Cette décennie offre à tous les pays et tous les peuples de la planète une occasion unique de tirer profit des marchés mondiaux. Le Rapport de 1992 étudie le fonctionnement de ces marchés mondiaux pour voir dans quelle mesure ils satisfont les besoins des populations les plus pauvres de la planète ou, au contraire, échouent dans cette tâche.
Le résultat de cette analyse met en exergue un problème grave : les 20 % les plus riches de la population ont au moins 150 fois plus de moyens que les 20 % les plus pauvres.
Tout en complétant l’analyse des problèmes de politiques nationales, ce Rapport tente de placer les marchés mondiaux dans une perspective différente.
Il suggère une stratégie sur deux fronts pour sortir du dilemme de la répartition équitable. D’un côté, certains pays en développement pourraient acquérir un avantage concurrentiel important sur les marchés internationaux en investissant massivement sur leurs peuples et en renforçant les capacités technologiques nationales (comme en témoignent les tigres en voie d’industrialisation de l’Asie de l’Est). De l’autre côté, des réformes internationales fondamentales devraient être entreprises, y compris la restructuration des institutions de Bretton Woods, un conseil de sécurité du développement devrait être créé au sein des Nations Unies et un Sommet mondial sur le développement social devrait être organisé pour envisager un pacte mondial pour toutes les nations et tous les peuples.
Le Rapport suggère que :