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Rapports sur le développement humain - Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

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EN VEDETTE

Rapport 2013

L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié
est disponible en téléchargement gratuit

  • Quel est l’objet principal du Rapport sur le développement humain 2013 ?

Le Rapport sur le Développement humain 2013 examine le changement profond de la dynamique mondiale induit par les nouvelles puissances émergeant rapidement dans le monde en développement, et ses conséquences à long terme pour le développement humain. La Chine a dépassé le Japon comme deuxième plus grande économie mondiale, tout en sortant des centaines de millions de ses citoyens de la pauvreté. L’Inde est en train de redéfinir son avenir avec une nouvelle créativité entrepreneuriale et des innovations en matière de politique sociale. Le Brésil voit son niveau de vie augmenter par le biais de l’expansion de ses relations internationales et ses programmes anti-pauvreté qui sont repris partout dans le monde. Mais « l’Essor du Sud » analysé dans ce Rapport est un phénomène beaucoup plus important : la Turquie, le Mexique, la Thaïlande, l’Afrique du Sud, l’Indonésie et de nombreux autres pays en développement sont également en train de devenir des acteurs prépondérants sur la scène internationale.

Ce Rapport montre comment cette diversité croissante de voix et de pouvoir est en train de transformer la politique et l’économie mondiales et de remettre en question les hypothèses qui ont guidé les principales institutions internationales suite à la Seconde Guerre mondiale. Les dirigeants du Sud demandent des structures de gouvernance internationale plus représentatives qui incorporent mieux les principes de démocratie et d’équité. Les pays du Sud sont de plus en plus les moteurs de la croissance économique mondiale et des changements sociaux importants.

Ce Rapport démontre que l’essor du Sud est le résultat non pas de l’adhésion à une série de politiques figées, mais de politiques pragmatiques répondant aux situations et possibilités locales – y compris un approfondissement du rôle de développement des Etats, un engagement à améliorer le développement humain (y compris par le biais d’une meilleure éducation et de meilleurs soins de santé et programmes d’aide sociale) par l’intermédiaire d’innovations en matière de politiques et d’une ouverture pour participer à l’économie mondiale par le biais du commerce et de l’investissement.

Ainsi, les progrès futurs exigeront des décideurs du Sud comme du Nord le traitement des problèmes fondamentaux tels que l’équité, la reddition de comptes, les risques environnementaux, la démographie en évolution et la participation civique significative.
  • L’essor du Sud est-il temporaire ou appelé à durer ?
Le rapport décrit un changement mondial de pouvoir et de ressources d’une ampleur historique qui devrait se poursuivre durant le XXIe siècle. Pour la première fois depuis le début du XIXe siècle, les productions combinées des trois premières économies du monde en développement - Brésil, Chine et Inde – sont sur le point d’égaler le PIB conjoint des puissances industrielles traditionnelles d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord - Canada, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et Etats-Unis. Ceci représente un rééquilibrage dramatique de la puissance économique mondiale. Le Rapport montre que les trois plus grandes économies du Sud dépasseront les six puissances industrielles traditionnelles à la fin de la décennie (en calculant le PIB en termes de pouvoir d’achat) et ce processus se poursuivre après 2020.
  • Est-ce que ceci concerne principalement la Chine, l’Inde et peut-être le Brésil, ceux que l’on appelle les BRICS ?
Non, cela va bien au-delà des BRICS. Le Rapport démontre clairement que ce phénomène « d’Essor du Sud » regroupe plus de 40 pays en développement qui ont accéléré considérablement nations leur progrès en matière de développement humain ces dernières années. Certains des pays les plus grands ont fait des progrès très rapides, en particulier le Brésil, la Chiné, l’Inde, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Turquie. Mais il y a également eu des progrès importants en matière de développement humain dans des économies plus petites comme celles du Bangladesh, du Chili, du Ghana, du Rwanda et de la Tunisie.
  • Comment le rapport identifie-t-il certains pays comme les plus performants au niveau de l’IDH ?
Une façon d’identifier les plus performants au niveau de l’IDH est de regarder les pays avec une croissance des revenus positive et de bons résultats dans les mesures de la santé et de l’éducation par rapport à d’autres pays avec des niveaux de développement comparables. Ils comprennent certains des pays les plus grands - Brésil, Chine, Inde et Indonésie – ainsi que certaines des économies les plus petites : Bangladesh, Chili, Ghana, Malaisie, Maurice, Mexique, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Ouganda et Vietnam. Une autre manière d’identifier les plus performants dans le développement humain est de chercher les pays  qui ont obtenu de meilleurs résultats en comblant le « fossé du développement humain », comme on peut le voir avec la réduction de leur déficit dans l’IDH (la distance à partir du score IDH maximal). Nous identifions également les plus performants en termes d’IDH par les « résidus » positifs et statistiquement pertinents obtenus à partir d’une régression du changement de logarithme de l’IDH entre 2012 et 1990 par rapport au logarithme de l’IDH en 1990 dans un échantillon portant sur 132 pays. De cette manière, plus de 40 pays en développement sont identifiés comme ayant fait des progrès rapides dans l’IDH entre 1990 et 2012, par rapport à des pays à des niveaux similaires d’IDH en 1990.
  • Qu’est-ce qu’un « Etat de développement » ? Comment le gouvernement contribue-t-il au développement ?
Le terme fait référence à un Etat avec un gouvernement volontariste qui poursuit une croissance économique comme voie vers le développement humain. Un Etat de développement se définit par des interventions stratégiques qui déterminent l’avenir d’un pays : la promotion de secteurs économiques ciblés, l’harmonisation claire des objectifs économiques et sociaux et des bureaucraties compétentes pour réaliser ces objectifs. L’état de développement en fin de compte tire sa légitimité politique de la fourniture de meilleurs services sociaux et conditions de vie à sa population.
  • Quels succès nationaux en matière de politiques sont-ils mis en lumière par le Rapport ?

