APS
Dakar, 14 oct (APS) - La
capacité des gouvernements à ‘’modifier rapidement’’ leurs politiques
migratoires peut se trouver limité si la récession dure, soutient Helen
Clark, administrateur du Programme des Nations unies pour le
développement (PNUD), dont le dernier rapport sur le développement
humain ‘’tente d’élargir et de rééquilibrer les perceptions de la
migration pour refléter une réalité plus complexe et très variable’’.
Les réformes nécessaires dans ce domaine sont réalisables mais nécessitent ‘’un certain courage politique’’, écrit Clark dans son avant-propos au rapport mondial sur le développement humain 2009, consacré au thème : ‘’lever les barrières : mobilité et développement humains’’.
‘’Si nombre de ces réformes sont plus réalisables qu’on ne le pense, elles nécessitent néanmoins un certain courage politique’’, soutient-elle, avant de prévenir cependant que ‘’la capacité des gouvernements à modifier rapidement leurs politiques peut également se trouver limitée si la récession dure’’.
Selon elle, les conclusions de ce rapport 2009 ‘’apportent un nouvel éclairage à certaines idées fausses’’ et constitue une innovation, en ce qu’il examine la migration ‘’sous le prisme du développement humain’’.
‘’En fait, la plupart des migrants ne partent pas à l’étranger mais de déplacent à l’intérieur de leur pays’’, rapporte l’administrateur du PNUD, relevant qu’en plus, ‘’la majorité des migrants, loin d’être des victimes, ont plutôt tendance à réussir, aussi bien avant de quitter leur région d’origine qu’une fois à destination’’.
Mieux, argumente-t-elle, ‘’en s’appuyant sur une abondante documentation, le rapport montre que les craintes concernant les migrants qui prennent les emplois et font baisser les salaires des résidents locaux, surchargent les services ou coûtent de l’argent au contribuable sont généralement exagérées’’.
Au contraire, ‘’lorsque les compétences des migrants viennent compléter celles des locaux, ce sont les deux groupes qui en profitent’’, avec ‘’des bénéfices très variés, allant de l’augmentation du niveau d’innovation technique à la diversification des pratiques culinaires’’.
Estimant que des réponses politiques aux poblèlmes migratoires ‘’peuvent s’apérer appropriées’’, Helen Clark parle de ‘’six axes complémentaires, chacun participant activement au développement humain’’. Elle cite notamment l’ouverture de canaux d’entrée existant pour qu’un plus grand nombre de travailleurs puissent émigrer.
Pour le reste des propositions, elle relève le fait de garantir les droits élémentaires des migrants, d’abaisser les coûts de transaction de la migration, de trouver des solutions qui bénéficient aux communautés de destination et aux migrants, en plus du fait de faciliter les déplacements des personnes à l’intérieur de leur propre pays et d’intégrer la migration dans les stratégies nationales de développement.
Helen Clark fait remarquer que les propositions évoquées par le rapport 2009 du PNUD jurent d’avec les régimes d’entrée ‘’de plus en plus répressifs’’, les manquements des employeurs aux règles de santé et de sécurité. De plus, selon elle, les gouvernements peinent à expliquer au public les avantages de l’immigration.
Return to the list <<<<<