L'économiste
A Casablanca, les projets lancés dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) vont bon train.
Rien
que pour 2008, une enveloppe de 340 millions de DH, dont la moitié
financée par l’INDH, leur a été allouée. Le reste étant pris en charge
par les partenaires. Ainsi, 500 projets ont été lancés. Parmi eux, 49
projets sont achevés et bénéficient aux populations cibles. A quoi
s’ajoutent 41 autres qui sont dans un état avancé de concrétisation
(entre 60%).
Dans le courant de ce 2009, l’INDH et ses partenaires
comptent terminer 297 opérations et en lancer 104 autres. En tout,
depuis 2005, date de lancement de l’INDH, plus de 1.700 projets
représentant un montant de plus de 1 milliard de DH ont été lancés.
Parmi
eux, 123 projets, soit 7%, bloquent à cause de problèmes d’ordre
foncier. Par ailleurs, les structures de santé (dispensaires, caravanes
médicales et centres d’accouchement) accaparent 78 millions de DH pour
110 projets. L’enseignement et l’éducation s’arrogent 14 millions de DH
pour 60 projets (aménagement et soutien scolaire). Concernant le
soutien à la scolarité, l’opération Cartables a bénéficié à 200.000
élèves de la région de Casablanca répartis dans les écoles des
quartiers cibles de l’INDH.
L’action, depuis 2005, s’est focalisée
sur les structures dédiées aux jeunes. Quelque 133 millions de DH leur
étaient consacrés pour l’aménagement de terrains de sport de proximité
(112 millions de DH), la construction de maisons de jeunes,
bibliothèques, campings, auberges et formation. D’autre part, les AGR
(activités génératrices de revenus) ont été soutenues pour encourager
l’auto-emploi de 17.000 personnes.
Près de 50 millions de DH ont
été affectés à des petits projets dans divers domaines (hôtellerie,
artisanat, plomberie, électricité, céramique, jardinage, pâtisserie,
couture, coiffure, élevage, etc.).
Mais, maintenant, il faut
passer à l’étape suivante, c’est-à-dire revoir la carte régionale de
précarité. L’actualisation passe par le recensement de la population
vivant dans la précarité mais aussi par le recensement des
établissements de protection sociale. Huit catégories de population
sont ciblées: les jeunes sans abri, les enfants de rue, femmes en
situation de précarité, les mendiants et les vagabonds, les ex-détenus
sans ressources, les malades mentaux sans abri, les personnes
handicapés et les personnes âgées sans ressources. Résultat: 26.000
personnes vivent dans la précarité à Casablanca, soit 0,73% de la
population totale de la wilaya. Trois préfectures concentrent la
précarité: El Fida (31,5%), Mohammédia (13,4%) et Ben M’sick (12,1%)
avec la prédominance des femmes en situation difficile, des gens âgés
et personnes handicapées.
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