.  .
  • English
  • Français
  • Español

Rapports sur le développement humain - Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

  • Skip to main content
  • home
  • Développement humain
  • Rapports
  • Indices & Données
  • Pays
  • Événements
  • Média
  • À propos
  • Recherche
Partager
  • Outils et rangs
  • Indice de développement humain
  • IDH ajusté aux inégalités
  • Indice d'inégalités de genre
  • Indice de pauvreté multidimensionnelle
  • Accéder aux données
    • Données par pays
    • Données par indicateur
    • Education
    • Mobilité humaine
      • Comment et pourquoi se déplace-t-on
      • Carte mondiale interactive
      • Quiz
      • Vidéos
      • Rapport 2009
    • Changement climatique
  • Comprendre les données
  • Foire aux questions

Rejoignez-nous

  • Liste courriel
  • Abonnez-vous
  • Facebook
  • Twitter
  • YouTube

EN VEDETTE

Rapport 2013

L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié
est disponible en téléchargement gratuit

Comment et pourquoi se déplace-t-on

Les débats sur la migration véhiculent généralement l’image d’un flux allant des pays en développement vers les pays riches d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australasie. Pourtant, la plupart des déplacements dans le monde ne s’effectuent pas entre des pays en développement et des pays développés, ni même entre différents pays. L’écrasante majorité des personnes qui migrent le font à l’intérieur de leur propre pays. Même en utilisant une définition conservatrice, nous estimons à environ 740 millions le nombre de migrants internes, soit près de quatre fois celui des migrants internationaux. Parmi ceux ayant quitté leur pays, seul un tiers s’est déplacé d’un pays en développement vers un pays développé, c’est-à-dire moins de 70 millions de personnes. La majorité des 200 millions de migrants internationaux dans le monde se sont déplacés d’un pays en développement vers un autre, ou entre deux pays développés (carte 1).

La plupart des migrants, internes comme internationaux, récoltent les fruits de leur déplacement sous la forme d’une augmentation de leurs revenus, d’un meilleur accès aux infrastructures d’éducation et de santé, et d’une amélioration des perspectives pour leurs enfants. Les enquêtes conduites auprès de migrants montrent qu’ils sont heureux dans leur région de destination, en dépit de tous les réajustements et obstacles généralement associés à un changement de cadre de vie. Une fois installés, les migrants sont souvent plus enclins que les résidents locaux à adhérer à des syndicats, à des groupes religieux, etc., ce qui ne se fait toutefois pas sans compromis. Par ailleurs, les bénéfices de la mobilité ne sont pas répartis équitablement.

Map 1

Les personnes déplacées pour des raisons d’insécurité ou à cause d’un conflit rencontrent des problèmes spécifiques. On estime à 14 millions le nombre de réfugiés vivant en dehors de leur pays de nationalité, ce qui représente 7 % des migrants dans le monde. La plupart restent à proximité du pays qu’ils ont fui et s’installent généralement dans des camps jusqu’à ce que la situation leur permette de rentrer, mais environ un demi-million d’entre eux partent chaque année demander asile dans un pays développé. Bien plus encore, quelque 26 millions d’individus, sont déplacés à l’intérieur de leur pays. Les personnes (principalement des jeunes femmes) qui ont été victimes de trafic constituent un autre groupe vulnérable. Souvent trompées par la promesse d’une vie meilleure, elles ne se déplacent pas de leur propre gré mais sous la contrainte, parfois accompagnée d’actes de violence et de sévices sexuels.

Quoi qu’il en soit, la majorité des personnes choisissent librement d’émigrer vers des lieux où la vie leur paraît meilleure. Plus des trois-quarts des migrants internationaux se rendent dans un pays dont le niveau de développement humain est plus élevé que celui de leur pays d’origine. Ils doivent cependant faire face à de nombreuses contraintes liées aux politiques qui restreignent l’entrée dans les pays, mais aussi aux ressources dont ils disposent pour leur projet. Les habitants des pays pauvres sont les moins mobiles : par exemple, moins de 1 % des Africains ont émigré en Europe. L’histoire et la situation actuelle soulignent en effet que développement et migration vont de pair : le taux d’émigration médian dans un pays à faible développement humain est inférieur à 4 %, contre plus de 8 % dans les pays à haut niveau de développement humain.


Haut de la page

Rapport 2013

  • Acceuil
  • Plan du site
  • Nous contacter
  • Emploi
  • Stages étudiants
  • Conditions d'utilisation
  • Webmaster
  • Liste courriel