm.

Sze, J. et J. K. London. 2008. Environmental Justice at the Crossroads . Sociology Compass 2/4: 133154

Tachamo, R. D., O. Moog, D. N. Shah et S. Sharma. 2009. The Cause and Implications of Urban River Pollution: Mitigative Measures and Benthic Macro-invertebrates as River Monitoring Tool . Dans Water and Urban Development Paradigms towards an Integration of Engineering, Design and Management Approaches, ed. J. Feyen, K. Shannon et M. Neville. Londres : Taylor and Francis Group.

Takasaki, Y., B. L. Barham et O. T. Coomes. 2004. Risk Coping Strategies in Tropical Forests: Floods, Illnesses and Resource Extraction . Environment and Development Economics 9 (2) : 20324.

Thomas, R., E. Rignot, G. Casassa, P. Kanagaratnam, C. Acua, t. Akins, H. Brecher, E. Frederick, P. Gogineni, W. Krabill, S. Manizde, H. Ramamoorthy, A. Rivera, R. Russell, J. Sonntag, R. Swift, J. Yungel et J. Zwally. 2004. Accelerated Sea Level Rise from West Antarctica . Science 306 (5694) : 25558.

Thomas, V. et M. Ahmad. 2009. A Historical Perspective on the Mirab System: A Case Study of the Jangharoq Canal, Baghlan . Case Study Series. Afghanistan Research and Evaluation Unit. www.areu.org.af/Uploads/EditionPdfs/908E-The%20Mirab%20System-CS-web.pdf. Consult le 1 aot 2011.

Thornton, P.K., P.G. Jones, G. Alagarswamy et J. Andresen. 2009. Spatial Variation of Crop Yield Response to Climate Change in East Africa . Global Environmental Change 19 : 5465.

Timsina, N.P. 2003. Promoting Social Justice and Conser-ving Mountain Forest Environments: A Case Study of Nepals Community Forestry Programme . Geographical Journal 169 (3) : 23642.

Tole, L. 2010. Reforms from the Ground Up: A Review of Community-Based Forest Management in Tropical Developing Countries . Environmental Management 45 (6) : 131231.

Torras, M. 2006. The Impact of Power Equality, Income andthe Environment on Human Health: Some Inter-Country Comparisons . International Review of Applied Economics 20 (1) : 120.

. 2011. A Survey of the Effects of Inequality on the Environment and Sustainability . Background Paper for the 2011 Human Development Report. PNUDBRDH, New York.

Torras, M. et J. K. Boyce 1998. Income, Inequality and Pollution: A Reassessment of the Environmental Kuznets Curve . Ecological Economics 25 : 14760.

Transparency International. 2011. The Global Corruption Report: Climate Change. Londres et Washington, DC : Earthscan.

Tucker, J. 2010. Are Mexicos Conditional Cash Transfers missing the target? Policy Matters 7 (2) : 4-9.

Ulimwengu, J. M. et R. Ramadan. 2009. How Does Food Price Increase Affect Ugandan Households? An Augmented Market Approach . Discussion Paper 00884. International Food Policy Research Institute, Washington, DC.

UN Habitat (Programme des Nations Unies pour les tablissements humains). 2003. Water and Sanitation in the Worlds Cities: Local Action for Global Goals. Londres et New York : Earthscan.

UN Millennium Project. 2005. Investing in Development: A Practical Plan to Achieve the Millennium Development Goals. Overview. New York.

UN Water. 2006. Gender, Water and Sanitation: A Policy Brief . UN Water, Inter-Agency Task Force on Gender and Water, New York.

.2010a. Global Annual Assessment of Sanitation and Drinking-Water: Targeting Resources for Better Results. Genve : Organisation mondiale de la Sant.

. 2010b. Progress on Sanitation and Drinking-Water. Genve : Organisation mondiale de la Sant et UNICEF. www.unwater.org/downloads/JMP_report_2010.pdf. Consult le 15 juillet 2011.

UNDESA (Dpartement des affaires conomiques et sociales internationales). 2006. Trends in Sus-tainable Development. New York : Organisation des Nations Unies. www.un.org/esa/sustdev/publications/trends2008/fullreport.pdf. Consult le 15 juin 2011.

. 2008. World Population Prospects: 2008 Revision, New York : Organisation des Nations unies.

. 2009. World Economic and Social Survey 2009: Promoting Development, Saving the Planet. New York : Organisation des Nations unies.

. 2010a. Promoting Development, Saving the Planet. New York : Organisation des Nations unies.

. 2010b. The Worlds Women 2010: Trends and Statistics. New York : Organisation des Nations unies.

. 2011a. World Economic and Social Survey 2011: The Great Green Technological Transformation. New York : Organisation des Nations unies.

. 2011b. World Population Prospects: The 2010 Revision. CD-ROM Edition. New York : Organisation des Nations unies.

UNECE (Commission conomique des Nations unies pour lEurope). 2011. Summary of the Report on Mea-suring Sustainable Development Proposed Indicators and Results of Electronic Consultation . ESA/STAT/AC.238, UNCEEA/6/14. Sixth Meeting of the UN Committee of Experts on Environmental-Economic Accounting, 1517 juin, New York.

UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population). 2009. State of the World Population 2009: Financing a Changing World, Women, Population and Climate. New York.

. 2010. Recent Success Stories in Reproductive Health. New York.

UNHCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les rfugis). 2002. A Critical Time for the Environment . Refugees 12 (127). Genve.

UNICEF (Fonds des Nations unies pour lenfance) 2010. Water, Sanitation and Hygiene . New York. www.unicef.org/wash/. Consult le 1 mai 2011.

UNICEF (Fonds des Nations unies pour lenfance) Madagascar Water Sanitation and Hygiene. 2007. UNICEF WASH in Schools Madagascar: An Assessment Report . www.scribd.com/doc/48617354/UNICEF-WASH-in-Schools-Madagascar-2007. Consult le 5 mai 2011.

United Church of Christ. 1987. Toxic Wastes an d Race in th e United States. New York : Commission for Racial Justice.

United Nations Statistics Division. 2010. UNSD Environmental Indicators . www.unstats.un.org/unsd/ENVIRONMENT/qindicators.htm. Consult le 15 juillet 2011.

United States Environmental Protection Agency. 2011. Inventory of U.S. Greenhouse Gas Emissions and Sinks: 1990-2009: Executive Summary . Washington, DC.

United States National Academy of Sciences. 1992. Policy Implications of Greenhouse Warming: Mitigation, Adaptation et the Science Base. Washington, DC : National Academy Press.

USAID (United States Agency for International Development. 2008. Environmental Health at USAID. Whats New? Arlington, VA. www.ehproject.org/phe/phe_projects.html. Consult le 15 mai 2011.

USEIA (United States Energy Information Administration). 2008. World Nominal Oil Price Chronology 19702007 . Washington, DC. www.eia.doe.gov/cabs/AOMC/Overview.html. Consult le 28 juin 2011.

Vankoningsveld, M., J. P. M. Mulder, M. J. F. Stive, L. Van Der Valk et A. W. Van Der Weck. 2008. Living with Sea-Level Rise and Climate Change: A Case Study of the Netherlands . Journal of Coastal Research 24 (2) : 36779.

Vedeld, P., A. Angelsen, E. Sjaastad et G. Kobugabe-Berg. 2004. Counting on the Environment: Forest Incomes and the Rural Poor . Environment Department Paper 98. Banque mondiale, Washington, DC.

Vennemo, H., K. Aunan, H. Lindhjem et H. M. Seip. 2009. Environmental Pollution in China: Status and Trends . Review of Environmental Economics and Policy 3 (2) : 20930.

Veron, S. R., J. M. Paruelo et M. Oesterheld. 2006. Assessing Desertification . Journal of Arid Environ-ments 66 : 75163.

Vidal, J. 2011. Bolivia Enshrines Natural Worlds Rights with Equal Status for Mother Earth . 10 avril. www.guardian.co.uk/environment/2011/apr/10/bolivia-enshrines-natural-worlds-rights. Consult le 16 juin 2011.

Vi, J.-C., C. Hilton-Taylor et S. N. Stuart, eds. 2009. Wildlife in a Changing WorldAn Analysis of the 2008 IUCN Red List of Threatened Species. Gland, Suisse : Union internationale pour la conservation de la nature.

Viel, J.-F., M. Hgi, E. Upegui et L. Laurian. 2010. Environmental Justice in a French Industrial Region: Are Polluting Industrial Facilities Equally Distribu-ted? Health and Place 17 (1) : 25762.

Vincent, K. 2011. Sustaining Equitable Progress: Gender Equality in the Context of Climate Change . Background Paper for the 2011 Human Development Report. PNUD BRDH, New York.

Vizard, P., S. Fukuda-Parr et D. Elson. 2011. Introduction: The Capability Approach and Human Rights . Journal of Human Development and Capabilities 12 (1) : 122.

Volker, M. et H. Waible. 2010. Do Rural Households Extract More Forest Products in Times of Crisis? Evidence from the Mountainous Uplands of Vietnam . Forest Policy and Economics 12 (6) : 40714.

Walker, A. 2010. In Rural India, IKEA Solar-Powered Lamps Light a Path for Girl Students . IKEA Social Initiative projects. www.unicef.org/infobycountry/india_53698.html. Consult le 28 mai 2011.

Walton, M. 2010. Capitalism, the State and the Under-lying Drivers of Human Development . Human Development Research Paper 9. Programme des Nations Unies pour le dveloppement, Bureau du Rapport sur le dveloppement humain, New York.

Wang, H., J. Bi, D. Wheeler, J. Wang, D. Cao, G. Lu et Y. Wang. 2002. Environmental Performance Rating and Disclosure: Chinas Green-Watch Program . Policy Research Working Paper 2889. Banque mondiale, Washington, DC.

Wang, L., S. Bandyopadhyay, M. Cosgrove-Davies et H. Samad. 2011. Quantifying Carbon and Distri-butional Benefits of Solar Home System Programs in Bangladesh . Policy Research Working Paper 5545. Banque mondiale, Washington, DC.

Watts, J. 2006. Doctors Blame Air Pollution for Chinas Asthma Increases . The Lancet 368 (9537) : 71920.

. 2011. A Report Card for Chinas Environment . Environmental Blog, The Guardian, 3 juin. www.guardian.co.uk/environment/blog/2011/jun/03/report-card-for-china-environment. Consult le 16 juin 2011.

WCED (United Nations World Commission on Environment and Development). 1987. Our Common Future. Oxford, Royaume-Uni : Oxford University Press.

Weikard, H. P. 1999. Wahlfreiheit fr zuknftige Generationen. Neue Grundlagen fr eine Ressourcenkonomik. Marburg, Allemagne : Metropolis Press.

Weitzman, M. L. 2009a. Some Basic Economics of Extreme Climate Change . Dans Changing Climate, Changing Economy, ed. Jean-Philippe Touffut. Nor-thampton, MA : Edward Elgar.

. 2009b. On Modelling and Interpreting the Eco-nomics of Catastrophic Climate Change . Review of Economics and Statistics 91 (1) : 119. www.economics.harvard.edu/faculty/weitzman/fles/REStatModeling.pdf. Consult le 23 mai 2011.

Wheeler, D. 2009. Country Profle of Environmental Burden of Disease: China, based on 2004 WHO Sta-tistics . Genve.

. 2011. Quantifying Vulnerability to Climate Change: Implications for Adaptation Assistance . Working Paper 240. Center for Global Development, Washington, DC. www.cgdev.org/content/publications/detail/1424759. Consult le 29 mai 2011.

Widmer, R., H. Oswald-Krapf, D. Sinha-Khetriwal, M. Schnellmann et H. Bni. 2005. Global Perspectives on E-Waste . Environmental Impact Assessment Review 25 (5) : 43658

Wilkinson, M., N. Moilwa et B. Taylor. 2004. The Design and Development of a Sanitation Hand Washing Dispenser: A South African Case Study . 30th Water, Engineering and Development Centre International Conference, 2529 October, Vientiane, Rpublique dmocratique populaire lao.

Willenbockel, D. 2011. Environmental Tax Reform in Vietnam: An Ex Ante General Equilibrium Assessment . Paper presented at EcoMod conference, 29 juin1 juillet, University of the Azores, Ponta Delgada, Portugal.

Wire, T. 2009. Fewer Emitters, Lower Emissions, Less Cost Reducing Future Carbon Emissions by Investing in Family Planning a Cost/Beneft Analysis . M.Sc. dissertation. Londres, Royaume-Uni : London School of Economics and Political Science. www.optimumpopulation.org/reducingemissions.pdf. Consult le 3 juillet 2011.

Wodon, Q. et Y. Ying. 2010. Domestic Work Time in Sierra Leone . Working Paper 27736. Munich Personal RePEc Archive, Munich. http://mpra.ub.uni-muenchen.de/27736/1/MPRA_paper_27736.pdf. Consult le 19 avril 2011.

Wong, C. -M., C. Q. Ou, K. P. Chan, Y.K. Chau, T.Q. Thach, L. Yang, R. Yat-Nork Chung, G. N. Thomas, J. S. M. Peiris, T.W. Wong, A. J. Hedley et T.-H. Lam. 2008. The Effects of Air Pollution on Mortality in Socially Deprived Urban Areas in Hong Kong, China . Environmental Health Perspectives 116 (9) : 118994.

Wong, C.-M., T. Q. Thach, P. Y. K. Chau, E. K. Chan, R. Y. Chung, C. Q. Ou, L. Yang, J. S. Peiris, G. N. Thomas, T. H. Lam, T. W. Wong, A. J. Hedley et HEI Health Review Committee. 2010. Interaction between Air Pollution and Respiratory Viruses: Time-Series Study of Daily Mortality and Hospital Admissions in Hong Kong . Dans Public Health and Air Pollution in Asia: Coordinated Studies of Short-Term Exposure to Air Pollution and Daily Mortality in Four Cities, Part 4. Research Report 154. Boston, MA : Health Effects Institute.

Wood, S., K. Sebastian et S. J. Scherr. 2000. Pilot Analysis of Global Ecosystems: Agro Ecosystems. Washington, DC : International Food Policy Research Institute and World Resources Institute.

Wooldridge, J. M. 2003. Introductory Econometrics: A Modern Approach. Berkeley, CA : South Western College Publications.

World Resources Institute. 2005. World Resources 2005: The Wealth of the Poor, Managing Ecosystems to Fight Poverty. Washington, DC : World Resources Institute.

World Water Assessment Programme. 2006. The United Nations World Water Development Report 2: Water a Shared Responsibility. Paris : Organisation des Nations Unies pour lducation, la science et la culture.

. 2009. The United Nations World Water Development Report 3: Water in a Changing World. Paris : Organisation des Nations Unies pour lducation, la science et la culture.

Wrtenberger, L., T. Koellner et C. R. Binder. 2005. Virtual Land Use and Agricultural Trade: Estimating Environmental and Socio-Economic Impacts . Ecological Economics 57 (4) : 67997.

Yemiru, T., A. Roos, B. M. Campbell et F. Bohlin. 2010. Forest Incomes and Poverty Alleviation under Parti-cipatory Forest Management in the Bale Highlands, Southern Ethiopia . International Forestry Review 12 (1) : 6677.

Yonghuan, M., S. Fan, L. Zhou, Z. Dong, K. Zhang et J. Feng. 2007. The Temporal Change of Driving Fac-tors during the Course of Land Desertification in Arid Region of North China: The Case of Minqin County . Environmental Geology 51 : 9991008.

Zacune, J. 2011. World Bank: Catalyzing Catastrophic Climate Change: The World Banks Role in Dirty Energy Investment and Carbon Markets . Issue 122. Friends of the Earth International, Amsterdam.

Zambrano, E. 2011a. An Axiomatization of the Human Development Index . Human Development Research Paper 10. PNUDBRDH, New York.

. 2011b. Functionings, Capabilities and the 2010 Human Development Index . Human Development Research Paper 11. PNUDBRDH, New York.

Zhan, J., D. L. Mauzerall, T. Zhu, S. Liang, M. Ezzati et J.V. Remais. 2010. Environmental Health in China: Progress towards Clean Air and Safe Water . The Lancet 375 (9720) : 111019.


  
Annexe statistique du dveloppement humain

Guide du lecteur

Lgende des pays et des classements IDH, 2011

Chiffres cls par pays

Notes techniques

Calcul des indices du dveloppement humain Reprsentation graphique

Note technique 1

Note technique 2

Note technique 3

Note technique 4

Rgions

Rfrences statistiques



Tableaux statistiques

Mesures composites

1Lindice de dveloppement humain et ses composants

2Tendances de lindice de dveloppement humain, 1980-2011

3Indice de dveloppement humain ajust aux ingalits

4Indice dingalit de genre et indicateurs connexes

5Indice de pauvret multidimensionnelle

Dimensions du dveloppement humain

6Durabilit environnementale

7Impact des menaces environnementales sur le dveloppement humain

8Perceptions en matire de bien-tre, de libert et denvironnement

9ducation et sant

10Population et conomie

Annexe statistique



Guide du lecteur

Les dix tableaux statistiques donnent un aperu des principaux aspects du dveloppement humain au niveau des pays et des rgions du monde, ainsi que pour les principaux groupes de pays. Ces tableaux comprennent des indices composites estims par le Bureau du Rapport mondial sur le dveloppement humain laide des mthodes prsentes dans les Notes techniques 1 4. Les donnes sont celles dont disposait le Bureau au 15 mai 2011, sauf indications contraires.

Les tableaux intgrent dans la mesure du possible les donnes relatives aux 192 tats membres des Nations Unies, ainsi qu la Rgion administrative spciale de Hong Kong (Chine) et aux Territoires palestiniens occups. La disponibilit des donnes dtermine la couverture nationale de lindice de dveloppement humain (IDH). Lorsque des donnes fiables ntaient pas disponibles ou lorsque la validit des donnes tait trop incertaine, les pays ont t exclus des calculs pour garantir la crdibilit statistique du Rapport.

Les pays et les rgions sont classs en fonction de la valeur de leur IDH en 2011. La Lgende des pays en troisime de couverture donne la liste alphabtique des pays avec leur classement selon lIDH.

Tous les indicateurs sont disponibles en ligne sous diffrents formats ladresse http://hdr.undp.org/fr/statistiques/, qui contient des outils interactifs, des cartes de tous les indices de dveloppement humain avec quelques animations, des documents descriptifs tels que les fiches dinformations sur les pays, et des indications sur la mthode de calcul des indices. Ces documents sont galement disponibles en anglais et en espagnol.

Sources et dfinitions

Le Bureau du Rapport mondial sur le dveloppement humain (BRDH) est principalement un utilisateur, et non un producteur, de statistiques. Il sappuie donc sur les ressources et le savoir-faire dorganismes statistiques internationaux spcialiss dans la collecte et la compilation de donnes nationales relatives des indicateurs spcifiques. Lorsque les fournisseurs de donnes internationaux ne disposent pas de donnes suffisantes, il recourt dautres sources dignes de confiance.

La dfinition des indicateurs et les sources des composantes originales des donnes sont indiques la suite de chaque tableau, et les rfrences compltes sont prcises dans les Rfrences statistiques. Pour de plus amples informations techniques sur les indicateurs, le lecteur pourra se reporter aux sites Web des organismes statistiques concerns, dont les liens figurent ladresse http://hdr.undp.org/fr/statistiques/.

Comparaisons temporelles et entre les ditions du Rapport

Dans la mesure o les organismes statistiques internationaux amliorent en permanence leurs sries de donnes, les donnes prsentes dans ce Rapport, y compris les valeurs de lIDH et les classements, ne peuvent tre compares celles publies dans les ditions prcdentes. Pour lIDH, les tendances calcules, selon des donnes cohrentes, des intervalles de cinq ans entre 1980 et 2011 sont prsentes dans le Tableau 2.

Diffrences entre les estimations nationales et internationales

Lorsquils compilent des sries de donnes, les organismes internationaux appliquent des procdures dharmonisation et des normes internationales afin de faciliter les comparaisons de donnes nationales entre les pays. En labsence de chiffres relatifs un pays, un organisme international peut procder lui-mme une estimation sil dispose dautres informations pertinentes. Dans certains cas, les chiffres nationaux les plus rcents ne sont pas toujours intgrs en temps voulu aux sries de donnes internationales. La combinaison de ces facteurs peut donner lieu des diffrences importantes entre les estimations nationales et internationales.

Lorsque le Bureau du Rapport mondial dcouvre des divergences, il les porte lattention des autorits statistiques nationales et internationales. Il continue de plaider en faveur dune amlioration des donnes internationales et joue lui-mme un rle actif dans les efforts entrepris pour amliorer la qualit des donnes.

Groupes de pays et agrgats

Outre les statistiques tablies au niveau des pays, plusieurs agrgats pondrs (en fonction de la population) sont prsents. En rgle gnrale, les agrgats ne sont fournis pour un groupe de pays que lorsque des donnes pertinentes sont disponibles pour plus de la moiti des pays et quelles reprsentent au moins les deux tiers de la population considre dans cette rubrique. Les agrgats indiqus pour chaque catgorie reprsentent uniquement les pays pour lesquels des donnes sont disponibles, sauf indication contraire. Il peut arriver que les agrgats proviennent de lorganisme dorigine et non dune moyenne pondre ; leur valeur est alors indique par un T en exposant.

Classement en fonction du niveau de dveloppement humain

Les classements en fonction de lindice de dveloppement humain sont relatifs : ils dpendent des quartiles de rpartition de lIDH selon les pays et traduisent un indice trs lev, lev, moyen ou faible. tant donn que 187 pays sont considrs, deux groupes devaient possder des pays supplmentaires. Les groupes lIDH trs lev et lIDH faible comptent chacun 46 pays, le groupe lIDH lev, 47, et celui lIDH moyen, 48.

Classification des pays

Les pays sont rpartis par groupes en fonction du classement rgional du PNUD. Les autres groupes se fondent sur des classifications de lONU comme les pays les moins avancs et les petits tats insulaires en dveloppement. La composition de chaque rgion est prsente dans Rgions. Le BRDH nintgre pas le Bahren, la Barbade et Singapour dans les agrgats des petits tats insulaires en dveloppement.

Remarques sur les pays

Les donnes relatives la Chine ne tiennent pas compte des Rgions administratives spciales de Hong Kong et Macao et de la province chinoise de Taiwan, sauf indication contraire. Les donnes concernant le Soudan englobent le Soudan du Sud, sauf indication contraire, mais sont souvent fondes sur des informations recueillies uniquement dans le nord du pays.

Symboles

Un tiret entre deux dates, comme dans 20052011, indique que les donnes sont celles de lanne la plus rcente pour la priode spcifie, sauf indication contraire. Les taux de croissance correspondent habituellement aux taux de croissance annuels moyens entre la premire et la dernire anne de la priode considre.

Une barre oblique entre deux dates, comme dans 2005/2011, indique quil sagit dune moyenne pour les annes mentionnes, sauf indication contraire.

Les symboles suivants sont utiliss dans les tableaux :

. Non disponible

0 ou 0,0 Zro

Non pertinent

Infrieur

Lgende des pays et des classements IDH, 2011

image

image

image


TABLEAU
1

Indice de dveloppement humain et ses composantes

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Donnes relatives lanne 2011 ou lanne la plus rcente disponible.

b. Donnes mises jour par le BRDH daprs les chiffres de lUNESCO (2011).

c. Selon une dure moyenne de scolarisation des adultes identique celle de la Suisse avant la dernire mise jour.

d. Estimation base sur la parit de pouvoir dachat (PPA) et sur le taux de croissance prvu pour la Suisse.

e. Calcul ralis par le ministre de lducation de Singapour.

f. Dure moyenne de scolarisation des adultes identique celle de lEspagne avant la dernire mise jour.

g. Estimation base sur la PPA et sur le taux de croissance prvu pour lEspagne.

h. Calculs bass sur la rgression entre les pays.

i. Calculs bass sur les donnes relative la dure moyenne de scolarisation des adultes, issues dune enqute auprs des mnages ralises par la Banque mondiale (2010).

j. Donnes bases sur les taux de croissance prvus par la CESAP (2011) et lUNDESA (2011).

k. Donnes bases sur des estimations non publies de la Banque mondiale.

l. Estimation de PPA base sur la rgression entre les pays ; prvision de taux de croissance base sur les donnes de la CEPALC (2011) et de lUNDESA (2011).

m. Donnes bases sur les estimations de lUNESCO (2011) concernant la rpartition du niveau dducation.

n. Donnes bases sur la PPA calcule par le FMI (2011).

o. Donnes bases sur les prvisions de taux de croissance de la BERD (2011) et de lUNDESA (2011).

p. Donnes bases sur les chiffres de la Banque mondiale (2011b).

q. Donnes bases sur les prvisions de taux de croissance de lOCDE et autres organismes (2011) et de lUNDESA (2011).

r. Donnes bases sur les chiffres de lUNICEF (2000-2010).

s. Donnes bases sur les prvisions de taux de croissance de la BASD (2011).

t. Donnes bases sur les prvisions de taux de croissance de la CESAO (2011) et de lUNDESA (2011).

u. Se rapporte uniquement lenseignement primaire et secondaire. Estimation de lInstitut de statistique de lUNESCO.

v. Donnes bases sur les taux de croissance prvus par la BASD (2011) et lUNDESA (2011).

w. Donnes bases sur les chiffres dICF Macro (2011).

DFINITIONS

Indice de dveloppement humain (IDH) : indice composite mesurant le niveau moyen atteint dans trois dimensions essentielles du dveloppement humain : sant et longvit, accs lducation et niveau de vie dcent. Consultez la Fiche technique n 1 pour connatre les modalits de calcul de lIDH.

Esprance de vie la naissance : nombre dannes quun nouveau-n peut esprer vivre si les taux de mortalit par ge ayant prvalu au moment de sa naissance demeurent inchangs tout au long de sa vie.

Dure moyenne de scolarisation : nombre moyen dannes dducation dispenses aux personnes ges de 25 ans et plus, daprs les niveaux dducation de la population convertis en annes de scolarisation sur la base des dures thoriques de chaque niveau denseignement suivi.

Dure attendue de scolarisation : nombre dannes de scolarisation dont un enfant en ge dentrer lcole peut esprer bnficier si les taux de scolarisation par ge devaient rester inchangs tout au long de la vie de lenfant.

Revenu national brut (RNB) par habitant : revenu total dune conomie gnr par sa production et les facteurs de production quelle dtient, soustraction faite du revenu vers pour lutilisation des facteurs de production dtenus par le reste du monde, converti en dollars internationaux laide des taux de parit de pouvoir dachat (PPA) et divis par la population en milieu danne.

Classement selon le RNB par habitant moins classement lIDH : diffrence entre le classement selon le RNB par habitant et le classement lIDH. Une valeur ngative indique que le pays est mieux class selon le RNB quen fonction de lIDH.

IDH non montaire : valeur de lIDH calcule uniquement partir des indices desprance de vie et dducation.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonne 1 : calculs du BRDH bass sur les donnes de lUNDESA (2011), de Barro et Lee (2010b), de lInstitut de statistique de lUNESCO (2011), de la Banque mondiale (2011a), de lUNSD (2011) et du FMI (2011).

Colonne 2 : UNDESA (2011).

Colonne 3 : donnes mises jour par le BRDH daprs les estimations de Barro et Lee (2010b), sur la base des chiffres de lInstitut de statistique de lUNESCO concernant le niveau dducation (2011) et de la mthodologie de Barro et Lee (2010a).

Colonne 4 : UNESCO (2011).

Colonne 5 : calculs du BRDH bass sur les donnes de la Banque mondiale (2011), du FMI (2011) et de lUNSD (2011).

Colonne 6 : calculs bass sur les donnes des colonnes 1 et 5.

Colonne 7 : calculs bass sur les donnes des colonnes 2, 3 et 4.


TABLEAU
2

volution de lIndice de dveloppement humain, 1980-2011

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Une valeur positive indique une amlioration du classement.

b. Donnes bases sur moins de la moiti des pays du groupe ou de la rgion.

DFINITION

Indice de dveloppement humain (IDH) : indice composite mesurant la ralisation moyenne de trois domaines fondamentaux du dveloppement humain, savoir la sant et lesprance de vie, le savoir et le niveau de vie. Consultez la Fiche technique n 1 pour connatre les modalits de calcul de lIDH.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 7 : calculs du BRDH bass sur les donnes de lUNDESA (2011), de Barro et Lee (2010b), de lInstitut de statistique de lUNESCO (2011), de la Banque mondiale (2011a), de lUNSD (2011) et du FMI (2011).

Colonnes 8 12 : calculs bass sur la valeur de lindice de dveloppement humain pour les annes concernes.


TABLEAU
3

Indice de dveloppement humain ajust aux ingalits tableau

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Lvolution du classement est base sur les pays pour lesquels lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits est calcul.

b. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

c. Donnes bases sur moins de la moiti des pays.

DFINITIONS

Indice de dveloppement humain (IDH) : indice composite mesurant la ralisation moyenne de trois domaines fondamentaux du dveloppement humain, savoir la sant et lesprance de vie, le savoir et le niveau de vie. Consulter la Fiche technique n 1 pour en savoir plus sur la mthode de calcul de lIDH.

IDH ajust aux ingalits (IDHI) : valeur de lIndice de dveloppement humain (IDH) ajust aux ingalits dans les trois dimensions essentielles du dveloppement humain. Consulter la Fiche technique n 2 pour en savoir plus sur la mthode de calcul de lIDHI.

Perte globale : perte de dveloppement humain potentiel due aux ingalits, correspondant au pourcentage de diffrence entre lIDH et lIDHI.

Indice desprance de vie ajust aux ingalits : indice desprance de vie de lIDH ajust aux ingalits dans la rpartition de la dure de vie attendue, sur la base des donnes des tables de mortalit rpertories dans la section Principales sources de donnes.

Indice dducation ajust aux ingalits : indice dducation de lIDH ajust aux ingalits dans la rpartition de la dure de scolarisation, sur la base des donnes des enqutes auprs des mnages rpertories dans la section Principales sources de donnes.

Indice de revenu ajust aux ingalits : valeur de lindice de revenu de lIDH ajust aux ingalits dans la rpartition des revenus. Calculs bass sur les donnes des enqutes auprs des mnages rpertories dans la section Principales sources de donnes.

Rapport des quintiles de revenu : rapport entre le revenu moyen des 20 % les plus riches de la population et le revenu moyen des 20 % les plus pauvres de la population.

Indice de Gini, revenu : mesure de lcart entre la rpartition des revenus (ou de la consommation) entre les personnes ou les mnages observe au sein dun pays et une rpartition parfaitement quitable. Une valeur nulle indique une galit absolue, une valeur gale 100 une ingalit absolue.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonne 1 : calculs du BRDH bass sur les donnes de lUNDESA (2011), de Barro et Lee (2010b), de lInstitut de statistique de lUNESCO (2011), de la Banque mondiale (2011a) et du FMI (2011).

Colonne 2: moyenne gomtrique des valeurs des colonnes 5, 7 et 9 calcule selon la mthodologie de la Fiche technique n 2.

Colonne 3: calculs bass sur les donnes des colonnes 1 et 2.

Colonne 4: calculs bass sur le classement lIDH et les donnes de la colonne 2.

Colonnes 5, 7 et 9 : calculs du BRDH bass sur les donnes des tables de mortalit du Dpartement des affaires conomiques et sociales des Nations Unies, de ltude sur le revenu du Luxembourg, de lEnqute europenne sur les revenus et les conditions de vie dEurostat, de la base de donnes sur la rpartition internationale des revenus de la Banque mondiale, des enqutes en grappes indicateurs multiples du Fonds des Nations Unies pour lenfance, des enqutes dmographiques et sanitaires dICF Macro, de lEnqute sur la sant dans le monde de lOrganisation mondiale de la Sant et de la base de donnes sur lingalit des revenus lchelle mondiale de lInstitut mondial de recherche sur lconomie du dveloppement de lUniversit des Nations Unies, selon la mthodologie de la Fiche technique n 2. La liste des enqutes utilises pour chaque indice et de leurs annes de ralisation est disponible ladresse suivante : http://hdr.undp.org/fr/.

Colonne 6: calculs bass sur les donnes de la colonne 5 et sur lindice desprance de vie non ajust.

Colonne 8: calculs bass sur les donnes de la colonne 7 et sur lindice dducation non ajust.

Colonne 10: calculs bass sur les donnes de la colonne 9 et sur lindice de revenu non ajust.

Colonnes 11 et 12 : Banque mondiale (2011a).


TABLEAU
4

Indice dingalit de genre et indicateurs connexes

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Moyenne annuelle pour la priode 2010-2015.

b. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

c. Calcul bas uniquement sur les membres votants de la Chambre des reprsentants.

d. Institut de statistique de lUNESCO (2011).

e. Correspond une anne antrieure celle mentionne.

f. Pour le calcul de lIndice dingalit de genre, une valeur de 0,1 % a t utilise.

g. Comprend les accouchements assists par des catgories du personnel soignant autres que les mdecins, les infirmiers et les sages-femmes.

h. Donnes pour 2010.

i. Aucune femme ntait lue en 2010. Cependant, une femme avait t nomme ministre.

j. LAssemble du peuple et le Conseil de la Choura ont t dissous par le Conseil suprme des forces armes gyptiennes (CSFA) le 13 fvrier 2011.

k. Le Parlement a t dissous suite au coup dtat de dcembre 2008.

DFINITIONS

Indice dingalit de genre : indice composite mesurant le dficit de progrs dans trois dimensions du dveloppement humain : sant reproductive, autonomisation et march du travail, rsultant dingalits de genre. Consulter la Fiche technique n 3 pour en savoir plus sur la mthode de calcul de lIndice dingalit de genre.

Taux de mortalit maternelle : rapport entre le nombre de dcs maternels et le nombre de naissances vivantes au cours dune anne donne, exprim pour 100 000 naissances vivantes.

Taux de fcondit des adolescentes : nombre de naissances pour 1 000 femmes ges de 15 19 ans.

Siges au Parlement national : proportion de siges occups par des femmes au sein de la chambre unique, de la chambre basse ou de la chambre haute du Parlement (Snat), exprime en pourcentage du nombre total de siges.

Population ayant suivi un enseignement secondaire ou suprieur : pourcentage de la population ge de 25 ans et plus ayant suivi un enseignement secondaire ou suprieur.

Taux dactivit de la population active : proportion de la population en ge de travailler dun pays qui joue un rle actif sur le march du travail, soit en travaillant, soit en recherchant activement un emploi, exprime en pourcentage de la population active totale.

Taux de prvalence de la contraception, toutes mthodes confondues : pourcentage de femmes en ge de procrer (de 15 49 ans) utilisant ou dont les partenaires utilisent une mthode de contraception moderne ou traditionnelle.

Personnes ayant bnfici dau moins une visite prnatale : proportion de femmes ayant bnfici de soins prnatals fournis par du personnel soignant qualifi au moins une fois pendant leur grossesse, exprime en pourcentage des naissances vivantes.

Taux global de fcondit : nombre denfants que mettrait au monde chaque femme si elle vivait jusqu la fin de ses annes de procration et si elle avait un nombre denfants correspondant aux taux de fcondit par ge actuels.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 et 2 : calculs du BRDH bass sur les donnes de lUNICEF (2011), de lUNDESA (2011), de lUIP (2011), de Barro et Lee (2010b), de lUNESCO (2011) et de lOIT (2011).

Colonne 3 : OMS, UNICEF, UNFPA et Banque mondiale (2010).

Colonnes 4 et 13 : UNDESA (2011).

Colonne 5 : UIP (2011).

Colonnes 6 et 7 : donnes mises jour par le BRDH daprs les estimations de Barro et Lee (2010b), sur la base des chiffres de lInstitut de statistique de lUNESCO concernant le niveau dducation (2011) et de la mthodologie de Barro et Lee (2010a).

Colonnes 8 et 9 : OIT (2011).

Colonnes 10 12 : UNICEF (2011).


TABLEAU
5

Indice de pauvret multidimensionnelle

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Tous les indicateurs ne sont pas disponibles pour tous les pays. Les comparaisons transnationales doivent donc tre abordes avec prudence. En labsence de certaines donnes, les indicateurs sont pondrs sur un total de 100 %. Pour connatre les donnes manquantes par pays, consulter Alkire et al. (2011).

b. La lettre D indique que les donnes sont issues denqutes dmographiques et sanitaires ; la lettre M indique que les donnes sont issues denqutes en grappes indicateurs multiples ; la lettre W indique que les donnes sont issues denqutes sur la sant dans le monde et la lettre N indique que les donnes sont issues denqutes nationales.

c. Dones relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

d. Estimation considrer comme une limite suprieure.

e. Estimation considrer comme une limite infrieure.

f. Estimations concernant uniquement une partie du pays.

DFINITIONS

Indice de pauvret multidimensionnelle : pourcentage de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle, ajust au degr de privation. Consulter la Fiche technique n 4 pour en savoir plus sur la mthode de calcul de lIndice de pauvret multidimensionnelle.

Incidence de la pauvret multidimensionnelle : pourcentage de la population prsentant un degr de privation pondr de 33 % ou plus.

Degr de privation de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle : degr moyen de privation subi par les personnes vivant dans une pauvret multidimensionnelle.

Population expose la pauvret : pourcentage de la population expose au risque de privations multiples, savoir les personnes dont le degr de privation atteint 20 33 %.

Population vivant dans une extrme pauvret : pourcentage de la population vivant dans une extrme pauvret multidimensionnelle, savoir les personnes dont le degr de privation atteint ou dpasse 50 %.

Part de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle sans eau salubre : pourcentage de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle sans accs leau salubre moins de 30 minutes de marche de son domicile. Leau salubre est dfinie conformment aux Objectifs du Millnaire pour le dveloppement. Elle comprend lapprovisionnement en eau des logements, terrains ou cours de maisons ; les bornes/fontaines publiques ; les forages/puits tubulaires ; les puits ordinaires protgs ; les sources protges ; le captage des eaux de pluie et leau en bouteille (sil existe une source secondaire amliore). Elle ne comprend pas les puits non protgs, les sources non protges, leau transporte par voiture dans de petits rservoirs/bidons, leau transporte par camion-citerne, leau en bouteille (sil nexiste pas de source secondaire amliore) ni leau de surface puise directement dans les rivires, les tangs, les ruisseaux, les lacs, les barrages ou les canaux dirrigation.

Proportion de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle sans systme dassainissement amlior : pourcentage de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle sans accs un systme dassainissement amlior. Les systmes dassainissement amliors sont dfinis conformment aux Objectifs du Millnaire pour le dveloppement. Ils comprennent les latrines chasse deau automatique ou manuelle raccordes au rseau dgouts ou une fosse septique, les latrines amliores fosse autoventile, les latrines fosse avec dalle et les toilettes compost. Les systmes ne sont pas considrs comme amliors lorsquils sont partags avec dautres mnages ou ouverts au public.

Proportion de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle sans combustibles modernes : pourcentage de la population vivant dans une pauvret multidimensionnelle sans accs aux combustibles modernes. Les mnages sont considrs comme privs de combustibles modernes sils cuisinent en se servant de bois, de charbon ou de djections animales.

Population vivant avec moins de 1,25 $ par jour (PPA) : pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvret international de 1,25 $ par jour (en parit de pouvoir dachat).

Population vivant sous le seuil de pauvret national : pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvret national jug adapt un pays par ses autorits. Les estimations nationales sont bases sur des estimations des sous-groupes pondrs (population) partir denqutes auprs des mnages.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 et 2 : calculs bass sur diffrentes enqutes auprs des mnages, notamment les enqutes dmographiques et sanitaires dICF Macro, les enqutes en grappes indicateurs multiples du Fonds des Nations Unies pour lenfance et les enqute sur la sant dans le monde de lOrganisation mondiale de la Sant ralises entre 2000 et 2010.

Colonnes 3 10 : calculs bass sur les donnes des diffrentes enqutes auprs des mnages rpertories dans la colonne 1 concernant les privations des mnages en matire dducation, de sant et de niveau de vie.

Colonnes 11 et 12 : Banque mondiale (2011a).


TABLEAU
6

Durabilit environnementale

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. La somme de la part des combustibles fossiles et des sources dnergie renouvelables peut tre suprieure 100 %, car certains pays produisent plus dlectricit quils nen consomment et exportent lexcdent.

b. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

c. Moins de 1 %.

d. Pour certaines espces damphibiens endmiques du Brsil, lquipe de coordination de lvaluation mondiale des amphibiens (EMA) et les experts de ces espces au Brsil nont pas eu le temps de sentendre sur les catgories de la liste rouge. Les donnes relatives aux amphibiens incluses dans le tableau ci-dessus sont celles dfinies lors du sminaire de lEMA organis au Brsil en avril 2003. Cependant, une vrification ultrieure mene par lEMA a dmontr que de nombreuses valuations ntaient pas conformes lapproche adopte dans dautres rgions du monde. Une catgorie cohrente de la liste rouge a galement t attribue ces espces. Les donnes rpertories ci-dessus ne correspondent donc pas forcment celles de lvaluation mondiale des espces.

DFINITIONS

Taux dpargne net ajust : taux dpargne dans une conomie, compte tenu des investissements en capital humain, de lpuisement des ressources naturelles et des dommages dus la pollution (y compris les missions de particules), exprim en pourcentage du Revenu national brut (RNB). Une valeur ngative indique une trajectoire non viable.

Empreinte cologique : surface biologiquement productive de terre et deau dont un pays a besoin pour produire les ressources quil consomme et absorber les dchets quil gnre.

Indice de performance environnementale : indice comprenant 25 indicateurs de performance dans 10 catgories dintervention publique couvrant la sant publique environnementale et la vitalit des cosystmes.

Approvisionnement en nergie primaire, combustibles fossiles : pourcentage de lapprovisionnement total en nergie provenant de ressources naturelles formes au cours des ges gologiques partir de la biomasse (notamment le charbon, le ptrole et le gaz naturel).

Approvisionnement en nergie primaire, combustibles renouvelables : pourcentage de lapprovisionnement total en nergie provenant de processus naturels constamment renouvels tels que le soleil, le vent, la biomasse, la gothermie, lnergie hydraulique, les ressources ocaniques et certains dchets. Lnergie nuclaire est exclue.

missions de dioxyde de carbone par habitant : missions de dioxyde de carbone dorigine humaine provenant de lutilisation de combustibles fossiles, du torchage de gaz et de la production de ciment, divises par la population en milieu danne.

missions de gaz effet de serre par habitant : missions de mthane, doxyde nitreux et dautres gaz effet de serre tels que les hydrofluorocarbones, les hydrocarbures perfluors et lhexafluorure de soufre, divises par la population en milieu danne. Les missions de dioxyde de carbone ne sont pas incluses.

Pollution urbaine : concentrations de matires particulaires en termes de particules fines en suspension, quelles soient dorigine humaine ou naturelle, ayant un diamtre infrieur 10 microns (PM10) et pouvant pntrer profondment dans les voies respiratoires. Les donnes correspondent aux niveaux de PM10 pondrs par la population urbaine dans les zones rsidentielles des villes de plus de 100 000 habitants. Les estimations reprsentent le niveau dexposition annuel moyen dun rsident urbain aux matires particulaires extrieures.

puisement des ressources naturelles : valeur montaire de lpuisement nergtique, minral et forestier, exprim en pourcentage du Revenu national brut (RNB) total.

Prlvements deau douce : total deau douce prlev au cours dune anne donne, exprim en pourcentage du total des sources renouvelables deau.

Surface forestire : pourcentage de la surface totale des sols stendant sur plus dun demi-hectare, comprenant des arbres de plus de cinq mtres de hauteur et un couvert forestier de plus de 10 % ou des arbres capables datteindre ces seuils, sauf dans le cadre dun usage agricole ou urbain.

volution de la surface forestire : taux dvolution de la surface sous couvert forestier.

Espces menaces : pourcentage despces animales (mammifres, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertbrs) classes dans la catgorie des espces en danger critique dextinction, en danger ou vulnrables par lUnion internationale pour la conservation de la nature.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 et 9 : Banque mondiale (2011a).

Colonne 2 : Global Footprint Network (2010).

Colonne 3 : Emerson et al. (2010).

Colonnes 4 et 5 : calculs du BRDH bass sur les donnes relatives lapprovisionnement total en nergie primaire de lAIE (2011).

Colonnes 6 et 7 : calculs du BRDH bass sur les donnes de Boden, Marland et Andres (2009).

Colonne 8 : calculs du BRDH bass sur les donnes de la Banque mondiale (2011a) et de lUNDESA (2011).

Colonne 10 : calculs du BRDH bass sur les donnes de la Banque mondiale (2011a).

Colonne 11 : FAO (2011a).

Colonnes 12 et 13 : calculs du BRDH bass sur les donnes relatives la surface forestire et la surface totale des sols de la FAO (2011a).

Colonne 14 : UICN (2010).


TABLEAU
7

Impact des menaces environnementales sur le dveloppement humain

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

b. Moins de 1.

c. Moins de 0,05.

DFINITIONS

Population des moins de cinq ans souffrant de rachitisme : pourcentage denfants de moins de cinq ans dont la taille pour lge est infrieure de deux carts-types ou plus la mdiane de la population de rfrence.

Population des moins de cinq ans souffrant de dnutrition : pourcentage denfants de moins de cinq ans dont le poids pour la taille est infrieur de deux carts-types ou plus la mdiane de la population de rfrence.

Nombre de dcs dus aux catastrophes naturelles : personnes mortes, ou portes disparues et prsumes mortes, en consquence de catastrophes naturelles (scheresse, tempratures extrmes, inondations, mouvements de terrain, temptes, incendies de fort, etc.).

Population victime de catastrophes naturelles : personnes ayant besoin dune aide immdiate pendant une priode durgence en raison dune catastrophe naturelle (telle que dfinie ci-dessus), notamment les personnes dplaces, vacues, sans-abri et blesses.

Dcs provoqus par la pollution de leau : dcs provoqus par une diarrhe imputable la mauvaise qualit de leau, de lassainissement ou de lhygine.

Dcs provoqus par la pollution de lair intrieur : dcs provoqus par une affection aigu des voies respiratoires (enfants de moins de cinq ans), une bronchopneumopathie chronique obstructive (adultes de plus de 30 ans) ou un cancer du poumon (adultes de plus de 30 ans) imputable la fume intrieure manant de combustibles solides.

Dcs provoqus par la pollution de lair extrieur : dcs provoqus par une affection ou maladie respiratoire, un cancer du poumon ou une maladie cardiovasculaire imputable la pollution de lair extrieur.

Dcs provoqus par le paludisme : dcs dus au paludisme.

Dcs provoqus par la dengue : dcs provoqus par la dengue, la dengue hmorragique et le syndrome de choc li la dengue.

Population vivant sur des terres dgrades : pourcentage de la population vivant sur des terres svrement ou trs svrement dgrades. Les estimations concernant la dgradation de la terre prennent en compte la biomasse, ltat des sols, la quantit deau, la biodiversit et le degr de svrit.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 et 2 : OMS (2010b).

Colonnes 3 et 4: Centre de recherche sur lpidmiologie des catastrophes de lOMS (2011) et UNDESA (2011).

Colonnes 5 7 : calculs du BRDH bass sur les donnes de lOMS (2009) et de lUNDESA (2011).

Colonne 8 : OMS (2010c).

Colonne 9 : calculs du BRDH bass sur les donnes de lOMS (2011) et de lUNDESA (2011).

Colonne 10: FAO (2011b).


TABLEAU
8

Perceptions en matire de bien-tre et denvironnement

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

Le Sondage mondial classique recueille les rponses dau moins 1 000 personnes slectionnes de manire alatoire. Dans certains pays, des chantillons supplmentaires sont recueillis dans les grandes villes ou les zones dintrt particulier. En outre, dans certains grands pays tels que la Chine ou la Fdration de Russie, lchantillon regroupe au moins 2 000 personnes. Par ailleurs, dans de rares cas, la taille de lchantillon est comprise entre 500 et 1 000 personnes. Des procdures de contrle de qualit permettent de valider le choix de lchantillon appropri et la slection alatoire de la personne adquate au sein de chaque mnage. La mthodologie de lInstitut Gallup garantit que les donnes recueillies sont reprsentatives dau moins 95 % de la population adulte mondiale (ge de 15 ans et plus). Pour plus dinformations, consulter : https://worldview.gallup.com/content/methodology.aspx.

a. Menace trs srieuse ou assez srieuse.

b. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

QUESTIONS DU SONDAGE

Satisfaction de vivre globale : imaginez une chelle, avec des barreaux numrots de 0 (en bas) 10 (en haut). Supposons que le haut de lchelle reprsente la meilleure vie possible et que le bas de lchelle reprsente la pire vie que vous puissiez imaginer. Sur quel barreau de lchelle avez-vous le sentiment de vous tenir en ce moment (en supposant que plus le barreau est haut, plus vous tes satisfait de votre vie, et plus le barreau est bas, moins vous tes satisfait de votre vie) ? Quel barreau correspond le mieux ce que vous ressentez ?

Le rchauffement climatique est d aux activits humaines : Tla hausse des tempratures est lun des effets du rchauffement ou changement climatique. Pensez-vous que la hausse des tempratures est provoque par les activits humaines ? (Question pose aux personnes dclarant avoir des connaissances plus ou moins tendues sur le rchauffement et le changement climatique).

Menace lie au rchauffement climatique : le rchauffement climatique est-il une menace srieuse pour vous et votre famille ? (Question pose aux personnes dclarant avoir des connaissances plus ou moins tendues sur le rchauffement et le changement climatique).

Participation active un groupe de protection de lenvironnement : avez-vous men lune de ces activits au cours des 12 derniers mois ? Participation active un groupe ou une organisation de protection de lenvironnement.

Satisfaction vis--vis du gouvernement en matire de rduction des missions : pensez-vous que le gouvernement de votre pays est suffisamment engag dans la rduction des missions de gaz provenant des vhicules automobiles et des usines ?

Satisfaction vis--vis des actions de protection de lenvironnement : tes-vous satisfait ou non des actions de protection de lenvironnement menes dans votre pays ?

Satisfaction vis--vis de la qualit de lair : tes-vous satisfait ou non de la qualit de lair dans la ville ou la rgion o vous habitez ?

Satisfaction vis--vis de la qualit de leau : tes-vous satisfait ou non de la qualit de leau dans la ville ou la rgion o vous habitez ?

PRINCIPALE SOURCE DE DONNES

Colonnes 1 8 : Gallup (2011).


TABLEAU
9

ducation et sant

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Donnes bases sur les mthodes dcrites dans lannexe statistique de lOMS (2007). Les estimations pour 2007 ont t mises jour, afin de prendre en compte la charge mondiale de morbidit prvue pour 2004. Elles ne correspondent donc pas forcment aux estimations pour 2002 publies par lOMS (2004).

b. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

DFINITIONS

Taux dalphabtisation des adultes : pourcentage des personnes ges de 15 ans et plus sachant lire et crire, en la comprenant, une phrase simple sur leur vie quotidienne.

Taux brut de scolarisation : nombre dlves inscrits un niveau spcifique denseignement (primaire, secondaire ou suprieur), quel que soit leur ge, exprim en pourcentage de la population totale dge lgal dentre au mme niveau denseignement

Rapport lves/enseignants : nombre moyen dlves par enseignant dans lenseignement primaire au cours dune anne scolaire donne.

Enseignants ayant suivi une formation pdagogique : pourcentage denseignants du primaire ayant bnfici de la formation structure minimale (initiale ou continue) ncessaire pour enseigner en primaire.

Enfants dun an non vaccins contre la DCT : pourcentage denfants dun an nayant pas reu trois doses de vaccin combin contre la diphtrie, la coqueluche et le ttanos (DCT).

Enfants dun an non vaccins contre la rougeole : pourcentage denfants dun an nayant pas reu au moins une dose de vaccin contre la rougeole.

Taux de mortalit chez les moins de cinq ans : probabilit quun enfant dcde avant son cinquime anniversaire, exprime pour 1 000 naissances vivantes.

Taux de mortalit chez les adultes : probabilit quune personne ge de 15 ans dcde avant son soixantime anniversaire, exprime pour 1 000 adultes.

Prvalence du VIH : pourcentage de la population ge de 15 24 ans infecte par le VIH.

Esprance de vie ajuste la sant : nombre moyen dannes quune personne peut esprer vivre en parfaite sant, soustraction faite des annes vcues en moins bonne sant en raison dune maladie ou dun accident.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 6 : Institut de statistique de lUNESCO (2011).

Colonnes 7, 8, 10, 11 et 14: OMS (2010a).

Colonnes 9, 12 et 13: UNICEF (2011).

TABLEAU
10

Population et conomie

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

NOTES

a. Donnes bases sur les dfinitions nationales du concept de ville ou de zone mtropolitaine. Les comparaisons transnationales doivent donc tre abordes avec prudence.

b. Donnes relatives lanne la plus rcente disponible pour la priode mentionne.

c. Comprend les les Svalbard et Jan Mayen.

d. Comprend lle Christmas, les les Cocos (Keeling) et lle Norfolk.

e. Comprend les les land.

f. Correspond une anne antrieure celle mentionne.

g. Comprend Agalga, Rodrigues et Saint-Brandon.

h. Comprend la province chinoise de Tawan, mais pas les rgions administratives spciales de Hong Kong et de Macao.

DFINITIONS

Population totale : population de fait dun pays, dune zone ou dune rgion au 1er juillet de lanne indique.

Taux de croissance annuel de la population : croissance exponentielle annuelle moyenne pour la priode indique.

Population urbaine : population de fait vivant dans des zones classes comme urbaines selon les critres utiliss par chaque zone ou pays. Donnes au 1er juillet de lanne indique.

ge mdian : ge permettant de diviser la population en deux parties gales, de faon obtenir 50 % de la population au-dessus de cet ge et 50 % de la population en dessous de cet ge.

Taux de dpendance : rapport entre la somme de la population ge de 0 14 ans et de la population ge de 65 ans et plus dune part et la population ge de 15 64 ans dautre part.

PIB par habitant : produit intrieur brut (PIB), converti en dollars internationaux laide des taux de parit de pouvoir dachat et divis par la population en milieu danne.

Flux nets dinvestissements directs trangers : Ssomme des capitaux propres, des bnfices rinvestis et des autres capitaux long et court terme, exprime en pourcentage du Produit intrieur brut (PIB).

Aide publique au dveloppement nette reue : dcaissement de prts octroys des conditions librales (nets du remboursement du principal) et de subventions accordes par les agences officielles afin de promouvoir le dveloppement conomique et le bien-tre dans les pays et territoires figurant dans la Partie I de la liste des destinataires de laide tablie par le Comit daide au dveloppement, exprim en pourcentage du revenu national brut (RNB) du pays destinataire.

Flux de transferts dargent : revenus et ressources matrielles transfrs par les migrants ou rfugis internationaux des personnes rsidant dans leur pays dorigine ou dans un pays o ils ont prcdemment rsid, exprim en pourcentage du produit intrieur brut (PIB) du pays destinataire.

Dpenses publiques dducation : dpenses publiques totales (courantes et dquipement) consacres lducation, exprimes en pourcentage du produit intrieur brut (PIB).

Dpenses totales de sant : somme des dpenses publiques et prives consacres la sant. Comprend la prestation de services de sant (prventifs et curatifs), les activits de planification familiale, les activits axes sur la nutrition et laide durgence en matire de sant. Ne comprend pas lapprovisionnement en eau ni lassainissement.

PRINCIPALES SOURCES DE DONNES

Colonnes 1 4, 6 et 7 : UNDESA (2011).

Colonne 5: UNDESA (2010).

Colonnes 8 13 : Banque mondiale (2011a).


Notes techniques

Calcul des indices du dveloppement humain Reprsentation graphique

image

image

Note technique 1. Calcul de lindice de dveloppement humain

Lindice de dveloppement humain (IDH) est une mesure synthtique du dveloppement humain. Il mesure le niveau moyen de dveloppement humain atteint dans un pays donn, sous trois aspects essentiels : sant et longvit, accs linstruction et niveau de vie dcent. LIDH reprsente la moyenne gomtrique des indices normaliss utiliss pour mesurer les niveaux atteints dans chaque dimension. Pour des explications compltes sur la mthode et sa justification, voir Klugman, Rodriguez and Choi (2011). Cette note technique dcrit le procd de cration de lIDH, les sources des donnes et la mthodologie utilise pour exprimer le revenu.

Procd destimation de lindice de dveloppement humain

Le calcul de lIDH se dcompose en deux tapes.

1re tape : cration des indices dimensionnels

Des valeurs minimales et maximales sont dfinies pour permettre de convertir les indicateurs en indices compris entre 0 et 1. Les valeurs maximales sont les valeurs les plus leves observes au cours de la priode considre (19802011). Les valeurs minimales sont celles que lon est en droit de considrer comme des valeurs de subsistance. Nous avons dfini les valeurs minimales suivantes : 20 ans pour lesprance de vie, zro pour les deux variables relatives lducation, et 100 $ pour le revenu national brut (RNB) par habitant. La faible valeur du revenu peut sexpliquer par le volume considrable de subsistance non mesure et de production hors march dans les conomies avoisinant les valeurs minimales, volume qui napparat pas dans les donnes officielles.

Valeurs extrmes de lindice de dveloppement humain pour ce rapport

image

Une fois dfinies les valeurs minimales et maximales, nous calculons les sous-indices de la manire suivante :

image

Pour lducation, nous utilisons lquation 1 pour chacune des deux composantes, puis nous calculons la moyenne gomtrique des indices rsultants, et finalement nous appliquons de nouveau lquation 1 la moyenne gomtrique des indices, en utilisant 0 comme valeur minimale et, comme valeur maximale, la valeur la plus leve des moyennes gomtriques des indices obtenus pour la priode considre. Cette mthode revient appliquer directement lquation 1 la moyenne gomtrique des deux composantes.

Chaque indice dimensionnel servant dindicateur des capacits dans la dimension correspondante, la fonction permettant de convertir le revenu en capacits est susceptible davoir une forme concave (Anand et Sen 2000). Dans le cas du revenu, nous utilisons donc le logarithme nprien des valeurs minimales et maximales utilises.

2me tape : cumul des sous-indices pour obtenir lindice de dveloppement humain

LIDH reprsente la moyenne gomtrique des trois indices :

image

Exemple : Viet Nam

image

Sources des donnes

Esprance de vie la naissance : UNDESA (2011)

Dure moyenne de scolarisation : mises jour du BRDH (http://hdr.undp.org/fr/statistiques/) en fonction des donnes de lUNESCO relatives au niveau dinstruction (http://stats.uis.unesco.org/unesco/ReportFolders/ReportFolders.aspx), laide de la mthodologie dcrite dans Barro et Lee (2010a)

Dure attendue de scolarisation : Institut de statistique de lUNESCO (2011)

RNB par habitant : Banque mondiale (2011), FMI (2011), UNSD (2011) et UNDESA (2011a)

Mthodologie utilise pour exprimer le revenu

Le revenu national brut sexprime habituellement en valeur actuelle. Pour quil puisse tre compar dans le temps, nous convertissons le RNB en termes constants : pour cela, nous prenons la valeur nominale du RNB par habitant en parit du pouvoir dachat (PPA) pour lanne de rfrence (2005), et nous construisons une srie temporelle laide du taux de croissance de la valeur relle du RNB par habitant, tel quindiqu par le rapport de la valeur actuelle du RNB par habitant en devise locale sur le dflateur du PIB.

Les parits de pouvoirs dachat officielles sont donnes par le Programme de comparaison internationale (PCI), qui recueille priodiquement des milliers de prix de biens et services analogues dans un grand nombre de pays. Le dernier cycle dexercice date de 2005 et englobe 146 pays. La Banque mondiale produit les estimations annuelles entre les chiffres de rfrence du PCI, en fonction de linflation relative aux tats-Unis. tant donn que dautres organisations internationales (parmi lesquelles la Banque mondiale et le Fonds montaire international) dfinissent leur anne de rfrence en fonction des rfrences du PCI, nous faisons de mme.

Pour obtenir la valeur du revenu pour 2011, nous appliquons les taux de croissance du PIB projets par le FMI (bass sur une croissance en termes constants) aux valeurs les plus rcentes du RNB. Le FMI calcule ses projections des taux de croissance en devises locales et prix constants, et non en termes de parit du pouvoir dachat. Cela vite de mlanger les effets de la conversion en PPA ceux de la croissance relle de lconomie.

Estimation des valeurs manquantes

Dans les quelques pays o il manquait lun des quatre indicateurs, nous lavons remplac par une estimation de la valeur manquante en fonction de modles de rgression transnationaux. Les dtails des modles employs sont disponibles ladresse http://hdr.undp.org/fr/statistiques/comprendre/questions/.

Pour ce Rapport, les estimations concernent les taux de conversion en PPA de trois pays (Cuba, Palaos et les Territoires palestiniens occups), la dure attendue de scolarisation de cinq pays (Barbade, Hati, Montngro, Singapour et Turkmnistan) et la dure moyenne de scolarisation de huit pays (Antigua-et-Barbuda, rythre, Grenade, Kiribati, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Vanuatu). Cela porte le nombre total de pays considrs en 2011 pour lindice de dveloppement humain 187, contre 169 en 2010.

Note technique 2. Calcul de lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits

Lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits (IDHI) ajuste lindice de dveloppement humain (IDH) en tenant compte des ingalits dans la rpartition de chaque dimension au sein de la population. Il est fond sur une classe dindicateurs composites sensibles la rpartition, propose par Foster, Lpez-Calva et Szkely (2005), qui sinspire de la famille des mesures de lingalit dAtkinson (1970). Il est calcul sous la forme dune moyenne gomtrique des moyennes gomtriques, sur la base de la population totale, en considrant chaque dimension sparment (pour de plus amples dtails, voir Alkire et Foster 2010).

LIDHI reflte les ingalits existant dans les dimensions de lIDH en rduisant la valeur moyenne de chaque dimension en fonction du niveau dingalit quelle prsente. Ainsi, lIDHI est en thorie gal lIDH sil nexiste aucune ingalit entre les individus, mais il dcrot pour sloigner de lIDH mesure que les ingalits augmentent. Autrement dit, lindice ajust reprsente le niveau rel du dveloppement humain (tenant compte des ingalits), tandis que lon peut considrer lIDH comme un indice de dveloppement humain potentiel quil serait possible datteindre en labsence de toute ingalit. La diffrence entre les deux indicateurs, exprime sous forme de pourcentage, indique la perte subie par le dveloppement humain potentiel en raison des ingalits.

Sources des donnes

tant donn que lIDH repose sur des agrgats propres aux pays, par exemple les comptabilits nationales, lIDHI doit sappuyer sur dautres sources de donnes pour obtenir la rpartition de chaque dimension. Les rpartitions sont paramtres selon des units diffrentes : lesprance de vie est distribue en tranches dge hypothtiques, tandis que la dure de scolarisation et le revenu sont distribus suivant une base individuelle.

En ce qui concerne la rpartition des dimensions de lIDH, nous avons estim les ingalits laide des lments suivants :

Esprance de vie : donnes tires des tables de mortalit abrges fournies par le UNDESA (2011). Cette rpartition est ventile selon les diffrentes tranches dge, et les taux de mortalit et lge moyen au dcs sont indiqus pour chaque tranche.

Dure moyenne de scolarisation : donnes issues des enqutes auprs des mnages dont lharmonisation a t ralise dans les bases de donnes internationales (projet Luxembourg Income Study ; enqute Eurostat sur le revenu et les conditions de vie dans lUnion europenne ; base de donnes sur la rpartition des revenus au plan international de la Banque mondiale ; enqute par grappes indicateurs multiples du Fonds des Nations unies pour lenfance ; enqute dmographique et de sant dICF Macro; enqute sur la sant dans le monde de lOrganisation mondiale de la Sant ; et Base de donnes sur les ingalits des revenus mondiaux de lUniversit des Nations Unies)

Revenu disponible des mnages ou consommation par habitant : bases de donnes numres ci-dessus et enqutes auprs des mnages ou, pour quelques pays, revenus imputs en fonction dune mthodologie de concordance des indices des biens, qui utilise les indices des biens des enqutes auprs des mnages (Harttgen et Vollmer, 2011).

Un compte rendu complet des sources de donnes utilises pour lestimation des ingalits en 2011 est disponible ladresse http://hdr.undp.org/fr/statistiques/idhi/.

Calcul de lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits

Le calcul de lIDHI se dcompose en trois tapes.

1re tape : mesure de lingalit dans les dimensions de lindice de dveloppement humain

LIDHI reprend les principes de la famille des mesures de lingalit dAtkinson (1970) et donne au paramtre daversion ∊ une valeur gale 1 . Dans ce cas de figure, la mesure de lingalit est de A = 1 g/μ, o g reprsente la moyenne gomtrique et μ la moyenne arithmtique de la rpartition. Lexpression peut scrire ainsi :

image

o {X1, , Xn} exprime la rpartition sous-jacente dans les dimensions considres. Nous obtenons le terme Ax pour chaque variable ( savoir : esprance de vie, dure moyenne de scolarisation et revenu disponible ou consommation par habitant)2.

La moyenne gomtrique de lquation 1 ne peut pas comporter de valeur nulle. Dans le cas de la dure moyenne de scolarisation, nous avons ajout une anne toutes les observations valables afin de calculer les ingalits. En ce qui concerne les valeurs aberrantes obtenues pour le revenu par habitant (par exemple des revenus extrmement levs, ainsi que des revenus ngatifs ou nuls), lexercice a consist tronquer les valeurs suprieures au 95me percentile de la rpartition dans le but de rduire limpact des revenus extrmement levs, et remplacer les revenus ngatifs et nuls par la valeur minimale du 5me percentile de la rpartition des revenus positifs . Lanalyse de la sensibilit de lIDHI est donne dans Kovacevic (2010).

2me tape : ajustement des indices dimensionnels par rapport aux ingalits

Le niveau moyen atteint dans une dimension IDH, X, est ajust par rapport aux ingalits selon la formule suivante :

image

De ce fait, la moyenne gomtrique reprsente la moyenne arithmtique rduite en fonction des ingalits prsentes dans la rpartition.

Les indices dimensionnels ajusts aux ingalits sont obtenus partir des indices dimensionnels de lIDH, Ix, en les multipliant par (1 Ax), o Ax constitue la mesure dAtkinson dfinie par lquation 1.

I*x = (1 Ax). Ix.

Lindice du revenu ajust aux ingalits, I*Revenu, repose sur lindice RNB (sous forme non logarithmique), IRev* . Cela permet ainsi lIDH ajust aux ingalits de tenir compte de limpact total d aux ingalits de revenu.

3me tape : combinaison des indices dimensionnels pour le calcul de lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits

LIDHI reprsente la moyenne gomtrique des trois indices ajusts en fonction des ingalits. Nous commenons par calculer lIDHI qui englobe lindice de revenu sous sa forme non logarithmique, IDHI*

image

Puis nous calculons lIDH sur la base de lindice de revenu (sous forme non logarithmique), IDH*.

image

La perte, en pourcentage, affecte lindice IDH* en raison des ingalits dans chaque dimension, est calcule de la manire suivante :

image

En partant de lhypothse que la perte en pourcentage due aux ingalits, en termes de rpartition des revenus, est identique au revenu moyen et son logarithme, nous calculons ensuite lIDHI selon la formule :

image

Remarques concernant la mthodologie et ses limites

LIDHI repose sur un indice qui prend en compte la cohrence des sous-groupes. Cela permet de garantir que toute amlioration ou dtrioration de la rpartition du dveloppement humain au sein dun certain groupe de la socit (alors que le niveau de dveloppement humain reste constant dans les autres groupes) induira des changements dans la mesure globale du dveloppement humain. En outre, cet indice ne dpend pas dune certaine chronologie. En dautres termes, lordre suivant lequel lagrgation des donnes est effectue sur lensemble des individus ou groupes dindividus, et sur lensemble des dimensions, permet de donner le mme rsultat. Nous navons donc pas besoin de recourir une squence spcifique ou une seule source de donnes. Il est ainsi possible de calculer une estimation pour un grand nombre de pays.

Le principal inconvnient de lIDHI rside dans le fait quil nest pas sensible aux associations, et par consquent quil nexprime pas la juxtaposition des ingalits. Pour rendre cette mesure sensible aux associations, il faudrait pouvoir regrouper la totalit des donnes concernant chaque individu partir dune seule source denqute, or un tel exercice nest pas ralisable lheure actuelle dans un grand nombre de pays.

Exemple : Prou

image

Note : les valeurs sont arrondies.

Note technique 3. Calcul de lindice des ingalits de genre

Lindice des ingalits de genre (IIG) traduit le dsavantage dun sexe par rapport lautre dans les trois dimensions considres, savoir la sant reproductive, lautonomisation et le march de lemploi, et ce pour autant de pays que le permet la qualit des donnes. Lindice indique les pertes en termes de dveloppement humain causes par les ingalits entre femmes et hommes au regard de ces dimensions. Il varie entre 0 situation dans laquelle les deux sexes sont traits de manire gale et 1, cas dans lequel la condition dun des sexes est aussi mauvaise que possible quelle que soit la dimension mesure.

Cet indice, calcul sur la base de la mesure des ingalits sensible aux associations, a t suggr par Seth (2009). Il repose sur la moyenne gnrale des moyennes gnrales dordres diffrents : la premire agrgation se fait sur la base du calcul de la moyenne gomtrique de toutes les dimensions ; ces moyennes, calcules sparment pour les femmes et pour les hommes, font ensuite lobjet dune agrgation faisant intervenir une moyenne harmonique entre les sexes.

Sources des donnes

Taux de mortalit maternelle (TMM) : OMS, UNICEF, UNFPA et Banque mondiale (2010)

Taux de fcondit chez les adolescentes (TFA) : UNDESA (2011)

Proportion des siges parlementaires dtenus par des femmes et des hommes (PR) : Base de donnes PARLINE de lUnion interparlementaire (2011)

Niveau dinstruction atteint dans lenseignement secondaire et suprieur (ESS) : mises jour du BRDH (2011) daprs les estimations de Barro et Lee (2010b) en fonction des donnes de lInstitut de statistique de lUNESCO relatives au niveau dinstruction (http://stats.uis.unesco.org/unesco/)

Taux dactivit sur le march de lemploi (TAME) : OIT (2011)

Calcul de lindice des ingalits de genre

Le calcul de lIIG se dcompose en cinq tapes.

1re tape : traitement des valeurs nulles et des valeurs extrmes

Une moyenne gomtrique ne pouvant pas comporter de valeur nulle, il faut dfinir une valeur minimale pour tous les indicateurs des composantes. La valeur minimale est fixe 0,1 % pour le taux de fcondit chez les adolescentes, la proportion de siges parlementaires dtenus par des femmes, le niveau dinstruction atteint dans lenseignement secondaire et suprieur et le taux dactivit sur le march de lemploi. Dans les pays qui rapportent un pourcentage nul, la reprsentation parlementaire des femmes se voit attribuer la valeur 0,1 % car les femmes exercent quand mme une certaine influence au plan politique mme lorsquelles ne sont pas reprsentes au Parlement.

Une mortalit maternelle leve suggrant une sant maternelle de mauvaise qualit, le taux de mortalit maternelle est tronqu 10 (valeur minimale) et 1 000 dcs (valeur maximale) pour 100 000 naissances. Nous supposons que les pays affichant des taux de mortalit maternelle suprieurs 1 000 ne peuvent tre distingus du point de vue de leur inaptitude crer des conditions propices et un soutien la sant maternelle. Sur la base de ce mme critre, nous supposons que des pays enregistrant entre 1 et 10 dcs pour 100 000 naissances ont en substance un niveau de performance gal.

Lanalyse de la sensibilit de lIIG est donne dans Gaye et al. (2010).

2me tape : agrgation sur lensemble des dimensions au sein de chaque groupe sexospcifique, laide de moyennes gomtriques

Il sagit de faire lagrgation sur lensemble des dimensions pour les femmes et pour les hommes laide de la moyenne gomtrique, ce qui permet de rendre lindice sensible aux associations (voir Seth 2009).

Pour les femmes et les filles, la formule dagrgation est la suivante :

image

alors que pour les hommes et les garons, la formule est :

image

Il est ncessaire de dcaler le taux de mortalit maternelle de 0,1 dans la formule dagrgation pour les femmes et les filles de manire prendre en compte le fait que la valeur minimale du taux est tronque 10. Il sagit dun nouvel ajustement introduit dans le Rapport mondial pour le dveloppement humain 20113.

3me tape : agrgation entre les genres, laide dune moyenne harmonique

Nous procdons lagrgation des indices relatifs aux femmes et aux hommes par la moyenne harmonique afin de crer lindice sexospcifique rpartition gale.

image

Lutilisation de la moyenne harmonique sur les moyennes gomtriques au sein des groupes traduit les ingalits entre les femmes et les hommes, et tient compte des associations entre les dimensions.

4me tape : calcul de la moyenne gomtrique des moyennes arithmtiques pour chaque indicateur

La norme de rfrence pour le calcul des ingalits sobtient suite lagrgation des indices relatifs aux femmes et aux hommes, en utilisant des pondrations gales (on traite ainsi les femmes et les hommes de manire gale), et ensuite grce lagrgation des indices sur lensemble des dimensions :

image

Sant ne doit pas tre interprt comme tant une moyenne des indices correspondants concernant les femmes et les hommes, mais comme une valeur se situant mi-chemin entre les normes tablies pour les indicateurs de la sant reproductive, moins de dcs lis la maternit et moins de grossesses chez les adolescentes.

5me tape : calcul de lindice des ingalits de genre

La comparaison de lindice sexospcifique rpartition gale par rapport la norme de rfrence permet dobtenir lIIG :

image

Exemple : Lesotho

image

Note : s.o. signifie sans objet.

laide des formules ci-dessus, on peut facilement obtenir :

image

Note technique 4. Calcul de lindice de pauvret multidimensionnelle

Lindice de pauvret multidimensionnelle (IPM) se veut le reflet des privations multiples dont souffre chaque individu sur le plan de lducation, de la sant et du niveau de vie. Il sappuie sur des micro-donnes tires des enqutes auprs des mnages et, contrairement lindice de dveloppement humain ajust aux ingalits, tous les indicateurs requis pour llaboration de la mesure doivent imprativement provenir de la mme enqute. De plus amples dtails sont fournis dans Alkire et Santos (2010).

Mthodologie

Nous attribuons chaque personne un score en fonction du nombre de privations subies par mnage pour chacun des 10 indicateurs des composantes. Le score maximal est de 100, chaque dimension faisant lobjet dune pondration gale. En dautres termes, le score maximal pour chaque dimension est de 33,3 %. Les dimensions de lducation et de la sant prsentent chacune deux indicateurs ; chaque composante a donc une valeur de 5/3, soit 16,7 %. Pour sa part, la dimension du niveau de vie repose sur six indicateurs ; par consquent, chaque composante est gale 5/9, soit 5,6 %.

Les seuils sont dfinis de la manire suivante :

ducation : aucun membre du mnage na achev cinq annes de scolarit et au moins un enfant dge scolaire (moins de 14 ans) ne frquente pas lcole.

Sant : au moins une personne du mnage souffre de malnutrition, et un ou plusieurs enfants sont dcds.

Niveau de vie : pas dlectricit, pas daccs une eau claire et potable, pas daccs des installations dassainissement adquates, utilisation de combustibles de cuisson sales (djections animales, bois ou charbon de bois), sol en terre battue dans lhabitation ; le mnage ne possde ni voiture, ni camionnette, ni vhicule motoris similaire, mais possde tout au plus lun des biens suivants : bicyclette, motocyclette, radio, rfrigrateur, tlphone ou tlviseur.

Pour nous permettre de dterminer les personnes en situation de pauvret multidimensionnelle, nous faisons la somme des privations de chaque mnage afin dobtenir le niveau de privations par mnage, c. La valeur-seuil de 33,3 %, qui correspond un tiers des indicateurs pondrs, sert faire la distinction entre les pauvres et les non-pauvres. On considre quun mnage (et chaque personne qui en fait partie) est multidimensionnellement pauvre si c est gal ou suprieur 33,3 %. Un mnage dont le niveau de privations se situe entre 20 % et 33,3 % est vulnrable la pauvret multidimensionnelle ou risque de se retrouver dans cette situation. Les mnages dont le niveau de privations est suprieur ou gal 50 % sont en situation de pauvret multidimensionnelle svre.

La valeur de lIPM correspond au produit de deux mesures, le taux de pauvret multidimensionnelle et la svrit (ou ampleur) de la pauvret.

Le taux de pauvret, H, reprsente la proportion de la population en situation de pauvret multidimensionnelle :

image

o q correspond au nombre de personnes en situation de pauvret multidimensionnelle et n la population totale.

La svrit de la pauvret, A, reflte la proportion des indicateurs pondrs des composantes dans laquelle, en moyenne, les personnes pauvres souffrent de privation. Dans le cas des mnages pauvres uniquement, nous faisons la somme des niveaux de privations et nous les divisons par le nombre total de personnes pauvres :

image

o c correspond au niveau de privations subies.

Exemple partir de donnes hypothtiques

image

Note : 1 indique une privation selon lindicateur ; zro indique labsence de privation.

Calcul pondr des privations du mnage 1 :

image

soit un niveau de privation de : 2,22/10 = 0,222 ou 22,2 %.

Taux de pauvret (H) =

image

(80 % des personnes vivent dans un mnage pauvre)

Svrit de la pauvret (A) =

image

(en moyenne, une personne pauvre souffre de privations dans 56 % des indicateurs pondrs).

NOTES

1 Le paramtre de laversion pour lingalit dfinit le degr suivant lequel les acquis de niveau faible prennent de limportance et les acquis de niveau lev perdent en importance.

2 Ax est une estimation faite partir des donnes des enqutes et utilisant les pondrations employes lors de celles-ci, Cependant, pour des raisons de simplicit, et sans pour autant nuire la gnralit, lquation 1 est considre comme la mesure dAtkinson.

image

3 Les tendances de lIIG calcules cinq ans dintervalle pour la priode 19952011, laide de donnes et de mthodes cohrentes, sont disponibles sur http://hdr.undp.org/fr/statistiques/iig/


Rgions

tats arabes (20 pays/territoires) :
Algrie, Arabie saoudite, Bahren, Djibouti, gypte, mirats arabes unis, Iraq, Jordanie, Kowet, Liban, Libye, Maroc, Oman, Qatar, Rpublique arabe syrienne, Somalie, Soudan, Territoires palestiniens occups, Tunisie, Ymen.

Asie de lEst et Pacifique (24 pays/territoires) :
Cambodge, Chine, tats fdrs de Micronsie, Fidji, les Marshall, les Salomon, Indonsie, Kiribati, Malaisie, Mongolie, Myanmar, Nauru, Palaos, Papouasie-Nouvelle-Guine, Philippines, Rpublique dmocratique populaire lao, Rpublique populaire dmocratique de Core, Samoa, Thalande, Timor-Leste, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Viet Nam.

Europe et Asie centrale1 (30 pays/territoires) :
Albanie, Armnie, Azerbadjan, Blarus, Bosnie-Herzgovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Estonie, Ex-Rpublique yougoslave de Macdoine, Fdration de Russie, Gorgie, Hongrie, Kazakhstan, Kirghizistan, Lettonie, Lituanie, Montngro, Ouzbkistan, Pologne, Rpublique de Moldova, Rpublique tchque, Roumanie, Serbie, Slovaquie, Slovnie, Tadjikistan, Turquie, Turkmnistan, Ukraine.

Amrique latine et Carabes (33 pays/territoires) :
Antigua-et-Barbuda, Argentine, Bahamas, Barbade, Belize, Brsil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Dominique, El Salvador, quateur, tat plurinational de Bolivie, Grenade, Guatemala, Guyana, Hati, Honduras, Jamaque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Prou, Rpublique bolivarienne du Venezuela, Rpublique dominicaine, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Suriname, Trinit-et-Tobago, Uruguay.

Asie du Sud (9 pays/territoires) :
Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Inde, Maldives, Npal, Pakistan, Rpublique islamique dIran, Sri Lanka.

Afrique subsaharienne (45 pays/territoires) :
Afrique du Sud, Angola, Bnin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, Cte dIvoire, rythre, thiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guine, Guine-Bissau, Guine quatoriale, Kenya, Lesotho, Libria, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigria, Ouganda, Rpublique centrafricaine, Rpublique dmocratique du Congo, Rpublique-Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tom-et-Principe, Sngal, Seychelles, Sierra Leone, Swaziland, Tchad, Togo, Zambie, Zimbabwe.





Remarque : la liste des pays les moins avancs et des petits tats insulaires en dveloppement suit la classification de lONU, disponible ladresse suivante :http://www.unohrlls.org/fr/home/. Le BRDH ninclut pas le Bahren, la Barbade ni Singapour dans la liste des petits tats insulaires en dveloppement.

1. Anciens pays socialistes dEurope et dAsie centrale ayant connu une transformations politique et conomique depuis 1989-1991, ainsi que Chypre et la Turquie.


Rfrences statistiques

ADB (Banque asiatique de dveloppement). 2011. Asian Development Outlook 2011: South-South Economic Links. Mandaluyong City, Philippines. www.adb.org/documents/books/ado/2011/ado2011.pdf.

AIE (Agence internationale de lnergie) 2011. World Energy Balances. Organisation de coopration et de dveloppement conomiques et lAIE Paris. http://data.iea.org. Consult le 15 juin 2011.

Alkire, S. et J. Foster. 2010. Designing the Inequality-Adjusted Human Development Index (IHDI). Human Development Research Paper 28. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_28.pdf.

Alkire, S., J.M. Roche, M.E. Santos, et S. Seth. 2011. Multidimensional Poverty Index: New Results, Time Comparisons and Group Disparities. Human Development Research Paper. PNUDBRDH, New York.

Alkire, S., et M. Santos. 2010. Acute Multidimensional Poverty: A New Index for Developing Countries. Human Development Research Paper 11. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_11.pdf.

Anand, S., et A. Sen. 2000. The Income Component of the Human Development Index. Journal of Human Development and Capabilities 1 (1) : 83106.

Atkinson, A. 1970. On the Measurement of Economic Inequality. Journal of Economic Theory 2 (3 : 24463.

Banque mondiale. 2010. International Income Distribution Database. Washington, DC.

. 2011a. World Development Indicators database. Washington, DC. http://data.worldbank.org/data-catalog/world-development-indicators. Consult le 15 mai 2011.

. 2011b. Global Economic ProspectsJune 2011. Washington, DC. http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/EXTDEC/EXTDECPROSPECTS/EXTGBLPROSPECTS APRIL/0contentMDK:20665990~menuPK:659178~pagePK:2470434~piPK:4977459~theSitePK:659149,00.html.

Barro, R. J., et J. W. Lee. 2010a. A New Data Set of Educational Attainment in the World, 19502010. NBER Working Paper 15902. Cambridge, MA : National Bureau of Economic Research. www.nber.org/papers/w15902.

Barro, R. J., et J. W. Lee. 2010b. Barro-Lee Dataset. Korea University, Seoul. www.barrolee.com.

BERD (Banque europenne pour la reconstruction et le dveloppement). 2011. Regional Economic Prospects in EBRD Countries of Operations: mai 2011. Londres. www. ebrd.com/downloads/research/REP/rep.pdf.

Boden, T. A., G. Marland, et R. J. Andres. 2010. Global, Regional, and National Fossil-Fuel CO2 Emissions. Carbon Dioxide Information Analysis Center, Oak Ridge National Laboratory, TN. http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/overview_2007.html.

CEPALC (Commission conomique pour lAmrique latine et les Carabes). 2011. Preliminary Overview of the Economies of Latin America and the Caribbean. Santiago. www.eclac.org/cgi-bin/getProd.asp?xml=/publicaciones/xml/4/41974/P41974.xml&xsl=.

CRED (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters). 2011. EM-DAT: The International Disaster Database. Universit catholique de Louvain, Belgique. www.emdat.be.

Emerson, J., D. C. Esty, M. A. Levy, C. H. Kim, V. Mara, A. de Sherbinin, et T. Srebotnjak. 2010. 2010 Environmental Performance Index. New Haven, CT : Yale Center for Environmental Law and Policy. www.epi.yale.edu.

Eurostat. 2010. European Union Statistics on Income and Living Conditions. Commission europenne, Bruxelles. http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/microdata/eu_silc.

FAO (Organisation des Nations unies pour lalimentation et lagriculture). 2011. ResourceSTAT. Rome. http://faostat.fao.org/

. A venir. State of Land and Water 2011. Rome.

FMI (Fonds montaire international). 2011. World Economic Outlook database, avril 2011. Washington, DC. www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2011/01/weodata/index.aspx. Consult le 15 avril 2011. Gallup World Poll. 2011. Gallup WorldView. Washington, DC. https://worldview.gallup.com. Consult le 15 juin 2011.

Foster, J., L. Lpez-Calva, et M. Szekely. 2005. Measuring the Distribution of Human Development: Methodology and an Application to Mexico. Journal of Human Development and Capabilities. 6 (1) :525.

Gaye, A., J. Klugman, M. Kovacevic, S. Twigg, et E. Zambrano. 2010. Measuring Key Disparities in Human Development: The Gender Inequality Index. Human Development Research Paper 46. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_21.pdf.

Global Footprint Network. 2010. Global Footprint Network. Oakland, CA. www.footprintnetwork.org. Consult le 15 avril 2011.

Harttgen, K., et S. Vollmer. 2011. InequalityDecomposition without Income or Expenditure Data: Using an Asset Index to Simulate Household Income. Human Development Research Paper. PNUDBRDH, New York.

ICF Macro. 2011. Measure DHS (Demographic and Health Survey). Calverton, MD. www.measuredhs.com.

UIP (Union interparlementaire). 2011. Women in National Parliaments: World Classification. Genve. www.ipu.org/wmn-e/classif.htm. Consult le 15 mars 2011.

Klugman, J., F. Rodriguez, et H. J. Choi. 2011. The HDI 2010: New Controversies, Old Critiques. Human Development Research Paper 1. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2011/papers/HDRP_2011_01.pdf.

Kovacevic, M. 2010. Measurement of Inequality in Human DevelopmentA Review. Human Development Research Paper 35. PNUDBRDH, New York. http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_35.pdf.

LIS (Luxembourg Income Study). 2009. Luxembourg Income Study Project. www.lisproject.org/techdoc.htm.

OCDE, AfDB, UNECA, et PNUD (Organisation de coopration et de dveloppement conomiques, Banque africaine de dveloppement, Commission conomique des Nations Unies pour lAfrique, et le PNUD (Programme des Nations unies pour le dveloppement). 2011. African Economic Outlook 2011. Paris : Organisation de coopration et de dveloppement conomiques. www. africaneconomicoutlook.org.

OIT (Organisation internationale du travail). 2011. Key Indicators on the Labour Market, 6th edition. Genve. http://kilm.ilo.org/KILMnetBeta/default2.asp. Consult le 15 mars 2011.

OMS (Organisation mondiale de la Sant). 20002010. World Health Survey. Genve. www.who.int/healthinfo/survey/en/.

. 2009. Environmental Burden of Disease: Country Profiles. Genve. www.who.int/quantifying_ehimpacts/countryprofles.

. 2010a. World Health Statistics 2010. World Health Organization Statistical Information System. Genve. www. who.int/whois/whostat/2010/en/index.html. Consult le 15 avril 2011.

. 2010b. World Malaria Report. Genve. www.who.int/malaria/publications/atoz/9789241564106/en/index.html.

. 2011. DengueNet. Genve. www.who.int/denguenet.

OMS, UNICEF, UNFPA (Organisation mondiale de la Sant, Fonds des Nations unies pour lenfance, Fonds des Nations unies pour la population), et la Banque mondiale. 2010. Trends in Maternal Mortality 19902008. Genve. http://whqlibdoc.who.int/publications/2010/9789241500265_eng.pdf.

PNUD (Programme des Nations unies pour le dveloppement) Bureau du Rapport sur le dveloppement humain. 2011. The Human Development Index (HDI). New York. http://hdr.undp.org/en/statistics/hdi/.