Le rapport analyse et présente les politiques dans une gamme très large – santé, éducation, social, économique, industriel – et dans chaque région. Souvent il s’agit du mélange des politiques plutôt que d’une seule. Voici quelques exemples :

La politique commerciale et industrielle du Brésil : quand le Brésil est passé d’une stratégie économique tournée vers l’intérieur à une autre visant les exportations, les entreprises individuelles qui bénéficiaient d’un grand marché national ont pu s’appuyer sur des capacités développées depuis des décennies. Embraer, par exemple, est maintenant le premier producteur mondial d’avions à réaction régionaux de 120 places pour les lignes commerciales. L’industrie nationale de l’acier a connu une histoire semblable. L’intervention du gouvernement a fait également de la technologie agricole une force pour le Brésil. Le Système de Recherche agricole et d’Innovation a contribué à multiplier par presque 4 l’efficacité agricole par travailleur.

Le soutien du Chili à l’agriculture et l’alimentation : les entreprises chiliennes ont connu des succès exceptionnels en augmentant les exportations de produits agro-alimentaires, boissons, produits des forêts et de la pêche. Le soutien à un organisme à but non lucrative, Fundación Chile, a aide à faire de l’industrie nationale de l’élevage commercial du saumon l’une des plus performantes dans le monde.

La politique industrielle, sociale et éducative du Bangladesh : le Bangladesh a profité des distorsions du marché du commerce de l’habillement, et a appris comment réussir sur els marches internationaux, en associant une compétitivité bien développée à des préférences commerciales en faveur des pays les moins avancés (PMA). En 2010, sa part des exportations mondiale de vêtements avait augmenté d’environ 4,8%, alors qu’elle était d’environ 0,8% en 1990. Plus de 95% des femmes dans l’industrie de l’habillement sont des migrantes en provenance des zones rurales. Cette possibilité d’emploi sans précédent pour des jeunes femmes a réduit les écarts sexospécifiques dans l’emploi et le revenu. En même temps, la participation plus élevée des filles à l’enseignement formel s’est trouvée améliorée par des organisations non-gouvernementales comme BRAC. L’un des résultats a été de diviser par deux le taux de mortalité infantile.

La politique technologique de l’Indonésie : l’Indonésie a utilisé la technologie des télécommunications pour connecter son groupe d’îles très éloignées les unes des autres et ouvrir le pays au monde extérieur. Ceci a nécessité des orientations de politiques et des investissements publics et privés considérables. En 2010, environ 85% des adultes possédaient des téléphones, car l’encouragement de l’Etat et la concurrence sur le marché a cassé les prix des combinés et des services téléphoniques. En juillet 2012, il y avait 7,4 millions d’utilisateurs inscrits sur Facebook dans le grand Djakarta uniquement – la deuxième de toutes les villes au monde. 

Les politiques industrielles et éducatives de l’Inde : l’industrialisation de l’Inde de substitution des importations pilotée par l’Etat a été accompagnée d’un effort délibéré de développer les capacités humaines et d’investir dans un enseignement supérieur de qualité. Après les réformes des années 90, ces investissements ont été récompensés quand l’Inde a soudain été capable de capitaliser sur son stock de travailleurs qualifiés dans le secteur émergent des technologies de l’information, qui dès 2011-2012 générait $70 milliards de recettes à l’exportation. Dans le secteur pharmaceutique on a vu le même développement. 

La politique commerciale de la Chine : l’ouverture rapide du marché en Chine aurait dû voir la fermeture des entreprises publiques sans création de nouvelles activités industrielles, donc l’Etat a réformé progressivement. Pour attire de l’investissement étranger direct, créer des emplois et promouvoir les exportations, elle a créé des zones économiques spéciales. En même temps, elle a augmenté les compétences de ses travailleurs et entreprises en demandant aux sociétés étrangères de monter des entreprises en coparticipation, de faire du transfert de technologie ou de respecter de conditions très strictes de contenu local. En 2011, la Chine a fêté ses 10 ans en tant que membre de l’Organisation mondiale du Commerce et a dépassé l’Allemagne en tant que plus grand exportateur de biens et de services. 

Politique sociale au Mexique et au Brésil : les programmes d’allocations sous conditions au Mexique au Brésil et dans d’autres pays ont pour objet d’augmenter les revenus des bénéficiaires et leur accès à la santé et à l’éducation en rendant ces allocations conditionnelles à des obligations comme des visites dans les centres de soins et une présence à l’école. Ils ciblent les individus des ménages à faible revenue ou défavorisés et fournissent un soutien en liquide. Le programme mexicain Oportunidades, par exemple, est conditionnel à la présence des enfants à l’école et à des visites médicales régulières et la présence des parents aux réunions communautaires. Il a distribué  environ $3 milliards à quelque 5 millions de ménages récipiendaires en 2012. Le programme brésilien  Bolsa Familia et Oportunidades, les deux plus grands programmes en Amérique latine, coûtent moins de 1% du PIB. 

