Preguntas frecuentes - Informe sobre desarrollo humano 2013 (IDH)

The human development consequences of the rise of the South have been profound: the proportion of people living in extreme income poverty was slashed from 43% in 1990 to 22% of the world’s population in 2008, with more than 500 million people lifted from poverty in China alone. As a result, the world community achieved well ahead of schedule the poverty eradication target of the first of the eight Millennium Development Goals, which was to halve the proportion of people living on less than $1.25 a day between 1990 and 2015.
The number of countries with a Human Development Index (HDI) value below the 25th percentile in 1990 dropped from 33 to 30 between 1990 and 2000 and was halved from 30 to 15 between 2000 and 2012. Between 1990 and 2012, almost all countries greatly advanced in human development terms, as measured by the HDI. Indeed, no country for which complete data was available had a lower HDI value in 2012 than it did in 2000.

Income inequality is on the rise in many countries. Between 1990 and 2005, the Inequality-adjusted HDI for 66 countries shows overall inequality falling only marginally, because declining inequality in health and education was offset by rising inequality in income.
Globally, there have been much greater reductions in inequality in health and education in the last two decades than in income. This is partly because of the measures used—life expectancy and mean years of schooling have upper bounds to which all countries eventually converge. But for income, there is no upper limit. Virtually all studies agree that global income inequality is high, though there is no consensus on recent trends. One study that integrated the income distribution of 138 countries over 1970–2000 found that although mean income per capita has risen, inequality has not. Other studies conclude the opposite. Still others find no change at all. Inequality is not just a feature of developing countries. The rising income inequality in the United States and some European countries highlights fairness in how incomes are distributed and who benefits from growth.
Yet much can be done to narrow these gaps. In Latin America, long the region with the greatest inequality, the trend has begun to reverse due to poverty reduction initiatives and other government interventions, including public spending aided by high commodity prices internationally. Brazil and Mexico are leaders of this trend, using cash-transfer programs and other mechanisms to raise living standards in poor communities.

Le rapport analyse et présente les politiques dans une gamme très large – santé, éducation, social, économique, industriel – et dans chaque région. Souvent il s’agit du mélange des politiques plutôt que d’une seule. Voici quelques exemples :

La politique commerciale et industrielle du Brésil : quand le Brésil est passé d’une stratégie économique tournée vers l’intérieur à une autre visant les exportations, les entreprises individuelles qui bénéficiaient d’un grand marché national ont pu s’appuyer sur des capacités développées depuis des décennies. Embraer, par exemple, est maintenant le premier producteur mondial d’avions à réaction régionaux de 120 places pour les lignes commerciales. L’industrie nationale de l’acier a connu une histoire semblable. L’intervention du gouvernement a fait également de la technologie agricole une force pour le Brésil. Le Système de Recherche agricole et d’Innovation a contribué à multiplier par presque 4 l’efficacité agricole par travailleur.

Le soutien du Chili à l’agriculture et l’alimentation : les entreprises chiliennes ont connu des succès exceptionnels en augmentant les exportations de produits agro-alimentaires, boissons, produits des forêts et de la pêche. Le soutien à un organisme à but non lucrative, Fundación Chile, a aide à faire de l’industrie nationale de l’élevage commercial du saumon l’une des plus performantes dans le monde.

La politique industrielle, sociale et éducative du Bangladesh : le Bangladesh a profité des distorsions du marché du commerce de l’habillement, et a appris comment réussir sur els marches internationaux, en associant une compétitivité bien développée à des préférences commerciales en faveur des pays les moins avancés (PMA). En 2010, sa part des exportations mondiale de vêtements avait augmenté d’environ 4,8%, alors qu’elle était d’environ 0,8% en 1990. Plus de 95% des femmes dans l’industrie de l’habillement sont des migrantes en provenance des zones rurales. Cette possibilité d’emploi sans précédent pour des jeunes femmes a réduit les écarts sexospécifiques dans l’emploi et le revenu. En même temps, la participation plus élevée des filles à l’enseignement formel s’est trouvée améliorée par des organisations non-gouvernementales comme BRAC. L’un des résultats a été de diviser par deux le taux de mortalité infantile.