Seth, S. 2009. Inequality, Interactions, and Human Development. Journal of Human Development and Capabilities 10 (3): 37596.

UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). 2010. IUCN Red List of Threatened Species. Version 2010.4. Genve. www.iucnredlist.org. Consult le 15 mars 2011.

UNDESA (Dpartement des affaires conomiques et sociales de lOrganisation des Nations Unies). 2010. World Urbanization Prospects: The 2009 Revision. New York. http://esa.un.org/unpd/wup/index.htm. Consult le 15 mai 2011.

. 2011. World Population Prospects: The 2010 Revision. New York. http://esa.un.org/unpd/wpp/index.htm. Consult le 15 mai 2011.

UNESCAP (Commission conomique et sociale des Nations unies pour lAsie et le Pacifque). 2011. Economic and Social Survey of Asia and the PacificSustaining Dynamism and Inclusive Development: Connectivity in the Region and Productive Capacity in Least Developed Countries. Bangkok. www.unescap.org/pdd/publications/survey2011/download/Econimic-and-Social-Survey-2011. pdf.

UNESCO (Organisation des Nations unies pour lducation, la science et la culture) Institute for Statistics. 2011. UNESCO Institute for Statistics: Data Centre. http://stats.uis.unesco.org. Consult le 15 mai 2011.

UNESCWA (Commission conomique et sociale des Nations unies pour lAsie occidentale). 2011. Summary of the Survey of Economic and Social Developments in the Economic and Social Commission for Western Asia Region 20102011 . Genve. www.escwa.un.org/information/publications/edit/upload/EDGD-11-2.pdf.

UNICEF (Fonds des Nations unies pour lenfance). 20002010. Multiple Indicator Cluster Surveys. New York. www.unicef.org/statistics/index_24302.html.

. 2011. The State of the Worlds Children. New York. www.unicef.org/sowc2011/. Consult le 15 mai 2011.

UNSD (Division de statistique des Nations Unies). 2011. National Accounts Main Aggregates database. New York. http://unstats.un.org/unsd/snaama/. Consult le 15 avril 2011.

UNU-WIDER (United Nations University, World Institute for Development Economics Research). 2008. World Income Inequality Database, Version 2.0c, mai 2008. Helsinki. www.wider.unu.edu/research/Database/en_GB/database/.

Les rapports mondiaux, rgionaux et nationaux sur le dveloppement humain

Rapports mondiaux sur le dveloppement humain : Publis chaque anne par le PNUD depuis 1990, les Rapports mondiaux sur le dveloppement humain sont une analyse indpendante et fonde sur les faits des questions, tendances, progrs et politiques en matire de dveloppement. Les ressources concernant le Rapport mondial 2011 et les Rapports antrieurssont disponibles ladresse hdr.undp.org. Elles comprennent les textes complets des Rapports et leur rsum dans les principales langues de lONU ; des rsums des consultations et des discussions de rseau ; la srie de papiers de recherchesur le dveloppement humain ; les bulletins dinformation du RDH et dautres supports dinformation publics. Des indicateurs statistiques, des outils de donnes, des cartes interactives, des fches dinformation sur les pays et des ressources complmentaires en lien avec les Rapports sont galement accessibles gratuitement sur le site Web du PNUD consacr aux Rapports sur le dveloppement humain.

Rapports rgionaux sur le dveloppement humain : Plus de 40 Rapports rgionaux sur le dveloppement humain ont t produits en toute indpendance ditoriale au cours des deux dernires dcennies, avec le soutien des bureaux rgionaux du PNUD. Avec des analyses et des plaidoyers politiques parfois provocateurs, ils ont examin des questions aussi essentielles que les liberts civiques et lautonomisation des femmes dans les tats arabes, la corruption dans la rgion Asie Pacifique, le traitement des Roms et des autres minorits en Europe centrale ou encore la distribution ingalitaire desrichesses en Amrique latine.

Rapports nationaux sur le dveloppement humain : Depuis la publication du premier Rapport national sur le dveloppement humain en 1992, des rapports nationaux sont produits dans 140 pays par des quipes ditoriales locales, avec le soutien du PNUD. Ces rapports (dont plus de 650 ditions sont publies ce jour) apportent une perspective de dveloppement humain aux proccupations politiques nationales au moyen de consultations et de recherches menes lchelle locale. Les Rapports nationaux sintressent frquemment aux thmes de lgalit des sexes, de lethnicit ou des clivages entre milieux rural et urbain afn daider identifer les ingalits, de mesurer les progrs et de reprer les signes prcoces de confits potentiels. tant ancrs dans les besoins et perspectives des pays, ils ont souvent exerc une grande infuence sur les politiques nationales, notamment sur les stratgies de ralisation des objectifs du Millnaire pour le dveloppement et dautres priorits du dveloppement humain.

Pour en savoir plus sur les rapports nationaux et rgionaux sur le dveloppement humain, notamment sur les rfrences et formations y afrents, consulter hdr.undp.org/en/nhdr/.

Rapports mondiaux sur le dveloppement humain 1990-2010

2010 La vraie richesse des nations : les chemins du dveloppement humain
2009 Lever les barrires : mobilit et dveloppement humains
2007/2008 La lutte contre le changement climatique : un impratif de solidarit humaine dans un monde divis
2006 Au-del de la pnurie : pouvoir, pauvret et crise mondiale de leau
2005 La coopration internationale la croise des chemins : laide, le commerce et la scurit dans un monde marqu par les ingalits
2004 La libert culturelle dans un monde diversifi
2003 Les objectifs du Millnaire pour le dveloppement : un pacte entre les pays pour vaincre la pauvret humaine
2002 Approfondir la dmocratie dans un monde fragment
2001 Mettre les nouvelles technologies au service du dveloppement humain
2000 Droits de lhomme et dveloppement humain
1999 Une mondialisation visage humain
1998 La consommation au service du dveloppement humain
1997 Le dveloppement humain au service de lradication de la pauvret
1996 La croissance au service du dveloppement humain
1995 galit des sexes et dveloppement humain
1994 Les nouvelles dimensions de la scurit humaine
1993 La participation populaire
1992 Pour une vision nouvelle du dveloppement humain au niveau mondial
1991 Le financement du dveloppement humain
1990 Dfinir et mesurer le dveloppement humain
Pour de plus amples informations, consulter :

http://hdr.undp.org

CHIFFRES CLS PAR PAYS

Classement lIDH en 2011 et volution depuis 2010

image

image

REMARQUE :

Les flches indiquent la variation du classement du pays pour la priode 20102011, selon une mthodologie et des donnes cohrentes ; un blanc indique un classement inchang.

