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Rapports sur le développement humain - Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

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EN VEDETTE

Rapport 2013

L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié
est disponible en téléchargement gratuit

Des mesures innovantes tracent la courbe d’impact de la pauvreté, du genre et des inégalités

PNUD

L’édition du 20e anniversaire du Rapport sur le développement humain introduit des indices innovants

Nations Unies, New York, le 4 novembre 2010—Le Rapport sur le développement humain 2010, publié ce jour par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), introduit trois mesures innovantes s’inscrivant en complément du traditionnel indice de développement humain (IDH) utilisé par le Rapport : l’IDH ajusté aux inégalités, l’indice d’inégalité de genre et l’indice de pauvreté multidimensionnelle.

« Ces mesures constituent des avancées méthodologiques majeures, grâce auxquelles il est désormais possible d’identifier avec précision les problèmes et les progrès d’un pays. Elles contribuent également au développement d’idées et de politiques pouvant améliorer les vies des populations », déclare Jeni Klugman, auteur principal du rapport.

Le Rapport 2010, intitulé La vraie richesse des nations : Les chemins du développement humain, introduit l’IDH ajusté aux inégalités, une mesure du développement humain tenant compte des inégalités. Dans des conditions de parfaite égalité, l’IDH et l’IDH ajusté aux inégalités sont identiques. L’IDH pour un individu moyen est inférieur à l’IDH total lorsque sont présentes des inégalités au niveau de la distribution de la richesse, de l’éducation et des revenus. Plus l’IDH ajusté aux inégalités est faible (et plus la différence entre IDH ajusté aux inégalités et IDH est grande), plus les inégalités sont importantes.

  • Le déficit moyen d’IDH dû aux inégalités est de 24 pour cent – ajusté aux inégalités l’IDH mondial de 0,68 en 2010 chuterait à 0,52, ce qui abaisserait la moyenne mondiale de la catégorie « IDH élevé » à la catégorie « IDH moyen ». Les déficits varient de 6 pour cent (République tchèque) à 45 pour cent (Mozambique) ; 80 pour cent des pays perdent plus de 10 pour cent, et 40 pour cent, plus de 25 pour cent.
  • Les pays qui enregistrent les plus faibles niveaux de développement humain ont tendance à présenter de plus grandes inégalités et donc de plus lourds déficits de développement humain : la Namibie a perdu 44 pour cent dans le nouvel IDH ajusté aux inégalités, la République centrafricaine 42 pour cent et Haïti 41 pour cent.

« L’IDH ajusté aux inégalités indique que dans de nombreux pays, en dépit d’une hausse de progrès moyens dans l’ensemble en termes de développement, un bien trop grand nombre d’individus sont laissés-pour-compte », explique Jeni Klugman.

Le Rapport 2010 introduit également l’indice d’inégalité de genre (IIG), une nouvelle mesure construite sur le même modèle que l’IDH et l’IDH ajusté aux inégalités, avec pour objet d’exposer les différences entre hommes et femmes dans la distribution des progrès. Mesurant divers indicateurs, dont les taux de mortalité maternelle et la représentation parlementaire des femmes, l’IIG révèle que :

  • L’inégalité de genre varie énormément d’un pays à l’autre, les déficits du progrès dus à l’inégalité de genre s’échelonnant de 17 pour cent aux Pays-Bas à 85 pour cent au Yémen.
  • Les 10 pays les moins égalitaires sur ce front sont (dans l’ordre descendant) le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la République centrafricaine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Afghanistan, le Mali, le Niger, la République démocratique du Congo et le Yémen, avec un IIG moyen de 0,79. Les sociétés les plus égalitaires d’après l’IIG sont les Pays-Bas, le Danemark et la Suède.
  • Dans les pays caractérisés par une distribution inégale du développement humain, l’inégalité de genre est elle aussi très marquée. De même, dans les pays à forte inégalité de genre, le développement humain est inégalement distribué. Les pays très peu performants dans les deux catégories comprennent la République centrafricaine, Haïti et le Mozambique.
  • Des pays à IDH élevé, le Qatar est le plus éloigné de l’égalité de genre ; le Burundi est le plus proche parmi les pays à faible IDH, et la Chine parmi les pays à IDH moyen.

« Assurer un accès égal pour les filles et les femmes à l’éducation, aux soins de santé, aux droits légaux et à la représentation politique est non seulement juste d’un point de vue social, mais aussi l’un des meilleurs investissements dans le développement d’une population tout entière », commente Jeni Klugman. « L’indice d’inégalité de genre est conçu pour favoriser le progrès du développement humain en donnant une mesure objective de l’impact de disparités sociales persistantes entre hommes et femmes. »

Le Rapport 2010 introduit également l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM), qui s’inscrit en complément des mesures de la pauvreté fondées sur les revenus. L’IPM identifie les déprivations dans les mêmes dimensions que l’IDH – santé, éducation et niveaux de vie – et indique le nombre d’individus « multidimensionnellement » pauvres et les déprivations dont ils souffrent au niveau des ménages. L’IPM utilise 10 indicateurs ; un ménage est considéré pauvre s’il souffre de déprivations dans plus de trois de ces domaines. L’IPM peut être explosé par région, ethnicité et autres groupements, ainsi que par dimension. Il peut également être adapté plus avant pour un usage au niveau national.

Principaux constats :

  • Environ 1,7 milliard de personnes dans les 104 pays couverts par l’IPM − un tiers de leur population − vivent dans une pauvreté multidimensionnelle. Ce chiffre dépasse les 1,44 milliard estimés vivre avec 1,25 dollars par jour ou moins dans ces pays.
  • L’Afrique subsaharienne affiche la plus forte incidence de pauvreté multidimensionnelle, soit une moyenne de 65 pour cent, avec des niveaux allant d’un très faible 3 pour cent en Afrique du Sud à un énorme 93 pour cent au Niger. Néanmoins, selon l’IPM, la moitié des pauvres du monde (844 millions) vivent en Asie du Sud, comparé à un total de 458 millions en Afrique subsaharienne.

L’indice de pauvreté multidimensionnelle a été mis au point pour le Rapport sur le développement humain 2010 par le programme Oxford Poverty and Human Development Initiative de l’Université d’Oxford, avec le soutien du PNUD, en tant qu’alternative novatrice à l’indice de pauvreté humaine précédemment utilisé dans le cadre du Rapport.

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