La politique technologique de l’Indonésie : l’Indonésie a utilisé la technologie des télécommunications pour connecter son groupe d’îles très éloignées les unes des autres et ouvrir le pays au monde extérieur. Ceci a nécessité des orientations de politiques et des investissements publics et privés considérables. En 2010, environ 85% des adultes possédaient des téléphones, car l’encouragement de l’Etat et la concurrence sur le marché a cassé les prix des combinés et des services téléphoniques. En juillet 2012, il y avait 7,4 millions d’utilisateurs inscrits sur Facebook dans le grand Djakarta uniquement – la deuxième de toutes les villes au monde.

Les politiques industrielles et éducatives de l’Inde : l’industrialisation de l’Inde de substitution des importations pilotée par l’Etat a été accompagnée d’un effort délibéré de développer les capacités humaines et d’investir dans un enseignement supérieur de qualité. Après les réformes des années 90, ces investissements ont été récompensés quand l’Inde a soudain été capable de capitaliser sur son stock de travailleurs qualifiés dans le secteur émergent des technologies de l’information, qui dès 2011-2012 générait $70 milliards de recettes à l’exportation. Dans le secteur pharmaceutique on a vu le même développement.

La politique commerciale de la Chine : l’ouverture rapide du marché en Chine aurait dû voir la fermeture des entreprises publiques sans création de nouvelles activités industrielles, donc l’Etat a réformé progressivement. Pour attire de l’investissement étranger direct, créer des emplois et promouvoir les exportations, elle a créé des zones économiques spéciales. En même temps, elle a augmenté les compétences de ses travailleurs et entreprises en demandant aux sociétés étrangères de monter des entreprises en coparticipation, de faire du transfert de technologie ou de respecter de conditions très strictes de contenu local. En 2011, la Chine a fêté ses 10 ans en tant que membre de l’Organisation mondiale du Commerce et a dépassé l’Allemagne en tant que plus grand exportateur de biens et de services.

Politique sociale au Mexique et au Brésil : les programmes d’allocations sous conditions au Mexique au Brésil et dans d’autres pays ont pour objet d’augmenter les revenus des bénéficiaires et leur accès à la santé et à l’éducation en rendant ces allocations conditionnelles à des obligations comme des visites dans les centres de soins et une présence à l’école. Ils ciblent les individus des ménages à faible revenue ou défavorisés et fournissent un soutien en liquide. Le programme mexicain Oportunidades, par exemple, est conditionnel à la présence des enfants à l’école et à des visites médicales régulières et la présence des parents aux réunions communautaires. Il a distribué environ $3 milliards à quelque 5 millions de ménages récipiendaires en 2012. Le programme brésilien Bolsa Familia et Oportunidades, les deux plus grands programmes en Amérique latine, coûtent moins de 1% du PIB.

Politique agricole et économique au Ghana : dans les années 70 et au début des années 80, le secteur du cacao ghanéen – principal pilier de l’économie – était au bord de l’effondrement. Le Ghana a recouvré sa compétitivité internationale en dévaluant sa monnaie, en augmentant la capacité du secteur privé et en donnant aux agriculteurs une part beaucoup plus importante des prix obtenus. Entre 1983 et 2006, le pays a doublé sa production de cacao par hectare, et aujourd’hui le secteur subvient aux besoins de 700 000 personnes. Il a également investi en aidant les agriculteurs à se connecter aux marchés mondiaux : une étude récente montre qu’environ 61% des exploitants de cacao possédaient des téléphones mobiles.

Politique de santé au Rwanda : le Rwanda a introduit une assurance santé basée sur les communautés pour stimuler l’accès aux services de santé. Suite à cette initiative, les soins de santé sont devenus plus abordables dans les zones rurales, et la mortalité des enfants de moins de cinq ans a chuté de 196 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2000 à 103 en 2007, et le taux de mortalité maternelle a chuté de plus de 12% par an de 2000 à 2008. Le Rwanda est en bonne voie pour atteindre l’Objectif du Millénaire pour le Développement sur la santé maternelle.

Le terme fait référence à un Etat avec un gouvernement volontariste qui poursuit une croissance économique comme voie vers le développement humain. Un Etat de développement se définit par des interventions stratégiques qui déterminent l’avenir d’un pays : la promotion de secteurs économiques ciblés, l’harmonisation claire des objectifs économiques et sociaux et des bureaucraties compétentes pour réaliser ces objectifs. L’état de développement en fin de compte tire sa légitimité politique de la fourniture de meilleurs services sociaux et conditions de vie à sa population.