image

JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?((((((((((((( />g8&Uԏ\$xB4f$̭kkhmS9iåW\$)m[Ps1R r H>[8?/J]4Nui!t^E4:7Vkxtt-݁i>Ҿd%?& Ȟm% o]פQD_+OH^u~/%̱Nmfkquq?^ֲ#~`U)-cENruQAQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE ս =A %p>Y_-ƑcwjC ?WҬ$C%ڌ,?' ĖvU@ **kh" h(cP0@aRP$ >[NUB`4KHߋ3ƭO?!e HPkT Ԋk1TLhL$<0:]ݳ*i1/e*01V8"N%<8^ 1p_Kmw Our d^\iwq隴TokLAч#ުp_Kmw Our tTXl/.4ZC*Hv^o ÑEoP4QE ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (ry|Cq%#Dtg:rTv Ėv z"uQV+Q)k+pH:_z_ݖ䎿[kH0##k&KLդ2m_f^9VW[kH0##k}k-F؂rx7zZ jQE ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (ry|Cq%#Dtg:rTv ĖvF #zc=kȌ# JCխThvy־s?o@E4ߧ2DŽn. ϟOkS>1怪ņ[[XDA9\J3F' vIg fXˆ p7N =|Ƀ屣ER5 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (+_cI9`*B6~g`"kw;Z̒9MjFh BGe +gLP{u9/ۤd_" i|zh,ơ_73ҹ[Ɩou2k{k>=#ТވOW&֚^:q"v ^z[cMo ;i89Ti?Qƙ <$x Ե= P CUCZv^ &幓RQlnȝvے3hm\fڷn 56E 5[h-b=$UTL5Q5 cֳ[4 i?Ϗ>?5I3RѡOS\):9R}/-֨U~fLz,eI+(=@$du}MU<9& J|JEj\I8:}VL.omie}' ;&K>{ԯ 5$<nFzӮ--x `} l-l-#Yb|XdGX+;Xf=%[tV>}i:"Uons8 p`L vӎybAil.>jlu2=3 `*WQǃ"mʱh𵔒xMx{}v[-wNI/,EL &(W W͚6)GR>yXM05õݱMs8hϫu^4nAJ ڢ&yW:m6nkafGĬX+ҵMG#We.2M;I.}6/V$/$ոI"_ >eŦM;.{SUugs:ŎݵE_2%sRFpxRyjvs[\RV~ɩO,eb'i0J(Jf[ mW_R@O"5 z(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEW=wjw՞  %^9~z4%%֣V|PN: U}7^"]S_Ouҿ8B[rq]D?֣i R;{n'?7g8|7xoΐ5VM(6N]WBq[FPVy yco}ׯgXkz4oqj]G<蕆ʾf8?tq.~%Ηzju1eRp{60aXMqo捋( Cd{SS[zʕhž'wIJM3#RNJo]z5`sna遂39ZhՔZUi(€vԒx Hydb2#:0(;j(kt]WƳj7"{uդƃ̸j_ڌ1\+im ed!霟u:Oý+LK/ Ku* 0vӴoz>k5B}i0=OTM o2VuI{6A42nhʀ/CsYVTmxm伖?%XJ:cai\]GoX^PL9g'3_\}m ׾Jg8H#X0$sZ]|/K5=b[I%R2܄o1u~c\K[[D_+ 8Yǁ7id=1i„|z犬ukJZ K4x Ǯ+z`ʃ8?Z6-ͪlc 0> _5w4+E"lUM&M4fvF|,9__qZ5+"u9vFR=Q/Uy{FWѕmǼ\^]nU#_HAg|545JhLj!">2X`nln4 =b{w*pNԞ&Z.6j5tU3+")"5X{g ^l h2^L|W2s%Þ;rI{U<%&jSr{Y gМ9_Φ((((((((((((ʱQ%}> %<HT+3G;Df!֑A8[J0m%qֿ֫ &~Jv\O-/7Z-a_ öSs! [ ]? kA[[%{3Wo5 Z9ʳ"1mҫiWX:-Kv70i.RɲGv_?~YO Wͧ5Շ q2vw'Z{S.nT^MH<ÝvTkP˧:7.K?q6#qSkn,ê|PwV> ޶#㳮k鷺o..,ہ0"q` U5\j:&;-cNK(ʒdFPF0?O uBa[T]:U`Fey eA#Jq׷O-gC&Ӭ߷mdoK\,!".AfYU~"hZ|`ecS=sڝj(}cMMwnh$M*0@v0uk)줷ӿQIhxr$fK>=ךL Db4E6H9>3?|#]+oQf+cg;Q]/j~&5&{T&Xw"+ygW9|>t+ ֜ \+sB:^K>ۿJo-? [2-6\ۓ JrGCzԞ!{,]n--"Kd&Lebq.pH"+? =Ξi.W=Z+$P{lʦ[ϵ Gd~OKeaE[c rAlVj6[m-^[C&&jV֤tŏRc#7 {tfk[qiqxxh1{4Rt/[L |A]gTӭn4gYINduo4#c\'>j: ,"h[KEE9IrV9^MT%ROMN[PRMBt&{#XpڹM&oo %eZxeY"b!j4f=J-Q/vRͣ4'ҡՠy%6X.6.v9ld7=mI /j0uQU\øJe>K7AϹarO@y#v 'Хhj$wh\5Ԍ2kc?Sߑ"8bHE4UT`(򠢊((((((((((((˙ Ėv~ $1EbM$n RvKLQۖJ8Ѱ;0+^<չ5@±0ZȾӟ?:2)nv'ocLԭ+!slfJѰ;0)ȞTF$t5L[pQUGjhʼnN2 yQH[vE% O"J[/1Yҡ&4">@'],a~*9O*$rM;ݶ9>v'ѿƩL^ϥKMa-αy([TLTK39¨InRFZH0YK(~S`) SQhm$f#^?6 d.QJW.W wZؾ f;lۙl`w ÚV9$j_3PVW(U%,xOM2I= .ZH VX\rvᜐFMZ ?kQql t_{ٯ#y %H*õz5H0h>eNff7֒]F$Q~A+"KLդ2m_f^9VW[kH0##kQ( ˍ.=3Vʒ-H=z0s[ ;Q@Š(((((((+_Iga#ťF.8i=N݂y|Cq%#Dtg:rW~4"" *QmVmE j@*Ja\ox5 x50YJI('xY^{ojOiQ7HyxqYkfjx>%O }R16#<\5nZG~>I%AfOCi.W?y}kSYI,, )'̉iś׀^Ưt·m! L{ ].{;0e4ު/*;-֒-Դp|+sMlB[wop$@pzQ&䷙%$CaTdILLֽ&̟+!Kyhr:^~-^.L%;0N3h3V Im )cЎA ˍ.=3Vʒ-H=z0s[^ Im )cЎATXl/.4ZC*Hv^o ÑEoP4QE ( ( ( ( ( (ry|Cq%#Dtg:rTv ĖvϢ% D8.s˞샪ZŐ{/n9W7k9;-AGW u-n2=ǡқOFikztf g1{VR9ǐ}u}8q.yu (Xs;\څ:|`n1VP[>&hṅǭCoRux겵7-c|+Ice=EjĘCTifoK$V尨?'yZ >6gf :M(~S`.(xjނ[Ӿ :J-"4!@QMI^qq^WGc`QUw;p}z @z{u6>8=B7z[$899`8„F)ek^64=}Fe KD|HA8N~)ƞ˨,Ʋ[L ex${㩮Tx?UbZۭشIs"bIW erHj ~ዋ1v:;Do.Rsqǽi%fןKWk@{+K=20W)1\'U՜%&y0pB$8._tMCSCk5&7JbDf8|9Lugw4o gF@Ry''zK(.] M~Mp BY*8Hװ8wu|&s:)a ?3^{mnAc<:dw1\Z[ވ$;JȮ:d Wu[YRƶY;=I)dF)ܷ7 ȑ$bJo||UvڊO~93* Hy r[mQ#M{ǝ2>o^KĚܧ٥!&X8&0:n NF:rCo"M?E vMizouhkf#w\) u&|1[y|}bv(è A#5uOL:^{wk5F쨘fM<մI{~c+ʱR3YN75hVX1VcʷS׀''j( ~F&}j>+ěةAZrUFUf]FdjCtڞn{rpJ:{8n00: uixSš"LqiqG,xXIB6psT⣿[%:- VlKۭa5o0Z1Hh^ 'WZ6|ll 6W+1X'x{º/&Ĺ0N >o/KNWkY>1SR#1ǻ s֜o?ŠI_55 Z[Ꚁ])CxWa! cm4C:e;a!,ϱ1 d#z-M&#ѷąPyUm<Zh{X/Jv5RQ_4{{OA:jtԏBÎ@V ?%ڷO>6#U_©BoMJJ< ^Ic>.N;O rc 1kƕҿ $Ҽ@I~|" w0ʩlm'iN& Z!05>+/ǵs!985% C\yI=B{wKHSp˃H>ǵ7^(܋R;8UP7LCq m5+f]:-$iBpTTMb>UN0y C˰9^HB3he?B P[{mgIݣU5{_meMRCVv=w^$Zʗlwя;0+9hYz^E[R1f_[FWњwћp_Kmw Our d^\iwq隴TokLAч#ުp_Kmw Our YMuE+M#6y-/Z=ygEnP4QE ( +v>";MN!7d8j2HlT'VDW.?|P?r=UomͧMVH-e>3՗-/|0y,?xN:m*Du;>"_jVZ8B!siюLY%FI~C7?ZǛǶ\ɧ3 f|d6ezs-?F7MZ<zp9}&FR y^{oC\Οrm."ÝXc6Mյ\H):֫Z\k: mqٓR^܂>lk4xf!܏jJP:}?ZOT_-ĪO9 Uwm*Ɔ7\aFKYX[ ?"= vv[#^jyv*2Sܯw)-Y-3ʦ3PxDiӢQy$"zJ>5^O jǹN'iZڲmoeƳZm"[lw^YCiaMQ5PU." I=3O[S,TMHv ۾nr4 O[l[ nbɝ>z؜_yx5ެ|ƒ;s3jrh v,F=;SZ'd݆DiAv9/kQ, ,MV-,C))~|YKElJ"v\̸O1]__yN)]?]&B'y55T/2q }}ڗ|<ƣ>Lm'txoZ$M:-e4"5x?ZaP.{khYPT9eU8F~cwMRMByYI Čp lW9sx4kvl~pF|Q ${V_7Mr#"#̬7,`#Uu'i "-cd1ŒSI5g:]'w/U*i:dFX*a9'>WCMsH#6GLU uxTPVq#Ŀ0 F9{:-Յ{{ΑD}LG%(\ 1Z[4@-bK8ղv4Z7(lx)/INd+- B4y>tzy 8;c=:Z}qEsx˶58y{sOnw+}#X6X^? +[ Uwҿ3X{ρbi0ܢ/Ŋ3{U|/5m6yXULu{KE%twaP{hZ>UapV3Y:((9ӋM8^@[??y۸TumnI\wP ^;sYWu"|0Je2H]ߣd}yι4q?攜CZw麼scw FW^эPLY{Z:|捾z鸩+8ٛ#OM16oQhGF-Hg?_}Q2)p g[6n/W;(X$Jzzs4K$O1 }Es6rY%zWuaA-jّ͞})I85%5ff\ަoh\߷2HpOnjƟ|nCX<]=y-Fpšh=N[Z,c(LP/fBG(ެb:Mh$O{GVY3!F6D]&)mH| ª{Ud-WF3\3.FQUiO-/S3âX=r>߭*݀)ڔ?mXD<2Ხct3Df][-"onXWүc2@u%⋔Iwn~Ў;ԚRlK" WkDhdƴncz S&$"έ&ԩk.H!k8#R#sRVMмYHK;P;\wڄoLAtQTާVY^jHXm`%zU=:z4L*M=@ |+;S= /ڰKtoEi6fcN'ˣ*Zv[R2UuVci tڞh ڷJ;g:mWjNܕdaaXv#+y^W*cݻՋ呡>Ww"miGSMY)_DMi1G`ZJ6'ZuXF8Qҙ+[3[u#ڗ6`& C`hz#Um>v!ϩlOWC`1}OShJ斣`Ɍ!fb:5GQbi~=M${WOn޹yB %,}u(IYڷ!xc ,$=)\~CZI,v>]CՙZ-?w֛d/ֲau(d/#GO6gMtEBA=[U%9MIy/CKc ;}=j^A#ZkM,ּgiɹc9.Ud]Ud$s3H„$iݨ/fy|P;]JgzٽC;M34zr}E-WQO4OSc; K뙮ZKLttZ"sxꑟ>i(mvBh:r0ڽ#F< lKX^'8*Tw6QIY> T[/pyY+ ;H{S| aU'1ŏ޷4[,\)sB+Eo/c)Rwk]N_4![Ǒy`XJOFDfr˖v+]֟וT-sK@w"m'5?iY-a?KDhhmo({WP E_3.ߋ (:(( oIU章+z`kNw\گ=]qXT 38 k(-qf }ǵu9N”T8#Rl,~t޻kiR4x~c]Ѽkuxjͦ9Q#?WFqnk>_X}s#{0RhH20"'~g_ }ǽ(rډgr+s1J &>:?Ʋ쮆@<z.Fۃzަ[ >}[O%%Yx #]M^D?Яpj0$-w"!6SNM[̄WKI` qѽ#Io6FRE5[-~j{jdKp%p%[U,#\ڨ[&8Vzu_JvIh6A.Uŕи\$G:.ҡ+ӞSv `˳@U>,onA\ ƙ%6y"EJ]sw$Q+h^JGy:Ɇ uۈu+=#^?6%ծcԣhb` #^?6ʒ9ֆ!s7-仼ڡmm%8@~f5 i a`֩Մ-I@cejW1z{vȥ赇^Jc՛ҊkprkE ˯tm^x~[ꍥ[E9'zn1?JjzﰼASةKD urox[*W}?; Dž'CHVӑﰫwfG>#j/c2y,k+@)ٖAnp> G[`ܨ3 ?ir6?~AA~k[45V5ifjMJ7$OptWRmN`EW@((((((({]7n^zעW=hshtaRT4t63k8]6kWv]hb(nq62rZ?2{1+@\ֽE`~+?EM`cRJJ>WflZ_Z~^e6FJ^dEt!;v SχSI>rX6spGֳ5{'ڹ:K8t?uPʓFDjkS| Ozt\+gOK[4ְmn%GfCއi :t:=Nz2N_XHO]x yxrIwd0+u V;FGU4]Ʒ(Q;kF㺰;ZnR]M*E JZFsu.]n2b=̋ q#(}*-8I #h`n0YId_~lmXyFwZYP~lKYc4/ Ыt5$owN3J*IZboN<=*Cvj WчQJŽ"GJIa9=MSW?Gfs(onmtFP\#jk{3EP3\ΙrnQ>"p*;g:tV2ѲȹǿZETP0 F%=HkkБ%YaaXv &#[ۙ#\wް䱹:ܜ-ʎqٿKƥ e$$6CC9hҴ1Iw>I<*Y#Oy>V1 _]Y(-#Z:Nro fCl6lcoo O_sϭOȰZ=H]Td֪iiNOE^xڐ/1 _O>VEI芲=N^WWKX< 2 {}ۦ ]\kK3aG}6AVO{4q[Iqdʸ[빯w>I'gnoh@qooz6(Z5[eirn-f!hn#ldfԽMRKD;5&jM H7DOrt_(Zӧ}X6)hQEQEQEQEQEQEQEQEQEsu͢sYGs_ѷn_;ƥ>g74-;zݥ8Sr1-[H$n sְ+-sl?{֨h&|$*OTf5m0\hYQUҦ:Z{9aκY[ ʁYzŇ .17MVT%M˅t>ưײpz]L1.A1އ5%cMGqvZ8j֎nPIʟҫjvA'k?ҰAK̻$%{SsUg$r$1ĥ̬psIQ]GUFO`$uSө[>4Z4z|l YWzv[6GpGcE!]>tއ#Q4k2mqcXGvaZ:hsQkdfUrK`[d,84j,dr~ƕ6cUe* /Jܩ2}ҒKt=i/{a֯vj>?->[X@EĹ`?) o\>'oR}imk/!;svrj[kЕE ; -מXZmeVd1I{1f'n~f*M=C 9OƝyg7ei ' tqٿMxc"('[h=4'>6ݬ2YI*caFUbZUP$I<+*Q}CLPn9Na^sk=c$:ë қ\mͯBŝZűIɩ&K(ok W/,W`?u{(.b$6xJ)%ʽBlR>>iOo=]XFB|3"QC}1&K8i*j7wFۜ$`sjwAQX#r&N {*iddk 4hдtD*DMtstE"WjT+XS`P+qQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@߈4]ۮמ+Jk:.VkWw@sUi>zpJ֮hdW9S6\=PtzXƖ.A^躗٘ݒ#=T})}Q)mOM[t?VzR OZ+/\Is<G8PAohS̑ۢiB?d}F֖θf#_?7 uæ@eDS1y*AS=60r?2Q[Ȳ t9S5^ncpPeuybz~2WCN$=9}+5 3*{v"eu = $$UI ŽI"e@r Gr˰IT!Ymg+$5n~@s7Wk̹S޴d@R0[j*r'ne9cUDVh2esK fw%Z-e;1>?j޵1;km&M>Oh<,pJ;Gxa]X܈y6l:=(kmjiRI*(&u+Б!x[OFڣT@}}mv efANnKnz-46+,3V=@=j34f+G7D\\'cvn>]x@ j+p ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (9蛷]Y=dwקW3-v%笑+)êwcMyq,њM_sOQqLqڬZ[˭G}XDm`%zU?w 8A'k#:ǠEakw o5O]N3SS/=axR.A9nUK5O>CIhV729n"(ăCYV7og/[Y#+ >m6#=>?OJOiwpuun0GĨ?z\|Y%Đg˥=c|1N.Oظ?Tbxđ 9DZDdfQ2@p+f[I 7Wmc}9 :k>vRYKj k i[x*g >t6Ѹ8u[QLot/Zk:AmıBeP#v&j^/o`ZYng1I򉂞(lWE]m+÷uw$: sGuXNK>&rͿ3:~_l=6}U0xKX ITm{ۧK&ӭ-ZT- YUCpz3\ݧeĺp ɥ!Ib~V9N_ƴu/y,N0\X#‡1R2𪒊 %onQHxÚi6W2Z4.l]Ι5 pG,29V^ lo67G'L~ IqYiLA!*1uhv[tߧgB񆟬^o7pkg0ppYpI5whndV=qe΁{n;hZ%NIA^8'>-)Y?t-}E (iR(l(D,q@5NGDca~6|Jj;czgS[vpGk9IO6- ԎY I=z]X]bB0I5^BulOc"lv` z֔׍\4&uV;(>:Z ZtLK7ҭsFi-Vcvqru֤n\]-_(@pZX-VQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEs#o_+zr$oNz?²:9\~L,á54fW1w+fkg5إn\,p޾ƫi}"A±F_R3B. ÏB^D˱EOkIQI-e gݑJ)^8bo y LK2ʓ]=|Mj%vh1玘۞?SEM6׍ 举iGUc`k^|0M͓RkD"grnW$n4{5m|OK[X~dFBH=ih_5xdXd ͍ᜎc'T\6_f-"F錚foS^Pxh*EH;}N]B5]?ZYM$1Jv!"tsOo:~BĄat;<'Xk^%.+,  xֹ: ]X k{1ll+sP5gQ >u?;w8DX᱂9#<^'/!m/i. a ^ `oCWi:xKHX9syА@5 i1i%lO:6 Na✒CqJZZ:;Y 5 2Ĩ\ qZ1xI~ KpH-mcDa?g{0M*%LL= zΛw[mwĭt;6&*{&}[~xѿ/&σ\[Გ။f2>PdƬxxWFmݷb,XUQ ;mn4ђ[giw|o2I3=֫gJl%)f 2ܜ?CU$|_O -+үZԀrd6{V)oH:neh#3 *eR@[>|,HrI{ +s0E,I=]N[[>Էw2jS׈A}ϵj[Gi'k `-ǩ9].k)e[Ԟ 7JE?*]ڴ/( P;RElEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP-] v}rYVW)u1e8u@ryZ]~5o4Vbzu묟fȔp{Vj]'du W6y⠔.]ijDCGQT&x%珸ǥ_'-Je qW je#mTzT-{w\UV >SLwV&1,弣 DYUvaK%Xn.ymu{dzUdfbVA0nȀtޫXvc)ZF`KԚ >Uɱ [u<=0%oh' $RsM4 : >O +'p+"yQ~\%!ִm 繦 Kx њ vkonnԞ["֮@U@ ;VV0P@P;REjEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP)mv?¹׬)}v}VrT#UK}FĆ뉗ŀ^.#^UPj Iݤ.zz71mfX‘&B:zgA[%=})xn-;A:;qz܆6hG!d8 XeOZ͈#8ݏazS{VP@Q9T"Q: SҀe})8Q4r;@j$1aE[–aGsIE5oB77jE=?ԞЍ-ڑlʧZP@P;VV0P@P;REj0(((((((((((((((((((((GoO+zr>) u%?³z :`0XuZvaU{01zz;E1ʑKyw8ģP"ydM2?Grשj d:S@17 UIڧڻ6m1P1O^%95ZiC c!K+8AøCަDJFtia#QNRQ@f/ &H*Z<1["i֮T*PqV0P@PjZ(FQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEr*z|dG_qfwv=>nD QqJ9r .i՘ws@#=qQHr)ݓZe F3q=]BU0B tCB TQSQ.hI["i֤-jUOY?*PP0cՌBU(vaEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPn}G_W<]( QcG >PqSFk1)N74f)|wzZSO7~7wE9U=dW*PP0icHBU(qZ(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEq~/r|zXuhpٯm'߾MOK MFkH*jo|6oo/@rz½T*PF=X$ T* 8+AQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@JFIF``CCQ) }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ??(tJо|Q־Zj?|G6V:{w=&m G4j o巘WiP@}`|tXNo$Y5m{WOXf[~d-$DK4F7?K?&o߀>zϊK~-_2nƿs^Ưjt麖>x14xJ'm} ~Z?~'i^^&#QDu4I4|+;;?5of~OO'wh~?nZ^2ޱ4oO=z:Y~>&?|%=v:KiN?\&7~4]cO σ"R5x7>ub:o·rK\iSs|~9Pkf[StKşowIuIx;4-6}n{Mz5΃m*)/?lI㟎 ^ mCS.5/<ž'5[an~([|24PƞQ/+BzC:>!|Aϋ>=<xƟ.!'[F/ln ; I[mr+Gu{]|>s߰kԧ][,ѼBi. #F:uॿG13HnM67? jM7 6ڌG6}tmOB@v^ ᆱ7~x5>m*\75 kw3]\ijz{.=͔2<,6x%TP?kg~+k>iO5VuɯOAl ii&]3N{Nω;cW4N1ѼC/W?_Z֧emsK:;۴`/O,$U3xSv|eI'Ωxw>%o;W=xOK-K[1wR[| AT߁7~*/]JZ*f0|.q /GǑ= I,2?hx')M??Z+~E?߲mLW~g~ٿOoql?P'ό  NjV=ٷrEßEguPi}[ݽ'㆝ehٗ{ZiOk/2i^ڍCޥ뫙q;wEq~r6 ~_G{~+ǁ~L+Kص?i|_Yq5S]\F)$`O@r%_?n(o!3> z_So|gn~n?૳/]sMD2dP'/ů>:|IW 1"ٻ>GXk~ 6&5' opI"|>+}>'wmgJ tw֞ӡHQ6qGP(W?K/<:ب?6J-3Zm]kE֝Y"/ٟD K巘Gg//uit  մ橫}ZTI`[+ۃ ^>c~Q>o?٫4:|M}2W< 񭶉5[U{%i$hYaZS?i/ M3?e_74kOE/^ w4ORdG חpϟßEguP_GM|>>w"w~)|5i{|=t @|K+N3Go},Z - n?=?Qo?/<'_U [ñ|Og~2KȓH.^{8xXx[Z (?/# b(?JFIF``CCA }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?( (_(ok )H>6 i^ޙl"=Fɺxgd9t |qtOt>ukOGfMgT~~ 9d-xCԬ|'XKsufCwܳ~@P@P@,PE$04ҺQFIH$&??V?>A1|.e淬xgN𧅵=GWuH׵ ~9m;HM:U-&'  @P@P@ǿ?|sïEV'{jd 2x~+եN4`Zs *H?o؛G_Hkx;k|1?g;}\ ON~x?QuboN.5 >i{@~=~?Zo٧9_>(~=~x:L>\[i#m5}WNK JbLRRN( (>yj߱oѿW 5Z=3Tu;O]l/{>!5---mwye#W@?7ľ7_Rox^ß~~=c*l-`Ӽ?7!x_l4`q@P@P@yW/ ?f|(Ox ˸tGu4v:uޣLb[(uR,x7h?߄u?C?k?n#MłA-ZIw@>o<3/ >5״ x;x\N|=UֵZMY'W!c @OG'Ͼ~؍C߉'WK|o_~Mvfi&s1u43S ӗ/|?g/o Co |3k*|K aW*֮n5N=̒n?jk/?`k t{|7(pVڴ~YKiqxv{f!:3TMJ2aP&g/4TQS o_4GKO js'ڧoIKQm71]̠ 1[E0A k0(@Q (3}_J4O]u+Dt_XK,4+Jm5-FⶲYc5,M~˞ O|]Q[Q/?o,VOSԴۋU@mO5ysm͎g4U฻- D|> {4GHwכPKsWkZ6v6Mw}ytk9_Zֵ}Bk{ /J-i(bFw`{j)Ww_O? Wï Zn/rO1P_ xG-5 .ū;-ڽͧZjچ^>;j[7~Ѻoj_t?F"ΉJZu׍t}Pա[M/^xuq hϕ#ǵP@PyB_W_?_J'Z7zͥ~-Ə_÷M>G,4=B}SWt%3$` >0s߳w> "֣-G^sxǁ4z>"׼/HΜ.-MUeUh'>&n O?ke>$Y׃54MSw/ C[rg[!.1yH:rY _5Oį+퇪|,axCCþu$i桨!_kuu]&kxTfv5dxn.TdC<DVRU8oNDw_ψifK Ht]7E-tBl-PO 1[M )%Tax䌲:0A P@w]~ٱ<5g |'xG;[-kxSC-m<=? :ͽa :%Äw*>&b5Xw>xggZgO,7R~^/KyZ垗|1᫨g_5}>..\jU@UUQUQ`Ҁ?MoKxO5?_ ?NJ~7x-o =Rߍ#;7 xT%5Ae4Ms8~ 'fx9/ ~akM~x^lFu^] ˛ho &O6fxP@~rJk=wwE߅5-OGPVo,{kߊe`g/Aoxb8]|~7?_ ;u/z~.i-WJ{|i?:ĺ+<fnneKAkc U@O< _|>OEk)c[|AuW|Ghk|-k[[>q<_Kg {|+bKu :|:?gj `qok ie/,+MDl R~~_,ac%n&>+𦟫B[> _j~ǟncV/ώ,wxk!pF@?O'E|foKV?$־,Þ5;O?ol߳wcMG}U%}&9rU$6Wo7_cǓ3k}kEkiֵ-c tMgzާ}oKKtHb |am㾡kBs?>.\ivp=IOV>Rj_/ǖg_߶ {)Qy뚎G>X[N𿍏|IYZ>]FK\ (??1P?!GuB+GK;r4y$ܸ m(#HG0T(B@V?ڋUҗ՟QS?  ]\[j?> nWOuԴ |Ok~['~;,e> |g,-"*xBݣΈ֡=}[ݛW;D[Cާ}= x{O_kl W6!_|H汲Iw8RYcm)#?7)O>|K'R R~+'76 :fiZcXgORt|%[?ୟ?g|8/ a=x5mg~Ÿ9cG> | Ee-Z'xdL> _/D#ZcuwVww%[bU:|6u|4/ k?? ޏ~?{[=>dOxKQӮ~}եX}(t}gK/\ۯgʾ[O5HӼ1_6%\jVմ_Gb:e ($(-|[Oz<5EE75?h%o_ ~zǿ#qqjڟ]էkeʨ_V ؟Oe~ʿC~Қ?i'>x_xs6&^X5u+kk`>m?:? I {||5z/|G+bm)fu-mH"3I6O(bLu~ҟoԖ ZiZNq//|1 k ]&Y,5/5Ιsn YGdAֿh~.6֭5Oυj?}2 ]8@.ϋ~|d?~|/?i9OOox c6>گnKHlÊ~ر~gٿf?-Zfe\Xim/FӴ|%4Wٶ] {H-V;x. a~mi>>?!xGᯆA>;: WӴVQ-S2{+weX~<O~$'le[5Yf`Xn?w%?/_?g/~:]&/ |xumk i KVnI"u~ ~S YMYAk0jt~2^gᦫx[_>Ci6S]t^~9x 3I|]9shq4uI__ǯ^;%/O}&++o = ߳_' $nw7r~3)'':j>ΫyoQx gx\7vv1"Mjo߲]c⮯ 8bN=@ekYψ-o"ҵ ]ѵ;x_FM3PZ+++Xx܂0h?H_<7ofjڞ|1Z_|%y^%mo|4?hv˧i-FyDq"\ @?=?$ e`1|+ޟ k,ӿiޡ%ď_1[ćE#:%w$ $Ź? ߵNw-Ǐg6ƍ$z7"bԹI-ˑ@?g~ѶT7;ٯo[/~*|oG8_|x \Ms~}VKR{خ?س (]% oT_`Oğ yn-.%2; -.;d21~,ZZd9x&M]fh`L287`A(*$ete%YYNA@ A0Az;@R'(~7A~֟G~$wcib,M[]O^ּ&gzZnlJ"pC< '_ #fމO3xNd^'_u'Ŧ6H`4 Iiw0_P}Gf{ck~џ/>xůx7z5ixXoL_ð֖\O%s@o[!k(ĝ~~'ho*'5_;?uO ~:Nu>-񏄼Qߍ|kx{M]u籓N9)?ຶ -iCg FFԗß[BmȡZ%\n_ڋ|4n)Af~ZIkOx5͌~1ּo9.|ff\T[igh_O?#Nju>!~߿ZF/~ֿu׈䱷OS_ -gijVIelnMjo 95?*;:ŏ* McLIK -x:leњ ӞL6g̒?¿iW-u3wonL$C<`>xHKѴM:H4( =;LmHm-!HQ¢(F ( ( d_(G|=5|bE7<-g}xڗCq3ZO|k6m>Hy.Hat]?~|mҴ?ٮo ź_>>(T1|cOiV_.5Զ{x/#|=/.zzx~(<_=WX5圌X' ΀ ( ( ( ( ( (8LƦ'L/wv^@JFIF``C d }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz?( sxT}o@մ=ſ|#uxw7a-;[ߴi f[$Bo$C{y =$_:.~ź?dOgEK R>#W0< Zɜ#5?hڟ -r|R/]ߌ_wasmO<{xÏ?$kzOVZ.u}~OhSQEQEQ__V(_~ 6`XK v_-Fi%| |WRxEBԓÖ~Eլ qc-̢u++ؗ`5~_|eU |]y_x?&|C ڶ-J;Avjj /7QE~+h?߰_+?gg4>O[ jvڇ16:7JO}_o?gs5~? **~4^|UwW{WӬu_ľ*յxĚiڅCk{q4W+Zcе$4JjU4Y|/X6-l~T. 6LD~_oz~!ZYA-I~xM_AkK]h}VW&<i.<`~ꋫº<"4;B[]qoksjxi(H:>xM2O_A~ȿI2𶁡.#WKfH"+h[N&ֿa WliDq7),Bg_ ap;8],-]if*Ec[պ67?g=݂khoG'~ 4zɯk&kx`hc3oo3/ gZg~2@NP~>~%dBOz݀EGxgBӴ i~Eo64'KtWWouϋ?Ce/ |o;N2Xxso|C]r+(.eҴm:i!YPFbďcsO?iuK|wj}'Z'|/*[е /Gti/--ؘ9w54?Q/7gd'K U))7ğ~ij2h^&4&zھyk7w28 `xڿ/㍇ֵ_xk/kzC6ڶpn}R39$o, ַ'~??kvV7W! |6!s dg9)#iiY8a7iuK,9 qxd&Rk_ sK_>(~߱wO :|]|]~CXEg{>:ށx|G5/=흝)?jŸwį ㇋l|7Oxw&üXY@yzGiۤWo <"?%_ Gj[ፗOi~5}f[Ci/5=M3Þ [?G}ޭiuZ*< `&Ũ[iQ귖W֚c@Օ^[3l弅%Tm* O~,GO#WmtaZ?lڧBw@Y~|ƑG{m[wbiQW9FXk=3)+x/㦡j).z?ou Myz2\vPG#^Kwïٳ/O |5?o|@y"h.5+-"[WP0 k+X//%Qh{گg F-+SH&cm-ƈAmVC&|Gю3n$oHu???Pk`lnηg3WIejB5ouѤ0k<+P9 k+(Kx?`o} NjAY—s~ pA."MLDZY+ nB/(4 h2kV8Ծ|l~:ivnK)|]klH'}-'NJ#'XKMZI>=/s|qG[M_<7xm>|]ouzDZk:Emം [Xb;{{x#HQcb*EQUU(5;_?ƾw/ ij&+n5jLӭc^YUr@ko>2kkd :/A>u@˻;WvȺuĖZd;=,p-gO3cٚ? C_] f;𧉼%fKm&`}k߂_wįh7W>$L?ࡺĽNJӦw~ ݽkc ׆u6-|V_ l_ٿ?I|kmu&IR/F9mG|C\}comn% d?.{[_F~V'W"DTK,?QQ WKG< ȲE4R)I"7 G"1 A:^/ߵc=h2xw:?"|0֭g4y|35H!mNՒ[_Z!gs&0>8w-UA~x=%>~ʿ3O|Ia}3)LC5+^4:;O2c؏WQ/>m?ï^M2mru?x Wƞ?]ulje^M^ ap[$6A }oO(+>z i./a>(xVU#yi` hZ^\?Mۻ Hg|h|+'OڅZV?Y?5˛جm4O |>ޭ{4ɨ}@8%A { ~?o^'?Zg?׿~>16Y)~_xww>$Ixg}:[o2kEWMZv^fYnfQz߂_ | ᷆a῅tOxKGK4XiO{u+xR_?'--B_~"opڕsT{_VW{{/H+5OWO&7' nPW/x|Y[s_Þ9 AYwd!+#ŝoH尺6WZ=ǟ>%Dwk$S&2#޻޹nĿ[ ß7?/kGmWO`Ӭ, ^jz|k[#wWl3W||@+MfS ljY?[g­_Pot h5t=J^yk[)ߟG4O𿄬w/OO jGYObA k߈^< h8Ԯ5MCHE /E<acϏ߲z֕=i_>O~ӟ{ lj$<xgᯅ?j?KxL֗Wwyo߲Nx>.|:\&9{kqjn|$U9HNy8tкeӪo+/ZV6̳i V%6MB;}Uɜ;^3_ߵwWe|)_:?[-|=_S:~>!P..eZ+% h4lh gdO8$ٳ׏W|FB"_5m^ay*|2?aPKy[e: -ndkaxWU෸&tߵ5$?__أkc~Ŀ4OjV7#_u wǎD3h^mK562Lg~?/كkᯁ_ Hl|3oMKZ|kyi,k;:$74M$4QEQ_U%*O ~"AGkZ/ᵦ;<3ş~'&]qxG⧄|ZFdL1Ox < ࿆|1_灼23 KG<9;'G᷉rq`V|CߊYhtG_'G7\&44-m]m%|Pլl&Lz,ԼO_j:[G<[Vkq/QER3UI<1߰#O_/Z?j{Y})?j_^ZQ{ct֙gO[km63imEQEQ_>W|⯆~|'Au A~$o%zUr"s,f>|*^|N؇ šF׼kΓ⯍)Wgk,Ri.qy.ۛqIQ!E|7Ӽ'vݭ:\B+K+eIg&Inngwi$Ѩ(%ෟ.,:>5|>Q>;~ЫȿnΖ_ ˠ,ru 闺 lLt`/ v/vɩM =IN'Ƿ2jws__F4[kxᶆc((oo(7LJ<at/;Y&߉>2 Íublj5H`u7V:~~߱G'(^,tk?_Mmo\5[/EujRKoV=cgmgyX*TUUT-QEQ_'?pKY꟱ozMƁ4Z|gssfxPqZieχu EF{,1EQE?aWGͿg76TxwGԬ/lYjHK٭,n:`_$?ψ`u/|Z5|?_?&kn^"|̰>wS㶭ow7}t B u8Mhh(n?j_'kš|9G;`K~ ԑE'4W6 $@̩ ks?j8?R? jnˤk6'߳I_W[׉uϊ/мqn-V4[_v((u^ d ],)֟S]=֏Z_*>㿏Pt2k>,.Gs{iIo[@`8REQE~6~O߶|9~!-[lk|Lm uo<g}Ovm5QEQEWU 'ؿ?\G!x'+KG۟k((((+JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((-" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?((((((((() EPY IuFF NI?Ҵ+'zT߇t{MlT FGiI]Xqi4 ExA23$HU(( N99_xM/4R12$Fʬwn]@9"Ya19ѬtN@!'pSn`^%ıG5CI!kG3H1UwMR5K7uEcˣζEЍacn͍ؓ w`0*[/6jW,#Xcnr?Ć:kSNmsQ˧4lQT(8/}4<$FpZSwRFIo5+]im$;Vy[v2Ͳ2xC`-15h0% u4YuE, w6xY;kg/l"m= x2y.HX3i-{[6JwտWqؼ€).>s2 WTF5Gy&.Ő3VН.j+X}:}HD/+H6md'ш1<צi,^).EF?.@8۞ Zᴲ6E*hk/ YNsʹkvj]?XTx<[A.~8< (@s@ EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEM1 j2hxQ}j4 )H{ ((k3׷6]E 2AwH@ ss\Í6KM[Yoj[†=>[!3.i H8'\h=V]../|45s-?/eLm.nFQ,P^$k>^ Jq\Cys(Q jC 675owbzn^4洀pbbw3 ijmXb[KkX|ˍdl@`.]ǥk>I/'#.3qOݽ"M*(-w-leҤI%ÐUb*0f5z?Igc-֣iuy'-'i.8Abwmz|{im%Ķn#B@=y@6xt뻸Pur HaV[)wqJZ?55+k_篩mc4~&i@cX+a(C$<>s{F BHd7Ky=~J퍞-e.j,ֲT |Iާ=3V7]EJDgm\\2;ns 9oO_C- wN$(o:&+H9#lԍ;#0QCAUY˜݉ 4jx4ZZ  EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEM1 j2hM&i &MIClW!H=X84v4訠J:CAy{mq Pȏ& Jr*xq[Cqv^@͆b$Ӂ(Ou}r;) M5fhUK|"v[ [Yqi ʈI|aI5QCqXl|ci:}{i%v16є`r*[L:^ cXKYRI"!q@T9ͩ|b6݌N$3D!2ّ'1Q@uWMK 4Iےd;9$RI;*øE$urBI nä=; MQNR+Tdjh(Z( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (&ihcQ@i4L&4h&M4AJbQS* WчQY+`Tj*+yèiVG h rd۷+8aϾ(inkE ):ƥdXг͖V;J݅VzvJw)i GNQNR+Tdjh(Z( ( ( ( ( ( ( =޶ʮꅄ`nltQ5]6O}:M8==M`.5Gqh_wo"J+OD`};O^"=gV sݏS|%KV7$U%vyʬB( zM(Š((() clhR4:nsjioH1JHH. T s0q_ťw64eQ\Fq4ϡ72HjwHܣȡY89$9%Y +W k(͜K$YWf˯=6 23ڐ >u  [s4m+&E.XGƟ4m$qٮ[Myy'K8db1E ]__R6GTྎZM 3LmFC\-Γ6nV[,abF@;?YVvi761[%e$r9٧XPq'i_0gRWxz bIhtG)"# L\k-se[awGSAvcF OA^gy7{Ȥ\:f^+xT%m]@Tlt52lny#-ЭWze k*mdgfhkhH{{EMEke@,KAZn*V VUaVe*V R);j;wra*0*Z]Kz"ƅK"Ļ,+e@7af|=*:(f(]Vl4 o IU'RnݑN>aiwZ k o*ᲀcVyk^a&E-vn2* Yp$lddj^#7vp\4o.Ȱ%>R#'VAEo Qkao^P݈Àgn%H\fW6q]Z}{X#ۈp(?) o ZiJEۑh櫯{3(lb [˫EܑK=\,ckw4VZCh$R~RA5Yއnl [5.$eݐ2'{UnLm|籍jz4+cqrp$Z2'ixf c-.4M{ռhdG~fwt\n9<\k/ G+i2^AeA徢zr<S [^,V_l_ $2^?܆q0 +KB'djF6hO( r Ff'{RnHJ/,l)$SF 0` =߆<5am%6g樓p ؙHKq.Iu 5-2A!7$nkf[%H X Xet)@9/4,n{$q Fq֖}ɹ@v"F+1Tt jMQE )k`2"y~zPx^}O@XU%@$qN8u3P-o,o!#*qj$Lq߂}i 4[j 3=I;#zPm bNt"޵HpRgr2Ҿ+/Vh#&yU8JH^EC)|Wi_EmrEЖwO*638HRz6?wd\I+Lrヌ-Y$wv?"ʁ@(b1C`! !%E*V i wiQF3*zOZ=:,Lڊ>t52Db[eYa Di;IMǜU6<( 4klJEbn"׊[àQU$s;Ha9#'U<.<6cmv2OX-C8HÍ =?{ h]l OFMɌFnIU xuv{䳾&D18&L$ ix~ū\L'#*ӴmϾ+7F;6l.a[vs6X r ="h0GVOhٕ9$g9A9_\|6b(E\ùi<2J|S:,vΏm{ bW2@9B~$Nn-CͶRmtݼ8n$9rn:b2iz/a72ۣ۬<?G#I5 lֱ e cp8JfdזjI##BIp@'''vqf$ ~{N !R+Tdjrx(((((=V=⺚is;xB~ (bnۚVJwݷ( 8+]GM95԰md,I 0,ǀz:]gM$$$QH6:uZ|<-r$'~_+!p8v΁+(,((浯 [3nʛhJw;qRTJHҎ(%E&QEQ@Q@E*w_ʥ)M&O~eURh!'.D>< ,ѽ S)N3gmVd5't}< >pFp2r9-;PNIt׶X--̈ O'8 .m?ۋsRջt62]0q-1Db0`P b]nΗ퐭!Ƥ|c;O '5 ѯnR{wcQB|\U Qg_eyEs>Mc_d{"8&TE0'#YAui#FiAMŲS5-6 "a$!w.z`*裷*?d(άגFֻ#*Rkb6,8bYqz(58: OLQ,p: iU)h((+]=3I']ʭ Nl较r7m]=3I']ʭ Nl较r kx-ߕ24.# aZDZMqu;y7R}Umz6մ{ ٲRch@|ƍira2<1yWl|}jPZVV (Q@Q@Q@g\\[Y-fr;;} Z("vyO$s ܡ Osڰ 0=Լю<5[['߈ gɐx< z ;u>OiO6s3{Zײ[n`qGCGgQ`!]΋%^ddSO3bPrYA3D6;PREPXQEUksNY5sԴ}3St}KNtR,AA4IӿWPB-ϒ`Q63Ml\{A &a,PejݒJVb@ϥ6/O8cVD!Pvu}2Hmӭi;eLl*0?=AD.3Ic+&SGjݢ1n46O{a$fH*u_/m#ˑLF>WlaNS@Z.yq3*,#v$Gr{5C[BR&P|q}HU(mm 2Nx)e}LHp 'V}^Kv !ڼ'QAw C$S2iI4oiv0w qߢ\T (!lNִdPxZ&=hv5hE"ȡO((QKM@R`ɭ'RW(c}PhQEQEQX,7Li>:UotdEX; n,7Li>:UotdEX;cB"m{̹vp HIp.o2O3A ӠIuaEPPQEQEQEQEQEV#xO"Fo^őm6ܼ2nky<؎H*+ɈhW+kdz1񠺅'߉G=<CrO3(jEO22z꧃؝j4(cAu oOzPzx#ThQY:>$= t_*#'Nx=֠i(QEV9x=Z5s U۫|JV (Q@! I$Y7CxO@\?W ۸QEQEQEQE$2Mz֔R,ORC+D^ǭNƭȤY2)Q@Q@ )ȥ*i*҂!r{ J B%ԔQHFӷk{{{o=\\G;A&8Ew1:\Muu ~]'NaHY6 G>SW"mu>Zt~K+dۡ<зR[-+,t}CNΑ 1Y73Hǹ=]M7QEbkGi1U ͓uc@6kGi1U ͓ucE HIp.o2O3A 4-"-&w˛>}`p+N%ՅQAAEPEPEPEPEPEPEPEP~GC [}}zЃT:>$= t_*#'Nx=֬cLR?4P{78B9'uX5HWsW=TuSNNEP0m`^U]M1>Eu& 7셞[.NDRz݂!y-LyQUK|n j=v9x=RfՂ$ N!ڼ'7CxOU袃6mZk --g ąFv B{`4qȈdm'ʱu}^yvv]S^i1[MXY., yg G¸! ےGNzv+:mvCsBN"W!CdAqm&䲚x`iH# RFnǽ[tLv6}-x],ȥJhU= +]ٟ^a{Ŷ6bH 85 JX:viKDLo0EsPx3PLēCs{i:[u0"~>II<j64A[;g8:UotdEX;iFVAqƓV'O6Lt_AՏ4-"-&w˛>}`p(дwv.n?:VQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@ƙ h.m oQBqP:,+~̌}:'Z2=Jx]BޣZ EԶ۱8hLJsy_KN"䊹E#Fr7CxOUcUӱku(bM=B(G-նt_k%3~d BnFIiQ֣ޱv,h6rXskW[[{t10RAr:dj[+K 6V[NJCE'tcQ9.5^2B8p7 p^jC%䙼1DdxRܿsfD(^9톇i+&dR2 1318>Ց`7ծf4tU%-r۹pQSd8_P2umlgmFCikdypxC\] [p3i87W$2J_YBApuEHc 3*A۬|9$A{wr:z2ɭKN-,]: rvٔSsL_7_F ~mhؕ-೑1J׿t䶞{&DkT{ 0Bs(f.vgFR/ij#K.8>z.Gͻ8W4mUƳnڍj7ø _l`|gi$ zQoY[SLXN O_"n[ xyʟ[H26>NN KIf.8/\[J'3,ep7)#ea{#t _0e/V7ay|wgN2J5h;kmOQ{m9'V4Xjc>4zu"VfbA3(FpqQ}NhwV$)Z&=kRc՗/<8XX%{W?yh4$Dz)s%5G"8֯A/r{u4gOGWIԴɣ{޶r AЗ3kTp/W_Sk9)&B 1vAU~? Ē;qf4~zc%o.n,WjhbeߒNR;GC%p2ƁZg4X4Lm-u^,l4/T(NJtEbkGi1U ͓ucBz`uyaLcIyr}&:/ǁ܋n;]Neԟ~g>8hZDZMqu;y7R}VVQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@ƙ h.m oQBqP:,+~̌}:'Z2=Jx]BޣZ oi7&V #vlvp}NI{E RrUFOU>T{G[QEf\"𽜭iYGRv(pJŸO:oHB$Jˆ-g@]:߆樓CsWXdՋ}ixU|Qs4+dڑƤvmo-ɯDm$=" c'jqFVꦫ{dlr!p׹k6枷vLI#qqf٤'ҬmWN׎٢r8+cUӱku(bҋ (E 9vM0ܹzC3i=ໞo5c Td ע_րqWLUrdgrTm$OM=Ӿ;io1ǿ#X vq-!͢?W +#i"'qt4K쉂2=k6g-xjS5=BhfIbFGU-!p94<[.9 G@8䞵E)TB#eDcWIchaysւ`KHVhЕAouw my$.̝QŚӧϸF_" !<&K QuO}`#ڗhel9$U:cnenr;?CI4o Zk2^CiMmt| F ihh~+ RE<:Ӵl(M$ewnZyS qֽ UfTXӽzЭ+'y&o6S'f?tע5^Xn#4}^uܪrɎ:w!nt$]=3I']ʭ Nl较r,hZDZMqu;y7R}Qii6\IS;8Zt]XQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEgdz1񠺅'߉G=<CrO3(jEO22z꧃؝j4(cAu oOzPzx# k4*6#XmWuAzu֫:,+~̌}:'Z$q ֯umNO^M+}S#Cvj'O}e/;M y#N [m6sej3L ]$5vzXx.r~JFB0O:'궈zVa\YD v}W v8C>ĊƊ_N,y#X3rFJW-F0|Io=raqu{}=!𖵧+V]%ts0jBy'pl3{akЩ\)JWOU˳ygc#jFnNp7;(MwW&4Ww*܁:ycxFAY zfOλ[@<1}V<Xдwv.n?B"m{̹vp((((((((((((((((((4(cAu oOzPzx#GgQ`!]΋%^ddSO:՟iPƂop~& GThV0-ͤM":UotdEX; wW&4Ww*܁:ycxȱii6\IS;8FE۸Ssu'ߙOi uaEPPQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEiPƂop~& GM=AA(%Тt}NI{E RrUFOU>T{@ӸQE (+Uӱku(bhR8+cUӱku(bҋ ^yDq(Qc,J,m,/.~z8C,m,/.~z՚(t%`(QEQEbkGi1U ͓uc@&kGi1U ͓ucE HIp.o2O3A 4-"-&w˛>}`p+N%ՅQAAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP~GC [}}zЃT:>$= t_*#'Nx=֬cLR?4P{78B9'uX5HWsW=TuSNNEP0(GL/'l,~eֽ QRܭchays֬E(aEPEqƓV'O6Lt_AՏqƓV'O6Lt_AՏ4-"-&w˛>}`p(дwv.n?:VQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@ƙ h.m oQBqP:,+~̌}:'Z2=Jx]BޣZ +'GgQ`!]΋%^ddSO: ;Q@Š(((+]=3I']ʭ Nl较r7m]=3I']ʭ Nl较r,hZDZMqu;y7R}Qii6\IS;8Zt .( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (32=Jx]Bޣѵ[=B!E\OISbu(VEP0(((]=7I']ʭ L͓ucE HIp.o2O3A 7F 8$O.aEPPQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEW;ǠjZ-*jZPG1neE\7-SSŕJ`êbRn_oiEwf4;!De$mܻq2sߥG/PEv04aGщu-{%E۴j-N8ҼL݁U|AqKcә תyXH!v;FNO|l^흮ޏoM/γU~sw$ S83q'Z ko&NMEe>sJHAqkiE<6pZGc#efe?+;PwQE&EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPJFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   ((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((('" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?ٽ恣|d+hDgskq23sѵI[=CO2YHX!8l8wρtcWկSӆY6>RX.67pj6^IkZAsqw \^)q̤Eg{ddt/>xmifW|0ƪrA@cf4Xket}Gg.n10Ge/~ݿWu_j>l氊97GW.d >P<FrW |-/4Ĵm?6Q51VH9?Sֵ/>7KE[< (qZ$~"5Ծcp~bz  Y[[|g>"al^vtɖi!Ns9ZGweK5J^vPF?Q24__*\nymcD>cGq88ii4H`8kw'Ǟ{X(-hEN)+&o1]7-:J] !0j ra㨩_ quvp4EFchS3I Տv i60Ilj ܧrG#v4޻_ZiJZ^n$kr Kn\ɟk;:f(jNV?)b=먲^yzʎ%2yJΠ1.qX'-͙/>tz:3y߆}J;M#M%w}+.9Pl!rڽg^^4䬨]A Wc't׸Ч2\txt(C#*?eut$6nGȌrX 9:sM5sk(QTa4ɮn-l'R԰F=]>RӮ2 EϦAY((((((((&5#>82iᶹim,16:n]⢖fd͵f[VLJ?ksqi_ڬBA0GZ%v mn̐n 703r>q>W t}idmh?)Mм{s]5H5{iq-@\$;IsS[1R/ߒ~J!n.&nhg{q t Z\uMJڷ Un[#qҳ~@~ (Q@mkx/4n5L-gIdvs]V G m1Wm4 I$t$0vc{՝>Mӭ- .5Ϯ>s}|RGb?צQ@F#?zeGb?צQ@F#?zeGb?צQ@F#?za/Aْ;;OMS^t=6[hp̙6?qc.|xo]bM/8mSخiZCoV1{Wg}A/G;\D:?z*U ~ʵoU~>x @casy'_{}m9RKveo-I`ʊOb2nqsFhY#4Wƅ궶_m[2d+mȄŽUk_d-ظMOKMz';vԃs-πt +M#6`BpVdăcH#-f/s$[j\5l17~r_-ۭoFOO>IxcI/ῶs$e6A Tu+wž)/˨ia$q.| nWk 9cYv:j:Nn!N2ʅEP>,^dm,-Xq~ sN@1{;w.QH(AcAIE?ʓyG'E?ʓyG'E?ʓyG'E?ʓyG'E?ʓyG'OC2\nZGsIҵm_M҉ҫj^4sBZ˲='_? cq~? 3迏>כGǟ$d`}/EcYy1/|#vK]oG8q JDT@UF wKc/eZ_*WGzF{S?ݩe?^!uQS{TB傰*OTe?ʓyU Č!Hg2H''ۊ.f2_Ow4{;/ۡYV3<*#$(@5_Y>9Zf%6OaF1\[wzGMRTH&-/XEr#Y|}mʐqJ[O[ 0S7qDYf c۫y>~wkivQEH( qEvFq N0OxU+UcBbm$NÂN>4H#$f[6^O9<w·V{g2\HM F+8aGO1\(ƿg+_Yv,kg!}a (=ͬ*ǫQ^] 7 7n?o7@YEy7Sn sQ<c@>k @M+V +zz|]xZ.@cOI> {xg[sIJpqéU׊侼sڭm~r+k6[oXӂDqoҞ֯,{u焾nC)/Iќm<Jb8QcT`J22 3RnM*0aSQZ)}@ ZʥC5ΉAhqq%>bִ3R1\|9COkM/Y/[ *C5ܓoFL l%9N41[C5ِD&ݥzM\޷sM}MNQp;>c)PEv "V6㶅3˧!1glrH n9T( (P 8N(}[/ GA7*Эa7巪ck+zw]oEQ?J˕]r<B\ 7|5e}ȷaiղAKxKmV=$A95x6CsFSVT ]#KnsyZ) 8vv_DK%GKtьo{Ա!\.~WyG?Gީ}٥,i}yd>}{iuKԴ0pQ*~!^巪ch?4w ep im?|xŸʧtH-SGީ}wx'i lMjQҥ#,D?ß%=Gq+(IqaJc[wR5A&?aטxe.1¬4d{}8;W[~1Kx 1`"r^c'.gtɔM"1PWZCN#]oB,'EiM /uN]Br󐑒ִ|K_ϧCgz>nV4* ^>Ƽ[^yHx?;>=dN=ZmkoXA,3E%ݻЮ] 8o(%+z_J_Iۤjzy4YpG t`FzzU~ WB{߉%** $ wUV^l(@QEVVǥ "TQM4;FrsүygͻodYTc [N$nW]U{qu_ o_ _Ƿ~EH#_k6vl:K<ǖѣYl`s$|g'=qvYITw]O%M/MҬmOk>ni=\O4VᶓEԕE( *mizU/q4KlDRp'Y(_jea/gw \C&һ2#3Vhimyq}岘[.69$"q@ z{5O\}$ FA>~xU2UiBǠfMti!/Fˋ,&7Aߓ^ڇ5 TOqo M|ɫ ^jѤzqse7%۶Cgٵ[O̘ew'<[g=}jH`l}҅mcdicXVWٻ"1oF =9+2;?ZxͨBw>(ZP6Sۭݱ43 PHcsߚwI7LeƝw1466U\V^r85\eZLdn!q{i[gkϷ'$񗈍oUʒ23}&$S_j;-p&m.4kϦ eϖ3ڒ8"е< y=.62 &\o(wj;-U|y[2$\W"-:)C+b3}‟ʤcWߛEWߛExbVcU\,qg8һt;A#c/ET(((*u2\Myd۹bHhR:U( ? ѬFfvl(SK/i .5e6ِI9krw (Aghi@ܹ#89zS@w^n%k TfOmGbA<AUZ*d+*\J5,߻?&9V]3O-6hʌF/#HǩfbI?SVQ@Q@]wk5S!±S0pA}G5cD"(b };cpHHm0XPFȡ6ݓg}MMk6Q7 {F,e)99 9բ(@QEQEQEr?ψЭgRsm"-AL6꺚_wz>5V[y}\pOC^{a_'!xWi_WZ;Hϊ6ING\е~I {.l}YE|)֓ķ3.zӮ[ch^qcw7V>4;+q#3 Ur$3u[K+;n/Y;Td!xrȑFJꑨ3=IӼA }ܫI KŐF1+DYy8#ָkcVԼ =jWpHJ];n9+ij:oc4etWF 29U}JM{) |ē$H_ltke5>pxf2 >v&k^Ӭ?.7)o#4qvPX;{JsK]V74kx<0YJZddF1Ҥna_2%&:A8u5uk w40fm}XĄ.$mV}5tMN #yyndu S*2cQ~]>+5m,>-mvB@DnaWB [K0;no{X蚴Kj/}$ۣi2""%$sy{&DVu *dt@8"avZ.e'FL2@1[\ n+m?{yrZƟG<-`H1[ym.T#=*MZMhT&d_Ww9G8-xמ,l|?skGsrZHM4m+/g$ 0/d m`6V%x d4-{okREeK@m -h`#.>w]c2v(!.HBę;qi->'jm3U|LJʻ2e %'2z V=BXҤS$aXc-mEc ZZp4 S}MbhJcQ Ǔ9Điy5֋{nxЌb>_\dK[>~Մtoے.,ZM5 іZ ikJM9/b A rǵyֵ}Yޢlkd2H$.č{`S^#7leA8q $tkb_\wZ/뱛aN~o¢>#Ć3`+ȓ8ٌ\u2}C3[A,e, |EǗAR2-kû|Le߶Tc,003N;w'V[Upz9j'&rΚYRSuF+9F}+Լ5iX.s a1=yw*͞'p~[:ٵWhs#Twfv b/ &a.s|QߍSIX~|ada\;_-7 h<[$g<K`|Eu pʭ>?@تj׷~ݴ6袊Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@F`-3:EH aRQ@2h"gItޠaЏCO ( (&5#>8&WcJȖژznn5M+UQ0W(66VKD:y A"cGw{LGcEsZ?.9ZǧX#I(+ddݒ38MOݮaUF3;B?{wˏ^)[Ս+GZ|\A{&3a=A ;pM^u}7YkP[auCzQ@:ηyk}MVX03d& w1pJ:[Ñ\=qjWiBYko6q+'n+x{ .d.viHcMv`ʀ>lğ%d[hvօaH~4&jPZq( J_6Oo" x  Gb[_Q ܹ!q]Ϧj]⢖fdןyI5o%O3{y%Kg뻶:Wjie=0#J(($ܮW t}idmh?)Mм{s]5H5{iq-@\$;IsSWoI5 5[iFf"%U0"*0 G?y&|g:F}7LFn6nǗ3ݜ9;_?ſؕ/W(xHyiov@D;+K&%mk':GEG Ob* a28Msmϩ]d/n%x| \ڎC,zK ޛ6RcYvc/Մ_ͧ/h֋g_]we=%ɔHVg;IH|04kgxDesr1T`(<+7(QT5bE}NA%gk1iT u蔽\Bv% JgHMVRzrk`zҢ+ug@n}RX Z+&7QE(|ik,$*@A<@֮W-x/]*jyh.O?a]Z":cm= 6/O()z'l_蟯P(_蟯Q~@ ~F2~z')z'l_蟯P(_蟯Q~@ ~Lgk\¤v$@Em恨In+ - 2୒>EH E`z^-f"xz-SMyo5Y 9D-"9?7<\|3|a&{z?Y &oh3+4g©YUMםUnxo|_Ktn۟OԒy4뤳(.Z&P8϶jV.On$'('Tͫ;tv|5^6mn^^<"|zQZmV 4k_HᤈoݹJ rxcr]o&!vGCE)29,P@CC}m:`ى۳;U?@v}_G_%oxSZD59Bn!|n<8$rkGÚFeifMN$K71k1cI*zC[mmJ56Ok<-h|+o%Km;w1hi L#҄ӵ*n_/;(AEP5[֬,ݴ";U~u#$"xkXP)( *͑3؊״k{ .[r橎MpAE ׃Piڶ-ʦbIQ=M4Wj1>&a7PK;IPH<>A,x`}p-vg ?UCwg[:> ̰o,emqЃ<@8O |Mơ"U7mu8f'+ .Y0IKQX\KZWh}kQDօ ̈́Q/U =ϕkuͮ)\Ӵg %F9 ONQZ/Q\W_.c-HU@?EKS4/~ŢLg#i,BQ^^jw3 EbTX;I\*0_Icw.{z o-' EUHQ(璊!']F;=+_ëvFd>dnQETi]B(QE0T~pJ6kV~mkxn>g 8 g dQfm7͡Faey#GyB1.-ɂN3IEZK }XYj/ZH>o+4QZGFԇ{=v((((JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((f" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?<>?~$dҵy4kmlLCyjYw*rp2Nw|LG Zi$y}a𾩡@HkowiB sy=3Lׁ3(-ns+}95Ha񎍪>L>-5nemb073;.c)JiwQ]mڤTxÜyX7.Fx^aO&. Thlz݉' L@bX0q(XBOhoqy2Ga:;tןDњĒ -Lҫ 4R&m޵/sxhZq/#f±*~3Մ-l5 K۸L Q-Uxėz׈KOֵ=Qu"EzG$Ւ=FNs 2IJƥm⹏_zjM%q:Fb{08=p9 kᶽ%2c˩GyZiE 8G"#<.{sQ^e.ݯfKjiop[; PKHIy㩯l%Oӭ5{;)]:J'bA,2+}CViG5ݍť[DRP3k<Bdyr%ԠI׻v<̓wmvC'nIχnQ.屄$qH+ '|EZZhZ˻g his::9#;أSI 1향 ,<;{Mr.cq99G#r ~}覵q.G37_x]En'X'yǘoLr=  W\uAokkxDg",J7'߃4-VXѤNO]ƫ%JH;A Af|Q/+ci}l >b7d`==Hi)$:{~OK߇ttOU+yr1HvFX F{V57X[x JvtUU`5^#k\iڬR(S!A\һߊԵ{oFaTiB2@'m~Zo4Ǿ]WQ^iͬb8dyZa" _xvڡ>$xGOҴJ[+ "Uʹ|`׊}:&k`Y{-&e6ߏ78,#>xNWn_]Ii(1yvo;7n-/Zijw-W[ƹ oRIPwd1xu}9iE.kDrD[3~N:m~BF~ ןK=#N}GSOOq5jJD~x2=3f!e4F.aj&qh"[e%T6hN_];CjB;?G,c"1#IqY<k1%cZxJm2]-!`,<{?uk~ V>M7Ο6s;_&+Z$i[ȫ,ʤ"f W+'Ht_&hvֶOj 7pf,HRvhk|cx}ج&k[xmKǘank~N{(4oL!Qǟ1'u|73? ;’Uwb2B|I խ7 ZAdmdK4'/144U yRrȌ*Mi/Y}_ch4q|,T.(rLt,z@_ȳEV4q|i/Y\iz5Ŗ:JlIH-18;l/144UoK?Mfn?E*۪̒OʧMS}_ch hfn?>/144Uaw_lk#S9G}Mi/Y}_ch4q|,T9ܱ}}L7٥ۏ?&fi@_ȳEPX7r#3XwTfn?E*٥ۏ?&K?M"Byn'naS?/144UoK?Mfn?E*+^O(§MS}_ch hfn?>/144U X&f# ?ڦ4q| ߡfi@_ȳEPy ' pfn?;,U/14}_ch hq=13ڛ@'~*٥ۏ?&> \h&aO喛ss Ḑ0y@_(fn?>/144UoK?Mfn?E*٥ۏ?&hqE;3Tw/U/14}_ch hfn?>/144UoK?MCkד$uSbP/U/14}_ch hfn?>/144U %e"/* ަ4q|,U/14}_ch hfn?>/144Ucw,_lj0S9%}Mi/Y}_ch4q|,U/15 si/144UoK?Mfn?E*٥ۏ?&hqE;3Tw/U/14}_ch hfn?>/144UoK?MsZݽ̰7('MGs(,*Ҭi?%qe(VBS՚17Of(aU?fG!)Y(UkO贫5Z}v-(Y(Um?CicU/jԳEP0ƫ5[OP_ f(aUBm3A?]K4QE 6fi )Y([SmqjVw\_@Q@ڇū5[PP/fu (Ŀ,5޺~%ȹga'N6PEPk_跫5Z}v?-]B(ei?%qYJ'J@P(Z? O\coVjެ$QE+G!)VBS՚(ekO贫5Z}v-*AEP2?ZUif ([OP_fiKys WR,VI*O@VWAO7%[1 CZd[LmqO*V?i\S @GdQE+i )Ygm?!VhvA\ŏ%2-z꫕$_@Ϊ((I!(?댟*VBP?P&Y(QEUm?CicU/jԳEP0(?_1jV?'vF-Y]B(aEPh%?qYJz@QE * ۿ՚64 Y(QEUi?%qYJ'J4QE ( OBW@?%w]hl@okZpFz[(am &PiR7ڍ֝k #0rsF7x%s;'245ZO A\di@f(aU?fG!)Y(Uh%?qYJzhZ}v-*V_{]Jh[OP_fiKu,E *봿1V?vF5Y(Um3A?5[LmqO(RQ@«i )Ygm?!@hVw\_U?F.EP2?_1jV?'vF-Y]B(g+/E? i?q_.YkIӍuTQEZ}v?-V_e]z@P(ZO A\diVjҬ%(VBS՚174 Q@JzU?f (Z}v-*V_{]J@QE ifZEYH(V?vF5: +KĶH)#KJ}8ݜqbp2I$z(qVEm3A?5[LmqO*QE 6fi )YQr?x!몮WD=:( ( '245ZO A\di@f(aEPU]эVj봿1RQ@Š( ڇū5[PP/fu (Q@?fG!)AEP0ڟn#Vj ۿ'f(aEPUOfI!(?댟(,E (+? ]gfSvi:Esƚt^ZsV1aHlU*څ^D$8m>lGQRZ3[PqVQU?Wt1H׾z|֍VBP?PLEh_߸?Ƭ@b'tBe>Q5U? }/DGآI5fdV_߸?ƫ."|~17M-Q~$>?"O4P;"آI5^3=-?1;_zѪ֟i@V(qb'՚([Q~$ciBĴdN޴j봿1Q~$>?"O4P;"آI5^6i8hm?CicP++آI4}/DVhvEoEjiiZ|;vhm3A?VWEh_߸?Ƭ@b'}:6혴1)wѪgm?!@b'(qYڍkܰi"cGC5cQ~$5?F.UrآI4}/DVhvFuk s;_z(qū4 oEh_߸?Ƭ@3MkB CB޺Ek"8U@Y?"OQ~$Edg\F'Rgs V>?"O}v?-IjV_߸?ƏEj{H!]!^V>?"OO A\diVhKRآI4}/DVhvFrZG2(W(qJz@EoEh_߸?Ƭ@䴏Be>Q5cQ~$#?f$b'(qY֑iՏEh_{]J@Q[Q~$>?"O4P;#:3=-?1;_z(qiVh+}/DGآI5fdgXFб-?6b'ѧ/j@b'oPVg,'I?JhRKCu[)Lq@##(qgm?!VhFIV_߸?ƏEjdgi֑lŧɉOlՏEh?i\S @b'-Z5] >FxyP]r?x!/DGآI5fȭ(qb'՚( "آI5]#ЅwO{whi?%qiآI4}/DVhvEoEh_߸?Ƭ@Y?"O6,KOA?FiKY\>?"OQ~$E+}/DGآI5fξaRgskV>?"OPP/fY\[xżB6cvq=;Ws(qYaMA[RآI4}/DVh#9-#ЙwOg{X_߸?ƈ%?qYI"آI4}/DVhvEoEji,|;hmOAN*(qb'՚([Q~$>?"O4PEoEjG )TѪJ'JEh_߸?Ƭ@b'(qY+}/D\>u ''^^J?4хtGQEJ'JUO hZ? O\coVjށ>(VBS՚17Of(aU?aҬkO贠Of(aU]эVj봿1RQ@«iKm?CicP.(V?i\S UBu,E * OU6 f(emOA5[SmqjQE+jEmCBhb՚(r\֓z꫕"8U@Q@cެk_跫4 u (OfI!(?댟*]B(eh%?qYJz@QE 175Z? O\coVh (?aҬkO贫4 Q@֟iVj?ZU(em?CicVOw~~}vN  @/jA*Q}Loiw7l4N B\1$8=lEF*)$V?i\S UBQ@gm?!Vj OUW+cIg {~,,oC3((J'JUO hQE[OP_fiKu,E (OZU ]ыVhP(QEZ? O\coVjެ$QE 65fj /{hQEZO A\diVjҁ2Q@Š(Svk+? ]gf9#[sjv=̑Aee1휻HX*$+=HoWRh(^}B%!UƠwN:ظDQ$@&rvBAczSWðiw-Co+9YInπX >gCʭ'24kh"]8YZ B4LR`K?YJz>g>W/٠"g/;hUg>`K?YJz>g>W/٠"g/;hUg>`K?Y֟iG,V=6p6) CF ?c([߱RV?vF5`K?«Z Z|1 *,o~P=K5[OP_}}- cej1kh d:`(4h`K?Yϥ@,m3A?o~U}:f{hJI1IZѢ}}- >g>ԳUBYϥU+Wf1)$ 'ksF ?c([߱Pw\_Yڍi,+#V>g>*,o~P=CPP/fV+m>lcB X[߱ [h`K?Yϥ@9.YkIӍuUI_Y(qu pk[߱*,o~P/[՚ιYc`K?+Y}}- >g>$Of+h6$yc`K?+Y}}- >g>#?f:h6 yc`K?+h`K?Yϥ@%?qY2 (Xr*,J*,o~P=B}v-*g[YZ`@B1اՏYϥ@4UoYϥG,z?ZUζi cO`K?+h`K?Yϥ@ ?CicUαhcco~P(Ś*,o~P=CLmqO*giV3@bRINX[߱ 7f ?c([߱P?i\S Yu3cV>g>YWD=t?`K?¹_V 5FzUg>`K?€ԳEV[߱}}- RVBP?Q ?c*VP~,c9O4 Ѣ}}- >g>ԳEV[߱}}- RV?vF5`K?«Z Z|1 *,o~P=K4UoYϥG,5 CBhb՚ξX# 5co~P-nY}}- >g>ԳEV[߱}}- PBS՚Ύ/٠"g/}}- Y}}- >g>ԳU?FYϥU+TY-V1F;Ѣ}}- >g>ԳEV[߱}}- RVBP?Q ?c*VP~,c9O4 Ѣ}}- >g>ԳEV[߱}}- Ry!+o ?c+T&rTJ0ɦ+(ZO A\diVjҁ2Q@«G!)VBS'гEP0JzU? ,E *?ZUi ,E *봿1V?vF5Y(Um?CicU/jԳEP0gm?!Vj OP.(V?i\S UBu,E 65fj /Y]B(emCBhb՚OZ j6>f99'qǥnMI$֊(~%ȹga'N6W+/E? i?q (+]EYoVhQE+I!(?댟*VBP?UQ@JzU?f (Z? O\coVjެ$QE+ZEY֟iVh (?aҬkO贫4 Q@ƫ5[OP_fGdQE+i )Ygm?!VhvAEP2 OU6fGdXY/臮_KkN3D?0* m)TDɣFؿqm'P;VBSؿqWK&mP@Z4Uoˏ(l_ܸy?jޏˏ*]3m(WѢ}/\.?Ouk)Y"QGA [r >.?OwA65fOPØ*b \EVl_ܸy?¡խ,fia H8 dqҁ.ڇū5&|CލtvtB :W8ؿqqhm'Qؿq]Ŀ,5޺>$gΔy-l_ܸy?€,U.?Or .cެuf{B~%$cr ԳEVl_ܸy?ˏ(I!(?댟*g="|Nثm'P$֥*b}/\<@? O\coVk9.ЙσcCXl_ܸy?&4Uoˏ(l_ܸy?ެr]3m(W튱ؿqMhm'Qؿq O贫5mw앟A/Xl_ܸy?)"[r >.?OwAifݒ(#9m'P%$Y}/\.?OQjŚ~,,oCCؿqro0P׃쨪m'QؿqtY}/\.?O.5[OP_}/\.?OI[r >.?OwE64}/\W(&pUcksVzImZ̳n,YI$?[:Uz :.vzhSJK0libm%_y?Tt-Er\֓z꫕"8U@Q@cެk_跫4 u (OfI!(?댟*]B(eh%?qYJz@QE 175Z? O\coVh (?aҬkO贫4 Q@֟iVj?ZU(em?CicU/j@ (ma[\Y-?\(n:tBgԚs=ִ fo54۲"B2@ϥt4PT4Z_}s=*mZ[018 mVeeZu] yU^@'': A\ŏ%2-z꫕$_AGUEPEPUOfI!(?댟(,E (*봿1V?vF5Y(QE[PP/xGEе]CQ<㙛{y'x]CBhb՚qNWk`(,(177j˕8 FFu174oj~ ]jO2cx{hRAU?Foo7܂q;PvMJa*-GIδ![iSpAsZTi(Ui?%qYJ'J4QE ( OBW@?%w]hl@)UOfI!(?댟(,E *ެh%?q} 4QE 175Z? O\co@BQ@«ZEY֟i@BQ@«iKm?CicP.(V?vF5YƠ]K4QE 6fi )Y(Um3A?5[LmqO(RfjzZZj77mp ~ly7)B*A_> [_34vjNԓ޺RrV}gm?!Vj OUW?6c[9bc$pG>V?<5kOZ/0gPp2S&e0ñ#p|˞3=5m3A?Vh!\ŏ%2-z꫕$_AQEQEUi?%qYJ'J4QE ( /jU]э@hQEV?'vF-Wu/XkүͻlC mCUDfA|_>׌ dpOm˝[nOEPhQEVBS՚174 q|{iYu8,nM&l|cC8"( ͵@}MI4IY"е [Ȗ[y`utnbj ۿT!{ LOm,I8$I>EJ(ZO A\diVjҁ2Q@Š(Svk+? ]gf9#KŶx:3 "_쳓2xF@^*KXg\c43JkIG̠r##5z^Gah @-3]̚i^6(rqUy?!?d>Te2yN~hi?%q"$2ϕGe+?*@VLq}GUtO 'ϕL_qZ5Z? O\co@PLq}GQ4P;y/\QU]'BcIGS#VVBS&>/\QT}_eo>WUWOwIeSڭi >WUi|?E[2ϕUn$6-'?Z5[OP_ i|?>/\QUfo2e+?*H lZN{!)jj봿1>/\QT}_eo>WUWӮ$]> ISޭ6 i|?>/\QUfo2e+?*.lK)VV?i\S mw8/A<3{qM*I$`jReE ip |l'O;|h뤭ʛ6Pz8ax;O\jfV'n$m>ISޫi|?5?F5/\QU꒾h(x(9=A=G?NbIG{ªx?O5~~GTo2-EȢHc^>V~/\QTjEܭ2ϕVhv8߉3|;iI':Q)A ~>u?i|?%ȹga'N6P+}_Lq}GU( y73i8ĤJs7Uc2ϕE/[՚/\QT}_fs''ʓO)9i|?$Of%o>WUi|?E1$)*e+?*%?qYIy/\QT}_frO'ʏG/8i|?#?f%VLq}GQ4P;y i9̠ q/Uc2ϕE?ZU[2ϕGe+?*@g[\H'Ť2@)ȿU>WUiVh^eo>WUi|?Yγqg6y(-?#@=+iŧ[G$$j7qV,4'w$+PCVvXxZm;Y]HGPqW<1YkBt326bIbI$Aٷ\Lq}GQ4Pio3W:}]w Ȿ+oi;1,#i )YAvVLq}GQ4Pio3;Nt`-'`"^AL?z}_?i\S @ܭ[ćwAAѯ$]r?x!·2ϕGe+?*@[̭2ϕVh-VLq}GUwOO'ϕ'LSsZ5ZO A\di@>WUi|?E[2ϕGe+?*@[̭7r }ڭ/jmw>WUi|?5;}3N}46 ¨uVOWUi|?Eo39'BcIGS#V7|sRE6GQ] ީ^t6O$k9gbslw|۳P9Re+?*76r M)VVw\_ kM2ϕGe+?*@VLq}GQ4P+}_⪻''ʓO)9'24Mye+?*>WUY̭2ϕVh-VLq}GWu T29553MWZ#(G@Ui?%qYJ'J4QE 175Z? O\co@BQ@«G!)VBS'гEP0֟iVj?ZP'гEP0ƫ5[OP_ f(aU]эVj봿1RQ@«i )Ygm?!@h[LmqO*V?i\S ԳT.L󿳬|%b N:\Vozm#@.-r`‚g.[;\5?F1 $_SmqkZd+ۈd# @۵?w?+U[^_K'2nW/p]Ǔ'΁BNQM ]ыVj?_1ju (Ŀ,5޺~%ȹga'N6PEPk_跫5Z}v?-]B(ei?%qYJ'J@P(Z? O\coVjެ$QE+G!)VBS՚(ekO贫5Z}v-*AEP2?ZUif OK~ Ryb}u(d6ZdVg4Um?CicU (Bm3A?{~9|'V[kea@ #n^< nqi;#)֧Oxy-KfQaF&嶎A6q]o[ Zx,f @cFN20qEZ5-dc[L#:g !VX 8-Wr`v`WD=uUXY/臠gUEPEPUOfI!(?댟(,E (*봿1V?vF5M4I4OȲDUцCU]#JŮi b\(dq9]¤g~^EPYZ? O\coVjޟx=j#݆B8$}hؚ>i&t_~M9h_~ sEIVw\_u;_7{n_ ,`M n,N0GzOA.d4QEEPUOfI!(?댟(,E (+? ]gfSvi;'91 !Avj OQx[U}9m Kf }M*oFo@P~5-WXL3t$V/]_o,r4@I#z]52mweg=RH䔲=A+Kэ*'P5Ǔ$i˛)_ݶgOEVy<-* 湞qH]z#k3\6oqq5Th-C|0s<+q;ꗹgbLy{ewCՑK,L*cr~csoƽ[zRDm.8ddg'cu8gOEx?|C{3Q`<.s^߾x[PՋ]V=PP/f]IzjoHh?煿?E?煿?E|KrZOm몮7K;iҺLO?w *oFo@\.cެu|ӌLy;x[P$,U 7 pBP?UwЇ0ʓ8SߥXy<-({h?煿?E?煿?EG!)g#hM`Gc/o֬o 2[}}w%?qY{ As`^W.7cyKF{}ZiL1$UЎ4je.]63=aҭm9hW/Z>%Χ~ؤ׿Lg GM9A;X\ŏ%2-zw +=]$LI~h.eEVy<-(y<-( h?煿?E?煿?ErVBP?Qx[Uw{s 0 ^`c|19xڨ Ѷb7!w덹s;> - q/I9P0(2STz۩!)d]Os9(Y%2Ib^1=ns'҂b%񏊴K<'Dnfb @MiiZy1#lc v[NGl-&Ef W  ǃ59.~aq%LN9 Hc<jv1!C~㵴ՏS5m?JXSY_ˌ(M3Ժn&/Q[xXcEt[֏h`ǗS8Rs bXYF&$ I>xԢooYoo5ZO A\diFoU!0n1@4h?煿?E?煿?Efx[Qx[P,ןv?煿?EpNskdM4a]A)UOfI!(?댟(,E *ެh%?q} 4QE 175Z? O\co@BQ@«ZEY֟i@BQ@«iKm?CicP.(V?vF5YƠ]K5|F5,젻=nkN+20U(,rNzLmqO*pxX񖇠Rͦ\[^\cy(&sPjZ_8N;V7nӜdwP-O%'.^oZoHu#ođf |Qgu5DAP# 3g'1+=T@Mq6?%Rlt| FqKw'Xh-sH|d}h:9v@ƃxsC].A1/;I9':ɾ(S7:?۽'[DI FmV`|ČZ>_kZ Z*{ۜ09O{PVOF㱵7b=I4QH[PP/fjE.EP3"8U\Ŀ,5޺(wf]EYKQE '245ZO A\diVhQE+G!)VBS՚(eh%?qYJz@QE if"Bi&f8 iO7Hմf7^[(dè"S[+;iU D78KE?½o^tNĚ_}mE=b<`s5UkO贫4N.1IGxE5XHv;ۭvQ@F -m?CicT R;U_ijZk dI#St=BY"6d z%(ܾ1>h:,5}M+5$"aA<]E6I4/#(X ~&=iAc)ۂoV2=r{P&8Z Աt[OI7ꖰ ]pqY]޵o;@c<{{4Rt?GYeyr5qio .XaP˜(/F3ͼ/>֭_LDe*{C? 7|1,`{ +6h+M0N4+{Ad0wqWxgl Ԅ;չ#)pSJF?To@.fȮGw>3Zմ) 7Pf;+sWOۨ?]G=r(aѩ;yZ{~!\ŏ%2-z꫕$_AQEGq4v;%.{2MIE`CzWlfy"O)P>Ʒ&2R\wAUOfI!(?댟(,E (*봿1V?vF5r_!񔺞|!41,遊29;3QE (ڇū5[PP/fu (m4~ 幻7K, 1:cF<3k[9iɜx旬׆ݶJ!6ϭ鉬:o[bys4ySPvmw40Zā"䳀2xϵs<8bTme2d9~ , Xf|ҌBTuI ur+|o+&0J[o Ì( 8V`ѧ3;vANmOAT(B|('^0|Ikv,|V2lFF@HMEQEZO A\diVjҁ2Q@Š(Svk+? ]gf9#(5+;Mi%;3@֑hi?%qX '24ObQ@«G!)VBS'гEP0JzU? ,E *?ZUi ,E *봿1V?vF5Y(Um?CicU/jԳEP33Ư4vI4wcI'Ҳ'։ƕwQg;\(>.T^yA/-廗`i?r]`8y᷎ύ_USOP۷g<c29Wf{kx8h)=j8qz'}4Լ!^"/lV]No)vm$* ?sZpzw,Jd| $qӓ\熭$ц[Kr]g"6p ?Y[.\j6yyfc_!۸"x 5yF|QxbD\.  \,@tt{O贫4( +ZEY֟iVh "j>0:|7VHE89\gPMH#jQi^Ѣc, <yվ#ĺ}^Vj.b0BvvǢ84%[ <5({`S,`U= Ka- 81%AVۨ%P/ѮQX%n}{Vo?\Ӽ/ oQVmo/,G}륬Z\%YO G>?Xd02og$&xUðC X#6u-NjoԤ0!*#'98kO>TЮ i#!$mNzr^? ro빹!h5+A';>ռ!8s~qJÞ8ռ}xrmkxUڋ6rT?&|K 藟}UXylxu"KN"fT5gUvC;N0ios\ӃiNQӭsL>NOy>ֵmKGeGӣ}R\8^xsyZN$r6I $c1P )=۵Ѓ]4u_dRǃ#߯6U}J4OHS֥Vw\_GCE(@(J'JUO hQE3^^J?4ψ\o`2^@ߝ>HFxʆ ͒>Fs]-\Ln/$)?h10Ìn_h7yR`'v'24n6^{6^{E"Vy=%ؚ Ty>I2}kFG!)[o~OFo~OVhv+lu]BlM*<$~۾U? e'e'4P;^{l~}&4g0Njj?ZP& ..@Vy=꽊]y hd _}n'gϷKly*Yx0Zl7PI5Bo/ (῀9J`M]/Xkim$(+ŷzd9Z~-FZ\z􅧸Bd}Ǡ'v  t_Ɖ-`dM>B?wұ'1r-ģY~g23ԑJ:-RMv2Kg =լqI'ט|-`L|f3]Mq?&x'O4piEK|)žI޵t7#k4gյD1Hd+Qհ1, 3ŮۙVMXl&H!!Y? gԯ4j=[NXDj< O q:~Z^5xWl3a%c"5}r6H8TԫV}qiz),vP\ȬH9`ֽFK evш0%t{Ab&r]sEs-﹝wM_)$`V6^{5?F5m..@g_%א6>U.CBhb՚mJ/?罿?]/?罿?]Y~$#+$so⮧e'{_o]Ubo~OFo~OVh,g\ߟi'8'ګ/?罿?]oVh[^{6^{Eufw&qmJ{ߓ'244 -/?罿?]/?罿?]YDЛAʏ'8_Xy=BS՚[e'e'4P;ȗ_bh7yQ'/?罿?]Jz@+ltlufc:.M>ha2j>$R;"x_s95/?罿?]r'x ;3\I3A`a#)m}=3RO$ _{r''$x8MFsS9':s[x6ڠI䵆<۸ 8#?:RK;c[6Fd20$(F2j+JUcv899=BQt1te<EΈRp8Aö{;Vc8Y&pg<=+!g޻$+i,0k¾n{Ê=NH4MI=+ľ?5;xm/ȃ쎛 p~UU>#:zx"[% uhSscd·^{ᕵ_cOXFa.Ҡ+NN)E^{_?Ļkb?igF;6'=:ҽr.*cU%-3:}٠ .o~OF OU Э{ߓ-Y.י C]r?x!e'e'4P+ltlufm.]hCIc)wү\jD5(3* E'V@$y=y=ZsqQ6[@h&o~OFo~OU_^~*6%wu,.إאf6NVt-rQSvvpK1lcesy=y=V==Dly&eWe'AQa#gs'^]{_ I#nBRh ZXdHNFj|Ct6V~(.c+Wʊb#f!Cc9U>}D{\ǩ^4ݕ `A=;3嶝olGo [?κ(@F3RK4Evڡ.=cu簒WN{9F[GpkǵB5] XyVk mج8k>!.ƚmsqlCvA;'X<کӖ;f@A>G*iYx~LcQ._j%9秥g~f\3DWr ZR#MCN̴l_\>%:/g5>UݧP3&L iQAE;GH˩ۥinԕD`0 h7 N(QYU/<gtGγG{-pçԂ?mI7s~&14\t_քe$-FH޶W6sDfַ`NGL W9O—okkˋ|̀ g-+w~1+ǹetw`pA9NTym[-n}R"ze''@.ZYm<)c\IssW滤pÑmVf9_#-gbI Izmz}ַ$A FA PмW6"B It!?tmI($NqBJ\_e'_h7yR`'v'24e'e'4P;^{6^{Ebo~O\>\ `^^J?4хu=(tVBP?U'24LEP0JzU? ,E *ެh%?q} 4QE ifZE} 4QE /jxmEP2I>^?#MѤ!.~`~4)/v:FAXmucm!P)~"Y.A> }JuR}`XWvC ;(I|jm?CicW~ӟRn{} 7(Qelg#Ӟ_Ng]r,(BxES? lTT欺uZwzuմ+.fYM'ؽ׹5&m&zBuYY&h|Qk 5yH}[_/&{ukkkK#F7>3נ<c/6lեēmj(sLV>$^:hɮYYGo+GzV[i3tQg%&\$ SnXpsHξ5i>s|3N ;9+UӼj:t'ahexˣ3)8qҸ |ցjZƫy .Xy_8B%w p{g_Ei+rkfgDPDc֖*%M4h)x@Դr mD;Nt98B_KWPbL2: ~xź]֣I<3yjc$jG!Z|zpfgpHy?ҙJ=7KOoi/Z34S PF#091!\ٟO?F/ qkl,Ĩ #Ě+PBH9X[1gW9{olgkm 2ݓzg2=IJO[=~͂w|o_d.}B( Y|czҸM|_͏iNeu0KmH8=^=.uO ɥͦ귗HywC%q'{{z}Q~|LCF{t&BbÝ ;n%pglrM|K6[uq$!ݰ`W]>+sz[i̿b1\s_A0k-Z{_w EJݝ] W . dcSWe-ղ)fRgT:ξxCp|5$`|z%_2q'z\ӵXt)hoXC;xz( m3A?4 (Bm3A?4 ; WD=uUXY/臠gUEPj]iM^C UQ@=XE[\F|H5uZO A\di@q9>ҥ_ \𮂊btN-I?֝Q4vb5`mdڭm?CicP.(xǶfOcs<\K6>}+#;"^Gւ#R2m'?_1jV?'vF-r>:Om>k$^7na۞hF+/4\}؏$[?(>)5x*hGqY 㤾iYixg=Oj~dT)Ow9Uܤ`^kO:/7֞j\;! >SZ$xj^~(e2.pN8XC|4ERoH*02ONhFUQ9ErQ#Ҽg_ oZHCL0DgcaĢ}M{֤#(:vwWxLD·f ;W붚^<u YljlJmf |Ğq8 vo.:WkSCImlh` 85"4{VZfkw>Ӑ@[  |D- 隝ƩD嘔ϩ`GSֆc7;&ߡ[Smqk #^Yȫ33 `Xu]66{}7^sI$vяj,o*Q榹3h?d&_5a#XG7_G(?WxX)'bTޗu-,c?koxϴW Crx^RSۜqc8C&xf'q`Io䓜m䞃)Պ3wG׭!>M=~`xZnD/htPU< '=*;7&*0DO7#h薳ͩ@ŬO=H TE3zS@ܗyMQH(+? ]gfSvi=5[3I]\6o>T@q='m7PRJk"'l:T:ROU|NFFC#J'JǾ𥖢{q$V@)IFz * :>j=C aT}Wi\(W=#ԣDFܿj.6I#nim>b Z1[w>V`?Jz~tNo$:s:%mt~ӴHo溻;hvQs<,~xReqy5K2;ȹg'V?Xk[ _kUO|f-=ǛnJ #$¯°Ϧ=UKi2=K^ğRKI4he Sy };2)E?$PO܍=*@J Oק ‡Ү$TPKHg8] CGm\o0.momeu  Id6-; c<5i>񽇈5]"kJVEpC? 3_@/tuۯxP_@'z!W7?6W~xsA8Msol7DZdp{{T:&k"h/P] PB#yݞ+٥aቯhy/KZd<+{ѐ^#PI8"$[NUܬO/ө!?$fFF#evl y'}}&-BHb+r͎?ğQ?~@'zԷg > ).#d88f4EUAh`?5<*K~c_@'z=#_bm:D7H,YCwp'' ;P?6^Rˉ |q{=u)OGKǺqD}Ko[ <SxÚ4QɩjBvbvk~>ocv,{Q\zܞ+nD0y/g cQ;pnh]7ymom;(šiQ}F+6J-$ c -x R=OmJ~0޴ G:0ţ~snp13"@}?OCq"mMnf`|+%rpWƞ2oZ~I|m&(\s:޽xf)#MPw! {VmvHY@d}A{QኔyZM.Hc$:K_> HvC=ܪQ?ğQ?~}ptjO4w[ú]Y]fJ.Sy9Ns׸nkXjiդq2X +ӿ?ğQ?~@'z0uY6_=+új^]]YgI d 7&/x‹DV0!as_@'4ug"ğ9=Կh{GgxIk<_|=ikZ{f=۴pG۾^ľ>r$K``085?O(?E=?N.M74=W7]iq#qG N斚vo{Dbw$I54xԁyNIo@'ztFS涧UErO(?G zGx =GY )YJ/hƈ$€*=@)OHGGUErO(?G zGx =G3?i\S \^oD:#`ct4rWRwqJU]i>:g' F唩`C|ӧ|{j=ƭ|or.b 6pq5Í XB¨]~\tD"+I.#%ۚry LOy9jլg7~CwZL~dǔ8i0H8EgchW_ _k4f|/qd^Ev? hZjSHGqY8VH&ĄQzZB{GD׾-Meky%r$铴ǡM#rGZtYPI>#QW'$t_<-g_T@c;׌Fqd\I}[K}N0yd#kb_&-g;7P\x{mR'l$pz3Xcm׋b]>vϜ a>5 <1~F.&M3x9ݪg Մ3E;9aAH}Z5<`4tM.;]#ZmĂ]@^N) j~0siC:t @aPܪH̪l&@+#=F?ğQ?~@'zꨮW=#I=I&2%ER5 ( (0_ysi[-k-|Uf;gAơ֣wjP%;mgT3٫!VH[Cݹ'ִin4]>K/"zLsC ǸGW[q^^Z]ț̌962Aϯ5^Jխa QZDo4^ch<]{yK~ Լ/]%hyB8ֶ7úg> egwn]8ckJA-8jƧ|iMX a_rG˃u⏉BY49$\$M[ |Ou-Rͬ.A~Cmo!=8[mT;[Y]1Upb[jpWԿd-X]3~Zl(bvoݸcQz~2ڥ,kg!F ɰ(UkR_ 5y.cCdo_#3n܀q9*Եh eԭ,b؉Cq1DvWpweEP3Fm_OR!DBrHu'ZEvb2\[4p>^Uơdq[MY,-ݟ1 pz[ֺQZMoF%RqotS@{_5)6ٽ4FPT#VhSVҎQE>Tڠĸ?(VUMe+ظou훝?P}d4FVȬbg'ɬox67k"c$rT0a'h#vU.ؼm͹c'nK@pscLoa֠4,ہoYXm1( ߎxNk!moO?QE# ( }wgqhGawT݃Vgh쌦k$wle`q)0Fw.$l..(YA Uq૭FP]^.#]=q'ԚM'KԴEinZ/%5qW$Ǝfiۻ/^q?N4k6uLm溼UVhø @`FqdkrҴȬHP {v*|жײ^ci`Mki/oΊȸf$g 58-pVӭ2<~be u]꺟nV;ɭDP|d/m߱IwlqV|˩wR w,Vx@fN;^qZDf$C%H { g8o&\%\cM*T0U]ӿVhh}ܖ_mEx¤L]AY=67QYJFeB2SѻJms$:f?)D׎ۛLՏ]_^xJ]^wjaYs@l<:k}tHx&Gw.]FG+=O_𦆞ѓOyndO2Gf'{x:quFr(mrLIesvncU_Xc 94KBO&-,e1ɴR}x9i_S Wׯe߄ҖtVyJ?覺&[Ș';H!*`Ame[ZV:}6{E<&o:%+ T2'#AixsKҒHdid 4;;8dw5rnWo:|]֚utG9ШUm뫞'5Kqc~rR-ѹRJˆx'#jyNߍ_O|A:/.!y$L,jBl~2'oE]V9gknX$;v`͡\-եiXn"0_zFtmMⴁ!Vnc&MI[+_֥ikMezit7Rƌ.\R@XH?1wUxjrz%m^4fa $7Q+_Q]GkOX7VFVXV!cS#ub[։,vĦi<dV5Ɨ{}o 1CcMPbO;\1޷-Åp[꺅ŽmZF&2,J$co|s\Ʃy/uIK{{ vT8h_պAu^IZӊ&5uaGiaդbGz8 A^@5_ַ F;e-̊>b[mi $)?ER(("oh0K:1F q3W)t Z%M$[J)8Lag8BY|&lɥWIr<f`i#>1w@:fRIup&D+0KIҺJٽK?+LQ(r%gj擦!uKIYw#b=pHѢ9u3y{j:~3çf,^F߸)ߛ85r "qMf z18UW6ڎouw"["e#bɻ*X`HM"[{ky@X3\cqq֎~by3b(aEPbMKRgIHvmBvР|g'95xfOԖ;33Ao#)+n}P'+z (W܍vwe5ۍ=3XycS3zs^5{k"%TáC'Mb>bqBvw!l[2=T\ [Mmb,,zu:2=+|Uij%fPikhJP(㋹|#ZHN6GR;i6b8<;^.Hg$zտXAiV7aiAk?\#7%È?w߽&ق2DjJ^r&+9$ \gF׫hVGwuo,q-6Q$'5TĂ(0((((((?9ዘV [i'w*zo5K/눮@MWS^a?'W%>(ӕ|῅Qi6qv۳D@i(G^ .Oj_ xom[E&ۈݗ; mǶ*ƭqxi:K mo<98;Y^kk(ăO*\$5_/T_o촽r6QKnfsUf 7Z^jMכif5uG5<=!#u`w8tzg: GG|4[UxoL)qleB;W!$W?7eiGWof@/xdž徾uh$ ҫ;6п $ӎڧt+VҴ*Tw/-d]2ԊX> moDFM] w&'ڮ칦rOoqo;~)?[6'6CިC ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( a ;c WXC9Q2u$=k(o_6:熼I.xydc>5<?Qދ(-o,eMdGB ֺ:Ǻkmݶwkg4XcRRNQYz3'*^ŝ?Nco[n ?NZ&+ '{y>w4wD^')WKԋ4EYMx]EU!+|W\_; ~θln۷Xˍ$m37d$՝r.}1ߝNnwh;Am*yOS\|OciVZ-,wNpky-6]NL"ɭu{$Y13K۴d JZ[TU[{Br)!.7#"36p'5ho0+Q{i_hjcb3qm(+u滯 t CF7R KHH$w!Pb9+%ݻ~6woH: ٴn,gTpyfZx+YGy$r@9w|=Y喖u+Q~<@~ZOQ>o~Uڌ'hrI<צMT+;[Uj?ŷ77eKz&g;4*eۃr4φ$]kz׵/}Hei,(#y`xQ忕L%̾?|Gkچiְ/i~FP ?xG^fy-Mxo |{ucצj~ER(((((((((?|5⋔4nnU<83F3Aed{T gϤ}Ȇ cce 5QGKK? ˠ.LK cwM+nf9Iz[͟LoEľkq(zt>olto1Ė-wz}-oq$xvUn֗Z˺V ij'Wk1k~>|+#1?&`u<zhnq>Yji:$iy2< ofb 7ú^jj6vJ.EUجexsgmo4\YĞOnEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEfxBӼK\ݿtXn9R-w__Iy./'4kTR>QE9u\rA}&yRha-nSs}][J|-K9|_)v PkZ/QEQEQEQEQEQEQEQEQES$#: 2}>/(xN"1yjyhZ?> 9tG4MR{IaQ-) L݄`<D}ṮK+l=ġp1c>A ǰU{]>kBW|O DEf<^kJׇ,4ITi]ĭ!Wq zWmx{'5M.ybͤ8D!BpOrrsoovƵW>X%HPr SMpsVoiGEuh␲)]ݷt9TAR}dYu?={ L;bA4R1#i~^HSvH7zjfo)a89j|ߗs+st&{ex-M&VDzk鉏0*/SƳ"kƥϨ\Fb@YI|-yk7îAi}HĆ2Vhd;(I:қMβm1i#: [@&\BF-# ,k*2p5^/&hdѮK)ayyʉ >P'vωׅ|Ptmf6*U#oh^=Li:r >]ZaBDleWkO d5$FX&^)W;k uѹ%]RA#n9\Ǎ~ | ׾Y.m1$96ʜSJ4/7t^] tUtn`٢?'p88A?JS4VX$4 ;kt}T8?JEeDŽtGЬ5m{P4ݢ!f.ZK7 MX>*K|e-͎ia)]p$1g8vm^3د6{Y;[}@з2U[{i- AT=<_u4V#OSI\z5ᏊezmɛKQk8.#6|)Lo& Wh84=&Jm.KMa%,$zl)m6VN4I!<1H+<7;7p TїN;l[|إH~N6Z;xK@u_*G#<]*ip&7ټo/&Ҹf'(~imn-iG<#aΠa}it1'M-2Tk;biݔib݂y+i. %o՝45縼kIR#)!95K䚄\\j,w.YT('((Zl7uMX5[K;7|́gk(=Pxᆇ+fVkF8Id-ߓsҊ(8k? _wd5gFZα*Cnvq(#+->V:Ͱ3Ag n 0v|IG'E `׼ק6 +_iM֩r^Y$ʷ0Ka #H\?[ڱU93nCs(_^_E7$w 4hu JWԧԴ쫦E n`{gnIӯ5,%b77@ `7%,hgl# >ϳ-"nF$91鶴/h' A[T6Ѧ@bqE]ֿI$iy׉4Nuxa., "x'ںYǦhV͵2I00`۲sSLooM3J%5]rеGwŒA*C oOZZHIY$m,rԟŠ)\_ש C*귚Oo{6s@T:8>k(^&Oe q=K ] nc:MzC("gWފ(}KOk~Fiw&qyiY\}o4n 0Sׅl|iᫍT+I7geW0`GUCr?xB^7W~b팡%Dln^ARVo~!BxcPdY;Dpܜ8:X?Zck i6MnȻC)3 T/iUܛ}J=S\ITOT(S? V_|;5 Sjho!i@`{Vm7D6oc)~^11|EKioloz[5wÿe)/縞$Y@$ 2J([JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?]~ 5O\:Ɲ[bd0Nv9Koa%ԡ)4pf%Fb῅OXU{ ךݾfg 2`uZܗ~4N6W:$U`u#J$Sy_^W˙v>#_x6[@m%%U@t$p>sFo؍wR۩y8h'ʻ~~QϠ;VSi?bO2wj<$'H,a2%Ja0{eIۚZ7n{}I~WRjڮow{`i_e$2 Pa~\7n|yM1mf3x?~9Uڏ$r&lqv$ 9>x[]-Fulw/97]gᾟa[w?fi< 2?(<dކ~couOm|>~7U>GmfZѩ <[M-fF 6q$Ln=jWïeFJ맟}:֛u3)uN9zc9t_zd֯_Ă&ͣưڨү. xRxoCק].kαqk=ʛrTX) `טh u'ZM%`W{1 88 %-?_xfz|QrCnKRoo-|lp z+u'L^hnBwGrZ亏%E-dhSelI$u5M$ݿZdAF#o=+ -u6S9 f9۷5^?iZᣦWV P n|! ֕s\Y-N ViA9b}uI> N;חh=it6zg/5 /2 ʰ\#97qh^!c$J]JmVW M1M(jbֲz|_xfHc֯żHO+l\nrI22w5[W4joh6QV(T6s~7~ xCңimj"vpSs/^2l^l{y<Pu C0!Bq;x{:ů5{m:9Lr:zZ#xjV]1t^iLn#| ?(zT/5oFQnN-uS[{uexb`Izʀ2'y7 K54kMZ-֋)7- ~u_qӡ漢>+Қ;%m%|#6 }'d0TGrzk;neKe0hW ڜN?䒽/ D3N-$ZH'[;[k%N=SmZ}2}Qc;)ls8nѸN 9⹿u[GSѦӥk8,KVKْܙV0~8<Ҹ CDd%_MtfT# nNOj,zKw!ɨٿXLJد ƞu'IԣlD#FQr3+|Gj~4{-Oozn@s,Wq~wQ?-:mC^F2Bv7N:n?\նۯ/HS>&OeNAƥc.N7LJ&΋ -ɈI9-<Iu"w$5ڢi>l{R]xLԵ i#+ Vl0Bnx}Hj+[ s8r%Y-Mju[Dh6';SrM{y?/C]BTf[hC)T1x5= -mlO{ItncaImͻ=0RxEe:gn59mAL2z88$NJ#oDoߧz|9}dZhc«G]BH*į ^vK$9EaϘ`^y'ůUmn&y4~-Dc6 NG_owykj:gόI6(#;/OK=,|eťw:0*r@ rA4 (nau(X98{%Ɠf+dde]Щ8~0pr6ZX5Վb+xQAN8jW~.߀6xE18▤,$??/ {kuin ֢ q9;4 k}V2ȇ}3G95xfkO Ŧ8#UQgB|ȈI$_)iunފ(0(((((((((((((((((((((((((((((((((("3f xPt~-?"O4PFum q;oz(qƫ4 )X(qb'՚([Q~$>?"O4PFit1~os;w޵>?"Ozto'h")]][Q~$>?"O4P][Q~$>?"O4PEoEj dI$.1ߒGִ* OP++آI4}/DVhvEoEh_߸?Ƭ@Y?"O .6,hyԖaZZ? O\co@A(qb'՚([Q~$>?"O4PEoEki.#F<~ٮʹ_Kb'if$b'(qY?"OQ~$Edg\F'Rgs V>?"O}v?-IjV_߸?ƏEjȭ(qb'՚( "آI5LJt'v7e$7yC is/sQ~$>?"O4PU[Q~$>?"O4PEoEjC},fK0{%VVBS&}/DGآI5fdV_߸?ƏEj[Q~$"9.l| 64 `_߸?ƏEjȭ(qb'՚( "آI4}/DVh,7֑xf01;]OآI5x7F?j?7YU@Y?"OQ~$EdV_߸?ƏEjqj5<[ Q~$.cެ$oEh_߸?Ƭ@b'(qY+}/DPX$VI%wY>UBY\>?"OQ~$E+}/DGآI5fȭ(qfo_@e1%Lg׾njCdй(qb'՚(*ȭ(qb'՚( "آI5GIp 5^ {ЪڇŠM+آI4}/DVhvEoEh_߸?Ƭ@Y?"OQ~$Edg$3<$_9?"OOP_f$V_߸?ƏEjȭ(qb'՚( ##[[iK "`=h|G k(ZKCJ(uQ@VBS՚17Of(aEPU ]ыVj?_1hسEP0((봿1V?vF5YQQ@Š( gB:~ZGAyV# (,(* OU6 f(aEPU?fG!)Y(QEW+cIg {~,,oCUEPEPEPkO贫5Z}v-*AEP0(/[՚wf.EP0( ȫה?Z7yC QAaEPU?fG!)Y(QEUmOA5[SmqhسEP0((o~;n_ G:((/[՚wf.EP0(gm?!Vj OP.(Q@e[ըו=jUZy[sL_FjEQE[PP/fjE=4QE ( (+iKm?CicUQE (?? )h$Y#4jy oMHpÊەK:Ey{I4&i:7.wZKC lw.F0sDuzZ?/떑:/fIKo ,UTԞluKvBU[r` 0N3\@uY~ϦXA<\B MI>r2FG_i^"N^Gq")EqpIk{SJztr\Sh?UQ.&nN1RKf[e'e'w,U^{6^{EOZ6^{|^BI2}hRz4Um..Kh/?罿?]/?罿?]"r?x!y=Cww_ḱ !/vTUm..f{ߓѲ{ߓ,U^{6^{AifϻؿU.'YltltE*o~OFo~O@_.cެu]|ӌBx;{ߓ$гEVy=y=4Um..f'"^PluTcG4~7-;q5i#zB+4n B:`1]vo~OFo~O@TNqm;zZω_U]kCJ*DX0ߝ^G$`r8u/?罿?]/?罿?]ԜOEfG!)y=%ؚ Ty>I2}h)4h/?罿?]/?罿?]f{ߓѲ{ߓ,mOAe'] >t BAT 64h/?罿?]/?罿?]f{ߓѲ{ߓ,U^{6^{G=wag]UqKHsf<ڮe'/Yltlt4Um..]EY딻34v7Uce'If{ߓѲ{ߓ;h/?罿?]/?罿?]"V?i\S 6^{%_)p $`@ƍ[e'e'w,יZFE޷Ac|QKO_OCy=y=3\ic:x^^ñHkdZm#V^Vse'tPnOq QO_cv{ߓѲ{ߓ4f{ߓѲ{ߓ,mCBhbѲ{ߓ{t9޸*ޛ4Um..ȳEVy=y= h/?罿?]/?罿?] ?vF5Yly*{ߓ(6,U^{6^{"[e'e'/V??i3eX;4U#lE'XQEUh%?qYJzhQE[PP/fjE=4QE ( (+iKm?CicUQE (#<իYZto'h"; (Š(nt t6M"ܗ[ݻOˁk?i\S UB8Ef+c/ \j l"V>czPT)lΫ OmV_)Jg{kN 175Z? O\co@>(Q@r?x!몮WD=uTQEQEQEV_{]JU?aҬ$QE (+]EYoVhQE ( 7yC լ ȫה?/jEs_Aw Ki{jyC8p M '%xd֍};VBS՚9ѦGM9)`/=1@8:65fj /{hQEQEr MuW+wag]UQEQEV_e]zUcެ%(QE[LmqO*V?i\S ԳEP0(oZʶQ+oz wϊuk1ii(XK+)`weNzϋl<&<<$ 3OrE'k7j]couaFGA_rE+iSBmp@w1PTjFRq[«jEmCBhbSسEP0((봿1V?vF5YQQ@Š(  (??9+FQH ( 175Z? O\co@BQ@Š(jEmCBhb'f(aEPEPm?CicU/j]}3EXHUI>_(x=:/FǦx>iՅXAg<]>f<2Er'| S`:*DrTy:8KEPGAyV?O5j]QEd? hoB5g]mgs浉 d{>_V?