L'alsace
Hors de leurs frontières ou dans leur propre pays, près d’un milliard de personnes quittent leur lieu de vie habituel en quête d’un avenir meilleur.
Le rapport du Programme des Nations Unies pour le développement explique que « migrer, c’est embarquer pour un voyage marqué par l’espoir et l’incertitude, et ce sans même franchir de frontières internationales ».
Un chiffre éclaire le constat du PNUD : 740 millions de personnes sont des « migrants internes », soit près de quatre fois le nombre de ceux qui traversent les frontières.
50 millions de clandestins
Autre idée reçue battue en brèche par ce rapport : « La majorité des 200 millions de migrants internationaux se sont déplacés d’un pays en développement vers un autre ou entre deux pays développés. »
14 millions d’êtres humains vivent hors de leur pays d’origine à cause d’un conflit ou pour d’autres problèmes de sécurité, soit 7 % des migrants dans le monde. La plupart se regroupent à proximité de leur patrie. Seuls 500 000 partent pour demander asile à un pays développé. Au total, « 50 millions de personnes vivent et travaillent en situation régulière à l’étranger ».
Le rapport a noté les obstacles dressés devant les migrants. Le manque de qualification paraît bien être le principal handicap. À l’inverse, les pays développés privilégient les étudiants ou les personnes ayant un niveau de formation élevé.
Le rapport s’inscrit en faux contre les arguments qui lient à l’immigration une augmentation substantielle de la criminalité ou la charge sociale que les étrangers peuvent faire peser sur les comptes sociaux du pays d’accueil. Même démenti à propos de l’impact sur la cohésion sociale et culturelle. Toutefois, le PNUD ajoute que l’immigration peut avoir des effets négatifs sur les travailleurs locaux dotés de compétences comparables, mais que ces conséquences sont modestes et, « parfois même totalement inexistantes ».
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