Une façon d’identifier les plus performants au niveau de l’IDH est de regarder les pays avec une croissance des revenus positive et de bons résultats dans les mesures de la santé et de l’éducation par rapport à d’autres pays avec des niveaux de développement comparables. Ils comprennent certains des pays les plus grands - Brésil, Chine, Inde et Indonésie – ainsi que certaines des économies les plus petites : Bangladesh, Chili, Ghana, Malaisie, Maurice, Mexique, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Ouganda et Vietnam. Une autre manière d’identifier les plus performants dans le développement humain est de chercher les pays qui ont obtenu de meilleurs résultats en comblant le « fossé du développement humain », comme on peut le voir avec la réduction de leur déficit dans l’IDH (la distance à partir du score IDH maximal). Nous identifions également les plus performants en termes d’IDH par les « résidus » positifs et statistiquement pertinents obtenus à partir d’une régression du changement de logarithme de l’IDH entre 2012 et 1990 par rapport au logarithme de l’IDH en 1990 dans un échantillon portant sur 132 pays. De cette manière, plus de 40 pays en développement sont identifiés comme ayant fait des progrès rapides dans l’IDH entre 1990 et 2012, par rapport à des pays à des niveaux similaires d’IDH en 1990.

Non, cela va bien au-delà des BRICS. Le Rapport démontre clairement que ce phénomène « d’Essor du Sud » regroupe plus de 40 pays en développement qui ont accéléré considérablement nations leur progrès en matière de développement humain ces dernières années. Certains des pays les plus grands ont fait des progrès très rapides, en particulier le Brésil, la Chiné, l’Inde, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Turquie. Mais il y a également eu des progrès importants en matière de développement humain dans des économies plus petites comme celles du Bangladesh, du Chili, du Ghana, du Rwanda et de la Tunisie.

Le rapport décrit un changement mondial de pouvoir et de ressources d’une ampleur historique qui devrait se poursuivre durant le XXIe siècle. Pour la première fois depuis le début du XIXe siècle, les productions combinées des trois premières économies du monde en développement - Brésil, Chine et Inde – sont sur le point d’égaler le PIB conjoint des puissances industrielles traditionnelles d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord - Canada, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et Etats-Unis. Ceci représente un rééquilibrage dramatique de la puissance économique mondiale. Le Rapport montre que les trois plus grandes économies du Sud dépasseront les six puissances industrielles traditionnelles à la fin de la décennie (en calculant le PIB en termes de pouvoir d’achat) et ce processus se poursuivre après 2020.

El Informe sobre Desarrollo Humano 2013 examina el profundo cambio de las dinámicas globales impulsadas por los nuevos poderes que emergen rápidamente en el mundo en desarrollo, y sus implicaciones a largo plazo para el desarrollo humano. China ha superado a Japón como segunda mayor economía del mundo, al tiempo que ha conseguido sacar a cientos de millones de chinos de la pobreza. India trabaja activamente para replantear su futuro con la nueva creatividad empresarial y las innovaciones en políticas sociales. Brasil se ha convertido en un impulsor esencial del crecimiento de Sudamérica, a la par que implementa efectivos programas para la erradicación de la pobreza que son emulados por todo el mundo. Pero el “Ascenso del Sur” analizado en el Informe es un fenómeno a mayor escala: Turquía, Tailandia, Sudáfrica, México, Indonesia y otras muchas naciones que se desarrollan dinámicamente también se han convertido en actores protagonistas en el escenario mundial.

El Informe muestra cómo esta creciente diversidad en cuanto a presencia y poder está transformando la política y la economía mundial, y desafiando las ideas preconcebidas que han orientado las principales instituciones internacionales después de la Segunda Guerra Mundial. Los líderes del Sur están demandando mayor representatividad en las estructuras de gobernanza internacionales, y que incorporen mejor los principios de democracia y equidad. Los países del Sur impulsan cada vez más el crecimiento económico global y los cambios sociales de mayor alcance.

El Informe demuestra que el ascenso del Sur es el resultado no de la adherencia a un conjunto fijo de prescripciones políticas, sino a políticas pragmáticas que responden a las circunstancias y oportunidades locales—incluyendo una profundización del papel desarrollista de los estados, una dedicación a mejorar el desarrollo humano (por ejemplo, a través de mejor educación, sanidad y programas de bienestar social) a través de la innovación política, y un aperturismo para participar con la economía mundial a través del comercio y la inversión.

Aun así, el futuro progreso requerirá que los políticos del Sur, así como los del Norte, planteen soluciones para los desafíos como la equidad, la rendición de cuentas, los riesgos medioambientales, la cambiante demografía y la participación significativa de la sociedad.