Politique agricole et économique au Ghana : dans les années 70 et au début des années 80, le secteur du cacao ghanéen – principal pilier de l’économie – était au bord de l’effondrement. Le Ghana a recouvré sa compétitivité internationale en dévaluant sa monnaie, en augmentant la capacité du secteur privé et en donnant aux agriculteurs une part beaucoup plus importante des prix obtenus. Entre 1983 et 2006, le pays a doublé sa production de cacao par hectare, et aujourd’hui le secteur subvient aux besoins de 700 000 personnes. Il a également investi en aidant les agriculteurs à se connecter aux marchés mondiaux : une étude récente montre qu’environ 61% des exploitants de cacao possédaient des téléphones mobiles.

Politique de santé au Rwanda : le Rwanda a introduit une assurance santé basée sur les communautés pour stimuler l’accès aux services de santé. Suite à cette initiative, les soins de santé sont devenus plus abordables dans les zones rurales, et la mortalité des enfants de moins de cinq ans a chuté de 196 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2000 à 103 en 2007, et le taux de mortalité maternelle a chuté de plus de 12% par an de  2000 à 2008. Le Rwanda est en bonne voie pour atteindre l’Objectif du Millénaire pour le Développement sur la santé maternelle.
  • Les plus pauvres parmi les pauvres bénéficient-ils de l’Essor du Sud ?

Les conséquences pour le développement humain de l’essor du Sud sont profondes : la proportion de personnes vivant dans une pauvreté de revenu extrême a chuté de 43% en 1990 à 22% de la population mondiale en 2008, et plus de 500 millions de personnes sont sorties de la pauvreté en Chine uniquement. Ainsi, la communauté mondiale a déjà atteint bien avant l’heure la cible de l’élimination de la pauvreté du premier des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement, qui était de diviser par deux la proportion de personnes vivant avec moins d’$1,25 par jour entre 1990 et 2015.

Le nombre de pays ayant une valeur d’Indice de Développement humain (IDH) en-dessous du 25e  percentile en 1990 a baissé de 33 à 30 entre 1990 et 2000 et a diminué de moitié (30 à 15) entre 2000 et 2012. Entre 1990 et 2012, Presque tous les pays ont beaucoup progressé en termes de développement humain, selon la mesure de l’IDH. En effet, aucun pays pour lequel les données complètes étaient disponibles n’avait une valeur d’IDH inférieure en 2012 par rapport à celle de 2000.
  • L’augmentation de la richesse dans le Sud ne crée-t-elle pas plus d’inégalités dans ces pays ?

Les inégalités en matière de revenu sont en augmentation dans de nombreux pays. Entre 1990 et 2005, l’IDH ajusté aux inégalités pour 66 pays montrait que les inégalités globales baissaient de manière minime, parce que la baisse des inégalités en matière de santé et d’éducation était contrebalancée par une augmentation des inégalités de revenus.

Au niveau mondial, on a vu des réductions plus importantes dans les inégalités en matière de santé et d’éducation dans les deux dernières décennies qu’en matière de revenu. Ceci est en partie dû aux mesures utilisées, l’espérance de vie et les années moyennes de scolarisation ayant des limites supérieures vers lesquelles tous les pays convergent. Mais en ce qui concerne le revenu, il n’existe pas de limite supérieure. Toutes les études sont plus ou moins d’accord pour dire que les inégalités mondiales en matière de revenu sont élevées, même s’il n’existe pas de consensus par rapport aux tendances récentes. Une étude qui intégrait la répartition des revenus de 138 pays sur la période 1970–2000 a trouvé que même si le revenu moyen par habitant avait augmenté, ce n’était pas le cas des inégalités. D’autres études concluent le contraire. Et d’autres ne voient pas du tout de changement. Les inégalités ne sont pas simplement une caractéristique des pays en développement. L’augmentation des inégalités en matière de revenu aux Etats-Unis et dans certains pays européens souligne une certaine égalité dans la manière selon laquelle les revenus sont répartis et qui bénéficie de la croissance. 

Pourtant on peut faire beaucoup plus pour réduire ces écarts. En Amérique latine, pendant longtemps la région avec les inégalités les plus grandes, la tendance a commencé à s’inverser étant donné les initiatives lancées pour réduire la pauvreté et autres interventions gouvernementales, y compris les dépenses publiques soutenues par les cours élevés des produits de base sur le plan international. Le Brésil et le Mexique sont les fers de lance de ce mouvement, en utilisant les programmes de transferts sociaux et autres mécanismes pour améliorer les conditions de vie dans les communautés pauvres.
  • Le Rapport présente un plaidoyer très fort en faveur de l’éducation comme étant sans doute le contributeur le plus important aux progrès en matière de développement humain – et en particulier l’éducation pour les femmes. Pour quelles raisons ?

