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Rapports sur le développement humain - Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

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EN VEDETTE

Rapport 2013

L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié
est disponible en téléchargement gratuit

L’Indice du développement humain (IDH)

Le premier Rapport sur le développement humain a introduit une nouvelle manière de mesurer le développement en faisant la synthèse des indicateurs d'espérance de vie, de niveau d'études et de revenu, pour aboutir à un indicateur composite du développement humain, l'IDH (voir l’encadré 1 ci-dessous). Le tournant décisif pour l'IDH fut la création d'une statistique unique destinée à servir de cadre de référence pour le développement économique et social. L'IDH établit un minimum et un maximum pour chaque dimension, appelés balises, et indique ensuite la situation de chaque pays par rapport à ces dernières (dont la valeur varie entre 0 et 1).

HDI_FR_Figure

La composante « éducation » de l’IDH est maintenant mesurée en termes d’années de scolarisation des adultes âgés de 25 ans et en termes d’années de scolarisation escomptées pour les enfants d’âge scolaire. Les années de scolarisation moyennes sont estimées sur la base de la durée de la scolarité pour chaque niveau éducatif (pour plus de détails voir Barro et Lee, 2010). Les estimations des années de scolarisation escomptées sont basées sur les inscriptions par âge à tous les niveaux éducatifs et sur la population d’âge scolaire officiel pour chaque niveau éducatif. Les indicateurs sont normalisés en utilisant une valeur minimale de zéro et des valeurs maximales sont fixées par rapport aux valeurs maximales réelles observées des indicateurs pour les pays dans la série temporelle, c’est-à-dire de 1980 à 2012. L’indice d’éducation est la valeur géométrique des deux indices.

La composante « espérance de vie à la naissance » de l’IDH est calculée en utilisant une valeur minimale de 20 ans et une valeur maximale de 83.57 ans. Ce sont les valeurs maximales observées des indicateurs pour les pays dans la série temporelle de 1980 à 2012. Par conséquent, l’élément de longévité pour un pays où l’espérance de vie à la naissance est de 55 ans serait 0,551.

Pour la composante « richesse », le plancher pour le revenu minimum est de $100 (PPA) et le plafond est de $87,478 (PPA), observé au Qatar en 2012.

La composante « niveau de vie décent » est mesurée par le RNB par habitant ($ PPA) au lieu du PIB par habitant ($ PPA). L’IDH utilise le logarithme de revenue pour refléter l’importance décroissante du revenu au fur et à mesure de l’augmentation du RNB. Les scores pour les trois indices des dimensions de l’IDH sont ensuite combines dans un indice composite en utilisant une moyenne géométrique. Pour des détails supplémentaires veuillez consulter les Statistiques [666 KB]

L’IDH permet d’effectuer des comparaisons instructives des expériences au sein des pays et entre différents pays.

Pour en savoir plus :

  • Outils statistiques interactifs

L’IDH désagrégé

C’est au travers de la désagrégation qu’il a notamment été possible d’améliorer l’indicateur du développement humain. L’indice global pour un pays peut en effet dissimuler le fait que certains groupes, au sein d’un même pays, ont des niveaux de développement humain très différents. On obtient les IDH désagrégés en utilisant les données des composantes de l’IDH relatives à chacun des groupes, et en traitant chaque groupe comme s’il s’agissait d’un pays séparé. De tels groupes peuvent être définis en fonction du revenu, des régions géographiques ou administratives, du milieu urbain/rural, du sexe et de l’appartenance ethnique. L’utilisation d’IDH désagrégés aux niveaux national et sous-national permet de mieux souligner les disparités et les écarts : entre les régions, les sexes, les zones urbaine/rurales et les groupes ethniques. Les analyses rendues possibles par l’utilisation des IDH désagrégés devraient aider à orienter la formulation de politiques et la mise en place de mesures pour réduire ces écarts et ces inégalités.

Il se peut que ces disparités soient déjà bien connues, mais l’IDH permet de mieux les mettre en évidence. La désagrégation par groupe social ou région peut également permettre aux communautés locales d’exiger davantage de ressources et d’engager la responsabilité des représentants locaux, faisant ainsi de l’IDH un outil de développement participatif.

Les IDH désagrégés ont été abondamment utilisés depuis leur mise en place.