|wnvekٲo( r6ˌAD;Z6fi )K4) 4P0(Jz\.kOuuс|1 I>JZguEWfi=rOYWcz?(,ߢ9VCŃnsumY__궧 ۿ՚64,E ((|#5몮W1Qκ((wf]EYKQE (* OU6 HxH:Ղ6۾|cwqohI7d_Hyy* Nr5:x;D_7E+38+ϖS==;D]i}HBhQEYX+*FG9V-׈Aivjece%74eZ~)Zj:}jڍvA1Ou$t8 P[rvElb;[5[68;;.4SΥꖗwQ#)~4Ǧъekzk y*P"vGs\KF嶔eYneU`ą6ueyֆiPlϗ 5Գm`-[~munQbGavwͶ|=_+FG!)m'QؿqYVl_ܸy?ˏ*oˏ*m _jѪڇŠNˏ(l_ܸy?¬@+}/\.?O4P.?Or E[r >.?O4PqYUˏ(_{]J@m'QؿqYVl_ܸy?ˏ*uf{B~%$cr .cެ%}Jm'QؿqYVl_ܸy?ˏ*|\d8}!6pkI*y^oCQ[f%E{T%p 쫋Ot[_CiV{U.PH\O8煮eش<ŧb[0wv9LWCؿqq'|@!@KvKH^pq"F曺z<_rf1Wo ihEoy5/nqsVY -a,<Aڲn5p/e6IDPH t-rNI@7r MWqwc]+B^~I+{)xoNSĺZY*~\) dqgOxnnIՃqP89Zua\Y+Ys)_Noˏ*wi*|shmOA{b}/\.?O4Po"+?:db?⺟ˏ+o~;nԭؿqm'U( Jm'QؿqYιhBĤڬ}/\.?O4P=Jm'QؿqYԭؿqWӮ]>Jϑ r:6 [j֖V]][†I$xP2IOPԼ3Y ϕ>m`.~OGKu`N\d9uJJ.n,m9XUiDrh&JwVzu}X\]㷂6G6aUFI4/i>+ \nX2pG~2Zas&-c66ͻ.?O4P7q, CbiK(oˏ(l_ܸy?¬@+}/\F(G k(G-Ң*N(JzU? ,E (*?_1jV?'vF-{h4ȁP2Xx&LFo>2FzqWT쨌QFI' <{wgB:~^gM :ۍ{RͧZX(Q s/Hgʒ׌Uу)GpFrA`pW#4ɕ%RWogVV<:<w+~;v뷊 xo7`^002y=*F^)Ԏ}{~(U1dKr{ vukqr|EF\[dQ }  V\x6H8 )0wrA;qDw[[~"ҼKdz]ۣقa`zjTB$tzK͜1K!3;3` Izв.o-kðl8ApȿwVeo^`d;K{YqLi鸁m4k\ˏnM[]iAVV(VBS՚17Of(aEP\ŏ%2-z꫕$_@UQ@Q@Q@?aҬkO贫4 Q@Š( oVj/[՚Q@Š<<X&Xc6 OF:BRwV8[]<[Z^6l{`7aH,>R|CRU%\GFXҽ*ZZ߅#;xo)%@}4oۡ'Tx#ÒMjWƗ c:kxNO&e[[{جؐdAegR-xtմ`e@PvjiM"hv)>c`  hrmԧ%֞[[jZ}[YIFAk1BJ[,?Ʋ-Obz|H"E"sT~xo}E.%#y'OtsM4x[.sqm2oC6ǭuM;[! *9=\ujUh%?q.deOhv~$HHmn@`@4 6~Э76+nf$IKpr1=k}K$^:o[nwcg8qaM*=2M@䐯/>MAz-MxO&Hl]z*摨jebK[đeOU5 m+6mjܫ%Nzг[8xT$qª F˛"tmWM̵"d:V>7š icrG$`WCY}OVggG'os3^(봿1ynoL 'y\KMmE,\@O͎zmMQq(FǑ7e[]G$Q\GDX\9$^^e @DuhbW>[0NצWS+>+hxOF]M3@ӴS)U!8A̻u]3|5-_O _?lf[e-"nbFI'x_$k61(?y(R$ R#w/ﮜ=wI`'׎+𽏅7Q.uY.aXPYK`'wN>S9}z2jIY_^in}Ϧ.uE@-= xl~$׬uB[KYLȪrr6~kW6x~x|XG,.@F:sz} w4=#ѡU*:KEG!)VBS')g(|gOA.!oĤ> .ASֻjnunOxpPm4SP}B-ŧbNrĀ 8('ɫ[ݿߢ(6 65fj /{hQEQEr MuW+wag]UQEQEV_e]zUcެ%(W7) ˫=uD%v jxS]gDԣHRG #84.N7cDwNqOI}8czBm3A?Q?wf(5oM<_/gNwcon氾'O<DaW[]K09=s^\x6;h.pA#9S:JNԡ|GРV I܆*7d/͌ QP|A1KP{J\.5##@1G|Ow <$s6RR,9gMOJڤl0wdNFmփHNZѭgo y\#[ti6rʁ7l'lqߵlj04Wf=FoGJ' \P^i-$舶"Sr1Gj|#.eNH."dPO1빸4[_VXߊ宮qIIR0:Wc\G<{6jڥΪeBYR>:Q5U?Eh_߸?Ƭ@b'M[EXbhY2q޵(N)c/l#muwpVd8 p8Q[w֑*CO1}FjEU8^F@##ֹ^nRlo;K3:qOvbI/f KGVA 7`3O;KZ$-l8d OLxש[h Oʹ]GC_ZrEm CWzz"t]&kd^;<=jvn 6G79>]Ɖu ,mnK#NO֡Z!Bn6M`|?jZNyڌM5ӫJ>17uyP\Si>䎿Q~$>?"O5;_/Koycxr _mc|ًO'p:٭6 7 }6P73$-ԋlz]69RPv櫔PJRm;?"OQ~$E?"Oi˺|?=_kFG!)K@_߸?ƏEjȭ(qb'՚( "آI5|V~xO^gr??le\ŏ%2-z~?"OQ~$EdV_߸?ƏEj[Q~$>?"O4PFuf{Z~%bwcQ~$-?aҬ%V_߸?ƏEjȭ(qb'՚( #"J]BDhg(e~݌q9{Q~$.cެ%oEj.9[і[G4J; NMfI]1"ש ʌO:4j^l`r}9?ʹ+<4fѤY$g+Ԝ8w-WZuou,D6ۋFA<}k{{}LfC'$8 _ -Kٞv@o9ϵ6aMs2gZɪk2kK+-̤D@%]o|BԼ,4 }9 W;99]nI9,O#qz>w5rU08,@=r@?*F8&z-OآI4}/DVhv?"Oi˺|?=_kFG!)KC#t/-Ֆ.IXIoX_߸?ƪk6aou-o@J:~CLΝ.YI[Q~$>?"O4R5+}/DUHO`DǙ܎kFj /qVEh_߸?Ƭ@b'(qY+}/DGآI5f|iAic}5/D\cuuT[Q~$>?"O4PEoEh_߸?Ƭ@Y6i{ՏEh_e]z@Z?"OQ~$E*I[ʌΌ0UrN1Y]b'}:6혴1)wѪgm?!@bx _ַwۨaH7eO"O Ip^N0dr22=tPO#K6s~$;f _&exY.>gJ|/wo% wFy/ O[ijzo+6BS+\U>"/o1smo|S9zK۶}ΛSUfT7NV8Kw5n4;}KN$I@K`XcE?"O4PFum q;oz(qƫ4 )X(qb'՚([Q~$>?"O4PF6kzL1#oޙ}؜QS@QTZ4(*ެh%?q} 4QE ( OZU ]ы@Ś( ;[1si"Ʒ(SVS' c9 zګx@pr5d//0 >5hKV֯[|ǿ@pG' 1OڻlQ@ A=uQ@V?i\S ~!YP[ 1+A3B5;ͫmh (G!)VBS'гEP0(WD=uUXY/臠((( ֟iVj?ZU]/6R"Eh9⺪ķm]jl^\fR䜜[J}Mk ^kht^#*[YpX@i>)m3EmzH4SRJY\p}qրu#\;x?LPխ2= EN0s]íBO, G': ЃڶuK}SMB14R($0y:?B<ç#"ƗRlr@? f0.OUQH ( 175Z? O\co@BQ@Š(j /Yڟn#@Ś(Q@Q@cuuU7F?j?7YU@Q@Q@cެk_跫4 u (Q@-35'le&G*1LsO5[?]! davrռZE'7u,6!IAvԳEgh:֟=HHYA@M]mVmsebʖ#{E? O=p 'q֣u=g↹頲ucِlu\Wim#V^VTU^m5Elf" HT  ӯ/h-4rEw aאyieqgyx)e#~Uoi e`\f8}#9[KѢƊTPz uPXUmCBhb՚OZ,E ((/jU]эVhvAEP0(7Bk-Ip*oKH*[((7~'\UGsq 3n$2H:BXp #խYbiBTI@두JH#:WAafQj3jn~CR$Lguo[^jwmq{}"4pL}1;I X%k_sJztriH?UQ&0n1H*oFo@YooLm&8+P؛ Oq[eU{t0by޸'G.뛻Bw~*%|ɾSp?Jx[Qx[P;XaQF*Jx[Qx[P,U 7 /jX˫B-#8A+HI 66{V'moiui.5%6<~@\AJc'@rA& H>0bsӶ;Ox[PT'+4rRxW_ut)N7l}۳ˎ?煿?E?煿?Ejw8_ i&x|.FvV(ca~U_GypkP[MnSl#}Td`Zk %E#ar#@p1КMh4ԼKlCID.=GsL>yJ2i}d 8WO_>;Ѵ}{[e 8[x[Qx[R:gy/uYoorV?i\S 7 =_)pL`@EVy<-(y<-(4Um""fG!)y<-*=؆ Tyq2h{4Um""ܳEVy<-(y<-( k$_]o\g? cc^d ymsoo4Um""fx[Qx[P O贫5l~}!4g3fo 2[}}w,U 7 wf^ϴ0bcՍ"'fV3_42k0'f}v׭""IFVWf?-ewPm5u Ng :f=""TjEj)Ԡ р}7FxI,tiz6g2JFJ.bi6?oooiʞдiihgF,qbII$\߉_i84 ]{[e{#|n9= u?煿?E?煿?EJ>>U-Q.fcS,$''{֡]Fu=GQ+ m-9޲۷;ǥ\v(. nZ+J`FS mIj[K[gC% \ۂIf?G`*Vt}OFYRX&A$r!ʲAAMe^Z5d` >+=g,okoyIAڪ@ޠghk]ĨI ׉/%Ӎ%znW$϶YVirz:o!ԼM4nf! G]]Vy<-(y<-)BMݖj?_1hy<-*y c1<\ oCFx[Qx[P;h?煿?E?煿?Er[}}.ƫ5b^Cm<:G;?V7 fx[Qx[P;h?煿?E?煿?Er qЅ'IK*.JXh߼lE'XQEUh%?qYJzhQE[PP/fjE=4QE)jH4iav'J6q~h)Sx8u((4DTzA ˙>(봿1V?vF5YQQ@zaBjwq3WP'\9s;^K+kmRK_1 z`G" mMA x 6i1:8Ԕg֏g}Y_Vmk4$g!FIg~![IZ Kύo]]Zj-A٩"ʌP 1޼,<izg]V{2LdtB$c3M$6U^gYl QY^rG?\V#d[LmqO*V?i\S f(aEPU?fG!)Y(QEW+cIg {~,,oCUEPEPEPkO贫5Z}v-*AEP0(/[՚wxÞ!BΝmi.ĎA 'W:{j׭f.`7jA+bGO 'pٳ=3{g5ī?æ^Cl+0Xq(Q۶HA| {Ө6 5O' \[d~NHt+ MG,7\- pF0@=ǭUvve:Jv%IǞ׌C^m~ }BH,`r;l'jF_ցEPlZ? O\coVjށ>(Q@Vw\_U?F=4QE ( (9_ G:꫕o~;n ( (+]EYoVhQE ( 6f^[}Pk}|4O+`A?.FG9PeRrhQEEP\垫J/mYۃ4Ču2׉xo5~ᕤ COol4s'*iJ*ch߳R_߁Xtg{kxUV7QM`36 x9(Q@V?'vF-YڇŠObḮF3-q6obrrO<LI+mEQѯmx ycO2^W(tӧ4B2grGM攔:UexOE]jWUѿP_?բ(,(*ެh%?q} 4QE ( 65fj /{hQEQEr MuW+wag]UQEQEV_e]zUcެ%(0[k.?Or Eԭؿqm'U( Jm'U{g[ƾգU ]ы@m'QؿqYVl_ܸy?ˏ*oˏ(l_ܸy?¬@jgXư+?96m'Q/j@{.?Or Eԭؿqm'U( L-b3gl^17j}/\.?Or Eԭؿqm'U( Jm'W-Z6] >Nx9P]r?x! Nr >.?O4P.?Or E[r >.?O4PqYUˏ(_{]J@m'QؿqYVl_ܸy?ˏ*uf{B~%$cr .cެ%}Jm'QؿqYVl_ܸy?ˏ*oˏ+/·q4u+>E#;k+*(!ߙ|Bb}/\LL9{j ۿ'{b}/\.?O4Po"+?:db?⺟ˏ+o~;nԭؿqm'U( Jm'QؿqYιhBĤڬ}/\.?O4P=Jm'QؿqYԭؿqWӮ]>Jϑ r:6 [b}/\~[m#V^V+] m'QؿqY+}/\.?O4P7q, CbiK(oˏ(l_ܸy?¬@+}/\F(G k(G-Ң*N(JzU? ,E (*?_1jV?'vF-{hQEQEV?vF5Yƫ4 ;#Ǐ,#i6Wv79Pc2yrGS[;CnB C= KA1RMQEZto'k+Y_VGwtAEPXQEUm3A?5[LmqO(RQ@Š(G!)VBS'гEP0(WD=uUXY/臠((( ֟iVj?ZU(aEPk_跫5Z}v?-]B(aEPY^WF(Z?to@% Z(Š(G!)VBS'гEP0(ڟn#Vj ۿ'f(aEPEP+wag]Ur MuPEPEPk_跫5Z}v?-]B(aEPUBm3A?]K4QE ( ʶQ+ozլo砙nբ(((*?_1jV?'vF-{hQEQEV?vF5Yƫ4 ; (QE?\!E#5BSG%Ң*<2kω.-R{ܣFá,9×=(>\;A3C^7k(tԱ6~m?"O4PEoEjk s;_zѪڇŠM+آI4}/DVhvEoEh_߸?Ƭ@Y?"OQ~$EdgXFб-?6b'ѧ/j@b'(qY?"OQ~$EdakGC3ySQ~$GAyV"?"OQ~$E?"OQ~$EdV_߸?ƫ֑lŧɉOl֍V?i\S ep_߸?ƏEjȭ(qb'՚( "آI5]-#ЙwOg{hh%?qihb'(qY?"OQ~$EdV_߸?ƹo֑0i4kG쫕$_@YآI4}/DVh,b'(qY+}/DGآI5fζv OĠ Nެ}/DE?ZUb'(qY?"OQ~$Edg\F'Rgs V>?"O}v?-IjV_߸?ƏEjȭ(qb'՚( "آI5[H;&[?to@_?й(qb'՚(.紝cB5+ 7Q{&?"O4PEoEh_߸?Ƭ@Y6i{ՏEh_e]z@Z?"OQ~$E+}/DGآI5fȭ(qWӭ#m>ًO'p:٭6 (qb'՚([Q~$>?"O4PEoEk.?J5>^nUZy[sD>?"OQ~$E?"OQ~$EdV_߸?ƫZF ?35OZҰ}/DGآI5fdV_߸?ƏEj[Q~$>?"O4PFum q;oz(qƫ4 )X(qb'՚([Q~$>?"O4PF6kzL1#oޙ}؜QS@QTZ4(*ެh%?q} 4QE ( OZU ]ы@Ś(Q@q#ԴKn7ǵX+b<9ucWV^]4qi;G?ZР)%V?vF5Yƫ4QE (#<իYZto'h"; (Š(i )Ygm?!@hQEZ? O\coVjށ>(Q@r?x!몮WD=uTQEQEQEV_{]JU?aҬ$QE (+]EYoVhQE ( 9 Ó]a$~[@[k\|9OikrBڬV\'2̹?EB(G!)VBS'гEP0(ڟn#Vj ۿ'f(aEPEP+wag]Ur MuPEPEPk_跫5Z}v?-]B(aEPUBm3A?]K4QE ( ʶQ+ozլo砙nբ((t?h׊/Y1VNs8lUTm:Pbi Ou=^)%BjEmCBhbSسEP0((봿1V?vF5YQQ@Š(  (??9+F'n;a;` 3Xr:zyi40I$ og+֩'?e- bGl x*r7;Sn {p$#c$`VZO.h$0ʝ8ҼZhL(nmo5lެNI$91>ZƵJ/=vy^B_?W~EP0((((Q]յ ,ma+ %dSI4x4RDDON˖C$$r?*nOEq=vqHܷ>l= VŠ(EPEPEPESԵ4FKHgsձ y,AL[M,=%ݬraHݿ\?cѨ jwm5ZA`g\I4r41)'p=*k%;H(Š((((~!:羳U=7]ORA4 -k HR51D(cM+]?GOER(((("ͦXJ5XU2w6Woh  GБ:;P&Ey_t8?h~ckw[ۓa~U@8HɯS_>t_QhQEQEQESdqn,xx6OV5H{vPϧ#{=+"kk,P¡QU ;XZhm#{!fi3G%H'R&@]</+\xk[դ'\OQE%Q@Q@Q@W4RDDON˖C$$r?)vzeʂ})iQEQEQEQEQEy.j+ gR/,jgڬz<MWW4~mHĿ %Qq<Yaq{xLG.LI(<i7lW1Eܶl.UXz*ߠ.$G~;I#B&6,Cw͒s|SѴ72^j{?ڤqlm Fy4Ɠz/[~gEpZ /Q,tCK4+u[Ag̹bA+w+uM'nU Wp)IЛx~Y⹊Id-ªQ9Q@5=>Tk[̐V2U)@ SÚbYAl,o#,C. |O6H5Ec.=2O$qI#˕ ˳80(QEQEQEQET_Ykwo2䍺2*z(&}nA|gFٳ,ĸVd M'úf%6X'|I1"cFNpzVxγB˽wq)p[cnݿmw= > Mt fӮNG>:\:(oVfTF gvj:麅@\elhZ~v͑w*X A 17&NӚIo&#(hZgyYZR.o`wT!3H XmtF?$cy8jťZO ,NXz845Au-Sdu ͠|ྻ3{zPFu;27} cfsPwmy&EX廍YUXHɫΗs=e5 [xV0zPrր/X~'/f\%+ݦ#b[ҬomgUIꓓP:^<Zl1NA#'IkN<jzqpA#?hYzt]6iu}:Xbȓܤl猞3X) iꚭ6"OЇ?bXb>QvK:j& _4Ŝ/8)feYGgYYǝ[ıƙ98UI4M4o_qsj -sw8d^yQ D UOrk.os\\c{Gtg+^s}i=*ieyd6iNT#$'KxFԮ}GHhIF13*{KVZ;}NIyK(p7,[ہ1G|lUZÇQ}ϭYԭfQa $8 {_ C,umPt5)% JH`Z svԟdT[ZsT桪Ek6@f" l%g#_ {ߦ4-}Wx\S| ڃ;5UҾ KujckIgF[l0yszO]ZKkncV.|q|)=>-&P廁cXz80 Ȣ.?z'Ş5cƥj Z[ HFoUx))'&C]n Ė(.Rr97CQԵ]B vqI4.1wtM*L6Ktcn@>^=1ZmYy.I((((((((((>~!fxM+cG?61zgiDvkRjj^k*fqz j^/o$l"F2xU=XOi2l8~E# GlctI~t*R-_q/cx>$ec6-h.I#A\ַ4m㥵|nFpq-6TA[^BK" 4}2;8t9fY V:@GGb9q&姡Z[߅8x:ßQ+5oVJoYg2<,6Mc5ծfzh)smBEIw(@ϗ<5еPt˩G3kB#85bGnn9yHJ24]FF>_kR7̊$$ (1)+NeoVqcjvpiڠ-."2_i8$y}Ga5zUYL,n7v9fe '=hA'ҿҬ$2 9##N0m/^_w:u-GM#J_Mysy NU#Gjw7?toWz.-up6_oC"5tΤVQ1yDoߌ83M;UXT/VF.aY60!qN[}_p-/o}|ZO 2-{}Ow6[MK|9T͑׎=j_Xy157s{A1$LS#4x=,&vymNrœ$j֟ai%koil$0F#E('eo%/~ko_ O[cWXHa 8!_%m4+;;h'q%đD0 5Zú-5揧\5]mQ¯d|v8[K4.VwJ4A[YVF5&Gm18V}G?Ķ߉bMN1,rw$`s^͢xsDwFtv3V4;,ėEL`32dzȋ;%߅?و2#ۜ]lc'~q^U4:J]%6,h 9'j2I['wqoͅQH((((k㷶 #TQ$|A5ajvdH7ʃGF\ zjuTQEQgi.>FȂ6*[A8Z߇cKKkqqye);>nW^eg=i$l@83Mfmipַ .N3UQ,'ijɡݵ@-oa + 1ɮ>|Uе ;G 04l)|m1r}'E|֗1+7xz+A^exKX I;;`נx[@IK-)촉eYb1$@ ,=^OZCPW^|mY-˕pJgd{ҎOQ/2_rZ9Kԡu:{1CLI[0q}p+O k7>-^h.߽E߅Voo~|%u}jgӥ{6s3rq~p*}+7w>6Vq2Zsn8b5T)V)^˲_rk|m-/ .&.EpKJfBO' Wao qV5M~]UP,TS!?<5}'B. fH|bǖ$$Z4n? yZ kVE-}a.<`7$*9GLsڟ4 qA&%Ⱥ)2B8>ZW zM}EL>[|1u|GKp@]1\n a3דXZ7k/ no;Oj%fݷ^1ӚR;h$v j] U)JVևjW FԴl.zPv$r^ػ @隊 8.IA$rʺA"xg~j$|0IKevEOYԭ4m*Rԥl"iim$OvՍ+苔W6|q"m4$?d?/zVfSUq{Hj$2ͅBGQ_y\ŷ|1u@s:@7Lfj*Ѵ7M/wֻ}sn(((((((((kt 1.kl#1ϒ`o|ixf;K.6׵ Ku;8]e^v#ZGg$lBH c9(~hLVz2ZMY2ֲJN.6m`h_S}w]f}6[+=ytZhKf&[[#,0=|Yto`t}]4m--NJ#b k.yGw:宠ϸ',;0@ ^ƃo[/ k 7Yˉe}]ϸ8*K~zX[y-⫋MKQ% sh].c’yҷ"HUZI_[{c#&G. êҺ-WឝgQu]_]["{lB|!PgZ/SygΑ5:-bǀ7n9sv-_'ƚM7.r_5i@;0M'UM/LI&C$^FFaH\`w5|&tW@Q} [._/~`2N+NmYjjY'KgpCx'Mh&ZFt+Cfjt-$5)/7aHs 0Z>⾵[ڽjЈR!2:*#!y{Z_xF'OkK>c=圁& 5ejWi\yp;I]3{ N9dʡǡ<;zFWA k,<_e:6y^"QuDcT9S OlV=km/=rI,ͬ"x<@0`9'%eꗺ~'M<[5m"h\/?(IJ~ҼGf̏͢ԆSy͟^O4Nyw g>apwg>5O-.k&3[ TN^U"3!@PO\yidy_#|ak/YomGU,nbJʾJ%.Nr1 5_|b1!N71ww/~x.yf-%Ȼ!fLwOR|՝τBVѡ/"ĎjpV:7Q؊OiuF  |]]sZӴKjFx5q}5n'0ՌrXēYKMjSǢEq10Q >|r B_Xt;K"Ye`YNUi jQ\^<g6U!YG`AjߗM_oi*~\_zWεo uSjhbh>\eC)$6O'$v"\G1KuWDhW˴ʀ d㜑^?|3<Ri4H e*TOYm.-ViiN2bqt16_)?"O-~v~g//kϪFNjz$ea>^sI/|>WաF[D$BMÓ JK_xjK44[}N# 2;I:cn֐p9O(4q> [Ioɢ--pjOoy%(f6I@¼]C]/ZEht l"V${S¢- HfX[д~]Z#K^`ڊ<8Wk|7k_wu5x|=jqPjN-gl r@=ErEoHouٯmnݭ$U<<k>־u-29^/":ɹH%N9{ԏ hs.o3Fi© =?B{~<-G|C)֯lSnVlwV!ȉlqֺ>$Լ/Y.襷Q\ҢC0A#5/xoRդԯtJKIi``8']+]Uy* @B_]~V<-NeQҴFp78 3'Кa+zr;]rY[Dw1hުFg^+Ej*AB{󓞴yW :_4 x@T=mq«6LI$>>埄mi4~m.yn`JK8ʜpӊwº.ckiXZnQ'GBx*~Qiåi7#sNNwg5WWui.:oo<[t 5tRе[8uk3+!!2#8@uU!h8J-j&?'\Jh]A%vu ‘q5'i9m8!HYPۘ9^Ca@#ך7 wgė/BhHcqNZ:׀3jmjzLS>4uY1=_HDPDa2ǡW"5.i]_TKuM lJ-*'Z~{yvMNO m _76sz_^m{&FJ-3\|WrkYJ%5#>_ݨ=kGxmc[i~4ku1unޗV<:?5Ӵsֽ߇-t{{}Jo dAY Oѵm7M,M:hu/r' L}ּշ?$-M(JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((qU" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ? (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((%mf*H!>5GpKyQqR>┾ausx[&o{_]j7K4#M#Cbr0+7%y}ń2`)9$P 5.|-՞4ueX|LHv\.U[nkyB# 9y_uo捧[}Co%,uRke=I"r]O׽K4OԬ,;E zyy߼ .{f}o/][K2{O!P#U\ddg?ڤzϧ]EdfFv_5oɐpG==q(:!mg=]%͓#Ȉ ՘;񁓚e]&KKg ND%-onO}εozlww+zX6zW][8x&E6ĤdʦuSfbX p=Y (Š((((((((((((((((((((((((((((((()HƲD*rE5"3¨47`99#;?i'~;XPKO$k3vא11{hj,iF0N ~@¸I.-]FڊQȸ:\Z~hZVʹ 0H9A9EpZ5N0$Y7\HszgOSݸ{{z޼Um٣7r~Hxփ:n GE& 2[ui$Y2280;RA^JӮe 1 1?,ySvm?D JĐh^% U ,>>&t[+K#byV= uDSo [Um; e\gIoR>eImy٬VVg_V3/4ڳk샕;_]ǼQU"6бbƨK9=X3[QHaEPEPEPEPEPEPEPEPEPGeN[kG){|,f5ZV1$ >bNc0Xg`RԼMsxr`ӔCHZFCAwZt(6l A/> XA▂Jk:dWMF.0 NGW^{%jgb؇RrۀcJ Ne4fI# m,jw1yvy꺬 xV@za~څO!lg2aF$2>Q$nڂgiEs^T7ݴh-!1*gVh.$&-͎hbF`ģ1i>ڳ%}Q\e߈58tV!v Ա&zG%DijaHdA9;H' m.uC;ʐ l#Q:p}Eq \G , dԁrVy%Yhw,39Fpd }imB[qo WpHvX84&zdCP"1U[֯x1 +F9RB˱ e(8z柟z^t5VEu=qکO3Tlem"BBA\WhFB: cOjKoh6װ]a:CflP[Jq5|q+?ߤZu E $x$^5Z[>g&>nAڽ~M=-a["ݟ|T6ݷ!{ ̬ rcnӧlSkg+O+GXi건?êS,;צ*6{ӬeNje62^k z0kX<ۯD ~=}/E{K#vYLZoW+uyg}wXidu9Mx$E?[$ (=;Ii-mHl2vvM?wIo'O##+6y$2,sbAf{=zxH#Hyd;>#~y\V&oFaA#9tb(0((((DV[[- r4SHm&`\pT8]}1lJO#*)bO?/5kuV#o7]e3LuBWG1G%Юmݔ`9$`qrj\^'m#V!3f@O'kMf6@XbN _yCoqǛۘr2=29eu {T%hTF* P^jE-#[F6皚S5ya0ٵAn xPK`Rj\5+}a/dL8̲b)@U`ESuE}u6.b,,Q.sƅrsKn/%b- qGT qdހC@EPEPEPEPEPEPL^=O(hzz\i$ 1,}ً15_^E [+)W"J>R>g&i,w h$&s'ɫ2ddR@v荤Mb`0YX' #R d}GP#r 9<4OPɨimĂynCl(@•89kOO4B;HPʅtY #0#'ֺn;HҢm#IfI,z::v_ AifkHVGAF.8exki6גq' o#*SpR7Frswr@$ ZӶieKu%X:pk3SEh\mL xÓ1{?~8";F˔,8zp8m;g mQG'\q}O^GWYofڽp~U 8ɬZJ;>Zc=kk_քYyRݮ4o[cczF^sM4q +Kv=8?֮HMQEQEW=akY1۬ fGT7g=] ekztڅΕb`V* :fv!9{c+F ݌9VK+w+h,nBv8?37־c6o[FM98<[YH4ȲF[e&нk1i*Az7+mmz_G}ݽ[wEWs_# (r)CԟU;ԅ1 vʜ< [ޘt{xŵӴn]m8*9̄M߇ ~ du&-dY eۺA ei=] Tpp}+O jZg G?tdx~Rh-XbniHܜ|wvϽr:ӟ@ ) ZIe#,6|Db_iRiQIY+V%>al#q5m},Dtӵ4D,r# Nq/|Q)Q׼g><0yd$ـJ󻸭M2-KN8tA)z=}+G0fdfpG>YAmEHT" p=%+'=Q@(((([yԴRGF#Yx{NUxbh[dU(A\bkҹ'X]x%;{LQ!_mp'FEo$[v>vZAiw/2ٶeuW~:omۉe39f HgxsZRoZPBƬF㵏rz{gkZ_. " >N+C @|^Wbg;Wq;W?0+bmfI!ki0|Ĝ$+s3[^/-^I9diUa)~w?č;>/Z 7$7ݷ8}]졦wD,IbIUNvU#^%B_bsm`0ųj9W :v<(-#;+Ux{ \꺴*ۥ,w2FClhGFx ӁZ}%$:s(Te]TNzP/2]$ VHfX%eBb\23`-'S\rE> Q;m,6.hm`&HBI<QL)QEQEQEQEQEQEW=I?k>R>CL1n}iPՄyZN>gf4k-*xVIfLx'z Ɩ`Ci6qnƞA w "eR8G#<;_[X[3n%ݕKg SE Gp9|5/̳OcBXmqGgI%<#;6}V;8TP0m\'$;TPpxWS|rܬmr1D;ip6)5~ÓGYܵgw&@&D]$ g)Mχn|c&R䪓gWM^Y2vqs@tZ)-?7}EP ((((((({ .E-t5|:}襠}(AEPEP\? saMGKgš@ Q@((((((((( oO" oO"kE((((((((篿 Ѷu=}%E]EP ((((((((((({ .E-t5|:}襠}(AEPEP$u7F 3khAw P3˵9o=q3[څcqg{6X 28 /[ú־SC2~mp:W<0|4Exg6iyM:2,EFۏFGvWV\J7$8eaE(X($((((((((+]aD+Zk]aD+Z Q@((((((( n$;WAgCmʠv>AQ>ZB[Okg -OLs9ЭgU얐ÑcV$w (B(((((((((((_O1`_=I?k:(Q@Q@Q@,RfPDs,}:zKx캗ԴϽ%2.r¾7:Kz6e ѵ<>k~ۦ}5*2T; 0}RylbЊq 'UТ8ނc?N<C2TD|w+>WwA 5 (Q@Q@Q@VG#MZ^QDž}d^#v9d s)ħ(dM|Tӡbesu?9rt[~HǜUzN*c oUOZT/qa"a>"t5H;y;^E՗?q#Obdn|aXHOVP^QsIuW7tohUe;u*CAk_tHLz5?+}&]د&%==?&iq+ě gif?'~xR29PmNj+uQH(((tɇ9?A@\TcksO%y1>W}7DRsڰ R#mki|ZfVc0i+'sIBރ ܂((((((((((5kψ"u1dt.8-щ H#@ҹ\0,j:6pC|{sԖ^+^M̪ζʒK K(* @VvEq 񞝥-w_cVDoHH\h'E6gI$ e -dfOsK0qZϸYW=I?k>RCEP ((((e X`ޖ_|ѵ{ƍp.rT}3O^Ŧ]GKscz7{6Zsm(J4tt?Ys2dYbyO#&_ud4FؓGɫxwP]V43 kfA̿4=`{CEn;"W$MC}5~0(M$pLꑨ3=I& :"^C袼#ޔ-`}jfk(>T.Ʒ>!Muu(Zϴl?/<{we9`O?φv1fVw}=mQr#AVw}"- H-aPaQ?SQE#`(QEQEQExW \D0ߏ7G?nѷt>TEC# # Jw9PR|0-;pfM 3%:^i⯇ S𣵵gնꇱ|͜i%_)&eڬ} > /Fz5SZw&x۾:unCW46tmh֖ 9Uj+X'sr(2Zi* .XK?QSYqu1~c59gby$IEvtAEPfQEQEQEQEQEQEQEQEQEV^eGdOqnqZyQ\%ԺƝiRC\ï']ZAhQEQEQEQEQEQE_i&6z݌7pxVV:xP}cᾣ<Б+d}5Ws+cJv4Hs#|>?ڶ/^C}9!CA::& XWF pGQ\׍`9)YMQϱxwzoeD~VuOkkxm-$U`)iJi7QE#`(((((\׋<ic,b9rOW}3a3 ^õhKbEnͿ)Slq_|xGaۋ8A)J?! tYaP_s>-OXIg1ܡ- mg᮪"uލ3pG c* bڮn&hL=;W/}%E$ G~SO .[4CCxZ<>TeQSq^2ݤ݅/i7*~ǸȮxbḍ%GPЃּo˓(w!|џG3(_(6?č:yj|0}In׈X 8ݰ}O*}&QA!EPEPEPEY}FHǀ>t *15$aނ-zvs|C*qnmt5{s?Qf;@a?XKI$悹VijZW>T'Eެ*cmYIi} M ?_cVX|cc~C:NgygM+|;OCMcYMUnSw}n];lۻp#q+Վg_}AԚ)!Imؠzq'@Ir. } 㧵Go&R;5kjQ+;0X[n szJ:FߞS_c_&CQdm<-ޙvS,%UP8$gzVZ6myM}_ bs&%`g>ZekP֕5][yLf"J!e_WQE#8`(,(i~a%g ݫUC9'cw5Dm|u±O3^EFn;k{M:2ܬEW?U+ڬ/mu H."nIbp؊t?Y݊L1}:{W n<{.g|w6?ۋpܼ g2okuK-qFo[.}!e #J..Z(U.Tǀ$Kc}Ҁ\1AYPr(Q@p)N]={7H[vAA6m_ky:laTpXK$$(Mp($((*9x^)dVVzRQ@?-ִͧ3a9!?qW ",L~hjsL$n E542ϦHdBos|zh+'Z퟈4ջoi#?z6?޵q (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@sxcv)k{ .E-t4QE ( ( ( ( ( ~1{'ɓSwz(hZ'ҘI7y aeTA}R`HVՏsz圵*J?B^ߨUe>֊)XQAaEPEPEPEsOno)M8x^k GynbЊE?ujmT qBd8;~ ih$a-2?=r4q~~|w|W=Y} NmuW)}=q*GT$Hck׋এH Tݏܻg9*>_ƿ #|ua6;l/G靭z@7έ2!ֆ}9ʌ et׍@cPi^>Qe?yzwm ݴ1H]d^Ei|7t5m(OQhv?qOsw_?ER;]_N@2=Tv":M]Q@Š((((((((((((_O1`_=I?k:(Q@Q@Q@Q@q|_lb̧^XAޭ6ӷ|_J/G\<+q^4 rLRM:{E~ ujR%3M>=)Ӧǖ!EPhQEQEQN7F 2h5rlA5aj.%gIwi)c ?Ƌ*vZѭlcr$zxV 9v['}**,#v,ǩ'$QEaU ]F[[xmx@Ex_ Kgz5wiױlҕbNr˪zhL[_d0W?7xk0B{T(4SԵjՄwM7vd>ƯW:P}_ƥ==db<bvAװ>< axRC YϱQQ,sĒ"IAV0((((څg-K-k#f_΋t1~>QUQ]_jY-u:k+ Obb+> 6k%tzOs;?b+#E2:iEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP\ï']Zku$ K@ Q@(((|W_imurwH~X #:ki>ӀWn=yͬk mH {&s֪!? ߊV>x f(`IvAϬM(8QaUF IRV[ (QEQEPN&4& /?Z j 6oƛza3 ^|ք~+$АJų>T'A\?nPl/d(QAmŠ((((|='U xj^AJ9Q@kT|6S5΃;k>t,3^h۳ Ԣ8+3ȼ1^x^sbd;~yeuVF 29V'7kM1N62Qw^ԛ~$&5F x={Ns ВU)EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP\ï']Zku$ K@ Q@((j7uwPDR,pBh 31u&UӴhs9 }3}սc?6Q%jp{>gm VֱPDQ]#N01ǹ>F" (QEQR[%Ă8Q`+bPSAQ%ǀ>,tڄ$aޢ$tTp~idB;; a|A4َcV#ĒI' '-Š(AEPEPEPEPEPEPEPwqqK x׍\OWM(w;2={M2qDj Hn&pa@G#Io߈ ?a2Tv`Z7v9W#='gZk? 59yɵxq~f3ߨ wil$o!c`HdP+i' =ErQA!EPEP\)tǶ=B|󮦊 ,<׊nul{}&ݿ۴٪21ǜb}Gc}#qtT`3; 7N^' E(((((((((({ .E-t5|:}襠}(AEPHH'-y?Ϩ^5Zhq%>WGAM?iSQEtK;&#L9?A@\FZv <&t ^]UMK߉XZs|H<ׁi|Zj}ZMF=럼M EnAEP@QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE=/ ㏅rSI%]|ϰhN^YhڞvV˟g?t6:Mz AW߅ilbxϡ"O?ZʑѠ_ց_ x wd {ܐ=n}@kFQE ( I? ]_ƿѨgVVr~l^$+}7ﯷ+,.t-Dxùco4/` ?|Koikq0ÞQ?A?gS_ER:B(((((((((_O1`_=I?k:(Wvȶe}Neu N<ء}s]nsǧW~xEF?pUtq\~|3L݌ڎgscz?N{2j6676j^wJTG~?P*~2MxkH/hTt}VZK& W$.gU Š(WFA~&o< tE)7' Cuo ݴ1ȥ]dLƵ/h5)x{Y״l[(2Oi׎\}Ă{pGxt8^[V0H%Uܬ?> W;ZInZ)Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@sxcv)k{ .E-t4QE+jR\ap1,J6689/o5VOx E p?xt^E3)SrQE#Qљy<]ַmgħŌ((*3qؖk=ޙZ(22y82KҼykkYX*~I"kRIVPlF7hTd`wK_5W=<RG[3wopv9kWiO_ECyy_Q5ԯ?_͙=$ק䂊(((((((((((( ZW±\jY{WxϹM5i.e[s3oOqh@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((aU" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?x',z3_fKu>{*!R9k-Q# %ڶNBf 9p+4C~f%y>^|5T}񍾇9\ mRJIk_#HڙPqp9 !I6vaRY(f^B?側?Ő{a$'<rdV:xm~վILPFţT q]D򠳋K?g3}}1{t?-5])\^>mg,ID0@2(マK_~.ߥ$-׍Vv0K+\,I\3 3v)& \s _廷m^WOuA@GBmQKO =]xdӭ`hX.-/67TKzw¨|3#[:[aEmtcK>Y9A{m+j1@=ؒAwrvV_o"_+^xK}fT]-ESHbE} 9|Dԭ} (tEۤP`m;dsLmx]i[I1M~Dr݉"\1;S*6n8aW_Y>&#ogo+q{ۥ(_%9m+|[m-7>i:Vu}oqp CHN߈[fks-GI}Zʻ"!@QB6]q`{tLJ?Qjksmygl郜jC6rh3lñqFΜ%uҴKWo|1äi ZhSm SJNc5|_sxC]NAk[;FEHAhӸ#r1K]A0WEQkaE߇l=1Xq. _iiR{?)G#TǞp)ۧ-3guY|:]hko2ַtx$!Dnѩ;͸c7^>`|*#}N}ETvUȌF NZ,/4{Ib^Hp6+bH9%3 6V-i'Ғ*, 8ܐN*d_Mpi_`4;y3* sKqZ4o]hz[M5ӭ 1Y#H )K x~WO_$B,JDO+FF8⹋߆sj>"MwW.-n ?l1vHR Mۙooe}#5kMF;OLCqrTUUY>ψuhtiy5< |eHfq–7/ou?ic|Xԓ۫3O8?W1=_RVȎYm[jis"9¨\^qמ*mnM,[[-~e].'epn^h GqC=q[GRH;l:|>IcMIC4 =z$ƝK?cP5YꚍCQd c ]ֳ]7)E$1)e*#\,=~IGa-uoKpRQGrNXSxV䬑D>J\ FTexqTWXE!iZ_hPf!P9*yY~!OMV^a'˱Tաg84mEΕk4ٚBY#3 p1[xڲAs{[jг ±FP>^N [K_omXzUMݮH/<72~ڲ,HVbK=p7|+{OZu.-: hoaB<2`&?cӼai_yCP~O#,=J|?4~'Gn# ^LffbO$8hV}TmBum˧2 A$@' <5iZ]޵>\6z~ʪؠ k&ֽfo,g?c۷gyx9^+*=X<[lHPA&*VS7X%}m&R,:>ڶϩOpn6Vā2z_{{˫4HCm%ԭ,696Y]$TP|=$譪1 ?Dpsc7rQ[~ZRnM>@2T*(O֜][oX ^^٬< cum\I|AhCH3yo+*_^/{d[)'<掤d؀:߀<=߶TdY.}di3ډX\&rᲀr tm Olk(2$>UY~}Fi;+sF((((((((((((((+V+oƹ*y}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m| ][ksy[-4W}<g?+V+oƹ({Y:J畷G%wo~,}΃m|\X=QA?m'?Rw?iI6Vp$+v[!ƿkWnیcCXZ'åW&gM* X6ryn3jo_7n*g?m-W~m6y,qm$G8S[?=v{&\lHbLdoryڤɧ`Ϭ㱰O Sܑwge;X6hBnY#lg62xm ?|GF61M`!k [SwHNpֶZZxbKSl @f݌/o 3qa]C[Y5w ,lA-A!ǡ{qk>A, o0CS gw,%x7?$׌`-ziI rv9R@)]iDHmf>ry9V|16꺭֢/'"7Qĥr>cNަu/ n?-z73{~OvJ}R~)'~_ABJΣa\Z_P]FgVp6.Ӓq;GAIa3h*o#;P9LsdU%@ךZ!Ȓ0gsӭT7.;)/-CPOoj%#?uIo(~F^YDzM_.M%}b6u#1 f^y<7{E?v]:ok?Zꯒ|Wmu:%fA&*I|M}xKWaץo 91=}vc6sVd$ Peocw\z#ncQYl/'f6;͏ý7йN2}ɯ|IQqiO]VLm>lhJIwFKx4۴p@㞼{?>}]Dy-*W>}M twsלQK_/1zU.iֶrGrmc0 IqsJ{M:kʹOMNEa,.F[o<jݟ7Wub 6)'{U&hZu7ϝs6d PQ 99AGωXu]2{kq`HH.9t^&}|Vy^^/RNsC'kkQHAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPJPf8 i*ޓ![/i]?o7Q}>W?ªQ@-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo'X,ԟ]j|-?o2oPυ'Gڡ oO.RPυ'@[̩E[T?m}I-TT?m}I*QV[Rt} y(j|-?>[RtʔUC>ԟ]j|-?eJ*ڡ oO.C>ԟ]o2oPυ'Gڡ oO.RPυ'@[̩E[T?m}I-TT?m}I*QV[Rt} y(j|-?>[RtʔUC>ԟ]j|-?eJ*ڡ oO.C>ԟ]o2oPυ'Gڡ oO.RPυ'@[̩E[T?m}I-TT?m}I*QV[Rt} y*ޓ![/Pυ'Vt˘RI`d<jeEW_OJo*KiBIMSvqW_OJo*KiBIMQ`;? 5.Iäjvrb!PRNTuK^>2-pCZME#jz{47%>u=yT;)ZqrLZX`Ƭ4, Jg23ԁywQioku5,Ė/_6-6*5ꔖ1N[RtʔUC>ԟ]ʔQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@[+e]BR? EPHQEQEV^VYM#NW`$`:Z;H)٢X;Žu)^͢_i}Yǂ.:aHIӧ6}>ChC[OGB/A҉]: B+ #f;wDRr VӛS:rPq/-Kt+g\ex^ YmIovã y xFF`fT\!h@\gku{m}b=4.^)!ɝ5Ƈ}K|+zb:m 0#^e⡼( SL",p RAR# hn>Ξa`0g8$fhnEP wa\OzV( ( ( ( uaqHW+i% A@褵6_қ lε}L<>?k>E&؆2ypO5SÜ_]h\K hYqټi;YUIPG$&vw:tk;E '8`nE [QJ\QE ( {Ǫn=?яAKR((((((((,Q2N9 cvoH^iא>V:T߇sx`g6МW}E|CЮPymD]N3pO߁H` AީNZmVq޸@tw|^iJ1+nmO=1 #w4% a\4n!%Σ5{ĺ7.ov2֦QA!EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPV dЅTzOlB*QEsW]¿2^A SOSmο4?ߖ e?>/*M|+C.Uο4? SOSm-?=QK> Y3h$A ¹/έ[YvUP6C ez?𝎉#?7cjԼ=j2Ηk [+ `ĴVA=(wL;7[9}W¶7pjy䷴i̪?{ui- SK};[26PۿhTO&j-cirp. S(|qT|mk]Kn=HY<"8]S BxoXԴ1tEY[k0#c^~OZMӞ5='KXɑ|n;:wçO]ͫ/ťy.-ϖ*2ʷ:RU|)uiKUT`Y}XnoSIl{W1Yovu -<%Js :o2oĊޙ<F@>v)._ndzږCx}bI (ڻhst#6Q$|َ>bppMpgTkCIRDOi;\%:󌚒EiӥIhgoZSIV d>U}?5w(v@G,&t@*9va\Oz%k wZc4)$9]{Xa>J((I|4쬑*{djW9n,y )Yrs8ԨK֦Y_"%OC++`d} K/-ߎn?yvSvd qzbxzX=oW};RH5;!Ga C#*g<8x^ԟ]j|-?o2oPυ'Gڡ oO.RPυ'@[̩E[T?m}I-TT?m}I*W1\]\/[F0Ngz={/C>ԟ]j|-?ٞl4{'KԭId-Uc§%%߇oO5%#|/C>ԟ]W[ g,.-a;pZ=a9Ya$UЂ"\UׁLk]Rw5--ى\$m æk)%f<ѿ:3cX_scż),RbcPυ'A6*QV[Rt} y(j|-?>[RtʔUC>ԟ]j|-?eJ*ڡ oO.C>ԟ]o2oPυ'Gڡ oO.RPυ'@[̩E[T?m}I-TT?m}I*QV[Rt} y(j|-?>[RtʔUC>ԟ]j|-?eJ*ڡ oO.C>ԟ]o2[+e]B}ΙsjVY[3 0疠qZL(Q?/ʋ{ 9J+GeG"?*.}RY[mf|rי|Gt}R XjxUT \E(fzOZbkM3GG,y O2vm\T֞3kŊGQdGzd+)Pcdgvv3[A<#g@Lm2pHͼ騶gkW܉q!Fn6Fwg=ƟE:Z$ecYg_/k#%˥mpln~i^=ϵgɐ-miAihg[ϵocfFq1*s(?\#߶[:zjW[(_vп!Rpvz!f9c9GPiiE {Ǫ4ibON/ ()u3j|-?>[RtʔUC>ԟ]ʔQEQ@deOpJᑊ9h|N{)+L 0\}/F+]_z1r=O5.W}RJEإm6}/C̙xP++V[yRXe]0?B*Ljt/zCZ7&|> p7] gGu~3y.7(2j=%wTW gE[?pۃ ?^O^' 6ܷ\g) ]9£^ +xꥆA*k:}P;d#A%3:tNjv:]wp]?I!pjA!EP (((((((((zOlBU'B_?!AQ( :J畷G%wo~,ig?+V+oƹ({Y,jr_]q(PpsY'4n#qBic / WēǧuPO35Z4eq!Km݁8c׏z#i5tqtڪ<]UӷHm[8;6vhR}>PRKqk.@/ynIړG]ƟiR9,%(o;93>봢9]o|q>wZxmϐK6 ^sY@ΜėBhc 刂#,|?~W_]Kpaw%EBpb,@Ftbb#@ SKwQEn=?яU*{XRQA!EPEPEPEPEPEPWV]C7TC⵿]KOaydN*+I\[q\6|Π}οxs㶑tV-zO?ǟ~?#ՑsJ}o'QsF);ĺl[O w<Ý֬oT%H}]d,=у~\]&o|-s gq°%␤㪰̥ Gt6( Aⵏ2^>˙=&{<'x zWڬWJR<^12+Pu;\[" v88#>Ư!|?ѯ:6N~צo|^̎6J@--n\}4*{3itOQy2{ 7CК:PKMnQE ( ( ( ( ( ( ( oC6[8qQQ@-?s QXϽ/U(|ſ2}!<*1o̱{_"2}!E[,̱{_"Q@s(,Pſ2}!<*1o̱{_"2}!E[,̱{_"Q@s(,Pſ2}!e!XcdH` p=jQEQEQEQEQU; p10@de+Ǐ(,x_H͓\h-?,΅{m*-Y0p}MOp '5am!uF?6iΙ}3QS E(B(j>j6/ЎE_i5fy-KI70L_aqOҾ bMʼU6ԯq?*V:Qxn=GN;'o.j:Nx<GWk5_z}|-{$r"&} {ΙxRnEd ?媦ǩ{Q`U4H *ꮦжGkH4^7Np ~*#2tweBoˡ+x;ZY2Q^yNG̎:2JѮ֒&i/`bq?k 24n: ӼQ<8KkItj ue!SvgQ]Ff\sƹˋy1F S19Gr*(( ƏVV ц=ҹ[^wƿv\1ܿPk8-kCڞ28mCJͿNY]V '_mB>SWVr bmhl^عuܸx:+k?t1m|Od" c%+}Xj6ף5CG}#QMD5x]d2=QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEM]t=[执ed8Us$kRψwqg 4\H2#\;)E]X޵6bQ,jY[ 9i)YѥyRY%̌c;*6#ۦjnTֵ4I-;!ٖ@0GC"/Oo[y'Wo GG+ڧ /;AxrTD2oX.?:봯 YHs {\/Z+-:&)5.z`qzj7 :5?E=EzO:\ҵFiz`_֍x9rId HUb/##ehq{H+t"KkÆef2GA5xjh3 F q:N;UԴMJoq{+Pj[RB-i~7-?&6g ܂?qU|u g <л_1^m5ZǨ=U{X}xuzNߑkzv]G/r/O"59~-Sqs|B&K?L)9=iY[jIFdpXr8"~/ݧfZ#muJ|ܶhGL\Zfk0k?ƺ(nj$n0>7-?&uՃ*ۆ-iX5C5um5."xч_l'K :`>Pd =|Tg= Nã<5 ؗkd?KxoWQ?*x[FWNr㹓E[|ܶh>7-?&4*QV7-?&o4*UmBQ{mBwᣙ j}o[4Mo @hy7^.4[w}g/9!?w=2xt;Q~#ub^5o U55URa&SW2yR#tRěF:A3S9xcp[#ӯ-#d=hUknQV7-?&o Uorh Uorh Uorh Uorh Uorh Uorh Uo:V{hBCXh-;3VDmV捫kjnBsȪ{(7X?6?ٞ,ڭźlI:x7⎦O*N^=7K $}qETHeH#aJ#" w%h(7tn3&ިG 2?|ܶh Rm4}o[4MRm4}o[4MRm4}o[4MRm4P( ( ( ( ( ( ( ((FAvx_MK{ح֙3s?xWAQ>? >!xLo( yo8|V񷅤g2!*497!1^H讥]C)2 43ƿR{2bq? +дFSY{[H1\:Ѡf%ln?Pk5}#PB#jrj c(`k_=W|u_|)Ȏ-I.4yi`('m5EsF_~SFJGY-&[_ٽ9xcq~<ק\CwOk4sB+$lX{֋xnhnbhI0?sw_ztq_70Ŵnt)2IL+*r-8YXNCҁ{iSҪU r+ @Vwg0K;GDdlxCe+b`s}pQcx֔NB̍Dl܇}2nzpߕd^ٶi>+[-!T?Xer# 6;7Wfbq}3YrM?Z.'AsiY3BJOߍP`Z0(V<)xT 4G0vM AG@>V 6G> 8cĺ G`Iϭu-{ P/U>Ƶ+/_U.e5^Zݐ}ynuW5Ζ~>=^KJr"sߎh IIaq]aN-QEQEW?Þ5}bU[ɏ-U[={Z{.,`#ÞAq)lv{{;E.X& V}o Ğ)82KC[|g6p@9 4'kfvf^l6gA ;iaDg[L&9 ^Ǻr/>3[Rxxmj XacB?Ϧ+1ݜر'4#,u:Ϗ42i:dJI?ffP>x*HYA5IY ~{WثtQa}b#cFѼFдyǙߏ[G >P.vL$jvޓҫ˃%xEuxPo&|O~T:(l-CՇ6CW80VD8:(jѭ5,0o]ѐI湻!Ҏ x]Yp9(Unf@;8XnĎF oH5庨&A]{15&Omio[~/sk0lg% IǦkĺ_y TZ֋+:_5MÏѨs/#>[iPC" T5fC]Ğ $Icdܽ}j ^լu{?%ե&\9"( B((((((((((((3|ǼӒ~k3qҊ MQ |a :KvqA8tn A-O) sV{UԴ=NX.G2S,io^NtR˼˗nOdWI<1Euŵa"7rTrGB",f[>ݏ] q:í&Ef' rWW:V'pk[{}ziXWW7|+p6) &'[bG,_Ƙ8#*~.C͇gQEξ|zBj$#uyH2zF֡X5XV#%pzVƕ~D1ªEƨuz;ao7J<7eZ17_Q}W?_jܒml3emQo_\}yh? /h~OWF4)A8s?oW#l?''뙢^Om ..u!<PQE-(/xJЁ svq\#Ns{,ӱӃWZ&B-J(+mc62qE7ɞEyO }й:.j\N(ȉ^jvsI',_ a@yQ+\~%j_8TSg\YveX]Epp6xï]GS\Lme9;"ohvmΣ}`{6֍ !.g <>O|DӵԎ aV9}wt!55tQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@׊< :>Ѓ˔'kʵցto pDS9;_^E4IGc~(6Ƙ_m(߆+Ư}6fm.\>JtWBAᇄusAImr=IۀO 愷V5Y_ÉpSu6s}zJ:$U+~) '%G5T[VhG;S2]Vs:o6/5 au'tMSj}쳞oZ>Z\d/W/Am2<}P?3EX_z+?JtZ=uSp꧑ZWAEPEPUc;j(m)H0.uJyn$<#GErovQExzF$#&zǚ[UgIM2cu%WGN3U.tMqq܏aߏa&E[82)i;eԉ0UF*FT`J~7e͍ y "0~?vpXY0:Vk|1nhXco6OrGHޝH#KYfӋo hzvLvuWq?eóNN߲Y}E7T]tum?H3p~yBּ'K9.u9A  Č~b|+ϊK&!^(@pKEV<%{n59n#~;U$%#?5QA־4$vHpISo%[=R!jUl-u+W'zqEI~h?ůiwV2g *8auIa } +aݬ]-blwAG~(EA_΁Ϩ~>X5\\GW|Q-pvBe˕?Rx^HTV`C~ .o]{@cbl&a.a,X t;AW5YIu;W=BN1U|4P 睚n>Eon*v#WV w4QVSPEUKUHHnj*?= U+4i_o4*QV}??ƀЩE[Ҿ۟GBoJnWs[h U+4i_o4*QV}??ƀЩE[Ҿ۟GBoJnWs[h U+4i_o4*QV}??ƀЩE[Ҿ۟GBoJnWs[h U+4i_o49oÚ6u.ѥF?^of..pp7Wi_oJnFn;3C࿊^,T۸rj-Nԥ_DmWvs +O+5 <sI<.0ŔASd5s;MSĂM3_g"#88MGP&]&Ԑ?vC]I4X]ҹπ~Au20P֝woBkxglb{WP'?q\bs-OU ۴V1i9㎌;Qq}]ޏTǴѲ?Z޳Ԭo@6w9*O>?\EXOnX} | 6VwђXq:_ͯ>h4-q141줨:|C#έatȿyRH:1EU9CQ^kLO䟵w\q_ EsxeKю"͔y?jŞ2'~z&4#ݺy߉w $6 yj[?uR|!- ̲m@?˲3 Wu>F̤`ѩ|qu`Y5>P=U]+/X=Σ|q"Ƈ 3e|;#c3^d4jm ti+Ec/mKRX|5Ick3Ϫ"cUtcJK¾Gm<:$nTTWs[isl?Sx]|McYdciڣ@?kr]ꒌdHTyUײi_oJnu[ahDc4K%=|IkJi_oJn37gԩE[Ҿ۟GBoJnWs[h U+4i_o4*QV}??ƀЩ\| eoiuޣskҾ۟G8MZGi^++xg![qKՀѭ,5ygYg3V|'ka9d矧Z:UT*QV}??ƀЩE[Ҿ۟ER(((((((((((((((((((((((ΙavAGqV*(UE (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@G|i4zZ[XE;}˝hQE#@(((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((w:Wŕ.xݗpC$[&MkCDITW?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo6|Ws[hҾ۟@{}>W?Mi_oJnm\ߦ ?o7Q}??Ə+4ٷs~(;+G?fϕo+4PR(GӳzfEy^ ֬ g,h D "䞜ey}x53k]`(mDNyU7e+_R}/X6YDuM%Y%khKϔ6(Q F4-:+][1Qز֪]տO/E ( +7 6Ua+FӫݒIU&Q4t%=aVB#6l3:\(|G +B_])fh/X9rz~]R}?RmDA W ۷Gh^P,t"Խ}CFR7Um0Sdֺ PQѵK 6]Gp$m gsVb\lt3*I ( +ֽEuYjpY[ĂbW{.BH< 4Ft%6Bv㞸jעKp=iecKyj^Ǝ89O'V}[RԴާxmX.-R(SliIH _QEQEW%uKY -Z-7Ng"%Ieؤ2B1\ljuKP XtɬR3!f#p#4-KgQ\|Zm=v)l  prX۹cXRѓUk_إ@%q'd֚& ^wQE"(((^AҼARY%C${X/"gb/F8SJuy#FаT`` ~?z%/6]q!bKJE"g*g=Et=iMDZ=¨*._d{_EP (B ֪ۗC"!TĊ@dx5xSRoZ&Q %gj p3A[tQ_pQEQEb906rwg1\ݧu?/]hH-`$<ɴ2W}Eӿx˻}WX[Lʤ,sq]_4?JSh>ݨ\TbDŽTUO 9ҷw|{QH(Pgn#- E$&M1XVowi-3UF>Ub>dWqEs;X3:A$$E;JF mv9E.V5O%֡*9F#T@neRI~)aER$(u+7>-mm Ha#HBp9g֩j2]%Ķؑͨ+1vF0i ݞpwQm,_;S,k$K}2K}_v8 `~PO~k֓CjZ ˈbX#s=$vx=?V'ikHvshrCP%֜{A;rN1az𧆵K CNV͢ҬZJ]i(3ߚ覴؜?(DQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((@L" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?g?!C'"GSсx[o j5#[hxTߥ1/ΌQIr:m_ /,aׄI1 *Tw{?˭kk?z-Q ǹsRo//*Ny_no<:Z [cڛ-*6{7%?fQنx8zҵZ:5jnZK=gڷDs]oVJOO?ͳ(QYQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE@v^IhJ$!tVW DuMcR|ڀz{߆y=t4Um7Fo~/Yl6^{]"FIη[Rޥy=t4Um7Fo~/Yl6^{]"F o:ݼ/%p3e ,U^{]/?罿o.f{߆y=t4Um7QLב}[P/QU^{]/?罿o.f{߆y=t4Um7Fo~/YY3pm@Q =*Š(aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP~Yjvא@:-3q}i˨-Z ]_0.11Wh]ŗv?-V/[&Y(QEQEZ>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((s5< ) -m;Ygi [5c#_޿IS# ##ЀhZMv{]JU?f ]"2쑴Gɩ!3n-F1~$RMVFZEx$igT,1_ox`xj|j>4lY*91ދt?w\_A5fb״y.Oncl6֠]BjvsڭeF[2=0\:* *+m-eb$/#U$ɼFc-̐.:[Y-VG+F۪e]zU hz~k}S] F uUQEQEV?ZUhGoyG*}"Ox&q0Xr1@EsRt 9Fb"G2X_JzҺ*-};P3RΓ%Ʊz/|1k 1v*VDO6a צ+ojwݮkk'LRޘ`G=A_O9 ZG ,Zwv`Ddgsv7۞9#>oY 5la}tm+\+{# @RW$TeҬt_ cڞ1_9f RQ]0wS=qؼ֚  YvɐNG$`KWuooKOۆWC⾳C]yfDm295mkzVgO/K)m,@9#*:s^яbAM QmDaw B:ex}ΧmuM%#݆;G͞9~7vYm j:}^4e#$p3Ԟ1+m2=y !1pv<@|C|6;|>ZHϙqӯ5um$5b`522r;N8vWի_?Վľ(Iծim/d'$yU76dC\'EyM:Vq6U@vw-8]߉|,mt;e%Mi9,Fy]1R5RQԡ> I"hZC2X4ʯglu~:weimgusy**Tu<> |Kwi6{Fv[^% iE+CWyO M*{T'$YB 83z?NҖ\M.oʓ͘UD y'-/?h_PT%ՍS'"VDĪ<`AQJMI֣ .tK6_- 211ß }GKL/*@;O18-qu^;uM72YȜY~vKG4|M So4cKNXnЏ 9(0(A# w7mqL#@[ Ivn (Š((]ŗv?-V/[&Y(QEQEZ>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E (ύs|Fe6e^yVO,_kclmA Ok"nK;H+M5aֽTVkinY2L뵎zF+^MVO%udh، :RWQi~:g=zžNsZ_sBZ(B l02zVe"ml!;[\<`2mt^(ck{KށmgikPM;1,ŏk cW5;y.Ôm=7եH]Kf_-vI5nimbNw?Ÿ)h5`( s3 $) qk]V$Y6A*A: &/A4{Am`^I<.śFI eӶz_4}'KJl;ۈ!Z/ i̷ o~[pb'<7/?//%}cXtom]>W-a.s׵r~,H[H(*9 ζ│?ݭaO0'&x װÖ~ mnK5#$VGwXجë j8iķZ0vfq>"`$xgIsT7_j㦃c=Str<27mTƗf5y'j''okOw\xҴ3釰Stw9 .tۋKϨ+ cg <# 1߮1fcYgmgkCoƊ=bŬӛ]_I躰{&ozۼa > RΪTJ<ꨮW>8!+CD7n櫤^[l!c$p%@F3shmWkKm+IM_?BI:7ht-Zm7VM*ݤl,%Tjq('o:;Z9 66Se3]\yv-RaE(N m׈KMQtۭgMQmmdE8\!98漫Z}^N.붗WifG؛<@sTI^x+LAO lsS'_zo-湢&HEsP;Y1x]kK75+տFv>i뎝ȴ !<1zVVzHidK#8`Nj̶zg5toWTy$ϰ2 $ ;I= ޷er`5SN+YHe FA{7f#YI$67F7ZM;Cy^{k(avB*?SM-MemERQEQEQEUkEYe]z4QE ( (+Zv-*V?ZU(aEPmSAVj ˿ 4 QE (*|YcެkEe(Q@Q@?fZv-*AEP0((jzm\jPZd@?^mOǦY#ϻTNݏRZ~{mg ?L >/e'p:ANU[_oqKۣYϱvs}nu?ވ|G~.5IvY7Y>dUG*ycD?yW?.Mn59n=>dRjUoᶮOk]EbcL(m?fA>ڎY$iUV-OqнOt U/xohh>#\Ҵ;mz._#[yz9mV|Sk$aW 5fEnWw^v|=>< VdGgvzΙow sep:0#ᶲҬ~ClN-{XG1\b5Hw1?)^5G]ׅkx/';ܼmwp0@-+u_W;^"֒/.n Q`2hgX7O֩]nTog9IDM@TW Y^~~_}Ey5/x85;F ^c.Jp;Z=f}rMBMGWZ4g#aAG~Q楻&M?jz&wsy6fim9' ?g5ʗ$Qʫb^Q-[Z_Z~KExM=A~Db;duG:blOGy)%i@T[Mh˯BjKM`=$hſaE-I&r;Ag8:q8ֵ;gZm[{OKk8=(*!z7$5u=ecvldZYKg#ٿ/9I(6ߺ=Su]~kZ[kRiL(9"EUR0w'쯡S%OD"5yYX/y@XOKT{~67^=7El6;2o>Bd˒T^#RN燴Zm"), . )$vKVP9'U/xZv}M΃><[|@&r G"h_-Y[R{dJD016ݤ>|m' G"W|ClLӯ s<6;~*ֹx}chuMLki綀:ҕ!)9ZWS('_um&I촾lJ[ ZgKH1 cYuk]ib12yqrdJ̚T#袊«]ŗv?-V/[&Y(QEQEZ>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVI@Q\λ h{ƣZ,6\S$W|gށj-,/'\SzTԵ+2>yoi9?3^&6, On>|6 u-^j;uC?''?2x7 *[+[{9ԧtdG ́ko_ 鶍' 1g NUoK9b>`fp@OOd9gAqZz#?cy;yG*W[kw'PnߧWo+`Q_ZH9W͔QEl^|Pq姈4&v?]8" I@>*)~ nDd-!=x+/+RRެ_ ^Ω<FxLlXwK6qR|W gV>аjWv3:{zY-cHf'9DWg,LWWEdi4Gy䙥0CbO ܞNy&ni6kۘoo4laie "ofp8WkE).d8VqZ'í iזm;]X%k \f4HT=n5X}h7و,UH #z*ܷ&+Y_ՌoxoKNKi.e(/+3`8ZohSkYs(Q!7\>bstTR icx?C M3ϟ'y[x߷v;v -udv%{Ss+CiZɮ6x óXYhb oy<2 uÕcRqӎax](ZKfKwqf#ky㑊Z)5}KG&k{0ҡn%bMc8r9|8NqC-a򦻚i~9-K$czNNMԔb~R[^-E{id#y 0 :No,66e3K%įq$@I 39'+fkT &Gֵ}>k{kJ4 e By#< q[<`-frI灡 3wn1Зƛum7fgv| 2?)hO_jMu$|7"m͇hQ&l[siu _jvmM*i5'vf_Z4]@BI"A֕V/[ohгVhz,/g?vƬ@jVгGEk}hu ( #bV,/i贫4 \g?vƏ ?5f[B~ojn}h}ҥ p}5O]MYZܭg?vƏ ?5f[B~ojo ?5Zѧ"RIִ|Ycށ;?,/՚}{ka("7HF}=O ?4hYݿ_?$1iO ּ▥8jѴ"_0@A7}wE_j6:~\7Mi: 2Eş?Bt&v?ҵ]E}n=렲k㻴*Ѵ2.vb[_BKxI͸lʇh[ zՋhҼˋE-Quzw9G!)& _Vs.Yd-.G-}oek~fvѯdc kZ/Ye=#>/]E089L*3Ht-/N@UKx0QsUhCgK# 'KS!Vcn=Nn ;D-g= =9$}1z)Sȯ_.C7%X,RM>_ Cp7֑Kb^z> ˿ 4 [z=HVHsH=~+OB~YVгGE[B~ViD*w_跠Ng?vƏ ?5f[B~ojo ?4hYݿ_4P{*G?]֟{]J@G`(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEUkEYe]z4QE ( (+Zv-*V?ZU(aEPmSAVj ˿ 4 QE ([ź6^ qMa꺡Y`ꝌZvw\_xf{袎.0YG wڿ:γXG4(E3%y~9 ^('r6^g^|g[bc8 O֝cǾ%^.:,M 4qg|{WY[@!("5 ?!S5s?zuJ]CQ&Scu1#_!OW|PQAAEPkOEY֟{]J@QE (2jV?w\_A5fu (Q@V/[՚w_跠LEP0((|^aҬkOEYH(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEZ>,oVj|Ycށ2Q@Š(( ֟{]JU?f (QE[TeqW'Ziaj>"&F>cYx_Y}BH8/՛ǚѢ??960+EcZ*Uf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š(((((((((((]ŗv?-V/[&Y(QEQEZ>/iVj|^aҬ$QX>(5~C>JJ*5.ಶ{RPe]|Up^Fl?)l?xoQ#jbL>Wukm AkE * 1Gso,t"_:|9Ǡ,oVj|Ycށ2Q@Š(( ֟{]JU?f (QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQX6^'V-9& K$Yޫ-i>(-ߖ.EڞH{B9یfznokEYe]z4QE ( (+Zv-*U O|IWX:GAyݎ|e* R|W)ƛGVC*Ͽޏ xSsKYzqf9oS۵^mt2qr} 7'SQE#r ˿ 5[Teq՚(QEZ>,oVj|Ycށ2Q@Š(( ֟{]JU?f (QE[Teq՚2jQE ( w_跫5Z>,o@f(aEPEPkOEY֟{]J@QE ((((((((((;R]şpCZu;[I_*Ò%^'Sd%Cv. ٘Zo3o9HT)"2 :O@z%*}A2q{߆\:*yȅ ,7(HƟtHvǯֶ4Ois ]&Y ɦc) |ͤZXm:Tnm@3p8]b-۪ g>,'-**$/?罿o.7Vhmbo~e ՚( ]>| BA#{߆?w\_A5f[Ro~e ՚(/?罿o.7Vh,Vy=uZ.M@OqHVV/[&e Ѳ{߆m7Fo~4P+l6^{]Yj~}٠$_o~>/iVhEm7Fo~4P;^{]/?罿o.@XRi[怯 ?U7F ˿ 4 ڕ^{]/?罿o.@Vy=tlEbo~Iwn|ӌBFj|Ycށ4/?罿o.7Vhv+l6^{]Y[e Ѳ{߆ZxO{1GB_sWj|^aҬ(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEZ>,oVj|Ycށ26GHgFYMS5[="ͮoss\B㹃J_OUK}r)uy_*,j$׮Lޒc{ox7N@dZi@?^鶚UX±DX.(һ枯 (Z>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š(((((((((((|W6a յ]J| g5U5udq?5{|XI1 B?]ҨE * j @(,(i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEV]x>7k I1y$(XՎpj'WzvbdhuVVЁB`z{]JU?f -@#R#FvUip_Awg d(=ZA }i*d.KG~oZϽ=5KUŋ6kc X8}?ΫTeq՚?`Jz*A$۽O8ۚ_-} niqi8ݻG=ϵwnEd-*A=מpʌF8 ( n#'Wu+4>m2HR6PIM.>,XoKW:]=к IJ:Tq ڥ)q4;mG$)ݍ8<,+N]ŗv?-V/[ EP0((|^aҬkOEYH(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEZ>,oVj|Ycށ2Q@Š(( ֟{]JU?f (QE[Teq՚2jQE ( w_跫5Z>,o@f(aEPR\ž.Ė/$m- lu}SRI|UEY跒*ǗpacJ{^sֿhm:/mO̹)O#ڝ L 0jtedh^0#дV=_gh?д{Vhl Η/LA A@$x¾)"^f}љ  rEu^3ko YaSo>G!r#/ w=< wTVfѲJ+m8S}([kM- xM7: S܋u+S0eˌ7 ҩ&[\VqIlVhe+uLJtcC,M¤MT``'9xyH;_M;m 'ӯ^/=!8&x"[ 1m= *ZY?c]Ť[}.dysod{VhiNlR%D 6s epx|%8kԿ_F>͍38fw5Q8F4),]TKcSIEoX=BY7sɻy9QlZ%|Co-M->c;vi//E4_/ji>%_Xx!{ wwb[䝅3'g޳-V ȢKO#|g@,o\ <: ajp_̂FI#فnp8u ,*J@94 4-QE%Q@U-[UTaP&ՒZv-*ygW.2Dqq,ZH?9 8dYhYݿ_B~̋4Uo ?4hYݿ_9Zv-*fZ,@J&AأU ?4 Ihohг@fg?vƏ ?42 SAVk7Q}>Rf@I8>gB~fg?vƏ ?4hohг@s"V/[g?vƫ]_Z4]@BI"A&ѥEVгG̋4Uo ?4hYݿ_9xjGUkktEc!nw0=kD:֚ޗ k0:D&Fˍ)s9[? |A{*M7C5 $lphSysBnSwUͶpF#K"Fv,&qqW?uoN|97R 08!N{T\xz兾y4vX4&HۖeXS"\k{tĚ~Sy,ک1ަ7Ju/ݽi~-rwmaDͫC kU<όsъj|NЭPmmg2v84\`|7]?éxn;uNO{K!PP5ᮥkuƯ=ݴcH|H*w=jڎ+?jע/u\o厫Yj%/!ur ̧!I^uU|5>gYKw?-aP j_ץv4 e]zVF*P+)AjOhE,$ ?!6**]C>VI/EdHscA3 kNkO|?t?Q͎-G#p+ů|i㏈ro4}7<ʓyYJpO]h^(cxmnrsgҝ҄t_<̤gtH)Gg^]C!ȎO2@= ~dFZl-mפpE_oh`XE7z})xhǣE,|Hb<$tiE4)ǚUb*H6( M(5JQSJ']i"DHAk8yǦve棦K, ݴ2̡̊Is"NԵ]&[+3rH2dG*8<_E\x'M[is{&e D#~$V^K=^:=2md}yh؆+wS}=֮<3Vqp 9r:qX tۈ5-Z.H-*Z2A0ܛy^-6$bÖZބT51OH6 2 Pk/v eE.Mw}{ײ<^twb0 cWmE,e{GƳ%VK;1PUڹ֝_YLwoe<6֗2FbYq`b=3vPp?]3K5-Z+y-mf?*f] )?4maTZ+nvIsqֻj(/^:tIn%XuYD=Dhªƈܜ ޢm-`)QE\Lz7$O(;Q$1mt`ծ-Iuqp1r0 %ؚТ w_跫5Z>,o@f(aEPEPkOEY֟{]J@QE (2jV?w\_A5fu (Q@V/[՚w_跠LEP0((|^aҬkOEYH(QEQEQER3R@P2I8_=iuke)O?c:IsMHPI &??MVRjv_v5˟SW^wNO}YN>iwikH0@)QH (+Zv-*V?ZU(aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š(%X`WjXf   OƟ ̃Mokl CEeR)+K1@$ ?|c42 56"S?p˥C9NFSz/u_OEW ]$Ҿ!Qmͤnrƅ}?Վ=~o^~t`~QE)`/z]UkEYe]zGS,E ( qzt-q]"FVt6ݶ @Ҁ: OEY>ZKu,Bq:+Fg< FB'?T UQЉOUhhvxkWңT,&Ց@S;gyfs$k=VkusV3ܳ"6,:tUj[4^zqW^oo#qӮ}"6 *9r#xi2ioXҴ;@/NGfq{k}SŚ,lܱĭ,GK&> 8⤒YˍKRm.c-GD}4rEf@l(8!ͯ {=MQ6Cf@d9V*~VsqQq{ WȘ`b0dgy[^"ssjR}9ثbP q i5]FM]V_iiʅo.'1&`sWoߪ=Z`ouIa$q;Q^o.-u겶0Mi$0䅍W01'}jzڼ&=/Py7j##=y5|oZkm h*+uKMfUxmt]^ =4M74k(isW?lChnr"=I<{+<t_nr{jWw#,!|MKAΙ2`bs}=W#g,cM>j /E˥%/z]QP[ڦ}]:ýnH~8)EEr?ۺ47;V~Xt\l&%v ?ZQE5[1B"RxïNw`}.zls)g 4@|_5ƙNF?`ŗ꭭-*GP3wX /R'MCv=w>.Ut|liE pcHT }Z>/iVj|^aҬ$QE |KėךMum0F A*:tTPХ-4` q%R '+]wLAy.&paK3md 3m-.-4pдqy<)ƻV :ɮw{^+@֎sdtҤ΢UI .+׾j:PXl?q|+[s9+7!`FI٦_i9Kd,.e)#FfvYÍ `|/º^DO\o%I]RAF}뿢99~fM2O[ &9hˣd' tZmko T -\V (Q@Q@Q@V/[՚w_跠LEP0((|^aҬkOEYH(QEV?w\_A5fj /@Q@Š(]ŗv?-V/[&Y(QEQM(IQeזxFbclB{-s*EsTv=& )/eZrMyό3*:A׼) wWi|L}~鴽% 2\clYn ƽ+^vNV)od\0iU迀Ͻ;#U_Kw{r?_WCqk~ʶp~t}Uz/;ثvQOw!vT?m>l㰈y~‹B^Cb:Y$Ҭ$Gq1|Ww7Y'<?Z>ҬbGqR| 3OO$E4F9wF.5 vOMZ./merh??nYV@}}jY-b;uxzvKbA K@[C:*+F*|_z])f J9仿4UkEp٧~ms_Zľ&sKe/P&zC(c`Uؾ'x\mFF; +Ie-2v'd5kCrT0aPQEV?ZUi贫4 Q@Š+ľ)5 ^}T0q+G`dd"ES;=gLtMJU6QEQEU-kT4OSȱ4KlQ8PI[GY]U PɪYǫåKL*3aYQ384z(Zޛ7i!`meV*x`PE^6f`bmI |NANEZ(_NLz%ŝsݺ=(>[=@Omk[ibM: Kt.>u,9o/n6d5ͭ$3]i-gFh7BHvS~.4.YuA}<<#oA@sMZ뵿U\Rnݯ|YcޥE%xs?5FQ=n9HN>Ff**٥ۏ?&K?Mfi@_ȳEV4q|i/{]JYw8Ġs/5g@,U/14}_ch4UoK?Mfn?A2jf6.tMLpB`xj٥ۏ?&_]4UoK?Mfn?"[G٥ۏ?&f]ŗv?-4q|kyDR!8ߑEV4q|9?}Zq+bc2]=4GVK1@$ |dд_MB <kړZD<=Ȁ=8>uýajpwxPM;.+Z*Ef^3 |K&ܰ:zh~*<7ͩKw2`8QRj#q}"ݱ=A«bOxF+)R?DǶ.U,$ K4'ss&Zo4ʜ_q ~+ѥ<[^˸XOZ7oMu%.䪱$'$mxkNңX!EU0T)4]>%KY?<-m? l. }+4q|i/y*ish8Kssu>?"C{z4LG6R*/K?Mfn?GK|%?6 ş=߅k/xon=^OށWh/xohh>#\Ҵ;mz._#[yz9ڢpyoϯ#? WX%O^Gw,ʁ+`dgS_nO8YiV?nx'= #Ů1$c/ _#V}5i^PNO; d~ӭN uX6܄ zzoi,-u*퇏ݶp⚲%ךxWzC%նj6F@s=SZ< j!ՠm,s[")1ȉHᘂV_Ky2iIdkE-UNld0#OK{-Q" iտ~_NFUU&&᫭YKxWƑ ~?(^xsL纚 k#If8 ]<3ry9}:ͮna屆KXQˏ8;PS=nߍT-_[s-[Z_Z~KExM=A~Db;duG:blOGy)%i@T[Muz'í iזm;]X%k \f4HT=n5X}h7و,UH #z&֩y {+s5NY֬/.5{xSFg$i0J^5]xYݛ)uYt4@=vokҼ=/i:dS .JW0̀: UiMkf[̢FYp\࠳k]O]ukamI2xXVK|ێ1޲벾O>_(Ue`fIb9<+Lj?}yvV/~7ݎ ]hjY:݉^T+DrrA9^bqb֛[_p_Y{tG`fƝx[1=AxVC|lzc[O=ΔN@N15-t;{B/fT:MĬX p6NG<46ڿ?zŵ>TsM11^G%vČv&3D++?ki7>2HegjRJ8@쨪ZFυ[X`쥭K6ˏ됃 uZj-4sK$g,`a htkya$K)Y.%{$r,HY<NKMXp]EVfUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(h0TYI,-5%V\]ʱC3xǏ57Z-V1ϮS25GW ,c].1d>8\?Ty4[y/ALHGJ |9'^jD|wr~+(*o_# x-ƝhZw\q󟻜t\ QEZ>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@V/[՚w_跠LEP0((|^aҬkOEYH(QEV?w\_A5fj /@Q@¨k:dWA9& i\~?3=Ѽ?{+Q/|:qcw䆯 |qx{]6P)6ZgAm rTQyT*P;U{E j ԳER6 ( (+Zv-*V?ZU(aEPmSAVj ˿ 4 QE (*|YcެkEe(Q@Q@?fZv-*AEP0(((((((((((e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š( ڧ.&mSAVhPkŞ(EQmli8g[˩*S܍+BO(Ȉ"AҧSJc}?ڵYr+rsޙ9J7 O>,o@f(aEPEPkOEY֟{]J@QE (((((((((((qj|ڄZ}̖2q\uI؝A[i q9=:PV/[՚w_跠LEP0((|^aҬkOEYH(QUmW!:P&j /AKRķJp;\OVռ[:DmiF#?]YvB9<)s:w"7k[~vEhQAAUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š((((((((((6з}wU?7=}WFׯYHdH4Q݌<9_%alDOJȌ0Ap2ratm1uN6!|1ozqץ;!I^o2ҬJ|X@Ud,JI?*w_跤)\>.?O&ˏ4P=Jm'Gb՚( Jm'Gb՚( L[}?m'E|^aҬ%rbؿq5d pߊnI~}+;~?i9+S>/)&#NzrHܤ*spDŽeSc~Bs9T֦ݿɺ"{{xd5mTp}*bѪ2j#tm'Gb՚(oˏrjoˏWY{sZUZ>,o@rhl_ܸy?Eԭؿq4}/\ij(jV?w\_A5fj /@Q@Š(]ŗv?-V/[&Y(QEQEZ>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@V/[՚w_跠LEP0(zoi^]"gն`YrI^w1Dbfy֚2>Uef5VIUѢj6UkXH*,`#N* )SP^aER5 (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š(((((((((((]ŗv?-V/[&Y(QEs2ZnbMA^G 31mO^'s~.tEuEgj>Tf=]}G_<%An}{uٝ(+Zv-*V?ZUF(QEV?w\_A5fj /@Q@Š(]ŗv?-V/[&Y(QEQEZ>/iVj|^aҬ$QE (+j /UO]MY]B(aEPUf]ŗv?-,E ((i贫5Z>/iVh (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@i~$խ :6Й}0>Spc#Sx<{ֱ@#]WIl.(ꪵ|YcެkE4QQM/4ăs3=hoXMwv!ds\_'$8O!@~ɪ.<{na$::[O=zG)(4Pο}.oQE#i贫5Z>/iVh (Q@O]MYڧ.&.EP0(e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š( ڧ.&mSAVhP(QEUkEYe]z4QE ( (+Zv-*V?ZU(aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP8+{k}:P9Mq$a)v[8We$vo\$QKuqnY"S#먧q5}HeP\ rY'Rgs iUkE!I!RYrIzt.YGq9Iϡ8j߉uKjOw#qA>h|vvk^KlW·Gf$ 8?"O*HE.oEQ~$qiV~?"O*OEYJ((qT}/DUYآIQ(qUfk0i1w#횳(qTj /@V_߸?>?"O*@Q[Q~$_߸?Eʊb'Uـ)3⴪|Ycށ8_߸?>?"O*@Q[Q~$_߸?Eʊb'GآIU(TfgP'q Y_߸?-?f(آIQ(qUfʊb'GآIU(Tf6qt$DǙ܎jآIQ2j[Q~$_߸?EEoEQ~$*+}/DUVOfO̤ߊҪe]zQ~$_߸?EEoEQ~$*+}/DUb'Vh9QKOb)s>g- }V?ZU;Q@Š(((((((((((^sc1.8ppF~=vUZ>,oB"ykء @ӖVYH=lQEF**(QEV?ZUi贫4 Q@Š( ڧ.&mSAVhP(QEUkEYe]z4QE ( (+Zv-*V?ZU(aEPmSAVj ˿ 4 QE (*|YcެkEe(Q@Q@?fZv-*AEP0(((((((((((e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š( ڧ.&mSAVhP(QEUkEYe]z4QE ( (+Zv-*V?ZU(aEPmSAVj ˿ 4 QE (*|YcެkEe(Q@Q@?fZv-*AEP0(((((((((((e]zU hQEQEV?ZUi贫4 Q@Š( ڧ.&mSAVhP(QEUkEYe]z4QE ( (+Zv-*V?ZU(aEPmSAVj ˿ 4 QE (*|YcެkEe(Q@Q@?fZv-*AEP0((((((((((*mΨ|3\:s fOmb;I>-3`ih/iVjvq. ̍ڤy=t 7سEVy=tl"[e Ѳ{߆  ˿ 5Jh$ T M7@f{߆y=tE*o~e ,kE/?罿o.G Bz&b[e Ѳ{߆4Um7Fo~/Yl6^{] ?ZUk <,F \}XQE (((((((((( YmYmRt`zS(3:R;d)cp0'Z'tX.!0 7Hf?BXp/Um}~+\k F+{{B[ KR.$;P<_eH/9$חK4uo4A9Ǖ&n࿳Q-7^-D:%I5Hq͡ yw>V_i;Y}Bw: (;Ǫ\G./]]OŪi6P4YLJF#vrVvw? *Fdj#k{<6v,j͵YTAb:CD>"dKu%ud#c$`~ͯ~ѦTiHVc$X.ido{kS/Ng̽zҺZkn6mv FD,**llc1ֽp]%є5m|]YC$ҰDB8]2xzw7!qv8C{7QH"~(T&"+m-*$ zQӚKM]Nˆ Tv΍, 1AE:GXuc#Fa[)eeP͘o$c =EI Nn-[bh"v T`H\u (YEʂ5EM"GSoō,&7Sf?Fđ omyERU=SQ ŹPff8 {jbxZ49u (,Zf;Pnddw #v,7rCx ka"xU K~PG֮{oEwg Fl>+2V ʹvy$xPtЀ+\q8//-џ##+bqI_ h::("~(T&"+m-*$ zQӚKM]Nˆ Tv΍, 1AE:%Fر-I$lgiC! x zxKYf'ki@C'pǀ1\iP_vo?o1Ť*I dTPOJEMgRҮb2uqT^{ QHAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPJFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((D" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?봿kacgn!Y;zn1WKX5ϲjiX |=j]_?myz|gCSj_ :\jʹPAopsx?(u)v_omXKI79̿ |SNXx{F7OcEkmzjSygU;o =@>*I?֗F6qblԒ 3 JWnO5KtSu]VX7O e*-8K0'~/5)5;V;pHf~>ɷwqڒMm6۽3[Yv#11o#;;U{J_n_]{_挨+x~oqp(9amE @xhYiWKPf,QěA8Ϩ:GùwcCͨɪ>!Yq+Kc;v=Om{i ,O&*<cm^ }w'i}o,Go xMqFѦ,gwsW v=&|sg}r ,sF3?wҽGWVUDdu7݃z%^ÞFK-[kU0<֒wN;fi5OuGuJoxB+]cR̰ɕ@F6cx+NJ:ׅ GXk-KX(vqe13h iWڲV7חKlxg4l\Zwë.<5O 5G{]q7;Tv񱤭};?tH|?%5Йn)x`s&v-GÚ>iV6td&YNjZid`&yǹ3xc~0u߷ڐZy;|! vAzv~]wr׿4_ˢ4^C|l o'׵>ͬk6cpaQ}yo{?^jvqi^j#TIW%v=? <ϗw>p# i7ۇSir~_Ҿ&+Cҭ$ӵC;\%#L>Sh j5Y_Mq%I8hf ĭ99>mk^׭u)4rWS*p8nqkgIm [Iq-f,D$\w%9[>1Z&/ gRM6~f>fLJ\7t?Mww7څΗ$v$! rSi >g#\}ۿY'JM7HJf<ձeǘ' <7}sI>8z v(c{UK!Tdں;BofbYc+Ĝz"9GuxGׇ;H|KxtXgDMI#;NV<Ox]5sfΖH( |{…k;Gj'\3ɸ*B _&)mxfO_4b޺[mWGK?'*sS ARkI7?<;Gzr )Gc+߹پ㏽*)((((((((((((((((((((((=梷ܚNmf8lerrOtmVy淅"-cJd +q,O`k<5jZtZJ,J|O& GIm!f^jMC,VW7Ț]KHK٧w6p#`$ BWI=ʕk~&#ezeI4~J@<`rV`AۭD%`!d1X%998DrxޕZW Xw ZX﮴; K>?`2HI ?@F 5kߩNŞ#M [AؐB"e]' kdίVچsoA-A2@Yx$7Fx:{c}f%ZGba$r,fF$$JbM}>ev^FΛdgݻ=cօOo/C|k<2t* _U9Ky]S*ʼQEiG Fkk[R'7ȋ_v=UD-x=^![jsjg?e~6=xt? xRRM]>M(+V%v!@>WӛwI5ݻX_iז7Gdq廮+7B;]xLS+$?k4q *唏1 0x9|& q卺^` #,3;xc'?y)+aL&uqM m8qo!^Y[ZLҮi#wwlRW$k6GB1w+u1&$Q(IT^}V wkIxS[?vXiQXv0fik19 q‚N}B$XHaP r)_k*FQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQETԵ+.6{mg ;DjOX*k2%jxvUX yHsH5ZK%6#m?MػEVy<-(y<-( h?煿?E?煿?Er[}}.YGqu#ʢcm3&o@s"[}}.Yoo4Um"h#- fcȻEVy<-(y<-( h?煿?E?煿?Er[}为So26щ\jh?煿?E?煿?Er[}}.Yoo4U(.yT[ mcwޤy<-(dYoo4Um""fx[Tp\]Mr]C s3h?煿?E?煿?Er[}}.YoQJm&F11@s"[}}.Yoo4Um""fo4+ۡ#*M9X*1\kE6ynRiDۂ;Sqȵ-±S& OfOlk_跠ՙ6ԞHOȻ)uMQ-<`}ߝwٝ_ (QEZ}v-*V_{]J@QE (* OU6 f(aEPUcެk_跠LEP0((?ZUif (QEUm3A?5[LmqO(RQ@Š(]EYo@f(aEPEPh%?qYJz@QE ((((((((((5Կ:͆k]\/> H \`zz^=5O#^;X2!8cIb`n g=rq|n.=( +sAW6 3w9̤Bq75Ucޑ2F't7t,я6%eNXvAd~5tek~Pu+F]MpS_'?-7'1)rMOmiVhob٥ۏ?&K?MYmo!sJ '?"V>/14ZEYI/14}_cjoK?Mfn?Eb٥ۏ?&6lE K ֍V?i\S mCG٥ۏ?&@V4q|i4P+}_cjͼ{Ls)|hk_跠M٥ۏ?&K?MYحiVh,V4q|i4P33q@$_j٥ۏ?&O贫4 "٥ۏ?&K?MYحiVh,V4q|}:F툻Ax08}Ѫgm?!@}_ch4q|՚(fn?>/15foK?MWOie ٭w 4q|i4P;/14}_cjfn?>/15f+dh Ҽʏ=_ U?fEP0(((((((((((oVj/[&YO>ך Ⱥo9u_S]Ddu 0AE qqf55[[J/;h^'|?1>KlO~3?]6MG]QHԭifZEYH(QE[LmqO*V?i\S ԳEP0(oVj/[&Y(QEQEZ}v-*V_{]J@QE (* OU6 f(aEPUcެk_跠LEP0((ެh%?qYH(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEZ}v?-V_e]z4QE8^RO*`):=ombwE*akڣVi1~?oԿGER: ֟iVj?ZU(aEPUBm3A?]K4QE ( wf]Ee(Q@Q@?aҬkO贫4 Q@Š(i )Ygm?!@hQEZ}v?-V_e]z4QE ( (+G!)VBS՚(aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP;K2[Т3pz\j⻝Z'ֵ]BkUd|̀\@մ}B mB3Z4"u0e1m-,tq&j,[P`@Y+TXg __/#v5Z}v?-Ye 4i":3TlV{@- lc)+4UoYϥG,zk zc[h$==So~Q ?c(&Q\u5 y4K)Z|qcO4x#Y kJq^[Zۍ:yknMӔr~&?ZUζi cO`K?‘f ?c([߱R[o~Q ?c( K5[LmqO([߱_N}>ٞcL`p(4h`K?Yϥ@,Ug>`K?€ԳUcޏYϥUlV{@- lc(EV[߱}}- f ?c([߱*,o~P?ZUζi cO`K?+h`K?Yϥ@,Ug>`K?€ԳUBYϥU+Wf1)$ 'ksF ?c([߱R[o~Q ?c( K5Z}v?-[߱^gRF?ҁ;4UoYϥG,zh`K?Yϥ@jY}}- >g>G!)R(u 4LQ*3v (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@V_e]zUcށ2Q@Š(Eyrxbc6GrGGz-T, &]J>#hʬ9a4f&WVVSA0E\:'5FLp~ c>} z- )MMy (QEUm3A?5[LmqO(RQ@Š(]EYo@f(aEPEPkO贫5Z}v-*AEP0(gm?!Vj OP.(Q@V_e]zUcށ2Q@Š(( JzU?f (QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEUk_跫5Z}v?-,E ((;Mv{ U|`xZ]-+n}v-*4[]rמ̍?™fhZ׆D>OKkv]߃Ȥ]:k( i )Ygm?!@hQEZ}v?-V_e]z4QE ( (+ZEY֟iVh (Q@V?i\S UBu,E (*/[՚w hQEQEVBS՚174 Q@Š((((((((((|UgoC-⺲xdhf@YU͏yLJmKZ}=,v#;I1('>⹿QFqoR*ġ9ȅRhBĤڑhѢ}/\.?O.}v-*g[]'%gPF s V>.?OJHh֚剶LGy5τ?F@mt8>r |,/5$vZfS4]M<_jPTmFh>ch ӂKgL?5_#e5&F5Kc 󩴇Y4Fĸ*r: >cƟtOX0M=唊[W^9#h.%W;M#3$wX[fa09ؿq#h2WLEVl_ܸy?ˏ(*Ucޏˏ*f{B~%$ hU.?Or tY}/\.?Ouk)Y"QGA [r >.?OwE*b}/\<@]j/[ؿqWhBĤځ6*b}/\<@4Uoˏ(l_ܸy?€,U.?Or #?fZʲ :=_vEP0((((((((((+P,5~Է,a]nFBWi SdXmT[ۭIQf>~6oVj/[&Y(QEQEZ}v-*V_{]J@QE (* OU6 ڔlsc)&?ZӼU{].6j2=N:G+kڵ 4Mٺp{qNRgM c$HeYNAƟ^uqa"vtbs, y-j[2nC!"y,fV_e]zUcޑ,E (mc@5fLuFHd$.U+kோ/1ImWUծԭaI%iif0W2{;y+*+=fQ{M"4 krp`Rtlt,5k !2 b$e„%>_3HF p^/mţak YOn-LՃẌtU~0~(H,k[Hx`L-#}3%9ABA{H< _'Z[>9O.u)en|2w޷?ڥԞ }~[ՙ~Tlsv8WBmZ?K(:6x' xg_Jub-bk254,nrx|'BB[ %Ȁ3+|ϷZ:5}kiϵ߳ؤ݃ &b5y5_"kAfhҖ-7I` q {kw>oK&>\0zVk ct\piv]ڷ&-G}Ok jk%ϓgIۻ\M͓K[8uHc 0nsZ6mju(Cdm;{gml@bcT(U_?y^O-nٽCc8z)VQE%V?i\S UBu,E (*/[՚w hQEQEVBS՚174 Q@Š((((((((((-!"kהIX^glN8dU8|UO{G`GH]%z.pB"Z}v?-V_e]z4QE ( (+ZEY֟iVh (Q@V?i\S UBu,E (+ZAI-x I;+{=zOhvx_m=g;q§{}cETǛʒo×O􋇵5VIwX-ܤOʬ9k%hoAm% [cYpKf/(4d$WgU9(v?Ȋ}|*KU>G~,itռ1b4k)n,ÂO'_Qik*ikp$ k3m$dޭQNR%%QRXUm3A?5[LmqO(RQ@Š(]EYo@f(aEPEPh%?qYJz@QE ((((((((((GZxInb0F=ZKE~AfMx\Zs N(X#(TcT^ϴ0bc֍V_e]z ""@Vy<-(y<-*?煿?E?煿?EYl~}!4g3foZEYIy 7 E[}}4P+o_N{mR8fj OP+koofo2oFoVh-Vy<-*|ӌLy;Ѫo@(7[[WVVA_:<]ch,;K1Wdw>r3_KV7|?im Mʬh_u;D(5MOM(G0Z1[Lymt?煿?E| ޵?]֖Şص:?[4~?|\wm!eoUh$57 7 Eζ{>O3bV7 -?aҬ$?煿?E?煿?EY̭x[Qx[U( y =_)pL`Z5[LmqO(7 7 E[}}4P+o^L>i&}r[Cuqgjn"[0GPѶ^%ι=+O} ̫LfߧZ9xLPH-8칈-`~t#G|PT11$LO贫5ohx>"weBN޷V/sY]E=x:R:VvZ5+=BKi@=ڴhQEUm3A?5[LmqO(RQ@Š(]EYo@f(aEB,@OjZ+/xzVQ n&z lՊ~%z5*j[48 gEBS՚;ft ɩ[C41I9i7v \n @Q\ۼqB}?!нOt ohxci"[ m0Q#_}A媂ɢLAȢZfek66 `ڡ#rld zMWo5K[KI"6SHe(c!uEjuGUP5F;S8 .Np 85zvz˪r&mвyqm_Tu}SVMrl?4qq3l27'KT&z3YdzޕkisyW($MG+?k/kVKo[I4,vfBpm++y f6 ZX`FŠVF 89lz~gUXQ hG' 9IO82+unu&&o<>bl'/|o5Λ\‡ɖVIqx#ZWwOů W#'\WJyNRHfSƚw2Zo$y-(FKd7$pG$j+w:jkk|[]^X5ñ3FQ0Af\PvRIʼ"gwEVfUcެk_跠LEP0((?ZUif (QEUm3A?5[LmqO(RQ@Š(]EYo@f(aEP=[M%ad>/ğA I5-u^JDG_@QM;W¶Fktxio[nFI>P>VV;I 5(qgVV$j;agi̫աuuGIykwp|~a*VYiC|L6]+q9Xu3cDs^6🏢H$F>s?0sj72C&290xX?HR54т|} -$>"m-tkoCu lbO+}^Cebլ&:̻{ukN]Y!^2?\F\@R>?>E+[QɻDִ@$  )q#I.|5魣3{>;&nunu=>GSw'#'@?"ĻO@C=@SW7aVNvE$;H#ڝ/ ]Fkڒ!ޱr;q@wقn-*?3\v JL/ÕX|y`xOM`Ǟc$ƶ-}&~Ѭ٥ (жMg4<9vn>#m/KԜpSw%u9hܮEγ>8÷zT-PQG},r?iy 1^kg1Vr 1g*C˶.u;<1Q<\ߩɭ(z MZw xNF+KO{i)R;9Dگi }&k)&іi *rY=+y]?Ž}.%ݒQvYv)TLUk&{.%Ff8j)ί4%F,`܁|12wya?C_:VD_`LFZEr8,oB`zst ?Uѵu #̯M&wq3NJ''֠/0gXlU(~#x[CҖt4$ѠV y@p@9[Z .,nd.9ـAbA\ 裣]_? [1WHpc#C'ȭ|t{:\w3 P K69]=Zvdֺd 3H՝ܖbp9$v.Tck͍ՕgБ&PI`zzȰiyzU\bfi#ߕ)FpN~V8κYԭtebY!V]Ts+S\O隵ki7-oYkm4ry1@}Rݹ|BoR̍"G9so 7s@$'#A2f[G٥ۏ?&ȳEV4q|i/Y}_ch4q| O贫5mo!sJ '?"V>/14 ?"[G٥ۏ?&ȳEV4q|i/Ygm?!G٥ۏ?&6lE K +뱣EV4q|iw,U/14}_ch j/[i6 3w9̤Bq74 #Fi@Y}_ch4q|,U/14}_ch ?ZT"2H EPw%٫fn?~73kM%ֆI'vf>?!o|4lUfԝܷKц~fn?dM4mS};On;Q].`o|ΰ,k=\]+D92xOVmBd'$4R$9uGcs.{sg'l`^Ԭo#לhlnE,/'\X{r?WSźim$3`}# E,]*zM+Q @jrx6 }cwn/K?M5kV3tݙ*]>!_+}FEݼ 5?'$ʼjE/-=vuZ}v?-=~wo?DT3#E6\2AޠΊ\x>~_GhGEh_'KSN)0S_SC/#n梹>?!S'uK¿)X/t1Jz\&d:t_24o#-n@;ԿCi@-c/ *4Oxs^{]_5+C#Eg{ V' gP3jͮS5=b4gj3Z'qdf^(umeO^7ZT-&Y`ʪ\y,H8ko{[[_=b]k2k׀a-uo&\.Z%e1Lc).2CcWk=kM^(myn/xCU 5,)Zj .$@\^c,a2X/+wc9巘 o?SUc޼/w Ck6s)?RpxzkimV>ぎޢkJEy֗; 1+?:4hٚ?>9t½:5h 2=袃R&1AKamX{§U(Z(cP8~G!)AEP3&UA5s,%I>78X_ /bRnnN[d,9t7 `WPk~Gh>McKkIsέB3rXj>IqkGYF܌N7z ^]7KӵmdAc5KsF}Z׾>]SK.bGg(෸X+k5s͹6`sޥ>-w޶\$IZ!ͧ.{x=8M]??!U'c.fkbaZ WWw-@;Q][[3CHqگ-`LկX*̣O^E; (TeB`GI+D;A8>Lr{yDިQ)Gg~!Lsyo:?ׇe[ JԞ$QW0 0.OG7&;}wtW<'r]hDd*sG<Wmqܣ_HRV>K;GW?\x &KꨮWǁM kCD4 #Mt1vQ ePq=%wQ񎓢݅嬏 AX7JnNJ*Oh:PŭKi,jd`gU|u5_]yRX)ARA洿 pxfwkO\@ho _בxŚu:cpM䶳{{QoXF̌0pAX|[[XaSҤQ9!dwD*򟘐|dW? ]Qn/v]hiMmIgi f%[*؈#1W:Ȳ񕭝L,٧Be4$Ps$-Z^5h:F7 RY%vچIJ / چs0 i$@ l dcq|)}YBl#6D߽'SnC/ө<+\ ͔pXb-m~QLOtOM.mE[x-FVKYd p%/p}+_YִJ}KRYߝTb bI 9ZN&5 MWKQm&D)r m4{\Y\;!вb$)HHi___&7bu0/e]&Qex@|/`v#iq[׬K$hdxzGו6k+Ӯ۩MR٧x%;I/|c#9ᖍ}j w5-I1ajHA~K%>;៎{-ZW֥ ڼq#@d#f* l t%4ȏ 2[r*@PW_ eͅ%:F{xHh[qA9:犭_ ?wڮx[_Awqy!O/ʅd>\dE>HG -_zj1]or=zE]\zi![ɦgeYb[ypʒ*`(w.+XiV3iSw!V;, 'N>P2+qֵI$ۧ#,avZErIvBm_/;(aEPEPEs$}_K,eJO+ #>W 7 eg>Y+}}- >g>Y3Z{m!elSj,}v-*QEoYϥG,4P;",o~U( ",u3cZ5[LmqO(o~Q ?c*ȭ ?c([߱fȭ ?c*͕h4#hk_跠M [߱}}- E+}}- >g>Y+}}- >g>Y3Z{m!elSj,}v-*QEoYϥG,4P;",o~U( ",u3cZ5[LmqO(o~Q ?c*ȭ ?c([߱fȭ ?c*͕h4#hk_跠M [߱}}- E+}}- >g>Y+}}- >g>Y)[C:F(@ڭ174v (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@V_e]zUcށ2Q@Š(( ֟iVj?ZU(aEPUBm3A?]K4QE ( wf]Ee(Q@Q@?aҬkO贫4 Q@Š(i )Ygm?!@hQEZ}v?-V_e]z4QE ( (+G!)VBS՚(aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPUcެk_跠LEP0((?ZUif (QEUm3A?5[LmqO(RQ@Š(]EYo@f(aEPEPkO贫5Z}v-*AEP0(gm?!Vj OP.(Q@V_e]zUcށ2Q@Š(( JzU?f (QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEW1k!7~xd |2:|ƽ265) std83±1z qv-w5j/[u]6WUeK,oʰ ~V+ЛW:+q|7??\x &U¸? \M<BoW@U¸? \M<BoW@ ?ZU\x &W7+HꨮWǁM hq|7?uTW+ &op4¸? \MuU[LmqO+q|7??\x &[S_W7+ǁM hQ\+Л &op4Uk_跮{ǁM hq|7?Ϊ\x &W7+gUEr<BoWG+ЛUEr<BoWG+ЛCif_W7+ǁM h:+q|7??