L’éducation est « l’un des instruments les plus efficaces pour faire progresser l’équité et le développement humain », déclare le Rapport. Elle « développe les capacités des individus et augmente leur liberté de choix. L’éducation stimule la confiance en soi des personnes et leur rend l’accès plus facile à de meilleurs emplois, leur permet de participer au débat public et de faire pression sur leur gouvernement pour les questions de soins de santé, de sécurité sociale et autres droits. L’éducation offre également des bénéfices considérables en matière de santé et de mortalité ». L’éducation est un dénominateur commun de nombreuses réussites nationales, en République de Corée, en Chine, en Inde et au Ghana, par exemple.

On a des preuves irréfutables de l’importance de l’éducation pour les femmes. Les femmes éduquées contribuent à la société de multiples façons, en tant que citoyennes, que membres très productifs de la main-d’œuvre et que mères, sœurs et filles. Les mères éduquées ont tendance à avoir moins d’enfants mais des enfants en meilleure santé et mieux éduqués. Les femmes éduquées ont plus accès à la contraception. L’éducation de la mère est plus importante à la survie d’un enfant que le revenu ou la richesse du ménage, d’après les données contenues dans le rapport. Un exercice de modélisation conduit pour le Rapport projette l’impact des différences de niveaux d’éducation sur la mortalité infantile de 2010 à 2050 selon deux scénarios. Le « scénario de base » présume que les tendances actuelles concernant les succès scolaires vont se poursuivre. Le scénario « voie rapide » définit des cibles en matière de politiques éducatives beaucoup plus ambitieuses, semblable à celles atteintes ces dernières décennies par la République de Corée. Les résultats du scénario « voie rapide » montrent beaucoup moins de décès d’enfants plus le niveau d’éducation de la mère augmente. Les prévisions dans le Rapport estiment qu’entre 2045 et 2050 en Inde, six millions d’enfants vont sans doute mourir avant l’âge de cinq ans selon le scénario de base, mais ce chiffre serait réduit à trois millions selon le scénario « voie rapide ».
  • Le Rapport montre que les pays en développement sont en train de voir augmenter leur part du commerce mondial. Ceci va-t-il continuer ? Et comment le commerce extérieur est-il lié au développement humain ?

Entre 1980 et 2010, les pays en développement ont augmenté leur part du commerce mondial des marchandises de 25% à 47% et leur part de la production mondiale de 33% à 45%. Un des principaux éléments contribuant à cette tendance est le fait que les pays en développement du Sud font du commerce non seulement avec le Nord mais aussi de plus en plus les uns avec les autres. Entre 1980 et 2011, le commerce Sud-Sud est passé de moins de 8% du commerce mondial des marchandises à plus de 26%, avec une croissance particulièrement remarquable dans les années 2000. Pendant la même période, la part du commerce Nord-Nord a reculé de 46% à moins de 30%. Les projections montrent que le commerce entre les pays en développement va bientôt dépasser le commerce entre les pays industrialisés.  

Si le commerce extérieur est bien géré, et les profits dirigés au profit à long terme du public, cette participation à l’économie mondiale peut être une force positive pour le développement humain, suggère le Rapport. Les données montrent un lien dans les pays en développement entre les gains de développement humain et une contribution croissante du commerce extérieur à l’économie nationale.

Ce qui est même plus important que l’intégration aux marchés mondiaux, ce sont les conditions de participation à ces marchés. Sans investissement dans la population, les retours à partir des marchés mondiaux peuvent être limités et transitoires. Il est probable que les succès soient le résultat non d’une ouverture soudaine mais d’une intégration progressive et échelonnée à l’économie mondiale, selon les spécificités nationales, et conjuguée à un investissement dans la population, les institutions et l’infrastructure. Beaucoup de plus petites économies ont réussi à mettre l’accent sur des créneaux dont le succès est souvent le fruit d’années de soutien étatique s’appuyant sur des compétences existantes ou sur la création de nouvelles autres.
  • Qu’en est-il de l’investissement étranger ? Est-ce également une force positive pour le développement humain ?

Le Rapport montre que l’Investissement étranger direct (IED), tout comme le commerce extérieur, peut contribuer au développement humain s’il est géré de  manière stratégique pour répondre aux besoins et au potentiel spécifiques d’un pays, y compris par le biais de meilleurs possibilités éducatives et autres services publics. Des résultats fructueux dans le commerce, l’investissement et la production internationale dépendent en fin de compte des niveaux croissants de développement humain, comme le montre l’association entre les recettes élevées à l’exportation par habitant et les succès dans l’éducation et la santé. Les économies les plus intégrées au niveau mondial ont également tendance à offrir de meilleures possibilités aux femmes.

La capacité des personnes et des institutions affecte également les bénéfices de l’IED. Les pays hôtes doivent investir dans la capacité de leur population à identifier, assimiler et développer les connaissances utiles contenues dans le capital et les idées étrangers. En effet, une main-d’œuvre  éduquée et en bonne santé est souvent un facteur clé pour influencer la décision des investisseurs étrangers quand au lieu où ils vont s’implanter. Un lien positif entre les apports de l’EID et les réalisations en matière de santé et d’éducation était évident dans une étude de 137 pays menée pour le Rapport.
  • Pourquoi le Rapport met-il l’accent sur les réserves et fonds croissants détenus par les pays en développement ?