Ajustement de l'IDH pour les inégalités

En 2010, l'IDH ajusté aux inégalités (IDHI) a été introduit. L'IDHI est l'IDH ajusté aux inégalités dans la répartition des réalisations dans chacune des trois dimensions de l'IDH (santé, éducation et revenu). L'IDHI est égal à la valeur de l'IDH lorsqu'il n'y a pas d'inégalité, mais est inférieur à la valeur de l'IDH quand l'inégalité s'accentue. La différence entre l'IDH et l'IDH représente la «perte» dans le développement du potentiel humain en raison de l'inégalité et peut être exprimé en pourcentage. En 2012, l'IDH a été calculé pour 132 pays et les résultats en disent long. Par exemple, les États-Unis souffrent d'une perte de plus de 12% lorsque la valeur de l'IDH est ajusté aux inégalités et se déplace vers le bas 13 places dans le classement.

IDH spécifiques aux pays

Afin de refléter les priorités et problèmes spécifiques et de représenter plus précisément le niveau de développement de chaque pays, l’IDH utilisé dans les Rapports mondiaux peut être adapté de manière à inclure d’autres composantes dans son calcul. Les IDH ajustés doivent utiliser les mêmes méthodes de pondération et de normalisation que l’IDH original, en utilisant les valeurs maximum et minimum pour créer l’indice de la composante ajoutée. Des pondérations spécifiques aux indicateurs peuvent par ailleurs être adaptées, de manière à refléter les priorités politiques nationales.

Les ajustements supplémentaires de l’IDH pourraient aussi inclure l’augmentation de la portée des indicateurs existants pour les composantes. La catégorie d’espérance de vie pourrait, par exemple, être ajustée pour refléter les taux de mortalité maternelle ou des moins de cinq ans ; la composante revenu pour refléter le chômage, l’incidence de la pauvreté liée au revenu ou le revenu national moyen, corrigé par le coefficient de Gini ; et la composante éducative pourrait enfin être ajustée pour englober le nombre d’étudiants inscrits dans un cursus particulièrement important, comme les mathématiques et les sciences.

Il est difficile d’utiliser l’IDH pour suivre les changements du développement humain sur le court terme car deux de ses composantes, à savoir l’espérance de vie et la moyenne d'années de scolarité des adultes, évoluent lentement. Pour contourner cette limitation, les composantes les plus sensibles aux changements à court terme pourraient être incluses dans l’IDH national. Par exemple, le taux de chômage, le pourcentage de la population ayant accès aux services de santé ou le pourcentage de l’apport calorique quotidien par rapport à l’apport recommandé pourraient être utilisés à la place des indicateurs traditionnels de l’IDH.

Ainsi, l’utilité et la polyvalence de l’IDH en tant qu’outil analytique pour le développement humain aux niveaux national et sous-national seraient améliorés si les pays choisissaient des composantes davantage sensibles à leurs niveaux de développement spécifiques et reflétant plus précisément leurs priorités et problèmes, plutôt que d’utiliser de façon rigide les trois composantes présentées dans l’IDH au niveau des Rapports mondiaux.

Comme indiqué précédemment, il est néanmoins crucial de respecter l’intégrité des données et d’observer avec une attention rigoureuse le protocole statistique lors de l’ajustement de l’IDH pour refléter des composantes additionnelles.

Souligner l’inégalité du développement : comparer les niveaux relatifs de l’IDH et du revenu par tête

La richesse nationale a le potentiel d'élargir les choix offerts aux individus. Ceci n’est toutefois pas automatique. En effet, ce n’est pas la richesse en elle-même qui est décisive, mais la façon dont les pays dépensent cette richesse. Par ailleurs, l’obsession de la création de richesses matérielles peut masquer l’objectif final d’enrichir les vies humaines, détourner l’attention du but ultime de rendre la vie des individus plus riche.

En règle générale, les pays au revenu moyen plus élevé bénéficient également d’une espérance de vie plus longue, de taux de mortalité infantile plus bas et de taux de scolarisation supérieurs, et ont donc un indicateur de développement humain plus élevé. Ces associations sont toutefois loin d’être parfaites. Dans les comparaisons inter-pays, les variations du revenu ne représentent en général pas plus de la moitié de la variation en matière d’espérance de vie ou de mortalité infantile ou post-infantile. Elles représentent même dans une moindre mesure les différences entre les taux de scolarisation des adultes.

Bien qu’il y ait une corrélation entre la richesse matérielle et le bien-être humain, il existe des nuances en fonction des sociétés étudiées. De nombreux pays ont par exemple un RNB par habitant élevé mais des indicateurs du développement humain bas et vice versa. Certains pays ayant par ailleurs des niveaux de RNB par habitant similaires peuvent présenter d’importantes différences en matière de développement humain.