\x &U¸? \M<BoW@UV?i\S \x &W7+VꨮWǁM hq|7?uTW+ &op4¸? \MuUZ}v?-q|7??\x &5s_W7+ǁM hQ\+Л &op4Q\+Л &op4!)eh^?`n~jsv3gMj$QE ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (9 _\#H"m0lԁ<ꚦw;s[j^]Ēҋ!exAD96Cg{. ٫u[O:oi{x.nc%h Hg<1v(Ľ$nXIwiZ:Uil31Pp;sk|9\JS@F,̱褓8Qz׊i >j^*߯ۤ7~Z(@iG#_+GY?wٿb]~_??(¸ C^-GX^ 6ģp]pZFVeeY}&afKͬڣxz\J+fCuv;bGPq{z/-JTNʌ%񃵋yA+nñh]n}NX$d`.mhuWl<}-zEc`t<\Ug~W4w(kle&*M`0 @#p W~< icC#LA zMwbSNlfźMób~gYڍƅ'$lv*,!)$3;I&g9#=9W3xZ:F׸Mu ` uE9x] -~+i^.a[\e^HeF^Q|[I̋_v<e y{/gyzO˸FWq^O>Q cX[~$^D__VI?(?Ƕ4i%}mt-%OH x\WV7mnu=)bhh Ƨ g9(4/zjwJAnQjҮl;ɝ6>Y% ȑ>bq)g? s~+iZ=,tOPK~{i3r,2H2`ܣ+5>%y^) #fXtRI(=kgR-uf! ]#w+GY?wٿbqw~K&_?AERWxrkjkc+^%ò,ʻ\54Jϰ5 j$ <aJ={0j˺="(& aifXwy-w$#ַOE@Kdw>f 3=81ԼY h:_Ԯ ҴhCP~+/Q^z]f_QpY5kvT(rez~3Un_oKOQEIaT5_iדYEi&0@A`W Fxotzrr41!Ee A= &ʊF\XK{ǧ\_ڏJWb&aق?xҤ[xcVQSkWi8#z067`MczԞ5ƽƪo'3Hdc)3Zܚ{z_␍̡T~`GNNn=? ɯ[Xͽ/;~qxsO;ȾnP1!Xap18A%9w5{b?1'''׭Q&MWmj^QE#8ѤڅW෸xNI>c 8P2C6Xͩe[j7JYέ;y"ᔀ#A[ g9>2Xо%髥y*n$p CF}VVuHd[W@SxY9?D5I?EJ~+Z5Yn+:o1p񽿙(2wyfIco{ul+rc!@ mu<[%SxS~™q GOԡNDR|ҰJ7!vۺp{ (c`)K욨B̾Vcۯ=y;| an-5[g#ݕOQ3g89I;/k7;ER,((((((((((JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((U" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?J(1 >}ZˢXRR9(B'۷S̈́9_ֶ=:ി xSJ[Vn.B|<; `d+c-9I 7]Kw+$PFQ֪JKEpt|3X[k8e ˻620@'l tZEaw4W J֗5k700zL}*:i&5H]a:f=G@t{X([׾!G]7kθeUr=F qZwRoWRj,Z ^} / 2W9G[?FA(ROO<=Mn{D$tXzw'_9Kk[T ҕ9=sOcШWF)coq pH<$V_n%r?^xcKk[]B;8_8g,m=<}3 6iI6ï';Ǧ1@%n!V[]GKxnnDZ$s.S/:VOo~VX"#S({$r>ar\(Bewi5-o"q3YqūExcK{dvy_ꨬMV%i5p, ,$c8u.]?MP2m"|pfm<3EÕu&l.eMBk]P/$ݱ_Nemi4]W/c$~L9]vTW GY״df&n Jy H,sw7;_#z Ju/]Hui[N[n+!`OƬHKkoR$3^zzG|h?P;m2(o,]M,ຈ+a򃜐@fCIkZՂ( ((((((((((((((?{h[H 3)e'q@*2qw% ,NkXa-i*g=V3{xMNymҠڌŷ9\%Ơ/Ir1.T7 ݑ^E%ohbϰJHR|#TjUsgsa6*JΐIm#oj =hJ]omӮO,ܖ\8]GZ//&xtU\DII#*>\w^E;9}x@eme$ ,fbTl05!$Wm(i fhcp̊|F= wRZ}s3𾱨Kۭ?*PЄY @Fg'ҧ|\T6W~<2&>ua瑌cE O97]m;+ϥh}!O2 u{d+м?0E%f[yͷݿ]+RX{at.mHͱ3iKh,8C<% P" ۓӊ(z%^g;~h|[p%;p9kH^Yھll%+7~vO˕<^EV)>{{w֭ =R&r1&AOL]L-+jcU-7qgvzq_SGkJlw[Oq.޻?*6|To7Q}>W?ªQ@-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?MRBm\ߦ ?o7UJ( ٷs~(;+U(4-fϕo6|Tз}>W?ŠEQEQEQEQEQEU1U+Du 2#p}o[4MYZE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh>7-?&ЩE[|ܶh{gfy4`P@=d4QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@)Svjy~_s.0M9:(((j~fuمILloFCiS}eǮv(AEPEP'B_?!U*ޓ![/+WS}"eWA ][h* h>ƏGOȋ5om| ][ij]wfeyc[h;jOzm6c/,јռPH$`31ҽKTu+utUX8(9Ͻp~'&C3CX%7 DU̕ȥd:|?w+1|Z%ݱrA#[1]^*M]1{',&݌hׅ> 2Dv[98݁xZn$N5o53( q9P8s$AQFaUwxp?NV%sGxUFx$@b̉׎\Y5ZQk$6/n?znQ~x[\H Ia`[]A 4SG?x#f;ck{s8KyPpAe8_AYYm[-iHPHtT)aggt]N+k+IED!(RF@9kK[]k]<;bs>w~ڝ>Yv .xWY9:g!E^{kmb<1vWlo!x@ (Y8r+qK5 K4ldP[=*+ij,:L1Uqw;Ā^jew_1OW׉nPiWl̊M;GF,{ $c %tlGG5֦ iFVDK: d:m֭}^<`}[v^Ok;9;YrO][AW/JVUvA"T($(((((((((((((((YZM{?n Ez)Jã#ЊeU*#*ՅE.Վw!E:K,{thyڵ@O_&r#AI~qQE3(+'ŏ$~ Vb띇Hꮌ+ FA3\hKIh!Nqq?06oֱ#_!k} _n nqs]ůth,"UANrIlTS Ym $>`9L-7c>M$%OM¦Trߗc??]]\:uR"ߗc??]]\:uRFcR)=o90 w.? @=+qx)?@(=\^JOQ I +|5,KWQfd%L P:xn4)B6+GEOœ. Bۭtx ^uw?tZ$O쇿:r}hb1ݟj}/k h-̦2(]zSR#i5 55܋`$lUeY\\^K :c궈[̱(W^(9$ݿvWq㋛+-N[!#M]N(%66G`ެIho-w\yjHX(UepG# nP+(9"FICS1۩V>)w:l|m ' !1>ԂꨮKKۢ_>_cϕcsz^"6u"]2QZܼ!zgntW|- l1g31Ԯ)`3UO-栰[Z*1yV)d"LzW4ڵm.aEqzlU]%$.`suϚTs =>)7:Mm23*>q6s)-븜j"wt_:,@;dH5n?\h(]\:tyv?sJ( uP-v?sU(/[˱_.Q@_ȷGc??]To˱_..~.E"ߗc??]]\:uRE.~.<u~]\:tyv?sJ( uP-v?sU(/[˱_.Q@_ȷGc??]To˱_..~.E"ߗc??]]\:uRE.~.vڹid ;wkC:O2?}hW VM:}, yz/.~.kNEoұhV:M^t]1Y0k,@F7c??]u$dž\kexZ VՕgxћQ1+qu啌 \ 1_j/E8?65IThnU˱_.J%t?H0o˱_.E ($((((V'*[+e]BRy) &(ٞ wɹ?N_7?^Er-%H,|$0GUhjz*fq|"=z~.If"=B+"0vyltozꨧC h`"OKH(8$NK`*xNojwZ <*m:RYw1nNks=N+GUͅޚdՒkM:;[lm$z3]_i^y,>h]1d5E,MsZ7/-x/]WB[[w>G]!wʣ (>&d-ZP:l`+9MGl^Olո|9򼠃{3ދ \]PԖK{{C[~35wv޺(Zj ?_ R %QA!EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP]x|l_\t>é9v/hf4/y/tg?0_S]?žuJL,r!eQ^~u`Ay?!]o?gS1QA!EoLbK Cvi\9]vnUc"ddP*in])f+!gsnN3vgAERQEQEdheIc8t`}V~7-?&Q@hm4}o[4MT>忷orj3[|ܶh>7-?&Q@s>忷orj3[|ܶh>7-?&Q@s>忷orj3[|ܶh>7-?&Q@s>忷orj3[|ܶh>7-?&Q@s>忷orj3[|ܶhdגPMH2FqSU9QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQExk+k?sX_{?O#t[81Sq^7(x{MvšZHeFBWuaYD u@OUֵkcw༲@ t=o _ce}/r|-{~[uB] C§Y8[RuR[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IPſC>ԟ]j|-?E[T?m}IѣH#Vf=H]J0EvZT?m}IPſC>ԟ]n'#7Xw`-'=keޔ43JoWx O eQ#6ya~q?^4Fmb`m-pNXt"k?5ra=o׵Mؼ)p -#kY'j|-?>[RuRg/1oPυ'Gڡ oO.Q@s[Rt}1oPυ'ET (B((((((((((((((((((((((((((((( ncj.jWWoOOqUVutGSfu2( Bn{yw1qϲAXu-FkPQ.<^ ڊkd]*]ZmSPV unn,v/#k>a?|HEg;c]ߪGd~dzQE3((((kwٺ5]o'&ʊrvE+𖣫.ieo`R?%(d]e~q֣W?M*QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_bo6|ٷs~(WةE[;+Gm\ߦ *QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_bo6|ٷs~(WةE[;+Gm\ߦ *QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_bo6|ٷs~(WةE[;+Gm\ߦ *QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_bo6|ٷs~(WةE[;+Gm\ߦ *QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_bo6|ٷs~(WةE[;+Gm\ߦ *QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_bo6|ٷs~(WةE[;+Gm\ߦ *QVo7Q}>W?€}UMfϕo9_cg@,rjK\D#Uzx&I^<" ?<]iqqy[&b؅㏭.?ec/wob_(o3q+?6|vvKm;N흖E(~LE(^Uv^կO,񢾡[XbT=ہ֕6~ l/gkQgH3j+cimi Z!F.}i~\m1گkjn% 1L;+Gm\ߦ fvUMfϕo\R}>W?M+Tfϕo6|(ٷs~(9_bU,Q.$Gsv jM]Y6:m% ٪[vI >Qz[B|KvWq$7roYі##GUw{]_֖ (!EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPZz-Vϕ +ok2? VzO;* ܝp01ҏ43~\Əֺ\|E򏇟mSxr"bQ6`W'v'ҽ_^ %oOad/kɏë˵ᲹZ|RTb-?™4~ū~w.x?+ ^ .z:?Ƽ;S.^MأX>H?{0B䴍e9(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE[uPNN*u>_^G^O$e܆'9|'Sdo0?ւ`F5P+y S̕ub6ikS_YS+}wNeB |Jήnޱ7AuAEPfQEQEQEQEQEQEQEQE*f $\= #ÚW٨/U`p c]KE?0BoL7NsIV#ItMAÞ7# q:[_Ȋܫ䳷ՋA^5_څ7ԆUm``ӯ>ho xm~;|Gx}KNdGfڪO_p{Pk&{v=Qs8̱_+1G 𯂟r-I]FQqbMFz}Q_<5]$f>cՁe_Mwm_\Mju# &aWx/Eq+?ϣ|%UmY.Y}zuﱗ>xɷj?ԟI# (sQ@Q@Q@Q@6I(IYR4;N[~ ǪT6}M ne[}M%|yVE2 um:}B[o$fKdL=J"Fx[hP`o*mYM{K}b%Ů&R<ĒNQO;*X%OM¶m ;y.PdtH#-*ߗc??]]\:t E[˱_.*QVu9JU.~.'D Yy(^-UHX ,8_.~..9Aٕ(~]\:tyv?s.Ro0Nbq 8T'TU]@Ra-Ͽs]\:t:|*UeplD~ z]U'N1i zg֋qTViip)S\ ,zQ1zg[hSJLcԖ1zm?Cli[ apk5v/.u ,~ddyv?sEV+9MI{,Fpr~=\]v:3FX:aiv|DڀMݾEhywV@˱_.<1"hfC wZ }Yͱ05_o,VrM$2vF=:Ju"/})YJ} ZĚT>Dwl DT}'$d}?*w%Sm7䨫~]\:tyv?sO)RGc??]Tv?s@r(~]\:tyv?sJ+m>̙-1v?ZrEJ*ߗc??]]\:t EhZ\42\ Pv?s-hVUfќ aMIk FtbZ 1n9Y^]\:t ?~j?'׏hN53rbrqߙk M3cy9qR-CGu$:$$a(w#hRgKpd38^Iz/I@GWv?siK3.Ĵ`7W:o/jޡm%s/1 ەq٘g CqU\x/@x+I@U-h*5;ZÊ6rvtWE$RAG%;I@ ~[Wס;5G"?= A"7+Ьm?^|bxˬ[D7q ,^T 2q t:<s+v \8@q p y MHE*p]~X8퓟LEٓEPIxKǨ]e?WxƓ2m^z%<(xjk^IѦ}p?Ƽ_wU"(Νf۷)^O^ip[//e۝/HM3Ev3DAp1 W^ٮyܡm$"Fu9 ﺹh6~#`>̍`~x~O xK8+A.Y<h-([:ݸ3kKC<;Wח< jPj&P0܂G`/MoY叀|_Gʕ3ASoumk G.x?})+ >G54u]מ+rGJ ll 8e(G?a"A)1`mRG`֥|;c-kPRyG 7 )'|UU(1xη' )>wG`nmEI0G#?@+C3+Q~#*#?W̲b֑8m2Ǒ OU>i?ؿ4;FBq4 'An\"#SPYfq9YQ0)'jiHZcRl֢V_?҆M'iA$UYꗍb⫵g׮zv?-vM9۶?_3PmzV??9ij=I$]GDJ(QEQEQEQEQEQEK6>?gӣvDt8e!PT]GkwC k2]r%4ȵKqfQsT"+H( Š(<03ZX㦲gKn3J "Ŭ6zYyz>K0?I\x+~(.ZoIO3S^UU+KÀlۗ!Qw1$ $t뷚y;dV'$^nu+7jjŋOTSwōGQOi Kdmpzd0Ǿ ВhЗ$PVcP0 R:ӿs>+xi=ֵ,G&猪B5*[[X_.DqeAq_٤q7ůmֲ\>~SjS_I_<] }׳Dwm< `8'ڼOK{I( UD}p:P:VF}#KA5a=~1e>"2;:>x᎔~_~+{>):& λCs,E%j9΂-h"ex^֍q;vUɯCKLC'9~*i(J0'~wlÿG4\Kzگ&i 5,ޢb8*72A O$dc/> {]r &Wok{fK]5ax۷0* m-cBGG 95h<M9׮m%T`g8Mu8 $\4c[IOxٚľE̒r큂|ǯ'5X< FU{~:ݻ&Gj'4#F9ZO7)nΆ=n>pdǧr{6B${˛kX&qaGqi:.GxFhVduO-Þ ȣ9{ [}kooYy)ȊuVYxnA=KV[CVe ~ב>Yh4g@VF0J$aAn gڑ/3_ƹ~xT_ ĺOwºjh²Kȿ.b@.k[{]>{$)nnߴ$w?.;Gx]wkރqMxǂhk'纚jE<[̃oS:$eeeGs6WԿ<9k'KJc90**hi`Vh/4ʞ9?#A]D4[RaBI$b8m>=;_ʹ*fʎl/ 7_ի[kya#V%+QAQEQEQEQEQEW"|a L?ٿ*M7x<ܝݜɬoEϽϒ|#p>gFݹ{b$Ko=6c{Mcկ@]Ywkf?$gx >"PiáX%bSFqHWUGaH0rñHIr-LJ+YuifIkxhˈ W\sjd(&Z? ^@Uox1s*Ct׮3·i:o [KhH'rGuLҔW2:WmK&ֶ"<49VŽ+㛩(1#P |y=K+5<^tn>-#zv}zjxllO(s==z|,XIv۝>xzv ז>vCL2<%".xrQih9y<$~&{=O|?#P4q#bv>èfY m$ч:׉uoǚ>oTh1_g^شݚ~iv˸rOON_~,yξ!BEa]omXGQ~R:DkN?r? ^KFG"& {jQӇ qJ ўŽVڭ2F_1~U? ^*i;&zTuO^s nG(y6?׼XxQݦtaP;W|T籅[ͺE9Tsӫ{lCk2MUu`|#en~?#nw7eг(vYIcCcDK>I@ aIwkqּ ~@|cZA86y&ٴ 6'O>7мW|]i\ (T}E&ljmvwN~ʹJ,ӡ[_ݱo,G7C3ɮr?}-vC]ċ$eV$Fx ʢN*wۯ?ZP7귄|eTh4ҥ8,I+x'#pz]tm=P-D4gHGXp *|iI"_ uEL`;n}㯉A{O@n.]&Wv%WzR:n{%ߋ,<j!DokQ@o*5>c/Ě'ƂchF_GCtצr=[ -MZ̲FFFJ0a'nApVlrH$ t}[ { >5b}Uq9l 'ԇPCӯ\u^"ՄfK[I%<Ϧ++goDTQEjl7Mz?ߏZ=7/wpK TP7n~?Is*n~?l7MzeQZ? ^@Z=̪+WgoP7 GEjl7Mz?ߏh2_GCtנ-UP7-UQAEPEPJq[f8>ЁFN~>HjMc{: s$!xǖ(MtRAa^QVӡ7̛EԤC HPjc4ߨ['Q|r5zʱ߬Gm-B?1֤TqQE3=#~!xxtqOH-}Zu4[B9IʶmZ'.:N A?&tPV9a0]v;䌀8# g1񝇏-5kv[4L:*Ę($;PZh? ˫2kPc{>ˁ>Kܦ諸fEP^]d yvJs#Ί.G]_OcwOωTD6E|ZGWt@gP2ckkm!_ˏQYxng|V(()J$hJ6Q@¥.EE;0MpmU??:ƹ wygFA$~j<_;#B-e0%qހr(1?|Be +IEԪOWppq^PYB@8A: ?f=2{xƚr?ē!q#]4gUrxFAi ^.|?esL%2 I!9<k̼߲vIiwΒÝBV;yU^ ?_?E[?cY! X:F_)mk*VH;c'=#? G}LvRplƾoqY|;gix"IZAn!3zj<-u]nP9H0U@,0Kչk'U!k&-)=7cP8M߹xli9$׸.z7wI3$D>'[2VZ3!5P7QErޒ5K6?|uۇćqrVm0ss|f:<TE&tz319 QLnEP ((((((((((wÿ"({ۙ =ȋ[ @,4}ZM{pHqgx?u~ݷ8 ِ= 5墖$lTwe?{;l?Ƒ[SC$0Q9N?'>ɵ`u?y5 +o`.M<8\$c?3EgSE\FO0+֬OޜU%esиx)A /=]RQ9>c>OMl_CI. 2 ׬(\\'ܷj:(AEP (((0;HF`V(m_ү2I$E#fZmkwrG"YI~5] VQփZm꼙[G,bZۨ$;Tdz5]g8 ) R9p)u_+S?S#(1 ( ( ( ( ( ( ( ( fwhmT~KN-ͩ^[7qȹYgZVFbP=mj#*ǷLgbusZե}_iPRaHܡv3ZMV_|M`jP-ӢJ}C$zM'B w^t5Wqyܩ!G3SRť|iqo\۝[HoAry?78ۙ[O;-} CwȩM m1URt-oLUoxvP>beJOrկkoGPq?P(fRGB<9k2&dW`7Iy0j !6٣?.Alm8bkْ-m`+? x~ 3\6YmSsd78nbS_WTl1}Uu֮-I4\ơkʼ_E?|:;Uқ g O>&OeS5n[wb4$hǏ'itƟd0r݈m5zHlSL6Z#< =s\+A[cm 2 Tr?~֋:b&VlÚ,b,NVe#A޹z7c'[)J&Kg2E-K,㷭a}oLUkwi3v-o~c߶Ez7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*Mo P7&?*tg!&"eB:뗮v&zG +\Kg_ Ew4ϚzOZ߶>O /;B -oLU`U(B&Q m1URB&Q m1URB&U.lQ,c&>ï( `@c⪥si `*`$ ~7&?*O&N?^ZHֳNEMo ~c⪥̴-oLU^KlIn|xӛ8/SXOS@b&Q m1URo~c߶Eo~c߶Eo~c߶Eo~c߶Eo~c߶Eo~c߶Eo~c߶Eo~c⨪PQA!EPEPEPk=]@G=G^c_C"?V߅.VI`f?3hM+xu-P[ko@YtHl F@?Wu;4.X֮y隤tEOT*{ĒI=M%S0 "7.3/kQQ/ /D]{?ƹb6Ie"JhAW ( (((((((((5ov/WQEסk&'tsx% hAW ( ((((!^(w(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEU=;T#0ӯn-O"ecz6ԓ_ZCyPGu8c- &9;W|P;(QE 8IE # _z((A[81XuFƹn=Ct)hmWQؔ~Z­orvtVMSaEPfQEQEQEQEQEQEQEQEQE್YǬ$~+k-i0(f4X0g k{mWQؔ~ *l( Š(((((((((((((((( ֖[{MFUkuk@蚖c3?8]\V *d.i A t4#}?9h63_ 4y8f`J<oF$jd`Xq^1෼'$Oݜk+Wx1$"Nlv еWMH/o6hDQ@Q@Q@&Ѯԧ! 5]H3&$g8Gt_㷅)$WeI9+8."m-VP9FA vڡ5ռQ-:@F(OxPJcpH_#:zt3;F4];՝7ʓ[́C)W֍EOy i3`>1ﴚ>+/tMì_I%LSן(:(EPEPEPUtF).4 ڌtr39Cj3X3y*ıA5Pi%]y66qw μ&xСGU8GYETQ@Q@Q@dƏ o[&12z9ZDK3;Ʀ0p]KsKY00dџqQ2y6i6z=e6DuK_Tmz~63ź+iwXY-IUWeI5;=^n RXe` z3uἽWQǐF(;[n3+ %$h$ե1~4ַ2I%w#)QEQEQEf6"^Fڢ絺LzsWFqw=w%͝^ILujXV63Hnp2yǮZec^A0ҦkjE# [tŞ/W.ǥ[_ץqI_uQEIQEQEQE{W]2e(|*gj1G}MelV) #ҹ+$Xo[N Ƅv*>rig,>tW*i^MYAHufS8.{DnefiME'#(09׍rG?|4m-Kmރn=zO$Iuy$ʴMA¹#낿[b\RWE&fvh>1$qwc* <՟u=]@nR9ڧ I@=i1l>+ˋhnP:;)?wr{ ge`.rEP (((/A1g;sZHmt88L|{(tM* :M> 2; 3-DY[GmgV$Q EQTP (Q@Q@Q@ tM FƲI=pH{ +N+%!UA(6gYV\f(Bz`56ciڭkPF#AEp(QEQEQEy/tM2&ym#w$tm4[PKUe"-ڮQ@JIӭt8M8U|:Lm%x5pjEP"ڼ)ai}6KVP@`yÚ ho٠2(ʛ#(E)ͥ}5Ep2? JRmEl-˰W#~3ƮQ@\(JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((4" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?B((((((((((((((Z~O2iڅq"2P䏘CҮEPECսēK$ʨmXTQEQEQQw떺 _tgu˕%9w,#IVQy}|Z٭#i2A! *_~Q3O,PԧYc`1FC zOZ{ Ev2C_rΝtfXJ? ǩo-5[sc f gr"\ =Mu/G%# o]v(19|h:N 4IP!HBml$>0ZKm%Ѷy1ttVf @zt"ՓP⑴aYJtt`P-n<1 \\[_u,,yKPJQAm1]Gg Bj syM eKJ |-D{oZ8g*T6 [N&hHee>Gҁ9G&u˛q[K,/3m8ls.}^Ѧ,%LQ9 |Fߎx=EX72]Ԁ'J?Q[؛%5Ѧ|2qӶ6%8s$v d8o)de,qpC|g [txolY7h#tgK~tK͟k[iM[ l縒1XD$2ꚅť[\M-3s \, l(wA\gk9 ?˶Q6^M7q~1U}";oװ62Idu9YFWFKѨGgrmh|b`7_ xbM;.Bk2GQ/5kw=[hDM# z]]?̫o|j Rv`L#2ps5jZkחWgqu%15TpI339 uBE.$+ v/vSoRt -d"0OoJ^\[~uoF [1gBr|HʟܬK]1.3ssw=ľlG @@MhP ( >Kk}K1) v+}He GQ@Q@KGԡmdTY *qWhQE(((((((hbľ#I6\Ak[~[@7V^th!cV"N?t[{;{{c5+JۉBNU o vڟqp$yT1 m'$y>"*#5 a-䱺,QL`eI ë[Eqp׷ppꡜ MP#~8q]l>Ӯla\\5܁$uo9qpS1-ۈvFWv,,IbA#T 䵪K~8S/){x c)^O+zq5sV(57&,K,i^[(€Hqqӭk>RҘ4O,ٍ*1 3ҴcBIʯn-<0K9߁TtI?&rWzN5ц)di6d2 1m_AU\_X-ꬎy$Uf  J۴j4NnVYgG21ff%B@N=藋r!L>lsbϜ<{Rm$RjO_;o}m{% k$d.v*3ד55jxUldf7r8wrr3jӼ Z)&72O#6]p5+ M)_Zg[קծFԦmVّ#!rIF2yϡV<dEۿ$*'Fm~Q1MbPQE(5CPL*i$R(䄻4sq#6F\>XX']tQi!ǃg KO+E+[d dX mڕ|),-d>rʬC6!m['%@FpAؽy|1 gy/aY).o."60d NWrkNeu{@I[ڞƺJlΠ?q t I'4)+z~i-棫Hg)a Uas9;x%P`^(ⶒ.Wyrԃ8K q_gn:f; w%spdIX XFc0 ÏtnZ36| #8)e=NC_oJ9DWʂbS#rXԮңkCu_HnF2dlNq95C.+wȖEyk%vx2ňGj -K]jX^62ݖ3c1=A p9'=hmr[/ Ֆk|?*]It?/fT8d(8>]eu;6CsSytk-[ut8VU4CTXkmSVV"!={T585 A&cpaSC%y=꺠Ӯ..Fʉ LP27Lg?JǶ5>mdkѡy-,q4tg";##^sn]̲**1A$*%6G4Xݶ׎֒z/ʋJ]_6,yUUV`pGZ*TUE * )[ޗѭLwrK FA"yxeG~~NK_-zj.#D ;A1݌HN{KAImOJ%PźH<ՓchR .NgSħh_{(NoKߩ`{8uhy#v$ڳt_X ~oSVRp3@]I]9E6l--n1Y.+kMj24mnw~bI[3uKMd.&%T'hB#ڎbCmur)flNʻԆ#<zf.4m.M{`ID#i## =Fpls"@mW9QϠ۽,K cI$VT?w%.s$?{ws+o2] /pH ''piZuXZE}7˄VG \!ul((((((((V[\jKg) k{R=B{8uR=w&A]ީŨs<Ӧ#QFpsd;8鯟Cnw1J˶`;nn~6 u\ )MYKF c9+8urM#$8n1 Ҵ1GJd 7u8j}-_FفjwWϙĺȒ1QKƋ} ;tYl>TmO5->_0T(+#9?/Z!5 oӬ;>q9>ygiame9"2 䃁y5~?rOvE1!K}qM@E ܈+QHaEPEPX=8~1m LVԴ۫+14O88M$ږ+}'HޱZ _L}zV}YltB[\]7^k+;#X^5aA݀s'z%Go6є89TPXw$}I㾖u[i5  mTn)3ZsYtˡ3¾U`;Eү-L-2+#y4ijF Uζ$hr3Bvwz(EPEP†mBO\?C|6s'M=CI_^IiiiffW$*,#< ۼTVިDJTq灞ҺS?̓7o?zQ  =s+wrjå!o$bO݇-!f6-dlRy{Ql09=2\5c†mBO\?C|6s'n\K,[i!"y^l*l W9a޴t\ka,4tlEm14W%  =s( R ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 †mBO\( ?C|6s'й?r>P \9G(o.O<7o?zQ  =s+.0 W@]߆M>#G[USg^z1{F}oy,[ EYTlwa8ۜqU:G $z>O4豟O{)wwjy |nt-i6xʡ˅ߍ"66a56+|~Gn sկ'HG|I@#=;_Ws"^?p5&$XAw9g{Óiڬږ~kNBHi>f?{5c>$NI?:G $zQ>~ͺ+>$NI?:G $zAͺ+>$NI?:G $z/?tV'|I@#=i'tI^s6O:G $z>O4hmXi'tI}ğ ?i'#yۢ>O4O?OG=Eb}ğ ?i'#'H@{E3nO?OG>$NI?f'HG|I@#=ͺ+>$NI?:G $z/?tV'|I@#=i'tI^s6O:G $z>O4hmXi'tI}ğ ?i'#yۢ>O4O?OG=Eb}ğ ?i'#'H@{E3nO?OG>$NI?f'HG|I@#=ͺ+>$NI?:G $z/?tV'|I@#=i'tI^s6O:G $z>O4hmXi'tI}ğ ?i'#yۢ>O4O?OG=Eb}ğ ?i'#'H@{E3nO?OG>$NI?f'HG|I@#=ͺ+>$NI?:G $z/?tV'|I@#=i'tI^s6O:G $z>O4hmXi'tI}ğ ?i'#yۢ>O4O?OG=Eb}ğ ?i'#'H@{E3nO?OG>$NI?f'HEͺ5+nRԭ짖[(E.[ X8d笮+[[뺗bcQ]vS?usI|_'gGT:N{@g 8ǥO W`c[/瞜9:[];F q C5:s4oE '~ gA4o fYY LaqJk"tNT/mo"S"*O8"\dTyTr{/_cxTƐY(_"Jy -EePGM<T}rǸb\ &s$.&,29$k»y#%P/,mX㵍 $ۣV¹GqoawCBc;I;XF g=F*[-=}A0+ ڻw>MїUӛRm=o a2c9ٜ O4H4[ mșd}ָK ՚5MZaXm1rʰ]󓎂~$4B,8dhgŢGmgH$f͏K@Z&Unyi˪cq0: t4ȴ S älUxo#ci*9f<*ddm`A &W%H?. :GVWYZM S&g%H?. :GV{oYKwy'owNsY^%d9&KfR+idc1'#->3 älUxo#cV;u%Q4/~*T}LOK7CT]t l$0cri] wa?6?*K7CU&-7V"2HEb{Ya#]7Fqdgzo@ wa?6?*K7CUuZ;Gwhb%lڙژsj.0I󭤇ޣ?i_w%H?. :GV}LOK7CT]t ( Oxo#c0[tPu1?. :GQ wa?6?*->b]t  älUm@Z}0G%Hۢ wa?6?*K7CUEi_w älUEwo oqi cuь#!8Z0U0aO!"^ђ4P<8S. :GV&'%H?. :GV}LOK7CT]t ( Oxo#c0[tPu1?. :GQ wa?6?*->b]t  älUm@Z}0G%Hۢ wa?6?*L |u,FF7c]}LOK7CT]t ( Oxo#c0[tPu1?. :GQ wa?6?*->b]t  älUm@Z}0G%Hۢ wa?6?*K7CUEi_w älUxo#cn&'%Gz}VzCj/ۣ8R?S]&'%H?. :GV&'%H?. :GV}LOK7CT]t ( Oxo#c⨭( Oy/uX5-tvͥj6G" `]|k֫=4]94,[/.<,E_$XIhiv=KQo ޡ,v"EF ;U޲{sw\2ٽܗ0hЋTYW'2nzcΕkzP Ie q#"]* &$֒,P[\J_0s9dAKۤmP^hDRHvrv^j]"PQYJ&U\p|䝣$dWzmnݣG!FчB0=z>~)mVxsLMWE`>a>O,HF l y>bI y$C+˒[h'p09jqn3ӡV{5iúቔEU~o@P'kjk{ Psq3nS&< pOm&mirC#A9PZ:G:,gyR0$/8\y7 ȂOr0R\`4+^hXO@;N'qQ!Qse--墈l@ٴ  i}-jlWD##lhzMthNhn<˙i > z\u5m@l"نO'݌KƉO\HVVEi['{D$:Ey_ ߟ|[Io>KOJV 0,900$JW5?ԯK\E_$~ZvPc,6es+tVQH((((6%21V+mܠTq;E\iI:t\ 0GƷ8:EַuX{Z[5*c9{/xBM戵"1rYޘNJ}LJK:}{s)>a# "c8" k0ʗ*r@R˵G;S_{+PӬmհ[ƨ"{`Ϙ]}Qд4m.fq2JAwfb@$O^P)QEQEQEQEW|Ll.uKBoln9'T/3Θ8'8XzRu[XixB9ϵ8$44;unƟ݉6_'ng=kޑosau&ڽvG td0*{֔}Ey&`C P]A.^Cl#1!0ёޥqG/;K 4-9*ё?GVvZ H!E ?!RݶRaETQEQEbbͫ߫O1G- ڿ\O5S횴G*jڔ`w3/{5kom_Z?ofէxOIPhn2o Jw:MP[#ϥj W!,BY3Vl.X0KT]ſWVb[i*1Q67 K' Jb 8'i+=om_Z?ofէk/Jl[P73A3Hc2cFrI>ָ$cUm;P;+O*bn[#&tofէm_ZмQO hn]\E$ob d!&%FH 'M-5ٍC6~?ط3jV\=ىC6~?ط3jV\=ىC6~?ط3jV\=ىC6~?ط3jV\=ىC6~?ط3jV\=ىC6~?ط3jV\=ىC6~?ط3jUmVXhtbd}äJq3)lubiW:} h3m^' ɑ8еMyC6~?ط3jUo^j5́Y![Gg,P8z(pkf'- ڿbͫ߫O1[tQpkf'- ڿbͫ߫O1[tQpkf'- ڿbͫ߫O1[tQpkf'- ڿbͫ߫O1[tQpkf'- ڿbͫ߫O1[tQpkf'- ڿbͫ߫O1[uVVs\P#dʕ zk'm_Z?ofէoI^el\hHFU œ0?t=ZP׋3ċ[h<4Ҹ*i_ſWVb[i*-R:֙ep[Gpd,60glAt^{1?ofէm_Zۢ^{1?ofէm_Zۢ^{1?ofէm_Zۢ^{1?ofէm_Zۢ^{1?ofէm_Zۢ^{1?ofէm_ZۮZ[>+Rl 1%vB5:@r/?ofէm_Z񊣥ww }KI-0<vUkRԆ:KYZ}V -8ҽ}੦}bͫ߫O1G- ڿ_.Y_[p tiىB-]_f'- ڿbͫ߫O1[tQq5m_Z?ofէ({5m_Z+n.y+ҬkB&{+' *?G? :m_гO?JPx?[FϝX49&v23l #hrz;UkC`32wHx%yQ^^跢;b{ث?ΪQ6m2OֵkK#6W!ԬIRq91IBίm?W,WCg?wC{k+ss",!IfPhH [BiN4>= :lcŽMjm_гO?G :=ȯ/a7*OK- oyNߺ=xA\e\iӮ.x~ŴNv:JXW,Bίm?SnNJqJs6OuiڿgW~ͺ+j_?Yͺ+j_({E3nCg-;B62s`D1 99}뢯'ՎwcYI:]A)_&тydfK}vFgUmFXڴD  ܓH W3LuC{%3ψ<#.Kmz{d AOh6vmmDQ@a` BZ_k_2, Hlp q|Ɵv Be =ʴ2vZ@Hnb($b:Ěe7ٿޝ7w1ۿ8뚫{?I{ { tsxSnyʱܸ'Mc$2^fMɓra>`meA$NiEs+[\r\[z OS}DMr1\w7[m q.K)?p> +V[KFn>i}W#*I]2ݍϫ%\1'c ye{Vu :;9m$s,&?.k'I=芺/_z?}~Ё۶g5^l,>0m :e|l8ݹ֊]Cڶ&.r<ސۆ܌|@+7ḿ#G/f2zzAV YAER(((&oA}lYf!k)3>ͽ9&M/Rs2FZ % p+HLix~hWzK&c~Km;]Ev:i>YA(w'tM+_;~ JK\Q36sJ6vHZxe߈;UURr8qsһu9PHGJ:(@QEQEQEQE vv43""^V'򩩗Goo,0XRǠdM\kS|Y2JD;[4Fa)}=wp5~U?-^ImI 1p F1\y5iھ;\Boifϖ Oj;'HfK4Ǚ+glvک^-:HM7\ԯg7+s k+=HSJOJӮko5on8I0qX;률:QH((((5/izm鵻EUZBI"DLU9tzf[MGW]G[y>#;[F1znZum?L }ombdػ00=qLյ &DIF$6LV!#\F/EvMPo xJ`1ܖw9 -Rŭn6t|\0uC нMG<-8sH1KHp:ڀ/E`o 6g RN8[L|ioo#Cd q@^}OD|7BQGo \$4Ic$iA@^}ߢ? GG^? ?&/Eb# нMy_nG/iG">{H(^? ?&D|7BQ4} + нMo#h ϲtV'">{H(? GGe6OD|7BQ4#/>mXo#hG/i@^}ۢ? GG^? ?&/Eb# нMy_^;x"Y4ly*ώO|{{hbl罍IX6rKcO9G/iG">{H(VL/:{Gb/YK%k@*X`tJG/iG">{H(oQ.u} + нMo#h} + нMo#h ϲtV'">{H(? GGe6OD|7BQ4#/>mXo#hG/i@^}ۨ H.bh%R]Ox VG">{H(? GGe/jF zgw'tK<*3eApH⠷4mF8 -$TYP:G/iG">{H(6FR8*pIXo#hG/i@^}ۢ? GG^? ?&/Eb# нMy_nG/iG">{H(^? ?&D|7BQ4} + нMo#h ϲuJIo/!纇T¬mb29?o#hG/i@^}ך'(m(%eOcG{H(? GGe6OD|7BQ4Pe6ɼIiuy/HC1 '{W(ݏ#;[^7+31: KGѦs:-oQ>)6P¬-Y" *Il7@g낞6eӭM&ӧ@Cp[wpsZṒ! Y $$>c KXmxV=>aD1hrPp2O}QZ~5懈5+o{ wZ^2J!3-Vm>[;I&s#:  >~ũCliMmWUrѤfKSZ¼fIElF8"?MY'$q/lK 3ۘB ݁5sq>6hd2E$Od<$=/Z!iMP$x0q֨8."fswqIp*rO9U[_&? LuN\Ҭ3-,BCujÿ3O;oOgLϜ{REbf-SR[kw`ͤ*qдtm. i&(6%$!u^) (((((((((uӼAԞ|[H |`q|qh:m;^mueü#$jn?{yxTYttbݠ&PCm8UKc-M:`ͪ$r7G9>tZZ^z?Y[PK3j:FHw !_$ksR%ԡ[rT+yMqnӊ{+{QHaEPEPEPEPTu9o綂[B컥;H T9ȫOXᴻ{;$7m*'@ ^/M7S,൑ ;D*3.]C6H'1;Q߇vMou5Tۼx|jZĖ_-樆7( iؠ!f<N[{TzttbvL9qqZ;OɎ?_|SO/٥<[iFGHuՋ7jR_] TH.ĒO\ⶩz](EPEPEPEP\fF3_ JH!HߩfE` ͸q+u)MK gV*ӓkb L((( OxG >O i++nc_2ѣ1^!EiiE|MjGVo]<ٳo[H\GټIAm#rEdA{}gRjwPXi"5,^Lpqc kk%d@`9#.[df'}ğ?W'$ToJTVy#$l0 7/__E/h-M̭?iGW_}v/`u4O7?-OH$?"jZmR>\G6b2O@OJ$Z[wM, a(fğ?W'$Qo[H\Yz_-2b;?f-Z@TfHS;Ms)u2#8rT+<%>O i+(7?-OHk֢'}m r$`1;i?K5ˇwE0)Bg uߟ7?-OH$?"?h-s5ݷax yqd)P8tItKAu4goݷY6&嶎`p_yIo[H\GټIAm#rE*ImMCpĻw2m4;z6m'^X$̬c#8'\=ؿf'}ğ?W'$U#\՞D]&HXgk SҦy7?-OH$?"y7?-OH$?"=ىo[H\GټIAm#rEm@{5$?"xG ۢkf'ټIAm#rEf'EןOxG >O i++nٯ?f'}ğ?W'$U}_ŚNNo7yż3F\6V,Ri)\Qv6xCtټIAm#rEf'O i++nk7X5$dg$q@{5ټIAm#rEf'*-=ĭC+nHlX+ݝY~7?n_? c7K_4)jv:eWv\dbeߔy9Y~E%nӣXP0GXLEܟ8w|6$n~7?nVNu#lw)m:Wk^a_/-^*Ԯ|=X4K ZJԈEP隣 #s?u=-l(' s/VS<7UwlBAǡ$WmCH?|6$n6%Ey/1oFWmCH?|6$nfz}~7?n_? c7@YEy/1oFg^a #s?tWmCH?|6$nfijzo..cV{}'٥EVq&6ln_? c7G/1,OoF #s 3ꖱy%%V]+(A/ TI5~7?n_? c7@$ɠӃ=֍]SC[ <+'o\1x~Hi.k[FBO1'/1cmgnۜ>_Luowk]qѬ/,td2\[I|f r95טmCH?|6$n6O)WmCH?|6$n!ٞEy/1oFg^a #s?tWmCH?|6$nfz}~7?n_? c7@Y\_k&&]>XcL F"N܊?tmCH:,)- 6[moϳ]f6tc9j]c{XOk,L6~US <?u?V6E *G+h/zݾM.-zNIpw?\_? c7G/11Jǧ^a #s?tfz}~7?n_? c7@YEy/1=Sm4+o&I /4D0;JV_6*AX s,2goM!THwldy}V vmn=9NiaF{lg+ )?S?-gJYo yM(~ ?Q5k>5OGfbF(nfrN^snֶ\h3V6Wg$[Ew0?w&H^v䚮/Xu@+xx.,RP6 ry< ڵzVﭵk9db9VoU-lx$"r9'H\y@>xd+;Kt繋rs&Fk/v?5YQE QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEcjI;o"h:79㎕7{>ʾM :l0aT1ךŇj71a? =~?_I֭ΓH#B 4Օ/,ZX[$e%d̅nG#ZXƯ{9G#Qy_KDǺ͕R1mXXƯ{9G#Pe6OF,?Wow( ϲtV'#QŇj7} +ow(b~5Ňj71a? y_nb~5?_r/Eb1a? XƯ{9@^}ۢ?_rF,?W/>mXXƯ{9G#Pe6OF,?Wow( ϲtV'#QŇj7} +ow(b~5Ňj71a? y_nb~5?_r/Eb1a? XƯ{9@^}ۢ?_rF,?W/>mXXƯ{9G#Pe6OF,?Wow( ϲtV'#QŇj7} +ow(b~5Ňj71a? y_nb~5?_r/Eb1a? XƯ{9@^}ۢ?_rF,?W/>mXXƯ{9G#Pe6OF,?W/\.]zK!l!iP6;Wu\=wlJ61b0s?/:dR_3XgЇQ4CeDaLp1[||vP+Sgmiy,BETĮc~m#۷f|Mywѯ[%#R\ 66rnp9b&8`` ,"=.տЗjZV%mh𠻻{XvO?`9*z8 m;Ŗ+;xŠVn!@9#xjԚ~YB5%Ȁ1cn*vT|2/݄+k)BA2 B$``R_Eiw6,Uess ʹeQYVDbpYA$S@Rռ{[[_:n6BJ$E!Af @ ysma Jnn5EU*P2˂IoERQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE\뷐}Bi4aF`wc+oZ^a(|(~PI=U5K=t^Eϖ2ŷg?0뿧j,vj<巈 Y21_#f҆_so/K jm[O uH ,p׷j+ijwZڻ`n$ 3B}ǁ[eo1)QEQEQEQEVuY4ou n4y#Zdm5IȲW㾧7o_yk[kFn^8UFF($S.0skҮ9/NVgگ&5r$F?$ǃ/Vtum&ݴkH%;yA.;rF\g>_שBmJ}J x"2K4qf *Þkjeٵ-Deicf5ONoQE ( ( ( ( 5nGí^BEvptQQSӻC]wqCg#e,k4$]B(\Z:2+Y3xQ[ 6$lBgq$ڮ{ƓaEY!HtlcKzơsY`gYL7W ;=8%:OmeeWPn[$+c)8cIǙ" dǽg*_}{9-Dg$99$i̫Ff4"HuRk>MU-K{k(#˲Ph+v8M[D`)QEQEQEQEW-(J|2D#2TI=u4ˈ"HnbIaxPLiٜUw|eix=,REp@'SAb3mem۷bivOeiciPۺ@zBK`f!u K s=0(mp_Y5~uh+8`U\M5U;G4ft;6`x2GzQE((((+εn5^Eun-Ďkl9ҽ]:m7wz}PʚXU<FG>-*L%˞[A[=s6mFyܥjt<_Cnߴ+gLUͮ(2lĜ]/9[*T*0QH((( OD|7BQ5^;]#@KwXc]ys|[BbVoml7Xe i{4O*e1>8>c нMp D]B5MSWy$Z$z0#ll !e 2' V/${H(? GG\=;# нMo#kn.^? ?&D|7BQ5EeG/iG">{H(ۢdb# нMmEC1? GG^? ?&o#hG/i[tQpPOD|7BQ4# .u1 Ql.Xry5Ż^"1-TQ&v ӂv_ȷ^? ?&D|7BQ5kouϴy ŬZȁIy6DE/k# нMo#kn.^? ?&D|7BQ5EeG/iG">{H(ۢdb# нMmEC1? GG^? ?&o#hG/i[uSVԹ]Å {229Ȣ=;/G/iG">{H(Fu&Nڐɘ6fmγ໕9|[k+lw/SikC_G/iG">{H(|SO/٥<[iFGHuԮ/e ەo#hG/i[tQpPOD|7BQ4#({(vF'">{H(? GG\=;# нMo#kn.^? ?&D|7BQ5EeG/iG">{H(ۮ+1b%.d( &]aRI$EeG/iG">{H(5WIJ/u1|5@@BݍG_GԚ[ >i=1%R>gw˜6+^cPoG/iG">{H(&Ae&{hI# Q^.jG/iG">{H(ۢo#hG/i[tQpPOD|7BQ4V\=; oVnZ{.0%H ğ?W'$Qo[H\B9ܯ1~k{ngKŖ2cR1`SYZׄcDfHuAss, ;3600z`VټIAm#rEf'-?s/?1S^E u=2cq2v֖\4aɓvt1if'}ğ?W'$Q'&?ۢ>O i+(7?-OH_fo[H\GټIAm#rEmXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEmXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEmXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEmXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEmXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEC}^Gv-ܙUo6gZ{ uNЋEn@_0[ټIAm#rEf'tsߕff;;P=N(QmneP61no[H\GټIAm#rE1s?tV'ټIAm#rEf'mXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEmXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rEmwn=X:T2F3o[H\GټIAm#rE)j#Ia ԬXlXBc Wc'9!jtno%2ɸ yE뛟f'}ğ?W'$S)?]IRU`0$Av$zXf'}ğ?W'$P_fo[H\GټIAm#rE 6OxG >O i+(w3n7?-OH$?"6OxG >O i+(w3n7?-OH$?"6tM ]Qc/R{y-̌o:[jxG >O i+);WN_ )P6g>oI&mޠnzSJ֮Z]Zioq[&$eO*ټIAm#rEf'< -+ImaHP$ Un>O i+(7?-OHs?tV'ټIAm#rEf'+?ۢ>O i+(7?-OH9ͺ+$?"+?ۮcFYk^--/&) ıNu됃OMryHј\!-DZu?Z^]zmٵ '.fȡ!%NUWpux no%7CP"mGڞ`]<usNtDۯ#Gxg{ ֍ѱK2c1.8 q8یwUozKvt/)]bW6+lIYwѸWS 4I,Nee9Wu_6}wsCgvFiб e #Ӿѭ~äXڔH-*T Ē8 k.QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEsŚNon6q21ߌc4&g1iBJfQ]i*Ϯ&^/iQ][Gq9hSҢa&6lO -76VC/d5"5L+ r➜)Y=-eZi1稉vV^xqZXC-thR;s#s!No֋YjOQE((((*y5ZIyq!BFK0PIFrN'vkX\k5BK@ 8`s@4 {8xRA"0"ā̞^G l㎜՛/,._dF`,p%}rsqjjo_*A" b' i]v sr 8[O!S%ꞳäiZB:b2qx[O!S%Pá<S%T :(?n>_Ώ[O!O<S%T :(?n>_Ώ[O!O<S%T :(?n>_Ώ[O!O<S%T :(?n>_Ώ[O!O<S%T :(?n>_Ώ[O!O<S%T :(?n>_Ώ[O!O<S%|Xx^)|A)`ȯCmcM]Liٍͨ@-L33MWO%)>qr9{x¨U{ (h??n>_νT/!P2Rr @a w?t}z}|C/gG-Kק@a w?t}z}|C/gG-Kק@a w?t}z}|C/gG-Kקw7=ԱjY䑂Ԓx<S%W?<<1nshOxtbGSݜmݜgvӟqs~ԟigT' y_>O(Ɍo1[ŌI+U}7̶x^(eidmsf vP?a&9xEÎF!V\}=b w[8gkT6$9;QE!Q@Q@Q@Q@Sխ=DFacuA\w\ڕe%~dcr*rA`rGo|Oqy5_[bi- av#FϷs2sf=pncXѽjۂ="O*;q6~_ӎ%Y4VVI ډc#rs47e k%A?*jamCecmڋ^I$Nj ]B(EPEPEPEP^c"fMnM[9$#.J6saֽ:j6 ~dk,s:0u3_3 7xsT "UPX>3_3n ⨢ "U|gCwg7En ?E9(,|gCwg7G,/QE`?E9?`o*( ,/Q 7xsTQ@X?`o*X>3_3 7xsT "UPX>3_3n ⨢ "U|gCwg7En ?E9(,|gCwg7G,/QE`?E9?`o*( ,/Q 7xsTQ@X?`o*X>3_3 7xsT "UPX>3_3n ⨢ "U|gCwg7En ?E9(,|gCwg7G,/QE`?E9?`o*( ,/Q 7xsTQ@X?`o*X>3_3 7xsT "UPX>3_3n ⨢ "U|gCwg7En ?E9(,|gCwg7G,/QE`?E9?`o*( ,/Q 7xsTQ@X?`o*(,JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((U" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?(((((((((({]W E|kwm2lyQāqZ+Լ1ss>v*wK9.rghn &ٶ0g~X;x#Huum>+&!AyqlJy&6* nBEVÝ6X h G2 ˸n$FsڙiI"Px.`v/(Ъn뽿?wk I6&i4J}1DY^bdpZϋ/"+ۍ. E$}RX8 >a`7 Lݝn2$14bV9=0r z;Uq;{(kxd$֒<>`E˟%|偸 aS֟R,_ $Ғm>yc<*l9*pXg֦-^icٮt1hʀ`bzp3æꖿnl7y?snscޓ)+>MSѺf >AP]A.Vחdӽ?\l42@ _ Č1 Xst3SuT) Qn`E ՘l`p+jn(C ( ( ( ( ( GʷCfڑkysy I4@2Q=j}~#vEM+zΧcmoٝB8Q`x^|A֞H⺂TRI(LiܠȀ9,l4xZ;{ ?5&U6(' }JWW33:*) (pr621^7D]?*YȂ;{˻ i ,eeUar #ZxX:6g46hk@[A,3iO0}wص+CV7w׌yyރH̫ cH4uM%Յ6Mo *\ 8Rtl_\n4>5twy{vb9^yeKmaiδgcnc‰w+yCs+M(@IubN%_K_?|O\iZLsXY\jyMGXr }sOb`$v⣷nC];k>s wVqLIن;#yJǰAMbfѥao]X +oSTx*xQ}ڳ^C`mc ۂҴ4ڸL^n/@$l'34O+O~/!Exy.4h9v4QCh(C ( ( ( ( ( ( ( ("Ye(J0Ic2"8,}GZ|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(?ag>|72(BךXf3V7lmjKa*iWק\04#9Et'0H<0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > Ku|72 L!M,`yf@ 6,~PsTo^5yjZ.ܣ$'$!?ag>|7274DZQ}k8ybg1::o_o N  èY|72U"]D^H(!J;k9_%$1`򤳙eYGS q(z;W>8!(?agu;MZn$i!,##+)!e  @Z,k !K$QџRT-QEQEQEQEQEQEQEQ\:ƃegOc҉ά vֺ">w4$('2Ĉg! -h_iZĚ]-h:2Ee ݣ <㡬]7ŐG=sN.d=F;[of1x"eFWh%ٱ䓁SJ; +:un%ZC+m"$8bqVSQK&siwԷ?ce8 n0qC)-v!6vW3tws ΐ4m)Y|ė*cHn.34l9U]̆- 3cznt4W60Ymx;y.#-ء $m8ȮQEQEQEr>}BNծY-m"VY'Dc;X4-Z]ꨬ+}{NM*kq M%m2#H#|sTtivR ;nH$6`JMDž$( 4X&{\} yuq]-;Y'o` (Q@UmNWM#DN3)>TWv,^}kzl<Ƴ=>|Q  Oda1=/bLZymi0JFC#9U([&/s/멿EcJx匒G,F&UrH.id[B[(ӬK3LBbP92hH}^M{x.{dʶM9ƽaa.n4 ڳ8@$Hs>l9not@V>qZK}x\KyE UH9ɠ뚞ifF7vm?\M|OG-Rnz_|OG-G&kkeԳVv}FȮb3 \W&k $r40Iz?[/4#8V)K| s 4_6^mż^j5R;pܓn9VW&k $r4d[/U?ƕq{`IC,d9@s1 轳Oд=MKU4ID"&42YݺGx:uݼ6"ֵraE#z՚H+FdҚr][wTYcI glgj\bxS)G]?`qu^V{e9"g"givi s 9Z}R; 6R%vi /_JZOI4 co1ߴzm`z P[=Vhu /R,,e&p(RɒD.z烎13qc2iskfZQ`.̋ ݅ܨ,W``ӳgW=ފ׊ilaݙV"BXur{ǗLZ^&{ca=ж` ~*Im[4\܍5Ņk&R݊g;'=mZmtKӡ.o!K"l vⰮ,͗3J1P{IsSmAk ]b[X$f˅U@\c9'$NI?&G?som!d}2-If1#@?Z>NY$Qw܋#*p>=ʹt}?źzEZtgXJl~8zGt Vֱ!@'9a_uQEHŠ(((((((((((((((((((((((((((( L/C&Tg4_5%Q7K7i4BJ+c$ڧu+g4__OqqlõWvG98?+Kx,qBT@㸫HƒD !AZv}L?L/C&Tg4_ڽ8j3yP8#izb C? ɢt_U_Mz$}L/L/C&Tg4_[.㸴9nI"ph O?_M2h[Pu03 /EQ d:/*->`g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UT-WNgSgacݎ@Z}2hG&~EײiRX\:78 O@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UEi_w? ɢt_U_Mz&&~E?3 /EV}LL/C&Tg4_-7Yuwsh`iyԁti_w'? ɢt_U_Mziڕ F>`G }*i_w? ɢt_U_Mz&&~E?3 /EV}LL/C&Tg4_( O?_M2h[Pu03 /EQ d:/*v}N|ˉV52H@ d:/*L/C&Uu!ɹeX$WlSV酧}LL/C&Tg4_)}LL/C&Tg4_( O?_M2h[Pu03 /EQ d:/*->`g4_? ɢt_UoUtΚG&NoL=( O?3 /EQ d:/*=غ68j[m2[J(>RFh O_M2h[Pu03 /EQ d:/*->`g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UT=SO`YK[(Xs2Ƥ8; d:/*L/C&UiwnܲdJB':2k:\zijVI ڴ%lxL=Pu(g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~Eޢ d:/*ޢW;EyG]V, V̄]rr9u}cZwViq[|fV#,r1$ oڜ 7CFYƙq1\hZtjPl=Eė |T)1/D4coyW[yn߷n|gq⎟wmgͷ5+;{s:ƗDd2ȑT~|`gb} ئW[ B$$2vq$z={Ikd =A皯g.'p.ɮ$C(R݋6H_ͼpk+,c%MzkZy21y@5P 1_x]6ӚitFkk. [2(15kJM>e <e\e!'9*r}MGX4{3 kX%f,]\69'8mg.?x2ktMQYfy!]w@@Nn=+Ml6HC3|rYf$I$C((((ꍣxkPw${`OlkQTt]I KؼԆdE,@*N8]KM3;SHg+xzL&$sZķq.r};qSx+t{8m&k62LZe͍S u .p uriv[̒K,fI:,N[Ԛ7tCIhiVvQq Qv6a\=*.w"ߟ4QE"(( -GkYJ0FIU@I0` ix~[.$3ktgU2$G=hlg?_Ok,dߊwC^~dfJ;IkΫĨ>֕- ;+;nbPnb2)b pA#XҮȖ&k [Y(UM+fN'=S^{3 QZVb-GkYޢ{50g(kֿ՟(ffC^~Z zEןkֿ՟ QZVb=?Z zaj?5_Vs'[xe/q\L_1Yy= š.y QZVb-GkYu_]?&icV A\ :ҽR"-GkY?g+zCk`aj?5_Q׭߫?1[Py-GkY?g+zٯ?׭߫?1GC^~oQ@{50g(kֿ՟桻Ww70%Mq+f6W?_F[}uZ+ R)Gs,D<ݝJXha>ZT(c8JW?_F^(>iCzW?_F^(>i{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ioV^5u{itai(Rk{ K #Q 95W^(>ix/ j,?hX.g;#LIgvr:p+Z~6W?_F%Q.s#zW?_F^(>i{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=Յkjڭı:l8,Ă0 v< W?_F^(>iگ?43Z]u`YYjVspK( rǞ9k^(>ix/ joQ{E3zW?_F^(>i{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=Ջ{+mM\oTqc}zTjG_K}m/#QaE3u  ѼO?4.ݪ@*FۚEF 1cO$W?_F^(>i*q_E`m/#QEH~y+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFd3xL4gK'+qXcž_^(>ix/ j`u"յb᫫ؼF, ڄMn[$S:NOVԵMU-aHaXmiUV=%K֏x/ j>6J'fEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ihZNyz}痝hd۞: ּ1i'=;C=!7m^/ڼQ@}5jG_Kȟzlڜ6)F .[y#* 󎔷tJFCkIK8EGڼQ@}5vi_]M+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j(hFr:5u/-Y]W ;0q̤ein:Xh^^A5si{<d(gzDdcy!Q5M%QEQEQEQEsZu;}3H[,fRB_ FBWE[%/`InF'K+xDӯoD $n.w+ 2KQOkisXݵ:mBaie4!`:o zktķZlvٵGre%VAv$CXuz黼UCoaMlj1:-lH̪$ǖ0-%_J (aEPEPEPYZizrO1bZicUrJլOGoP]XilVV.28odt֓2Ooe!ծn^ĊUY#`y0Wx-fΪʲp0@#8>v::' N--#i iɾRуzU[r{_QE!Q@Q@Q@6Wڠǵ:in'd,e{4V&Xv>kȠ (J 7gXi:zL!X 1/ ]NK3٦ bU@ 1i]莒(QEQEQEQEfWSk7i<_6?T&y5^ܤ0`f 'rF^EGejWާikYmKWlInX] ?JMwH#ƻ$UZ׬mz,tmB-z]BhV GĠlE،.}bERQEQE ^> o?Vd:nm츍-cFI%GA}JS[:s)Soh׃iV弍,<, ,i#?Bk:=eoc5f0\ x;@`Nf[YYkQZ"zv&,?VjPaY>rnHsWN}kjJֿKyƫzAi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V8[BaiȶGАQTi c;JֿKyƨN}kjt}F)D`}AUai_w;}?+ӿZ-)}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?KxK򬫳{%[uR-2MW='F1AH%v6x o?\rGƒVھv屌t#@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kjA]VFi_w;;}?+ӿZ-z\\F$jd`Xz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UH(% {QZ}N}kjJֿKyƩotFSӏܛi p]+I "hzņǨi7 sg#: U2->PN}kjJֿKyƫzAi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ެki7imuKusc96H8E ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5EoQ@Z}+R^?<647?{x/uT_*vUeR9#wZy~zUۣH6Fx_!_-ĉ m:0B=i5}Ӷ5k(t h#[igEA^JMƻ"H!(,qUQC@+s:}A{dH\d=EcEDP@&) ((()TzbMuWFWPE&)Cͬ*(ZOh$D2Lt(goc`i_\Fdi:}#!}>P8qWᵌm pfrPYf8$ܓU},-KER(((([XhjoN.cZFKh[%U$  @ǦM {Bj( ( (< ??u(|aBOʛ&K;SOtKdگ:qth6~Ȱ)EY&Rb#~(O;jkϟ ?Y9G3~V=Z,j.-Hh5 8 lx^f&#X(%In6IUT CaH',x4Z/u>г_rgφ,o[G+z7\0o)8֒__[U >|0g'z gφ, ??u+h*|aBO?>г_rVgφ, ??u+h*|aBO?>г_rVgφ, ??u+h*|aBO?>г_r3Rk{I]v衙=г_rYxgLPYV34\ēH=k5gbS_ϟ ?Y9G3~WHg>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q ^E MsoFB'<͹*3/c26q$kvT%d@QrOг_rVgφ, ??u+h*|aBO?>г_rVgφ, ??u+kŢ PdHlay倐p|sI++/3~Q %Ƒ>!u8&{W`Fd6ee"0qרi֓eq.<`IA5V}ϟ ?Y9G3~WHg>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q ّmf0 ݱI++_ >|0g'?zZl5k//yLL!S G8(8|8kᒗ7E{ypȣ'[6At>|0g'ϟ ?Y9^EHU >|0g'z_ϟ ?Y9G3~W@U >|0g'z_ϟ ?Y9G3~Wmiak6ys$m\gφ, ??u+{Yj>k#Rk FUE.FI\г_rVgφ,Vb->sRHHFB=8~y/nmoRܼ&HT7un~)C7HZ?'n$;ki>{-RB{=ϗtmbeоXsׯR =f(/gݢ@.Ct4B ?oteo>ڋ[j-2k{%۟4PK H-| ?otAO$-.>C7HZ?'n>C7HZ?'n>C7HZ?'n>C7HZ?'n>C7HZ?'n>C7HZ?'n>=+ 𮝡-qÔx @'nh?3䅯诀?'nh?3䅯诀?'nh?3䅯诀?'nh?3䅯诀?'nh?3䅯诀?'nh?3䅯5m+CP|/>6ϙ3zc$[>NDe22έ9_ AO$-f _7G[g۞5-ȽlCichV9gf2 1]| ?otAO$-}E| ?otAO$-}E| ?otAO$-}E| ?otAO$-}E| ?otAO$-}Y>%a\`DSLnQ9%@'3|- ?otAO$-}-RԚdՒMlO[çsk[[ECā{_AO$-f _7F>C7HZ?'n>C7HZ?'n>C7HZ?'n>C7HZ?'n>qH+h?3䅯 !k#@UD{;g+lbl;)fm|x_|wvݸey14B ?ot+h?3䅯 !k4B ?ot4B ?ot4B ?ot4B ?otNhk:E=A;d(⤠{ˈm+U< @ PHH@5ݵ\\Eqo KV (* Kkȼxg~F.-lf#C+碌'Ҁ ;;[Khm(TQ@EP0((((((((((((((((RjpWvbҲ4-EQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQU5k*Q]PUK2G8 U itW5 U iR@.|?[4A[V:@]M.iMDf$N:uZ'ȼ+cUfWN.\@v@[^aĂXnn^CHd<'9=(]?*Uks^lk*qbh7w-WW% zTT8bː?)QH((((#4w0u{bb@ ~OӚS:-&ik|'qCw$ȶQ'@%Ӡ9jOhlnTM"Lʰ#;B?7iCß:hsAik-徯Ȥ% cўz޴<1})}Yv #F`~'9htƎzI21?tb"mRΗ3Fyn1Jkq?#>%kڕԊ,4ˋ$bwy8p1ƶui^![5K9$ 14B3;ּ 7q{Mpȡ] `z{g[w-q{u 0*O `#mOvǎux59ص:i{B!sWOw)Jl:NQ~7pǩLIiSMQ@ӯKk>WQ7yd .1^7r;@_~_Qvөhf$1S(dr? g<_q)+mgj}˖Igh'. bЭ[ĩ&ZZ@^۳g9Zns{X }[?jRxm.i-c&Ghj^us=Ml%T<4鵩-,žmksΎ$a))!qkjOKCm]j,VILDvV6[Κ1 @EvNsT};>~_5bǾ&K eʀ!7.ნtxOu;qbųc1ƻZXk 5i7(0d8㞕xL/.^!uq ԱE"2Ǎ?i+^>V'~f)/m-4qim;Y|<y9';ɥ^ggITZ'(vDcc֋x3Mme5⇹oj #;gԶ xq{1IPw#$RK[ro8UΛZ6vQO8kd%NUXT~sK3ŧZm`.pNF1C]w<-e]Gu-ݭBKY3܇ qv"I3-i}gH,q܂sNh[^?۵/'?xSRiIm4A7Ypvi?uHU5$iWCtA-sp Ӯu%%2 F1=u_תOm7_롙xTƛyoehP1E(nch2/t ckj+y,d O޺(<E\M伒A xCВaP=6 /K9Lp$})t·E5'PWpBqi<{ϱ[_Yi4 )89t#I}8n"]>[X\VO[ tӭڋ7Eq<@6>OK^ ĝCVttd)dzJxT$M鷰XΤ?#I.8P t WUxvYaeiH^d?)q PFwIy,כf9Ǎ@= o;&d(`:8XrNy.MScjrM7ڈ#nP sxSLUv{dErdF?,=Mh4[Q^({v.!yr1qKk>WQ7yd .1^7r;@(e.o˧wLdhYX<n]s .$Ϳ ]nG1T\9N1jow7y1dyLA{}%hLG( Isi[_W^_֋)ync2 &ޱJ;FA}*M1j3<ƯQ#oNτ6uLJc%g}M#*m/b>YXcM9T>`VjB,&5-.;H17(w*6<PZxK{,ϗr`}޿JяVKe-!:nFs()${V!k-sN󬓺PP9r'[..WS`cl{1SڒǑ_?٭$hc3mEg 6o0q5,a,wW[Ij7$.F $#5N)i_fԮA$Fb!3C=%kkjA_Euㆳaykckt/\,e)mqӴw70-e11oܪPaT.kBw ۡk +G3 t}êXܵij%3If=_]?-ulQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEg#ƭ`/u[g#ƭ`/u@QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEaD6E5ERD6E5EA@ǝ*22{V_V?U2kER7 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (P,,j[,@ڀ-XW]¿2@Vn Uӵ}>e];{ 9*(((((((((((((((((((((((+G[_6+G[_67(((((((((((((((!mj̊T(@kفC ڟ &W"3o!QTpyb3^j&΂l`'d/L7ML7M!\ɓ~ɓ~.MEC?S~I?S~I&d$hd$h QP2ߒ4y2ߒ4ɨ|?o?L7ML7Mrj*&OO&&OO&5s^1 I?o?<[% M#&ϭǠ QE3wo?mu@mfrޠS?S~I5T>L7ML7M\ɓ~ɓ~.MXRo KMSi&T׵k2ߒ5+.ǥ;wQOZ~G=kܢۺ zn?)_Ч??GBlnQ@ۺ zn?)_Ч??GBlnQ@ۺ zn?)_s=Zr9.^`;vvg~Vh$Y#lx1 VzcZ(7L*7jݬ)mW 1Cg=.=kcɓ~ |?o?L7ML7Mrj*&OO&&OO&5'M'G'M'@\ɓ~ɓ~.MEC?S~I?S~I&d$hd$h QP2ߒ4y2ߒ4ɨ|?o? &Rq ږ&"QVgV?UjVWl$X;ELQP2ߒ4y2ߒ4MEC?S~I?S~I&d$hd$h QP2ߒ4y2ߒ4ɨ|?o?L7ML7Mrj*$Ձ3Ѕ (((((((((($Kq]-s^1 I=(f;O4jkNm6 ((=!I?ڷ+?I-ro[JOWs_P_| A]?b/tomm:\:$8uלt8G**+ӿZ5;}^ܢ0+ӿZ5;}^ܢ0+ӿZ5;}^ܢ2|Ae}t˘S] :w>8.13|+?)|ןciY.exw(yB}-lþ׵Qj:|wf-ڥ2И d`*-cIk^>%4{*@]u*^ wYHWmMًA+N$#m.ʼn,-vmy~UGvZl&@h: *3Rj֮]zUt:v.du}\mOxJJm5{";# ,G3_G֥yo^G/&M9;X#Hqڞo_r:5;[,&Wӭ-Okv6р{H [N{+n\]qr=sCjl0XkVfE'Za|pr19|P7Dio.AWvX:b}cF ql.VM$.$g9brIIh~Wz[,$<_Ү/"h ĻX{psҮjw6 yw֐i1}H|!BR6㓀HEXdH۝F,ē\4z;}F)$)g(A40^gm[ƭ>}vm#-:we`?Yk~=v[J3244p p}*k hWV2' WeBr;U'ݿG} O,Q36GŘjρݼjʷn?!ƶm!Ԯ5$rHXhp:.f $NF73c>)/-VS1a'Kܬ?_$C ( óVmóVm ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( +BJ]gYi$* :^_ZN+;YC`۟y%ڦi2i#^E+/_ga+*+/_ga+*kER7 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( c-tx?<7a&[$)?xӿymJG;6ںF( ( Oa$Kjܬ?_O$ r㯇(g%'qj+Z]3Pgy7[FR1E9ӽrQWg\7,?_/Ǫ}?z.o0챳Ȕ dA&ʊSֿwQOZ~+wQOZ~G=kܬ/xW\G&p`LdF9\ҭ麕`w .qkm$cmjS{'/m/z|YQbȃ.Tg(9tZioq:=b*R#wk~Ygffq 1I3ר omB8 ɩ#1䫼r78%ߚvW2[jmx Y le0OK{m 6(3R { }?fWe6;DU%atWhˢߝFYnYRKx%3m]ظ8l=NTѮe]EMSٹ Qyך,7={x/`wӣ/+GTk"=[TDX,n^Ho5ya`B ƛʩfb SVȋntxFԤӣ26T%~F#ޡ:ŝwȳΙ| 嗃2݃_nOˌ_Um/ռ.c|fM7i%}? z?_ZLgV#2AkYa~Am>&%| >m>Ԛ(%| Rj*[ϼ?( I~m>[ϼ?5&%| >m>Ԛ(%| Rj*[ϼ?( I~xoMKoxbG!aP?;رES1)6FW[\6ӖDWٷ 3--%| Fؚ(%| Ԛ(%| RjOa$Kj%| *j'TP5$=-z??|??|͋U I5{?9eiCJ(Š(fi?I_)pd$4nfѣ]&ryeH*Ξ]6hcHgVH JzCiMm.)ȶ6;qҴ*}mZ=ܢ(A8t"4S(o0>t/n< wc9yPTӬPDDR4spqZ:mזuS(U]`2Yj>? {2!`Oe>?z瞙^ce}z#| ڡBA䚽KGTO)5^4m6BcP$Kz_//'WV`yn^E6Jɣ,)Zr[I.x'tr FMp7 ^ af.`IZ|oE^B{ )%ghEWп״GB^"U$&Q״ _ ״ _μ7²EvҨREvҨ+s)Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@.Jb8G"e|LUH IB?jgпO'9h( vm?bԇv(]C}R?أv*j( H~m?b?ة58IIf76?yz?.Jb8G3ASi?3_'PO|Sg=ETF /i#8~!s ?P3 _k_/7Z:o-#L5fF#+NmkןjJֿMyƨ0ZY{Z3Nᵤ7P]Gk+4 ^6F;IR'#JֿMyƨNmkןjU8-REoEnhֿO1G"?4k_ŧ?Q ^> ?Y:MZVg@@FAbA8JXQ ^> ?7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןj7(?JֿMyƨNmkןjGT|0TjONz\VW5wC~KK]O,6q "}ug@>(޺Co}~!MEVտ&ڳy`@z]WEXv7Z1XTA뻎zutST < GLݛ?Qkkog(" UT!Lݛ?Q7𩨠Z?~(Lݛ?TP?~(Lݛ?TP?~(Lݛ?TP?~(Lݛ?TP?~(Lݛ?TP?~(Lݛ?TPpH 1w"?i1WU#|H*m'F} dyIB?jlƏK*O@ ?iŃx>U---+Lݛ?W1i#Ɲ`m]m#X?iߧ >fO5cٿMEcٿMEcٿMEcٿMEcٿMEcٿMEcٿMX(-.-~8#[veVi?~(Lݛ?W .:K?eZ=N{X24_SX*KXF\d:?ٿiߧ ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voXv v˃M=.;?5o۪S[1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦ԇ1voGc¦|w#Lj%sZ1voGc¾"= @zw{GTt/*Yew@z{I w@z{IL|,++Ą-9ԬO?j_V?U#nuiߧ >fO5!Lݛ?Q7𩨠5!Lݛ?Q7𩨠5!Lݛ?Q7𩨠5!Lݛ?Q7𩨠5!Lݛ?Q7𩨠5"I(}c`?2(haEPEPEPEPEPEPEPEPEP)CD˟Ҙ+(șs_6SyRF\o Φ(lQEQEQEV&~E?3 /EP e:/*(((((((;?5o۪ܬ;?5o۪ܢ(((((((((523j5]eX`Rmh5!}owc[_I4e\94y v N*ψ,ؑqfE;Lj7d09+6S1aEup F[$HtM7SJKuTp2 ZAGK_q*{FnmmZH<˼EF|csZ>M2 i6 _2>FA^RBU߬>F\Պ˚ E((((hElV?PZئs_(kEw5xE s趮摤((((((+G[_6+G[_67(((((((((+}Ԗi$6dwAA?+Wq_Z[m*ղ:dB6=q٪^k7QF[Q'x鴝g?wtSOX7hC햍f1wyy|xix&x{y5_kbnx0#`7v^[)42 2:ª(Wξ"^jtIu[-WNrx<{5='&W-Izx4^&{KS]4Ϸ7 MID1gԴŸ%+Pz7[#0nu9HB~W W&q%ƛI![^qQD:x݉Qu ;Xu 4![1Mvv0z(h~І^E"aA']ͷ D/0B@⧇Vg oUR!KbIzyCOX~9kB|A(͸,ٷX-.$92v5_K#SHmRV%Ͱ<~4hT%{mSđ 3j,4xd?tm95"MgzinMOw(L~Vy@WOIsz|pkGTO|T56#>_2oW_Ɏ c1 2-HH1w+0OLvwn%[iB,Rl8˃0:$?cӦ%`K;@8yfK[k}Sı&-!tt/I.GUM;=cu|AV- '/'AƆ#3n]T nI&2z󁻩5W3f1ũ[N[s)u̓{ 骑~$6#>_2< Mϡ̟O56stQEI?xӿymJG;6ںF( ( ( ( ( ( ( ,?D]p?Km%pQEY+kϼ%#|?ѐWԳУ4_7ї5bFc_2xnu4QE#`(&E7w6}y i@ATj!JJ$"g@k%v9>>|"`?Zc7E 赭GS1e"`[Ws\7P??ji@( (((((xտenrxտenr((((((((((((tԂMFuu'z'Ic0X]|hw~gٱa\x_OYyuujkx>E<S2@=顖Kܤ7ڻwTIȩnӭ-02kRpIpz9| d1x癶?EAf {?(ZAIm .8RORML6k϶zOOMN2,yr.p}A`x=QEQEQEQEQEHеKK)wTٌ`A r9J2x{TdN-%":ອ­ݬZphJ Vd9'dA{&C`j*1>Ďu5[\Y^]i:Kګsp:'"%3MK,s>0%#g' ɏJ{jOKlp'髗HѳUZr©geiyd<.w$WQT? /Ijm'F} dyƏK*O@i#Ɲ`m]mrVFA^^}/}ᠪX}_7ї4s)Q@xl%yWW! WWQ%4rc>QEQσPZجȡ>Rzm]p2C\|-i(4 ( ( ( ( ( óVmóVm ( +毋&G08rIk_2_/@cQ_gu>^jۙd4ݱ3y<? 쨢((((|^ik{5k*P"6:1 y$>&w??LO)8U%Y{{j<5 ~OZյG,RC28cr` IэӔlJ(Š(uK545xﮚmBIϓX9muյuY>hڭXG 2@*[4 \Kc-WPTP~L2GG{i>tXfI[ aM^T$QGu/$g KY$2^ښOv5?]˃?sF(v%#E,O t) mk-|%w\p[܎MMVxG]^&~]^&~: yJJJyJJt֊(nQEQEQEQEQEQELjZޭ)C%R Y@,-Aڻ:(BY$rʴ>tL@%[ 뎕z~SQ@=HvXs=aGV!s=aG<׼e?z}ib I52ىDur:vI7~ h'^%NߣW/5ڻF!s=aGm*Cz~F۟?UMQ]\Gim5Ͷ(P@M i\M?6XŶ^H. 0:>'SkbK9~;;%۹2@9rpOCmߣQz~SQH,Cz~F۟?UMEb?6Xj( ߣVm~,fsutUg#ƭ`/u@Xs=aGm*Ơf߹LuWsJ~l?DuP0 ឍH't}UKIm|ߣQz~SQ@Cz~F۟?UMEb?6Xj( ߣQz~STsO<1)w*I<zvXs=aGL+C.Tg_t_,eLYǃ7_d ^|B6xZk[-sLdPظrx#|H* pHi^~jlƇn?TmߣTTvXs=aG,Cz~_=݉#IPf|EnBd_9jgF%o?M-$@,VHć1[)o\p cytgO5b9[+mCLIijI.܃fn \Ok{F&6 j&4,4G+{N?561½pOoQ@*yGڼcN<㍹1KPy",yk)ˢc܁(OׯאkOׯg^aY^$ح6 VEvҨ+ss=aGm*vXs=aG,Cz~F۟?UM\oiuٖT7xᤒō6@UmߣQz~^} UzMhнe&4g=m*?g%%&ܢNe #%W;WAHY?6Xj( "o2B󢥢Q@Q@Q@x߉s|ײWG?_M 4sbQ*,ȱ|DW;EJ$RD6E-ERD6E-#ZfPj_e qbN*~$6#>_2< Mϡ̟O56stQEI?xӿymJG;6ںF(ofm vq4@qڙsqڎ+^Ěښv߮G7'Yz$7W5fՠMc8'd&,![[Rn*/\q^-sO[{U1 VY o" dL׵}uOʌpT$]n4WcP !ŰfݹIKvzEn7pZ,Q+3VEk"Th2ZnDY~ ڜtV~_>Եm[mD[+X\jۙ$#mDc;lvs]w/nt1T nUn{@Ҩ-,=u&ϱKXwypL?w9AU+xzGX/%(ܹAl%G7 Ak E˔Wb|ϓ5U. Yb2l)@G4t׹!Ibuۀ8Pp[aEjcZ(0(O  cA'z_^ EU1/}_7`z K= ?AU?#~`/sV*o?e.h7֡qk"K[c"6&SᇶA4FR`*FSʟb*gE>dA}ч=K޿5%Btj$8Xo׊ߙoϩk"شȺ5wCn1$ W=t[Ǔo?q_q&4}x/U˪3,s;3J@'>.l%i)Q]0NmUpn7 6cSG&3^QTys4?ֶ+(hElT1e"`[Ws\7P??ji@(XGgzԲKp5ppJ'sA\"N_JB,d0hQTeV;2ѩ$pO׎r_[C 4[k2")sf >onQmoC4}J[}NtH+[t5JKH^p}ׇZ$_%@nN8A|x DM;Rd$CAnPHTtJu6V1|U!~v;K0Ü6?ZG5ɫKw~dkvQ22aݠN1*(-5KHloI.1;KyꮼE=隄RMyn*5CPGJ(){ud6m88UOİdumtOշOf֖wF .wEӚ4.'f`޺""3Pc]/1d̃'~;20ټvq%s81d,8\{q- KQ\1Kow= OS/A|WGCMn$g#ƭ`/u[g#ƭ`/uHfQ@*mpmpW_hG_*_hG@. 쏪G俼D4LT0@O)W??Nķ1Q lȪFI ŠbɂmrPʩTTs*Nn5nIh'/,2@p$w,IAO9𦸶6V Itk)B:,$i0<l'R"[JOSN Z]E%2pct.B8sZ5[Ȳ ߱in,IVi=PCu{Ѯm&-$a=~uHww8F>nep.Z( 휎[ 9z&hia]N3UĥpuAkIE_>FA^RBU߬>F\Պ˚ E ̡5X!3Ltݓ=0Ic5ޤAsikkҪwoA6&-[{h4R]E֨Rb(@?ÐIJ-->H:gI&' 9=3@aew6H~jmq'hxg: he6o.)N]l+P85[ek$[j&?wnF:g!+AX]r+c\}z4ɌEUi7E 赭ok['ȡ> /5ڻF N[1U-LUo @+k]xcچe2\y{`J*Aǽl~ϖ]b6?aKM7ܬAs=w+InogN%o"_<w>WW_/׊ߙ]iڗ}>gV{Fݾ6,6z|3AP6uW[vj:ezDc$m/&ޠg=޽]u%(-$XH>o~}ݔfT+6dav+W[ZD 'ؾɵ yA .:K-|I=Y^hԺ%Z*b1{[h6Xc/Kln%c>@Ì{WOE Ow8A5\4ѳ6#'Cv5E6ܔ óVmóVm3r(~6Oֿj~6Oֿj+ꯂ_L4_o䯕kꯂ_L4_oMOœ.[Kw)4L3/, dc=x>k sk-I0z&s4-SiQm5ԁd nT'Pd^G#$S/ӅW-ʣt@LJ~z #+X3tpȡpm$s3N*^[xu@QK1.ݽ)]_ƣ-oqh˸n\ٗn1#G !%eٻz!2g$1 4tu}IԿnjkkv Qa@#j+K?k?/j VdF(^YQ% GRIt!ծ,dK<%UA9 01ߨ^ިigAg%:֐Au^6F;IR'#Gh:4W[?l7uz#@~L$dv鵉goh\KSn @MdIŵ 4}#Vg+sCF|ZƸ0 >m/@//jP liJw@d9fJvNH'J7voľ/_k"8$}#,1c}jCf~hRϧ[KyQ<`!uؕ\B՝j?-GgYGK=^:ֳusB%}&@V?zyW(_ t…?/7^Ex}-cBе{.dFfh"bIhϮ82^=7~ TV8ͤKU jZ755)$6C2qzs\mw> CC|-hfzdjտͧkn_Md RʤVcE s趤t3w QYVb-GgYܢ~ m{KLKg>2= r…?/7[j׋u)vCA[n1v򩟭XRB -;l(#/Vv9PgE{>KmOYda8kCVŚ:k3QPru٬߫?1GCf~C?E._-3;s>`NF85SjN~k27ڎ4a"ghFqj "->~fFe=T9OlBI=p~ .$WmJ'b|G GcVΣmb4*)aVۖ$ tpijْ%#n &XDB_G %v FN* ]ńBE$o(F D dM'{](-WO4´fٵ8,muKkiWfmW`^W ; Ou?/ϟ7v-1Ӝx(WוtWZmcgu55jvOVg!}oPy!7p;5G#rM #s99}ZMF[gM;=Z_rWy|s\Y h]rpjCf~d{\|Ki<}Lk#[ u2.eNzʝv?-GgY񊣭-.m3S.=|ڮ0aP;UE!U ¿|+?ת@ccGöIsm1̙l'< j´f(%2գigAg%gXv}Z R%kY[31/p0s06:zUrWɫիߛO1ZS# OG7uUwbCh2=s!1ZZ [O /KHlaaj?6k?V5~|cь;] 88#1lm-GgY?5g+ro扯jjzy>2M.(Q@;UPuP…5-W>ccws1VB2KFI'=UCUIMةN/{{jH|MC%EUoSh jZ755)$6C2qzsWɫիߛO1U"`?ZI3_msMu+|Q́*YTCӊ?5g+ _(kEw4٬߫?1U/uXY]xY&T`AdpOJ(ʿBW ¿ֿ_nVҀ<~9u6͈,g5:řY ]TU`: j wV$H(9n8>.\w+K?k_/k3Ujzsey/0-i yXˎs=G]R]cEk.5*mѬpF9Px?<7a&[ք8-RE?j5jQM_[Т9Z̞#ӏuO&kIfn ?s6x+s QYVb?xӿymktaaj?6k?W7|(5Gjq:;f)m9bzt@~u6%sn1";` vm>vmh5ueRa38=Gb35TP>\V8"ۜ0?I K˫}R $RB:w8=Fk*K6ڃGy\ܿw$%EL:+C_K]ȕF g]A$G"aqFEnhֿO1Y>uE&e%żЬp߼PFzkTտ; 1Z#VkσdDIKʣmãS=A+# QYVb-GgYܢ7YzumW{aa…5U</!^>hW-_Y3S]Ogif;`r6&kD&mlD-xw;n~iIY´fVֿ_֎+˻_ K$p/>8Sy\QM 7WyiHaG1rmly䝏j5jQe!B?% n#?욿 ZxnWtƺZ c^p> < KH6˖:UM7u;9h7JuVQ@Q@携Vnm$O7+GGVaj|8]Z\jC3yѹ@:Okr=V6jc b6,pdմGRR.Z O7f ;kzwwmu=A0e"$1>T.|5g>yffEYYw$`}[tRkBSTԒ/4ERSn0OڤVij6M&D2C1RA'+]XQR;Flٸc<袀 (9˿x~on/س006wZ3Le@&qF.~V0o*W+]3gy4AW= t΍}x7lܮ0w+ 8" _ɥ隽lTvY3|˴lt6Zrtdl): 8X@nG|?{7co}blhc$J 9M֌'I5;[MF*2:sOT {\sPMs=RND$a,];V*;He]?LG:VFn2g&m3C"!euB?1EW}]_O2,.V/4aVFjiYͩ5<`kp!Jʗ!L{inaז1j#RF03yWw;alvp5ķ&53}v? *2/ ;ȧ{mQEQEx߉s|oA_145FE0(hEp7E 赤pMm[/5ڑԎ(tYyLO $qV>^ٮOn/>{n~ݏO5\5+l̽YDFP6;|oɜ7z–[j: PHȋsy۸W9u+}m%ޢKq;XʁK_GnrdF2(P0'kpFAx4wg~mo|>qj^_x9AZB 1# csk鷺PwNb-b< UR'Ti- AhPsɪPΛA줶Ony3=7c>ՙIn+Mv_}\Ke4Vryv7cTge@lx?<7a&[<'%QANG;6ں?xӿymm (gj֚ԤOcX`ee;)8El:=SA^y]!d<1ڨeu/dѬY0D"* V2꺿$1ή,Effw|+ߚ(-g=IhK)!U=5 +vm$m* ' kJHuqL6߭6/ <)cյi'회Q2RsG^ZM\qWi մ5m67Gj NN1`~cES|qh_g39fhx֣R=g.dFۘt-&&`4<޸I6M]ZÒZ>G>=6^A^bc+7 CC|-i3\/Sbe"`[VcE s趤u#)Um5vݾSFN=AQ@ƕjFh űW=N>_’Io!.gvFGWh 'G@f f@Y2;I9mmrɫP}0gY>XgvtaeXs[}4QEfj4m{ѫ h"U%ܧ*r8ZtPTҦtkbvGsT*TˊaΎmlZtVs9"\9bI$'=bʟ]Ʀ5-Y&q:уqA#ҳc-tx?<7a&[-(f;O4jkNm6 (Ocgr4J =FyY)\iZm3qM$Yd`VBHرCmMGD@+^t9 C|h0g> 8Z&e` rz@Ϯ*QEQEUmF=BbM8 0 ߚE \i_D`Y#lKnBRz :o [4-i4w,y /d#WEEQlsk- xc[.2͹sqҶ4{ۻ˴. {*:\wo//d=\BB U;T_տowkX ?֮6)ed#;4YI$W(( 4g2c}2~dGjGy\&VS ",׳ BE@ ?.z{zoSQ@o٣ƏGME!4ޛh7񩨠,~4}?M_jj( "GfȇzoG٣Ʀ!4ޛh7񩨠,~4}?M_jj( "GfȇzoG٣Ʀ!4ޛh7񩨠,~4}?M_jj( "GfȇzoG٣Ʀ Q O{C*oA_145FM0(hEp7E 赤pMm[/5ڑԎzoG٣Ʀ٣ƏGMEdCh7zoSQ@Y?M_h4ޛPD?f>55٣ƏGMEdCh7zoSQ@Y?M_h4ޛPD?f>55٣ƏGMEdCh7zoSQ@Y?M_h4ޛPD?f>55٣ƏGMEdCh7zoSQ@Y?M_k1ͳ?3> n{ Bm6}ev%2Fq)- + dG%~Iƙ B^p|.?Gs^\EqCl8ul[[8<+l٣ư-mXnM?[z]{EXvX CC|-kbY/5ڻ?Gq2C\|-iCh7zoSQAvD?f>55٣ƏGMEdCh7Za ^ c6FW!::( #7H{;G!Goh,bx_K p#h55٣ƏGMEdCh7zoSQ@Y?M_h4ޛPD?f>55٣ƏGMEdCh7zoSQ@Y?M_h4ޛPD?f>55٣ƏGMEdD"0`d$z~DR@Š(((((((((((((((7~ WM#?/&գȯF7E 赮ȡ>X2C\|-be"`[R:E(((((((((((((((((;?5o۪ܬ;?5o۪ܢ(( B?J*!JJ$LgB(<ӹok[4?ֶ*OU2C\|-_(kEw4 QEEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEϮjFUxyQ-jv)NHG[KfnZqg8E@LhqVPnMECo}~!&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b<9bhj]_d`nb#=Uhkw> CC|-k(hE&klV?P??jجȡ>Ԏw4T?kGR7&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&]C}>m?b&;?5o۪]C}óVo>,6K訨~m?b?ؠ.~m?b?ؠ.ea+(v+ĜH W"Jh?qzEUi7E 赭ok['ȡ> /5ڻ??ؤiMECo}~!QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QP~!k@]QQ%0T6c@ʒhzD4iv/#nu<#j%kt4i^EnR608Ҭ$kg&͑=ªN8Q ((((((((((((((7~ [%'u{]hXA9Sڳ7 wmj=o"W4?ֆiB~dlV?P??jجȡ>ԍE(((((((((((((((((;?5o۪ܬ;?5o۪ܢ(( B?J*!JJ$LgB(<Ӯz!N^aϨȬW\~h3G#{)krQk:G=OrQEQ枭O=`oX~ K[QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEV|ޓ+"\u7r^Netr2+4cqT> 8p=]LI ʬ~cČFNI叭j}?~(T?iߧ >fO 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&(hEviߧ <"`?ZDٱX2C\|-be"`[S3GsEC71voH蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&;?5o۪Lݛ?VmCSKj訨~fO}?~( j*ٿiߧ 蚼FOTVufΡtɧN;)  W}?~(Lݛ?SFu!͞'#Z]Gy@kwE{gcٿ0>\2x;Bx)HJ0AAl?iߧ >fOj*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&Lݛ?Q7.~fO}?~( j*ٿiߧ 蚊1voGc€&I(}c`?2(d 7O!A꫍h znr&yg̖YvcW( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( "`?Zs\7PZ lV?P??jجȡ>E(((((((((((((((((;?5o۪ܬ;?5o۪ܢ(((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((hEw5x7E 赠fcE s趭mLQH ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( óVmóVm ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( +>M^96r3.02[ųi~`wjch-[%7k '9$&?o?&Y4Y4ɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.MECI>~iQI>~iP&Y4Y4 QPϬߚTyϬߚTɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.M\7PZ?o?<"`?ZD͊m[/5ڙ;*:OO*:OO*ɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.MECI>~iQI>~iP&Y4Y4 QPϬߚTyϬߚTɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.MECI>~iQI>~iP&Y4Y4 QPϬߚTyϬߚTɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.MECI>~iQI>~iP&Y4Y4 QPϬߚTyϬߚTɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.MECI>~iQI>~iP&Y4Y4 QPϬߚTyϬߚTɨ|?o?t7Ut7Urj*:OO*:OO*5'G'@\Γ}fΓ}f.MECI>~iQI>~iP&Y4Y4 QPϬߚTyϬߚTɨ|?o?( VRx{KA"v+"4{ZW`NH@NdV ccoaݞFvfI<9=Y((((((((((((((+ok]sp#C8aqFV IF_(kElVM!jrE"t}Z) '"y((((((((((((((((((+G[_6+G[_67((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((+G[_6+G[_67((((((((((((((((((((((((JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?((((((((((BpHMy#wwUD謋薞Oڵk|a8RiNiʻC:g~tIXk-eϔ0nj*Ǻwj湎s:C~g%'hSSh:O.X"#I8icxqY4 CcbiܵڥN(8'ߚ,/oO~enFu7öj$+('5ηΨx3M:9N~or^?9֥ϋPIɕ8?74M>̿'ܞʮXV#ml}[.Î?ozGD%Q_v_DZF}^ݧӮh0@2dQ&qoeN051֧RH||#sj{FV*?*,gN7T=''KEU mNѻ |hU#j? ?j? Fz(AWc&Ia(o#?)\2?u?Zkwd1#3 a@dmpU}V'+:J,LsH/<]MA[mm f \ٮsڡV&y`*Hd\*s@7=`zQEkzf:]ϐf"qum 7tw/o4lLIc#i4k(忔\6wBƼz;U\q^k N՟x^%{ C$ 'ϵ;gQ^MxQբ]^K|s~]v85 | 4nQ{FŬTdgQ\>g]KNx;0-bCgۥuTV1w˅鼱N>Q)£F-PG,Go73!Thm\zV~cY5olsӮx){X֢(((#ր E.yp?mSv\-F,K7 Gy3Q>'2? 9w|zkIw}'o76p9EdM_Ht/mrN\s~ux2X=gW]}'=1Qh[:z/"1b]޹枆rg+(|ei3k "ccZrι˯x~kKM+X-|[n +4N$F8`r:hFEPEPEPHYGqW5LU%ۻa#q^i|5nƨ.t>sɦqcsm.ໍ@'ϸ5b gUwo[N~)OIVdXƞ&Rv;+>KX*.s͹O>v7W I$s>v$-&Nn+F'J((((((((((((((((((((((2cs]< msɬx E,"eY^@>9Sף(1IqN4ARWy&fC lڣ? @'= bowʽ5q$s+nsNjgZeΙgnfd>ӌԷZ&fqs*[o|Cej $]F<7dҀz|P׶hoO/"9 psWt 9vb 08|}<@7.xmP\y[My( T&>񮐗3NM/O S3ǽ?·^%R$: ciݞwxzkgڒc6s;bw7v..vݴ`q=*IT'kיjsj]w>#V@#B*-[N40xчs$heVS=Cgڤs("w[,*70E_Xj`B)]0TP f5+M2==|Oom-~ŏl__jukginbrNZ/4˝ Ej{pCYs1q\mVbܬ.7*`7^rԔ[O.&ݎy+R2P>S]Í=`)k욕D|ˇTQjӉvh?Fnzvu:O|)euOmnptaޓIIJ|T1ZCÉT{JUHY|AD5/fOS.O*O>A4sDD2PjfHM{YMsa$Vᱶo,>F~S#=>ɪ{ e>8@+ԨR*jIRBS]URr3g^E>,ǞI&UQs&$;ͻNkkvP ,ΙfVėR~Wݓ9rL)9zv:Rl顇z5wbe J5vTҽ (Q@Q@Q@Tſ d>Nfs]a$ǥz%^u)BH4lt|hwI'IM]1!9*3ORV@`QE ((((|Sa!3EmX/\Z)(٬HQp+mRŹ|2öq/k:צ[y1<3 ᵵ睨\Ȃ1l<{ӵ8㉝gjQ]E?g0p۳9G5%^0Xgk8ªJ"''/M4֐lܗc^ڴ蹢)|r#7 #ighz.XI.yafib.D$lIFKm흭xOpkwZNWy3[ ߮k7h/0ϻ>F?E¬f,\m;Jᰙ?h )ݜL/-fMMC'J=N)NWk (]3OZmR94h$$Rv6<n%{n'mJݱ9&)S+ ÿ̟Ms_v\ʖhrO<8\W֟*9eܗP})_0]S ~ktxM~cjKok\$צhqT:ާtֹm8B&c []xF}TvMų1}+-R_?nNwD0\Ɲ j]QǓ(V6[G3]V;L?.3wI'Rj#7(QEQEQEQErnis%ԮZ C އ@stW__;Aiu+%D|1 0׏ugmVmJ+Eڥ'%8hW u+IXܢ7+5B]nj;wLoHnzg:ʦd*nct[hi\(''{Zro]1-G@w 9Vc[BWWUm# &[4u}k %[Y @\ni|Mj F'zݬv,vX8{$Nm'q秨 lI'u} ^IzMDdV1ϴG8# t⤫AnW `Zf0 =1R5"gq C Se 8Q|q6ߗՀ3õ3#Fq֎3HS382(: 4dS?ξb; oZ\|?z.`o͌jEul`88=>TC}OsM巰+ۛz>UYȡe?#{Wԯۋ\(…O@;-*iGWmjZ܃$e\G#}uoea ӑp8'gf[]iGN}?K[\̿6\) 4_<%M5gh3OL}kׁ<r#>`M1c~5jg7®߼l r2~8j}z%c,L$H\"TR-EhylG|<qb _M%F'*ީclI_* Mk;&O=T99!nthVH DH_]DaO#wB<{o{k5~ĚrF3,\~^AǭG+ú_jCpQTfr zE<,ӲGQ[K٘KJe'zWkx -n6E2o-ՎmטXNW5둂~V͆,:o8Ɔ4[ K 2^sM$C 㰮Dow3:ǩ M2Ze<׺qR,"V~\13ZR5ZCRiEv#C!T'f]ZyhG?+jk?%γ qq?l"7p&\8f Xq] PzQL()@,@PI<;־KSh)GѰH9FҾ[; e1$r+ҕoO:#`Ӯ& x8Oǵeݕ\G`x'?غgZߥ . VHm-z2+89hT&;@F^ϿZjc$$(UFz?:#T 8a_0U& K !A(QEQEQE_Z;O*gr+r+ڐ+n\GVl<ιS(JtXSl''Sc Qv:k};l/`̧VAH89ǽ`k5'08R/\si6BޕvmDvY'u%AۑxS8^|^9IZIq[GbFBZu!A|.s?JH;IWAXѱ|\o|ta?\jn \ j{H1\P\oU$۾{.ӏ}|;{)ұ$O-VSi9nkz۴:Ibgn3j[Pέ 2]F"1sǷJdsJOF)b9u ;#I#3rI=I5y$p3ZȠRمQAU?%Ə_uXyw45 jZfe[ AVX[ˀOcֹM~ѿ9ǥjJ-4ϠeB.Zw$'?!?ƾzUUP(O)>Ǵ |mfm|дeqvGFw8wڣH!F F:|=~>wUFI R϶kQQo"F?;?4J+߭X/r2(&  X sU.>\G)R q#һz*nzIy+5'.M?.?V͂xden8Cy[7]M\#B |U6wm#8b.0 .4>)|;ىAHź-cBͰ`r2{Wk{eIKKc2:G.&0涾ON{I5E$eSq8s\~ c}xHb .k L#q9j2~T"Lp )H1"+a"W)3RiS:I`e=bG&hQEmǹM+n" 6Q { >޵[zfku*81F=փiS\hZ\ y9yH[Z1'ւ^O7DSm'9zs498R2}zV\9j_x Re6!kqvj]f=䏭AXڇ$3ݎ<>g"8N:9yKUchZ1Tʰ9fr+! 6:B,@rOjP$ V5Ϊ$9G.O<עZBŷ>?wzs\h6Wzy"Dp 0d0=VlK}>qE R:o}"GA]ʚg (64E˃󓎕? zέ,xZBwcڨCGEijB9ʛ 3|0s_ۺu G Zqw:;RX&ٌImH?:j%⭐K2>R8[;'բXrX鏥u֒KiEolR?7s3) ~)Sfv z j:\81Ww;4]4Dcw3I V05F,:E\ZH)Q (xcKgEժ =yom2l2?#7':h/ H"D1:sM3OXOqA*/<z^"yl|H#7F訤U\F5|/;MBskB/jw']t(gO.gNB;jtvm`ƨu7= xji+ [K{T)m q)9!(ϯ=R:RQE 2QKCc<ҸoZܼ&MB]iOzuc:*ngN:yT +{KI&> ;x ƼHb@AZ6.cB/IR9f tϠY>}s+(i5ى=r0:Z֊8$f1$pdB?֙ȥ6&jA{.m-H ݃؏˭^h}޳47~rH3D$cGgT(-vҢ=qZ>)ZFVW+'vg98$}inu>Ο:w9_k77:lgHxumL`gIeV-nBg89Z}7Q_\) ui cQ&ٟW}ZGLѷu8R͵W=` AA)V񝖨XGD%` ?8zM ź.ţ-=Y%Tga\%5yvZ}B.ZՔs9s_j))fP(2nEP!i~]NRPEPEPES)QESnP)=EP gpdkՀ󩨠G.?S*G EǵH:ԔW~v1ҖQEg>c2m\QWd6p̌>Lq) JfŰNp:9q Mi*F0\QQEQZZ~+HJQ[pA?(ء$RG13p23AДf3 O,i#1,K§'קZ$.|Amka~PAd1 *K_]MsG@OsѤ"k

