Les signataires du Protocole de Kyoto ont promis de réduire de 5 % d'ici à 2012 les émissions de dioxyde de carbone par rapport au niveau de 1990.
Les changements |
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Manifestations lentes mais inévitablesLes gaz à effet de serre réchauffent
de plus en plus la planète. Notre priorité mondiale dans l'immédiat
doit être d'élaborer des stratégies pour écarter les menaces au développement
humain. Les effets des changements climatiques : augmentation du niveau
de la mer, sécheresses, inondations et températures imprévisibles
auront des incidences sur la santé, la sécurité et les moyens d'existence
de millions de personnes dans le monde. |
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Hausse des températures |
Évaporation croissante des océans |
Bouleversement du cycle de l'eau, entraînant des modifications dans le schéma de la pluie |
Températures plus extrêmes, davantage d'inondations et de sécheresses |
Un monde en réchauffement Quoi que nous fassions, le monde changera de manière radicale au cours de la prochaine décennie en raison des gaz à effet de serre (principalement du dioxyde de carbone, du méthane et de l'ozone) dont nous avons déjà chargé notre atmosphère. La hausse de la température de l'air accroîtra l'évaporation des océans et accélérera celle de l'eau depuis le sol. Les zones sèches deviendront plus sèches et les zones humides plus humides. Ces changements s'accompagneront de nouveaux schémas de précipitations et de phénomènes climatiques plus extrêmes, comme les récents cyclones tropicaux. Le Protocole de Kyoto de 1997 a été la mesure la plus concrète prise à ce jour pour atténuer les changements climatiques. Les gouvernements ont promis de réduire de 5% d'ici à 2012 les niveaux d'émissions de dioxyde de carbone par rapport au niveau de 1990. Mais ni l'Australie, ni les Etats- | . Unis n'ont signé le Protocole, qui ne s'applique pas à des pays en développement comme la Chine ou l'Inde. En réalité, Kyoto couvre moins d'un tiers des émissions dans le monde. Un progrès véritable exige un degré sans précédent de coopération internationale. Les pays riches doivent " décarboniser " leurs économies; en même temps, on ne peut pas passer sous silence les importantes empreintes écologiques que laissent les pays en développement. Les signataires du Protocole de Kyoto ont promis de réduire de 5 % d'ici à 2012 les émissions de dioxyde de carbone par rapport au niveau de 1990. |
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![]() En Afrique de l'ouest, le débit des fleuves a baissé de plus de 40% depuis les années 1970. Dans les années 1990, environ 201 millions de personnes par an ont été touchées par les catastrophes climatiques. |
![]() Selon les annales, les dix années les plus chaudes se sont produites depuis 1994. Les années 1990 ont été la décennie la plus chaude depuis le 14ème siècle. La planète se réchauffera de 0,2ºC à 0,5ºC tous les dix ans, au cours des années à venir. |
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![]() Edward Blackie |
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De l'eau, de l'eau partout... En janvier 2006, le fleuve Waghi, dans les hauts plateaux de l'ouest de la Papouasie- Nouvelle-Guinée, est sorti de son lit. Après des mois de sécheresse, ma famille avait prié pour la pluie. Il nous fallait de l'eau pour les potagers qui nous permettaient de nous nourrir et pour les plantations de café où nous travaillions. Lorsque la pluie a commencé à tomber, elle ne s'est pas arrêtée. Le fleuve a débordé de ses rives et a tout inondé dans la vallée. Tous les habitants du village se sont enfuis dans les collines, mais nos maisons, nos jardins, nos animaux, la plantation... Tout était sous l'eau. Nous avons pensé à tort que le pire était derrière nous, lorsque l'eau a reflué. Tout était recouvert d'une épaisse couche de boue, de sable et de débris. Les corps des animaux noyés se sont mis à se décomposer et nous sommes tombés malades à cause du paludisme, parce que les flaques et les étangs sont le terrain idéal à la reproduction des moustiques. Il nous a fallu quatre mois pour nettoyer et réparer, avant que ma famille puisse retourner chez elle. Le paradoxe de l'inondation, c'est que nous avions prié pour la pluie et que l'eau était venue, mais que nous souffrions à présent d'une soif aiguë. Après l'inondation, nous n'avions plus accès à de l'eau potable pour boire ou nous laver, parce que les ruisseaux habituels où nous allions nous approvisionner avaient été détruits ou étaient pollués en raison des carcasses d'animaux. Nous avons dû acheter de l'eau en bouteille ! Même un an plus tard, la situation ne s'est pas encore normalisée. Norman Wai, Papouasie-Nouvelle-Guinée |
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