Alors que leurs économies décollaient, beaucoup de pays ont accumulé des volumes importants de réserves en devises. Ceci représente un changement dans les finances mondiales, mais également dans l’équilibre du pouvoir économique mondial. Entre 2000 et le troisième trimestre 2011, les réserves en devises mondiales sont passées de $1,9 billions à $10,1 billions, avec une part prépondérante de l’augmentation accumulée par les pays émergents et en développement (y compris le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la République de Corée, la Malaisie, le Mexique, la Thaïlande et d’autres) dont les réserves totalisaient $6,8 billions. La Chine seule détient plus de $3 billions de réserves en devises.

Les pays en développement ont également amassé des fonds souverains. Selon les données de l’Institut des Fonds souverains, ils s’élevaient à environ $4,3 billions en actifs à la fin 2010, dont $3,5 billions détenus par les économies émergentes et en développement et $800 milliards en Asie de l’Est uniquement.

Le rapport suggère que cette montagne d’argent pourrait être mieux utilisée si elle était investie dans le développement. « Les ressources pourraient être allouées de manière plus productive pour soutenir la fourniture de biens publics, pour fournir du capital à des projets améliorant la capacité productive et le développement économique et humaine et promouvoir la stabilité financière régionale et sous-régionale », suggère-t-il. « Allouer seulement 3% des réserves internationales en liquidités des neuf pays du G20 du Sud augmenterait la part de l’investissement public dans ces pays de 4,1% à 11,7% du PIB, soit près du niveau moyen d’investissement public dans l’ensemble des pays en développement ».
  • L’accélération du développement des pays à faible revenu ne va-t-elle pas nuire à l’environnement ?
Le rapport défend avec vigueur le fait que tous les pays en développement ont le droit de poursuivre et d’atteindre des niveaux de développement humain plus élevés – et que ceci peut et doit être réalisé sans mettre l’environnement en danger. La croissance due aux combustibles fossiles n’est pas une condition indispensable pour une vie meilleure définie en termes de développement humain. Les investissements qui améliorent l’équité - dans l’accès aux énergies renouvelables, à l’eau, à l’assainissement et à la santé génésique – peuvent faire progresser à la fois la durabilité et el développement humain. Des processus démocratiques et de reddition de comptes plus solides, y compris par le biais d’une participation active de la société civile et de média indépendants, peuvent également améliorer les résultats des politiques. Le Rapport sur le Développement humain 2011 a analysé ces questions en détail.
  • Le Rapport 2013 demande la création d’une nouvelle Commission du Sud. Pour quelle raison ? Quel était l’objectif et l’impact de la précédente Commission du Sud ?

Le Rapport suggère que la formation d’une nouvelle Commission du Sud est une façon de voir comment les pays du Sud peuvent développer de nouvelles institutions et de nouveaux partenariats, et partager connaissances, expériences et technologie. En 1987, la première Commission du Sud a été mise en place par Julius Nyerere, alors président de Tanzanie, et l’économiste réputé Manmohan Singh, actuel Premier ministre de l’Inde. Son rapport de 1990 “Le défi au Sud Challenge to the South” était un document de référence, insistant auprès des pays du Sud pour qu’ils agissent de manière solidaire dans les négociations Nord-Sud, défendant un développement axé sur les personnes, identifiant de manière prémonitoire que le changement climatique deviendrait un problème de développement à long terme, et identifiant les problèmes sociétaux tels que la pauvreté endémique, l’exclusion sociale et les inégalités.

Depuis, le monde et le Sud ont été complètement transformés. Les possibilités de coopération sont plus grandes que jamais auparavant, mais le contexte politique est très différent. La décolonisation est maintenant un souvenir lointain pour la plupart es Etats ; la Guerre froide, qui a aidé à façonner le Mouvement des pays non-alignés, est terminée depuis longtemps et de nombreux Etats du Sud sont eux-mêmes en train d’émerger comme des superpuissances politiques et économiques. « Une nouvelle Commission du Sud, s’appuyant sur l’héritage de la première commission mais reflétant les forces et faiblesses du Sud d’aujourd’hui, pourrait fournir une vision inédite », avance le Rapport, « sur la base d’une reconnaissance de la façon dont la diversité du Sud peut devenir une force pour un nouveau type de solidarité, visant à accélérer les progrès du développement humain pour les décennies à venir ».

Les principales institutions de la gouvernance mondiale - ONU, FMI et Banque mondiale – ont été créées et reflètent une époque très différente. Le Sud est sous-représenté. Les pays émergents du Sud trouvent aujourd’hui souvent de nouveaux mécanismes de coopération dans le commerce, la finance, le développement et l’aide, y compris dans le cadre d’accords régionaux et de partenariats bilatéraux. La gouvernance mondiale devient une mosaïque de nouveaux accords et de structures anciennes qui doivent interagir et coopérer de manière plus systématique et efficace, dans ce que le Rapport appelle « un pluralisme cohérent ».

Mais certaines questions urgentes telles que le changement climatique peuvent seulement être résolues au plan mondial. Ici, il est important de constater que les Etats du Sud ont moins de représentation que leur taille démographique ou économique le mérite. Par exemple, la Chine, deuxième plus grande économie mondiale avec la plus grande réserve de devises, a un droit de vote plus petit à la Banque mondiale que la France ou le Royaume-Uni.