x:l6 A4y!v]=0=jy*-p>BiK?Gݸw:V<Fq˜-u"!7y1snr)x-,ՙF0+}hc^"e fB@LWh&o íj-IِO'5heKMu=Sixd8?w:?īKgMF$.#qSz\m<|%Q$0!dIJؑW/kKH2n0scקUbR8)WǞğMy'Muڡv,9+UP6Oae4вM7 m\c2)۝wpқE @( H:S(QEUkt[")ms= >G#6\FPEhh^eQ^ު][k/:L ťv:_s\co=*IAnwnbAEP } ag֝k[>Zɨuʰ:ƱNwLP2J( ( ( )*ݏ* >-%SU;[hԡ\>ՙHgGSXdEt9S4{$ʬFqgάpf8kj4;[;P$8)r>\j 6ݓ(C5Ԗ"q1Ts?:7_3[K0Yq t;el؇ٞ|Hw65ͨç %ũUmIc=KgC Gr#z&1af:'|;k`tqTM2*ۀ;ybrݛ@Bl@"hj"ΪVH9ϭig8(QEQEQEOSK6"~|gP&0Ns}Mk\$ C*m$ s⸭sE̸$<#0IrrxSOLwmE )\3uaRs|DU09Ӹ$q")Iq]Ƒwa\%7ϷHO?Cӊ$b;h 9zU.;`F C,_%ݚ;u'y_}sR^Y3,:cj2]aY2"-FqP-,swrZl 銆$Tܩs*t6~2Z/[P ?7r]Q *_皶-t )pgј#sp6c'Rآ\ǹSv0z#҂d;x_j5n342^$N#xk_YrPU98x4s#FұNI̩n0p~ҩ[kWʳ0>ԖЭe71Jj&,\$!gp1 ꎚkdMcfK([w(䐛Tagy9Vbqrkclv,\!̰&3փks1$CQ˔OL+n?#k;=6 uP\6LcagsZ:wmW}ːL۹9ci\Pr^(etDŹ1rzZ~[x{,ZY\1}zWW~5mbKb\2 X@洭bHyI`K}9$wN8ҋJUV㬵h>V|Jݩ=(I]QAAEPEPEPEPEP]T No篵zmeRg\}vIt 8b02: {Ry^Vɉtne?7_zZc&l"˓(2I^8^7vr(xS^LRr Ŏk&ڴRO-Ms\/S6Zu nA끎{+E+Kp=sҊtma\3ũ>z;!j[cгSt%9P@~Dbd$n)󜧣w,ɑ1y?@E28:ϸc]X`ϗ!mqvքoX^郧1S8Ι 7FœͧsZy][zRLjk6c;_.WǾ:#C6N9*+;E,Ǡ$j5v$t``@Tg%sZ߿+8s ťrMoGҡQ@(Pp#4RڤPvf9f$MǼѢ3e;F:g2i_l?yf?9¬k[m Nh+̺(H%0ǹcypk ]҉3VFFK@Ƞ&cqj(p'ޙ"m0P*3@H2zόzcU'hE_1zRQE(xɚ/5qwdTFv Y@M[[AXF9ۑAȨؚ,/s~NڙugQ)qA9bXO$DW$ $H1'>4X" (*ո1|0=* ,<}(#Q]̷GG⛨{kp'v|PkWd) R[X(]sYxr8DpqVWql6 -9=0s]6[x Λ\6wIc䞊s҃>Xv I+?VHg~jL.qvO@ I'P6V:{|4cu9REI0p#)~͍怌l+4{ \~UNe˹Fpy}NQV:H99e9cD,QKrZbgsMǷ#jB]Dh"A;Rr*ʪ[pf h)cFCnT.˹=y&cqY ccRikiKky!|$`?I3&S='Kmf65a`8sr%$pޭ*Fulpx$z{S8)TK]Eqlؼ߼qZV+<`Ro=+ ۳+dBW~ ޏX4hoSpBqthɥĺNl, ; ȞY]h=e<ڊZf9Y*W$) +.}#R{@l@=.kuF'?Z[o7QI]3F0sс- r ێā?lAi!.-7#m' jA8Z>_)cc 'A\"NTS&2Ϡ@94Jҹ^M7WHYY9`\}+Snt~-オBgXwrHCrSITmOk.xܡ ߀6yHVK$>cJ?AKI"x\A|*9]`ugx֕Wyق@AcСփ8E^7/A+SVLKOOCۃֵtY.# 3F?:ЇN{Q ̫1 2s#h'tr٣IhSgn m*g|gmmCycۿΔM˿f۞qSm}6Fcv9ǥ-]ٜ>,ic`$7J;I͕]NNA)%ϗ:Z[-ۄm3xu@$%tf]٘p(VwlV538A,wkk@U) E*A%~^+7D*la;vSRZ=HǩkPl407iZ|[6,72Ty2pA\uVආbg+A ֧vw8B7vtSCg\Fs&йK-1$ ܄QRAxJzCHOLd3c]/8NcO?n3hݎϥs$@>Psz¥FEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP=97Ȏ) tWA\$&8{׮5u GAwoncޚ80GqU?wxw=jh|,y<3֧vw01Z/=zg;jZX4z)aThZDp[`\~ukiq k5ݕn8V*څ9]ܜgځI;mgbۅ)mlLk; &Xm>7.3c4V!4BHA!Kn}@ ;ۜL~4Lܾxʳ ; u|'F!s۳©P&AȥTc,@v8OQ9!qߨq@*Y2p[ ԯ#mu?? 8T:ϨOWٟLCm`bϮ&Ί1 el`JE'zIlQE ( ( ( ( ( =(5to}K~~ߛ'׿@hТҊQE^5}qأ˂=? hpOkjEvc\G6)7kTWÖC`*M*FŌ dM2IxI|yc|3u|.RiU#P6|8Ty;$X{[;8,f7l zVѾc9N {v_ƨ]j:O,!y  Y'U9ud1zQzT(oj?i+ms9=3\ׁu-M6{n*iudh!Q[oZݵov;u {c,9TΟ24 i.a&HU<k 0g+HO,9$+:kJ}Rs~huKqZ%<0 1IT\앟q۵MPcژϝo yo<ߍr3,2Am,pX8{-pLypWzw1Wݚm⸻y.Df'R6`gҹdk%T s};fGL,(wNqu>h1iXpy#0 4V,SHRmlv$E!NA<q%?_ҴB6([Hf::硨˵Ԡ3n#n8A4`%լ$I+7g%a%t!#, ޸{y_3v֕%0{4e@(Y-.Y-!A&UcayM݄7LVJ⥑!I͘ci:5;nLS3{tͽ0ۆ±nt&8gòG&G @<}k}B)OUdEt9VPuo*8r?)^F+J$wGd.wAtMj*HG{hܙw4rGq_zuwL0.dh,qk E6ny )j6m TEgP081S 0+&TA[F˟؎i~zm~>dm;vcԜVeƕGV1$c'Wѕ]U U-jW8OAk]X6=ki`1ܜƴiiyޣi嫍meV F"Gsf,t\o4'+.4yMO-ǧZŸowg(8,oخe?8$5Qs2qZ{0#ӭuʡT* ;RRz(((((((((7('I3 :w)άUK/$r)V/u]*_#܏F9 ZNGHJaRu-Ϛ഼;<\MgIhX[{udW>ZP ;Jo<_.nPt,r@+|2sۊnÏ^1UcMyY.w;G958-, rz97sfy۞ :uԬdIHR@'pڳC<ziS=7^)M5]UYaHg8PNz[ Eg(:IiZ3+PB 9~5!#Э2(ii4{W[q7> ,)ns7Z$m01'ҡ,JtnVFH $޷{Y-M @G^sr22f w`sANڶXG gay5xe:faW,}r=+rFV@ JF:lyLvr3QRA:z orp3ިX%X}sWbS4yɕ[bOOjJ-Ht4w}$e`F}?zx6//]ݐdO:qZ*nz^ʇon$瞕j+/][^q;ԴR4QIX|qc A з.7ˆ?Ng7,zsynVA!!%B+tgefBǹU'pzf..59b$)2HF=wZO`(QEQEQEQEQEQEQEQE=/?6*R-V[5D"-v|ޘ觱ԛ#K1# nPIیm_ykYIFr  =R)= bwڼ|uu[B,HIU鞽j)lm$ys"tݷ T"34XU'pE I b8>K[zx~Wgz%3)E[ӮֺDutWCa}ΐj\'m4 fIN3T?N~zsZĚWVC=N)}'YQ]T*+[nO~޵HYa6яLEn41H[0gޛMڂ{-$ϵ'> F84$$2 c$bػ1>ɬ:/+O0ȓF$+ԯ*FFq}m'R.*\/jv1U=6gAWTFqRCMC*?y{gӜ24D&fHc#(Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@sEGq \A$2ȥXt=h@sҊldq4dCAg8jP$ (Q@Q@Q@Q@Q@ DdUцXdk*Zjv%h 8U-ukA.)[~Y47Ltl lTO2fXG\W_[9يP#F+˵mY1\1zqi٩E6qd+_+{$} 6}xO탱i4*S9'sAW1x IZ6XP63+_1۩I w̨.}? ^'N]vmO|4aՐMJJlH9yXĂgDwP,79kIcGsןZ4kk~ #&eI#QA\i!awy->AiAP6AcOeOH;nQEEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPFP诧9`h5 G$d)t##oh;r׷Q2?"E7wIij(*=)QRz!Y֜X!?m wZGTB;q++Bۻԏnh&Vz>|?i4@1Ď{qjA|ܧO/5ēDȪzN%[~*-^J \FHjr3$ڳXa}4z'+CJfppi|wzenk \G/XS(.l<{m5֐:7_zQxU,v*q~Hq5$4gR}AȥcOMyEp"=PBDRHN4sDF2zScXWDR@(((((o-ՔHfq^gMM id!,q=^Փm\0xBM3 QZS xcqx*zqqх+۸>Ch~}1j nXm+g OeBKy"Bv>ttQE3O;6;fLqͻsi)ёUQ@sR>1RMIPfBJ0O^9]Qns*H6V0F+ v @a~<hU;/:)ͻ1psW(n,XXLfːpJ|_}q}nwrwQι(-NQVL !&15-.cLK>D`+ҴFu bxpi}(Tړ:0nSw(;Š((/V-&D,Cz]mTlcԬdc|dT&d7v^ٱ)z5COn{ym"S,8 MUҵnH:Ŝpoݷvx#Gy힑\_ëycKE.ݍٰX)3JO EPhQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE`x;V~[Gm8d|2ԼO:l6ps,F15Ǐ#-2#[=à:gk {ROp+'QjK~`|uo&\Ν?m^5q}ȯ'Q~ 48|Bkcoؕ[|u_($aLczǦEy7ƘtcYRede'מqjԶgYi[M<+H7l0XvpqRa%x)z}-sImR9¨&ג~V6w nu+hISr p$-Jri'˩ +Yd$B<)ڔ3/ n]Ť'^ًVX1: -wQmcozT h.&8gLg ^*]5s?=յXY`G FX:p8VE.|r_(Ϋq 3jY}RI?fށП;2qh*U7zCJ}½4bEX})ofBd4*kvmw\ul$x|r6_9]"뚅 ^F͂>dhr Ӵm0̺lXb*bgߋ_9ۥ_>WдMzݙZں"gB$$nR88#WVQ&"G^5U ҭjViimHc%g=mƇxhn!>gƞN+iIdH^b;WKy W6>&́yƘ[գy.Ӱ 0a1W]A{kū6B^{Pdž٤;\$!M\29* u5]3͔C>B88qƩY!]|ƋNK-ȹUv 8k7º_X|D[mA|}oxJZ c$q6 0#<'q:NZoŶH)NtZ0U+VQHXTڙ-RK?0 <㊓M;H,m6D䞧=O֬SKRХ}&[3.X98wKD_c+`ҝAAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEr|KyھEo-ݚ#F %yОOxe] dڒ+(\A쿭yo~↭yKä[X}R"T[ty0x9)tLm4u&zkGSeq\_4vQGj2I,$~d qzM2^-$aI$G'ֆ{Ȱv_qRޯiiOXi|3"n-]7k^$nu4 m769|^>`pASM=[➵uM7J힛 as4 ^Q2a}㨨>'M-E Av7}0}sZ)/?f{|{-#E~q h hEE,!ݼ5?^&ҵ"Ht[io-~,,:."rAti]'ߊOM63:-σEo.k'Kˈ#} eьWi:M95٤b!M K_bG/^u ZkZ惪\:OLС N0{bXoAWPծ.f<-|3nQ4SB[WCk\Ky^o񭶚&$ZrI7]ۿ>:Ƴ\1PO!K9k;X MrwY|@[]B{.@`< dqb" Wsh4)x羻FӴ[ڐJ[s]((>773Oi>#4. :$:^i~r&F}9E|۹O }->|]E0#~ 4>.9N[82MIa*nu/sNם(&_VV].#v*ۇpG_хQ@¼1\0S6+C^]̿g{q4BlK&cA#(u.#dJvną^}*C?$?+L?ʄqaEP %ȅdl؜6*[xNhlG*1X|Gyeٟn=9t9kKinnvg9SA^`mxcLLr#ӚV5^IQ^6WFVSG:z=F4TK˕E ~ux]:TS3Ko3 HıLn$I4uՏE2G2Q}8I(((((( %TI1€[2{ןx-TK4>Rn'fA^Y֓o[ANU$hʵ>xKEO} \„F@O\EATyo@(/kW =:P&TԒŔ%jEo[#p?3hPIzu`k)oڊX*:ۙ&3p):HҜ9kx3I}>sbS:9EIB* ( ( ( ( ( ( ( ( u{{}%墘Ǔq<{@'{+eefyi4HV =+<-\Bsg у(M'$ A\dj8z59z3B~cavnqѨDUŒs^xwL{Hv>NG a)?$ΊڄKm9&E%&In-b06rFk"2 ۻ,64:)UЯ+[^񽆅sFRDl4n;s~(Jߗޗo|0Ѵt8.Y6rX[5d^ n#qC} !wBd&ݎKgOjtjuM7b|dUTC1qD@YPڪh$i@#o eKrE;7O.]WmO _I&K"ktxPwaZ~m&Fx}0vXaBwOrk ,h Wi!BmUˀTgqwau+":B'vvp2Qj-.1iWvzK-i|kX'q7ӗ5o?ĩ7C|wowG4 *lKmĮPqI1O:Fϩ\\6tGy 86܂N pT"kzZjk.<MoRA'9HU[?M֭YkC(lǔ pwʿx+zv]^jq@cG99nSx[Eᛋ{[hikio>պFܩ.A'$y<⮷Mupoi}J>nU6,q\wE7 S67}6Od,bwH|U{ϋZ զu1Mh-OYUx[9;k[K[$ox^'OT_XÃ|>-o7we- o $M0s޳-w&Яl-,YUW@N$]_@0NA8˼O=/DTm}v;k 3g2)+А(IN;\ɪxmL٦z|2q #Hђ{]?w>ծ-SDm&KkX0Ewr7n v23Z(2Q+`M?ߩJ6V.]S[ 7^U[xZe =:WOm ±!%W8^;QB,esHr=1OXR0灊FJw {t:e[%62㯧WӋRaEPXQEQEQEQEQEQExL#vJ@ sC6ќַ sx>_Y 8V#2@85%MyYU;PzRTQEQEQEQEQEQEQEQEQEV ku lP/?oQA26tMAe1W!J)<3\$F\J/~3WP@s9QOgcuZ$_ !U<-''׬>mm+NH Tߠ\JF[+a⁨*܂{M"il-n;Vv+m ߛt;kqO皲|1a&jr -W3#vӼAKkٮ9U[0A&\vfy\AK ,pLS}nYzg:OkC2׎Vc^hPH8sH{1Jd7o%rUO}qKYŧm|3דPŪ[T¬sW@՞IFZYiC0 yKXd#|nPA{>ck6]6$g4j{8#3j:Kݬp6=?:ٮ [0(DĐڽcctUvPC2dUY=N9El$:fvm*zSӎզʬX`8s/lgs#sWSHڞXh4ks`rWxnQ@ Պn%``Ly_o-ky *bpF8|XdnC)4αH/${}*LFg'hT]QE (((,XC\Cɒ nx9ԯ4ݼqI/;QE ({@Oz\|Gi)mRY3HE k|K 7>˩ Ai-&}#VosqX4,|A(Z\]?>ꫣxh)j7[P% 898t_MkH}3]㮃.<|A+K(|Gqyk>#h'eW.Ln23M;o-s/VSoQu6jZ͜2H!hm\xp3ޱ|OO¿\Of_GbH<`޸=R{Y[t/uUt# 6khnLfcr+~!I.6"-X9mT[utU9jW/x_Sw!ivsYaaqvb 9#+oYQ_u.Z?AupW>mn-Ƞ3ᯅ|.$Ij0 lrm amM^-'Z6!mІTnrBx^E'Z*_>p x<:ME>Eco]ۉ'#O>l~xZFMJ 2+m,qHs% kP Yp"Ik]֩uk77jjZk Z\XzksKˋ4j2/^FTqbfc'u[_p_87:-gK%feMgCrC\_:|Cq )줽g,,dqHPGqT}V9߈%ω| / wW[3 q%<=1 K &C4o*xmzgfӵE+`J>iYYZ~gᦻubP҇R;$y^[9Rqݷ#otW |IplџCm*Ky iT҅xWyE_3nV֛y/tCMNkw ohlcGF \֝mjy7:X^7V|FxmPVd`Z*iz.RMR)k]hY@,/-brNB{S,Khu-?QXsEE`HOFF@ݞP/ w1</<%h/,-3Trq'5EܛlI$s:B^Kt!sCۯZtЦIl01׃^@#/|KK!X's?_΄Z[jQG9x`8汪ަ."[&܃t+Tۛ1^C G+\X9Vm0W#- +TFbZ'$^cd|T,E 0gV6y} ͦsNAXu/0cv ez HYG$s՚GDRK@ZmIy4aI .@R\-[B]=Ow ע]>͘es+4F΢L( ( ( ( ( ( ( (ohpe`hðSrX`Lv>Nh|E ?xU {S.dڤAxkItuݘ#(lQEҊ+It3!$eHP *_e(#3Wh>FpxW]֧5Нź>X@rz{f*e^+ucca'!6w9|?gc7FGeHI+$F1zd]/mCv>_v-~g]x@\eKn3$ օg-.&@Ա 'u=?0躸hIݵ#6;P38zgī+i fwWWvXΪ㊧ߍI_Ş7.n -4M."&QFBOd`ci֚Wzmսݤ1Dqpko{kWtK_J-./U2l@$dtz |5=ܗqr sg* ~yR_7}Z=:%p[OOw\Y uE,^pȬqu'EjsT)d.3C,6dӶ6N>'J<]}f,OF0 "PѝxS0vV!y3\Z8iNS1wC--1Gqjah"EVfeAEs^:W;Dze̱R!d[!FzEkQSQ&EXrm՝mKww::(Š((((((({Viqrhqx6;`v7tkѾ! ^EnJsOo$pY1OJyXڜKs96FcRx= ?j~bGOLv!Ye0%i#X>"{X;E`dUg7q\mMb6sՎMU/m %%JCʴ4XKϜgj W㷹gB3yȦck%Ky2;zceWZѣȒ0˦vZizYBe:cEͽ3|%uyWe P̯$شm:-6E K7Xn+7ºq upppGZj{8QE#(((((((]:jVmpuŌY`_¸J+[uURΉQ 3Z;mgPvđ8jQ2ٔi-#5 jZQlNzg3[>>]|G_LZ=/!Ft9:k;l?uMniSPi0zgի'H8vy\c>nW=7]1 {IRvWv?Y?cWURRHl^,:WE*:L}X g$¼k8xʉIEM55y,YBbN1sПj:RΛQvÁnAvՆISO:~c}ffF\Aiڭwcrn+G#UF(QEQEQEQEQEQEQEQEv6hFURIs>2Iٜ;f|w#r+7ȫq49*y]ww5h$XaY qzèX# R}OCux>]:eQdM ß-v4ʐqXM$[v:q?cUA#q PKm.f~\\ApkK6I㩩 (&9dax-,vW*rG5QkӪJw(4x_İXEgt\i䞤{r2:TXiUQEW w!# :jfjZ5\E.OA8 4+,M崫kp8m`PJyV;tx&͑T|cqqڤkU OIf#'1^U(V`(QEQEQEr=5]OCk7P7mxH3{?? ȕ[MI._ģ˾=I  s?3#F[Eq:-4I6+VbX,p'21Z^VSS_ش{s]r$ع#_ר%A.-$e FL=1O<_k˫[V5ˈ[Ʈx#neFNxW:Z+I{wg<0\Iy /o70ou[N5u^ͧxrK Pmw?nUvHȥNx'S/_}.zQHaEPEPEPEPEPEPEPEPxcڝ 3^R1nH~2\$gphr5#ZS#h#ibFI(y"yTg'ҙ]1,[8皇WGY INGd9F*qi9$zFSʹ_̏JKn$5SM}r[gbdj] h,qDxJ~f+J6-A QAEPPQEQEQEQEQEQEQEQEWJaIKy}@]}{WW%M1RQBd M3OB7VF*UPF U{5%lP; Үeidڒ6uE3N{{&Epp`2VxΛIhYq&.qVkKzU*Ub$QHMa_lk(B?Jd`ocF8=ES^Y #qLqWVgF,o婐[$lޅ%9k&iV1ǝdy<&EI$)}g{ܻ_ n#K++r3{-ӱ\<*ЧUvvQpG5r)$ (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@_@k\`mj 3Z [XV֯aa =ֻ$,J[8+tpYxO_T&Ve vp}~4;X/"x$x,7 '»)>g|F+O8 Y.$E YUS¯^0V&L5t7T8o M=~_OZݾ.i6iIk<[>y2J_[{1Ѓki߈Z~-t[4f2D8Lk*Fyv MXHnYe@eY0WĐ+-< tqAc[ij1.JecqTT7=apdr8jޠnDW=0=EtQ"H:j 0|ʺm+MO}*y=7t]n[R<\(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQ?spu: sc417{?Z.ODsQ$`B9H∡,du'];xY䀫].#\м?Q;;J{Zw1T$ި͞JƘx*-yvDq])i\8hvyInGnf]揑<U:\j}F:EX%$ĩ# k3Q^y(xw!KhЈ#t$ c?xmǠ5G%Jvј'f~Y)IfBH߇Lm)D{;NOP:b>F.V2I&BÏZu5:yN2:ڹ mr̰ۗ+ҽ5ҥx71hG`QEQEQT.0nqg@EP0(((juѵ)/u?41k0>hלg>5z~3}h sIX߷xMgl_u?isCoig<-q =ʸTiDI=+; ӿe)h,=IJvl+]wIn-5K n-FPhGE&-:RTs5:|;[gMym9l7n^`[Ǿus>]ҺG!X%xgՒERuW]~$<+\r۸u#+W'k}è(((((((+̗ i>_6w~Rb>!Iv^]˿͏h6鎼SFUݠ*hR21J_>o'j:*,+c;8ǥE[vZ;_[f<%tϱ?Z|]}lۖ8ݞR)Jm#'p ʙ3wM95|G0z` RҹNQEŠ((((((((((((((((((((((((((((((]J `8"(xR~^Yڌ,.N>4S)au#Y,o$-#[Bԛ`eWZV%ݾL1sUW[&]|wrGjw9^TMͼ3Os p aG]=Tp$yPQEQEQT-JMEk6+tICP&՘>4C%5CI[SWn&XI ;X'Y,92F #t~Ӥ䟇'pOzg2nS|Cd(GPU 'P7l~_{M;Q@Š(2ymaeKmNfp$9 ~5aoP}W^&,E-!yQSȚBBbs\,φW?$+XKߕ bѿ:/*/O^^Br-Y7xqO8#z >\&XMoAk4Oeni #P1*?+|:ڶwyʛ_b+{u}6Xn4N.l]DOW(Xs^5[Hܕ3M=ėɴaAFf vT'nuYd7jKыbu <7`NG\OEⶖ(ZUOjps$s.G*AzP3|[W:]3S2ckIIe=t(` ( ( ( ( ( ( ( ( 2$l7],QQFYגkss:9qRmܥEkMkDWgy2NG= \bA0v߸^CE;CK u*KgFB(lQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE#AȮcKE$N7` gޙ>W[?d2&S'ַhb((((˾>/;J Ү;FaEa]|W^:"6twD#Sb5O}wSe"„@0ڹhv>pw<.p=6e񞭯m/7Ѽ7qpڋ6oȮ ms/%{ nAg#]KiX2[؛,œ#8=ҢO=R (=c:+rO/Y4$j䏩sLbh|eB .X,W(Aճ/x@Ն4OD3PGmtyzSER((((((((m$e=kľ$1&|LcEsoHH+F ns4e*ы徧qee9z$wY"XxfÝ0N}~5ge4ҼJV1 +ێԚW"/5K.^[q96R3Ry;httQEEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEdPEPEPEtMRPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPE! N* +[dH:WX3@Š2((Ei?6Xb8mZ񗇴,2 / wfN?  8,3\#5+-sȵ#*W$nOғSFp}zU)di\,zmm%[й K@h_wTw?GU:(<zk8  /xݜF0+u-$M۷ɽ k2]QVB=ٷc?f3{j68w9JE:ljz]fvA*׈aVm-+N;׫qCD&7H/9'rf0$ڭzSQxI<rƫGkGj~ k&xQZg-ou-rvڼկ_UcIAiZ 6طs=O?ª`nv.֊Z!HXM/GUjJ.:?—Bz*RԦ?(`NC?G>zȲRm1jYwֲy"Fr)ܞmB5ǔ<1UE;M'1Ϸ~^LTW\u $2>E w֡?_0 +OMU\(P^:4UdΒ^uydPuB'E.@L(*pRX='pҼ֮jWXX{2`s=!uG{ErW~.kx 08[UYlqўN6Eu.vVM/b]|ó݌֔Eq HFCFJ[2J(((((*gbnwci<~ځ6EaWOzR $gˍ::pPJ^̽Er׉$ubܥyyd7uycՂc1YrzwNJ#;2x00}5[mb0zAG)Ǹ_XDompLRX_d0v}2>xoGy{s<` ,\QͺR}p>S/ ~2=EQ4 DWHFJH=85zu WWr .yW.@9BYO|ĺVl(ndT~O"Eo^T &័t5׷Lщ<ﻷ~}k]r%U\Ɯʓ|cG`څ\fy`p\Y[,Z+r''uB/hXwjeŒ[\Uyj9KIuO:ɶc^OEJ<=WmM>r[K{.l"ۉ-{eFO}K[Z`bs¹ f[vQܢ1N]IA!X|!8ZQQP"q\>7^^VS }cMaB%Iې˰0*1^2NIv.d_v7SQEA B@@zx~t(B:둼{;nu&IE d."'R)2h1"Giʪ,=F\pdf/U>V`W=~(}h~Pnax8@ Ux%iZ鞑:tSܢ d g>xαYB*L{tJ7=}j Hi%t9Gei0H#i F.Sv3oum^uXFUpIvi{}rFz+Ϊ<7}cܓ&Җ!RAIr:-:Qˉ`qz~Uky5+W!mq%?U=ִmw&-EquY>R@uè۳ H5*YUJ JT*FMou4Vy?u?P?iv_'njݢut㢆GKI\ԍ(fGKL} 濵ڟ0rOϋz(} a쟐?b쟐,/j"T'zvfͨtWW4ڌM 2[ h.-wϰp_ \-2{rXm2=6f,s? Ǘ*,y= UPYI8\Z4iw"C&n[GW*0D \F\`3RE"¤ $e܎*d_``N+ho:t¤Tiǔ]ơk C4t.cX~ҳe%"`gEE@sy MR2HssOz"iQǞ䎘溟 XǨDVE 71ڻp¹v98J/aFWnkm-@\lg0ۻ+fMH!YeHI<ƮE"I8 4W:҄5 (QEQEQEU;Ϸfϛ9? Ejí匓F8&nz=*[j4fۨ@b:\:VӬܥ *sXޡj$gﵽHF ̛"mCšu@ dU~Z<t# Q[lmڿ^՟çZi730..s_Jۏ&MOQsu?4G2WRKs 5V]R)|`XrHSr;4x<߽<}]#6kkA!4ŴI7cU"*=eWW!4MB()92"O=nӯ;XF-GpGH*F;bdV$%${QE31i( )h@RPKE%-%-%xF}־k9q{u>7g>\~R\Ct_?U 77vwۿq^h^iVnhmHu pZ:c*Gjj0n@3Rw(|qO#Z5:Fy_jރ;=;b΍x-kw)^y2Am{I42O񣕚,}>ngg4W7.YĚTG$xsW5-XbWEb[i_%{@'hı,lwcESR$MX4FkEGoz y|Aqn%Imbi3fMXt`3U1_<+ʭiotvI/ F+C~UIX⽲圴9xMz7|M 'QS/bv88'bjT?ß0ZgCq׶kcZdlE[,F_Q|EQ£_#  ;]{IQ .AW$\GMc]Fayk1r:p ^O/xhy߳?..3g]yp,7I+f<HV7,Mw͊_)<țr>2=EIEQ-%PE-%-%QE-%PQEQE9#aЃRl8,H5ԏ[>YT]j叉.";~5IEU$xDDe8Mj⨢y;񽲰;oNpq m>95S?`O6* ?]~C5U;L_[4nLn>R'>5yX>Sϼ?4Rij-/?Ɵo$>t>ygf=~o=:9,L_՛]V-$N~zQb'=8Q^s Ǜjhʩ?:bl?%r:/FֶGKZ_0"Y~.(7u4MM.hѸɢ7SIΊ(wSFhqSK(q4n>(}M7SI(}M74n>(}M>(}MMtn>(w94nq4Q@ SEn9:7SEn>MPn>14Q@㎦Eq4Q@h}MP㩣q4Q@h}MPMMP]E sE.㞦4Q@㞦E4Q@h}MPME}MP㩤}MP>ǞMPn>'E14Q@XΗq4Q@ 7SEq4Q@ ]E&:]EqE(GJFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((U" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?1.axKfG8aŶh^ݴ/nm8#L RxDz2uvᯮ/a[|̻7r6H~aڶ.|>'{c, qNHlqU][;V +;GyVJI[UɲnLqH30F(^WW"xZTu[HNP\&N|..uyi{}=\jx d1 9⥇Ԗz_5 [&kum0#(\NF9-StuZuSmendq00px G ⫻sin- aEM + Ow{iM?^j:+\c'I. bA;sÕ]m$G$.NS+ 7l*$[IemkiӶ ";HV %qghY 5"KOi.%8A8OOYl Zx,e䶟em0$BC*,KFMҡ[[Db]!"3fszs+ng67N .$Rhvިޛ6wVznqZ)va ;-y~634?5JmI7>%<Ơ, Q*OZ>#in6ݾڽ_osjMr3jYʠ]ѩ?!':vM9|/a=V֒s^xQZCE,(:Fܜ  V<=N}cKJt  éd%FHл͜~-~ό0w^*=̺ciIh7pOݶIcGM)~ vr̿K }.5 $zl3 pec(h𠲀xE=b:42a߁r׌χx?PJCEFGF\^i3HhT|>fƝGZkEoe1hە ӂ*?c}&ռ}?[bIgwvvkXZWj $p:MWZ\V6]B^k ('=[݋;;-ghI27)/[xRuͪo]ŬE%Vk8܏w#A>WN%G-jmD#ێԟ^\KjzwmHae2E$~Z. Lwfi ~Ǥen.ϛӓOGJ.h;QDgLV )7mV,򜌲>+jw5m5 [jIۀ,yHrzwp1M8ACmme u5/mpj:VvwٝO5 ###-ݿī_ O^xk‘jwlW5ZCtvU吠$Qv徙WH :dUeȻP+d8Ov+{HI>b-`=B `힡-o&w&lV( &BJy' ).>ޟ̞45[ui,o& @u8Ouzg<#oi5?dl Xn!yۯ"ya¾P]OO ۑWro,7P4$r7W%ARM[^} Wr7o=2Nui.5j~oKK',d2;"A@9#K;mBy4=W:ol]K*FNYLYƥ5ICk4sڛ"HRPIDbv*6n8a]/=sFai!I$]A 0G~_@'|9% OӴȮFQ-#ci9ಁ9'Dr6ŰٱKt֍ taFXH? &Ii={It.-ܻnFn0q]O"É' q$2Y;TT\DTrZm s9msnj!'8tQ-R11aS[t_[jd6~%YdFbF<~!utLv1>oZ7# M7fEtIgGq~>dkooXKj3ڄ]̍<[-LnOH6O]Y3N$ZMrW9 +7*HZ갾`KTdGyKtXXj 9@uuMO' e#v|<ùodu棢wþ=>پO72y8϶=;⧉.O&ݴ:$wsyQȪv6jo |=um iul4Ul)1(E}B[Γ7Hl>ח/ԟAk;ajZΡ4K=@kB@$94}ڍ+CnƏy9vbEWw6qN cumxx111\^KPr\]b_]gH1ec4+2ɮ\/IM5EZ&1Il  9i5 ;s׾k? g{_]yщ-hp27`Ȯ~p5֧g65/3.|Ŕߓվ!'-4hkeg4.<$""$t5,?3v]/L=Ad@a#gO,e%wsUi@ݵ޿:-?:Fx~M[KhP&7$fr:aE/!{s*e"A*rO' 8y? Pv6#2gxi^Vzq4wZF^@TgI"D_֖Q+ѡաK=M[6IPʙB n`uE.TmoIV&AѴzhI$e_!+޽Zߑ4!$J pݴ9Qоhz85R$[\nѠzX3[nyͧ-[R'ΆRiضN<DŽ| cb}N CRk,T^yw{]_ࢊ) (((((+q(?n䵻{")ܳDц>lt vRjsweg6 ke#[M1PH 24eyXzY"geC&B ([f)8yL ^EW3o]0ok~G* Zھ9f `>}_6ڮ ޷<4!FmI= l pQK`0G5ayyI]"%J)I?c {+OUQ;yx~fGҊcVRꚽlhui ՃJσᖋuh,o@o0z .?~^-%%a *(Fy/ڶ-cӴEc3zs>+ER(((((((((((((((((((((((((((((((桩ixVյVvgo$,YDF7qjOu_P `iºل8MfG 8 AЭgP{C=Ʃqtw$w7XO( 2BvEMzLJ. B|HѵN~۽Lm^{\-F]B-'Tӵ N-n) 8X|Oׇu Ŧ\[M.uYI#qx ޅiEEko VѤPB8AUK@QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEs4s'[׉.m$Xϣ*nqWv: +Ǣ#k4 |7;pV9r{zƖ*jt5X w"WWp ;>u_/Q^hgHo4D%ִ[q {r~ymCs׊⟈h_Id{,qN7Ra@+Wosqo?;*s{{Z\jM0Zo%xo-XY 4mէ0]c]Qfc5\'ĶXuO3*[G1Tys r(ݤZeՕiC/~Aq#R4?_Yi}5hlgeF$+bT\AX `֊u߽bE ҹ{V5}~!m./.C:[ !gBW?dH}ak]yN4^-LUF8`7gH zMޛȎ;-nWބקtބ>g[MSmCk, px+BY"^SYOA?'5ZY;3Ϋ'4?^/&Z(oWu_OA?P_zΩ?:4a*B!ԚZ*kCVriI( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (k!Ѯ[=3MT{xknV',tWS,bմkkq_[7tвQBm!GP+FO^X_ -oF.m#Ƚ3G7,jIJc9oNo6W*Y.[]Zr-ռn ڢH$t #+qS;7uk1M&/gE6Z1rO=ikMEe I *I&aUW;I,*֗ijI{H!y : }Gr)j>n[_h7Q7bAqI:DVӔ|2irW6#=45mzӘ6$Qi1F?6q׃Ab^ɬ,ODQ՛HWs'^^65cBc ZAjMpku0bfsq%~kE/O-H oŞn\6H^^ $YA5xg- ZJ1$Kkw25BAFü6_yII!/eOx)Y'G ju+?Zũ[$1#,Bx=ӭ#QK[X5 tE _ Ai'"G!UV OoKu9m.d6rN̟5?>1(O`H"m{cs֖_ X^%/eϗom>' IϿB U"? >!B W`2 A"+,;Z?>ȫהZgyMG]O5QE!EP^SE[:Z*cc( +񶡭\xAVGuƣ,rdD%8`x>h$Y#RexNs@ Е[_aɞEx.t]6%<{ԓN1,-!GÏ;*b.Cj`H !kˁҝ~AERQEQ\=@aկ>2:ƥJƤ 5^4.u9#Ak/49計 1hpcJoN^##Fv`g d`5) "Ţ(((((((((((((((((((]oCty_wOf7t/3o~(n>sXO9ȺApTT^$^}vھ{1g4XC4A#!/g=qz]y;Q3X{+K$_5AQ,1 s@wHw{"¸ Ñ&dҶ-Nmi$Yq&$6q֔#m'[Qǩi6Zj" UN|Ϻ#O׉>c~CwC0HۂTe`9)>ִ._M&\j},6;z$mo eCszjpNCpA}7^VI죏Je%Vkİ`'I/Pilm"Z|K,o!.q_-OlTv|ၥķ S,޿O &nnmT.>jj|wpҤ5 2Bc={T/C]7du*pT} n?ѫV_{j_X4 "x#֪?ѫTyTZY"^Sk+ş*?7k#j|,(O ( *׊׵|V_@[E|X~'k6mLh?gtNabb~b:Tin{?\[;)bgD1UcJ}`稬7?Wq%ʺN$ "FpXW~;Z _fZ?/3M6a̟_X@^FJcWY>7}ߛvν?|<-/%[n'ŝ啤*}+Z?/3G-ֿC__g4WycZXx3M}c8F\H_TRw( !uX`ƒxz[8@__܊& 6Rrݭ%Cwp<?uTmO#}PTbdAyCtnLUw€ q gҚr55oK}i_*_pqNqcR KKtY䷚X6>m$d{=45VӶye:UgvyXǶ*lc.6UxB.YE1y<"āUè=y9aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP\mu-R{'H qUr @쨣gpz3ƛYyU70wⳂwdQм+w}^6ԿNN!RI|]y;/Zf]oea$3vNEK|]F.QO#V=3÷:㛋۽>nf٤ʄK9j+͠2iRmR݅D%rG+q^S[C |&[K2_Jj#֍i|iewMm5NVx<£y9ZPGܘM c: >vA8E~W+IgW,6nXR|]U,}x3~_>X6?-y%z5#cѲגU-O6<1kFxbxa-|r?uz~<7a+o[|j<_}QexE]g jW?UoGTYUQZ2QE_?U#j)"~L;p=1]?J5WjQcE(c1ZJ5V?ҩ3 ?P|!A-ƫTmZlj6CZQ  k5^E3>ywĭ E#x6>xoV5k [զpRꏵ+ş*?7kVY"^S>ҧϚ(j)"~x{WOneۀ1/-zUyb RO/S(pQ@5zUy?b ^I_qB.@(2 (6|;/[xZؤtSB(((((((((((((((((((((((okGe$[|l6ZJl|;~yWƉo!|C*_<#=^|?QA%o|?ѫX5G JF/>ZY"^Sk+ş*?7k#*|,(O ( *׊׵|V_@[^kץWF+(_1袊gQE?WWCF+OT݅W]q" ( (gÿXGE?( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (>f|l6ZJkGe$Vc'uliQvf֛:]֪hm615fΝ8g #>xoV5k [ՠkVW?Uo֭exE]g d}O5QE!EP^SE[:Z*cc+|_#@Z_w+^=QL (6xoV5h2kVW?Uo֭exE]g d}O5QE!EP^SE[:Z*cc+|_#@Z_w+^=QL (6l?MݡW/;&tvN31N7JwM&N3!Qkz>"x\jSjz2@eXnj='[uKmbZli1G55H˅c@)%W7v}Ep>=h|A{g>oIemf`PەSs^}Zݧc~C-ԗJ \O'&]ٿoEO{Zdl1RjWmw҈w d5~,yZEfb됄$+2UK }ZV?ǖ)8cJym~TA8Ѭ|xL_2L(C ( ( ( ( ( ( ( ( ( (>f|l6ZJkGe$Vc'jX6-}:lګھ!-S0 #%mVk{ZBkVW?Uo֭exE]g d}O5QE!EP^SE[:Z*cc+|_#@Z_w+^=QL (6PP["[[|j o|?ѫH_}QexE]g jW?UoGTYUQZ2QE_?U#j)"~L;p=1]?J5WjQcE(c1ZJ5V?ҩ3 ?P:EQEAEPχkb;/[QEQE|п W3? l:<]y~VxA9۳9QQ4iv.JWgx3G|7«^o~\ff@8b_> TY3-I1]c^?:d (4+s6?fPL~^&G,r8Vm|xgB?eKyF3ӥo9'QImt\9_#]l袊((((((I>%Y2i.=ݼP[$!l$'|1H(;OwVD FP@Oq9m']mgOeJ!^5maiP_kQE((ڝzvu{0v' 8~+U^wir=p 2۸4[!C{f_iYY4jX>m:JPsO*߆5_}c·[0E#Fǂxʜ{c7~bQE!Q@Q@Q@Q@Q@Q@3~_>X6?-y%z5#cѲגVc1 (G JF`<7a+okVW?Uo֭exE]g d}O5QE!EP^SE[:Z*cc+|_#@Z_w+^=QL (6շf.yyF߻=c֖'oV~_"s\j` ]feRQk;UX}_lKt[,#16l}7=ͭ̚1Me!*(r3Npdƍm6델IrxTy[nwwZE׺eդSy-efIRAǨm|?7HynK/p5Dwa+P) +-+O_jvRY 1^i`P XcG>MHנo54{2o2UqPw֨o[GqauaWLѼikF8E 3+wìAݼFb/-dߪHth5gk1WWM| ?"(޷(5k>^<)Jރb4+Y?QE"Š+ዝwT{[vEhQZF.F u#&4ׄxX׼ȑY> zG hL>)[:uKTVă# @jαڭPZxC Yh+\}i%F3ԑE-2V»Gyz/Z{߆u#dkd$B+{tr̞+s"K8ԯĎY.H\{dE_z[:}3Ζ%.0$$):fƉg;AuqX"L#aI39sh̴Xޢ+1Q@Q@4v4$Pƥ݂O@*jv mmp׶`ʻf/B펽I<C( U2x?@e5% jwU K[O~[[octE8'TzE}~Q6{[+d(b|x0 Op˪MfyK!vݨVwW=RMGVm=7TO7:Dy{9=0Ez&.t8<:|_ʱwx* ` `:N{~IrM(i,?ok+UQL #%mVk{ZEꏵ+ş*?7kVY"^S>ҧϚ(j)"~x{WOneۀ1/-zUyb RO/S(pQ@5zUy?b ^I_qB.@(2 (6|;/[xZؤtSB((ƚz-$>4a<ך_D^..E5\`$WY 6%Z_xbnm&Ei#XDɾ7АI\$dW9|5Nnty#iRZ@|k#8rOlk__E=`[|@UT#ȽL_ *|QjZLB;OQоZi+]VLOz(;^%Od·Ze{m`!i!N"@e2*POp/ ;~K7a4~ew&,7 i^b*Yq`8k[Lt-'Ϛ;8U+Tq+>jkqCM~+WkՎXv˿¯q~;8lmCG..,EʄJxAN-MwOs; j֚iMFBUOHVyb6cq1ih\H1Ei`mνK^j6/KOoE5ɭVé; Kn#p\UM#P]7AҢ.,o5=nYүgh_hZXbqЌ׶C SNLRKx4Яt^eŏ}[H?1bHI$5 ?~z˻_f0qehi )pbJTH'SQ VG I1T*)ݶJVV (Š%j6xW7cG*L Oj4sv:]:ntkhKC$j|̨.?<еL ">u1v2NHooiZ7zΑ6o[wʓʏ w9xPo,H4IԱ,˱o`6uiUvisίypH& 08K}+V: oloy3!#|6Ac iA$z:drƢkytU7mέc=(WߚxZ /t3ǿo(?EO;V4]l"yw6Ҭ?$gkpy{kumCC9ݍ72;€sۭkQv5_r<W?ڵ+J&FEneH TR7P'(OE'(QGiWhy ++%ݔWxO(I_rP'(zEPNScav 5a3Pt+&oKԭUYJrr U{]4~Uz<? /9[Z'%i|Y̅lg,?ƾh[ۢcWvgڽE_qEG-??Q[u욝zvu{0v' 8~+U^wir=p 2۸4[!C{f_ף'ǷG*?oA TރMҼ[jK748P#hK*߆5oj)4v3\{_!rA_֧-OmSdF;i?[VUzQKcʿ Es-_*¶E_-.<{?*n[t¶E_-.NW[-Bm2KX#&Vmu<Ƣ?4t^Qu]>JH乱??dvFnƅr!Wr?*n[u۶𓦅o5`psL{֭.<my?vݱmS?[VUzkUO+mZT?[VUz_OկTN?_ZCRVo'ME7(QUc;>'ME7(QEsxE7(vOeVs=*v??!ljMR9M&oW?ڵ⪅'ZL#+?ZڽuO?uM0ES-_Omƻ)I'*n؟k5Q@{IM~'\$_?Z/B~'\jG?56ZUO+mZTWAe-WKա|;H27t tc@9E#mEO\2gXtr"? ^퐍VXisW ,g|۝"k>#X>76Bnpq Bziݯ'M_oK;FѮ&l4Obkd%c3,JHqgxWVw'z( ]%-Y7R36 ᾃkq[Zyd{BUUћ $ѾxF 5y\=*qQ橫'O_o_ug-,ll| v)+qf%A,rWN]?VQi''A&wd`3r99|^~kV(ڲ[wQOl<ē NI+pqCBP_h a5-Rx)%hRJ+#WWz%sx$IQJ #BFΠ 1RF< } Z /w$*|ˇ2$c'$񓎕u7:sciwڭ]x}*I0BP |j[:$G`(kdOLhU-bM?N BD-6yWҀm]06~z½6gk췑Bs"$ڥ7'֬RnQHg"^3趭񎡫LޣwY[OG#ϐv#cet຦TeԟCM=64g€-i~C_i׿\9ͮWa`<9ҽ3D|! Hua6VK(^$B |cѵ]6xM]ɮAC2# 9W|>"WW=fUdkV]hЏycx9ٻ󎔶V6oco V(P"$9_Ir։~QEIAEj~6/nK뚭ͤQK!utI|S/?aj:M]B[$msx 9j笤i_ &%,) K:)# /ӎ//;m1*)XMj|#WƥCk-54wB%!|N1 nWdi?䂊(PQEVI`۟սX??C'nSP>)fE⒟󭏉[g:~[}ڱJ"$D>JR?TwQEf}!GvĒM"0ۊ&\9)xY]^ ?VZm9iEVVaq^\< ^j6o-r 3*L$[4Ш97S_>VзݝEmaK($ZO[≵mS/촘I(vp72`=+.6oTn .I6R{0#q%`AJ:=R3ȥḑo @ ci7R"7us~mFح#V 2<Q)97'"RAERQEQQ@v??!lj㫱y1gPͨ`3[Ճ1IS3(fEPB0?K\֏!koK`(42|E[k<ȶpޡKG=cK jOIXӚpm}<6m8uQ~_r~=uu=BXZȎmb D*O!~g,kg:5|?O,0* :)Z2u W^eK7px#zcW7{F.n[R/lv3 L‡ +\G]8JfuG+d?)X`+0C9tЭ|9ŧXF<%س$'E;X(C (:gc{)Cs2ªU$NQ74-3Vdݴ6oAOqsqG5 jX֭, ĺ7 B^dZBXQk-էѭl`ɨ϶Pvy"NA\W}WNsXr2?N:oKxI7nQj0|J3˪߷lPͬyo5Aor^MONu?u ?M"j-lrӰki)ȡzlU KKREW5_=[i_̲ļp'q^X27jrsE}K}b3y>ݑ9:JVS%uo?ѯ#P]7AҢ.,o5=nYүgh_hZXbqЌզNxBկ]WGeWWG`Qu-xaօ{E.,|ƛFKF7I'I3eirf%oY)OG"xZӯu&)F-SKtKd{dTPA:d~$[I8 3Ĭ@bySU\jN}=6+Ds`JJӦu6yM!5_zT /a l^POgmqqo<=G@#i*O*H$qԎ>}mU^tܩX:FTp&WQC_kGSN'Jk?I}dg`"0v^.)ج?h^nqs1|?.utދd1cwOz-&}ɉ]]/|Ni<./ݦb E.drc=?[SÚRs)Uf{Rx&vN /״M;Z$=ƪtohS9;s8/YG{|X#Apr$|략=5ߍ$'&q76>9uks[HrO#+:'nGPuZ+ 8Vp" V0FBg8Vi%oK+ˣ.~0xzkga̓\ﱴSo^5Vv]u)u:2 \ H8LKGrNj6mեخ*?RRIvN`=k߁_JOo-jO(Ϥ ( ( ( (6uVsFXƠXFfckMLE̳8+عx7W)j_bR'p:CYLZX "G5˖hd>z;_zx\Mɹx[Sm$$UYv6sxCD@ovxOn$H6 )IUFCdhhzEEaZI I,IbI$I$] QE!Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@`@ğ M[ՃD?6E5ί/C=2r :+c't{qM2"lUIa1Uh~(.-mʺH?v_)R?ן;f9,NI>G]\RpJ;_[ U%|_[ U%)lt~;(>((((((5q<٨f?ưuO??fQE3(!kkG?57QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@bJ^^YIsi4$ldڢ>+T|7?2(`QE\#thFZF (@((((((((((((((((((((((<'jw]i++m^[01G*VVở2;촫f馑@Kp:Ϡ֊i`zp݌;sc{i/..%"0˜g9(ZtGï_i[3-Zg#6(ȲA#.NWQJ[/#2'}#Jw=V@E'&ʒAERQEQEQEQEQEQQ@v??!lj㫱y1gPͨ`3[Ճ1IS3(fEPB0?K\֏!koK`(4 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (2(`QE\#thFZF (@((((((((((((((((((((((((((((((SǑ iz:oi$* nrXp+S\օ/hfЂ#7Pwt3ƞk 7Z?,fFdI[lBb9 Bi=tܖ)[oX5,fgV+Ju >lgi MޛsEZʃqA`f9HWjӶZA8F[w+]ɶ5 oU M׮/!چy ĺdXqFfL`ݳmf_ |)uno3'4+wvYj6&UWB g W[\ïKK[hW7S^K"F8: i?uuO??f>2(`QE\#thFZF (@(((((((((((((((((((((((((((((((((?kzuO?ΧfQE( ?aB0?KHޖEPhQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE1oWŽ{^8{M2kyY1U u޴4ڲ=~'K ?vi/7@f>GW?^/n~&IxGZ?aR!Ğ/zם\mG&B:_V5\VEPXQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE!:4^&%T]lbԎ3zVۼjwQM}>3$?mּ=w}r`(34eH+!%#C~l%[]|K:jCnRRO:z'4(B4G#P2qJvavvoƭ+vP*ۇ?B:or'ݴ-}"Gw2 D3B~꿕DJ(Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@`b5J8b]B:t`v2LE>˧TҴLJ o%x pHW65f,N<ߍV>7cO^QPXQEJFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((K" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?((((((((((((((((((((5KѴMoOeYԮR秖MK#9a=+Q&kfin'[;}M{--q71`{yޟ֢o䷽K\#C+R0s׾/|7=mzz:t+%*EW*{؜vc0;c5ZgflaUk]?RY{[jYHtk[dgP1ꮥ}N]>=:JҳCòyBcWA.tKͧ >g{pjYF Py yIn}lO$J$K.:6M7a *+ p3P3Aae&RΒޔ6R`` vyi;yrѣ>Qwn7 gOTPOs,aخlYF/+-?M4':'bo# o.Pxkk[>({[4n4`mr9 c֬W6^Ѭu# ͜ė~VCʶ8'ֱuhOa[Aw;'(#1 9k˗mm [K֕ k(/Y$!I"R`\=i7iڵƔD;[!X fS&J:=vRK\xx`q!̚}6KȾs9bic rݼ_y}z|By[Yi׺Kie "w( *UO ]66HWqne]d[8S4h Յ龲ͽ,0,re19wh;R!}>NM\&0wFy(o/-o2wEWuxsǹ.Vr.q{x KWE)49)d i+7 nqֵcvg{iwk0C<"{#*8KHm*^zҕ| vs~'1RKyEet-٫qS~#_tc~uй(`U `k2jLᇕ (b=I,rOnRAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP=b7Hϳ@lݍTgqYkuq]$1{ѫ|ۜ 7HҎ bChy] εSdbɑw.S8Hi/_{|$S֭ʳZOw#C{d(bqV9 ȭ:+- ^vY4˻[ya6턇,o20ylp*iu8ҭ-. ƽm$pb\pAU=RdzgOm&KO28$ `eNsVR%›7M[k;&ks${h\32rNpm[Zw%Ώ"ǧ[l;[h@R ^VaMuXh-"(8]*>^U]2Ѽe.gim&lRYVq) S`b# U("Ru{]x\Gm9$3` ߏ⤵}j/gN߶=[{CU %#Q2@8L`/eKy eݴ!ocÎՏ$vK62YE<ħslݼo8:OW;x5[&#em!popWvI JE>ScxuXd3G+/I>=uBKHdKEn28`01!T1#x"8-HBGjQ@IR"J(G!}1x,u!;@ j"&zG#OͫK_٣*m)QCn*XI+tVdKZi(Rr~`38#i_@ZKg{o%i 70"I"`傟NvU4o}~i9,c=\h^'Ҧj>EV\(hh jJwz\K-'Y|whn1|ιnKp&71' ,X7\$nїSy#㚃gat٧6rT2@ Y_ݠoo3٠{Y8]AK.=xV+˵O{aiXyq}N펼U}'M_Z۵ރ沋b˃;dlZz5hw3x#F[*'Һ*QH(((((((((((((((((((Kc#TQԒxsO:hEE]t@29-pڧ/rkm>ofK$$7<~aoj:ie]E<-/(_,)UuwcdGWnGEyY^C5+.R$p!ye0K|TkFGKݦ5m~w䉟w#q<6{~cWM_\tD%"}Dy.G@w`5/*&[ [-[K3 ӓ9P㝤%'V;uu v)d\.I9=9W2[(0y慬ki wSKn!Hf9_3-`({+z%Esq R )wF $p:nj^(C]Z ŨCuex&2sd?{V{CÞ )+X Df8:r0nl~Wikź.-ZkkK,Ӯ%w_ݠQ&pAHƷmmd<˨h 2V9˓zOErcMI٤hrX 7%y9>B1)'po:>rjwO l8,TPAC] [h__ [VvBYNѵ8ؠIRj-.'oÆnݼts)!eglR$F3k(XlAi2}fkxmeiЀP.*O!9h<ڷSN_QʺX.q,u*gMk{J{{}o%լ,+KeKA!@5B_Zx:R$6=~Tm(p1;c,qێ)[kY;!Ha,hڀlP $5QBvQ@¹Sz:ɷo۔ o|׌`c9<#eh.ĖpY 4gˏ?.v⨯lʹ\ꚭMI*r6z\HLl9A+YvW;NAյWZ]ե[򵼮c\D`my!՟6Vo IKtA4]Ofe(V9]&@`ёͭB]aq}e"G$$2~7`G 1xLWhkyLmۃ9U ORIs]UekhַW6Okkk%ܓF ;q:qvlJ:BJ%VqXޟ_]K5)Uˉ_єP6s5z&͝ .d;y<}㞵r[]M%C.],>Pֵ%QuxsQ^;KaȆYG4n<<\woiWgN{8U$9n!b:WoU [YX;\pJ\dZ.̳EP0(((Ϭ4b-Crir m7SǍ}T6U99|a tJ9l;[j&"Nۈx)Pv?hWtP?1ժӶַ8 CBԿkko`Z)ŃE"H_۲';g=wu4B J(Q=A2V"ʅ?(byw*(rmoŰ2K+{˛5gLVS37ٗ kӶkºdkS/!a!"9lnyZ(ov<jVz%L{)-oż!%~By /U-$rrdVb*:6йRd954, HW 2@T\Ϳmi?Vfy*kwW-n'o; WcyZxZ[=vr]Z)g e:CկWC'HV77ɧiu QEm Iמ c55犴6{,do<CPY88=:ſ .oྸe 4-5/|9"H?xF4mlc 3M9;?52[M;S+O$D$7;dͦf9wG<4&@ѹ*abuq[Gux*h,v"~^G?x^xUE-( ˴,Kq{'["y.&EZǓux-g-pBs;\eI6f`LGB>F0LD7]$&]5ׂ)UzT/kiP°Z[8U/jqv~_{5ԟKno~-KdY(7Yyi/yqxI;'CiKA՝U?^UCi@U?^UCi@U?^UCi@U?^UCi@U?^UCi@U?^UCi@U?^UCi@U?^UCi@Us;$&[h$6*9 9S#Z 9xoUϏuo%׋<-4)WMJݕ hJ'=日\,W:QJjSF  7H9Pqt7|6՞k;Ԏx.R@eVfPI\Ŀ E k"F}f \O&Γi YlѬZH)QzqJZh8̛1.֖zվalgJLA0%ey[zÐj3c,K $ j+j_[gIb炼E-ըY79{ƕeYbVO-ձ QAVڻ_֭~J2i+Z[zBf6__cHo\5Ñ$$$/ܕ8i( E5#{c*x#X4} Q\,AQ 9xoTuTW+ 9xoT?^UuTW+ 9xoT?^UuTW+ 9xoT?^UuUx<6&ϴRǂCiT_xRʞ;h[pC#XqMWy?-U5('TI"`]c8$U=SP\yù![YDc1xhcw kw-'=j3|EmmQOqҚv}?52[ZY"/iѱF+LqAqߥ/|HȡR6N2 ʁkmo񝝼O2)c[k}*|[ˋ|AY[`3n;Եx%}6`D/-xuth&yo/e`bQ1 @i8qM[5!hn3MKH$g?>O?$>O+q`qӁP'~C.m|U{hl m0̥I\3tSV{ZYj6׻oS_X4?r K:+7H??c/ *:+7H??c/ *:+7H??c/ *;/em^=v]~I\AӴjZD2M-ܓZ{d2b|Yy\3ں}OK_G:[luKr ɷ9EU5Z60x4 ˥ݪ}j'=Mk|_$LVeG*b[ᬥs3Xn pHtz[R4V ܊4Wh"ݴ1BElM7?o_ϳ}ݜٜg<bƟm Fľ®w˱X`0@$ wo̤O[?X\Yk7jP9%W[2 SPmKO)4M<1<c'<`jC⏆w :?inBϜxm<_("̰WʱPC0>ޛV-sBA7t+ۻ-^cT7|(-Q}NUoo4r^R{p¾qSvv6O>L4[~ؒο7 I$gk -'~ nnchZg;~`p2ZW_>ꗽCU{\eBjshfros"tNͮV?usCK. `PFA$vMgë5Sk1mDd~rI$OJ_9M4xͽFvlcM GyOKz}?^UCiHgUErCiG,APnOZKj,YԺ;X(F2G5~?%?xae dzvwzݗ#V]8iG҂6)V/'!1Z=wRk8޳YyOͫ{1q{%&zђ¸? \M<BoW]U \x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+\x &W7+“OmBdƥvw rYvc3Ui57Wf=>I`3&g' YN}kjJֿKyƨj*e۫2=[^OM$PCu5Kɷap"lg6r1[Ykde5UV?.(`h뙿+ӿZ-;}^̾xGO[{XLLW.y&$lcҥkln.oG6*sy=)?+ӿZ-;}ZoQX?Q ^> o?+/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾zN}kjJֿKyƨ{X2+;}?+ӿZ-a7JֿKyƨN}kj/ޢ+ӿZ-;},̾z|Oǡ[yn [{hbw.G$TI'ڮSOx(ෞ|b\yc'pF?&htsXUttd#?*j5).<]s]FA<-D13N+{?_nYb)cWV"!CqMjn_Eq3~-T[( o&cIJx'~T RүK"\tiQ'`ǜ)6vk{7K65̢w9N cSޡ>@"-REWbtzsf\׶uR[MVhTx$'Ǘ+A7bSN7oW>6ƣq*\]]ZGj'"Ȕ&μ%ҧ$kx!9,w2B0Psȵ??QEQEQEQEQEQEQEQEQEQESRԬtq>ymg`eī$ պEͦm=/`&+8Y>PzgL 3EvOE =(8Ot^aa1Kax4DҐ>B=ɴvRǧ 3zsHIv=I*ծ߭_(Q@Q@Q@Q@Q@Gs<6Os,py$`u$+┙P;[, ~JgO-[K`1^ +wMluKs>ymybe"uVZƙw=esua]2#mw˩G$.n BV"aqgGgeqI>dIp:]K(((((((:[jgM]J#|ޙNzQf#:gb$$!bGP7礵5Di ^9+'r~9 Xǣe֬+ecvѓ084M ;j_q܂ yw χ4!0[Ik91@BU%&/&QE!Q@Q@gj-%q-cs$ (Ʃn?*k_Щ??E4 fڟ6W"lUX<C{ )o;y4ѡ%rFjOGMk?u5g釴^sғQK Y溕Wj!m7[xkKߨ+o*XwNJ>ٲ:_ۺ n?*k_ҵWú[Y_]$6X"\`3ך К)Y.ZVeE*ݐ>TֿwQSZ~Y<)Iep0geWI9cGD[6Oqq"F@_inn?*k_Щ??@{E?7GMk?u5ghFЩ??GBlޢu5gTֿ=VBlۺ ^s#zTֿwQSZ~oQX?ۺ n?*k_y+wQSZ~GMk/?E`n?*k_Щ??@{E?7GMk?u5ghFЩ??GBlެgBeg2Z;ICs,%Rr3#SUu5gTֿ^x[JH;6!y6̋m PjTֿwQSZ~oQX?ۺ n?*k_y+wQSZ~GMk/?E`n?*k_Щ??@{E?7GMk?u5ghFЩ??GBlޢu5gTֿ=Ԭ̂@.H<@ AЩ??GBl^s7 []}tK%#X%N #6/K6pJ4hI%c1Tz wQSZ~GMkboQX?ۺ n?*k_hFЩ??GBlޢu5gTֿ=VBlۺ ^s#zTֿwQSZ~oQX?ۺ n?*k_y+wQSZ~GMk/?% ٮ>NNQn}1UW6Wj]ď ays)*D$u5gTֿۆ8"#E @OGMk?u5g釴?7GMk?u5g^s#zTֿwQSZ~oQX?ۺ n?*k_yfuEln*laV`q g񬗗"旦$Oڹ`Hq&/FMNBԢ4[Jb+u83S#ܛQm)a).Iܥ6 9LS!}. J|)c v Bx(x8u EZ4T]aYBvH9We-W${%g]g4;3v6l1wz{pGefZ]Y0+o&C{I ņ85O?{DCAq\l3~g늖{s ZMy;,HvƉ0U /.>\5dҭ__ IK(%kesY@G4  t5u{oi%w{|A}?cWxjLt6)yAeFsl0EPWPC4::Z\@gx: z%]Z}[ebx®N;&kiЎbHUvBsHdq,~S=5qo6P}AzƧcxJXO̹`H``Hz,; Hab6m=}QHaEPEPEPEPEP\4_Ghw"tݹ9!C>\.Udʶ?F7x<+u[-OŚ"j֗ L@է(AV'nq [񦹣iWk٫s;,IFX,W EK~U5mW\۶fEH?;í+xLku^NZIZM#8;6QEIAEPEPE`m/#QEA^s#zW?_F^(>ioQX?jG_K}m/#Py+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=7:t3w RDEm!<1Wk^(>ix/ j,yޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ioQX?jG_K}m/#Py+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ioQX?jG_K}m/#Py+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFue b+x\6{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ioQX?jG_K}m/#Py+^(>ix/ j/?jeoYCie!$}O'k+^(>ix/ j,y+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ެ_j1jE-&^K\\zr695k6n !(ɇTХ6Ț-ܰ"%E9Õ,JܓF0ɪ,֨d3pQ dr}EyEO+ ^-KDy]}8Oςsjpn23z TY@|895vM]o&NCwe+ܠg*8$`h5=*K+ D"n,o~s?:ͤi <0[^=v}%'. x'1^y -!UDLqe) fi,#L bh?I.mTۼ~gE,@\iS_/|ihLu'd9(Hv;rrqf}>_ Ωwkw17JW,cF=m5=OĞӊ -,;v$d^IsGeiOew&n&,"/B^D8 rH IdpkM3S)]2% ;*G"Hrn ȮvG\!w{ڌB7hQ~\r2pOB*/ ~Fpns9/=} 3=){Ƴ