Étant donné la nature imparfaite de la richesse comme indicateur du développement humain, l’IDH offre une sérieuse alternative au PIB et au RNB pour mesurer les progrès socioéconomiques relatifs aux niveaux national et sous-national. Comparer les classements des pays, des régions ou des groupes ethniques au sein des pays en fonction de l’IDH et du revenu par tête met en valeur la relation qui existe entre, d’un côté, leur richesse matérielle, et, de l’autre côté, leur développement humain. Tout écart négatif implique un potentiel de réallocation des ressources au développement humain.

Foire aux questions (FAQ) sur l'Indice du développement humain (IDH)

  • Qu’est-ce que l’Indice de développement humain (IDH) ?

L’Indice de Développement humain (IDH) est une mesure composite de la santé, de l’éducation et du revenu présenté dans le premier Rapport sur le Développement humain en 1990 comme une alternative aux évaluations purement économiques des progrès nationaux telles que la croissance du PIB.  Il est rapidement devenu la mesure la plus largement acceptée et citée de son type, et a été adaptée pour une utilisation nationale par de nombreux pays. Les valeurs et classements de l’IDH dans le Rapport mondial sur le Développement humain sont calculés en utilisant les données internationalement comparables les plus récentes provenant des fournisseurs de données internationales agréés. Les valeurs et classements de l’IDH précédents sont recalculés rétroactivement en utilisant les mêmes séries de données mises à jour et les toutes dernières méthodologies, et sont présentés dans le Tableau 2 de l’Annexe statistique du Rapport 2013. Les valeurs et classements de l’IDH dans le Rapport sur le Développement humain 2013 ne peuvent donc pas être comparés directement aux valeurs et classements de l’IDH publiés dans les précédents Rapports sur le Développement humaine.

  • Combien de pays sont inclus dans l’IDH 2012 ?

L’IDH 2012 couvre 187 pays, le même nombre qu’en 2011, tandis qu’il n’y en avait que 169 dans l’IDH 2010. Cette augmentation importante de la couverture de l’IDH est due aux efforts considérables du Bureau du Rapport sur le Développement humain qui travaille avec les fournisseurs de données internationales et les agences nationales de statistiques pour obtenir les indicateurs de développement nécessaires pour l’IDH qui n’étaient auparavant pas disponibles pour certains pays.

Des restrictions en matière d’accès aux données nous ont empêché de faire des estimations de l’IDH pour les Etats membres suivants : Iles Marshall, Monaco, Nauru, la République populaire démocratique de Corée, San Marin, Somalie, Sud Soudan et Tuvalu.
  • Pourquoi avez-vous inclus des égalités dans le classement de l’IDH de cette année ?

Le nouveau classement de l’IDH introduit le concept d’égalité statistique pour la première fois depuis le lancement de l’IDH dans le premier Rapport sur le Développement humain en 1990, pour les pays avec des valeurs de l’IDH identiques à au moins trois décimales près. L’Irlande et la Suède, obtenant chacune une valeur de l’IDH de 0,916, sont toutes deux classées à la 7e place dans le nouvel IDH, par exemple, bien que les valeurs de l’IDH de ces deux pays divergent quand elles sont calculées à quatre décimales ou plus.

Après consultations avec de nombreux experts réputés dans la mesure du développement, nous avons conclu que les différences de plus d’un millième de pourcent sont statistiquement insignifiantes. Quand deux pays sont aussi proches dans leur valeur de l’IDH, il est plus juste et plus précis de partager la même place au classement. (Pour plus de détails : Aguna et Kovacevic, 2011: http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/papers/HDRP_2010_47.pdf)
  • Que nous dit l’IDH?
L’IDH a été créé pour souligner que les individus et leurs capacités devraient être le critère de référence pour évaluer le développement d’un pays, et pas uniquement la croissance économique. L’IDH peut également être utilisé pour remettre en question les choix de politiques nationales, en se demandant pour quelle raison deux pays avec le même niveau de RNB par habitant peuvent se retrouver avec des résultats tellement différents en matière de développement humain. Par exemple, le RNB par habitant des Bahamas est plus élevé que celui de la Nouvelle-Zélande (de 17%) mais l’espérance de vie à la naissance y est inférieure de cinq ans, les années moyennes de scolarisation y sont inférieures de quatre ans et les années de scolarisation escomptées sont très différentes  d’un pays à l’autre, ce qui fait que la Nouvelle-Zélande a une valeur de l’IDH beaucoup plus élevée que celle des Bahamas. Ces contrastes frappants peuvent stimuler le débat quand aux priorités des politiques gouvernementales.
  • Le classement de l’IDH a-t-il changé pour beaucoup de pays par rapport à 2012 ?

