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Dans son dernier rapport, le PNUD préconise de profiter de la récession pour établir une nouvelle donne pour les migrants.
"Lever les barrières" - tant physiques qu'administratives ou morales - et considérer les migrations comme un atout pour le développement humain. C’est le fil conducteur du dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publié mardi 6 octobre.
Intitulé "Lever les barrières : mobilité et développement humains", le document dresse un tableau des migrations internationales et de leurs conséquences. Le chiffre à retenir: une personne sur sept est un migrant, soit un milliard de personnes dans le monde.
Le rapport livre des évidences mais aussi quelques surprises, qui vont à l’encontre de bien des idées reçues. En préambule, il rappelle que la liberté de se déplacer fait partie des droits humains et constitue un élément clé de la liberté humaine.
Au chapitre des évidences, on peut y lire que les migrants quittent leur foyer dans l’espoir d’un avenir meilleur. Concernant les idées reçues, l’image de l’Africain venu pour profiter des aides en prend un coup.
D’abord, les migrations à l’étranger sont trois fois moins importantes que les déplacements au sein des pays d’origine. "Parmi les migrants internationaux, moins de 30 % se déplacent d’un pays en développement vers un pays développé", rappelle le rapport.
Quant à l’impact de ces individus sur leurs pays d’origine et de
destination, il est important. En effet, selon ce rapport, les migrants
apportent plus à l’économie du pays d’accueil, en termes de diversité
sociale et d’innovation sociale, qu’ils ne retirent aux finances
publiques.
Au-delà de la cartographie des migrations et des analyses de l'impact
des migrants, le rapport donne plusieurs recommandations aux Etats,
afin qu’ils construisent une politique cohérente.
Comme l’indique son titre ("Lever les barrières"), il préconise de faciliter l’accès aux pays développés. Favoriser les démarches de régularisation, encourager le codéveloppement (qui sous-entend une politique conjointe des pays d’accueil et de pays d’origine), garantir aux migrants l’accès à l’éducation et à la santé sont autant de suggestions.
Le but: accompagner de la manière la constructive un phénomène qu’il serait bon de ne pas considérer comme un problème, mais bien comme une opportunité de développement.
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