*ִ;>;Vj Z= ^'5SGeXDw΀G< ۦi(5bo&7N@Wtaq!RF8 =΍6<)%YvrF$cYCmcsޗ^5)Y42+YnMjn G$[$f]hc*qX&֠-B]{]Aa{ (Š((kֿ՟ QZVb>w3zkֿ՟ QZVb5.-,縏|mlry]>jg(kֿ՟WE`aj?5_Q׭߫?1H9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9+ QZVb-GkY+?ޢg(kֿ՟9ͩ`Y"yb&-2PFApH5%`aj?5_Q׭߫?1@sVC^~Z z;WE`aj?5_Q׭߫?1@sVC^~Z z;WE`aj?5_Q׭߫?1@sVC^~Z z;WE`aj?5_Q׭߫?1@sVC^~Z z;WQ Q cjGU׭߫?1GC^~oQX?Z zaj?5_P_f׭߫?1GC^~oQX?Z zaj?5_P_f׭߫?1GC^~oW3 i΄}̶v1M 0.G!>W9yi7R ,aLB_J;jf~-h5}l4+ZMJ4滎S)fuE̬X!-\9)x Qej6mI-o3Lm;~6i7_:6:$ڊ#bCǵAVIiS5VeE!S p\_4H;ƂgreB:p+[MjPK ŤqJ\]>!;rp[hׯ5k/͓t3\5(.EQkxd3B۞@#$Au71ϦPa h0L9^JeӜV׃5kYoY]A;O]/.MROCmuJ̯) :ϗD]}^NyDS[Io+C<3W +ԼxhWzU4u !8-hXbL7!!N@֎~wu4 `gj8,Tu@+<w>l "4ջ23Q#-J (%C6I^ߣoQ\_7uKcD]̱m-3eݑɤKG]A.e"D4s/Uns 6MZ4S­arah62H9!IPz t\s-D ]a$/78ŧéek6.oe5Hȉ#ޤiX.#_"Y#گtV Pvy焯R-b]FkofQ0(;$gCi-U|Ec{ug3;Β$@m G1Om;~62Sz߿Sirukwɤʡm`i';ZO.훉 mW9ⶖy1 ]rNB7z㘵llZREqZ3;"1 i8qh*huˉa ]FƥLdC mN26y] 'NC:GP̨Tc`=)#r hZ./ōRD0y!pVgTp+ՅQ@Q@Q@Q@bx) S.Fg_0yO9鎵YzхK d1,uG cG(λ6MB;RR̹ڤv@W8w᫨;y{. ddN3 t+_)QEQEQEQEQE^ .-8nsKBX~bjBCObaHMw 8i=f..m{RHd[d`#}Ps"Ƀ jڜxrKFkw5[vڮeT60H;:}4Kv0$cԯ|dxsڕ,7Yon$ JU dAt; (((((((j U~ Igss $i<*軙$ǁ:j]߾4> rPƱ?$)#ep&df>+T ]Xcž,#,#9,x"X|9\ewV_#;䎇KyIoGrJPHjRlt{1, [jҮ֒30*QE%Q@Q@??igy_zSNkWvE4ֿuyh ϲV"wk_:)Ƶ;@^}ޢӿZM;~5^??ie7E4ֿuyhSNkWv/E`)Ƶ;G"wk_:} +M;~5^?ӿZ/>oQX?i??y_zSNkWvE4ֿuyh ϲV"wk_:)Ƶ;@^}ޢӿZM;~5^??ie7E4ֿuyhSNkWv/E`)Ƶ;G"wk_:} +M;~5^?ӿZ/>oQX?i??y_zSNkWvE4ֿuyh ϲV"wk_:)Ƶ;@^}ޢӿZM;~5^??ie7E4ֿuyhSNkWv/E`)Ƶ;G"wk_:} +M;~5^?ӿZ/>oQX?i??y_zSNkWvE4ֿuyh ϲV"wk_:)Ƶ;@^}ޢӿZM;~5^??ie7E4ֿuyhSNkWv/E`)Ƶ;G"wk_:} +M;~5^?ӿZ/>oQX?i??y_zSNkWvE4ֿuyh ϲV"wk_:)Ƶ;@^}ޢӿZM;~5^??ie7NON&.^^?v?+ Zզ^jխRYȆG+{RykcT97t8LVkwsxCp1z՝K6Eyqk ;2IX3K"$R>UFY2ZhŢi4a-Q뜕 :`IܕSJ0A,*37,28y}_Y%ekjxOđk>YOJmnEDW_#k0r=Wy+2q-iWn46P`Hv9Ѭo-:BF(]B"b9'$\YCm>oVcUAg.w2Z_Q:{-[:-2 ccg96NC, An4r%RI ۴&3Me8'E/ OPa"c  cZ{˩5D:L|=i+] A@L iTffF|gYfR)o/-rP[~7u8残{_x}F=C͕ic8opøM8"Y.R94}*;[lH~вVy+psִ4?jj:W /Fژ]w1.o2+?KERQEQEQEQEQEQEQEQEQEU}FffLo&qP K<C&vH=Lqi6M\WKD?PVoᡥ;ٵ h'342SZWKMm,mDzPUjNMj)=Š(((((((&^qq%7!6rQArs 冑w=&`g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UT=NJꗶP$cR}2 ѠZu33 /EQ d:/*MڵΩc KQ6q?7QV0 d:/*L/C&UE d:/*L/C&UEi_w? ɢt_U_Mz&&~E?3 /EV}LL/C&Tg4_( O?_M2h[Pu03 /EQ d:/* !k+ n4HPz`g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~EVl'ڶyNfqo\g}SXt,ꚍqgX鸌u33 /EQ d:/*AA->`g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UEi_w7-BMK9d`o*$oX񏚻*}j/o"I `NJ8uF% (lJ&yAbC9ʅ1ljӆqK75b1*E ݼ{Fq%@c$@oͯQ[fUv==*hZrZl;zd-q\z=b\bXk^mLpG)ٻ3A_KX𷑜;OhQ7,żvg*2取01Qc/?ZY--A$qh Y`z]Zzz[Ky 2K6,<:N.8G7:v5#˩\q#@ǒʓN0%59-oUKxVACrxehzX\>V 46yrq+KFҎ҉(Qˌo;}ji<5Ii j#gb?zIrKۯ3O?pzժ߉{kBHY6!#m`}X56LE982oeXKcpmbioI) < m 捙TߘCF+rŢ} ژ"2ga.޶6MatvH%VBA<`f6`0'_Aʶմ~ET(((((+3Vx. ]Zq1y7@{ci~jbA"0p# 'eUY,;`ڪ]% ER(((((CŖ6xBCyJFX'n3Ͼ[]Yqm%3@ۈ }igqg.F$w%)cU8WCWP&l-wSGeEhU$F7o'c7cި[B̭ڍ֡w[}og;a~8/uEZ%}_iZzUzngc &+hR-ԅ UjkI*bԞI4ĕQEQEQEQEQEQErQN3$:d4|,`dGo ֮o-lYt1 Gq;cpHGP6Q[Z`nW[v#t2ʐh(I=.lyo.OG ğu2_S&㵎1vA2r39gsyW.OG ğu\m4"KJ$$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(ʿr8?Ώ\N>$U<'S?#TO:Z(m.PQynqtH,n(<kFͨ^QԱVy&"0T@`UX.{XfGo?,seh6i]̡YX zDtV}ȥ+O+Ɛė]xm"Jn'~9-''1ҴuM&߽RZ&B3`,*I,3Ei[ii5B1mӓTM,!THXZ⌅;[o d}z/o#/ĉ{'<<4WiiWu5$zw|I]^$0;k+ pJFPty5jz>Mw|qɳ87~TEɌ61D`O'ꃎtM9gjLkZ]i֑4pkOp[2d(;r@?0Dw4׳ZIx-`xo'd 8.$lOUo{[mMu ,1ڢ@eO_Z-JP[$T@]1)ٷ[׷\j^YdS J1@AEuo{i6:Q5Es0iYMGl,fd1$aBA+lqQiZuN >5e\IwdsK_3X-F-{deF.4m. !ӬEExY\'^ޝ[$KѦ[Kw)X;rR&*F>ݹ-Fm?v}}vo.^Yg, :809<שZimq%gDѬP*$`4-"JCڤ`qZ_#ϒ񿱯y"KKOx]%1,rp率}q Mɂ+dQ-AD tv;{=F/-l`R+SM/Oխ²>`Fy4I`g\ji:wUwbrȯbI@5UX,"E1.!!F`086䅢*@((((((Of.akB;p,UbF"x{݁Wiw3ި ](JZT,2mwH(#lzOk 2>sH9SW%(QEQEQEQEQEQEA{YgB0P2#ހ'4W7RM#uB5{bk2P73|ɻ$xZZص[j3#4Kydp vxGDEҭAq,o +1rsSĆ(mEffTKۊIM'vhZvk~4:;y,f@GJzj߉."'H 3J (9 FBL[ρnl#I>ki{F&UqvF 'RZ[&I+-pHnCo' AtGGv/_̧|EF!{skKE ,icO8!s< . ɣV[xDDYbF*sC+u2Z:E?gUXEԣa} nKQUU0Ft-'-ZmzIun,t5 76il'tEUȔ;wĆWSkIopHM} A s+ƕuGhȚK$2"C=_GVdosf.#zewWlSYofCyX 3m qOS]Qҭ-ux..BJ\ p5ząQH((((((((-BKiE,愶4R)=ZP"tӵHdMhd$`:b]ZA*$\(U= EP0((((((4K.Ob7r5.ݑ1L^srsI?./GٷQ1QTg +Z? i`(((((((>$`kYn4.(J~ )c殫hWᛈGik7V[fYZ1mI%ANHkȭm⵶4(""(UPTQA)[@(QEQE_?|IgG.OGעju܋o36*9IcX(n$Ou;٧[X 2ļ0FyqFO'S?#TO:|Qe{!>Ң#( Nx]g;s[ ;U ğtq'z \N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV\N>$'S?#h*TO:?r8?νV[uxO;FEMC"E3ߥ'iơ*mW<&֚SJ 4F%+)=K a5ROj&MM{Cr֨dnr>Սgme> 㻌sa#w1vQ7Pk3OJnƫ}XZGċ NQHV%cA8#`W%K\w6oܻET((((((((((((((((((((((((((((((((kֿ՟ QZVb_[hN.dX1ʊs#v'(y׭߫?1GC^~R1:rϩX.gy$`Uf>bC7ljͯ4Csv$/ٞ+iA0]D[<ϻr?0KI׭߫?1GC^~^mbtQ}MJN=01g99YZ8^2H 75M/f`aj?5_Q׭߫?1[RffC^~Z zEןkֿ՟ QZVb=?Z zaj?5_V^{3 QZVb-GkYޢk`aj?5_Q׭߫?1[Py-GkY?g+zٯ?׭߫?1GC^~oQ@{50g(kֿ՟(ffC^~Z zEןkֿ՟ QZVbŚF4D6?Gs}ݕƩ'd?Z zaj?5_V4^'d5+}`#2ȍ3$zjNq<?# QZVb-GkYޢ~y-GkY?g+zٯ?׭߫?1GC^~oQ@{50g(kֿ՟(ffC^~Z zEןkֿ՟ QZVb=?Z zaj?5_Vr>85{ip47P0$En$DcWwC^tkTndbۜ N1=&~E?3 /ES@}WC[P/l&[H-R 6rQfoݳ.?x<:WIX?_M2h@{Xo̍+? ɢt_U_MX=?} d:/*L/C&TX=?} d:/*L/C&TX=?}b_C \I%@O\y L1*3ȯN-<.y8y[]=-QR0(((((&{xg91 !A@Tx_o>H-=yһl?tͷ ۜqRZGS[lhc}2kYu?^j鷚hcMP%1W]U:ʡh# # /ki]뭎+x/AyIi'Z۫yd؈K)QRPQEQEQEQEQEZ[Ho`3CHRFq5Z\ũv6rH..2u 29.~'W{+uuU"qvY6J=S &m=<>H.C3]XaTuittK2B :?cBӵ%.!9+AZMYقwAERQEQEVvj[Ix'1<2@˸` jڼQ@}5jG_KX/?.h &-Gf1`7' Cg=9T/=]JI=̲I/s#1~s1IEGڼQ@}5^sxWGԥGrV%+DDBH:x`G'l qX_jG_K}m/#S^>s#zW?_F^(>i{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ioQX?jG_K}m/#Py+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=Ԍ)V+ ^(>ix/ j-pcdK(LŶ+O'+}"*$Mam/#QEOP}~FEGڼQ@}5 oQX?jG_K}m/#Py+^(>ix/ j/?E`m/#QE@{E?7x/ j>6hFEGڼQ@}5ުvwsG[IL669FBx<ßZW?_F^(>i{E2V֔ڡ ($`9vnxY<)i6k=J"X@Jg j^(>ix/ jVo܊44% 0VڼQ@}5jG_KGoQX?jG_K}m/#RhFEGڼQ@}5ޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zW?_F^(>ioQX?jG_K}m/#Py[{[=3BۈYJ=Vtk;ne%褐01ҥW?_F^(>iڷ;h#8cP0@TEGڼQ@}50U"+^(>ix/ jAޢ~6W?_F=VڼQ@}5jG_K^s#zxú y,ܘ8fRs3]}r~4ηi֏m4p""=`{sғv}xך5o%$hs27\"yV6,.PDxzU6zuվ&ȏ)8&qS+HCt!֟V:F-h׏5VBf> n۔9U_F|cѯu}6Lo ;a'2ąݓH8.|GZ:Λ 3 t/z\zh%MByC-ɳO,(n&ܥ<) I9#SB[X-m׽yp*(R @S-?+z`!  XDsg 8! CԪm aETQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE__Kk-%5QN' yZ=vEݞ5ei"#FGNi1|kusldx,MvcBvYΗV\FIQd\_،t\sl4Ӓe 0uq'˝*$\.fE؅:o7c9I{"QHaEPEPEPEPEP\⛍6R4"[^6OaB]Uyǹ5{=J]JXa]-̟2J|Oޝ[{Nc Aͧ7ۼěE;yoF6ֵ}Ti>|jB9,05V,9v- eYĘ|iulo->}5i@%lS )cjz )!2Ʈca#;HEMY-MRbmsZrVm""QE%Q@Q@Q@Q@Q@&#ƕ5|w"<,`)da$DŽ;6dEjl2`o*[\hgx.`'Cn YUl9ӃM߉=j s4X-IݲΧ'hQ4O_Ы.{tfz"6V鑚uCf+p'Hd=Ȏ\(C ( ( + з _MQԴ/iK4 Y IT7GH})C)S%+#@ХE Ge +ЂPAKArY7{;ꤌiltmaoee5$5f?n4 9p NcnqF}_CoQX?x_bh3-H/>oQX?x_bh3-@^}ޢ z/g[/&/E`_ з _My_z3-G!oEg[/&CoQX?x_bh3-@^}ޢ z/g[/&/E`_ з _My_z3-G!oEg[/&CoQX?x_bh3-@^}ޢ z/g[/&/E`_ з _My_z3-G!oEGoV$6G1jTz:V/!oE? z/e7CoQX?x_bh3-@^}ޢ z/g[/&/E`_ з _My_z3-G!oEg[/&CnG oc~+:JA-,6<{Rf'f,̪Kʍ" `v)M{j~(Ҏ\jV偤@*Icuϵoj /':7P^Mk #XbJ@@`:guǃ{n-5-F'Y`h:0#28Fm?y] Z:+FVXm3z\_13fIs4חWCtSv*=;[]O#V(aEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPX~'-58bOmQmC2Xf#e H#5YzΑ{wcsnX=MaRYHKhNcmq!22>w0 tV44.Xd66zm% m^G;o۩u(QTr dU_r{ ERQEQEQEQEQEWIV6/sx{?٨  o ]H[H<܅Gk.EP=K 8}kɏTx-y_hXv$mjϏ[6s8'l џ [H}^qY<9yuơ]- B $Fb0ёߓSou/\>9?kg G?Otۻ88y&k $r5Pm?\M|OG-^EyW&k $r5Pm?\M|OG-^EyW&k $r5Pm?\M|OG-^EyW&k $r5Pm?\M|OG-^EyW&k $r5Pm?\M|OG-^EyW&k $r5Pm?\M|OG-^EyW&k $r5Pm?\M|OG-^XxoѥɹT17 \<oHh?m<]ց6Zi]y-#6B*.wui-݅G#u1. Vs:Si6D.[_&M'#˖UU $r4m?\Mz_|OG-G&kת@U $r4m?\Mz_|OG-G&kת@U $r4m?\Mz_|OG-G&kת;Rpdz(Z$&Š((((((((((((A쉺u[tRS_=U?yw5M3Fjh:ir5_>H|,&囏v pH\_%#O܆@j27]W0)QEQEQEQEQEW'^CAۧ 41 dWYE.oZGᬭfSKxoolonVIUp_4m4YĽWm @˒GnUccnڊ_H+!'$ݛ}Mw_i#,nmmb K4LIky$(U(0(((((ִxmJCJ'WmԖ ZJlgtկD4L|y#2ݱ]yue b+x\ǧȁ-S1LmceN zU|'t5[~ʐɼPdbx\c\.|EB`h-G"~f_0-Q0G>Fr=6Y^^y_P F$<3qz7Ls[KR =QHaEPE.A drzPEQHYC*@OZZ+Oiڽ$3iWZY? 5ZVWȼѾѣ7 dGx8-vXWCl \psŽ-WX{kk m4MŒu.|3hA(~lvjkݿ -b%<%I y#*i,]&Ks".!0R' u;-Ŗ5y&e f-\32p] QE )r0`{Z(@HeH K@Q@`xi!ߔHY T8#ߪ:ޝ\X̸y7V6[CF/{DayM[GU;f]f;>mrlo}< Ul˜m9r:ڻn.5-^9/ϑw &<&3#%2iޭcmưok60!#2@9'WM*i! /cwgr~'7q3g=03+Vm:MHM6)^`[(9uӦh2`^F 2N$ƎpIEkFꚮab$D~b8R=F[Ŵp\Nv/5"5K ti "wJiyk{Sq ˾9":8#ެPEPEPEPEPEPEPEPEPZk66} sjk9n,r:CE@}/[Cec7}\@jVUaskV (X/维e.),ї0AAK~1m$, q#g<}sғv\ף:=\2ڠ# gg[mN-K554!tm$%r>Y0q]#6it;1cn=? ? Yn7[K ,0d]X>$lwsVwmoQc|C&٣9'۲DPw/@I7jiq$_Ae F5`[XWZsŦN&˻r ?wqVoPl?y6i\6Z-#=P#Ht5kKeX"k2 ;uƭ}v9]k\X]EbE]̷UVM7X"BK*+(~ v{Gؿs|޽V,\. ,L ǎڴm{ܾvmS3i},zl_RjVNSCQ45vukiVKv7r2gsCrOnA8)Kiu KVY?hK)* ' n8Q\;[ɘ[Av0#S+t bZ'Տ6 GRH#'RVմ/ky%mrQwqaWgla +ÖQnmZβ]v;d,U\ڬ pN0˶rWZ.cU4۹/x淙YKe@ cu<xЋ6bt(h I"E* \ kB_ZKI8azFcLϿjk+;?uc5dx%-:6$Tb.XsV)n5%.-ļAo{ޢːӲ2lv5g\Y:ؒ2f`ΘteەR8^A%%`oѻC-*;FsH쯾oro;,W\s%D;MZ\Fu5Ø#~K_u~ `Uu]&߬iͫQp\Eb>R~1#ucNth0.eY*)N:|OՍ̫ftXKKg߆Ʌ 1rq˗wjwWpY]Inm nBFݕ.Gr9m;;}B+svKu b@aw o80t9˿joO\Mu`p0{!?x}ON}u4NO.קaC.Ǿ2VfFFo;OtNu-yr6ݻ=35to$ֶG[ >}_o>]|Ȥy g~`=cZ4֏WnlfeRݣ=rvtrgiUO) Q#8N+/HXY:jSO,2ym ɭ&^ O a \:nnu]F =`2hvj22220k+دt*f.ev <-&'l(@WܼW^iwK{+L[ɒ 994ԙ,'[F$afb@QHkk[=_uW?a[謞&bu(A׷85fK=/T[H V8#n,g$`sCWEr|&Kؕ<| nd' pg55]t-aKK۫a7,Ļ*8{Ԣ x qk*Owqc<]q Piuaw>c5Yʑۺl)E K;|5֣u]lGuy HB :8M;ko{ W_WğNZ?{'ӿu/a=>X(3̪ rNH5/.K,!Xd_>`գ֮xCEQqM _ݷo?=iG"~$w"Ci weq̥Oq鑟Q\Njw?՞}B8#d*R/O-=iRBl<3swk,I$;eNp3a^ēū>=N8BDVᏘN[i(*y<֮_WğNZ?{'ӿu_C5ޠuo%-{M=ttq+qq=y7F-#")uf"5'r]tnoa=iG"~$w"A Q޲ EnāJuM^P缄\YY١̂iXUv! 0ܧ%_WğNZ?{'ӿ5__𿋓OԐ1Kۈu[-89 :ͩ:CM#\QG2<蹞.W+K/xsTe.ca %XlB:KUۓyZܕf$Ǧ@?֬j̄#Y5/MNQOr 6>eq2l^xnK Q!2Vᙂ&=+?m?6D.[_&46nQHsj-~Mj"m <=;]u&4˛o6geto)/.庝$YP z U/jKZkvv^]\TK31ppZ6D.[_&M'#˖?/|9bgXXylTh3TuRGH[o_&\$F=5m?\M|OG-IW}S76Ie^OP6@d pj姇5nmɴɷԥԖa+mH~mDž&k $r5NMRRIrz_|OG-G&kds Fax', c.:4ծyGs"vF˳6ooHh?mu3Ѽ=~ -t K{]:w퍥ͥI}=k,bUPH6D.[_&M'#˖^ƔӴ6uߒʮ'N$s}ƙ-晩YYwgo5ۈ|1D, k΄r|OG-G&k[. Ҽ;hD]-rWݴsO=wQkDmLj~wp!Ğ_n7j6D.[_&M'#˖hY[=VM'#˖oHht Qizo$eB:`u ׼9j[η"(dsu8nsm?\M|OG-B[?և\Zkޣz<   s<= ]Z=^9HE 1 $r4m?\Mo?Cд6c6ZLWi t3Am1m&m$E'[cAҹM'#˖oHh/uHHt; \~4ذG#T eֹM'#˖oHhpzzQ^U $r4m?\Mw(Ӧմi--50+SX05I%ngZHf. s|OG-G&kдuo }֭r4+hAqSWBIfP;tȻ1#XcJ6D.[_&M'#˖Vcl|?X\-Ŏ[N $6Ȍ3 =Zxf{O笠hn2a).Mv9pGz6D.[_&M'#˖~Fտu)7hm>f"Xʄ3sZ?jzEޛg%jZzY]J=',b9>e{wc=8s|OG-G&kZ]ΒzKU4ID"&42YݺGx:uݼ6"ֵraE#zKoqf=rѢC4ܗv]U XgfqcBzͮ[ǧ:~c`AmlA`\SKFׯg% {-E[ajM'Ȉȟ0O-q3[\VZѸm^="Lp%ݶ}T8dަuS %c- ܎p;`מ|He>(tI-Iy\(7WiU kjKOM͵Yyv"D|ȏ%^1 QO$쿯{W{mHș]5H*0wc#Nx]Onygk&?#1^]?':U$q1=P NiwX_k&QR0(((((((((((((((((((((((((((? ɢt_U_Mz|Q\ϦD/ځY X+(U'Pgiu d:/* ?ۇU>&MŰS]ۉ$<.d2KA`qjj<`g4_? ɢt_Ul]]AhS3‚prxy7i(qQ_]O}LL/C&Tg4_kx%)9'b#Fw8@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UEi_w? ɢt_U_Mz&&~E?3 /EV}LL/C&Tg4_miWZ^AV?ƀ d:/*L/C&U~Y4m+["yN@A9<8}LL/C&Tg4_( O?_M2h[Pu03 /EQ d:/*->`g4_? ɢt_UoU(um:}F]>BKdIʃGQ۸->gg4_? ɢt_U]u'L`ԵK Iww 2=3Z 2TZ&&~E?3 /EV}LL/C&Tg4_( O?_M2h[Pu03 /EQ d:/*Xš`g4_? ɢt_UoQ@Z}2hG&~Eޢ d:/*L/C&UPuo5E`g4_? ɢt_UoQ@Z}+Syw>1Ӧ^EYRˌҽ/t=:K.)o9|hX4 K5vR;iooѣHd7w [gTm~L`u$ݮ'>}KӺ[CFӠ;oYHc=? iZ/-i>%U9Q"+p 8 SNÚd:ԣAt]C.ub2 '^~bxPiQ\;61ۘŨ4~ 1 LTT-NN+.rO% |ro$5 Z/y b<*.ISZUߞep\IFP0ء~R23-;/W8FY>یװE%)?sJtTJb\`..%o-甭@f,X! &UWEOd[uwbVe%',bIbrIiҮ5So!2$,o" #a3 0I[z_審ET(((C^selG}N%fՀ'޽`ޟis-͔rCrO,I%bڙVyBo4q<zVo󰽌?}3CM;~5^?ӿZ?-cX' n/-k.( *n^'8MnJM쑃??i?e_q??i\=?}"wk_:)Ƶ;[QpPU?i??oQECW`)Ƶ;G"wk_:㵽Ee_q??iqvZxRHԞ[h6Dj",Q nWhF޼`toi??Tj&napKhT1r ӿsq1K @8¨9' a(YUyط??i?\hWڅż)BB8sԮ398/ʶF"wk_:)Ƶ;[QpPU?i??oQECW`)Ƶ;G"wk_:㵽Ee_q??iȼ_Inc{HXG?vWzay<ZXHcu X3hmq'SNkWvE4ֿuyk9֟jr vFfy>k6[(䞵 vM6ks[C_̑<c$SZ ҂+?ӿZM;~5^ޢCW`)Ƶ;G"wk_:㵽Ee_q??i\=?}"wk_:)Ƶ;Tnq\[jrA &aR|ULJ_)nԜ.?jyWEoE4ֿuyhSNkWvIe뷶ϣI$HKr:p_998ɫ~(w.4Q'^ [9#n#![}Yc#9^kGؘӧ(r)Ƶ;G"wk_:㵺PT`)Ƶ;G"wk_:㵽Ee_q??i\=?}"wk_:)Ƶ;[ky|;*"c4Mf,d7v9c4QsM;~5^?ӿZx\Zv6X, ,Č. D?:L%~g't{Ba_E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ\\^wMGZ$W#W8;q/CQ)Ƶ;G"wk_:gQeMwMs m;RA'%sU տ4$u$~t|+r_f$S]CCOu})Ƶ;G"wk_:㵽E+SNkWvE4ֿuykz.ʾsE5--a]JK 1&5qn{TeG4_4}S/$kJ֞ ӭ J:lŭԳ0DC-x޻|7^,XCF6d ?{c2j|QA2MeG4_4o\\_bxsGԴֈjCon-+s;|26s[_cELG|QA2M pRkh+(Ƌ&/ eAoQX?eG4_4}S/$_f_cELG|QA2MoQX?eG4_4}S/$_f_cELG|QA2MoW/躶Ke~2q.,)eb>Ee TqvV h)h/?1_I:SХdBX% 6VE 'n|QA2MeG4_4.V|QA2MeG4_4+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ެڨq{E3g9j_cELG|QA2M;ە4Ɖ`kE4s @Ot_cELG|QA2M1s;ߕoQX?eG4_4}S/$w3z/?1_I(Ƌ&7/ e> h)hw2ޭhj=ϝgܵݙ39fsLwu='NV%4K-dH#p88/ e> h)hz>y+?̰ZXh:1ۛyQ h)hw2湦jEhw{voQ>g<nq?|QA2MeG4_44q m>nWTҠ5x S4s)Vx#adm%o$q+i90(Ƌ&/ emZIeE`S/$_cELH|_f_cELG|QA2MoQX?eG4_4}S/$_ff_5]*mєs3O(Ƌ&/ eɿ#_v/-`a3G,Hl0Z>f%YMwv vک}S/$_cELGK3_f_cELG|QA2MoQX?eG4_4}S/$_f_cELG|QA2MoW1bmBPG wpo\[?eG4_4}S/$_dN4Aᳳ5boimauors](`S/$_cELO+?ޢ~ h)h/?1_I_f_cELG|QA2MoW_^kz,Hm>E1탼j͒~mH8ʼM--u5 GLˈ(f. L= k-ݭΗ>5u-O2mWR%Q,\ =NEsnvs<ӵzp}+F }>ڤD6)U6q":Yr'ޱ=+P43q\D+Go42V5c|SvdEo$ִKZE d>~jW/ojv7sxIWԀrpk̺͜ˮnme/"e0 #+1M24,lWf17A<%O?[u;(Q@Q@Q@Q@sV mVI[[kmd` 6 Pz|EyjVڅ+ X`Srw9PzsBP{~,ֵ=km:6* /Z)$v`DL2X9]z% &o$I9QGp%\kk-^ERQEQEW2"MZ!meCpLEv l)ry\N:j[xPԠkv)'DD).W>-k^GN/nR0T39# "kn\K$Ium&k:FĀ溚6QE ( Gm[gd@9M+SIwZnWpg_V\m ->4[2.  4)#O"R73d},[xjb)DӒ)R8>GDBn7gj>+/fUDqXzizҰ ʪ4H2Ŏ9Nwvosg@}ɂID̆5+Viwڽo>(CУ<01}BB5_WKSZ-,o͕~VKI#y62xo7 VMDwn׶3TEu*TUר{ֵs~I/AgdODQQa#c tB+~C (Q@uKCӮt;[x%E#dU08km$׷ӭQ<9Vs’rqTYhk!(ު[&O/*?Zն%]>;Z+>Ҿ_Ğ^v>_r [ht4ܥخ#`bW 9$Z/o}4:@O39Hl`A+ u[E,oM1g ;[c5s4Km;T{$MkY6 +$Isк|%~Z?۩ʂ:Zl[1v:f@EP0(cWw;dgKK'1BtiP]A;!O\7mFlƝF ,e9^O<0drE tkWy<ʼnihaTr c}*OjcX&(!-k+a g[m;ue=Զ1^D7s<7-𥅽OF- ;6͹9ymq=(Q@Q@s^!o'IY5Vy. N"M9՗'k U{k*eӴvʗ3g1B6?{onZ ޣ…0\Ic€'`NhMH&۷E}23X:Ii m#l-G1ïLZՓLWR v_-QEQE ^> o?Vbho߭Snn0FH_S-R׺N}kj5ݥZj8N /nxg&DM0ry'jۤsM;n8Öu(WϾ[5G%zw_%UP=l,  ֮jVu0+ӿZ-;}ޢZ}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƩxL$Ya[?l o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TZqmhVgZzuޱw[].h$.O8:g==EAiu3.opjCDMUTp.I ^> o?ML\G7o$8QHEylt`He# QiaWϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oRPu0+ӿZ-;}-֕u[_5 &Y@ڸ1$6$񚵤zNl]6c#(09u(WϾ[5G%zw_%T0<җA$QK+'='&0w5WK)\ce } 1#+ӿZ-;}!2({y l=HVu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kjkޝ?ڽȷ-@PzOzUԬ>{J;kHWtp۩+N}kjJֿKyƪkivs4ΗqyЬ/P :Ś-52VL}HE8',@'4KOJֿKyƨN}kjAAE- ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UXڗ46ʽlHϰv Wuh O`&nYj+1v ],NI8pA 4}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oV6]+LkkY+Ho$cduRDqJ<%XKCɲ.=I'ޥN}kjڵ/{#:AIO+' <& ]R;< RH A( OQ ^> o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz!^s\^i-mpϓns*>ѪZmRHck$#$ɠ[^n >T0$WzC,gRKq0ܪ2#i|?#3}#pJYڭ $WE4xّEl F܇uSZbp ;״y,-fWVfP@'$gR@ѮIn[#@>^1NRo1=]QREPEPEPEPzOwkg;x W;vፍr[JMLYeY[=rҖچGh.e͉k BCn$`rzWY`+*$6zmvwN!yI5\c G ;[UO oo (Q@Q@sV_hLь4?Zjo d̡F$ dz]olLt6>Bm.O9\`}sĺu6kV+m.Xf23݃ q=a w2ܒyA #NbktE^1(C? m'FA5vnxnbh\aC+BZ{2:F*FA2\q>cԼ6|7c1Y" C~j jGh'Q~}{w[_iW6cʊh< 8⢽}tnot}6`͚dd{֮W?տԘG6_B=)it (([MH\gmc#SPXˠ7HRHsB?=ḟKke.ʨC<5J+!h*ɶW]njDΒm໳+nYA1[6$PơR4PtQE ( ( Kp}im>|&-48'{i<-NOvygA~1&92]<͜6 ?7V3,ojNDGI;C)cTr:`~I~M,>|0g'Gs]5χi$nUTzekڍݕ-LWhh$ L$RĎ98+[_7V,m#wTY+@ 1lJvu!JL?>г_rgφ,JOKg- ix )~[%H:Zgφ, ??u+hg>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^\.XCktQ.K`y y-c ??u(|aBO|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^\aĭVdy[:!l~@ATԓG[Fsϟ ?Y9G3~Vĭm+SLTfCl+g&pA cp8۲+FI?Z=,y3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9ZXmucb7˙p+m..$4.! @ <c)tu>|0g'ϟ ?Y9V&[x$荩^M&3E W+EIZuZ iy(*2FṢK[]a7O ??u(|aBOQE!U >|0g'z_ϟ ?Y9G3~W@U >|0g't>i?y#;TB-  @L>"EMɨm?K_3 |joí>|0g'ϟ ?Y9NGnnu])'{kKMeG)$q c«2jψ<3k> Kw6iMW2yM`rJqMjK ϟ ?Y9G3~WERK`ޝH*|aBO?>г_rVgφ, ??u+h*|aBO?>г_rV~1 _fCWrp2N2z(vG1 >|0g'v7]2^jk8^HxVB[*u'>҆3MU2,I 3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^EyW3~Q P>|0g'ϟ ?Y9^\wlc>3uг_rV@yW3~Q P/x+Lլ͵ԗa Q; >)*GR 槻]Iv> ]YGۼGYdi4Dn 6 U0).Gvj A 4G3x#C7HZ?'n> }M-| ?otAO$-}E| ?otAO$-}E| ?otAO$-}T4n A-;TC_AO$-f _7@pMO[Kv58vXpnHʆ=q[4B ?otty_AO$-f _7@_AO$-f _7@_AO$-f _7@ GLMa9)1xn:aLs? !kC7HZz}Pyob+?O kh~d!eqcOF!tiC4$݋;6,I ; !kC7HZ< !kC7HZ !kC7HZJFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((&" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?Ӣ|[t;$M}>NͷU 0!b96>Aiegj04V26y♋9\ }_֏QkNo/_ռP>գY.P[63*f rqt밮kyq41- b !b9}Sэ Q Ar#" > 8#eLifߍbKԙcv 밍HȎKݲJpC>rE F~on9A#[U1&v ;-emay62H"b۔ c\>%srdlvrVFd [}?aO{Inl7>O86#j$ɺ4+MԠslY^0C|3f_J-dkxaKxPIJu%r;n'UŮs4?gTa}2)g"x ty")ч*WpWAo%ܐyGq<+Ldt $e.\ SPM o{d &9a.C';o/uKGLXXtx <R'36oZťv R@#חݵ֛{ojWSܥ3 _+ۜ6< Y of;_4WoyQ+GnPvm_E#mv$񇊧Εi ZzW "j NY@sj𧋵xO6&uL`s]<#osc+Ok2T9W0)"sS4zҋK/p eNyqJ;Z?% PxMPiNA}sF&$V3'{=XsXdZ岱42"` &./-َ c@vixy"u?̥u@дM>-VR2B 8 6Yp:ڦ,A+/ߝ|p>^yzfq DʰbgKWd.ush$ʱ3J8?)Ag%Ωu"B!їpWj._0p) uZ9U7%ЄK*["J(=]j\qPI%VXc\|e)ptjvբ(fLNGC|RXԞg[SWj8nkj濤x>*G]h>kf/ Lo,(qbž3|9 ]~_%G 0p+@3xjmp]LSʹD161Kd`MO#7s]]N77S46p0?[%~<1k^-YvΦ4 }mkT]xM>k"b3|ڱ߅>.Iw/!Trc##\xM.+nSmZ ۾rr60@`j_B&Ըvs5oirZC(%O}[ⳚJ[\ysR|{a5rʯ F1_O-ڄ%F*Gʀ.p98K~,6MB},ivTx p 3:ՅZ|wQ[vaJyrdhÂ#jkX%To.,-QVe*J'@Evt{1*M[//o' #dZt:֡s ؠ4l^*Ɠͥx]e2jWI)(ɴ0 '7[.kpKGEl=Gj[I=ŶwmzPΪaB sֈ4u=gu2HEO|!{#kY#%H$@m"bN\I#qanoBI e`]^I^gAsN]ܲ.oU$  ~S^z.thŦmʭ AY%vA\tičQ$m ;uP1~s1 m T99Yu=Ĥ˨6?)9 Fq.4Kkߵ5LYnTryuzgҼ;g{u dž^afFHqç뗐0iLΰCβcrvl`c<'is[=dX~p44X6A fR}yp)giW*pKn5~%JxxiZ]FeE؆6tha}Y$Tj|9:&$CGR qMԾ{lߥP7~F~d=.e J;O+XxWJYeVmnP d4~ GN-a$#i|1TIO< o[O1M=յ͹H&CufV1BuK$ԗWmUyFmݸn1Dt kkvu5$EQ7:Dwu"[t,Nߜqx?eZ|fy4mRCX.5(]Xr>+u>AiTPFi)e#:UV?<-ɨ޴ZT pߏN:zSVi4UdS'|3[[]*eeRLq7|J8&66[Ǧj˦}{#yTۜܓ1?5M_R+(*O,jIln Ppj  C7au]HrQ FW _RjrVmm"^V,"$/̄'_oFM]4*$Ƿuݟj$E\g:sڱ`cuٲMAdӰZݲ2nwۜfto?n+oESZC6_*I8ff E O<SKFڴW>UI@&sdl${[V 쭼c]jvW̊r>r0zSt|G Y._q{Rt_6k9M>1{)?c{ñubUT88dg56GOȏJur(i v'Q omnU%1!$gp 滵=>EMkfUkbP[CZ_u?K>޷WAXXɨ1DA81XZ ]3Z vS#q,5F6s4c`r9沮~+-5}F⺼pq,C KcpTRVk?n'Vhrkbn7>ͣ<{ORztp^i!VIҬC=8>c9VPjݍFZR#SO3xƹ+_YxL6ТA',1)-ܯr]_o[ ]ɋgH} ,I y @!m1Rʿ7!@zT ,.\Ai%rmn 9'kI>O4_p# Wᥗn5<C!"VV K`uV/+~v"Wz-o5[+CEn,󯼨Kw*H>qviWQ/ B>RAxg5 C-ž. PN6pO=E.J5oi^ t+ٮ JX00CȥY_WK|C Þ?E UolMXdH3S/oli f}B{/{cL9?N+R/vU:qZު#4O1;ԩe:FgiX c'>q'.?\<{ogxе]=:7~%Lksb*{nݯQ SS%٥Y0zg ¸OgyP/%Λj+FecAT[~Dc:/ xAxOk1n4[ŵ 7yٌ>`msXyݛ}Sqql/p΍ mV A' gWWj\ s;ʊ`x ۊZizC'Ly$;ˎN3P~:)lZmHC$(M[̱ÜhǨ?*~0]>vIq|@cYf֏;;('w~kk t"qjsi0IEXYi]$jwG"4`Xtqm!~_JZŸMZiѵk;I0vH}sui~kCQM%D/rvV« /~=J[ufYԍF0p\Uk֓{-JxTg:Swm~%O$xY;M2m2+FrI^x?@Լe}{w>']& r>Tf+ƣO'V- Zky;ǬJ8R)e8  `[mMWQY܂Uw[\F09(}|o& ;5'oo7RGCeֺK"kUUMre=rv۵+a_>zq)qĬ9EP8Rہj~Xhw v:v>$7S̤9n8X6)m5}Fj8X۷qlnF \Bﭿ~&GVi<uê\݁,/ ۹Cr*|^yM~ڌSe%Bm't ,>꺆8xp7>:.IֺMs.uxt6].5 "vnޒߍk_NkAgqXɵ8w[X'܎p7 w]L1]4%[/ iRTGNWM_ }ojiI-a|agnqu q$ym~̾^̜w+oJ?c+Dy=y6!񹤓9#׼Ui%7Wڤ7Yi%X}1^}5 bZh/4$#|O}jst80U sy~ɯ|v_~Ě-ϨYK% \D1+ .r @GzĚYX]Υp\!.7pHjWX]\ݾzRZYw &).< +S^̷^\wiROt>\K58V~O8jqAmח7ջiqo $0 ^6}xꚥHAJm d޽_Yx"HR*ĘjXNIsS 'j^]VNWʷ2sM(YZpy~#&oecvQdF2y>Oi0U@ZOʠ*~EP; xzfE啰 < II·{cglQ@{8vF|=m(DA? fhtM:2ђ(ʰ!N+rò0^He4]=bit.38ɡ|#&!vWd:ಂ#@fnQ@{(vG?_:I'|=,q$&L  q$\^ʌ9#16h;W$q$tO/q>;摠Rۢ8vF)׆yBߜ:'U74 NTt%|=o+*Ţi貧mn\L ܢp8%8M=cD @? /$B."t.pHlη(=;# # mO03 ̀Hv( xzHb]=>Z 8ɭ(e×>"ItM9%؀۩ -,Oh𗇮ein4M>YYԓ(eø𗇮g{Oi=I8^Ko{wƷ(=/{#zfDӣfFFU :t 5K.Vkfv%8ߊ մ~ 6[hZ\ A^yx\|-ޥ45\p=4B d}-ER,((+6f~[U\jG-LWu> on{=g[{ ʕ' ⿗3|Y;7s}aquMJ-W>mPAsz/'88U9$ W7 3e9NVq}RjZ!żMGegy%cswR0QJI+ڳ|Bmt;c1H D ;܁5?k[F$e1p9cUg6}/λYePz"B+N˩iqiK,e|r\wd|%QFgp Hpc@k_N𾣤Kڏ.%xayT)k8E=ϽOWwvRpkeMo$[X&X#`66Է8vn[+ hxS2ÌqY𮠒.d6(6>sd^t~Ovq+[˄j)ER:(((((((((((((((((((( ^ ]۳Ƭ< tk>x^4i^kyW|iCzy?=o 6袊Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@}kG:߃?ed>aMŕY?kt?kw0u=6.%uōp#ۥk>p7eC{v)sV 8|1fB1xf21EXRhJi/nXS+ f=B4?67>;\^.݆km<'9ۢ#Ч[Ŝڻ(3ynzKmF0SHo#9ܢ.#ITYzl;#9pJ˙`߶9cv\U#hYY͜pw qsF&p<ա9}q'.%pW:XE\#CyqON_nXW:35C`c~',o7?zϺ//z]+ @P fPdhprQq1ok2epA#w9 ,gۇ-ǧ|.$,B\0?wa9Es\ˮpMG51R''}y /+ mEk1@C9?1}y}[ub%f#Fj N?.<$4[1WBIο0`#4[Wp##y9g44V:~fk2oB{C#(@DO5޻Af)99Sv_k;7CpFx9ڃ\u d9mW gs@sKM+ 8Lj5(XC8h@ XR$-x9#98 AVf2sd8}I41F:^am"k9V]q 1y)|q6 In~& ھ$}T4vTWK %f%ߺb7 qZ) ŝc_B̷ȷU2J,@ʣI$8#VđSXȂN3,os5 w9=jYGNuOnag-\&I6V6! 19_Zv5֡e-tx4! I?jxQ?xQ5o^YR-iVVxً39+_x'4ΌOU4o_"ǟRxMcٯR[K(+?u[g?l"EnKSS:Xݜw @֥/\@LVkf}̰BA>m<7i*KG/Vr>Bmhcn!N9NN4_u⧺<7of%m ^M:#G&ܹOt88č#KK]j+k#)6~i. vN}MU~im5FnZ@G5k~V,OPU(@;\cޒnK?s}2[+ֺEY#i,"5?Ɲe?qEn#/^#hG_GpSWH9Dw6ql, Ϙ0i:fjÆɒ#RIϹ5OG">"5?Ə3h(Keigju7vwD"PVC"bNG=67 3[> ιi*JŒO4*>Rz>ǺEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEO [uxKJtWխ5f ÞЌ&.nC?<CpG8ձ _ƟkI]υ~*SBWv;+*/Ǩ3\O-@8wvG$_Ӥ9]& 8S騮rb#4dD3Vu?hZ[.[|{zQ`6:aX=u`$8=zO~E|KD[K̄$}qBڑKw#UlrK)A[kcj{b)X4>bE^xc޹_ƈjH ^lA\-=yii\䯈)rɴz!clʓ"ES>W<`玸M{:-mEks?tr:s^ߗ-;OR rc$6J>7 |ݳ?{o>^Y O_Zw.Zzӿtr(<@fq&bXj@;AW83qD7!o3ѬJmY7`t0=W疝~_<]>OܿZw ԟmًby ێkiN/ O_Zw. Q7!:l ) NxnV#`dQe<`玽8iN/ O_Zw.Q*SlR۵\69G 95r=P s9ǖ疝~_<]>O܏SK|*>bf P%gmg񤶽΋qXG?3G uߗ-;G(}v? Y%22um͑Nys1EY-F1'㌞1^[ O_Zw.|7ZԼA\Eb!F"`>5qII&F46]Y!X`s7h:?9/|B!`uy#b{a"RKj,1pTx#=:V3?ù LE13j,Q'Ϸlǿwێƶ(9_?+{\h ,1<{g>A{fA]E-8n@r?I{ -6A q;P/|C;LB`N|!x9=1#gӿhf%Dp[vRdS rxwh\F׾!Q9( YvOG#玽)gܺXl,=vGL3?kG6f7@ٟql;_GX}5I +8m@rp;EL!)Qf݁)" $MX.cQc8'c'<F#g/|Crض~h ֐E3o `.+s;u(G# |B E2,0A=1<^Jy:-[vˆ ~^h9?)|Bb Dڧ-7 yG|g{-pubHPlݢr?v׾ in4k'uYO(g,[`@6`c'<P>G# ;2h ƣQbdqO~K$glÜ\c9[PF^A.`f,,0A[q<{ E4[S >W9EaK{[rEV+Ԏ+s{a$xfY g([PFVEl$1Q&{gѬ#,18S׾}rP^5Y;G8s~-'4kEݹC ј A-5'e)Vx iÌ{ɷTWȇ׎0z _TfkiWW/y"G$qj\mO@!þWsT<qqm%,j ʧe_Z\Vis;lcDʲ4r2֧O+ܯ ͻ"Vr 5tǜ4{Yt[ֵ+/LyO1ݸ  `Bx* .'HdX+0 Wk=Giϙ$+!/" k&6Q{J8_nn ;yṋm I#H ~n44?iQ͢\^^i =:,x `8.]h6TbԶvndӥvZm L-4KNHc)`JFz Q޵WWsKss m%S a岼s=0z_*|Iu+hrw<IYDlUb =hڿ/gӯx7۴J^ !7`k_9[9ncgu աQ .@e'z5F4!HFe7OJ%٤%'A;o$+To 7\WӎǏzQEGQEQEQEQEQEiQiM*Bc-[-ۭGkA$_Eg ʐ+:rVHF8}ˁj~.tJ q 9K:8_-:JWH^ &4mt*qѿk>(=ࢊ((((((((((((((((#Rf\#RfW| }[Acome+ a,!v#OjM}!?Um6HbwNEMI<`_ϟ;>4wl,em}ʅX)nz/UMgIƛmo K[hxZyrje_IpB[e%rX{¾z6ewsw ;.d,@X6 zuY3_m-u6y}.ZoYyhU}cm^,Iҹ_U"}|q$sʩ˔&lnG [[d)MDlņ9r=֒mR.iO)_/[MEaU d HCx!k eqM2x8^4~U ^?W^?-xXfVY4O`#ޔ^:36ݷ}c.x~Eal?5xŎ +1-L 8;pIhĶl5؅6eW9>S ^?W^ ]%1:6fͻ8';vuE}S<l?4¯o&T[`6>@%vzJ&5K6:xۦ ǭaL?U" ^YKm @l5ފf3`/uܤ&W,0Om>aɉ8mz>&%aa}6u$d 'd?[I,5"l>QsEㅠi&Wk@ss45YiQ sjlv{Xw7h'-CX"L.1aF܏ǭ M6v0/^pGc@;VωmhXr=6gS\/$o6cwo/9n1P=͊+ lu$̚l8+(3Wj3l8^O@{Hw7h$-,X=M1Ϡۓ[weBMq' m/'G=;W? ]5qY"E,0H^l ùEaMkhDdk- qM2FCJYIm :2ɧL~{?i|Gn/ u}O+xӦٜ;oLsI-gXrKi;A'nqǩhim6k lː; 'sD^&%aa-wl@y<=!ݢ%16fͻ$s:[a66J9ӯaݢĶrd,F1aurM[hJz+l̀GCnXS5jSM d/^yAE8YV}6uQW{a+Ķ$+c+1i4GԕҬʈy̤sҁHw7h(Km$S8@Cl>Qn4'm %:N0crzsP+ Ml$Y!ٔ(f,1n@[d) D]6rZùEaKkh&6.M /-XTٝN@<@{Hw7(+[I Xk.KGqBqEmF:’ ̚l8+ߟsv㮎 2zYw\WWf aTgq\ߋuxu; 6rMդ\  \>jkWhM}ㄸ U@? E6gC JnŠ(tQ@Q@|vF׵_ʚ~ E*m y@zѴ4MYD&VW 4'gt@zC:׈oe:0ä0H"c;ĆIOmO}NiW_Ȕ$eʮ-WͣIgEŰLpҸuWߕDlt;]PM,i!ck#Afa894/d;'׵M!ռY¶8ў9s^{I|5]CJ$!d&N3xa<%xL:o"Lew:hOo&`_ן}FHZeUSser:Pk@_w,Iq^WBW[z-_\գ.בG*V r?hk@tQʃջGܵEZ?nZ"yrn-sV[^GVt F[ y 9`@$ʆމܵEZ?nZ"yn" !P뵃S >դRW@F1׎YE߈ֵkG Ni- siK <2 q{KCԝHStŠ(uQ@Q@Q@Q@Q@h uṈ$q"Xs1(% fxVMEdXv^`_L𥍅Ʀ~vA#Tm[[=jo%udB`9[6 G-_կ%z-_գͯn?גE[6 G-_կ%_mqV[6 ^KEֿl&mqV,ٵMZ?l&y-XZk@ٵMZZ( f7hk@Q`=kͯn?"[!M:x-Lz\VCݯjV(Š(((+h^M1;ۻ{u"2; zvkU$Ky#${m_zhzLǥ\jZ[i֞)lh슰4k,;IHːx'Vm9<_h,Bm%.0c1DcvӵtHukE쥝AP2Z6M۽4|cAIm<ki]I8$ռ})ci݂۱\m{Qe.} ֝5CNv&93:.!qOe}e~f5h/c{IdHw8KF_E,F X7H ah|Kcӥz4 +xfQ$PI$QV0ǡb3|a24y>h]?7nnsDn7YemW Y⼮k㵭 ImUc;¼{ڇo'0U4El1P 1P p9f=ƽ@mC7Qƽ@mC7Qpsz+c{ڇo{ڇo٘V#G#Eϳ1譏F5jF5j‹fc[k?k?g>ǭLk{C["e}؞Ƣc^6~)?OoF:]l^̨4.b8+@3ײi׾0K[@%r:Txbۍ/Scq ;#w9&?~n.s)&IFϩG5xg4 ^:dZe0#i$r~Υ߀n[(GpQEQEQEQEV_mcysprqasԢ~(g]>~("g]>~(g]>~("g]>~(g]>~("g]>~(g]>~("g]>~(g]>~("g]>~(g]>~("g]>~(g]>~("I! nt?Quk]os^Dv,ӴQEHŠ(((ֿN1} RB; }uQ-gLƻ2ݬ[fJ Fzhi3t^k?,WFM kMQ ;r O^E4[gj~ ߏe{xuKpG)`.;'=jhPOkXKwc,ffזrA^E/!W/G ߆:R&:eՍϗ~-_$mbQwtoGҳLSrLw«GTUs6TR\wuoeOylYYH-W8֕-`8p=:P/ȩ/Xghe4V(B3֔F?f:_ݿ8ی9im˵c&6fA;yc9ihXә32$#=$b/5)vtj1ak$Hs-m#GJ(?9\NDLof&3e>v—6} <="!gM3XHz=xDFd4.-tr䌎ygϰZm X6yck F[r`f1="#"*%t,u sӛ2̰ [n7){ȫMahkcҔZ m,1匌t~Mv”Z mm(Ȧ#$4Fstb1yG(Z$[Dƚ:A=ШSkђ03PְcJ)=. @p@ A{"4:Λ$Q bx jXZ1Z۱1jX2Z۫Dc TSZ$,Pt¢]!$hz$#E鮱+t* x ~"0dXt"1H[[p`1Ȧ#$ttH.PN'?H$1Ϭi%^AahCZېm1=`NohLOiʄ# *GPA<!<8u6G t 3j;{X&0I? ch-`S#ЧI5R-('@&vuUӯ.=r B. 5RJۃ8t={W%{{k 4QEu7PܽhcX0ʐRXQEQEU}FN W8TE$5(|9cM2jJ?|DB8Rc^gmmNw1bzG+~q^/j4 ƝJl#RfUa H)WeZXy ^kZ0̟xeU[Zw_Y$wW6!Qs\ÍkS/=B]F`Mkrᷦ‰F^ ߄uCx]QQVˍB7 Rua{ckX~jڞomy6ݱZR4wQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEO [|RbťZͭE ʰ!P("y_lmu?} =:oЏ9뫷~mqdZ9R8sb@Im+M,c-bDUrrxjRZs ? 5؎D0p+gGҭ4{?p/9>IQr8t(((`H`)DlQ8;Xu R>OTsʓ_=[QӼ9+A4KYN#(Nlx88J/Lכ%o-T70m|pS#0jhIcI"uxVS W[z=a6V jWK[q rO\UZ: z5XOq3\!c@UU=ϵ[~'a7:ikjEe;u~;p*;S6p-"74YȻ[ri$W7}g{(Yrbn,nO  i Q3[#jW yd=;W ; nVl2=.;oN&4(Cy%*ԮAI2NIQ7aRh#]yĜzk珶osi^}?t^yQʮ}H8kO7~on6~lc1_:~mG(O?"? +;2W$aɁ8NC:3c_:vrLmGn7/SO>KK[9R1}Rˇ{9WmGn7^>cN6Kbq+ y#p94_Nb#MS^2O8v󹽻}GD4bYDrO*ZӇ KƝ1B|6w+ĜsJ'-oMƣp 9gO iv*ڏyFs_n=ؤƝo:M;oԮ\~ A(gÇlI*X66N<' r9:D~ӣX-:8 #+rò0?SsA%-98O>Q:ܢC1$ƜE>,ƥr''$IlRUOS^:H9'ɭ(db\cN ̀vjW(8$t?qo1q9߷k@{8vFyC` ˌAGCuD>ӡf(YN#GQnQ@{8vF"xcNHe>LnΥrO0L{uHӖ>\S@ `<1Ei?ku)xcM8R\jw y"Ly9:[Qq{(vFӦ}KvW+Iryy:t<ʮ}I~|5t_QLn?n6~lc1HӒg_QΥrFp N1ӨmQ@{8vF$>ӡ6>Ԯ[9tk*Xv6Nd 9=GBkrò1?Ӿ`ߩyeJv@#y=34nԶ+3ݒfq8knò1sAE-eƥrN3dzs1LP_"u+ NO(gßt-U~]JF8c8y OѾ6;w?w?Ə]oA:8E}Kl+gR'2dr:ztO iԶHTu+x0|̎^+翶]osh{8vGm}9HK[5+rq3$|Ӝu49&}KlyۍJNNH'+翶]osh{8vGr_M"F}KƧr2O$IfrA 翶]osh{8vGЗӮ'iR#m E[cNI[#ԮXr<k翶]osh{8od}YR#!ݩܷ =dר9o5wv7ldyr0#? ]o\>`۵cݽ"G4QE"Š((i. sfa)Z獵Xyn:b[?oUWP-4{IeXcQMyn-j׵[{Iೞ-% I`3@ #s׺i麜 ueimQJvZ8خP <ԥv_osIJ|kgKkmjmX]BW9 *W=X|@֥{tTfo<:QǦM%ly`9">ӯdԡn掠T-Tt5sIe}S, xC`C32pqw)Zr_~!҅\|Oѓյhx6Qj/۾'nm-b q g^XjZ}͍+=mGR0AKLqi/a- oz/e;H,]E`tE8[J.y?.+߈3wYŎoi)&q,duʄ:f#~uyuyoKLjK-OS[bѵ-^k=^KŚFs$F01֛}>KM*9B!YfW=Yݹ'? "~:?xĿu_i\tyޏEs4QEQEQEQEQEZOx[vͪVCݯj(QEQEީu8ec4e=ȬEIoGU{ZVa-v @]%/i/ ZE0$ḦFB(,&Fi&[vlYܓ[svy55⸖7 ]X20ɧhfm6@l#+޻yk+qyϵoQBo=w9xvdH-u4LF"G ǒSho}9<ءtWu P@( 9|+n @ ?x4xqJe4K-hl3ѣ?d-ܪk~. 7JOX] dқ B_&_#G)7WWȨFGy+* {?U_P{E;~GQ«п羡W^=MwQvUU_P B_&(Tp_/hW}C]]h*8Uz?5%EpF)c`grJQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@ 'Yn/Y E *{ B_&([}CG* {(pt/h[}C]\n=Mt/k­п羡Wn=MwQp8?U?4­п羡W. B_&xIҵ Mo-1-"z/uQEQEQEQEQEQEQEQEq?^5UdwS4Q+X3'Vxk5/HnS~97o?#Q_79OGs@o F>xk5k5y(_ }? jS~97o?#Q_79OGs@o F>xk5k5y(_ }? jS~97o?#Q_79OGs@o F>xk5k5y(_ }? jS~97o?#Q_79OGs@o F>xk5k5y(_ }? jS~97o?#Q_79OGs@o F>xk5k5y(_ }? jS~97o?#Q_79OGs@o F>xk5k5y(_ }? jS~97o?#Q_79O\g,[Ӵ{kON;g}\Z^\?`r_EPEPEPEPEPEP^g >E!Z6ð9^< [wL̐،J:/~ Vw亪%2\[BA4J-YH~GZxPw:Ěɨ~[38[$jkĚȽlt4KxI%Uɩ4?I%՞ϥڼZ9W{B%_֔ʹU}63grcqOA!5_I.+b+Vp[Z_,/H<_MOA!5QUdq{z $?/&J(oWuOA!4?)EA3ί$?/&X^'x(=_y? \Y:X^'x?axCk W G,/H<_Mr=; W G,/H<_MZeԴ ]}m9V{g=>Og. eH (ju.g/?֧qiWuG_&1{d.j GuY^+4;X&XDvi1ս>f+F:ZhܺEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEߴ>u?K4|}Zhm:A5O [mS]y/-h$E#`F#Z?"*lq>Eb;V94jSWZw$zŦekq]jVQGb2 Po,*T<ڊTmu ߦuj+RM4¥?+k~hSͨIKV7 Po>[O6'.A[_G*]CƋo<ڊTmu ߦ.uj+RM4¥?+k~hSͨIKV7 Po>[Nb1͠h,D2cFNq:``x. +k8C ffu?u ߦ?RM4OSEGkr/Q{xZium t]Q}[6}"k;P8Tm_>ݍo*Qc`H46CiIi#Ԩ ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ?{Iݧ-jo< 拤*C%ޱk#ByAXS]S>Tk?៵_߇FuRn1ƴGˬ^76Cy7ug98[գX;#]?iR7~Š(Т((((]&.ԚS傱{{)iFSu_L#c޹hW eHY2@'6W#֨۱UM#hARvr\x$^^3́)S>Ax䑎2IKLj|#KҼғh\ G'9'<x,~V1+ H['sSJ1f R(`rO͑c@?Ə[v? h;7"fd92sǰǿZ&azS$"98 nWw}fYvw YX[zT}FD'x'}v=~qmߍqw} nWa_}gLjZ@.4),s ^<o;KҐmb jR6[`pzW nWw}fYviq (J1F!V8}!/JnTjRm+Oo9c3ݏ?m*O>K>_h4\x$F=/Jg*L)Sr19$v?m*Oݏ,4k%2) 95Lj4)2+T@@>5۱UG-]i4Yi?׾Ut,y&q7cG<{ {םپMomWz,>! KҙjR(V c!,|/JEԤl8g][RFoݴŏ.r4Xom+_wjM:VRz_Oz, 5=ފ(XQEQEQEW@M^ =!nnl+m64{)eiHb7zP$ԼMyqot-.;:[5DI3N6rO)/ɰ k}',,uqhV%Yc#tG PrtqxI{}^]ɷn?sߥy/İZӭ,2I)V.3rGc]g;_jڔOC ?Ȭy}"[_[ەV-ڈ rCgTOrOq5K"OxfWhE.M&mv^%Q-Z+m;ܛ@  -Ս'-OBm~{=>w۾!3*qzӊХMy=8jZkzL}pًvѴE#I1]Mg ZkzdwZ](  H=k>>VP-rcw١MG=;J>i6y21DZ-ӻOZ(=hEPEPEPEPEPU7kڬi?=o 6袊Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@gNSVvy2j7,I: _xW|@ૃ]V_ǽlnGĊE/Ffle3{SN#N}G+0|J cM)l-%~b0xЊ'*"?@%;y<xCE|#z9}J?x+0?_xW\mh56̲sRoig1e>_^=Pg|}G+0o֣'teGg=N0=ī30֓j3z`Z.T?_#ǿ_xQ ?/*̝q5dw*}J9}J?r? 5zڥ!wg)5u|Dd|4Z/7nJHF;sZh'"뤩ҏ$YE`EFfFv}""ȓ7>ZoY[0y=icߢGok gw =8E|SgHNz,?kĊG/Fw]\c39ig"PdkOK2qx#^=  ??*@%YRV֓M{2 rҖO*CyV̖\r3{Qpy &aTo^/V8}i݅$F<3B)n|H4Ԙ̲x9րy &aTo^sEH561]ٖVpsȢċ 'G, Pߙ?|ѫ_3X24^@?(?̟M|E?j_?(?̟M<1AA~dk(AWg?<1AA~dh '^ʱ, }(Bie1yfwM(CЫ~?{, Pߙ?ѵ{j(X+/1+ya Xe0ʗBg{_VV:0عթ$(=((((((((((((((((((?ǫ[Zg[Ցu$q ;޽wiaK*ǚW"{<ϴ"w0/u1⇑QE,׼4sD"I Fڳ0Vj1w(Ѡy 4AO*h%^6WF #㨢(񯉺fqs-m3OX|I,<(/HdD983^E;o_Xw²h=s ݹnYo$H[tXP[';ڰ|WoG⫧%y5%ږ-lrd1c9oiok?TƢ~?.ET Yw6{15OF RLFO;p+Z{X]C\Y3= !aq#Qv}-+~7ugj:>-qkYOepTHGFcO"x;÷:Gj]KfV9] xxYtˡ+e%v"F tW& I (0UNWK|((((((!Oem*]R[hmU{ܲdqZOxE"W4\s4 >889Sƌ_T%xWI,ւ$j"y5 RU-4Ѐ$ds# jFf4Ĉ$BB7)9pyY{h7V_Z &4گh&ckFBB iN1wS} 3|6s1[j<ﵥUs, Ai32ВA,HI-[3yN塑 ڣY{hV_ZϺ_۞ "?#4 ?dۻۜ8ڶ~e=ﵣV_Zb&)ռ" YY }L6B5-Y|n3RAe\ҥ6cֶv~NʿZ}ȋ>dh)5o#!W d>S#H)2I>TlO@Z}_0Oo}aI]҄.U{XdH3buq->d|?QJ˟-`>yo~ 6FU{=zA־Tyh*&MNJէU_ʍi"~A+X*^FĀ '~rHUYKFII5#NʿZvU O 2JG.!3'd7|>3kR!*o#c ExkTeHs>jJ  iu3O}kTnU[kF'h>h]ҤFf'$#-ﵥMiﵠ->P 3*%li"OY-wJu|+y 'H.lIﵤMր AXRftUsy#7.~֕Q)_]Җ)s幻85{6_/ڬZ&|)IɮH.f\# ENJ|?o)]Ң@%5###}56_Z>dzo}i_w(CqQMt{Քx4AQ,.c '¯"rgI!{h N B~ve]ҤeVr3PI<IY5[ .Y^4zŴ!Pcd'˴%b)'ry@%.ފ(((({U񖃥E}%E;i#H\*Itt5>!KW4}?4PzE˵&Cm t&d1dyG$9oPy Φ\a' Q~< 06ѫoo7/jysZG'bz=+>ȋ1= 9+5GQETQEQEQEQEQEQEQEQEQE#I8dZ+&m4ML:휺vҴI2*1+-ꗷVZ7r M.I qB`e|uSٶ^HB\7ot˵3<g]jM_PnԮ7.Y, WlKOݿjVeo mPiSiSiSiSiSiSi{P?wkݪVCݯj(QEQEQEV U+2d偒D+r+zw4wtEpA ĜڴL]]EA<"ݧ#%2IQp}M :'ny(rQ^/jDG[tI c5Q@ݗ7ei0$r fFs$AV-<'Zkk6l)9bf!s'5E`yO Y⼮.kk> ͶUrn+Xܑ k?"_*;v/ :[E{+ 8DU<1@TWG^ ?/G+ 8DU?_+߿^xc%yu^SY]Mew ճ;^ ?/G+ 8DUWGi;-DgJ|cUkd`Gf+<1@T¼KR4#[Tn[,FDQ:W1KucT<1@Uz}a~UYc$M |6)BQRwQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@CͼN$2GF2\= Lcg ec;3PR19X?tv(Z;zo0甏34vcnS<𗆴 Xi+*<,$r{5E|ouC5^uO\q=ivϐe<7^g%V<Wq?^g%⨸ E{+ 8DU|3@T\"_*Wq.Q^ ??/G+ 8DU({{"_*W½KQ ??/EJ'-a_'+ 8DUs>3n_xN[;#r9ս@zQHaEPEPEPEPEPEPEP G\UڳBx=TֳOGx"ݰ 9??R7vǗ3(dc<ޢCW`=Ha)vw0#''?ppHEN/&*kzC0n|'vHGR3h&7}\nwc+f6Cp A࿡4A-f Y3ɏ =_(d`tXVww1'9ߑ׵ -mǖG&T9ߟ? ޢPw}6.Z<pV%*`[y'oQECW`-ud\]0'yqrpevH h~Zݘg̞v~67g?wv1$~#Xnuc8'ڷh=;# y\Cfc_Z"J#!ZޢP=[".$#sgpuߞ҃=, )\H=E/-ˌ(\whz< \.([P?y,qy0T(Qo-)IRo& r8/\^ zEM 7D9?BZ<+*ټrw9EP%Ѥ%_.c#rJz:A,+Ǘ!RNW8~GSҷ=;#%p.`gK$`F̞[эOɖ z:H m<.Y'id/?_xM^ k H܄˕ -d N,7zvc ܢf2y!~VĆq֣ K>KI% m+c,6rk^nﯞM"kV̶!9~u-MEtJM~zOb\/l pvI'zTGiIֳ3zV8Hnsֵn:f𵎒{&[s #̄+ O=ꮟYa".kϵw7U NNzgӔ u05zVtIǩ]e9Cʝɰ@VǗ1X2^iv7Z^E"E/dh`Yo]4֑kF4; *g߂HŽ=j4ytN{>'3$Bd6cR>c`}??^?Mq*V6qPK@ ܎7~mCBK{"NXLDVB7. 8;W]n*K]s0XrvNo y7i Ա}-#]yϗN(әK.2n<{=J9g)ub]\2˂0[}yo-.SQDQݗ_;"nr 6+p8J76lڐ,syU m=_}_C|!x$üF;#p<5o;+Y}K~9^=մv8 wrbx6u˩iykgoptK{p6B/[6Uemm~ϱ~rF͒OW50.ukw=*]*گùNq}J[;My~\E[m!=墦c8ݶghŠ((((((((((((b=$^mioƗmĹ~|m8]u_ʶ{2[ڬr'Uĕ2=捨I>jcx,o0`DcEusqxj9".#ؑ1y"T~Hɽ񽶋~iɭ_C \b7^r8$^,l ;[] EW8Z׺Ν K[b1iK U>\@ʊU梟m:$vfdBJr0oSm9'mlE[k}wg/Nè P#A>i~5]ȵͧ;Y!6p)$m H}&})hm>\0Is2 g9u{5kS570X/- m̐U *;|?il3cz.*#0s⹍?ir.IfF\'ǣ}euJmy(8rv,ǂs83Y:b^ɨ>gۉM+=}bZmm2{կ$;&]R8|Zca!8m}+·Xӭm.ۼp+2 9[`⹨-kòZEd̏$K1.hP|OD.7׺M 4ٔ/)̄b ckIe.!ƠiWm%R3+ H0x>?? `M!$ |!/BÓi kGTU_hݶRjN9$p2dؾH `PpIP|j?ĽA.$-y}|Zj^ly${_˥G}+O/PTB| AMuo jq³* dYw*ʌ -M6;}SVk qle/P#`A9M3[C>-+ui"3gvcI75i淾[[{>&}c1܂Nww=8_xcTMQ}J ̰)Y*o]FS0z懳`}̎Kz6i&[ Ni˗MW}W:(aEPEPEPEPEPEPEPEPXݷF]"` %˗ 16p6W>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!(?agꨠW>8!+kDU\.JghK!'9p8'BbS59tYuLچ c$(ϠQ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɕ}I[\ތ@Fܜa܎0> tP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTP+ɔ}0o3euTɘ. Hݕjsa > G|qCC?&V/5rke++kxmy2oc6p0+WZGu*tyU*c0xT.W_^|72 L tCqy'7ڮcݴ'`ʠV!'s?ag>|72(0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > ]U0o3ea > Xnu[fɬIfPTXctK-^5ܑ[[Akic/軔o_u( {o L>8!)xM}W;Ƞmx3M*A rH=kWGuvlo2H+mTCG  L>8!*KOM\PfX 'ЊKwCoP{lȌ:ʟpppsPMg|qCC?&QɕfO?ki =;(GvUXťiCTgӺۻ"ad]s-vo@ݝ a > G|qCC?&WUE9_ Lg[XVHY"ƌ䪖b8=jZ(((((((((_ .|[NdI.X([mxU$MkE] [Yw0t\@X+؜tW< vn[ı%ciwzOo@lDȐ~^R݃QBosr!c=Σu|4-pC.$UwmNIv1$CY;L:>Ckq*jq®-Em88 Fh{:+!G.0BO'$#pC.݁vyk^"4Y=BiU6VLV5N8_z+_=̤NH-,p񸊵mX\k/F+|$5(vPdºJ+_¾*m2I|C,n1pcbWc9㤣EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEdPLѤoXp$[5^_ji]H.a-?fˎG QZMeO$׊Ea/4c-}A,Gcpr/Mi% + bHQLKB꼒 ċź{C+YY8h̛zogFj BzmqX2J*1#Jпw{j.ZcsF¸2PZЛZDZ4,e& IG۶69+yr*ܥw5ߧo}2]e5[d6TiݓxivOhGbryM%lm<Ϋ.݇hF׊M%h&F%[y"ބ:oQ\GV֢x̫~5 ;imQ$цC&ҁ19ҶlG^y|h$X(p$*Е7Eswoc٧A>Л׀bN2kOF쵈I!THp029%VO!kP{-pU'ROGV+ѧԚ;N!w9U9,T)xIPfg oT*vښ[3&]j1Y3}dy%wrTwZ~,:M _T#l7 %1zcʲ`:Cg}{ODo24Y Mo$,QudqXϊΓj"sgݙv r0} GoOku`QYoJZO#LC2DIB1BT֨6,um5)Y[4ߐ@gMERu;MZ\B6+A@5vړMVmm5׍YۉH}*#1toXYgHLL%BRAGIфvQ\ mon8c{H9<^Ysȉ2,!F>=Q@Q@Q@Q@Q@Q@_'_d>6ŕ" Q$du\Vεj77Am\?;nO{fz_AiW׌R6F$*;{+c]I^KɩMsW1qb@T!R) ]WLuyo2 YPcYb-ʹ^@ȩ|SÚvvgC,гIJr"T}6GNckjzV0[C rܬ JCH@/v˵o~w7Ji4ѥxA}o%2L FGqNZu]8O&gkI $X8<H5o.-0:&ӑІ=bu]t׵,.Yp[BqMJD~?XjxIk+'wIm>OwIPNLKk 2[Ւ&e$HVV .Fy;>*x;ezsr D0˗uxq]-kkj1$q]Kn )qr)vԯr ˥]E&vu[dAJ I'~-{ rhѢwv_#$ciK(|'Ui-#Y Dm_s<6Qc#wnF":+{n,8̸<[ No>_vX_\Vf0ݤǴ)]a9 jU帓ʂgxZ1oj6l.=)nc rQ>n."?9Fl&`NTZIN]LcO3[-c{,pp4Kp8,IH=zT)u0(RKO<3ZD^Z71AzPW^oӛO79$du)\ۜdq W~gEy Dhk4ԛQKQHUQO@eyl$?%6ߋSg|-l1, F~}䁝d4[|_ׯ3K/{ekqmo$)kXU g#q5 vQ>n;d*xfigkqw%i}H`Ie9ʶ6~SJM\_{~gYEr-R(8M8E\?yI*=oKp5oq$"y.󃃏jrV &ttW/.NjSզYngBlIV8⦛PE}FPk9&_A(9`7#-pwd+lu+jӸQEQT5J=C5)@I\_5AL 鍬sA{*ɥDgɌGJBa l2Xæ vVHuK-ಾHCJtTp0Ŕ88REAI,l0hZ;Uxy|-ϨSc#ً(Q@@ wYYɨO*]5ɱ ) w)sk:3`A,l&qD@;9'{?h8&%{pp[vL`;`z][xL!fK`B9J?ߘkEq:?Fo\wɩ\@&@˶69 t5`4ga[5(<@,р i^:+Dף/.# mq`a1ȮwR3xÑAA`ڔXnpO`6.F[-u;+Qo[¶wZIp-@,Xႜ0)[wxXB-/؎2UcaKOc#[=C\54Nԭ 90K,ixgwrizfeΏy_ʊ@ Y qW;uQHs~6Zܹ':3A?rk,4$mjF#ĩ X>pmSGNk`%ۋY/*H@f%zdp2O`j4ؾ^HIyQfo'|ry o^NۭKy#1G*&Ϛ ܣO^(H)/eG5l4vC҃_O}cqnV($xA"2ٗpxFWRK;mK{;XfRuknlMD-ZH³A[1-c@nLV_՗#ђЈF",O`+nQm/m/,䶰5ޢ%+\3sPiZe<3hw7!&\[Gt<#Jv)95rTMR(F{ )ݛ!"ڲcb w_kGWҵ=$V݉X%xK <.9¾l&ͨ40mL1 N skfO'n^f%q߳s8PNp%y459g Hea,N8ȥt_W+xN_T!f/eotg-" 8#zuψ&enĬЖ`폙[ۊ'Rڵsqdt=9$̪I3'NXOqq)qfjbf"PL'=E4}V[}:|otmoe2'º*5hvX3;xf"ٔpj~9]CW7ztZtm5_#n9jO ZoK`l.t$RWXJmbB~9`uSo{+x'Xk߶ sb!,HfArĖs>Zt*Mͬq*Ϊ [lpnRTC /YV"[0_Ku=nKtiig2Hqw[kMNU,KmoMȾi#FT߼2|=xgj&l5 kXA,J~*Þ!VOM&lV墚Dl @rXKDﶿ#8uo+~?rVχ/m4u#21 YUU#u:66]YlѪHZ@70FkF/.dmbHHNmr2[1R jںjmuZڸI6n\b1Tw_ry8CK/vdTƶۅ8A;1Xvm|48<)ϗacrO c5׷RѢJu8of(K%UiڠFN1вkyﴭ {kBkKH#T32.pOahƑmJ?uq^}R;KAǡ$4^>2F֧{4b3W]( $ 5-pY?($H|ex4N{$&AFbd8u wHVM~W1 .IKwn5) <  ȸ ݅fƓIy`B#rH89~4IRM.Z^,Qw/$aU~^g\~y]im3c~֣jе 2o'y"O F#n?twhrCq5Ō *##noiP {xn ܒ##'qb GlnMPrF ߉/So/Son۩)lz_{{!EyW^=G^=@EyW^=G^=@EyW^=G^=@EyW^=G^=@EyW^=G^=@Y~)ҿ<7bE[!w,dڼ/So/So^McvKuv Yюs c9<+>- K!1X6?6܋:VmX\. ZZAQ,$p=s^Q5---eWIU ҸMzMz̸<GXv,w/1] H*@ϯs'-tx4۱1aV0޸MzMzJ_օf#F.b٢ݤXH^=ѱ};c8J$CQS36?6wjWn5-rOv(FTG<ۢEQc+?6?6W=VMzMz=VMzMz;ZGEż'r|B d) cjԼA& Kx#~\!!PTs=OQOQ~6@Xhz[5EvC v- 1^MXÚʓTML淜 /fͧQnzq\^=G^=NH69 ZƗImxO(e*HmA桸i CG=6c!AB)RT9qOQORZj7xwVwr[j1H4RmCe3=5]OO]:UJK}V{ֶFH)#tڧg@8T'T'Z^_f嗆* \\_E4lc9ؚT'T'M>(+=NyWKXؽLSy-'+l^_ kFWN8c6WR0y d˱AQ/MzMz;mW*It|IMR26s3YvHl;\9:ڧuYEa$F5"l!#%=k/So/So莪/]ٳ$eOշ88EUզѾzhJ2mp[w\^=G^=Sm-mbx*jΖк{g{lcDF #,$k4ٮ6Ee$ brCF1ǩ/So/Sot-.k躃Od,kVf(w9S8j?O wQ#//1GB0vY{{(5kqߑ~]4\?OHvQ3R.3v_{{JǪ^UOQOP3.ǦDnFhU2^rpQ<;cyO &UVyYa@5OQOPtKq]`&IqnE"*|,`b&σdnnoYnX0 eǮ+'/So/So{zk≵a.ZF[Ъʣbs+7uMbULm.aXx63`%#W^=G^=Bvu2kSATkCSxqk žR%mtPi셙]Mr *E[*v6?6Cnhk oo*iW0 )ḸvY-/q* oW!ͲnA+HR0L gOQOS{ OU/So/So^UOQOPj/ Fn$HʄuS]ӵ#:M4VZ7S4JC`rQxMzMz E}> w4:jtbKœթ|=m7;ٳFwn\^=G^=U}ooM^VO \Tޒ1gU 032F9Y3YƟs&EItiI (6 F x46?6]?J7f +kuPNѴZƮZMiz}ȕes4*Lم gOQORniNBMVefm>e3ɍJp*[3iZt֚εw#Fc7)9cT9Z?6?6mƥUz[[s:H*. aQ1/+OФpM!7@Nxmm&ҷjU/So/Soa-R !TICHN՛]E3k%(lD1bR$ ޸?{{ M[=o~7{.40jڦ ]V)cʊ)?Vlr8mC/nmɠFkQD11\O8oMzMzv_Ο*-ځ0:}{un| {s|YNF8)Ns8T'T'GV_֖v^e}7G|,-Y,Ic{Ⱥ}̺ i+orIeIF;s ;k/So/SoؖoԒ7vw37t-6!@ΎH#ø RZnA.))me~w9bT'T'N*mZVZG1M#: FUV*7 u>x+W{;q}lWsH#Y!kA y5S/So/Sos3WUUS6iѤ3$һp `sjtMWKLPGDwȼ>^@_MzMzɷHio+~=VjRIniof^7lc\^=G^=S{ tWMB"FEpY]3@=GFh#ubO$Yt6 @$yh>bJQmm-@՟jIyuM 7l="aTd}j%ۉf|&>^`/^=G^=C<`\<s:ekX%+ nczO="]1/k 'N7[}5FPebbry^q_{{,mO rҵ/p"PT8#=s>"O V6ЛrULJs1~V'i?~mmԷӹQvw/u%kv R(-m)|ǥX9x,\C/'i:ֶۛɦӮmtO(K%RAOQOR-ɿ뾆qm%]\Ț|;mm૓ޤ'qוmm#:ususGg&kz-٢c4,$pI!Jlj6o}&KeL2J#r׷#}wq}>gJP6._Aʎ9K;]?N:]VzatHn1b6161I%!WvοP񟇬Wgٞp \`Mhni?XjX}eu Us^r^K_$67ɦ3`]4qή2O-FC*H$Z[bY#Ma3K1C)@#Q\y2[9=]54r@.'KvYȟJzΡkg=֛E i)|*,cAb&- #-/yǵq56D[:+FA*.b)':'OɃ(?ic.Tqc=´kŠ(((((((X3G @^F 2N'޹8|%6v0s5ԧ?[˻KZ pYBQ`8 | w9I~uZl\ֳWیL@%r:Eެ(0((((.!@3G F 9MK^+Rh!ּ/xVOԒᡁw7C i7k|7[Uq n}s!r2ݽ[;m# f$r3? ~j0xxve=s>Uk+=ɽ (Š(((((O4qX"`7S\|}gK;L]W_Ԥi.ǝy>\y/WN˶o.5ܨFeH'HW<7%οkQ[ elgD5W}-4]Wu=QEQEQEQEQEQETRC G4՘*ZO+B5F onl^D]\3g$+p3'BU)Uc`8J睪O>vu /5_j'}''|D:*Y[wuQEQEQEQEQEig1a#.v5=Zx{IMTu+[*:H&<)ޡhg/5WӼFWO̤,~m~6E֗[tRyHX 2)zUjڎjW6.?UެUH@s)IooQ|7ov} _nsGCxkZa@PHTMDqMQH((((FY&CsrЅ{U|zsj{>9{K=)&$PϰRSKX7$ά+N1]UKiݱgq\lCѭ-qE;"`3"&;5U;ko K_QE!Q@Q@?Q ^> o?]}rGWR.8G󎆓sNSt,v7āssӶsG~z} ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kjeƣ]EicnV¨=m-Xj=Q ^> o?kX^AX[^ٿmq 8=6j鯻 ^> o?V&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-x{IȬ S$Wm)mJѱ2 i_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj/~ Ҽ7}]zLN9$@Z} ^> o?VQ@Z}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-> x'֯y-&IU@䟧ץju0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-( O?Q ^> o?oPx4}LJֿKyƨN}kjVSM}Bt3(>q׎j趶VZ 0%*Kbp %_JֿKyƨN}kjU2FA Z&%zw_%TWϾ[5[Pu0+ӿZ-;}ޢ ^> o?V}LJֿKyƨN}kj->`WϾ[5G%zw_%UEi_w;}?+ӿZ-ꩩjV:]Y[oq*ƹ3FjN}kjJֿKyƫQ$-vES*…9$uZu0+ӿZ-;}ޢZ}N}kjJֿKyƫz&%zw_%TWϾ[5[Pu<{ĚCZag5;[x[YZ/"0VvD '*k?hHtt_7Έib$zC2.&W'XA?c~Ӌ[_3^#m>ML5zʭƾo͈[jP'իiw t&.m㵗7D/^0]/ԗvr2kڌ~(k{˽>QD0B98KT8=Q=XKrӴ&Vj2I@1jơ/PKbNF034eJT3˃^kI-4Soc3#Hǫ3,ܓE_KQE!Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@?Ox\\E l<7u[_]?%t<޸,ޫ:IBRQO F NQFu}A-moU-PEPEPEPEPEP^5MZ_t H"}M)m=kjvR$1xD$1良 hڿŽn~5֮%I?<ÿ?{pvlJp) (((((;π]X2];ET)dn=~s|u%8NDnROId7\p,Y.`urVNhf\.GR`s>xKYF#Ųrt wEM[ w{QHaEPEPEPEPP^{i5bH&R!zS@gFi~$Tu€ucJZ/^JYKmfDl'u2xM}2=?uC4~\ΎXepC)7CБҪK{x|"M9\3<֓?-Wk~1h[ZF0213[V[FAE `Tr|lIYX(Q@Q@Q@Q@s$u^c2zn 1uz/Vmбxy!t$pA#h죹]/m`R?A}kk4w]q;wH4nNswyeXdz*FzSoo*ms(SNkWvE4ֿuyk-Ed\}+[-C6fš݉8+E-"jAueOW7M;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޮ[W+{QkeEnvc2xކ=i??y~&]j~lĺ 4<4:l.$=7`>o4鴝QcIucg^ΞK))Ƶ;G"wk_:㵽E+SNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ>?vږӭZƑ`|͒I'\sx_ &=eF]~ʚ/E4ֿuyhSNkWvtfӭm^ynZ34͹ rzM(5Q??iʾM;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ|C<xoI"|O/,վ%x]z s@{݇on7wJ xcӿZM;~5^(ʌE4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾM;~5^?ӿZ({(*E4ֿuyhSNkWv0ӿZM;~5^ޮ+4 xúr`n *؟SEK{(YU??iל.7SxCL k1xsBqwSE4ֿuyhSNkWvpPU?i??oQECW`)Ƶ;G"wk_:㵽Ee_q??i\=?}"wk_:)Ƶ;[QpPU?i??oTK5[mt* c'<=;/SNkWvE4ֿuyk..4ey1pyCc\GthBmCP&湶 )g3r 3U:E4ֿuyhSNkWvR[ i^N2ZD̄XVThJ*E4ֿuyhSNkWv?}"wk_:)Ƶ;[QpPU?i??oQECW`)Ƶ;G"wk_:㵽Ee_q??i\=?}"wk_:)Ƶ;[xCwEq&,E-=>#%OxTlCve_qM;~5^?ӿZ LϦYɮj㹖)Q3Ps^;ٵ h'342SO[7 Ӻ\ӿZM;~5^ޢ0ӿZM;~5^ޢSNkWvE4ֿuykz.ʾ3Hҿoaϴq1lu\ǁ< Nmm33Ǘs߯_cELG|QA2M8]-2I'~W_Rۮf>kvYiwtoGޫq\=[K}GP쌓34rsg|QA2MeG4_4\E)%yƕCQ:Τhm 鐅1DM@\a:9v~rj+}S}'>9z_eG4_4}S/$չo̘Q+ӹB gщ̰[ ]ː7 q siS76_:<Ǖ]o9ҏ/ e> h)j63WE`S/$_cEL@sV|QA2MeG4_4;WE`S/$_cEL@sV|QA2MeG4_4;WE`S/$_cEL@sV|QA2MeG4_4;W\[x.61`pzGo(Ƌ&/ eM'$2~|:~h"H̹EI}rk/ e> h)jmݒ֊/3z/?1_I(Ƌ&+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?Owy%$q0r1+Gtoz'B`<߻AU/ e> h)hZ^AN׋+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9W?|:J_boF;FoC]=x_Dt;Hlm 9'1ǹ=j|QA2MeG4_4֊^oQX?eG4_4}S/$w3z/?1_I(Ƌ&7/ e> h)hw3z/?1_I(Ƌ&7/ e> h)hw3z/?1_I(Ƌ&70|#~&gOf !@llA+?(}S/$_cELE<]x{HkH,mlqF0''Z5_cELG|QA2M7JMh7/ e> h)i;WE`S/$_cEL@sV|QA2MeG4_4;WE`S/$_cEL@sV|QA2MeG4_4;WE`S/$_cEL@s[^ir]<Mdd eaڣú,vwr4uY!!,bE*W qs֮S/$_cEL@s[hhZlZ>c۳4V*ԅɫՃ_cELG|QA2M7w3z/?1_I(Ƌ&sV|QA2MeG4_4;WE`S/$_cEL@sV|QA2MeG4_4;WE`S/$_cEL@sՏiW7}VZh Ѳ8e=ޡ/?1_I(Ƌ&+?̣u;==-j8Ki #!H,a:-.-7MϓmB@V_|QA2MeG4_4~WE`S/$_cELH9+(Ƌ&/ e+?ޢ~ h)h/?1_I9kkR_Y>gxSGd;60Etqdܥm(2E1'3\޻ajwIsk=ĩ՝Odd .G84 fYmtӞ;x5 BZXl meF#>ǟz?:#SY]r@<ԑ-fM #:H_'T:WmevPZH% + $zW75)l-t[/,!R39⑒ʨD]X)^5kQ5mJRIT-cH%mMIV:m/k~B_O;/Q,B##+) +T E[/Xc%渒o&[@ ໖l' @+vQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@~o5,Ed Qk jQo.MuR}b~u[{?rjVt=+)ϥ\K,g8Q\׿OczZڞZEb[`n qE6JVV (Š((((uwKСX.&[x2F8 =MiW~|o%|,#mOO[WG2 ~CJğCw6zj7;)u^Ԏm7!8p? >|W?\ven (Š((((( W] mJ k|Xl4製q9.+ J-[7Lb|8sI18:<.lj5*!qB$)9>gtu JndyZ!?u_wh(((((+7Qt7R < aZU?>'ⷼәyP P0rO#]RW X|caZE:f>MB?{|2-mͽnd=I>'jŠ(0((((/d+I=¡1_`v vP⬼K]xBfK(mNKBY D@rsRCvyRiVak/f"ёlbE*;,qsh4]JF%sj3=r&Gm%䎇S }M;P(fۤNsFOoഊ;__Mhug9 kFvxܞi#?BEIM%QEQEQEQEQEV{;;HVyZ٦@1}kF;m5LIxs0V<^_S*rT)δiΞ!WjRUe)ʌ+EPqO"2a0d3<Z5WNR(aKwA{(ի"ݔ j i/|0gf_൞4ߌ? OkִIF|5V-w73Gqf#YeG.n )UX|ۈQ:n 3MtTMތ%R.[ _XL L GM4XJգBձq+AӪƥ*uc$z/?3›_I?.|a>>{W2/¶7ɿ<$6չ9}g~ysZ?G8c8kͿq9rr?䇳'P@P@P@P@P7p 8"[ 測/j? 㖻k>9;G'2VMN ʗV4"ieFkf3O/qKSsZSʮӆ"toVꡗ!x*/~l>\|/x+P4zş"bIG<^e7,le)UZ(*/Jʭ0X$ΩbaQVROF>qRtq5'QT)rT><?3Uuo׎wE>~)i>:Q_xk_=%jt7^DSmn!nLF;4)ӆc6(իK Iөj\#?JgFYzYU1/^\02F,Jg_ѥxNT YE`UZxM|5Z3_wĿ&xr}%xwzhv~ լgRӎ~۽FaOK4:ڜZTiՌ+S)ZNhFQ*gJp*ER59'wu[ќu!쪪g*UV%7J:*St(߉Z+>kKr_ dl "8>+Y9Շ5WJUʨ5QsJ,D&\憷¿&O|9?Z4z/xSJ#ŗ'Ēx#ᆌN O1.mB6EA&*Nm|v[:|(TY[2`?q*҃ N+ Nm3ڰtJt(сx{ gZ|'.%i8'оéοG?g/E.eԣO3ž/'ďz7:喏<Cc1իSbxLFmx:J0ׂJ|ʭJx*.Wd~e^q?D3|>i% >걥F?KӽlG/PwNqKp/_ſ/~3/~_j ] oxJH!GԭY@ye .VhrHdjPY3)s7,d0t?{QTeRo,ljs/pJx WWE:դic)R|$w\ׅP@P@P@P@ 4 *(fFdI79jpat)BI+kV(B)IIjX4~~ïkUǀ|u|D~u={o6aX]Xvڜ\Dh¯^px+X2᜻8%IxjuXۖ:5\| )KyU|Bmޣ3|e\$69`*RT*R)rR-?|5m=~*_H tCk9r|#y6 3Q(%8jJ)skⰑnGG 9q qM•OJҥNuNlM0+':p:5/'W`_Q'xnOR_?ދ'oL߃u/^.$w_~ߒR)x|j-c2xćƧFGsb#RJp_oK6p)ՋNj 00g/ڳ7Y{_YYxLxR-uѧ<WZ.g^" n8 e%8<%`<5_µ:^jĴٷ:&j{eNY[/B*,CjUpsNIUUJti?6,-il9G֖s ]Mf=J<5Jdv{Ttpy:cMSTZiN`䏗Uf4qU\߻&mʞKw*tUY֨Rr_?dYeկeŪVS0?KE&*ӡ%8C1A9ApA4iO8Qqj魚a@P@P@P@.ߵ~п?g?j7~ O?xǾ0>7O_úpNh/a'$ M Ō]ŸYdhr̨fU48.PsK٨RU\cJ5i< 1Scpٍu$Tr<]JScE;*:Ө.ofwu4߇;Tr_Mam4G|gxPki[}&COۈ.'!{DUd;iN%F  jA j?g^#JHNNy"ݥK᪜TT Mj|!=~|f>?i?5#v~f_W ]suD)Rkc+F DJ ƚ\T%O?LN-s"uxMj~:N [o5гwI<#$sia48.?TZ7_VP唯JT'B<Ҟke 29M;/T]hc)¥Ux(_@Tw;Ɨd^kw #.m20,&W, bGhD6|;**Z>4WW/߷&_mOJ5~CGGhz an KGCxcıG̃ ~n{t6E)% ?C= S / |3']x?X𭖱7XMGJF$ ,x[;ᰕ `⦩fԂ:/܎Qr%f7Ex/Ss~Ο~'k>Sχ4}CQ׾!>"Z]hW E}BIfe*_ش8 *pYRxRhQ=a,J\/k+{6|pqe/jx~5jaI()Jz49a'NaQu:?x~Ÿ>!|5;xvCF/oi?,Z/<]s?-smUΙͫGK-K+^'E(p [)xe|L+5*N4œ'Rt*r> s\.kŹk b O{S,DG *Yu8hj5 R(URrÿam'%3-ƞ2}Ge~#i-W|.~' k0mYՖƼ u⪲0Ua[ҫSRRC< aFkJecpU]hV0X,UN4{_WSjگ} Eƽ{_G4&tOdxKM׾xgU4 I<=ûmFV{hZOVLR| gj>żPQ+H$G_<=x^ikϏ2Dş }R,*.>~xі#OAIJ*JP>C>=ZҼ?9k6"/Y]_ ~5\|3kd1>q{돾iGپrzR\#NAR#;FA%N:SPT7Ig9n_?jaZOZt?ՌmIa|ҫJ5hrW>ji| { _~5:%'q2S?i-f-'e|SFQqo\"gnEY>Ҟ u:8jnŜ' TqӍE%YTUrU+al-J ?8v2 NUsṉXE9O^ԧ[wK#>1OiO/: ? g{MWYSkῄ^:ٯHw_ڣŏ|m_WN-kˍ:FHxcpZdfCqxxz84z+`ƞR~֥IanŪ:~4%BԪ}~֗,,1'RUWY9T-xoJ?79NIs1\!>.|}y|\ }=sDھCewQ/e3U,'5Vw[^}\<^S [=Iէ S3QDž+PI%T1T \18VRS+9N_7k40;GƷƿ5_~=2~U{~B߱čEx/Öje[FMi_[_2; R3 [,cn;BwӌpԜx ~cpԩRW\`)}[3}࿃ Z/?[c{~=CMK߉anc5Nt=¸f S>~eytrս$ohgBLkO!rlNp):%?k4Ŭf?8bhY(P:(|d4د'8O .G<$)ğx5zŮ5.\ I\4jP<\*R/eUIѣS[*:tbWZN]:K3YV+^˰964aV~ҵ* =i9ԟs<;[RN&Dfb1$,NOָl~! Cnw:n~NKG}*jz&?pzZ=J8=CF(w?QRPm:SqPa;j} Eyv2 ('{Mũ N (w^.𷁴Y|G?h6qRt{kZ4+Y amW^խ ̸rƒZ~Z4sE^M%yIF*KMEwm%:* ( (8߈<#>)|@< >#ߍ5߰jz7<%^k 4K-KY e--繗fw!Ogrl'3̫< yҕim)=Z3*1gekB(sF<*IF曌cy4)(Hk|h_G'} -|4&o|KZu(ZH5}:5|@+ch׆1Sΰ4hUAJ%Q_بӕߴ-7hT+-f%̀aN^`xѴmlG5>~͟k~(xᗂ~%#>(>j·xžl4^Kph-@HUYSrDQ./<%6mqkMA/B??ʿ@tmϥlӦnt? ,n<7ğ<;qghemZ,h&V%ԣԵ zj+<'7*T,,ptC <-5$S [攧F6)%)E1osu^"yۗ!Kߞt!J(W(ӄ`߲O4 W? x7 xMwAk"O n%u}jyys,JHsi95> `>*Q5B6C$7ZVOUzڿVkURm*ݙ{G[n͟~O wޥs×_e|3е R{=HJWiJY,N^jEBY_% U%yӊQIXxz֝9dzpn.b'֥Kom(EqV!ឯY?d?}>x[|M|&O? ិO :NjԵB,,ym,'XWlN/b1NST9ԩ:.MSR9Asܤʇ4~XJWuդ:=4P➩Gcbd5g|J~ 8|?xn0VL>K4o6[UAj׫9PFUjTkTQԛUR]ЬZ0iJeT[^tCLe 8aFXxb"U㇔FhT???k֞;{|$ŮzqW/}/-MڛP&^+TvLUi`pY]x)k{2Iҥft 4J'$>ŧ1|Si2MkX ś{%Ŵ?.鯤וF 9t,,>'񵝜:|Em$Rs?`\ۛsrǛBX*pܾ3\ѥۏR'[Y֭6~i~ |$<{⧄4OӼ)?7#? ã%WXX 5[Ɩg73S0B੧ T ƋRtr$[.+W:SW~TZ*;)ӜZ"ԚGouh?~ho gJK!.EKxMuigl5gL[h]4dUiKS['R|'jJ^NmBNi>[ӅeWޟמ6W:Xon[Z_os fxC嶡;¾~gz4=¶zg-5x"xPC RVFC_ FQ*ҕZR%N5QN*^$>5=^Y9} ѵ ڭ3_0xzQ:X?i#ejڥJ}{ZթRI֔B: 8UBkJ::N1ֵ#J4)]SJ#h)s? '.xX+v->׻U }-ީ}p7c^qMjͨRr⧪aeBӞqk?Y ( (O_|9GƤ-3jC&a>kqiwX/7HN#QӐ?WN_ȷωdr|c>~Zc* ^KCRӯ?Ek?Xt[萁,7:DWG[O?=<& *+rrcJ?_I'N.iqr^Nܰ_ƆxC<^=Q.:S$M10ts[~y=g/ ?a~^nh,&6¾*U;k F?׮N6>hqRz@~_7n]h̖A*|QwP]]}D2[ḩYstMr•;~ڗ/QqTT%·ˮ)Fj]q*7o/h?h4P>k㿁t0O ^, Q$jVdhڼzt{Sô-qњE^x|D5V;]'tA ٝOb㶛߁; 4_L^~1 7~}k-l&Gpi*KY{?/ϼZ2z9\%-/v~sj䌓d~AlhbOe'<+tD (5o޷Ѷ+۹$ecZOewݟg q6J7xEwsRqG_ |M|@g< ϊ9M#Ym- QچH$n˂ i4)lyN/e,e*M4eR٥mv |~5x?uI< |mm /oNi4ZtVkY mo-QA-ex*>UZqnO⃌=? b~!%<>cFtrR-NЩ$ūInym~`D7ƫ S?iτíxQ|Y}.~.T$׾o(aqu-ha!ʗ%>JKa9|3K,`%BL0Xs{OS8Mʜ/xB2IU3|u_?a_t$w}?VҴ/y>״K}6aM%^< I幽 3ZXLV31L9ex?kM(8zr:ifyF3!G*WV W5L%h0捦XIFv嚔n#wƷ_-=4^ߺ=\^Z"wŖ-z,:C4r,fIa0<$<Ʈ>4Si,]jԫԫ̟?V99{80QԻ14\O r Hvv`ӧ~G*q59h~ĿEͿ߿Q-ɢ%+3FL?0?K?O#B-mae~v}P@P@P@P[xg@.3.qL#޶/Ol>1~5π4c*w9'9 }c)qyuދ4 ^-A'UДuDVڥ݋68P:oS_d- fڞ)N }h}qYO٭O%5#iA@G$~5оq,dqQo>g%~&LK{OӾھW^ +U}TǸ! RHN%w#|D7aN1弱8ƍ %(IR~˿4ٻzC?Hdׂ4}QDHO~h*EεK3s9Rnyy-2 G ;y8)I%yJz-[=σl/ٯ4<LZksyZfK}◃oą/<]mZd%i +ӖךvgqWq8w~-zRibTkY%&)٦k[#?iÖ7~񎃩]/­qx'xX#kB76Ԥ8"9T/Uy?SC_G2O ʖ"|E7jj.vJQ֒G5UGo_kK;;ZԖyHz!`[ɷ#8\!9F-Nmoͥ'JyKLn'z7?cĞ6{i~Ӯq<3]u8ׂ\0}jKsRù}{ZzƜ]~M|PcF;~ t)Pm5yltmM$2pf~IlI8CG㙾}mԬt#+B?$o >!|Uև;1v[hzte.5+Qe3!ȗE8^RIeFgW^Uty4I_jX+ ٓo^ Gė1Kisk"S?_|XJꕥ/ITk/uhٷ4ᧀtm1\7|U|/G֪arGlHp+u'Sr^ȸ~US;k?'{.#ܪx( ( ( ( (?hF& Jm4t"mOf|wAAtT6C{tɭ#A~O^sOs7~?' ;yL\SS p?LૄCЮ?pO8;Ē_ӤT nhht3|13q=&ak{$\`19Y'm-O< _ZJlUG4r;$} LT[3o~@_|>1`V{ 'jx+4ohM}Dr~]i U$~[m^qkx>2O2x`wYY]:pwZ_">(̏gsP_w!׭43IVWNjc3]Λf̿=jT+.>|֯U|a63 8'knTjU v?:zSt߆>׭KN)xȥY-cn+K8nB᱓ $#/\< /K߫(JnT?>sZ&wX5gPοBTf -\@sI%d1F.^[rrml \xxvoxw%dgSMOe Ld^?Z>"# 2G OrןJ/6zo_Kc+wJ7\2 $ {( WL\~ѐA+xb믰 KϞVS~OmxkCf|?YV(USog)%ā2HybO5ۓwgLBlF?ҝ%9 8N݇Zw99k g?'׎s^+>%;|pm&R;?JRRZY7WR0X&rq}v]F)%CZĿ tg`m|ci|^ռ{͔vW/[9qtwBMgnJJ9W2o1',U daui.Tz (?_4e_ߴ..|- [u᫏;x[-h^n,45+8cT؃j>[{ ns/銵#eM?:m])|M춾7{πQ&/ƺݷ#J|wb"YI󽣯ݷgaN\fm^8>^nXտW*_[|wï&ox_Al# Eki|8'mvBxl`F8ӄR c$G[AP@!Y;_t]{Ho_Iԭ䴿ӵ + KiY$GRAj4ЯN382I&OFѦ~i~&ƿ~ȟGU>4AMBkR3Ԥ{fkf4xf|ZSeY:O|.R mW I]5uԜpvNrrt[n0sP@P@P@P@P@P@@<#4ZZ[hcc=:lz)vCIUiO.=Gˊ.xj/씟Z[31Z.g{'ۂ3٠ O F-g?}]~iK,Oi#ჸ;V_\G9<^̀+qs|)u2Y~JC|iWπ`Nj%͝y/~ZQfRA[Iڄ{輼~W,uGriV1sͩ,,arWXPSAk 3EooyHaVY (R@Mއ_?mdZx%J>m_BI !_kde!1nw!rAƝIœM7q d}k >#zQ|\m4|/k?<5|5?k xmNg?,TIt_ֵkJ\%'1ui/0)U{|ۂx#yVeec(J8L*«K3R5SJJZ\+ Oվ? k!w鴟([xoJ?߆Oooho=WK28a6װsq5O,Tԓ4Z=Uv|1|_9&+_ QƅzҠ爡wV4O"I(G@P@P@P@P@P@P@P@>+kOa#Gៅ?qsg"Uk 5?o'[{x$򢌒).Rb;80S8ఔ*VmB\dnDoE |X';~_ďOd|S{~'׆9\'4ش-g[m6cellȖ[yaH5tTYF[tVEg\e|9¸\׋38*ug?7US7;ҧIE%vJծ૿{|3g/>$.?(GWict C=IЪr*6N>(pn"l.Ub)xlN).kt)N We}_#{ {PZIBx J w-|AQ60-rW-ӧ5 :<9M!yXBy'%NԲ g2ƥOc}@~<_5Υ`i'<-]Ordo:63yB6d'j'ߴRmE<$32OVROƋo^en<]'> >Yj^%/=r}JIɫj+ZG ]8qܼw3E T19)RvzTj)(?aBJ nnd/n |' ap&>Rt*Q¤8~ :Jw[?PW|1Sڷ3g7?9kVFn5/šEŽֵsv2MrNZ(zУ*Qӧ*-U8ԫJTSwS7ࣅxE:P^4iEN9”.5IBIƜo' sV@s '"xë?7!ckz`d!n<|?o7焄~ OxN-g>!ލ^:(ob!y⪄e S/m/kz㭝ϳȲ%qysBUrBJ#R7$JPM̔2ex̚dqfN%7|'>s^G؆ķ/,u3̰;ի{YJzNnU*K9bG8 S4pWJI:PIU*-M%}Ӥ:>c NoeXƥTmgVzRM5fխktH ma?|vUYmr[LJO#\z}?ͣKcЧ˸0P2kӡ3Xzt8zwn|lf״w-+SL~:>$0-a$4`r[NkQJӺ^KjC?Lώ6ov |}g xg'xc .ּo6}f|>| tGٗ;Ry?tq#GQz79q_9at ~ݟ~!Z~—);o_&#I$^Xf}^DOL:t2" gVM)J'9֦ݚ)b8ΜiTf~BWǹFB}+Xok7zo%(sC VZ𯄾:$*/ ν),5(| O"W|EcoxNI./u}?C`.drgTFv)\L*sraUAP}nʤhsNMK9x3s<0v;F0:B ^SOg/P,4"V\>(Gŏ~^ [#1?~ B'֢'-YO&D/n<1~-KWzX&oyk 36V Ua9&aX<v䪣bZtJnWj>\]Ξt9ғN7F5q,UK~ ( ( ( ( ( (oV7U i~-F.΁e>uִ/^;{#?#*Gs'?Ry-aWT6yZ^tveէ08t=ք?IklO~S>A|2է>k.?i~~ўU {icjOMGDj i3^ݙ)ʂF9n ƌ#JjNU}I>OoOK^c?'<'y`_Wp7#ĒobOވILg$r\7M*rXk (ҩ[UuuGSUw[ĸo sw\pI^4^z%NTepmۓ> x_7a࿌?d3YIUw_5]kÚ4h=u[\.nYM\**e*9W|xyB?WU1¤p1IaiC 3N8N"H¬+2`rUWم&jx ec \gV&xU:ԧ :t(*)?x+h{܍"ox~XSOhD 4q&S >ͲUJ8z&՜&9EF~\M>2⊸UB7 aR֩ɤ5%n6lZ (īǚ| Q~Ӻ24}xkVEvGree5l<1X &xjj39WwM9BuR-^{sFPO[?ͳx7SVE`Ԅ(Ӕ}YB:QF+(I,?<>xO¿~:_mO_k ?bQxIӠiaGBKnQofӝR;yc2%`}WS V+))u*':wy J:j՝YFl|xHga}^*5WS^J:~Q  ? ?|G|o|(g||l7o- 'ᮉ[Mk{5=^vgxD&pX* Y% JxiF>$qu!h5NP<`39:/7xx厯ZZnY?c*tVM_/ow1>-6|u_m|*5Υ.oě[ُY3#y%ji[ZoݦA,6ڍWRݵ́$NL/bx5|]ui¬BR? br#K9%%Uu<^:JC :6(U:0RYVkZ4A&|[cŮ̞:Ծټ{K-- Ğ5mr.nI;fXFgSUgUOݩ^]SW8TԜT'*ti*q76QlX^Ye]BwIӖ3_ Wѥ:*TΪԭ*T*u5/'G_xGφ$_OZ? 5_3־o 7b2'3d8̞* XL:WNN VĬEFSGG~"~s^o.<3i|0}uYä[jsx^<׷ȱW/͇,620jSxx;4Z~.y~&¿?3CwQ*#^~_o|WoUk콗*s[ߛm=ۗ[Msbyyέ_7Kymǿ?᩾ ?b@? [4/u}ok/_ߴ?82W#^KasO{^^o{{?{3?e?YOs`0~W7)G6g.? ?;O?>͏/*_<T|SZss}c|/~NO+$WS'o[?υO+o%W>ôio?n S_}f|ϳfv|دcN_W7//K{ژx9Kkzֿ_OC~ G0⿲‹ZM{?3Q ͷg"l?eɖo'y?s_{38O]K7]>o}g??g?> _Y׶?oٿ~cQ W ?|J:?/mNN;qk3ǟJǓo.f{_#o{oc^ӟ^[ P ( ( ( JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((U" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ? (;⦳xj*"m/[gȪ8hGKm^֚x,&IC%Kޤ-k9x~QmڴH I5u{ko}tMg^QźYh'D0wiOZz}L,_@)((((((((((((((((((((((((((((((((((+_Jϸ[yoUUc p+5|o} :kki{ f* G uoڎ.l Cq^E#EQs -C@MۅAɥ3 89Nqz(nםETQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEV7 k2쒥[5qΊHd0<h]g=Z[뺵P}@sy:rsV5j1l @0w{ղlkuV\ňR1,K(93ZAkfldX''I}n%Csv@y0u&=_AR&Z+( 65T9]ƥ\j/gj+xfͻenʀ#9`Y'қpZw $F7)򤼺6A{7LT~$GnOEfkz f5VILj2rHV.@\N`O1r`C2`z K_OiQEcwvZ@l7W/ K琻Y _{ 5I P^4z`d{TQEQEQEQEQEQEQEQWm4˛Y'C*c<7Qg~^J(Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔lvQAGO!<ڃNϲ6_?h2g!sgWwof,[=^LaG^M]X;jmn ,bԣH-'ҤӤfWȬEדKAgV+bǩYXq܎B|p۞h9Du'7b[ .q; FO 7ً77yY9۝^E%isoD&yg5$1-w]X\'n=Mu/quE=nq76xRN4a K=k:=6_B92I6 z)Jf>YdI/g9zm4tAOw[KADO1;n~nP3ֽZ+˘Q|#sm'~\q{M mݯ']f̨T! (O9)t]-),+o\FNIWw.i<@Fj#5"9%qzѪz?De(In$`:c>o^\Kۨll绺}@,v'ǥx3iS~ϼݜcg50V }n?vz ̰j[/u@9HsM3Uo;{<,1r3E*_jw=?jfHm\}\[]?_jK޴~nW1Hv#!wlNsڳ53OӚK/,#&(!dž'4[I]j+s j>y:* ";G9ιRu+[k伊I ?ق Ps vMFyTtVR;įg1FG=z+##J}eyw<$zN&F8gw2K"Xo/+ռ.ЖbK|N;%SV]Q\71̻x썟p3p=*U[ۖ1#pe5{+ɴeu۬H^sBb?;:+Pׯ!M6iФH'P?ƶuZ[=,$8Q<9 f59cM\j7(5ծu9<3s֫q1~"J8ې_ww[wWddO=o_.PO@B96JimgO{y+-F"坂Ԑ*yse{%,mx,=3W}WXaq9n-d6 Kesöee[KQR ((((((((((((((((((((((((((z?OWt-r(/ma7:4R.Hܤ`G=v'@kW8f*TJRqOexFVi]_$utVR;įg1FG=z*a3x~3q-LȒ3!U *=vޫhӬ'--<d& =n<1RK.|fsfܢmg@ŒԊ|t6MIVḓGW rI׌U{-MipYiE$zh.lWH_bQ s8RjU-̱( |Q*`!A'9lnyY#|H8^Þ.bXf$g.I'YX%Y<0Ess 9F b<5 ҼR;q,nf'*X4: CBm(g1eBvԢE>$NYާEPEPEPEPEPSYypcSPQI@s}},UV$ER6_ީWKjwtH{\M$ӡ"*)`;{VFU`޷)6_oj1$*|\h Š(((((((((((((((((bU=_APLek3 2I:ꮥXR0AAGLJIoW<߳giۜ>nrRIvai@6|:ɭ.bl%AI rM7ѯd<-nўGH]G؍'' Z77ͣj uy[K+kЭC{Ha8jU |b3.7##t#ɴ[ w!Ky>v *:Ǒ5WPns"R]8O+ 7O$ ꚤ^yu~-}3bT V0sq]+hZsjFyJ@esv9x$zECc&-,a* Ü_ I]N*V֬m.Vy֓%V mh0'ܚ}B kWsm^Rǽ[n?SYGŝ;SIѐq頞&VYG{B[ym sTo_f=}jBO2] moF8`o!