Le classement de l’IDH a changé pour beaucoup de pays. Etant donné que le classement est relatif, de meilleures performances pour d’autres pays peuvent expliquer certains des changements de place. Toutefois, le facteur le plus important a été les révisions faites sur les données par les fournisseurs de données. C’est pour cette raison que les classements de l’IDH dans deux rapports différents ne sont pas comparables. C’est la raison pour laquelle nous recommandons aux utilisateurs du RDH de ne pas  comparer les résultats des différents Rapports, mais d’utiliser le Tableau 2 du dernier rapport, basé sur les dernières données disponibles. Dans ce tableau, le BRDH présente les tendances dans l’IDH en utilisant des données de séries temporelles comparables. Le changement de classement réel est exprimé dans ce tableau avec le nombre de places que le pays a gagné ou perdu dans l’indice. Un changement de classement de 0 indique qu’un pays n’a ni grimpé ni baissé dans l’IDH par rapport aux autres pays entre 2011 et 2012. 

  • Y a-t-il eu des révisions importantes des indicateurs en 2012 ?
Santé (Espérance de vie) : la Division de la population de l’ONU révise la série de données sur l’espérance de vie tous les deux ans, ce qui entraîne parfois des changements dans les deux sens pour de nombreux pays. Tout comme en 2011, les données sur l’espérance de vie à la naissance utilisées pour l’IDH de cette année et ses tendances proviennent de la Révision de 2010 des Perspectives de la Population mondiale. Education (Années de scolarité escomptées et Années de scolarité moyennes) : comme le BRDH doit s’appuyer sur les données des organisations internationales qui fournissent ces données comparables entre pays, les données contenues dans le Rapport de 2013 peuvent ne pas correspondre aux données en provenance des enquêtes nationales. Les données pour les années moyennes de scolarisation (pour la population adulte actuelle de 25 ans et plus) sont similaires à celles utilisées dans le Rapport 2011 et elles font référence à l’année 2010, sauf indication contraire. Revenu national brut : le revenu national brut par habitant est exprimé en termes de $ réels PPA (parité du pouvoir d’achat). Ces estimations sont basées sur : le RNB par habitant enregistré en monnaie nationale, le déflateur du PIB, le RNB par habitant en $ actuels PPA et les estimations du FMI de la croissance réelle du PIB pour 2011 et 2012. Chacune de ces séries d’indicateurs est mise à jour ou révisée chaque année. Par exemple, en 2011 il n’y avait pas de valeurs enregistrées du RNB pour plusieurs pays pour l’année 2010. On a donc utilisé les prévisions du FMI à la place. Les valeurs du RNB de 2010 sont devenues disponibles en 2012 dans les Agrégats du SCN de l’ONU et ont été utilisées comme estimations du RNB par habitant 2012, comme on peut le voir à l’adresse suivante : http://data.un.org/Explorer.aspx?d=SNAAMA. Tout comme en 2011, les estimations du RNB par habitant pour 2012 sont exprimées en $PPA constants de 2005.
  • Les indicateurs de l’IDH peuvent-ils être adaptés au niveau national ?

Oui, les indicateurs de l’IDH peuvent être adaptés au niveau national à partir du moment où ils répondent à d’autres aspects de la qualité statistique. Ils peuvent également être ventilés au niveau sous-national pour comparer les niveaux et disparités entre différentes sous-populations au sein d’un pays, pourvu que les données appropriées au niveau de la ventilation soient disponibles, ou puissent être estimées en utilisant une méthodologie statistique solide. Le fait de souligner les disparités internes en utilisant la méthodologie de l’IDH a entraîné des débats constructifs en matière de politiques dans de nombreux pays.

