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Rapports sur le développement humain - Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)

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EN VEDETTE

Rapport 2013

L'essor du Sud : le progrès humain dans un monde diversifié
est disponible en téléchargement gratuit

Migration : un complément au développement qui ne doit pas se substituer aux programmes nationaux

BRDH

Bangkok, le 5 octobre 2009 —La migration peut contribuer de façon importante au développement national d’un pays, mais ne saurait constituer une solution alternative aux efforts des pays en développement pour atteindre la croissance et améliorer le bien-être humain : tels sont les résultats du Rapport mondial sur le développement humain lancé ici même aujourd’hui.

Le Rapport, intitulé Lever les barrières : mobilité et développement humains, estime que la mobilité augmente l’accès à des idées, des connaissances et des ressources qui complémentent et améliorent le progrès. La plupart des migrants, internes et internationaux, en tirent profit sous la forme d’une augmentation de leurs revenus, d’un meilleur accès aux infrastructures d’éducation et de santé ainsi que d’une amélioration des perspectives pour leurs enfants. Très souvent, ces avantages sont partagés avec les membres de leurs familles qui sont restés et, indirectement, sur le pays d’origine. Pour optimiser les avantages de la migration, le Rapport encourage vivement les gouvernements des pays d’origine à intégrer la mobilité dans leurs programmes de développement nationaux.

« La migration peut profiter à ceux qui partent comme à ceux qui restent », déclare Jeni Klugman, directrice du Rapport. « Cependant, la migration ne saurait être la seule stratégie nationale pour accélérer le développement humain. Les pays doivent continuer à supprimer les obstacles au développement humain national, et la migration doit être perçue comme une éventualité dans le cadre d’une approche globale »..

Cette étude est la plus récente publication d’une série de Rapports mondiaux sur le développement humain visant à encadrer les débats sur certains des défis les plus urgents pour l’humanité, du changement climatique aux droits de l’homme. Ce rapport indépendant a été mandaté par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Politiques de migration et développement

Le Rapport indique que la migration peut également avoir un impact non négligeable sur la réduction de la pauvreté d’un pays. Ceci est particulièrement vrai dans le cas de la migration interne, car il est plus facile pour les membres d’une famille pauvre de se déplacer à l’intérieur des frontières que de se rendre à l’étranger. Des exemples en Chine, au Bangladesh, en Inde, en Indonésie, au Mexique et en Tanzanie montrent que le taux de pauvreté diminue dans les foyers dont au moins un membre s’est déplacé à l’intérieur du pays.

Les pays d’origine bénéficient de l’émigration sous plusieurs formes, notamment grâce aux virements ou transferts de fonds dont le cumul représente quatre fois le montant total de l’aide publique au développement (APD) aux pays en développement.

La mobilité apporte d’autres avantages, tels que de nouvelles idées, des compétences entrepreneuriales et des transferts de technologies, qui soutiennent l’activité économique nationale. Ces « transferts sociaux » peuvent avoir un effet plus intangible mais tout aussi important sur les services et les pratiques tels que la santé, l’éducation et les relations entre hommes et femmes.

L’un des sujets d'inquiétude habituels autour de la migration est le phénomène de la « fuite des cerveaux », c’est-à-dire la migration de la main-d’œuvre qualifiée, par exemple les enseignants, les médecins ou les infirmières, des pays en développement vers les pays développés. Cependant, le Rapport soutient que c’est là bien souvent un symptôme et non la cause de la faiblesse et de l’inadaptation de certains services de santé ou d’éducation, pour n’en citer que quelques-uns. Au lieu de limiter la migration, le mieux serait de concevoir des politiques de développement qui peuvent résoudre les problèmes structurels sous-jacents, tels que le faible niveau des salaires, l’inadaptation des financements ou la fragilité des institutions.

Pour certains pays, et notamment les petits États, l’émigration est un facteur majeur de leur société et de leur économie. Les 13 pays ayant le taux d’émigration le plus élevé sont tous des petits États ; ce taux dépasse même 40 % à Antigua-et-Barbuda, à Grenade et à Saint-Kitts-et-Nevis. Les avantages financiers associés à cette migration sont relativement importants. En 2007, les transferts de fonds vers les petits États s’élevaient en moyenne à 233 dollars américains par habitant, contre une moyenne de 52 dollars américains pour l’ensemble des pays en développement.

Les recherches mandatées pour le rapport Lever les barrières montrent qu’un certain nombre de pays, à l’image de l’Albanie, du Bangladesh, du Kirghizistan et du Sri Lanka, ont réussi à établir une passerelle entre les politiques de migration et leurs stratégies de réduction de la pauvreté. D’autres pays reconnaissent le rôle des transferts de fonds et, entre autres efforts, tentent d’attirer les investissements des membres de la diaspora.

Selon le Rapport, les plans nationaux de développement offrent l’opportunité de mieux intégrer la mobilité dans les priorités générales de développement. C’est pourquoi la migration – bien qu’elle ne constitue pas la solution miracle aux problèmes d’un pays – doit être prise en compte lors de l’élaboration de stratégies de développement.

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