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Human Development Reports - United Nations Development Programme (UNDP)

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2013 Report

The Rise of the South: Human Progress in a Diverse World is available for free downloading

RDC : Le Pnud veut lever les barrières pour la migration

DIA

Kinshasa, – (D.I.A.) – Le Rapport Mondial sur le Développement Humain  2009, RMDH 2009,  a exploré le thème « Lever les barrières : mobilité et développement humain ». Le programme des Nations Unies pour le Développement, Pnud, a officiellement lancé cet outil de plaidoyer en République Démocratique du Congo, le jeudi 15 octobre 2009, à l’hôtel Memling, à Kinshasa. Le lancement au niveau mondial est intervenu le 5 octobre 2009 à Bangkok, (Thaïlande).



Le rapport 2009 s’ouvre en dénonçant l’extraordinaire inégalité de la distribution mondiale de chances, qui constitue l’un des principaux facteurs de migration.  Dans son discours de circonstance, le Directeur Pays Pnud, Monsieur Adama Guindo a souligné la récente prise de conscience croissante  de la réalité selon laquelle la migration n’est pas une alternative à l’intensification des efforts des développements locaux mais plutôt un moyen d’accès  aux idées, aux connaissances, et aux ressources, qui dans certains cas, amplifie le développement humain. Une approche globale et concertée  de la gestion des migrations internationales s’impose pour faire face aà la pression migratoire de ce siècle, a affirmé le directeur Pays Pnud.

 

–        six grands axes de reformes pour améliorer les migrations

 

Dans son mot de circonstance, le directeur Pays du Pnud, M. Adama Guindo a relevé six grands axes de reformes pour améliorer, sur le plan politique, à moyen et long terme l’admission et le traitement des migrants qui contribuent au développement humain. Les mesures sont entre autres l’ouverture des voies d’entrée existante à un  plus grand nombre de travailleurs, notamment les moins qualifiés, la garantie du respect de droits humains fondamentaux de migrants, notamment l’accès au service d’éducation et de santé ainsi qu’au droit de vote. D’autres mesures doivent viser la réduction  du coût des démarches liées à la migration,   des solutions concertées bénéfiques pour les communautés de pays d’accueil comme pour les migrants. Elles vont aussi éradiquer les obstacles à la mobilité interne et surtout intégrer  la migration dans les stratégies de développement de pays d’origines.  Intervenant à son tour, M. Olivier Kamitatu, ministre du plan a proposé les mêmes pistes des solutions. Madame Collette Tshomba,  vice-ministre des Congolais de l’étranger a parlé de la migration de développement à propos de la diaspora congolaise. 

 

Une présentation du rapport mondial sur le développement humain 2009 a été réalisée à l’intention de l’assemblée présente par Madame Mireille Linjovom, économiste principale au Pnud.  Un exposé sur « les flux migratoires en RDC : contraintes et opportunités » a suivi cette présentation par le professeur Barthélemy Kalambay Banza, expert national en migration et développement. Le professeur a déploré l’absence des données récentes (le dernier recensement scientifique national date d’il y a 25 ans) et souligné des opportunité de gestion de ces données.

 

– un éclairage nouveau sur des idées reçues

 

De façon plus aiguë, les promoteurs du rapport humain 2009 mettent un accent particulier sur la migration et apportent un éclairage nouveau sur certaines idées reçues. La plupart des migrants ne franchissent pas les frontières  nationales mais se déplacent à l’intérieur de leur pays. 740 millions de personnes sont des migrants internes, soit plus de quatre fois le nombre de migrants internationaux. Parmi les migrants internationaux, moins de 30 % se déplacent d’un pays en développement vers un pays développé. Les habitants des pays pauvres sont les moins mobiles; par exemple, 3% seulement des Africains vivent à l’extérieur du pays où ils sont nés, pourcentage bien inférieur à celui d’autres régions du monde avec moins de 1% des Africains qui ont émigré en Europe.

 

Qualitativement, les migrants stimulent l’économie, et ce à un coût réduit voire nul pour la région d’accueil. De plus si la migration est de nature à accélérer le développement des pays d’origine, par le biais des transferts de fonds, de compétence et des idées, et d’autres prestations, elle ne peut pas se substituer au développement accéléré de l’économie nationale.

 

– L’Afrique réservoir des autres continents mais fragilisée dans son développement

 

Le Rapport Mondial sur le Développement Humain 2009 souligne que l’Afrique va devenir un réservoir important de main d’œuvre pour les pays riches vieillissants.  Toutefois, les promoteurs du rapport estiment que l’ouverture des nouvelles voies légales et la diminution des coûts liés à la migration doivent s’avérer mutuellement bénéfiques pour les pays d’origine et de destination. Ici,  Madame Helen Clark, administrateur du Pnud a déclaré « La migration est une force sur laquelle il faut compter, qui peut contribuer de manière significative au développement humain ».

 

La migration interne, indique d’autre part le rapport 2009, demeure la forme de circulation la plus répandue en Afrique. De nombreux pays ont enregistré une croissance urbaine rapide imputable à la migration des zones rurales vers les grandes villes. De tels mouvements de population peuvent créer des opportunités et présenter des avantages économiques, mais ont aussi de sérieux inconvénients. Les services et infrastructures risquent d’être fragilisés par l’arrivée massive de personnes en quête d’une vie meilleure. Lagos et Nairobi voient les autorités locales peiner à suivre la croissance démographique et se heurtent à de graves difficultés institutionnelles et financières. Le rapport estime que cette situation est de nature à élargir  les inégalités et accélérer la segmentation urbaine.

 

Le rapport contient des données scientifiques qui montrent que la libre circulation s’est considérablement ralentie par le manque de ressources  et par les pratiques d’admissions prohibitives. Les frais d’opérations réduisent les chances de migration des Africains. C’est ainsi que la présence de points de contrôle sur les routes secondaires où des pots de vin sont perçus, est très répandue dans certaines régions du continent.  A l’inverse, le rapport 2009 précise que l’exode de la main d’œuvre hautement qualifiée, comme les médecins, les infirmières et les enseignants ou ‘l’exode des cerveaux’ est un sujet de préoccupation. Le taux d’émigration des médecins est plus de 40% au Cap Vert, au Congo, en Erythrée et au Togo. Le rapport constate que les tentatives d’endiguer ce phénomène ont échoué  et empiété sur la libre circulation. L’amélioration de la qualité des services par le truchement de réformes institutionnelles et la revalorisation des salaires dans les pays d’origine pourraient constituer des solutions à long terme.

 

Enfin quant aux performances récentes en matière de développement humain, la République Démocratique du Congo occupe la 176ième place sur 182 pays, avec un indicateur du Développement humain (IDH) évalué à 0, 389. en 2007, le PIB par habitant était de 298 dollars américains par ana et la majorité de la population congolaise vit avec moins de 2 dollars américains par jour, l’espérance de vie est de 47 ans et le taux d’alphabétisation est de 67, 2%. Entre 2000 et 2007, l’IDH a augmenté de 0,353 à 0,389 avec un taux de croissance annuel estimé à 1,41% en moyenne au cours de ladite période.                 (Agence catholique D.I.A. www.dia-afrique.org )        

 

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