  • D’où proviennent les données pour l’IDH ?
Les données sur l’espérance de vie à la naissance sont fournies par le Département des Affaires économiques et sociales de l’ONU, les années de scolarisation moyenne sont basées sur les données sur les niveaux d’instruction fournies par l’Institut de statistique (ISU) de l’UNESCO et la méthodologie de Barro et Lee, les années escomptées de scolarisation par l’ISU et le RNB par habitant par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Pour quelques pays, les années moyennes de scolarisation sont estimées à partir des études sur les ménages représentatives au niveau national, et pour un petit nombre d’autres le RNB a été obtenu à partir de la base de données des Agrégats du SCN de l’ONU. Il existe encore de nombreuses lacunes en matière de données même pour des domaines de base des indicateurs du développement humain. Tout en défendant activement l’amélioration des données sur le développement humain, en tant que principe et pour des raisons pratiques, le Bureau du Rapport sur le Développement humain ne collecte pas directement les données sur les pays.
  • Pourquoi est-il important d’exprimer le RNB par habitant en US$ PPA (parité du pouvoir d’achat) ?
L’IDH essaie de faire une évaluation de 187 pays et domaines variés, avec des niveaux de prix très différents. Pour comparer les statistiques économiques entre les pays, les données doivent en premier lieu être converties en une monnaie commune. Contrairement aux taux de change sur les marchés, les taux de change de la PPA (Parité du Pouvoir d’Achat) permettent à cette conversion de tenir compte des différences de prix entre les pays. De cette manière le RNB par habitant (US$ PPA) reflète mieux les niveaux de vie des individus. En théorie, 1 dollar PPA (ou dollar international) a le même pouvoir d’achat dans l’économie nationale d’un pays qu’1 US$ dans l’économie des Etats-Unis. Les nouvelles valeurs de la PPA sont utilisées depuis 2008. La toute dernière Etude comparative internationale de l’ICP, à partir de laquelle les PPA sont calculées, a  été réalisée en 2005 et 146 pays y ont participé, ce qui représentait 26 de plus que pour la précédente. Pour des discussions supplémentaires sur la PPA, voir Indices de Développement humain – mise à jour statistique en 2008 (Section 2). Pour le calcul de l’IDH 2011, le RNB est exprimé en US$ PPA
  • Qu’est-ce qu’un indicateur « ventilé » ? Et pour quels pays a-t-on utilisé ces statistiques ventilées ?
Quand un indicateur est manquant, le BRDH fait une estimation de la valeur manquante en utilisant une source de remplacement ou une analyse en coupe transversale. Ces valeurs estimées ainsi que la méthode et le modèle utilisés sont en premier lieu communiqués au pays en question avant de l’utiliser pour le calcul de l’IDH. Les années de scolarisation moyenne (MYS) pour Andorre et le Liechtenstein sont basées sur la MYS de pays voisins comme l’Espagne et la Suisse respectivement. Pour 20 pays, la MYS a été estimée à partir d’études sur les ménages représentatives au niveau national – l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) de l’UNICEF,  l’Enquête démographique et de Santé (EDS) et la Base de Données internationale sur la Répartition des Revenus (Income International Distribution Database) de la Banque mondiale. Pour huit pays –Cap-Vert, Erythrée, Grenade, Kiribati, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et Vanuatu – les années moyennes de scolarisation ont été estimées à partir d’une analyse en coupe transversale. Les années de scolarisation escomptées ont été estimées par une analyse en coupe transversale pour onze pays : Bahreïn, Allemagne (enseignement supérieur), Haïti, Libéria, Micronésie (Etats fédéraux de), Palau, Papouasie-Nouvelle Guinée, Sierra Leone, Afrique du Sud, République arabe de Syrie et Turkménistan.
  • Le RNB par habitant peut-il être utilisé pour mesurer le développement humain à la place de l’IDH ?
Non. Le RNB par habitant reflète seulement le revenu national moyen. Il ne donne pas d’informations sur la façon dont ce revenu est dépensé, que ce soit sur la santé pour tous, l’éducation ou les dépenses militaires. Comparer les classements en matière de RNB par habitant et l’IDH peut nous enseigner beaucoup de choses sur les résultats des choix de politiques nationales. Par exemple, un pays disposant d’un RNB par habitant très élevé comme le Koweït, qui a des années de scolarisation moyennes pour sa population adulte relativement basses, peut avoir un classement IDH inférieur, disons, à la Barbade qui a un RNB par habitant inférieur de 30% à celui du  Koweït.
  • L’Indice de développement humain 2012 est divisé en quatre quartiles de réalisation de développement humain, de « très élevée » à « faible », comme on le voit depuis l’IDH 2010. Pour quelle raison ?

Jusqu’en 2010, les limites d’inclusion pour l’IDH étaient fixées en tant que valeurs absolues, et étaient bien évidemment d’une certaine façon arbitraire. Avec ces nouvelles classifications, l’approche est  explicitement relative – basée sur les quartiles. Cette nouvelle classification réduit également le volume de variation au sein de chaque groupe : précédemment le groupe de développement humain moyen allait de 0,500 à 0,799, tandis que maintenant la fourchette effective va de 0,536 à 0,710. Cela signifie néanmoins que la taille de chaque groupe dépend du nombre total de pays classés et du fait que certains pays ont baissé dans le classement, même s’ils continuent à faire des progrès. Dans ces cas précis on recommande de mettre l’accent sur le changement de la valeur de l’IDH dans le temps (voir Tableau 2), et on souligne que le classement est relatif et pas absolu. Le groupe le plus faible en bas de classement contient 46 pays comme en 2011.