ɧnmh!#@" Oh-lŘ1YO5?iHA @Z\JѯVv'&~ 4c_Kwau/pі2Js=O~sR6PMYlʏgʣvr524N1J]GL8Ͼ3R&?z]֌a:R[]q=9 juй%+," [0H;x]qj+ 1ʨm',|֐.1[avnmau gu1V%P(д) gE)ʇU!\Z;m?qJ[d g(=ztMSjN?y=>_㝸+~eK*N slh\ v4~ƹBM[]rII k1 o zՍNSӢXkVͮAmI P y8𶐲3i )$aZFTY>ƒMxMBd!b0b9tm7c;^ 1hJ[MȒ"c3>\ u]YoJ{/$gBW8=yú]MU+/dAzúkZ)IL Jozqү_OfmMe#KHU6J$3* rBݒ01+xgI&[2c Hpa$}MmP (@QEQEQEnxQ L Qe0G֞kne#̷srI#IIN2=*͍HGǁƱhԴXll }،cluoOf58DmH}(&vo!( (-I}G{y8ӌ9?JT}>vܬ8Ƞ| U.//%߹vE K5?Ɓ6cEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE⻹l|1][6ᵖDoF H5P_Z}e=x7\*F JII[jZSv3J88f$=jcTS6'ۮ_32F#Գ!Y6^O/2"P0r0sRZ*iyww* F(J 9ڣ=NI_]?#Eeb20p3TY%q+֍S/"%.QEW 7kJtm)Kgw=Wm<2K#DRO`M9 qDW>M.kYTXG.ϓ aօi,OwG<8mS1ӷO{~fZUErO5X-TZyR.<Gl)=Ol?Ԯ[Er<6»հv I^hZj7)QX1o~//sc{qji"hHAmP@ac t:j+ӵKK 8Vic%2­}88bujRҦ[k(ͬS$4uvh p@w=?l4zQE((((((((((n #?[:\Tm`?\tFgyA#ı'3Zmblfkؚˇ'c1a`X&T)SqW+:v$G8u;/|\ PG3IHn{k-ʶ~ǢQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔QEܞ d?Zݾӿ+/z֮WHEylrB:#Q*.ќk>i7mmYЮ21Ѷi-5(i%%CǏ.~c[>q]-Ռ-'FOhXJIq N>Q9AjgRZǨ ka0 prnQ@iχn?D"oL?g˗ ֎cu=ݽՅ[ ee`򡗐T`ִ#³Ie2yy-eӻ8FCI/Q@kb_2fĄPxE<0ig`6ǵG@8m{HLP%ip&z{ZAFCj.\GE>U. DM!X:( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( :_TK1A2ٗ($9J 69nߞ3FIwodFOq%K;ܱ[>Iߡ4xc7WPO$[eUFX~z[˦h}us.@& ֎ XxnMԴlnn K S( ګ2(k];\C[+m!ܧlOCO]e&]ܩg31>ti0'پFG Uzwͧz6|識m[#K擻,2sҭoxy`H*"[v6n"ן`4f.ѩ0FuʮF# x>[KKfmNʛj` OqoF.mKdOo\K0s!R 8lI >ol,Od9PF.#6NJzh&٥s"$aGm׃KBM֋7.%[4x e*w=GҵA-{V,{e7nd Q%Yf*=]o_xKX|2CL҂G3X-6%wQP4͗%T'Yk"Ym %.O/̐8ȓű9曥hZ:9Ro>W9ٔj3r_upaeTcs]5>8w>v#ŹT`s3uk]wR,W"ܢAIP0, O+BHOū]8޼F1V^ioXGfÁo)fEVĎW9*,s"G"FڅA\'FEsob҅n|k ץ_)<r8p<6#Rw;iz~86n&|`򅴾n2Wۿ=:sҴlĐ2?C>ƸnQІWF7z2A#y=/F͖s,ŰXI瓓q?2IliEQEQEߦw%V,-*XUH'8=BAks;>l^&)(~4ȨڃkQE ( ( ( (-Na 7A@eϘIjS[x{[V$\7`PT%Tl9!nҤ5aCekN$aƥVѯI.OPudre8 4[mOBvйzsm;ASihe&#L2S]m2źgڂڏ-uQAQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEVWƭul'Y) ֭A}k+ hs4-)&=ëjq;oLҕ,7Ĝ|U=-Cq21 ^(\l5wwyvaQT@6ȧiWr#U@\sSOCAeb20p3TY%q+֍S/"e.QEQEQE2XX9Q^7YXd0=AT*N ( ( ( ( ( ( ( ( ( ~$, D],P~sv\aK(<髟Oؿw}oquMVQEB*& Ii]أEu:Νki336w?P9مQA!O9Q@ψ#){P2W?E)9n dd{QEzĖjsֹ;71@NSU*5Ku" >9:Hy y}u^|r,?Y:o 8>J8Y^;4QEAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPTK1W* (&[2QAAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP\~3|n? +1FLη/FtQE#@-e*tP."yFQ@6Ey~!IkoY3DeyHb9BԓW/C΁F''Q~7&hwR׋iQbż=|3RiվYFg,}%s(" 6ծ-UYW?PT!BjsCA-Y+,-$@჏篰i_)pO$W]HINJ+rApVг^d_K Ef:ʙU/'=Ö `vA@6[%@gH p.m嶓˝ >3]4kw;r$h<1(Q̺QMMHN|眫2mI34{OSm7tQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@s>w|y=P>a+xN[?/4ǿ98?4g[rgAER4 Mr.cvڤWSY 366sAp fd(뎒js4svڨPKVv9x#I^ и]tݐLlm!1DQ 8Ź% (8t[0h{2*F3@4gr˂wGFV,rIMy6i6?^j LxEsrQA$VU.q8gq$F1'²8cy#S\v-S'>AFQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@fM3 mtʩ#5U5[(-2bDW14,W 18I\ѧ]GQ{fYTÂ2j]ݶ}cs CDҰT)m689#i7Oq5/qp9^;bU`F&[߽{B۩ 9oĞj}EyYX =A\=VFk AErJ5TK1Hl˔QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@s>٭y|mr+ GE#BJKrqށ:rZ)]J;+uQ@V[NZ%_*[wER85-]fYAN%h<6FG+UTc{Ez&OZC)0̓@>P]Ji1[sqAR6uENHfKm[SZ(QV4nTg0r$r:W/oYӬdIUgnNŕrPA ;'c~{]ID5q! B HP gzjg~ r -'!4[ .[ImiXж88gMiֶZk`frEPG5EP@QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEU=_AUʧ:_ ̹EPPQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE bB徽-&Tf'/ n|Ei!Y7 g뎵 ?hI)$;Xt㸮3q? ڵ}Kdq"6S<6rM=Z+BMHݞE((2֋{!_1ǁXfOl~AJcx\:4vדy6rXI$Zڬ?re~ve)c%JHcAjE޺us{͌}9eb27++)!#m)5Ե;hK];T rI$[ ۠QQEf&G%X_ZePwSZM_5$R[L6s{UZK\i׶:vijaHZq $i;puOցGAEcx[Z}jvkYիH$A 8=+flQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEOWtrbe.QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEPҼ'{a/sdPx A\W~/ۼm fuo+vgAER4 ( ( ( ( (F,gczmtwj[Q@`@}ZQLlaD|cr2 ڧoQ@- 苡Kf(y8!@(VbBeX''Ni7q z YK73yLc`=*-aor[6CgjȠs忺QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@dx{-(=sKqJy+^kzmľTH ԑuC[gSYr$dPpqOR\jQMy-TEb~q*]õ7o@wm$ORBT*] 8$U}3OiH*hO9H_^yYX =A\=VFk AErJ5TK1Hl˔QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@s>w"w_ion?.q+O7>E2lRymé8lqmE((((*qP.V; Nk[R裪/qQAsF{)u9*(0(((((((((((z?OWt-r(((((((((((((}֫;+ۙ|.q" t }j͹؛)<@iW: (QEQEQEQEQEQ+G-> ]9?Z 9ݎ3S!29>~o[R1=\o RWsbn>mMNg Յ4n!V* b^۵ԐHTd~?u4[ /]j$ r~Y &Dlj.i8%S=زDwڬMēl j\n០Z5.u{-5ۈqxV{׎'fĿxz}=+.#{ķ$$&4xŠ(bQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEOWtrbe.QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEvzQo|y r7b5@sr*0ZJ V yZYOi qKw'պZMNzkD @@rYS; Z++Ze>d: )ARFQCZ+~mk̛#\HS] s>mwdkݺci֜E+ȼA'Tսfdw>Ӄ3NUkF]\8RDW zԍB(((ɵ{mCڛE+1v,'$Q@Kh%M:D pj*(֬n`tn?vG>QEJn[QA!EPYZͅe\(mMٳ>me,oS(((((({_M/2lq"[L}Mt5 [ Ey+f6~HG''^(F\ Pw`\ T(EKI+8QAAEP4ƚ$nu9*yΉu !5q6>kB.鋥ǘNAD mx5ݽhI EP ((k;U$(WG&J#mv?<8EsܯpV dށ.;EP (( }I*\+-[#r1zhƵHӍzV-kGhYԟjҤjj( w;}qy[CY\ 2㿞e#mB}Yj Ih9%ERDjrN~( X1GaCA7%e;K|" ۭ`|<$+UV\AGzfrSoVwtW?mn@ge('<5]^;}9Ӣ;Cz7n{c߀X=ΞQ)IX Kei|ӭS F5Vn[*;Lin]N6Owz#[ɨj[[33h&5'*w:+EC$W=kt<|3i͗pρåhhz6X-lŖ$$'2xM!L$a"8(&((9%DRB+08 n ccP} -Q@Š)2=E-Q@W #:nt˛9-r$q4ȩQS3Oؿw}oquTk^!/{8H懎AA]Oؿw}oquAIl(43F3RM#q{?j^h3 A-^G/Vƫgg=ŝģtːz.:cZ#,m%I})–!TQ]=k5oKA a`u$cjs\qkR ĉJt t.;v/ofjq"۫-b$.T k5/zxΧ 80 c Ox,,#ŏ*gjVGO~W6QPe>ҺjvZW6qk=$话=b+X($CO:wC.-JAkk%ā"zV'9wUASejm?f=+;:[3K (+Ob{o!H.`#rd Zl}[D%Q@(+,xR L q3ӭ3:8Q\ov]Ro2Xfĸp<㌌eHtEIu (Š((((((((((%[)bawU-Cϳ?!v8(rNq/"9be}r:{Wuz[)QkۆZ 矛?:iQXCv^S!lS9 N{(,FY,L @IXPt.1H"أP /"|<OG[x#snIEcT9)*+2JDs[CC&[DMDSǜ1P׾kee%7yI*z~}=i ,:~­YQN[Ve~|$0:q֫x#út>m$z׊Q2;E.e&>%W"\ZerA0=\=x\P[IAlA#=8&Tʚ\p*ӄON{+|w;+ůq7FcƠgb=]-rFBOҙjr'c}'m>իM}((bb$z}1]'OTV6og C * =2RlΝ=fA%dV?ԓ]NDž쮵i5-.`t\vFyWw[$iq]> gӊ Nsxx[mmk_-šR;bOS=y}+RK mF-)n$$^s=}~ıDarFS\W N,!Cn;ދUr2ULOJiot\fSӴ ׬t=R I!d*9A$e]p#=y^|1iqcxz]>{3Fg r1O~9mk:U7pyE_6BcJ[}5c͞]3qێT*? O3i+q (O4g 'iy]ӴduHCX6Ӧ𾠗 5f?q9`w@(<G(+?x;Kutm.P qcCVgNiqe<\yT1#:^Y։GgFxʑ?JoS*=j,HԵ7UaL$HC_JZ̷X[F2Cqr|j~c8?0z[^ѭ45,%K1MN5RWFhzi>3W1c¶z]N`rIҜsYi]-DgyN&A:^k).%2}I&`g׻Q@Ԥ&mdS,Klpnsda c Nsc:{⾍Q 6 ֝jV*gbcwV wOU)ٔ?:;OPe?;ON{*ON{+>) lgudﲚ,oc:s滏;O.h ?W?%iڀB -iotv?W(ifSӴ ??:®Q@Y?:;OPe?;ON{*ON{(Ӵ EfSӴ ??:®Q@Y?:;OPe?;ON{*CwBwC&I܇)Q@Š(aEPEPL=>櫡]ē4w#x8<@zfՆIT( 98[4QEQEQEQEQEQEQEex;0\!؄r'ޣ);&vPUʂ?Ÿ^wCƛtF5&)0z7ʼx@bFԨ'j¶$RJ(Q@Q@Q@s>w|y=P>a+n)lnU # ֙ZDQE"Š(JH8`Tޟ\.cZƘ.ฺR1c{6q$ZȃiAc@=N _qβ(((((((V~r/OVVX -ОMT@Knsߊؒ=GIHnn\J(H{Pdw4QE ( ( ( ( ( ( d$Px s)ohqwf#'+4Fif_T;+ij^\t0fpX#sc=2kՂ( ((zm#-G#F#!8$uW(m-11(DAڦ((((ߎ-3_&N{'Vrj z(1;+ˢzajF|mѦW2;qOAj{x~3*D֦3O hGWT7$CI>(M!Xh}"v219rwt't~/ѵM#bnX\b˔sǡS'He]ȥg`_}\CjO]n-lpB/br}m|u,.`yT C׶i;ZIwx V(WP#r8l^3j42IU heH۲v}6k$@¹O{'ޛ35X4@K-o$(7/4 Y*r jv 3|YXNXEePmR݁#=޷iv\um%HHYTW3?7oAqG=E0#*@bZU-ֺAy-jUmZU0LlN3P 4uVߋ;St&;E#8\nH"2E4*ms'9Q8Y\t=:]{ơ%jU@""}pYy @8XǞ67#Rͼ u!0Jے@8gx}l#mCl/rx0fnɷr~7Ŵ62\NцEFdsl|]_jgOK`Sr6“NKg~oKm *GA_:}Wꨮ7FwOծ^k1zYb%y8 ` ` ^*+K7<#o^>ms3UejBd#ޝVoEai^,m@i5TleY1F 봜UN#"y!UYRQA,K:Z+=WG]D\ !"^F4vY*DJ+rX bW5}ET9,gT}+ >hwo ,Ϳʻ[jry85%GO]Y@3f2K*XOLcP & $^upv7Iun.V3h'Wuc⶧csxA0c˕bݸ $7S޻|Aq$P]RM3mw' :)wRqtW7=&{~5 [Y"9hdWDo *{5G]A] f*&#&8`2G6{W/oU+pw` {[Bvhj69^x-R}ӱERQEQEQET6ܴ :n0H%6x&3tk V t*By!@=+F(((((((((:Fioh6 [=be%+ֻ(AVwQݿWlIS|5vWVuypo#7q5ʽÅRD'==Nk},y<)McV8&k9lWKjX:[DOIH5bn8n3^Ulm/ym Dh ˞zдO"o?睤*xmZxLD, Z|!_I^*D{x=~\8q^E- n\տ<75d;˝RKZ kIBlfJ8UOC^,| XL.\#0R\18n'~i[s[y%t6{?"Mi vp~.nlUUHYU_ۚ)-M?͜5Y/Bԣ%uնNTс[F>}C{&jM;M+.1)g j(z;_u)J˴nb6'==!"mE{`o-½5y#S~|f-l<tc1un1lՍ:֣7Z+} %]09Csz}EE?uYlmfw[q7wvZlVk*ML:>-~};^6/^ 6j_i$z|26/j_}]2 PLs)wͥ'uGFԴi:u%W.HLAʠ*~lwV(xo_o/㱊ibq?R8sRJmK|qjZyko7RkX#UFv=O&>t>#ޫ)<=붢ܘT3o{$ѭm{vbPr9:~)ӭX}A" !|O8׫R]ӿ//5MͰhF_1.Zo1jb!QQBߠ#+ؗ *y='ۏ']z?)hQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@TC$Bz@Ry8-wj*(((((((((((* *S/f\(((((((((((((((((((((((((+SOSRgXi?YtP8;G/![\(:\P9˙( ( ( ( ( ( ( ( ( A-fXT+f ^)  Lc5 vO-㳂d%ڡȐvUvO}> ١xs81&O'tVz%k K8S来h:QcceXy^M3]Qտ먺[\v1e{TVK8{VS/"%.QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEOWtrbe.QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQN"H#iě 2oۿnӜzU}=_aW~8޸I2dlcB4v((*厝=rOS*kh7>|v@<oE&*i>ֶ}o}I7nM$( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( :_TK1A2ٗ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (mdXbܞV=*X$zjΠm5QE8(+{{%zIn,cO#z`A{sm E#"?HmvlbV'դsp5̐+8ʜQTr@((((((((([0XzhUKLJFCJ@kFQE ( ( ( ( ( A-fXT+f ^)  L{HlmjEQT@N:d\*44+!pqԎz妇ch?r^G/*rOr;<ӴKbqȤ&y6諸`Sט[\v1e{TVK8{VS/"%.QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEoIo䰍NrUJGrځti꺵*"ȭs\t֗iaV~CW?B.v:"#ivjH1tZwлjP+ ڳyx>JŜc$J nEP ZyyHS 4P5}*>2f8c (Q@Q@Q@Q@Q@Q@]￳<қV=*EN5e8⍒5;nEP (Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@X6 dGUz(/Ojmr3n$OҨEmŠ(AEPEPW4i5|>nߍSMti^^Y'D-q|szVmP6(Ф6 S@j+4+;|ֹ ]QG Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔QEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@y*g9Zϸxt8"Q@((tSEE_X)yrx=/٧y2o+ QP648ENOcb"zzIS{mS #Hb$h.SN6W-r\j:MY36{}=bT+4RA+G*u8 *9 ޞ߅QQE ( ( ( ( ( ( ( ( ( ]ܶ>ծd"7$ը/bwAj*ߘ0s3@tBynUq y }Ih;L2rzLl%axI=Fb2ٗ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (M II)is;#.4{#widp}@J..4fe9nvj.6%w)+0($(()S;=})(."D_zf$9rá65"່n9J+}8dcrM=h&Qq)FHĥkK`7rZ}:Šp!?9]~XN8/a;W!B.qQzQAEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPTK1W* (&[2QAAEPEPEPEPEPEPEq^'a`IVB\㞧OPًC: ;gqOTY(4 ( ( ( ( ( j3X D!x1:Z^-^ډ/5k|m ܋Gu*GTwl₠=S wc5Fc4 mXQEQEQEQEQESeYC TRlEhJ$]}}<PCMnQE (7t"&q(qz?V V{D$p隚ZUFu4ym㏯֑QInr, gI[,-Ȳc)LK(tv:%ݵqG>ՃvGs"@ b1ZP0oa"`7YSē8PrB &ұQAQEQEQEQEQEQEU=_AUʧ:_ ̹EPPQEQEQEPbIފoӷp_݊)rQCJmv}൒Ĺ\UEPAxݾjO+xb#zt(:>T#\HZiBrՅQH((((()bqȧQ@*X;åzobt84PEPEPEPEPEPYK6t۷giqMČCNxjhڝ<#?̘=/[$wun}ܫSVhN?uugWh…lQE#p(Ȣ2yފ((gl5e$+m8<xOĶ~%{56;侦QAaEPEPEPEPEPEP L8MZ4R@/6>hv* 6( (AwtC}c?{U8Ҝ>2Ea6ڂZu=yZI ==AR (BnM\wpGZOZNh>ڽ^Cٷژ"'}͞PXeX`D,Y㝤HϨ=Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@S/\z?l˔QEQ@Q@`k.ѴKŵ.N@bANoח]CNqJGэyToM]o4wG4E"GS"YXac/n rqW(QEs^7^(6M2Q {)Yi$۴`g ?tS3P(FEPEPEPEPEPEPEPEPU;0If}zE[$I5{{?k-.--le78'qYv<uD,:wnO~OD^bJX@oBJHN 6r3%gxM+͂HE)qF=Ybд ;JHHV1ǭiP)IQE((((((((((((((((* *S/f\(((((((((((((((MLRAӐ=ME@Q@Q@Q@!4Pia-[RO YB.#.=D\q!>?#҂dRb`pAIAEP=#ki&( ldzP\jҽHN1GJdW h܂{5EӺ;)/l*Տ\SS9V扩ZXI,L}qY˨Jҫ`z=#ZJ)3袊f!EPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPTK1W* (&[2QAAHX @zZ_1cmmqwj4fImq> (*Fy2JTW _XJڋ[U'9#WsA "8R@'һ24q &%\us޸ʑ&hm41 A$QAQIq R*I,hUARגOMsć>/oJf\Adf~R(\ DMG\4zڱF  eiXmoq+B ORK}k<0@1W((((ȅ/ry;A5AB@19\} l:Ly\iQAEP`x4;ر2Ni((((((((((() zhX 2?1RWjwKa%ԬnV:i)lpMņzmJK5dYȅ3}AG((((((((_IxR-nU$fe]H&2?:)+I_Wr]1C2""ϸ1Nx^vգԮym JR=mc$.KybLVؠ1F󃹉$bP?qE^~sOKO-<@Fj#5"9%qzѪz?Le(/nUi$$OY~"A=AXǻr27?xS>(mm-[NpAR;k^J)Y~Ο%OJAy%`Yp[Q@hQEQ@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@ wT\^u}5Sm?4CDe-;Y.90թۣxu55IJh砠|\h(կ |Ojw7h1V8?P [@(QEQEQEQEQEQEQEQEQEQEax_fsxCilgD_`hEexcZiZE~x߆#H +V ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( :_TK1A2ٗ+j^" biKv'H>_$}]M8 xW7}=ɛ[k@B3/@9M_Ǿ Ե .Hl,. =9N1AKX>҈.1b%69ǵr'skvQdcxd>FWxlcjEH̍T c&0SGA0Gj+_5 eMdR7R4ͨhZo=żG*Fe ExEo%5k ^('Weֵk-/Eѭ<7'i$:Jng]\\Amq[IQ[%UׅצO]{AхESl5MQ eUԮ!{QH>@?Aϩ\F畎ܟ^?_ΑA"SeH#50G\l$ $FHf(*ͧL\%Elmcȷ~3mo$6R;jIt?0`zoF}&-/aA9g7vp9F+s?ˊ: Ks:֛/^txGF|qs^q]֧E7Vy 3rGS_G?}XRO$~[+3y;Crkk0rѩ`c?O^J]3QL23mbG=s\7[=Ozz2Ÿ,rOrkJ] NW[J=ja.q-_!TM̾Zk֗+*=‘ӌgo@8+)t}:U!ݢa$PajǚkCL'Y$<{Zez!X^Aİ.vcjݮ^]3 e-Z;vZn ǬG_ǫ.r V,_hYs-g=k(Õ 69#JS"v8o:x}76=JO9uv?Vj(U u\bsŚ譧%C:u=x4[^"Ek>OA{έZF$Q;Bb*k{;l"IdD3)«edZmݖ(bPP0RiotM?oSӴ ??:®Q@Y:徇[,,ܼ2>sY}CÿW41Y'u=uP%>e𾟬Z~׶ۼ&ha0Fuv?W(e?;ON{*kOM]B55We?;ON{*ON{(Ӵ EfSӴ ??:®T/7k@jCi=iot\)iotv?W(,v?GOU( 2OQi=r8?*R;ON{*ON{(Ӵ EfSӴ ??:®Q@Y?:;O?%iڦ ?;ON{*̧i=iot\)iotv?W*K]B!Ӵ ??:®Q@Y?:;OPe?;ON{*ON{(Ӵ P~K\0ԇN{(Ӵ E )iotv?W(,v?GOU( 1ʓF$C(aEP0((K,ph 3P;OOȽ?|wg5slf Vii6V%n>Ux:2*`{C>$jc3x[hQE ("I#R$T'8绶[IBqY<ȸdTE 28?QX!|Gmt?)r}oHQEQEI =ko uۜ4;vT;X pk$޶aR9n:Dʫ ۏ֮xo$s;|?M҈]q΢((j>&V ̖jda[ ۼG9hvtu799 rLe{ y>*߯IjגzQREPYjbDR_٬Q;@ҙ*>yBs:ӵtcy.83+C[,uI3ouOеmy'zU}$nqz@r?j53EH]AV=EAqY\ 6vK%c:h{ZQEVuƫ9X-K$t\OV2O-yܲ$K' zPQEP]LKּ]:nٷ[lg8⥱W[K{es1 }N&/jW|"7yvq:ߠQEQEUK:PT]BPD+>U(iMxmglnmYKG<@uj($׋ vM4l2?e A県P( q$WVE#D Ohյ;=&j7 onS{y\Ɖkj6vX$vڌe7零Ǚq}?ZߧER(>=K.=6VpX yXɹ:P( +񇈿Kim686l 8Չu P[{,DN |9 ȡkzMjlQX>2#z\eOu 3f< 8=3Ҵnlo2>N{sBP KqxD2/rZ 6H$ }%VSg\M'8(ZW"L pF#-;gsmg$$21CHۈҶ3%Mbp08##<Sov_EM_<#MҬm^Kƶ{Y^{IHVPHؚin,/&e5Xny#C7'<<^E9{+ 3^Gϲ][ G$kq>w-r8ԉQ8' cW{[!^n%b Mz(R{ ]-$>wh^9/R;Ksm889I@!Wxͽ%xZ]E$tl-&IS1<RyDk:g~+=4omt9֖ռ_-4ZŨXcc@͵HtR #n `(/"Ѯ K' KCy6͸A NqT`m85 H5ar<߱j1"ñ5%W0\,r pTX_fej|MW׋5[umex2?*֗iζ'TG-pħ9SPQMWq*Z[V<:=1|qi#ɫR-.!Aq&Σ$V~ @mnZ׆o^&us>ofUtQ `w'ڽZ]五Oz udBw[w2I$j1jo׉ch/ވk_ &0|CM{KQ-6G~+6r?3#XIcm`ZmIUc.C`x8 u#N_uq=qKy@'5N&% UHWfT? \/~>3i|w[[lpn0O?8':UGIƣ$BYomi*k RV'SxZnܾ=Chw6ȼd7;㎔ I_X\_ݽ4SL<鍌W>-+<9zh3ޥ#rg6$!OAk&ḵ1,- NO+CTG,@5 T]5м7xc?wf1;vV F}2d{yZGlbF99Ͽ7-_ןZLԜiiWA%hol ܘJZtm,V=??G;/=Mơ⛏7~6P[EmLh$OZo_=_jqiywo 8TScVz4TҌ%q%#p1ϥgP[')nʐ˕$̟O+ 1q]ߌCaqqf-tҟV"2`"C rεr^otFD;7s]<fym{cg1/91Tޖ_R_\ӗLjJr 7}üt~~$7w%,l $RHIb| ~n^R/o`zK(W8\6wc N}𽦃swuҢKqtU(L\Vp]ok L\Uv;λ_ĭgtԼsaɧYirYIJTrg sxWյ.+{#sحcr'mXn鎕??h=vٕCeGP~n:uvgzrEp#~ dֈk_*N߅b_^+},X(9XBV[##ְ_k W:q~wb7sֻtwj-$En 9~?+[jBE*I+N} "n7okբƏ." lGQ>nu5n-ծͱVb;`~]+OI @IynΠfA-2ݏjmtgdɨMg^dw0} evqO7=sYTtFi,Ydq*94ާxK%F-'51#}4?iF \Mol. G9eSNOv$zv= iB շ~ Ai/g \kZY m.:8 t5zƺ:ޒk:ky;|ܐNF+[YkϚ1'Pb9]SriNnD/V'Px,Ow#Oor>[ZV9iKWX[42 F0>ӕW[Ԉ_Vyd>TN?¹?}f rm:g;gRTGwVt ΣסM^Jv2cϱ8QV9Ǻ֩%վ;ZL"4uDy*,GAҴ}zŝ[Ȫ,eWy$V_'BjIld{zڔ{yL=R5-evX} 4_w m6KCfY\pd|#D$XIwBW>\&i=)YQVC]mYo?7/3uǶjDŽ<=gc##ΊZgLir3q4)56(B ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (?JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?'N}.ٝBXĤsҬeύ_FEpOUʵg{kCεoi4ۆ`$Ik/, +{}dm fIxhR9\ׄgx[O"1vA<8z;j~kZ짵 ,Pu8CtoC 6ծֻq!w|C1nQ 6|@?4m?eǨ&zK}95/=J .g*,ݠ gk/tXjjͪKR'.8:j`|Jo:O;|3#b#*F ¾q|7?O]+zRr9Qm9x!av_xlל|)Oi4kqlfM68 H:{ZU W|/օؿ贝u,LM9 Qm]J~0MEzbp~d5eڄV6Ih )Onx{~#}Dڍ^MPԖ=v*8P(P t5ehihi LqAx/ͽ.+Л &op5QHq|7??\x &(q|7??\x &(q|7??\x &(q|7??\x &(q|7??\x &(q|7??\x &(q|7??\x &(EҴ:mXϤ#Egn9`Xg +C/=x+߆o\A,/hԓ  V+ υ nj|=_ K]Q+b|(,GsyFhm^le8asqלtO'zgiZUT,cZriL=K:Hqp @|o7Cm6@A8k-v=>WJ:KK4eOnO 3Z8?/dOz+C9-t-F{ȁh{HlqMZ/~u{ mWZ ߟ&l(AFsIm+ 웷o?֧S6mCA$HVModp.F:H/x)5E$>I C)|'3qҵ{?- /RLӣ4j:H84ARF ojxiUBnŤ>˙Upa{ըk[܋_+:/? izᴂUCrG=:*{#vY}mF;}u a77Q5:eP\?]ZYXɀ4!CXg9QmuHM&? 祿 go5͍ 60nP$/~LzvEt[MGż37)~-C) $cipA'][Vmiv }[7eRe#6oĞ컩]$ų7}{/G=A~ã2}xSU%Q#n9+)t=G+?$Q?uTRHG??ğQ?~(HG??ğQ?~(HѾ$r_Ii1HMo4Çـp:rh[J`X|P[ĖAmb"P쪨``;S5W W?E]_˭|U]o⫟]msj0GK _P{kM5.%RۥĠƧA5-^485o:$ӛUKUʪ,Q!BIRF[]sÐpzt R0sQ]Nj,[$,LKqjv+}q}ꦬ|݇J1o^W8kIO>lqrN#wWj9YcY񇈮`]r-:SVQ* >\[x/Iҭ[5XmAZK-ͅ2H;F=+4.?h*mGM=ŋ!RO'줒+ݻ3[3xdj\z@3=|*jRx{Y ;{(ʖv\M͕&~=sOм/}PkZh@h8Y 6m'sRO~~_g:z&[zB].2P  wO\BKO鉤j6zIlZM!Pr-&м9,=<~@֬ N|8s|zz&㤟WvK<~拫zOk,*WJ8np't>𵩻NCDY.<_/A=pk.-!Ԣs5l Z|bPbb 'v$qSxNլm<]a&jzrNIq .#p8$:f'=_~$t{|'м!oŦ\xURwGh,Yz7#{Goxb/AI7-b![i{L. I. s*Gp`}nJYߍzѴIdQ] 6+FqSvkwT4B"KkQY7SS:+fE=3NVZGKDǾ_+#RwX^=ޓ[S[#[J;*H[i l<)x-. MNdEPdyg #~P:.׾ׯ寡GZA|B ۿP۷|c>cXi֣yZi]-ݷoW\sҺ>>oĺHr1 `>\n?Zu+KRKunftyw’BѸj BXi`P,b1>J4! 0RH+;fvezPס-nVB(P { -[w|ɿt6dž*v\h?⪾q/{ %nGK \'e]@stkVci?-napr\Vx5 ?A:viCw3Ŧeer")b 8ی}b.։n-{KI@eyiiy=R|Yz>zlSq)_Bz-QuVɼY|'#ȏ{Wj0]Ik᫻k 'ŁӮU[&-?, mKDUj>(Slq,oQY61ZE#I]Ʀ4j2$TuK8a\g b?ğQ?~+ +m1t]~%ħA_gZ-&⿭Z/>mNog%^v3L8y]&_GE=WS'AhT?|I(?<A_DfeOWğ<S'AhT?|I(?<A_Dfi?/tVRC{g2\A'n$F Ev#>;R+Sj=JZ.H`{bi'V}Ѩenȯy~~)hӼ=;^NӬTIؕ`Boܤar&5K[/.4hxmDbY@@0[,@8'ZoZ[w0Xy7&v n=zio%^I~h4i!5J |hًD@c9g8^K+}?%IwpJyz6.o]o i.#}Hmr:]=?I xvfEh{=?ݯÿ'Y֨:WCxw$v~hoğfZG^1 xtjퟂ]ѿc\Avx~&t`'Aqn)PA˯ 㵭0\QbWaQ֭4 Le9xo\o;] |W_lɓSBHNJΤ)$U5XMW3ּCZ=E4Q2JHnuP=y :7lnwgcOFBtsxL4 E YCsR79ֳd|`LaI\笶K-2cM?vI_SU博mEoQ|A_o_V? K_*xB񖹭^jw~'ŸPO3׻x_7W:!i-!vK3r8Ҵu`ӎ"IhvSY/Bw?IKНOh=OiEp_v?G,;ğݏ$=(D'ӿ*J5+qJsobA8QXo[ֶTqddlsjC3տH6~6ͻg^sD]o̹MY'\Kw;FOv6dw2*"#V?]scsf]$&1J^QyoC 7utHUBF풍H`@ z޳ [mh$IP0ܡhu'm?*aC7H]?_nU !u[By7m~ţ^a83;+H?9?U_GEgz'M8I2/,|<$G#1gEx}¸ $\M+xrX{"XZ&W87ğ+o 7/lu߇zޫk\T׮5Pvw&jiuֽvkvߙtU9ɗ#y}/BGlM ˍх<5kl4+M/]6&528v+11gUĈy_]cM Q:­T*)B RP'%?$o~;w}ț޽q֧ko m迮~$sQQ\'G GQ >~$sQQ\'G GQ >~$sQQ\'G GQ >~$sQQ\'G GQ >~$sQ%OJ,_>z*A^7xc~$LŻ eb0їc(( (*:n.5+k8 bKV5 '';ժ/>wo],YẾi..s@j}5K@}-d4k仅H`ՙs_ >VKPY^e x8 2;#/&iZck]ZB]Dr33d)Qx'Tl{áac}^Sӭ-X}rH ӧ8 g~d5^+{esnb`:p{Sח]&6kiA#¤ًzWnz}Fm B-ޥmp`G}TX;y}CVWޖP[_i(|G8]z(R}+u/q%ۍ.MNA1TmX!E!1Nko/PKZ``ީ}){MwU[7ƌʰa@@, g"(-Ӽvapn-1eby܈T&ohnOԯq4B0qtޟgQ^ixTlYk(a)+&4\AX|C5ޑoi =ŔNg2 NL㌃qֺ/[~Մ[\ Kxx`L;⣩Fq"Q[9nӮ!r$[R"#q\崫y,tU $RՒ(`$E =qڗOkg^5|^{}*Nh-Ň޿76F63{Ъ/U#.c[W+d5GsH6%.s G bQg=8Tx:nյmF+Ss: *TTUeQ5QM2loo5Gyk}qz\UB F\laxSsew}<KH4%YN`Oc^E.)og tM?U,~hlLF%ۊ;8kpEt:mǦ2wQlnK&pr9翽jEil4^=KU;Vk{9$&@0=qU__Dzlڎ4iQxGo#!d=kn;_9Kv&tRKur`$ 94YPԦC,޺ p~բ ɵ-V}:[I,be[ByP*O`X f NQ{sk$WB02cUnGj;GM>Kk}k7+-љlaNO\խ363;jgV2/<۹M~{p3Z/ccsoC(CIC Q ;_7tG*y^ ]BD-n?D.g3E$tV*KXzdY4Ӥ񴏧[5 L'Ҏkm_ a'N\oƶWfay{ba>sgT+gx{_V~y,z!S(-ROhխe":G*)m=efi,<{EYY-wNO1wZVZjVcɧ._Lrq88P %]Josh* ? <7i.GùWA xo]x4EùW?_&?+'oĝROBWJP9 =v-qX"xLK;{ÑIƅtʁ.xlA xo]=V~|72 LjuTW+ɔ}0o3euTW+ɔ}0o3euTW+ɔ}0o3euTW+ɔ}0o3e|kSҿ a{cyrtghΛK!'9p8$o{"m  3LsVg۶؁wc83[*Fm{_+CQ RT?U;OWEԭG4WJPT\=Ex4WJPTEԭEOWEԭG4WJPT\=Ex4WJPTEԭEOWEԭG4WJPT\=Ev^ ^"-<1ꘓ$n Aten~khhEwZ6#=oJO:OmM]ݯ{fC\~Qٕ$1n| 4K%zIwlKuqojk4QʷK`N 6W-Kym$Y4j'J[*լLM>ԢxbluԳ y4=۾ό{M]_ u:԰A5̐cnkp3ڥܵ:ڋQ.u7r,I~D8 NGS޺/u_ƑF mZYuBshިW8{>w?^:ꨮW8{>w?^:ꨮW8{>w?^:W/=]˪'Mmri1P6 f2ss@E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*x|E} o'4*xR}| Kۻ584DyLC&>+Ǡi^+|M&Paoqc*k=k^}{:ELj|8t)I$O)+,sܓ[ 5k-׋|2[\MA^M >|ӝ')o?ߚ7:+w?^:>7>U_GEzƿ^8]g)3ȲK?'Bymyvﳮ>1h((+njtYp%1R0$J2˭xMStYĩc[2~jMҿ=|r8OqqwZ\@ "(]Lq91x;O^%/[m.Iu+K 浹eGP>Y21?=Jk5[8dmn5[CȂo%VB:8/8ոٵn{(ݫ/5ͻ]$j/ lsOoƸ jz|)di[y q.O)]ѝY NAp7RhG\u;in+I3ui!Gl ofHѤ3OJ%ǥ~,'=:}NMR(A:P0>!58w\E ]YYHf+MW]%'Ç$@ƿ>4]Ġw˕\u9IYɎ6`y<@Hd'-6qczb蝿#5 -xIuw2} R>uiԖJKŲ&) bB@8涷XR:%{dHqvm@gCzܚ'`). #Ӆ;FQ",Soo%?!y{=BbKwm9$)t+eiP:n4W?6=*$U[z+~_Wۏamq5-B+yَeVi q_9Vy Iip*FQEQEQEQEVs )q>6U@M 83ҧ1M/OMU4]I؅D̀)|d{grmm!_-zc8x1xsDUmR-MMMkA1l_ CZPT>!kGcm@xRA|>~zioӬx|sǍx큎zoi&uh--/Gjmd#89V[+/}:Fg{$bKN}qZQS?I4,l<&-E7h>( ( ( (9_X4?r A??WjY,W,AQ 9xoU΃]xS66Z|m.$lm @N8j? i{c>:Rd[2'&z:V:n.J ko&{,AQ 9xoU_tz}e[cʇpwAW%G JFYg,AQ 9xoUQRz+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP~ZhzlcildW#8 QX MtPNb]=岺€AhY԰__F|=_ K]_1Aɻۏhr/Cxk+n&dTtl|g<kiljnhT! E=N+(zh'-K[K}6i$A $CӮ5x#ZҭiOqYE Z$(I$_HQE27uCiG,AW)EMO>GW 9xoT?^UrQ`ϑ?^UCi\X>uCiG,AW)E_,AQ 9xoUQE>GW 9xoT?^UrQ`ϑ?^UCi\X>uCiG,AW)^h(ԗŭjx|Vd67NKwcR*5ܕ=?r 7H?O>#&Itb[9- ?6vX{T+4K .u]EGI}E|Ey_QEgWQp\>}E|Ey<65R2Bp[,]Xydcw@+(Ҳϰ kZcZI$sIiXXwۊ~_Ԝӵ&cE<^خDw$lU6p־:CsULjm_ @t:t)񕖳_&HJ$yF`*Gʘ䎕 ]>54J"lwbB@V'B/+1q\lW6Qʂ3 ᗀ|ywW36K,t.;B$I&/]J.-:o G:+_EҴ:mXϤ#Egn9`Xg )+ǁM hq|7?բJ\x &W7+Z+ǁM hq|7?բJ\x &W7+Z+ǁM hq|7?բJ\x &W7+Z+ǁM hq|7?բJ\x &W7+Z+ǁM hq|7?բJ\x &W7+Z+ǁM hq|7?կP);=en|[qṮ>[yo0WrT0s} &op4¸? \MTe˪W>{jQF]5p3? :$ʿ=+诪\x &dUQ@Q@Q@Q@Tsg8B 3I+j,𞻨J]ZܘЪ/#[;/o̱am.etPLr8 ~qb)J|3>]KiW0nrx%Ti1{dn~k2x-cwlk,KRMͱ )r*Qu#g;_$uz4.FԧFډ\1$t6:kOľ!Dg{yx̰Z.B]P #]u}F-I]#x8"m o#iWWT4m_CR]y47HʠUUN1##)1s0O}Pâ4ƬdNxqn"C.Ie2y݌w\?-l}]饚DDfbD$\Z5y<'egGiyńRx=(zns4'E\KF [4FI ҝ9 ʂxڀ7,&)`<3vmo‹?Y^]q,pK\129lb~׺-4NKy/#y^F$/+?tT(PQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE}qm` p?N=x& *>fy"2i5 Нkz?up^#ElGu Нkz?up^#E?{w4NBu?N=xrw_q: ֿ8oG'P: 4Qʃ[}ǷD'ZhC_7#׈G*lGu Нkz?up^#E?{w4NBu.f FO(x^^o>7>v5 MKn$OZF^]\Ծ4xKÉ,Iq,jI햶5_I6ڌ_]d1 usAaktRׇlgr`:ƣa[[o-%MDIn ԓf:.ͣeѴߢ:}Ϋ:ulk (''ҽG8{>?>xoV5kjrV6q3FN}W8{>w?^:ꨩ=#w?^:>7(w?^:>7(w?^:>7(~(|y~Fg[k=e3K[)P/= |<%4o"{H̻6@F@p}Mi³OA?2_3^D 2E-twg<-&g³OA?2_3G+?%5QvO(/V~)'Khgdf.?x+?%4³OA?2_3^EaJCg³OA?2_3]~$ t l!wq^EeGJ 3|Oh%Rмe 6.ϋ͚Qg7)f׾{t +mrpMFIEZ<NiM;ݷ~ Yqdև4WJPU\>[*hګ)=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭG4WJPU\=;@EԭX=#XQXdPu!\*͑^1EF egT`)V5G Y~,; K j3-^BVv+g-svZ(?ᢿVʇjK~a!fژI=|Og'}E| ?>|Og'}E| ?>|Og'}E| ?>|Og'}ѨIӵ/EX=LHm *˰eԌWZ}ydP<,hNjH'c/gω, ??k+X}J[2}(V& r8QVgω, ??k+(gω, ??k+.gm6/!(c``NyϟY_9G3~WBfh>'гrgω,}JXu6_:1,2m+OC5m>|Og'ϟY_9_z}6Hd@b`6q#kt9wEZ?>'гrgω,?>'гrgω,|!{ׅ|Ciiؒ#xT7A=wF&X^] Y5İ}ϼhݻw9_WQN46>?[y-5>ҧmb߹0Nʢ ( ( (>~5o5ByM`f+ yMfUBikUև\}ZX5K-23@oiivK-3y/$stk l-0\CgHՌO|дw=]mAnr 17D*sSh>PHm7uK}~%]8, WcH'K-Lcѣ@0F 0s߁\7'^xLu0$|`fNN윜nh[me&>[{jP=ޟ}t dujq l81/i!$Vaʆ$j{ 2;9ai."0]!beW7nlJћúLGKnU\csꝅz5 'Ϳj6i{e(lUP;(#AXu.-^(bb;R¨89U9Eo)nvj/PQ.#PDIʱ $m!>o099^#k:-WU)cyѥ9HUC9 i2]ى_P8.Iv21XW=^Z-$/ovoYneC9B݋9Hj֫ EV_n]b]N j=6&6q A\('3Z֏iqCA)M߻lorWSE{k=[-6:mi$G;7)! 9)ۭ=Mln OǶv fk(ܐjg9`3^c|M.$J-i{UBXr@U9r8q'_7~xƲGjzcƳ;Żî)* bYY2 Ɔa> ]o8}ٴ|<{a G[5}fMV@|b`,q嶎瓒k< _Xnuill,|asi%r䏓)+9Y~qr~}oJߍ/Nx!-`_M~qG lT9PXg2Y%z Y.cJ$8oh4Ma SOH$,&~t.}I4oz_tsXқh+gf1 o|:{h5`NZI|U`T rsOnh:w~5؇64g/J]WJH$CbC 8q>LNEGn6f9i 1sl_?ML h2똖DQc#tgl?N;clVį0t5.h緼X#9eoqPcSn]FPR5A-FsUO:BZ$WY%ʖGf* %_%@J_C<ZyV-wˍsՋ#i] n\K_;}ߚ/1F~̥xAM] W2CiH$$U~W\aӃ|Yl9tl}ldJU69qm< ':eӼIo>鶺s}qoew8O>Sy~睽W>%LJ-G$⩣xH!*y%n}7rϮ#)#كɴ&zcV/Liz3H[5]ZM#`#Ht;F>\e#G:*y]\캽[, yR c >oLSFO~ms&g\?AMeݿ?m|DK]3eV b|A'.7>>Sߞ=տm|5yo%Ķb9.KoD`>SP+'o}_U纱ΫM ynH9=8"]+GvGo[N8Zo=Hdi7sr8IZѿoGS^ז[x|4Fo1Cϗ{ KMZlPxxkw-X3ҥ~ɤk]xMc^]lxv@;ؒAӌwMF>5y^e6}\aw|Ls7i!>0.Fk RnREL|Pi-gδ<3hje 1 )OA$c~My&wGO4&2ɸmorp{H4=Pk:teȺHq> bg8#c7s &&g4h/5&.f+I 9 1|Q:Lj-Bd- dʐ1)-o6وJ[! 1@p?2w?fӠm7g8V6zy~LSiۑh,.c/Y# #n #W_hm>wxv06coVZh_U[/kIpr>\z*Y[y}OXDڨba3VO_ovG1/|4 SB5 ;h-ECtI?0| (Mt/km"N[ƜI*8Q2F:=;U_-I{m~HheoR''vRZeoIi=-h%ĖvmÂzB˖-rI~%Wk6 c^UBݡsjwz7(vvzo-lv&ŸKsAugs~ݻo^1¿ ~_/WV1\^@Q۶h6mW*KKjGY>܆;7 ׵K|XTӠAhm/u[!'K# ` `႞׭ii|G=ݎq6&|pg̭.c;v=ꖙSi/_ֳŶpaw}s_ S/B2/x{^T7/,f 4Lcp~?h>B`-mP/ʮPnp8䊞/I__j^!{˹6)ƱRo❃~, eK 4{:1Цk1"n@ llf#/2K `Ƿc|sדiuߋͧ|֚][Yܒ=[B?0Z ^ fhc |ۆO8ZMC-H}hY&vyG>o?V>ukuoV*㆓kwok [ oA2 {u#M?u-x5/W_ _ %h(1ɻa 6{QgͿ({fw} ?7o8zڔ[~EdӼ%Oko(ӭ|JA&䌮^ 4)*`}y{O'ҿ!Ci$& ǥzgi]5$d_QE!Q@Q@Q@_'%ej2KZe~1[oGeB|[Tx rZπ-[z43Κޣ]R=3kI[?܅{+z#Ci]l$?g$KPG^sڣ-nAl&#/rN}f4 ']hu_Mh$IIt[9 }{~iյŔ!q6 yƳ慺_+[~g࿇ [4_1KDf|s8:oǖ? Voum$كc-ϡ\ F&-aX%TCZ?+V y-˜S,Wc Ҥ[GXǦnH,֓%4V\NGrklY:Oty,<7-飺8Q6w%F5x4_h41بw M&-av=k>_!=4jeu6!ɔdd9ewk&~vwK^✱CU];GI4ˁʐsԎn6nJ1=؇@%.m<$%ƃo5탭ǜd}W',N3}?d^O7KovsQDN֏v]_E|E [Ej3j.'Ng9(M?,ֹxzC܋sy+W -2MN}2Pּ\6GޥÃ]gPm544{6`ѱ,0\NTI/~M_9ۯi_wZl2YǣK&UF# \u#+Gş@=Ys.3G9ʅ+T;K!|hh3Y! +}EY?@?,l]OޜcɩM7]J6b/z3vG21{}䅇 zZ&9}KOqcޱuk#פ+`kUx#vV6IZdk6ot:<&Mܤt9 CW}-?OOsxrk/+ϬחyKy|ǡ=7B.T}Gh8جQ㨫ZO|5ߝ^i&;;۷ӜH>Oca'Mg[ix,y J'woE 펋[彏񵕛[}/#y<`K`zVt?-KyEKwHxS#vr8&E|naL)i+dNeMOq K|R~~#>fmo7-kUԢmn4FO-u4fe'㑴r o_Zk=v k}*&۳ =V+^'}p je*$p6oqOZ' Ѽ]ku+^kq-v{i\ =GK_ՉWJGMU^[f  ,Fk tf0ũ&o\́mz}7X_=L#0O7m*g'w[7Z-gCN-4Dj61@6 V4i==Ski_RD#F+$P2d Yx\pZA%[ʲBn C`d7lh[1ka!H5oCҴ9lY+I$vs'Sq{/g=6Kw|c-4"𺬚sjQxנSHDv|4"]!IH qd*m'D>oӯ4o|}EQ&oki/*Q=$eUǥ9[[yoV0uoCsU"hi&F~N>l 8GES>$ѭιwΣqB.>pC8k'KU ] e Xsq~|;=cI& FBw*zJri]G?ʲ}/Cp~*?<5^he<05͇rqm$F3֖V=3@O EknVxLi7:SsV0˔H~Yz0x;{8 xj_&3}i;%eW.r?ß5qhoCRuv)X* ԏzW~"Mх6Z\A*WlʿxsW1Wg9mw _j%A*X0Ǹ.?|3ukZ>n.50 @Hwm19S/_ɇNoE܇Qd \rrNWoȠ}ޟz߆kr;[oő }'PCBy]'C%ƳqmpچX11-nV bt;humO&mي4 [_: ߕ}'o%>)e hM}yݝmP U5i}GAA6kA2 lNw.<1ެ ]GԦխl>w|7}IOs^O7e}wݻv׷w/K|_YTl; wZ ?)sGko _i7VuT^VtP NA\hghk6(/e.ϴI3n}W)AMK ;Qn#Xѳ |?(n$Km~u ?iħš߻a]ߌu=2;[xZKc \:r-Vtb |~d6ߵ P)l;16j|wImc^6@"UB !:޵)ߒt>!mZWӡWH\g8E*NrǠڅu86@ ɸaotvx5M2% Nr;ش-j[IjϪV!lq'z|TJI7gZ6_n%k*y,*q%cU 鷶G,m}~hx3$lk.@ʞq^kkYK-kHҼ;}[xTTdrsqݪr)7[>9񥦏kRoJMmJ @吪% p}jH|Uɵ cCP9n`m$d $zu/XXeXx-4,2{b%~fzKzΑI,4 F&𭞜}@KP2W8o_ވmWߎIck]"B5'$zc52k:[ꭦ&dڒh'C03~.58Xjۮߣm$߭|+:·pYJXd=vR] {kˈu2K{ MԩwX1y ⸏WtfV!hFeN@8#&o!u@~ {Ek7_Q7H9=%$. _}5kwMkii=ij1L6@9{MM 粛Y#I{ānU+#:^k ϥVvi%ݤQGq\<1_dDZƑ%-l>e^rGߖ>^f[z![MQ]cN:| R[tTl8!8{hN\K\䀫d8Cx]5n4[4_[j2C1a4c.zzo[[o\do7#۰kkF @<5y̩Tsv#//Yn.ٝVܔ8pOӽMczťesunq40ή~5^έDVmJ]8F xmzޔu_on*QO`find''uJMX[RYFgcry8_>ڭߍE埈g:Dl#U dsv\x-:ɍWq|Wi~_%.z$Z'-4߲ܱH&Rl$lCT-ykѱҦ>E'`sZ<#_z(4˘ֲfC(6Z?wZ_{׈tKH$4#qIt b2?)#qYZߏ|9_vY,Q>l.pH'\:6.yoyx]FOw#Hbe 0U@ISgKúƝ9EtvA $8RH;3(g~X7kզxtF\4koy$?h$PQOF@3Â8/Ś{[Jֵ="=B$cxʮXp ?D&Pb6ԼHdGomo\W}-4-ew2+Rx$ K);z /տ"4Uu6њ/=DI1 '䁞^(ע1t (#`Ü=kZ˥ZţjoomE9X2czDK#^[oѕѕЂ*t~_%~"]O ^p6~]ĭrIny2`FOlVxQdX]OMoE[WӞ[}q8O(R\fvc0-k{Ñ_|NPȻ_,ynѵ$DOET((((((((((((((kv 2I8V<~*K$z 2 pd'<( 2*k S"PΟVt QoEj-&ɑW*FӃ`]OAmo隁u -} 7ݒ@ֵ> wVı}b~5󶥤i-=e~;+HV[Q rXzk~ i_ -tNKW1X`\DTU`w#%psT-~ŷkZ'|>!gxu}:HoddK+;;Pp2xW^>M)yϥjwחFP2*9ǵyw uᡱIMhn.`12ۨܬIt[ોuK٣v\t9G_;ۿ}]kK.f!2I[ rӭ_t-uK 89_Ƽ](է3 *I# qAxj#Դse^۬7e>DX 2Kw5om5{M[OD\Gw08/7aYMHbw<W =5ׇ},ƅCMGyK3{dJkkפKO7t->Y{{g Ύ%D>T|Syۿ ǧm,zU-6V$Q֭.uJGhj" uAL_>{ ;aEG˶ʣ#Iկա\tR2;aM)u;l;QiwZjVSA̶N$(9x6Q<}$:d?&YM, @($*IHTZ`ZjRjѾu+ ncӎk1iZeysAPY+UO146 lK̦0,;zDfExNm%e5[-#VF+ ӹkX7$p >~:j+vsjik- Oc۾N3hŠ(aEPEPEPEPEPEPV7N5]^Ǩj_jpNEQEQEQE,2 rI A(H = v&(cC)>-PEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEPEP1O ˬ8/44YY;dg%M9u(%9"3<|?t;wTPy[15>itg$C PH@<b9«$ 4g m'ڭ3Aj }?/oME!:z_M{e(BH>kqՊ$Xicf2pgҖI\~O[T> %ġQ,`$NG+'ըuxI6ZLFi #Bq#z5}oig+f2鎻I'y[kskuj1F$r:AT}rƜ*Pqz{j:U<\yoGOj--4{K8hLih0C WhvN˛s'x3^c{[m>;v&Ty\8ۜZ}NY .$ `I?vR[[C 97Y=x~ xoFeƟyh$Rdrp9+l F>W—ThJrMrׂ>xS_ԢonB9:d8zZ?ddYyy9>-jVؿOtYXs=ϡNឱMkGf7 " &@i,55Tğw!uYk+UP@ ӿ>1iXZj>./b5TK/׶}<x5}[7~s $zR_w5ol-v@ (vs]z\SI-eO ?%0"nM1 |qˏ^6"8ืqsL׼m:D>2`D BG\C8-O|kz֛xGFޥdʩ=ǖ@%8#]|5N'~/էvDT<ȯh7Tb{%?>.]@`@nOlpz{RICcYm1T ܌_[QTӹPj~/'xM{ XKdsu+9'yA-߂>0jj#ݚ?gWlz׼QS֧Gܭ4-2NEa b82W$񞷠hݛ4X״YǜMM"zQb<3Q-_HuwV|I`c8IxR4Z\oL.m".'+Q^U,m/|Zq8xaцzz/2OGddy6զP|Id|\Ǹ7?4mo~!xPY/ŜEEbzOSKhxgM iRZ;(nyb͹A3URTD97UM9_Y @j))i_kOM]B55[""~KIc&q͟cx\Zģ8Sӊ;lLM6!:z_G !:z_M]Nr718A5bmt &(QEQEQEQE-ep &6mFygXyp< pylHO]ɯ:3t[m&[;=5h 0Kf6+=z;®ʼn#RT$BTRJB$W~mޥ:z_DnV4>ΟޗPD?gOK[h:z_SQ@Y?/o񨢅ZIipt[`[s]H>ΟޗtƦ!:z_GȇgOK[jj( "¦D.Њ@[-*_4'~K\M@$~ΟޗtƦ!:z_GȇDШ7K< P~E\4}?/o񩨠,~ΟޗtƦ!:z_GȨШ7K< 7kSP "4}?/o񩨠,~ΟޗtƦ!:z_QK ᜃ鴟_jP}?/oMEdCtƏ55>ΟޗPEKU#ZPwZ {ԿgOK[hT?!SPW!:z_GȇgOK[jj( "5*(;n=CwBiX(aEPPj-@5Q@̟jV^Eޥd NdT^ĖBR}P<$v>S7IucsȠ#`r9=_B̓S4e^(ԆRDЅMP_jWbCFW2ACvWb_>0x]|5w,q#C#.guƹ-sg+5!xw7\59ןvnj6ъt=L#qin{lTL$q^+$Z+ © 6F w8^ZGycMUaqph%N76NOzK]B%UTP0-P0((P(QEQMD :YiKmu; J;Vm@N@,@ep5U5rpK.kM*,my,2f#8z}N02tuiamXቝ]=HۢĚlwQM,34h# r2&'jt0]˞93^(T#ST6?hRj(Q@Q@oOM]B55[Q@Š(mt nV2j(Q@Q@Q@Q@Q@Q@jj?+SP$QE ( ?+ST0AZɨQEQEB/sO5B/sO5AEP0(_?"o֦_?"oց2j(Q@Q@~E\MP~E\M@QE (*CMP&(QEQE T?!SP.EP0(n/tOT &(QET3Ajmt? P&MEP26]MsϏ6T7jvVWSn򠍤}'d~OEr񝏍tۋ: |IqA܈N5#tCwB~85+xu-x۩W}z38Nҹ_ >b+UNXy[uf=ɥm M6s ⃨kҮ&Ԯo璱4\qQE(T?!ST7'(ؚ(aEPWׯk .g6= 8' xe%k(ؙwhl>l}zxkGuVOBt˜9=2y8{U%,WS;LۤY- p29vEN:|x·Zů!Khl\Hzث-,A1 %M3Fa`[H8z֒ Qu&Xw9nbpzaѵg]:EjBnQ%,3@l-ȶ欗ZliѽBw7P;nR y {ㆅVio3f`;N8IϭZҼ?{iao(H̱ HъBQAXM4s[]Cx";yPn8 n{E :Qk2[ dI.2LdcA\˽+:nVJY^I 9Y{6o>JK=β wr;k M:LP tE{r Rs1#$n4P#b<kjiT~U>ȋS[Nd{HB;9BHEsiV7dfώy&Wg2Src'Z*(Nו/yr\%"XUS$o55Rm?7t Ԛ(aEPEP6?jjSGЍM@EP0(`[s]5C۟?L(aEPEPEPEPEPEP0AZmt Q@Š(mt nV2j(Q@Q@~K\MP~K\M@QE (*ȿ5ȿ5L(aEPEP/7kST/7kSP$QE ( -ST3AjɨQEQECwBn/tOT QE (*K]B5CwB=VO5ou@Tp=[-t#+#g>b)B*w mZ<zj'G=Ÿg23SG=Vk 4\9'|C&(~o=jb@ 5֥9ZAw|ͣkIZbc,/RѶs[Ó$qt 4-ELF NȵV#cF-7c-&jI?|+pu Z3(#=u?sU$_i>'vAxcG`q8=ǁ<=x3Ði:lI{d %AGEPWzo=tMEC(U5ڭ_أV/P@/sO5S[>!E=ZUhV/Q( j*[xGڭ_ؠ.ȿ5V/T-sڣ>tX;Ǫ ڭ_أV/PDT?jb*3 8qFtX_><>kic"$ps |EvjbV"cQsE_M`Tg΋gxZV/R-4MEC(U5ڭ_أV/PD mZ[xPs&$㏕rV/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb K]B5SP&xqS}{}T?jb[x@]QP{}>o=tMP_V/T7W04j?(ՋQE*jjeՅ-osE S a}]OQRG"_7%M0Ē?|c)ht:V;y% Č I8O?oCQE ߎ:M߂fx`>Tr'˻s<>xTBI='Jקf7qc&^.\_~ özp+HQqQF_@;j(ԆRDЅMP_P#3y'cfW?w>?*hLέ{zw Ƣk[O=:K{)g//%wm|4u.sqskjK4rq?!/ϭM NnLchbq3 U{I:3fawg%8gEtv_(\J=NIq6ŵiGd`F;ݺyz]+]t{al$7mFܪfU}>ݭ,-yn( Ҝ nczՊAERs[C[Zr!Id doA?Y&26PG& n9}[EG%ɹpAɶc0sv{;(`K)wҵa-MXٙ,|̈pI8<}cC$ơ `k<5q=U[\jn@-̝0Dw֏wƶG4oṉuM˂yƖ6m{Ε$Qo0.B\ lž!Su Ni紹x6(y޿x|u k+iv2-J—̈́!mV0$ }qKo륿=~cխoOS袊C (!8?*8?*-(aEPPoOM]B4 5Q@Š((m?7t -(aEPPjj?+@5Q@Š((((xj\Y"oc,10 `(|3Ak./PiFٖ vm,ݻ;iE~K0AZmt  (Q@C۟??AdQE ( (!OjOj (QE i[lq~>e]p3:t|f(!({-Š(d7'*jRDЅM@W! uݹv/v랝S`'n_EsZψtEckM>.%7%_cA &yaj^MEo;s3otMj?mv7K]Bg,HiWRC\w0J#R N*iIsijCy-1&ȁ$pRNaecҸ=-Vqi;˛0]0g8lމw[ˍckH}Z/QEQE y\T y\T QE ((<kj<kj (Q@CiFm?7t.QE ( (!T#ST6?jj (Q@C۟??AdQE ( ( ( ( ( (!mt nVH(QE nV$:S [s]+W4j: RX fP#ZXZY;Zh doV#4-&JMWY(,(?_ͪj?_ͪj(aEPP~E\MP~E\dQ\G",swvg_BN*\떼F?bLڜ)#0 q]My'῍n|^ibF!@ r=vQMUpZ?!sWcsr'wUS;Fn8隉/jj],% MEPhQE mZg[m] QE ((RDЅMP_Pnrjq fI]9- RDЅMP_Obj(Q@C?oCdQE (Ey5wK$Ebly ϟOCC/K]2K Ico8h_E.5m,j$q\Jh˵۞ s[ڶNaw~6lm4R}{%m $$/C?0o cR{pGo\F*(ݒON_N)]<7GZH]!vf7bQ$::aW6̖p",s'?cOv lwL.Ɛ󽿛oyuypĀfN$ H>խt"YDg$$|:ҢEP0(P(QEQE y\T y\T lQE ( SGЍMPo]IQEQECiFm?7t lQE ( ?+ST0AZɨQEQEQEQEQEQEC۟??AM@QE (<&Af)#v ʙz8ur[|w5=^-FlI矘y]|nV`[s]yaiMEPXQEQE ?T ?T Q@Š(ZZɨW?E5Ey)698 `d3].JmALD'gXE,@ImJ KORR(8ʑ'{hQWL,5&Kܫ r8:M7a Ndg`;t3Wc}zWZIITp]tyz]dլ0(,*CMP&(QEQE T?!SP.\׍-`Oi<0Px<zhRqd1$0Q.BO J n/tOT &(T x#.snPƬq[8ǽP]~ş0im\8ix/$WH6H֗!fRaՒ~=.x`{yRXdP$lXSg[m] |.#8]hn2zc4d9C"(|i5};PzT>sϴUL5YXEj"MǮT#}&rqi\omڬ]>鷐lnީ?øQnw"'/̛_LwvP<I: `qRy>kSIeiZG-ϾŮVKx @s@1TesģN=o9_BMEC?KG/U5/UsϴTɪK]By>kT72~QRz(|i5}.MEC?KG/Urj*9_<i5 y\TNW6o(W>7/U}I|i5}.MEC?KG/Urj*9_<i5 y\TNWo)W>7/UT>sϴTy>kP&}_*5CiF9_WJ~wWހ*9_<i5 QP>kQ?K@\_*9_iFvҸSB>7/UT>sϴTy>kP&}_*5C۟?_*hť܌844QE ( ( ( ( (: $1Ovi77 ^Yހd))_[Z+}Ǣ^_b c"7\8!npILךjIROk?+SU8eq$u_z_*&}_*HτJDڏ%1BFޜ 9{WhrA*?9_<i5[X3wӱ5C۟?_*WON\w^>U˔T>sϴTy>kP&}_*5/UsϴT?_ͪjڤ?g/_Vi5ɨ\lgR2RnA;I'EvsϴTtO1]twźaK۞Eklsֺ9_S\,w3͕0cOBP3+qdFvEu.ܠ3LZ3|g.o{߸}& rw|8Q>#jj[í0c\`G|?fI/z=mnEC?KG/U3u/ hgXC>ifW#3VC?KG/UBI&[*i}mw?/ mqVFu*ҕ#e|/|=k !Ul(y'+USZM9KwV7$Qj #\mJo!V(^a+'cR4躾}X^ u < pppH889_|?ic:锌9?Ł3BQMN^EVK0H0 9_ |DSxfT|HPJw [zu 5955P.?_cf|i5s$auoz}{[e*9_<i5.T>sϴTy>kP&}_*]_?QH!V_%w̎}a_<'I m|/ yۿ=}N+ߎg8H{ǎ?vmSE47\]=@w'qJeEC?KG/UrjRDЅsϴU ̮c|ԯޅ(Y]C) +2?XIc%l%qx Ԣ#+h#$*GUtCMP&(QEQE T?!SP.EP0(n/tOT &(QEQE y\T y\T QE ((<kj<kj (Q@CiFm?7t.QE ( (!T#ST6?jj (Q@C۟??AdQE ( ( ( ( ּ?O4aHFb7)ʜ:VU]Am\%qyٻowz(`[s]5C۟? (Q@C۟??AdQE ( (!Oj >kM NRi >'0i7z|woky:rk>1OtKgw3Ԏ51hC[RkUEy= GoI[H[Ҳҙ[Tҟ[s}$,c]5t-Gm mjހPS9Vvi-mH%>eQ׽|K{oh I+0.4YrW^E<_tx8"NqDZGs|V,$Şҥ2l$ Hya^EP<Ÿ <_i-+[2o-F[;{֥/٪xZznS6^E Q<> |>vv+$|pl{\=8$bXmj./tOTR+{h-m1DGRE ( RDЅMP_Obj(Q@C?oCdQE ( (!T?!ST7'*j(QE T?!@QE ( (!9*9*u (Q@Q@ǜMPǜM@EP0(m?7t Ԛ(aEPEP6?jjSGЍM@EP0(`[s]5C۟?L(aEPEPEPEPEPEP0AZmt Q@Š(mt nV2j(q)|WgmFEi(Nܶ-.#=kLs]n_xfUdPD(q@8< *_±p2 '|dfgP \σ<=GY^8i g 82}]nLNx:S?%iڦS?%iڦCyu7sGK䑶RMMY -uL6>AKuIt{;a8#pX ;oGcO$Dm2lxS>!'$3rIlOZDojQO_^Ś=4GF?w c^Ey~|j72RKlGsWw:n åivQ( @S~E\M@QE (?׿fon7/;۷?6z:g[m]5C?o]PQmQES$"]Һc@(K]B5CwB]B(aEPP_K]B MEP0(g[m]5C?oL(aEx_Y]gH[m !` N#$ Wb'5 _^5UFY/n|N 7&ٔ_1``6fkV0j麋 q$%'4t3^]z tֻjpZى%$Vm`B$ֆ]cć_i!RlSrfW mNO>%vv۲o[GE ( RDЅMP_Obj(Q@Q@ǜͿMPǜͿM@Q@Š((lʦlʦK`(QET6?jjSGЍMEP0((OM]B55CiFK`(QET0AZmt &MEP0((((((?AMPjj?xšrEWd@bNV|5BlD70Üjݴow S *V >$X@Q@ grm.{K~#袊 ?+ST0AZɨ\yQnŀc2d9 uZIv+ES#zOoRmrRQAd)4m\u>%]iB2Ra` '-ňFۖ Z[2i^M"?5P '#rVvGV?~E\MP~E\dQE ( (!ZHCu2\To7k\sܴ!_T+h[g7%w;Z(@(g[m]5f^G/I+3J/no{m>" 1UN:T |U?<>ڍΜ&hJ8Pku23SUa_s+z !qE#_:%p t+Goe-~LPȻqڧg4h8k !` GOtfc)W[+{Twac!0'QCwwf("K]B5CwBB(aEPP_K]B MEP0N:}w&y"J<<ɹٷ'$E:l2DH `z} yZ^n.E[O6䘿!2*2wsN)6Cc}FWN]LIVRFAҧmt? V'nm5ȍq>c!dA\d2[H[_Bۏ?Un?_Trj*/6X n|=]=ΑMr,]$}8F-ڮd-U" 2C0>Zz~Fۏ?UvU쥖KKwp-h!quE-($inbHVwoIj[\N]/cۏ?Un?_T5ۏ?Un?_TɪK]Bm߳TW+?/#?P [q=bgm*5ۏ?Un?_TɨvXq=bg.?soSU;n"66qީX MECz~Fۏ?Urj*/6X QP߳Qz~@\,ʦv?a$@l\f2{Sm߳P MECz~Fۏ?Urj*/6X T6?hq=bg-$_}ڠ/nm*/T;n?_Tm߳P&q=bgm*Zo$XU.ۏ?UT;n?_Tm߳P&q=bgm*5C۟?m*jIqq#@hQEQEQEQEkZ~^[ڇHf‚O'Ҵk/Gw&,V6H&PX3KtQ!=g] 5ϴ?__fyٻo;svjDFOfO+0D^Bx#p#Fu$a{B?d[|ݯAjj \bHWm*Lm*/T;n?_Tm߳P&`[s]m߳T0e$uڠ.QP߳Qz~@\ɷn5I5;5tˠ#w?Qxa&-`6րRn*9$8־*ɨMxN^dB@2kPJ̬C(k4}EHa!b:\R.N+u~#oOןx;{ ZN+%VqO5<1<#<ؒIsש5?ڤyع>Yo]//ʜ"2ZMx$MMjvΗmi .|nCWh56[ Z;{Iq6q9 }K˦XAe`Z#"8Q}Pw */6X. _Ѷz~Q2yv6}Wۏ?Un?_TɫIm+=%u4n BG~cvn?_Tm߳Q2f❼ck|W'ī6HTFJ]#< $v;n?_Tm߳PwM7kSUFY#ϪR߳PZdT;n?_Tm߳P&q=bgm*5C?o+Njg\WZ\9$䲅~MQUGuQ~Gq/ Z7],l@<rn\K[0L}Q Ⱦȁ"td ʐN藷B~Gu}37QN;MFLJGs-&6*q[%MZ}w|^TN@ Hu{Rj*ujebxgk H8',QK[dS1*YW$`r#`_//&QHaP_K]B MEP0((P(QEQE y\T y\T lQE ( SGЍMPo]IQEQECiFm?7t lQE ( ?+ST0AZɨQEQEQEQEQEQEC۟??AM@QE (Ji$u B1]cL'9`$mX^Aj=cm/T}R1RAw4MK]3NV[[b $ImgFQ]^FW/mt)/" 3DQԒxu=#ZH&rmiC8ӫH<\][i(D~[Z??t~ty_? ˦h|ExA"2Icpׁ x2JB˛O98 +44$TUU @:&0oeim'{X$>T/z'W3g6ǗHn*OPydG\W_U/-`[]8 } c${PaMIۑ_z?T ?T(aEPP~E\cxo/.ﭴ{BHk3&~c'ZO7kST/7kA<+Bj(((_?"o֦_?"o֦H(QE mZg[m] QE ((RDЅMP_P(QET7'*jRDЅ{QE (*CMP&(QEQE T?!SP.EP0(n/tOT &(QEQE y\T y\T QE ((<kj<kj (Q@CiFm?7t.QE ( (!T#ST6?jj (Q@C۟??AdQE ( ( ( ( ( (!mt nVH^yvL6WV)FLZi ~!i^$#[ {w<#{y5}CV6ڞFtN:p' ˩NH5R]4z4$Qj fc572ּ{}.ɖ1yiSt1Wkը~ xxj~%tT}K%B2=5}eo (a@:PjaOe,eu)#bI>~n,Q ]HPfJwy4/ +;]?+I6ǨyinL'yP]Bz@QES%8bifu4M8('ȿ5ȿ5 (Q@C?oCdQE ( (!T?!ST7'*j(QE T?!@QE+/sD]lbjOa"֓QKKxfm"ħiI=X|g%kZ 7Gx.xLȒ3 2H #.upΟޗQP?/o]_#__ΟޗܚgOK[h I~ΟޗtƀԚT?!G/Ǎ{.QP?/o5>ΟޗQP?/o^ǜͿMTmf!#Zɨ~ΟޗtƀԚgOK[h I~Οޗtƀ,ʦvְxoMtƀW5>ΟޗQP?/o5CiF5 co_5rgOK[h I~ΟޗtƀԚgOK[h BSGЍMTC|HMtƀW5>ΟޗQP?/o5C۟?6Iq'GX(QEQEQEQEW7-GW,Ӎv4sJҸؔ+. 85W7{ ^U 6ٌCqr1#pUylq=ꀣ5'Ճ04-:K ۟?6dxp?7Wަ:z_@ɨ~Οޗ>(vx~U{w۰qz!j"s\>Οޗ^ nV5 6dxp?7Wހw.QP?/oA>jn}$vGCA=@^oۼ6Ҩ@$LeX BI Q:z_Q5}1Ocz;7b=/IХc=Ē*1A%u&Vͱմ[;=R mLdx]ro6Я5[őM챌7V[]^is^ra28*q:H[.[/fI1I) si;SWOIV)bQ)_H|zY=]GYU)R!|.z\֓\eoI0nH̅ 9y9]:wa/-溺{-Q/:핐r>^jݯ; b."PmTB_?t ?QK^O-֫%ۣvaX#/h.n"  :noִvqT`n$/| *4}?/o=I~ΟޗtƀԚmt? Qtơs/.G{*4}?/o5&:z_GRj*4}?/o5 K]B5SkKs#7[QP?/o5>ΟޗT7'(:z_P59z(Q@C?oCdQE ( (!T?!ST7'*j(QE T?!@QE ( (!9*9*u (Q@Q@ǜMPǜM@EP0(m?7t Ԛ(aEPEP6?jjSGЍM@EP0(`[s]5C۟?L(aEPEPEPEPEPEP0AZmt W cr,Q.}E&3cw<'4o/o#1c I*==N23Snƕ'ONfןC۟??A#VMXW]PӬ!;ss +f|WǯvKKhc(eN?N:RmP8!çuˋ99wh_ F2G\#յ+%O]lԜIPIi?" _ $҃^abYDW%WtVzvsp!vYE + z.MEt9NMZN9;Ov|DWUj!ol5J!l &9m>9R ${[vfBniGG;串6V6Z q%ĩ ʩ$|0g۬5e:i%MBX.KhLeB |*2ooӾ?3\k`j:-rEf +K "kM!YݼpNʠؕ86OǢ͌VSk6(Qry{o{_Ճ}N(Eݽ\^Co EI@hz/j]:Dx.1@2+IT9 CLP!%ݺDJX^A$z &]$"nԫPF y ᫁RNƓ98E'$[[Җ%;67aM1LsJH&[",6p:+uY2jMmϱ*ZQϨ;ݽLFCύ$_uR}21D(CE_c7ւMjX7z#=*XehX]dE !{jַ|)%MFL-o9A r>v$5b,YnF/IQ.O4g8_~E\MP~E\MHh(QE mZg[m] QE ((RDЅMP_P(QET7'*jRDЅ{QE (*CMP&(QEQE T?!SP.EP0(n/tOT &(QEQE y\T y\T QE ((<kj<kj (Q@CiFm?7t.QE ( (!T#ST6?jj (Q@C۟??AdQE ( ( ( ( ( (!mt nVH(#h^FUP2X@-#._h]B>l{0pN*h-Nj/Aا,ϭs~!4cSMoPb7Y$ A]2rFq\^xMt]Z'̖@!`F9\`5tWwmkeq%cAo|12&=? ,K_.|'<5r=F[5`yX h#o$wֵ+kFʹҚ;<,DF #㑙ie*p[h7Z|~Y7OkYw9j?%iڦQEx-zo ]'Hc,Tg p=kSYOdzж.Dܻ2q]֟zq*>X^C`R$"I0|g>\R/8Ժeʯ۫Imot$065 _N_&b?;_T6P Qc(P1K^֒^Ũ7F)sH7UUIݏ9=& { hK9z?S?E7+k (d/7kST/7kSP$QE ( -ST3AjɨQEQECwBn/tOT QE (*K]B5CwB=QE mZg[m] QE ((RDЅMP_P(QET7'*jRDЅ{QE ((<mj<mj(QEQECep5U5Cep5U5[Q@Š(T#ST6?hRj(Q@Q@oOM]B55[Q@Š(mt nV2j(Q@Q@Q@Q@Q@Q@jj?+SP$i 2]Ih%*TA###5QIJI𮌞\%{unh\OȑCwv¨I&?-x;[llw>TnN4ۻ࢔!/RլLX2:԰AZ >̯z]#۴/ih>!uNF;xk;]`؜eA<)𾽩EtqLyodp秽g]^Yʾ$>qco{{7v{*LDh2Gs.$$(îWZAtf]kIc7R:+As!rR]n̨)9.H$5+_#js$<2ۣ8(705M=MK,P,! Nq50IjLpۋX#A xj3,# %iu(]wo?.3:U&A4$gB>ɮooKO(7fI! JfK}vYѵk]~g' Z)/-1@UBT׫!cb}`ؼ%߇yk5TkPpF@h߭%ed}멁]f}gXf)J: `iY:na뚭흲uu'$gkPɊQEQE6I$/# pd:tkkqw-ߙi.IvQ)T xY}ilon IFQ~9aH*i|GjZMtL;UwYc9\ԚFurR$e|7'en4MMK ^7iH#=MC"nk-kYGs6|qkn<;oGeٳHtô0\d7Q+ЩQEQE mZg[m] QE ((RDЅMP_P(QET7'*jRDЅ{QE +=燬i9VV d:E&=V;l= mN7+)ʳA@_xK߉5[(V{4.V0%Tr76ϩ4|EI܏l?4ڮGӡҴ#/!f$`dIj7)hrCiG,AWUE!,AQ 9xoUQ@,AQ 9xoUQ@}_klx j7H?ꨠW?r 7H?ꨠW?r 7H?ꨠW?r  h1AvP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTP+ 9xoT?^UuTPw-k0_lTCi]U?^UCi]U?^UCi]U?^UCi]U|EJ>"7,AWUErCiG,AWUErCiG,AWUErCiP|EJR9_X4?r ⫪9_X4?r ⫪9_X4?r ⫪8o X>1AM 9xoUQ@,AQ 9xoUQ@,AQ 9xoUQ@,AT0EHle4ڮŠc/ *t/~ u7S6bIۻi83h(((((?77?_}z`"LKyۜ۱j5-],y7E"d2ЊqͱMڮvm7/f ݜdg—nbwY|> \ #&sU7,AWUE9_X4?r ⫪9_X4]>~Ye !C23Vj (7H??c/ *(7H??c/ *(7H??c/ *(q TCi]U?^UCi]U?^UCi]U?^UCs->?:5H??ڮŠc/ *X4(+uZid!g-HGBUs+{Ğ.ōYֲJdCFI+.NAvl5_liM`$ vʃjEiZo|" V (AEP}Acb[Ibpp? vqSHԯ%i@ 'RkH'q'wM1?z6}+Mh{Kd2JqP/} z(Q@U4M9o6)e8BݳV3]:48Is3(Ixٕ^I'<`psc[|1_^IA=es-ŴMI+TSXtx1p W 9Yي'Xx[LQE!Q@ p U2}+槫K\в3Gi *2%˃eq8awar<ႀwx%x$ ޣ[ֲOG*X0@I2Qps Aw=Q@Q@T7Fphv.S )>sz?jCo*H$$C)P1]Ur~/MzłإE7%cs(迮'oDQEQEh^!Pڮou,+g,>o~Oκm6,|,`G}RZicka36P6`Ӟ^@3((dA G)خTҀ95njn.㵺٬l\ K#HAqkr;vUKJMf@+eyjsJ%o:7#S0&!1׷]`QH(jlpM\Xiᶎ ^Fgw N"IxS]%a\鷺ޭPXfx3؄ +Iz:3v((((((#lNe O Rq 5޽jQJ4hʛT1'⹟ bMKlhR-~sl" 5U<7oQEHŠ(oMB^[ 69KJXK9{c,'d\wz(3h񬅰΀aNѸHNEPEPEP1OYlňEh底 q%9딾Ecy-6&@Dř|#.p ut-QEQEVk8 Y%{.hP(u#9'vHzs^%uKgwg 7zyrn#+┯_SsLk6H/4I#Fz ~5SHJvR'BXqU+]؈__p)QEexRJn.mcIo"c8F}cº>vݤSȱ3 'qܚfͫț$,eJ;*1ҏiW.\Z[G `P8¯85ER(vZ[]AMv^UFf$VF:2X)cT>YHv`Uc}MjŒ&;tcxcN[.8\Ghb<.I٠H(QEexTmÚ4p'Zšƥkq%"K;4H+Ix..Kmi+l)' Ú}}7mi \*n QE ( dCYRk:$dd{dSq,"x>kiukqm G_4DP=JmII^J5jiwQE ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( 81jJ81j_j>B/G3| >Flc5X(IXݼq#xŮvGqdeI4#YX{'"na^EH/<7⥹d_Xj0}U?$Sɹ"O;cOOi\<ƽ漿۸P_2Š(,(((((((((((JFIF``C   %# , #&')*)-0-(0%()(C   (((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((((0" }!1AQa"q2#BR$3br %&'()*456789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz w!1AQaq"2B #3Rbr $4%&'()*56789:CDEFGHIJSTUVWXYZcdefghijstuvwxyz ?S۹D@&-Vks YY13S2 L8ʰ Q\t[ya3tg)"n }|S?u(mOkc6Fr@CZ 3-DwHbu;K8po'4hjN]2+; Xr``0yFdH`v(_0|<+ I4[4K3H1ErqΒ-c(B"Fdݵ AmMсm%pB+\! t1vV~_2Z>5) _%*V1ޣ{*~(-uY!57^6cSpe˷]Bh:r7ZoiuLnY,N8zJt-5M[1Y%ۙ|+v3:wyB6WZ g-I 6׎aʊWJS(mRYѸKuH㲚cX#681_nmOHKk|YFb#*ARV_ hBnFi-dIzkgMTm-c1#tZkRJ̱ܛN@$ X]sI}M,N浨O4']3{␍ +/^fEĚ,[fnUG=zu-uq6d5Bř<⾻3 W9x6rkdα]Fx+Qմ/눮m']V( TQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQE%^O,XNjYlrI=nG.=ʄdþA}Z]Knڕ0`NPUx=Fg] 'R.ΐ>$׳V>Mj"cTӯ"m`-t8}M_+;k߅{l<k]jS-{gS Qy(\oSs_GE7+^I~כWzq{+}+TkɧAb5Gf$qzs(s4ʨ WL7*jkk R'Hy,GKb&V>$nΩwwmaC2 $`mv, qϧTռ;OY6#qm4SKh ƭMPv4-,LMaD [^T_o77Gݷ9:K4p2ȉ.,zJ/i\/57\W%i"g~Jmb?ZoMi|_+GMfơ{DQ$L;>iRBzu/zp3 dqji\6;Z $m(G!d${JءhnVHMXg}KO~Zj,䟲InR[wyknխW73\._&5 c3^E-l!wtK| tƍie%zT&dXʘ4Nyەr]QCrA #Ž:)wVZ+3E!Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@Q@s^.񕇆'I&H,8.$#O`k$:i>=5kYf Q8jdoШv:ōm8m:kqrG>i? Bw[(]Aεyr2:jXFR_qqi֭t :&ɧʮo"~gW1<a?z<_#?1'^T 袊s_Ɨ1EO i_o]= (Q@qڇMoM"!ͼ36l'# w"J6ʂ +$dW!No嬚]&{V (cKT}w\oC]\_\Kk 0ygR6~:叉t+M_IetfR`A Լ[xGᖏx[^UXZ.)v>8 m[b/4"C!RC7ԶICtQEHQ@Q@Q@Q@Q@w>!尽Cn=ú+EO>]vÚ֭gncw$ּ+⽼k_SMEB|Gm-c޿m%֡Ihא@98A3Mk-'eh3hLcҮm{{O>@ PNr{ĝ>547قB>n'nqwcȼEMw+Ԇ/$+ ňT wc'j\֪ɣ𶥬n^x)]Y!kw\H@Ǵ/zJ#/o+Nu[=M-_ |4AH5W_S<_鶗?-䥳d02pCu9ǵ} GLoI5nŠ( ((((k26חw)$AGw t'M'ǺF=={16TLJ'۠L[yMzww=&\;{o y{wd+~'hWr0K{՟]j? ?$hz&,"A~n4Ю/R}^K6tsb9Đ[܊i)I-_Wo|P.tJo/K6۾vHu+c~,+^ 0 u܇AO>2ԵYnu^eMS4}l QSu5{xX{jvW1YCΑW܀y~e%: x|V)<-m< HeO###"7"3]57muV'$ubkYiv#ohlu4 lDfB0:1Y> A?RMCOHWBb RWq)+)[#?Ҵ ZԲy&cr1b۷~6SkA޵--o1y)/wu-OL)(((*TP2W-?g~#־տ@_iY ǮtU|Rg)s:Tb-y?|F'#?]r4S9~uugHҞ]GK%ͯaIk~V55^^"V6U[VoV=#JԵl{mcpkɵ 5 .oH$ӮMA,f01r6njrgd/j[3%o0C+@1޼LG3t# n \+b&~/?xG.ዿYE1y<V#ss]f+> Cf .KMfbd﷐y8z)ӟeLFⷼ#ž7e|1(MibaI˨Yxys#?!qGkKu,Ee(=M 7?QGf* ( 7?Q\WKadMS?ugN#uO_דo.#Jyu.6i&.PG,[Xgv ׄ׵x@:o{GMXڎ!UmZŽZx*Rɲ'FYI 4?uaoZcnB;IȐeek+}pI :`qH< ؅Ik_d{OJR۬ۼSʼne99sಶ6~|K6,P+=H'R5>xX[O4VMu&g?6Ȍ Z O~{&4b0ʤg<9э]#FEU˥:dURmH}o~TTeses;?g~#־տ@_iY ǮrugmJnr*rqNN#tדo.(3_f+|1{k 7-6yJGv\o!vw%*ltʒgrQgIF -agԤB[C[N.'V}g\LoX8 NOi4 ,rL66; v m1Vkzwf+|6$nz}|IBW'Xn_v}o_xwmSPضy-m鞕o~+iݿ{u XYWZ',Ee(o?f(,EAE?f+ƿ{i(x+׫soek-Ϳ^_ 6b?{i(x+S믱>k]bm:@$V˩Z,1Wh!@k,Eyg?O^%zeKV:h!D~_ixnPG1syO{$DĶnQxP[*=R|_+둧x^ X羹DMۂUz ŏj)b9}FnP\'摼 3ѿ3p嶗}o~TTeseZ\4P8E,U#,q=jj_'hJP Q KC,_9XU]}^_ 6bh}Fy{cf}2+k[1?ejƔNZ=sG<ŦU 찋˘2R:q]}y'.utsjd#Uzdx(ޭOgk\-c^*mmZ^sʇǻjo<e<6j55}3B8]63'ȣoP Gڱ4k*[s~:LJ| /J}%߳n︭o^\/1[eyUTn,FdTt/o?_esd SGc,LYpv81Sj1 45i4KPo&L)f8'&oFע1jz] / 0VR85|7?]I/܍v^'oKxbQLmO)āUÀz2AY|kri ɸefUW1H-y+2QY Пs}o~^_ 6b?{i(x+SmP WgxC:6}l߻08s^c]/V4u&e'ƿ<)V-7oe\$f\Y[>/%޵C,zvq˩j~wO1B?r :QZys_I _Utν-w G`2cd Wo~wCh{ Gbw>c{~+mF7|O#JR=l[S˙ V98'oF?hl".ZښLVb99o}YjZ{yWcnC)+#$-h=J)tQE )3Kad0 QZPWx@:o{GZMhS#0 ܶ.'xmI&6q郎kkx!{[/FX}k]p}NIWO>\pKmf;g2(]5(rp9|\; ؟Qu$cOGʼD%z.w=o͵ׅ&:vl;`3ݒ8:Ww\w¹; s9k[XUb@8${cI>? jg_2*? jg_2*K u;饰{)mܻ?˜wA-]VwHРkfxf ?tjm,yt6QEQEQEp_mJ0kWV7f(Cc?u4n$K$i%CGOo$M-,\ҸQtwc)G׷3d+anO*rvO$'$55Kt$'TYq޼۩0w82Up8Rolc6p`6evoWĕ|IN?1۷կnco^S-ܻ??ͅQH ( jj8߳ (:߆BJ?BJGz[XAn>˥l2Ow9<6'"[«fzl%GG ytKiZ}(e- gX+) 5rZO07?O)8jkYۿ;"Uf\[ۙF4K8V H8Pj/ᰍ^tucyLHuW@il_6I#W+ ȣpgT⤭-‘?7];ohvU%1,r@K׃,aE#D(+HV,mI j8Y;Ξ'ٝ]QH(*?״ CԿOЉ+S >Oybg{Ὴ,Vpkvz. ].a76@6no׮WYx-|kenڇ%Hl-| ͓RǠG^34i$ƚ5"[^@z#Ӡ0̣*jOmKuvIWv0H[_s#Ԥdλ@;1'.?Z_^TutV&{[eRc1 TƳ D5L"$w9Xu"EZ4|w6rcfRT+~bq$Uf<&m?Rզ[4uF*S$!-E%֯w}K<ɭ'l˘o?Z\R߱}|7ؙϙݱ1] 6 )QE:ְk{_5?Z hBh/ U{M1C&?=~Z߮h󨿹fK}[=X 9$Кk[D%0G%=NI==P=\G y67ZRK2Ma)@SI=n8A<#ݽ[l /ʪc^ q;ZY62*h !1~Gt?uz5oS?f9|ݣwN:ɂ ns+ )vβ(Ң!sV< VlbH- A1Ԍ5LBxMoAg5bH%]Z-^]ιf723]e8i_CƓeaXm!kI滝;3)n9v5VXhxDI/&Nvy3j萞QH(+S >Oybg{ῊÍ[:־,}* pMę2\rAQww擧v6`75#cs{_jVYk{6y!Ns:bjG9cK'Z7>uZ(7>uZ+3i| ۢ(,+0kW{\/_&ptQEhyA^+kڼ? 7ELRxcW,iV]l׀].5]f'UMCuW'E*4[u={5/Q3@ۜpGj1mk}Y.![ɱ :P^3޺5IHH3_NEX{Iu~hy=檳]LIc PZ uGTMi!0p˴xQTUGex(ZG.ěhI$a60%ߞV{}0#NWt0ܹ zwtsF:ETQ@p_mJk0kS[b((+ڼ? 7Ex{W״ك|O]ԗ;Y.,o qR{x|5kI)3!1d$I7vxZOb2-;s铚l@|aF8knM0E#ƒꉨ(()3yKadlyXⰢ*y_lftHb"ؒqw먬ͩAKjymԠ|1F\YثK$j4-‚jz/D&᭷<oPuiL(K+er'7w{ׇZەk+FKz(Öv~⽻yρ|Ռ~vĮ Mjl?_$u5%}\/V{ӴMLR<+gntϥv5峵y3Z`߇&I>dU71"0Ib:Tᨺ7(FEP^ ^^ U~aEU'[C׳I^^gC׳I^Yy>CxP۟ hJ- >Hlwc6q`~'mETQEQEaxZC^]+Ȑ$aq;~Cvݢ+IijHҪ'ʒm ŽgMOV5KD])) }g`mČAOKU#VƏOm5wGZiWybg1D+v^Ė{wss>ԛڅ &}CPke ˜FœvTO##ۢ3u "=B/*XEw!¬r}iQTWO<KO3;<=댞zߓ2~d{ۘ)#i`*ŷd]q έ''Eq=ɒ+u‹x?`d/ғ;pE/A$뇎gFc&C W3ךs2QK頑#9Bky#AZR6QE(+0kW{\/_&ptQEhyA^+kڼ? 7EL+r|UᶔA&$vǦ9o4bu?q;'^yh gXG^2_t6}7ƚTcRu!4 %Gg 8A^_>x-$MJ)`W=dc ǫAER;B('A:ְksǞe$zn#P۶)_1?L煜Wi+;/?ZOċMMg)'=Ϙc lv3.%D=M"]>*ӳp z-N+gh[xmLuYXڌÂGS^k He֓#ۥ=,`Eڱ1^~><+2hв5 q]H]iQ%B ʊHsM d{#R(tQ@zׇ4MumoFu&Ip+񇃦s'n]\+j6k< |(}yE& Z5!K`I8BQ(l5wEU-[UR_-nR_6 U3v$w`)QEQEQEKXalŵHb1c\uϵGIAuDi[pN:>Q\Geizi%_:Y6vڪ8UU*V\Ϲ[AET|Rg+ ?Mna8:(&-r|~mඔvN8mMFMnėJϪ&cd ,jþ|$6#PPw*Q7(oOL 9|-m&r34QE#`(( ?]p_mJks OE{W״jtA2;0#K^KZ{T[itw(=23^ws8uDWU4m8̟uc^#ypVSLďJzVUN1o )b_`>|Bwm[hzS{{SG1D{1nq9ZeidIn[<케=뾤μ??QE#`(((0kW]/_:bŠ(0=湏Z'Q{L[m;d5$nJ;O\Φ<%|4'RcB@2(-$% c%PGǗ t#$ ߤ`z6x#N/ ܠ;]ߴv@=z[xBmn¹4=Jg2j`X5b6`%pY؂ tg#}h ( ( ( jj8߳ (:߆BJ?BJGğٶ" gMOV||FO`H?(g %>+-FfmFz8d_=/xmN7oo{xW, .7>#OS9<($<$|;MqZ> *7p.ܞ)5tdϡh ( ( [-SGXMIR&"(HU0i$/-ھyZ2|?Z> 2@lCnCکi$,RraÌmOv*)__vյφbd$6›\Wiium+QVӡ]X$be6fCB0c[WzhTR.t+HB}w\/ ʿxF!UMZ- &U?w0:֖\t%3= oG G9\G%q{_+У (w4_GxW5?M?RξD&px]+У֦A;McH|͹g8ϩrN\ɚux'uINNG$aWf&-' kNui<9=Ƹ+L[[D !}'vۇ (QEQEQE|Rg+?\Z?aEU\ĻqwRM>7T\ $~bmwo| 5M"BpωPN=fb~lndR" >8{p9.gVqshM"Kxرǽ=6m^w3iky*h!3vN3zyZVÇÙX$q#*Y|J ԯ MMb)&0895zGĭ;!r7jwgN9ssxz:ZoJ(=((((((2v>SQץJ;~w_ށ}o⫫J#+"vUJӼAw{-bipۓ>cʬ6zg*'qJ>QE ( ( )3Kad0 QZPWx@:o{GZMhS#2/e\A$%!%r9f~wPke=E4Of`??{ ]Rm>?6[J``}l;F'Wps ޟ]׈UV$1jvgW!c~(_E -$5wʳM19z~ :m`x/ o`p>tA5_ `>vז樸+o5?88km{K'D$>HG]#Ǔ? 江cV[bGqNS<k}^#*OP(+;Zt 8[ :9ITk9b3Z4P|BB*_٭ЯCN"i0ert_n쮴Ijm^ ծ{ʳ3F# FCN0隋ij$sʰ;Yr7)FGwTE7wZ$-+ƊXc0rq{K[]nz-}z%*3[Xג l9v|ןoj"5oqZhAh߼I6 n$ "iF_cOS_ƏS_ƾ32>Ǐ/|Ms׆E fjV-lw[J *o}0y/Uۈ/fqG>/ShB0VF.cH4M'MKo8=2>WkOW6PGda7w)n2D,IPA<)#]BkI촸쥶{Gy 'Ũ@,mŽ]>9ɛ*B|n[/_}}?O,cQS[\Eq5 BG#!` $8z֬ ii[Etћn&DIUi$g* 7c8AZ;]`)((((((((((((((((((((((((((nO>9Z)b,`Q5χ,ZLQ{+gq:yfF'<'$$oq1n[~(w{T({T(WHU.\Oʾ nez.^&o$ZpӬ>e90\1o%s ] ̺/2c@s  ޻LfQE#P(((0kW]/_:bŠ(0=S,mFel$RHܐ;Q\SMdS u'^+|%f%Y<\$80J~קh ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( &,xK\hj نrDLmsz(Z;XﴝjM(A_ qopbG.uIK J{inu=ķW_$F,.Nu5E @z_p((((((( ?]p_mJks OE{W״jtA2;0"T5e[㳙$ @BJsӊw{7TЫc` iGJt N95^&Ŵ 2m;x<q_<,wfx+>H3_ӳ06-?7nvB[Ws\4z$2%7_pB!2pi3ogQH((()3yKadlyXⰢ*ywԶ^;h0HHe@o|1Ȯ?QG׎fp4.ر&㞣5=vxj%qeap/|_vMޞơ ^< CIuhjLJp8yt2嬼-hUMYz㢨܏׷4N6g+#,0BOv8O5L_^W袊 ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( ( (2:d:ZdjRu:H(p_mJ8!y#@I=p.`Ѯl{yVGX2:GQMna8(+T k+-vq$8XF×c_5b4uM;¶$Mp1wH:'GAwqKk,lG2GB03kӼS|;KȔgRW6S- \\Yi7cTBI$N"-Cf$;H㄰Lv=kR5yb{QAAEPEPEPKadϊ_ %pukcQT`{s.C^}m4wE$ݎ6Et|'[GɪHU],eʅ؀J9d{5# N٬-hYt%z1ߓ׺?PtŸuv0vءG6u FukEsΫj pv3y;{(Con~ Ŀ~.ufЮ֧ݨ+ĮF0;q|O?wѢ׊l-5/w6 UܭFG~@*@N?I''?QݞX>WZiV~DʷҴͽHxR:ui|^MK 1-` IӋk &II$#=}4O{'k(vgi)|S + E~ͨ[F%E@!r8$nǽiQJƜaf-Dž5}R٬35mex@ݟ'T)k!-_1U;#ktYE 0UAhUL"#C6၃be=R8}&uW70]yskyZȡbI l|wA \ETnU$2=IEԻۻQEQEQEW/xUգ(iTA Dq L1n0~pH[/ЧWؑT2@ ʠ 6v?Kad/(ntjgQImEg#ڸOJQ %wRG^ZB[]=R|ͲV1 (w4¾g >l?MtTQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEb:ff&/3~+dM&qsGZگ(D^0 SO}Bqv'8J gּSxzNumj[əhN#WV;V0xԐ˥/ G WHP2CK]cclG5ZY.8{FW2eF@L|県cxZ^c_j/2)*lN0j rqJ,j=%{f)@G %ԓ5f$T~[fyؔQEHŠ(((=(խſ7ͧ|;0=F8oZO>R33WV,<0ck N{i4;ewo8Cgs!2b]/><.lųwww}"YZ|%A+X>h|oPv8\ կ-JQO#?Y&~Ϟ|__4n[WoūyY[ݖGZp^wmLW']w]>h_c|wCm^q%[$nZ]< 'b}6 _ QUfG2I#'=]1{xx!ӆ A(Ǘ6=+-Vi|kExvYEg%hIau$q0&3ly;Š(QEQEQEW'oj&MGnne-q|m6E#$+&uci3j^%Ð. 7əQOLօ%1vcg#Rם~0u=ފ> jnt_Qeymjecv.]]KVQE(((+#uپ߳o*ǻ8=7gVpaԩ :H .PO`8ۚ)uQ^;Ě>y\Zx{Xڵ]"ĎA:km+&qK;Ei, \+%Pޗv>k.ѴjVJ}1MB6#){|FڴB-l閧ÑݶcHI_W*fֺ}46rX&tee"N_ׯbV }hzE׍4{qkOsQJ𾨧qu '#?f>mo7s8ZנlB)QEQEQEQEWGKV+Z[##dR%\}wlWa^'+x&]m?M³( eGpCVKGu=M}>[uxK؎WvqV+'zS E<6}FUBa;oq]CsZhu$8YϘ*?:v Q+?=Y1$kO\ZNö%u?Wk)⭅ Z'2Zkp +t hQ/ݾB-%ETQEQEQEQEW5òo&3 ]V| i_18k^'G%5 3huNn֐|AKJJ^=z:F&Wbɸ9h0O͑t玂C7:Vxm3qT6$?+}om_^kJ)Yy_O?_"/?+wvc9}_>H-o$EH"#95#pn{WIiV~u}"h!RHem|KdNGR՟7ExI-^!.ee2;ys>FH+)T.6J]xfxSy rqFGc?R_I]i@Gc--<T%ߝ\e[ m#8μ {Fm_odR\Lew+YҞMյΏ? N"kBA]Feٓޫo4sf>577tϧ8O ?sHYD%7DD耰.4 }Y,E['ږb bq @8Qu?%VU诘]unӼӧZxZ{9cifxFTp ]>?QJ~Ϩj7C$|A$p'JP_s7 ExǀE0y]xcϚ66]132rȩJվ/c?KIKH|ZVgcI$Z5fJwW (Š((^,ѤtFx$EtSd >\SΜ`껈1m0<⸫GNl=Jˆv΍,G 1QE[j6pZ乚42%yGU#]ʶk/t&;a-&xɍ)^r;kR;YnX ;tU$53L6VVVsJu;;rJK6AzmIaU$_փŚAry-g0RFN@ϊ4p. Dtp &FMqZO. 1-TLNs1QYV-{i<;Bɭ"~`f'qR&zmj em4:dT}9Ppvԯ86i:V֍|j 5q"B=ktC ( ( ( xT#stidGb\!mʏ06g9)xH&i3]FIr=Ep:iե՘eRmFiAC`E `A}ko^{SJt<e[$&1i>-o+_|Zu=EfWK(úvZpXuw .yNpa, 62Ƃ@a7<8jZ:d:]m,%B aPNqSؘo;Yy%Csy9fm8*Z57Isy DnݑqqҸ> KM/+rs%´P`pDǹ~{{$ј.0 B['Guvj7ki;<h¶(p*N2=kNڷ-dOӮE9h %[^GD0)(((궚RDo\#Hay8D'SGl참HGH,]72j}ZOZpʫK9''zoŅjZmlV|zx7!](I3M(˔kgYuB#8}Fx;INiG3<\,/`ppAןiP $NmA۽C!uA9᛻æj-ұ["<jɝ`?HWL"DmklIiorB.{$.춲-qUwl,5xU[}ZLӮ/W}}U?ws]\coѯtFkmA[ϵwX q?qn^DӃ,B#i0r] 1OcZz}g՜d `AAyVj~ih9[+`V@x`~;6<4ȣ;a֛[c*FQEQEQE'tOAs,D$1ɷ`b0pNyk5-7RxE_`q4Udk9;T>= +3b?CxV#)"C#E{ Kvz⭵8|iwKy\^kqt<ֱ`k} I"ᴧNU;%>ocr;8K]g*H ( ( ( (2.|ň5v6 F #TF[A!-z y_frHQX^/H&#*2~v'jܧ0Ji>1Jajي[t)jzT,I|1l[YZEٍ @ GIbI#`V כK-R}BseNdBTsWMOO| x. t]<4I#Լ;7%Z6 yEw*X}uo+n&?h|i1: [w.#*Qӵ=ORtᵷE-sK)Q WE[j6pZ乚42%yGU#+[Z]HM+tg!ڥFr=El׌ZèEiO>4ϐwFK*|)vz&QEH((( [XD_lyKbC9 2NRp=qGWH7-p#dt?ˁKvT#vEu[.Bc.}ym63vs=fOG/>(l`|qR&h"_a|w+֜-d~bY8s6eceמ=2mbI :J~ ]jiѡJ):Jy-Dgڳ,h+[xBXbJ|:ӵf%嶋&ڻ@7f'q~_Wǩ|g5?ms. ==4nHة 9[_[.}lt}wX]\y! Q$dKZg>\hZߝi V{Ӓg@NBM]_^Zjmaumkqe'HfdG习wv}?y(Y/ǂMnjqY#N33[彏񵕛[}/#y<`K`zW;il4=3Km!o6!U/8# ֏" zUj7Kd42X'$,M(G-eD],# eN OWRMum>d9`0F"oX|@umngೌH[࢔-VӼOUHl)+ ㌞h_!⭿Zhٶ`fW"m:n`s9TŻo[ K{&y}kh"U.;=x Y].5;=T .waޭ 1ex9iP+9;Nr҅_K}m_qƭ2OmmΐAdn6"6^ՉU:,]ksh֢;ƼZ(SIp8i|G=ݎq6&|pg̭.c;v=?9M2{Huu>V mbK+StW+{֒n|2f?MsYi,Moo* cY2A zW'|c-4"𺬚sjQxנ^J岾gԮy$UUʃ\qO|5ߝ^i&;;۷Ӝ$vgKKz_W$S[Iqo;Do.$8~'ǚXE _ L|3q/"iv"#FXu_0ml:߄5VD[Zbe $;ߘҭMuO!YmC,b7q{Ի_/?ՃRvXFS YEʖ#c1"py?L-Z=6k}]vwECwG'J|êjj"mFJ@ߺAZLXZ<=6ka`'vwKA6M_KVŧ O{mx$+%9ܻ \xzg>/r]hmaoC*]}pb@?;'/'כw}uӻny;S<34a5XTz2gE$ٷ>ع[}0i1Gko _hVuTgEp:/Ζ#[q)"8,GXDcw;m4iip `H&?(lVa}ᙦԼmv~(/o^mwI x&g=_#0ߥêY@19!rxQTi87F2t?Z)-o6وJ[! 1@pԚDž./K'Vz,eBnA9YOdTJQj=~%S|^ΞwL0{$f]%} -X^)#Qo",=Bn3*B,AQǦ+5}=~Ѹ;ޝ9֯<<[3^O{c8NIݑcڴ'(dⴴ$s/oS_3x$-ioڴ9~ bVm/V$}쎣WΕ[Hu9]N]JI>˷%Цo;p瞝+si KCQr# Et}!ܹ=QPPQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEQEs;AQo,W $ma;X9Z xYZx6ikx q3&uܶoz-̳HF Č$/&ꨨ~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=jb&U}{}蚊V/Q( j*[xGڭ_ؠ.~o=J2yP;EPEPTu6[O{K5,F@x2 9Q@Zv>tg&x%ifiU PHPP`{MGmtR a9ff=9'(`[s]5C۟?L(aEPPj-@5Q@Š((lʦlʦK`(QE ?T ?T Q@Š(n/tOT u (Q@CiFm?7t.QE ( /jj/h&(QET7'*jRDЅ{QE ((SGЍMPo(V2xG{f/Tʯ}*ɼN|Ečr@ѣŝC"$0A4s5srxH8Wb[)Q"bM*[GT&} {lgjoEQEC{s6U5C{s6U5QE ( ( ( ?+ST0AZɨQE mZg[m] QE ((<kj<kj (Q@~K\MP~K\M@QE (RDЅMP_P(QET6?jjSGЍMEP0(_?"o֦_?"oց2j(Q@CwBn/tOP'5Q@Š((m?7t -\?zƙq\^auHcؚC+ 5 OxW20_Op@q.DA998Dwc*qjax:b+ $P un U[dXm-u+9.%#CbP3M̼Z(Z~B>C$PE}':ơ͞{0S'2HT @=qGUqc(B֯a AnbO0b9V^uvWMKSi_*G 3Srǧ&+ ĺTS]K 9R(8H=}jx#KRtYN,vDUɈٗrvsښKKz0AZ6XV2GvR˔T;n?_Tm߳P&q=bgm*5C?om*g-$|grm*/T;n?_Tm߳P&q=bgm*YǜMTöHظdzq=bgКm*/T;n?_Tm߳P6jbgտکvXɨvX⫙ }- ],ђ~N:-Z@ݕβoKꚭnbEHrnt&@_/yޥ.4xflW2WWwu펇4ҾVw?] _Gik.M]ҲHv(!Rr˞Gnj\R[?'Irɴ !284z[W-kzƥ[Y [sY'p(Z4V~_^"rc҃9+׏9X^!mu! \LNc3rzWN/[\GkFlEŧ,:n$b8C$QX6F~U9ĶefId.%y6RN{qwBVu?8]I-Η:m!]݂Z7_ށi?TJV{1 {zv'P vǽ5&UX[GER6 SGЍMPo]IPzW/⮧|DBDo6-': f쌪օ+suv;(|Kz>%ۍ3i,|?Y`KPx;k1%!7cXNy?.>\V/_^jwMŤmIKa:jEk^=6t0e  :2~oimi>$P_ 0$ҊF\cnQf9J5)dcQizeB#d5cZ/KK-.gW)2\WI:G1nkXPQ wSҚշ] ?QHn/tOT &(QEQE T#SP%QE (/jj/jj(aEP7?soST7?soSP.EP0(((`[s]5C۟?L(aEP^{0[M`t21N8ȯB9-hX.dUf-pPprWq3VIm~oj D>^Sk(z&-ZקE0Z:.7'6r Gpt꺵ŽKieE %@@K'v8Kt$HVfA>9ƥyZKQHHii (?_ͪj?_ͪb@'P$QE (!T?!ST7'*j(QEr^;j5Qq,$6ՎHַ4 }WH2t1,Ho]kk -$z<V΅coiPXF#hp-{Ojn[iQAUX4(/%;F$"P`2A@Zᑒ22*ȿ5'|WO5+lKHOn7Aڻzzc5]=ut}j/LE|2=;hs u\捬M~ ͪ_ZDj#5iA.8O= c9RO<ҲQ irPG.UWbt7$s ťֲ&m4С rD|=1_GEGmYwnƲ 2*6v\:KEyˋr19~R8o _$>ZAYH 9R~,c1giJn5NKb`UA$m:t"Jͥ󾟆^[;Ʒv$1&I2;yֳ}sIR}a̷8!~9BmoÖJj6%eFG[e Gz`H.0Lb\}?+ҋkk)7oQ+#T2IVu%G†tDިŔGҤPQEQE T#SP%QE (/jj/jj(aEP7?soST7?soSP.EP0(g[é{8%S{$c]5VԬm+)-/c 1Sr  A#:4&;7wB[{Xx4lӓZ 1Y Uݼ0NŃv' 8nyJ3}=-KZFbK$oGl8$I$(3 i~ysV/T0$8ZPi}{}>o=MEڭ_أV/TP{}k 4\9'|W*Cjb[xSQ@jC(U5?jb[xSQ@jTma 4`PAqR{},ʦxx_힥5#܄!H׳5L@Պ)hBQo/ЇV/V_5Yl|;i^U03w0q[TTuc]O"7d{Sk9lD|Ox4L0ymʞrq@OjVNT9@e_C-[jNBgu_jb>gvkN{}>o=ME")\ѨD~t<8o='*j[{}>o=MEڭ_أV/TP{}!\;g{닧o=ME!C+/>I?4֭ʼnw42vz`jZ/i%%j1Y{;]#Ub [r$1o=MEڭ_أV/UYu}K/q;NYNqq} T:,j|Lم17_=7/j`# S}{}ȟzdzVO<] BF+2$T%5e򙌏 bwLUa$ڭ_أV/UH 4!-0}*@vOlՍ6SeZƲ nVǭU}{}R k0Y$J2yTW?soSP p(QEQEQET0AZmt &MEP0(g[m]5C?oL(aEPEP6_s_ST6_s_SP%QE (?_ͪj?_ͪj(aEP7'*jRDЅM@&)dH漕dUbo)q=GėjTm^8͵ف>d滍sE]V[ ՜R'%!Ձcڳ# ^ OQ.Ϗ]`0 epUogiͭo djKm F,J73Te䎵|;TԴˋyRX>ltohn?嫿(@C{s6U5C{s6U5QE ( (:֥"DXUr@f<@TUwXf Z npvx"gv~"I,nU $eUmɂr08C۟??Ad {,PjI$xqPVO#g<>y|<3w[nm&U<;KL^ΈF2Z#-DŽ|-c r&4}yVZ4"PҔ) WHƥ(qOs5XIwf4p^^*3v_qk6OV)5]>p, Du}k>Чm.M_u7 | =3zz=߆w<:ī>xr09`zANE[(Eֲ݁[G=~~_%3/]0-t浲&{" *m;~nv^6iiog`dʔBwuI mtx+m][ZLIys6(7`uB-xn[343JHbInhv'(rThEQ@ǜMPǜM@EP0(66 aKN]eA@)7mXEp? >#A㦾icqkd :bꦚ܊UaVEBx&H