Afriquenligne
New York, Etats-Unis - La secrétaire générale adjointe de
l'Organisation des Nations unies (ONU), Asha-Rose Migiro, a déclaré que
les populations des pays en développement vont subir le lourd fardeau
du changement climatique, lors d'un débat spécial organisé mercredi à
New-York.
Citant le Rapport de l'ONU sur le développement humain, Mme. Migiro
a noté qu'une personne sur 19 dans les pays en développement risquait
de ressentir l'impact du changement climatique, contre seulement 1
personne sur 1 500 dans les 30 pays industrialisés de l'Organisation
pour la coopération et le développement économique (OCDE).
Elle
a souligné que les plus vulnérables risquent d'être chassés de leurs
maisons par les inondations, et d'être confrontés à des problèmes de
santé et d'accès à l'eau à cause du changement climatique.
"Ces
tendances prises individuellement sont suffisamment alarmantes mais
prises ensemble, équivalent à une crise de développement à moins que
des mesures ne soient prises et qu'on se mette sur le pied de guerre,
le monde va non seulement rater les Objectifs de développement du
millénaire, mais verra les acquis en matière de développement
disparaître", a-t-elle averti.
Ce débat est le troisième sur le changement climatique convoqué par la 62ème session de l'Assemblée générale de l'ONU.
Le
président de l'Assemblée générale de l'ONU, Srgjan Kerim, a soutenu
qu'un accord sur la stratégie de lutte contre le changement climatique
est aujourd'hui plus réalisable que jamais auparavant.
"Pour y
parvenir, nous devons nous appuyer sur nos actions précédentes et
renforcer les capacités du système des Nations unies à aider les pays
vulnérables à renforcer leurs capacités et moyens pour s'adapter", a
dit M. Kerim.
Il a plaidé en faveur du renforcement des efforts
pour transférer la technologie vers les pays en développement qui ne
peuvent autrement pas s'en procurer, mais aussi assurer un financement
suffisant pour aider ceux qui sont dans le besoin".
"Nous avons
les capacités technologiques et le savoir-faire scientifique", a
observé M. Kerim, avertissant toutefois qu'un consensus global ne peut
être obtenu que si tous les pays peuvent partager les bénéfices tirés
de la lutte, en particulier les pays les plus vulnérables".
Soulignant
que le réchauffement global est intrinsèquement lié au développement
durable, M. Kerim s'est dit préoccupé par l'impact du changement
climatique sur les Pays les moins avancés (PMA), les Pays enclavés en
développement (PED) et les Petits Etats insulaires en développement
(PEID).
New York - 09/07/2008
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