  • L’IDH est-il suffisant pour mesurer le niveau de développement d’un pays ?
Non. Le concept de développement humain est beaucoup plus large que ce qui peut être représenté par l’IDH, ou par tout autre indice composite dans le Rapport sur le Développement humain (IDH ajusté aux inégalités, Indice d’inégalités de genre et Indice de Pauvreté multidimensionnelle). L’IDH, par exemple, ne reflète pas la participation politique ou les inégalités entre les sexes. L’IDH et les autres indices composites peuvent seulement offrir une variable de substitution au sujet de certaines des questions clés du développement humain, des disparités entre les sexes et de la pauvreté humaine. Un tableau plus détaillé du niveau de développement humain d’un pays exige une analyse d’autres indicateurs et des informations présentées dans l’annexe statistique du rapport.
  • La méthodologie de l’IDH originel a été révisée en 2010 pour la 20e édition du Rapport sur le développement humain. En quoi est-elle différente ?
L’IDH demeure un indice composite mesurant les progrès accomplis dans trois dimensions de base – santé, éducation/connaissances et revenu. D’après la formule des IDH précédents, la santé était mesurée par l’espérance de vie à la naissance, l’éducation ou  les « connaissances » par un mélange du taux d’alphabétisation des adultes et des taux de scolarisation (du primaire à l’université) et le revenu ou niveau de vie par le PIB par habitant ajusté à la parité du pouvoir d’achat (US$ PPA).
  • Pourquoi le Rapport a-t-il changé les indicateurs pour la mesure de l’éducation et du revenu ?
Ces indicateurs ont été modifiés pour plusieurs raisons. Par exemple, l’alphabétisation des adultes utilisée dans l’ancien IDH (qui était simplement une variable binaire – alphabète ou analphabète, sans gradations) est une mesure insuffisante pour obtenir une image complète des accomplissements en matière de connaissances. En incluant les années de scolarisation moyennes et les années de scolarisation escomptées, on voit mieux le niveau d’éducation et les changements récents.
  • Le calcul de l’IDH est aujourd’hui « géométrique » plutôt « qu’arithmétique » et les règles ont quelque peu changé – qu’est-ce que cela signifie ?
Auparavant, l’IDH était présenté sous la forme d’une moyenne arithmétique des indices de dimension obtenus à partir des indicateurs correspondants par normalisation en utilisant des minima et maxima fixes. La normalisation fait référence à la transformation des indicateurs exprimés dans différentes unités par rapport à des quantités sans unité en prenant les valeurs contenues entre 0 et 1. Le Rapport 2010 présentait l’IDH sous la forme d’une moyenne géométrique des indices de dimension obtenus à partir d’indicateurs par normalisation basés sur les minima et maxima observés sur la période pour laquelle l’IDH a été calculé et enregistré. Ainsi, le « plafond » précédent pour la dimension « revenu » a été remplacé dans l’IDH 2010 par un niveau de revenu maximal par habitant « observé ». Le fait d’avoir adopté la moyenne géométrique produit des valeurs indiciaires plus faibles, les changements les plus importants se manifestant dans les pays ayant un développement inégal dans l’ensemble des dimensions. La moyenne géométrique a seulement un impact modéré sur les classements de l’IDH.
  • Pourquoi la moyenne géométrique est-elle mieux adaptée à l’IDH que la moyenne arithmétique ?
Contrairement à l’ancien IDH, le nouvel IDH basé sur la moyenne géométrique tient compte des différences de réalisation dans les diverses dimensions. De mauvais résultats dans une dimension sont maintenant directement reflétés dans le nouvel IDH, ce qui représente fidèlement les résultats d’un pays dans les trois dimensions. C’est-à-dire qu’un mauvais résultat dans une dimension n’est plus compensé de manière linéaire par un bon résultat dans une autre. La moyenne géométrique réduit le niveau de substituabilité entre les dimensions et garantit également qu’une diminution d’1%, disons dans l’espérance de vie à la naissance, aura le même impact sur l’IDH qu’une diminution d’1% dans l’éducation ou le revenu. Ainsi, comme base de comparaison des réalisations, cette méthode est également plus respectueuse des différences intrinsèques entre les dimensions qu’une simple moyenne.
  • Pourquoi le plafond dans la dimension « revenu » de l’IDH a-t-il été éliminé, et quelles en sont les conséquences ?

