
Les différences dans le poids de chacun de ces bilans carbone sont liées à l’histoire du développement industriel. Elles reflètent également l’immense « dette carbone » accumulée par les pays riches, une dette générée par la surexploitation de l’atmosphère terrestre. Les habitants du monde développé sont de plus en plus inquiets à propos des émissions de gaz à effet de serre des pays en voie de développement. Ils ont tendance à ignorer leur propre place dans la répartition mondiale des émissions de CO2 (Carte 1.1).
Les inégalités flagrantes des bilans carbone nationaux correspondent aux disparités en termes d’émissions par habitant. Si on ajuste le bilan des émissions de CO2 pour intégrer ces disparités, on comprend bien les limites indéniables de la convergence de ces émissions (Figure 1.6).
La convergence des bilans carbone reste un processus limité et partiel entamé à partir de niveaux d’émissions variés.
La répartition des émissions actuelles correspond à une relation inversée entre le risque lié au changement climatique et la responsabilité. Les habitants les plus pauvres de la planète ont un bilan carbone très faible. On estime la part du milliard d’individus les plus défavorisés dans le bilan carbone mondial à environ 3 %. Ils vivent dans des zones rurales vulnérables et des bidonvilles urbains et sont fortement exposés aux menaces du changement climatique dont ils ne sont que très peu responsables.
Avis : les frontières et noms indiqués, ainsi que les désignations figurant sur cette carte, n’impliquent pas la reconnaissance ou l’acceptation officielle par l’Organisation des Nations Unies. Les lignes en pointillé représentent approximativement la ligne de contrôle entre le Jammu et le Cachemire convenue par l’Inde et le Pakistan. La situation définitive du Jammu et du Cachemire ne fait pas encore l’objet d’un accord entre les parties.