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Rapports sur le développement humain - Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

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EN VEDETTE

Rapport 2013

L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié
est disponible en téléchargement gratuit

Le Maroc doit accélérer la mise en place des réformes.

Menara

Le représentant résidant au Maroc du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), M. Emmanuel Dierckx de Casterlé, a souligné que le Maroc doit accélérer le rythme de mise ne place des réformes qu'il a adoptées, estimant que c'est là où les Nations Unies souhaitent être le partenaire "le plus enthousiaste" du Royaume.

Dans un entretien publié jeudi dans le quotidien Le Matin du Sahara, M.Dierckx de Casterlé a estimé que le chemin parcouru par le Maroc depuis son indépendance en matière de lutte contre la pauvreté est "considérable", précisant qu'il y a cinquante ans le taux de pauvreté était le double d'aujourd'hui.

Mais il a relevé que le Maroc présente une société à deux vitesses (" un Maroc rural et un Maroc urbain, un Maroc des jeunes et des vieux, un Maroc des hommes et des femmes"), estimant qu'il est temps de "retourner le paradigme".

Selon lui, des blocages existent en et "on doit les faire sauter pour accélérer la mise à niveau et la modernisation".

Le fonctionnaire onusien, qui a contribué à l'élaboration du Rapport du cinquantenaire sur le développement humain, a souligné que ce rapport a apporté un changement profond de vision. "Nous avons un désir aux Nations Unies de mieux travailler tous ensemble et d' uvrer à l'intérieur de l'Initiative National de Développement Humain (INDH). Nous voulons appuyer le développement social comme il a été élaboré par l'INDH qui est notre feuille de route", a-t-il ajouté.

S'agissant des obstacles qui peuvent s'ériger devant la démarche du développement humain, M. Dierckx de Casterlé a d'abord cité ceux liés au système des Nations Unies avec une trentaine d'organisations "fragmentées".

Quant au Maroc, il a estimé qu'y établir une croissance économique plus rapide, plus porteuse d'emplois et y réaliser le développement humain, sont des objectifs "qui eux-mêmes ont leurs propres contraintes de rigidité, d'absence de suivi de réformes".

Emettant le souhait de voir le Maroc remonter les statistiques sociales et récupérer la croissance, le représentant du PNUD a estimé que le Royaume "a toutes les chances de faire une émergence durable". "Sincèrement, à l'heure actuelle, on ne voit pas ce qui doit freiner le Maroc dans sa conquête d'ouverture à la modernité et à la globalisation ", a-t-il dit.

Pour le fonctionnaire onusien des blocages existent "à tous les niveaux et dans tous les secteurs " et l'"on doit les faire sauter pour accélérer la mise à niveau et la modernisation". "Si l'agriculture reste ce qu'elle est, tributaire du climat, si l'industrie n'arrive pas à se reconstituer à la vitesse des exportations chinoises, si l'ouverture sur les langues ne s'effectue pas, on ne va pas arriver sur 20 ans à trouver les correctifs", a-t-il averti.

Et le responsable du PNUD d'expliquer davantage : "il faut moderniser la pêche et l'agriculture. Il faut repartir à l'huile d'olive. Pourquoi le Maroc perd des parts de marchés international de l'huile d'olive alors que la Tunisie gagne. Il faut se retransformer de manière rapide et moderne. Il faut introduire partout le préscolaire et l'amazigh. On souhaite que d'ici 2025, les Marocains puissent parler au moins deux langues étrangères. Aujourd'hui nous devons être conscients de ce qui n'a pas été fait, de ce qui a été mal fait et de ce qu'on peut mieux faire".

"Si on attend que la croissance économique monte jusqu'à 6 ou 7% pour enfin faire du social, on ne va pas y arriver", a souligné M. Dierckx de Casterlé, estimant que "si l'on avait fait auparavant mieux du social, on aurait une croissance économique due à la valorisation notamment de la population rurale, des défavorisés, du micro-crédit, du produit du territoire, et on aurait pu ainsi facilement ajouter 1% ou 1,5 % à la croissance économique".

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