Le revenu est essentiel au développement humain, mais la contribution diminue à mesure que le revenu augmente. Le PIB dans les IDH précédents était plafonné à $40 000 et était transformé de manière logarithmique. L’IDH originel fixait un plafond au revenu pour refléter l’opinion selon laquelle au-delà d’un montant élevé fixe, le revenu supplémentaire n’élargissait pas les possibilités de développement humain. Un autre constat était que tandis que les taux d’alphabétisation et de scolarisation et l’espérance de vie avaient des plafonds « naturels » (100%, limites de mortalité, etc.), les revenus les plus élevés continueraient à augmenter, faussant les rangs élevés de l’IDH avec des valeurs et des classements de plus en plus influencés par le revenu avec le temps.

Il existe d’autres raisons qui font que le plafond sur le revenu a été éliminé. Premièrement, les pays étaient de plus en plus regroupés vers le plafond. Cela signifiait que l’on ne pouvait plus faire de distinction entre un nombre croissant de pays au sommet de la répartition. En 2007, le PIB de 13 pays dépassait le plafond. Par conséquent, la possibilité de discrimination du revenu plafonné avait été affaiblie, en particulier pour les distinctions entre les pays très développés. Deuxièmement, l’objectif initial n’était pas que le plafond soit contraignant dans le sens où on ne tiendrait absolument plus compte des revenus supplémentaires au-delà d’un montant spécifique. Par exemple, le plafond sur le revenu de $40 000 PPA (parité du pouvoir d’achat) n’était pas contraignant pour les pays quand il a été introduit au milieu des années 90 mais plutôt représentait une borne supérieure utilisée pour normaliser la dimension « revenu » de l’indice. Troisièmement, l’utilisation de la moyenne géométrique intensifie les rendements décroissants de la transformation logarithmique du RNB par rapport à la moyenne arithmétique. Quatrièmement, et c’est très important, l’utilisation de valeurs maximales réelles au lieu de plafonds permet aux indices dimensionnels qui en découlent de varier dans des gammes similaires afin que leur pondération implicite soit plus semblable que par le passé.

Le nouvel IDH utilise le logarithme naturel au lieu du logarithme précédemment utilisé avec la base de 10. Ce changement mineur n’a pas d’effet sur la valeur de l’indice de revenu et est motivé par le fait que la plupart des textes économiques utilisent le logarithme naturel  en matière de revenu. Les plafonds pour chaque dimension ont été éliminés donc on peut dire qu’ils sont égaux aux maximales observées sur la période concernée (1980-2012) pour laquelle les tendances de l’IDH sont présentées.

  • Quelle est la raison pour le passage de la valeur minimale pour l’espérance de vie à la naissance de 25 à 20 ans ?

Ceci est basé sur les données historiques (Maddison, 2010 et Riley, 2005) qui indiquent 20 ans comme valeur minimale. Si une société ou un sous-groupe dans la société avait une espérance de vie inférieure à l’âge de reproduction typique, cette société disparaîtrait. Des valeurs plus basses ont été observées pendant certaines crises, telles que le génocide au Rwanda, mais il s’agissait de cas exceptionnels qui n’ont pas duré.

Voir :    Maddison, A. 2010. Historical Statistics of World Economy: 1-2008 AD. Paris: Organization for Economic Cooperation and Development.

Riley, J.C. 2005. Poverty and Life Expectancy. Cambridge, UK: Cambridge University Press.

Noorkbakhsh (1998). The Human Development Index: Some Technical Issues and Alternative Indices. Journal of International Development 10, 589-605.
  • Quelle est la justification pour les valeurs minimales appliquées à d’autres indicateurs ?
En général, les valeurs minimales sont basées sur les valeurs dont une société a besoin pour survivre dans le temps. Pour les deux indicateurs en matière d’éducation, le minimum est fixé à 0 puisque les sociétés peuvent subsister sans éducation formelle. Pour le revenu, il est fixé à $100 de RNB par habitant, qui est inférieur à la valeur la plus faible obtenue par un pays dans l’histoire récente (le Zimbabwe en 2008). Les valeurs minimales sont en général fixes. Si le RNB par habitant d’un pays chutait en dessous de $100, le minimum serait modifié en conséquence.
  • Est-ce que le fait d’utiliser des « maxima observés » signifie les modifier d’année en année ?

Les valeurs maximales sont observées pendant la période pour laquelle les tendances de l’IDH sont présentées (à partir de 1980), alors même s’il est possible qu’il y ait des variations d’année en année des valeurs maximales, les changements ne vont pas avoir d’impact sur le classement. Ceci est dû à la forme multiplicative du nouvel IDH qui préserve la position relative des pays quand les valeurs maximales changent, bien que les valeurs de l’IDH soient affectées par le choix de paramètres normalisateurs.