De même, le Conseil de sécurité des Nations Unies prend des décisions au sujet de la paix et de la sécurité du monde avec des membres permanents qui reflètent la structure géopolitique du monde qui prévalait en 1945 après la guerre, en excluant l’ensemble de l’Afrique et de l’Amérique latine, ainsi que l’Inde, qui va bientôt dépasser la Chine comme pays le plus peuplé de la planète. « Les principales institutions internationales doivent être plus représentatives, transparentes et responsables », suggère le Rapport. « Les institutions de Bretton Woods, les banques régionales de développement et même le Système de l’ONU  risquent tous de voir leur pertinence diminuer s’ils oublient de représenter tous les Etats membres et leur population de manière adéquate ».
  • Quels sont l’origine et le but du Rapport sur le Développement humain ?

Les Rapports sur le Développement humain ont été commandés et publiés par le PNUD depuis 1990 comme analyse des questions, tendances, progrès et politiques de développement intellectuellement indépendante et fondée sur un raisonnement empirique. Le but final du Rapport est d’aider à faire progresser le développement humain. Ceci signifie mettre l’accent autant sur la santé, l’éducation et l’augmentation des libertés et capacités humaines que sur la croissance économique. Comme l’énonçait dans sa phrase d’ouverture le premier Rapport sur le Développement humain en 1990 : « La véritable richesse d’un pays réside dans sa population ».

Les Rapports et leurs ressources annexes sont disponibles sur le site hdr.undp.org, y compris les Rapports ou résumés téléchargeables dans une douzaine de langues, des livres électroniques, des études et articles sur le Développement humain, des indicateurs statistiques mis à jour, des outils de visualisation de données, des cartes interactives et des profils de données sur tous les Etats membres de l’ONU.
  • Qu’est-ce que le paradigme de développement humain et comment influence-t-il les rapports ?
L’approche de développement humain est ancrée dans une vision du développement lancée par Mahbub ul Haq, le principal auteur des premiers Rapports sur le Développement humain, et Amartya Sen, économiste lauréat du Prix Nobel qui a conseillé et assisté Haq avec le développement de l’approche philosophique globale du Rapport et son outil de référence, l’Indice de Développement humain. Le Rapport de 1990 suggérait que l’objectif du développement humain était « l’augmentation des choix des individus », y compris la capacité à mener une vie saine, à s’éduquer et à jouir d’un niveau de vie décent. Mais les premiers rapports ont également insisté sur le fait que le développement et le bien-être humains allaient au-delà de ces dimensions pour englober une gamme beaucoup plus grande de capacités, y compris les libertés politiques et les droits de l’Homme. En effet, le « concept » de développement humain est beaucoup plus vaste que la mesure « mesure » du développement humain (par ex., l’IDH). La réception enthousiaste de la part des gouvernements, de la société civile, des chercheurs et des médias a confirmé l’écho profond de cette approche novatrice auprès de la communauté du développement et autres acteurs.
  • Comment le Rapport sur le Développement humain peut-il être « indépendant » du PNUD et des Nations Unies alors qu’il est approuvé par l’Administrateur du PNUD et lancé par les bureaux de l’ONU dans le monde entier ?

Depuis sa conception en 1990, le Rapport a toujours été indépendant intellectuellement et sur le plan rédactionnel, et souvent provocateur, bien que s’appuyant toujours sur des fondements solides en matière de recherche empirique. Le Rapport sur le développement humain est commandé par le PNUD mais ne représente pas les politiques de l’ONU, ni la vision officielle du comité exécutif ou de la direction du PNUD. Le Rapport dépend  des statistiques d’une gamme variée d’agences du système de l’ONU et autres agences multilatérales, mais son analyse et ses conclusions sont le produit et la responsabilité de ses seuls auteurs. Son autonomie rédactionnelle est protégée  par une résolution spéciale de l’Assemblée générale (A/RES/57/264), qui reconnaît le Rapport sur le développement humain comme un « exercice intellectuel indépendant » et un « outil important afin de  sensibiliser les individus au développement humain dans le monde ».

