La nouvelle République
«Tout indique qu’il existe un lien direct entre le changement climatique et le risque accru de catastrophes climatiques telles les inondations et les sécheresses, et la très grande majorité des personnes touchées vit dans les pays en développement.» C’est ce qu’a affirmé, en substance, le rapport de la lutte contre les changements climatiques. Les rédacteurs de ce rapport notent qu’en moyenne, durant la période allant de2000 à 2004, une personne sur 19 dans les pays en développement était touchée chaque année par une catastrophe climatique, contre une personne sur 1 500 dans les pays de l’OCDE. Pour ajouter que si chaque personne issue des pays en voie de développement avait un mode de vie aussi gourmand en énergie que les Américains ou les Canadiens, il faudrait neuf planètes pour absorber sans risque la pollution produite. Le rapport précise qu’en fait, l’Etat américain du Texas, avec 23 millions d’habitants, émet plus de CO2 que les 720 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne réunis. Au regard de ces différences marquées, les auteurs notent que les réductions indispensables des émissions mondiales ne devraient pas affaiblir les efforts déployés pour permettre aux pauvres d’accéder aux services énergétiques de base. Le rapport affirme du fait qu’ils portent la responsabilité historique du changement climatique, les pays les plus riches du monde doivent prendre les devants pour rééquilibrer le «budget carbone», en réduisant leurs émissions d’au moins 80 % d’ici à 2050, en plus de consentir un investissement mondial supplémentaire de 86 milliards de dollars par an pour financer les efforts d’adaptation à protéger les pauvres du monde. Par ailleurs, l’administrateur du PNUD, Kema Certis, affirme que l’Afrique est à l’aube d’un nouveau siècle prometteur. La croissance et le développement s’accélèrent et la paix est en train d’être consolidée aux quatre coins du continent. «Bien cibler la lutte contre le changement climatique permettrait des progrès considérables en matière de développement humain. Mais si nous n’agissons pas contre le changement climatique, l’espoir de l’Afrique (un continent qui affiche le bilan carbone le plus léger) pourrait être tué dans l’œuf», a-t-il dit, tout en précisant que les pays développés doivent réduire leurs émissions de carbone et investir dans l’adaptation pour empêcher une régression du développement humain. Par ailleurs, le rapport mondial sur le développement humain (RMDH) 2007-2008 sur le changement climatique lancé hier, il a été mentionné que le bilan carbone lourd des pays développés menacera de réduire à néant pour inverser les progrès réalisés dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne, si des mesures déterminantes ne sont pas prises pour réduire les émissions et investir dans la protection des moyens de subsistance des pauvres contre les phénomènes climatiques. Il y a lieu de savoir que près de 550 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’énergie. Les familles doivent cuisiner dans le noir, au dessus de feux de pierres, avec du petit bois ou du fumier séché dégageant beaucoup de fumée, alors que leurs homologues des pays riches explosent leur facture énergétique. Les maladies respiratoires, en partie causées par l’inhalation de ces fumées, sont actuellement la première cause de décès chez les enfants dans le monde.
Vovler a la lista <<<<<