  • Les variations d’année en année des valeurs maximales rendent-elles plus difficiles le suivi des progrès ?

Non, chaque année les tendances de l’IDH sont recalculées à partir de 1980 sur la base de données de séries temporelles homogènes et des nouvelles valeurs maximales. Dans tous les cas, l’IDH n’a pas pour objet d’assurer le suivi des progrès à court terme – il faut du temps avant que les interventions en matière de politiques se reflètent dans les indicateurs tels que les années moyennes de scolarisation et l’espérance de vie à la naissance. C’est la raison pour laquelle les tendances de l’IDH sont présentées à des intervalles de cinq ans.

  • Pourquoi le principe des « rendements décroissants » n’est-il pas appliqué à d’autres indicateurs ?
Il existe des arguments en faveur et contre la transformation des variables de santé et d’éducation pour justifier les rendements décroissants. Il est vrai que la santé et l’éducation ne sont pas seulement des valeurs intrinsèques. Comme le revenu, elles sont fondamentales à d’autres dimensions du développement humain non incluses dans l’IDH (Sen 1999). Par conséquent, leur capacité à être convertie à d’autres fins peut de la même manière donner lieu à des rendements décroissants. L’objectif est de valoriser chaque année d’âge ou d’éducation de manière égale, et c’est la raison pour laquelle ce principe a été uniquement appliqué à l’indicateur sur le revenu.
  • Les dimensions de l’IDH sont-elles pondérées de manière égale ?

Le nouvel IDH attribue une pondération égale aux indices des trois dimensions et les deux sous-indices pour l’éducation sont aussi pondérés de manière égale. C’est une différence par rapport à l’IDH précédent, qui les pondérait de manière différentielle. Le choix des pondérations est basé sur un jugement normatif selon lequel les trois dimensions sont également importantes. La recherche qui corrobore cette approche par une justification statistique comprend les travaux de Noorkbakhsh (1998) et de Decanq et Lugo (2009). Le nouvel IDH dispose de gammes plus équitables quand aux variations des indices de dimension que le précédent IDH, faisant de cette pondération effective un système plus équitable que par le passé. Voir :

Decanq, K. and Lugo, M.A. 2009. Weights in Multidimensional Indices of Well-Being. OPHI working paper No. 18. (Economic Reviews)
  • Pourquoi l’IDH n’inclue-t-il pas les dimensions de participation, de genre et d’égalité ?
En tant que simple indice sommaire, l’IDH est conçu pour refléter les accomplissements moyens dans trois aspects de base du développement humain – vivre une vie longue et en bonne santé, acquérir des connaissances et jouir d’un niveau de vie décent. La politique du Bureau du Rapport sur le Développement humain a toujours été d’élaborer des indices composites complémentaires supplémentaires afin de couvrir certaines des dimensions « manquantes » de l’IDH. Les disparités entre les sexes, les inégalités et les manques humains sont mesurés par d’autres indices (voir Indice d’inégalités de genre, Indice de Pauvreté multidimensionnelle et IDH ajusté aux inégalités). La participation et d’autres aspects du bien-être sont mesurés en utilisant une gamme d’indicateurs objectifs et subjectifs et sont discutés dans le Rapport. Les questions de mesure liées à ces aspects du développement humain démontrent les problèmes conceptuels et méthodologiques qui doivent encore être traités.
  • Quels effets le changement des indicateurs de l’IDH et la totalisation géométrique produisent-ils ?
Les changements d’indicateurs et la méthode de totalisation ont entraîné des changements importants pour certains pays. Le fait d’adopter une moyenne géométrique de totalisation produits des valeurs indiciaires plus basses pour tous les pays, ceci à cause du fait que cette moyenne géométrique diminue le degré par lequel un bon résultat dans une dimension peut être compensé par un mauvais résultat dans une autre. La baisse moyenne est d’environ 7%, les changements les plus importants s’étant produits dans les pays avec des résultats inégaux dans l’ensemble des dimensions.
  • Quels sont les critères pour qu’un pays soit inclus dans l’IDH ?
Le Bureau du Rapport sur le Développement humain essaie d’inclure autant de pays membres de l’ONU que possible dans l’IDH. Pour inclure un pays dans l’IDH nous avons besoin de données récentes, fiables et comparables pour les trois dimensions de l’Indice. Pour qu’un pays y soit inclus, les données doivent de préférence provenir des agences internationales de collecte de données les plus pertinentes.

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Rapport 2013

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