La méthodologie de calcul de l’IDH a-t-elle connu des révisions importantes ?

Les modifications apportées à la méthodologie comprennent le changement des seuils supérieurs pour la normalisation des indices dimensionnels, lesquels étaient auparavant égaux aux maximums constatés sur la période depuis les années 1980. Ils sont à présent fixés à 85 ans pour l’espérance de vie (LE), 15 ans pour la durée moyenne de scolarisation (MYS), 18 ans pour la durée moyenne de scolarisation (EYS) et 75 000 $ pour le RNB par habitant (RNB p/h). L’approche employée auparavant des « maximums constatés » a surtout été critiquée pour la raison que l’IDH du pays ne devrait dépendre que du niveau atteint par le pays. Alors qu’au moyen des maximums constatés, l’IDH dépend également d’autres pays, pour lesquels ces valeurs ont été utilisées comme maximums. Par exemple, l’IDH du Brésil dépend également de la durée de vie attendue des Japonais, de la façon dont les adultes américains sont éduqués et du RNB par habitant du Qatar.
Un autre changement concerne la façon dont les indicateurs relatifs à l’éducation sont agrégés. L’agrégation géométrique utilisée auparavant a été critiquée en se basant sur le fait que la plupart des pays en développement présente une durée de scolarisation attendue (beaucoup) plus importante que la moyenne des années de scolarisation. L’agrégation de ces deux indicateurs par le biais de la moyenne géométrique pénalisait lesdits pays à cause de la différence, même s’ils avaient amélioré le niveau d’instruction avec davantage d’enfants scolarisés à tous les niveaux. L’utilisation de la moyenne arithmétique traite de manière égale les deux indicateurs. L’impact de ces changements sur les valeurs et les classements est minimal.