  • En quoi les Rapports sur le développement humain ont-ils contribué aux progrès en matière de développement ?
Avec leur richesse de données empiriques et leur approche novatrice pour mesurer le développement, les Rapports sur le développement humain ont eu un impact profond sur les réflexions à propos du développement dans le monde. Les Rapports ont déclenché et guidé les discussions et débats, et ont lancé des idées devenues depuis acceptées par tous. Par exemple, le concept des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) remonte en partie au Rapport 1991 sur le financement du développement. Le concept de sécurité humaine, thème du Rapport 1994, a également beaucoup influencé les débats ultérieurs sur le développement. Le Rapport 1999 soulignait les divers impacts de la mondialisation sur le bien-être humain y compris sur le sujet trop souvent négligé des soins et de la prise en charge. Les Rapports sur le développement humain ont également depuis longtemps mis l’accent sur l’importance de la durabilité. Le Rapport 1994 insistait sur l’aspect central du développement durable pour l’approche de développement humain qui mettait les individus en avant et pas la croissance économique comme une fin en soi. Le premier Rapport, en 1990, a pressenti avec beaucoup de clairvoyance les dégâts à la couche d’ozone, la pollution urbaine et autres risques environnementaux. Et le Rapport 2007-2008 a traité les conséquences du changement climatique pour les pauvres dans le monde. Le Rapport 2011, s’appuyant sur cet héritage, identifiait les politiques pouvant améliorer la durabilité et l’équité de manière  simultanée, aux niveaux local et mondial. Le Rapport 2013 poursuit cette tradition, en examinant l’impact sur le développement humain jusqu’à aujourd’hui et les implications à long terme prévues sur le développement de « l’essor du Sud ».
  • Quelle est la relation entre le Rapport sur le Développement humain annuel et les nombreux Rapports nationaux et régionaux sur le Développement humain, tels que les Rapports arabes sur le Développement humain ?
Plus de 40 Rapports sur le développement humain, autonomes sur le plan rédactionnel, avec un accent régional, ont été publiés dans les deux dernières décennies avec le soutien des bureaux régionaux du PNUD. Contenant des analyses et des plaidoyers provocateurs en matière de politiques, ces Rapports ont étudié des questions cruciales telles que les libertés civiles et l’autonomisation des femmes dans les Etats arabes, la corruption dans la région Asie-Pacifique, le traitement des Roms et autres minorités en Europe centrale, et les inégalités sociales en Amérique latine. Ces Rapports régionaux reflètent les traditions d’autonomie intellectuelle des rapports mondiaux et une perspective de développement humain, en plaçant les individus au centre du débat. Par ailleurs, de nombreux rapports nationaux – plus de 650 dans 140 pays à ce jour -  ont été publiés par des équipes rédactionnelles locales avec le soutien du PNUD. Ces rapports apportent une perspective de développement humain aux préoccupations de politiques nationales par le biais de consultations et recherches gérées localement. Les rapports nationaux mettent souvent l’accent sur les questions de genre, d’ethnicité ou de divisions rurales-urbaines pour aider à identifier les inégalités, mesurer les progrès et identifier les signes d’alerte précoce de conflit potentiel. Etant donné que ces rapports sont axés sur des besoins et perspectives nationaux, beaucoup d’entre eux ont eu une influence importante sur les politiques nationales, y compris sur les stratégies de réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et autres priorités de développement humain. Pour des informations supplémentaires sur les Rapports sur le développement humain nationaux et régionaux, veuillez consulter hdr.undp.org/en/nhdr/.
  • Qu’est-ce que l’Indice de Développement humain (IDH) ?

L’indice de Développement humain (IDH) est une mesure composite du développement humain. Elle mesure les réalisations moyennes dans un pays dans trois dimensions de base du développement humain : une vie longue et en bonne santé (santé), l’accès aux connaissances (éducation) et un niveau de vie décent (revenu). La disponibilité des données détermine la couverture d’un pays par l’IDH. Pour permettre des comparaisons parmi les pays, l’IDH est calculé sur la base des données comparables internationalement les plus récentes provenant des agences de données internationales les plus importantes et d’autres sources de données crédibles plutôt que directement à partir des sources nationales.

  • Qu’est-ce que l’IDH ajusté aux inégalités (IDHI) ?
L’Indice de Développement humain ajusté aux inégalités (IDHI) ajuste l’Indice de Développement humain (IDH) aux inégalités dans la répartition de chaque dimension dans la population. L’IDHI tient compte des inégalités dans les dimensions de l’IDH en « déduisant » la valeur moyenne de chaque dimension selon son niveau d’inégalité. L’IDHI est égal à l’IDH quand il n’y a pas d’inégalités entre les individus mais est inférieur à l’IDH quand il les inégalités augmentent. Dans ce sens, l’IDHI est le niveau réel de développement humain (en tenant compte de ces inégalités), tandis que l’IDH peut être vu comme un indice du développement humain « potentiel » (soit niveau maximal d’IDH) qui pourrait être réalisé s’il n’y avait pas d’inégalités. La « perte » de développement humain potentiel  due aux inégalités est obtenue par la différence entre l’IDH et l’IDHI et peut être exprimée en pourcentage.
  • Qu’est-ce que l’Indice d’inégalités de genre (IIG) ?
L’Indice d’inégalités de genre (IIG) reflète les désavantages pour les femmes dans trois dimensions : santé génésique, autonomisation et marché du travail – pour autant de pays que la disponibilité de données fiables le permet. Cet indice indique la perte de développement humain due aux inégalités entre les réalisations des femmes et des hommes dans ces dimensions. Il va de 0 (quand les femmes et les hommes sont à égalité) à 1 (quand les femmes sont moins bien traitées dans l’ensemble des dimensions mesurées).
  • Qu’est-ce que l’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) ?

L’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) identifie les manques multiples au niveau individuel dans la santé, l’éducation et le niveau de vie. Il utilise des micro-données à partir des enquêtes sur les ménages, et – contrairement à l’Indice de développement humain ajusté aux inégalités – tous les indicateurs nécessaires à la construction de la mesure doivent provenir de la même enquête. Chaque personne dans un ménage donné est classée comme pauvre ou non pauvre selon son nombre de manques dans le cadre du ménage. Ces données sont ensuite combinées avec la mesure nationale de pauvreté.

  • Quel type de statistiques trouve-t-on dans le Rapport sur le Développement humain?
Le Rapport sur le Développement humain présente deux types d’informations statistiques: les statistiques dans ses indices et les Tableaux Statistiques annexes, qui fournissent une évaluation globale des réalisations des pays sur différents domaines du développement humain, ainsi que des preuves statistiques soutenant l’analyse thématique du Rapport lui-même, qui peuvent reposer sur des données sous-nationales, nationales ou internationales. La base de données en ligne du Rapport sur le Développement humain contient un ensemble de séries temporelles pour tous les indicateurs présentés dans la version papier du Rapport.
  • D’où proviennent les données des tableaux statistiques du Rapport ?
Le Bureau du Rapport sur le Développement humain est avant tout un utilisateur et non un producteur de données. Pour permettre les comparaisons entre pays et dans le temps dans le Rapport, il dépend des fournisseurs de données internationales disposant du mandat, des ressources et de l’expertise nécessaires à la collecte et à la compilation de données sur des indicateurs spécifiques. Pour plus de détails, veuillez vous reporter aux coordonnées des principaux fournisseurs de données. Les sources pour toutes les données utilisées dans les tableaux statistiques sont présentées dans les notes de bas de tableau. Lorsqu’un fournisseur présente des données collectées auprès d’une autre source, les deux sources sont citées dans les notes relatives à chaque tableau. Toutefois, lorsqu’un fournisseur s’approvisionne auprès d’autres fournisseurs de données, seule la dernière source est fournie. Le Rapport fournit les composantes des données d’origine utilisées par le Bureau du Rapport sur le Développement humain de manière à ce que les calculs puissent facilement être reproduits.
  • Quelles sont les sources de données utilisées ailleurs dans le Rapport sur le Développement humain 2013 ?
Les données statistiques utilisées dans l’analyse thématique dans le Rapport sont souvent tirées des Tableaux statistiques. Mais d’autres sources comprennent les articles de commande, les documents gouvernementaux, les rapports nationaux sur le développement humain, les rapports des organisations of non-gouvernementales, des articles de journaux et autres publications universitaires. Les statistiques officielles sont en général prioritaires. Mais à cause de la nature pointue des questions discutées, certaines statistiques officielles pertinentes peuvent ne pas exister, alors des sources d’information non officielles doivent être utilisées. Néanmoins, le Bureau du Rapport sur le Développement humain s’engage à s’appuyer sur des données compilées par le biais de recherches universitaires et scientifiques et à garantir l’impartialité des sources d’information et de leur utilisation dans l’analyse. Quand des informations en provenance de sources autres que celles des tableaux statistiques du Rapport sont utilisées dans des encadrés ou des tableaux insérés au texte, la source est indiquée ainsi que la citation complète mentionnée dans la bibliographie. Pour chaque chapitre un les notes de fin d’ouvrage spécifient les sources des informations statistiques ne provenant pas des tableaux statistiques.
  • Comment sont définies les classifications régionales et autres du Rapport ?
Le Rapport 2013 répartit les pays en quatre groupes selon le classement IDH du pays : développement humain Très élevé, Elevé, Moyen et Faible. Les groupes représentent chacun un quartile des groupes de l’IDH annuel, qui en 2013 comprend 187 pays et territoires. Les pays en développement sont ensuite classés par le rapport en Etats arabes, Asie-Pacifique, Europe et Asie centrale, Amérique latine et Caraïbes et Afrique subsaharienne, suivant les classifications des Bureaux régionaux du PNUD. (Pour des raisons statistiques et étant donné sa superficie et sa diversité, la région Asie-Pacifique est subdivisée en Asie du Sud et Asie de l’Est et Pacifique).
  • Le rapport comporte-t-il des données sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement ?

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMG) sont un ensemble d’objectifs quantifiés et assortis d’échéances issus de la Déclaration du Millénaire adoptée par les Etats membres des Nations Unies en mars 2002. Le Rapport sur le Développement humain incorpore certains indicateurs utilises dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement dans ses Tableaux statistiques annuels, mais ne fait pas de commentaires sur la réalisation des OMD en tant que tels.

La Base de données du Millénaire de la Division de statistique des Nations Unies (http://mdgs.un.org)  est la source principale de l’ONU de données sur les OMD, fournissant des statistiques mises à jour pour le rapport annuel du Secrétaire Général sur les progrès accomplis afin de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement, ainsi que pour d’autres rapports annuels, y compris les Rapports sur le Développement humain et les rapports de la Banque mondiale sur les Indicateurs du Développement dans le monde. La Division de statistique des Nations Unies, la Banque mondiale et d’autres fournisseurs de données – tells que le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), l’Institut de Statistiques de l’UNESCO (ISU), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) – permettent au Rapport d’inclure les chiffres les plus récents disponibles pour les OMD. On peut trouver les données sur les OMD sur les sites suivants : 

1)     MDG Monitor: Tracking the Millennium Development Goals (Tableau de suivi des OMD en anglais – liens vers les pays respectifs dans la langue du pays) http://www.globalgovernancewatch.org/resources/mdg-monitor--tracking-the-millennium-development-goals

2)     Efforts mondiaux et nationaux

Indicateurs des Objectifs du Millénaire de la DSNU http://unstats.un.org/unsd/mdg/Default.aspx

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Rapport 2013

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